PENTAGON PAPERS, film de Steven SPIELBERG

Publié le 3 Février 2018

Film de Steven Spielberg

Avec Mery Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

 

Synopsis :  Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

 

 

Mon humble avis : Pour rappel, mes petites pattes de chat ne sont pas une note, mais une évaluation de mon plaisir de lecture, ou de spectatrice quand il s'agit de cinéma.

Pour Pentagon Papers, pas grand-chose à reprocher au film, réalisé tout de même par Spielberg et qui reconstitue parfaitement l'atmosphère, les décors (etc) des années 70, ce qui  amène une certaine austérité à l'ensemble. Austérité parce que nombre de scènes se déroulent dans la salle de rédaction du Washington Post, où les hippies de l'époque ne se bousculent pas.

Pentagon Papers traite d'un scandale méconnu du grand public (français en tout cas), qui eut lieu sous la présidence de Nixon et qui précéda de très peu le fameux Watergate.

Même si; comme pour les Heures Sombres, on devine la fin de l'histoire (en effet, le Washington Post existe toujours et talonne le Times en réputation), la pression et le suspens sont intenses. 

Le scandale porte sur la politique des Etats Unis par rapport au Vietnam sur presque deux décennies sous plusieurs présidents : manipulation tant du Vietnam que de l'opinion publique Américaine. Et sur cette guerre meurtrière, que le gouvernement sait ingagnable depuis belle lurette mais dans lequel il s'embourbe (envoyant des milliers de boys au carnage), juste pour garder la tête haute. C'est à peu près cela.

Le Times publie en premier un document classé secret défense et se retrouve interdit de publication. Le Washington Post tente de prendre le relais et une vitesse supérieure. Publiera, ne publiera pas ? Les menaces de la Maison Blanche sont énormes.

Pentagon Papers porte donc principalement sur la liberté de la presse, ses droits et ses devoirs, sur la mission des journaux et le boulot des journalistes. Bref, c'est un film engagé !

Mais aussi, sur la place d'une femme, place héritée, donc contestée, à la direction du Washington Post. Dans les années 70, les femmes sont forcément dédiées aux travaux ménagers ou aux salons de thé, et considérées comme inaptes à prendre une telle décision : to publish or not... Et assurer la pérennité (or not) d'un grand organisme de presse, même si, à l'époque, l'influence du Washington Post est plus régionale que nationale, et donc, logique, pas franchement internationale ! Et tout cela, sur fond de finances et d'entrée en bourse.

Sans surprise, Pentagon Papers est servi par des acteurs d'exception : qui irait contredire le talent de Meryl Streep et de Tom Hanks.

Maintenant, pour tout dire, le film n'est pas forcément évident à suivre et à saisir dans les détails. C'est un film très bavard. Peu ou pas d'action, ni temps morts ni contemplation etc, tout se déroule en dialogues assez longs, qui mêlent propos journalistiques, politiques, législatifs etc. Le tout, avec beaucoup de personnages secondaires, parfois nommés par leur prénom, puis leur nom de famille, ou encore leur diminutif. Donc pas facile de toujours savoir qui parle... et de qui. Surtout que j'ai vu ce film en V.O !

Néanmoins, Pentagon Papers reste un film intéressant, comme je l'ai dit, très bien joué, mais je pense que je l'oublierai vite. Bref, pas impératif !

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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A_girl_from_earth 03/02/2018 12:24

Ça m'avait l'air d'être exactement tout ce dont tu parles dans ton billet, autant pour les aspects positifs que pour les bémols, du coup ce n'était pas dans ma liste de films à voir en priorité.:-)