15H17 POUR PARIS, film de Clint EASTWOOD

Publié le 19 Février 2018

Film de Clint Eastwood

Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fisher

 

Synopsis :  Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu'un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s'attache à leur parcours et revient sur la série d'événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d'une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …
 

 

Mon humble avis : C'est rare, mais Clint Eastwood me déçoit avec ce film. Après, certes, difficile de réaliser un film sur un événement réel qui s'est déroulé sur une dizaine de minute. Mais dans ce cas, fallait-il vraiment en faire un film ?
Eastwood se penchent sur la vie des 3 américains qui présent dans ce fameux Thalys, désarmèrent et mirent hors d'état de nuire le terroriste qui s'apprêtait à perpétrer un véritable massacre. (Il y a tout de même un blessé grave dans cette histoire). Trois gars, dont Eastwood déroule la vie vers le passé, jusqu'à leur "tendre" enfance. Bref, un biopic sur 3 personnes, enfance, adolescence, vie d'adulte... pour arriver aux jours  et aux instants précédents le drame.
Déjà, j'ai regretté qu'Eastwood n'approfondisse vraiment le vécu de deux de ces hommes. D'Anthony Stadler adulte, on ne sait quasiment rien.
Ensuite, le patriotisme à l'américaine transpire presque à chaque instant du film. Certes, le patriotisme est une belle valeur. Mais dans le train, ces hommes ont-ils agit par patriotisme ? Non. Par instinct de survie, la leur et celles de autres passagers, par réflexe, par réaction face aux dangers, sachant que deux d'entre eux sont militaires et l'un d'ailleurs justement formé pour ce genre de situation. Entre guillemets, ils étaient "armés" pour réagir, même je par cette phrase, je ne dénigre en rien leur acte d'héroïsme, loin de là. Mais, bref, deux de ces 3 gars n'étaient pas n'importe quel quidam.
Enfin et surtout, quelle sensation de longueur. Comme je l'ai dit plus haut, l'action réelle ne s'est déroulée que sur quelques minutes. Donc le reste du film remplissage et broderie... mais sans aucune finesse et dans une platitude qui fut pour moi exaspérante. Les dialogues sont insipides, futiles et d'une vacuité rare (discours sur l'intérêt d'avoir une perche à selfies, d'avoir un sac à d'eau au lieu d'une valise, j'ai mal aux pieds on n'a fait que marcher, oh quelle fête hier soir, ouais mon copain mon frère...) Voilà le genre. Peut-être que cela passe mieux en V.O mais là, c'est désespérant. Sans compter sur les approximations ou les manques de crédibilité par rapport à la réalité : le terroriste passe 10 mn dans les toilettes du train pour se préparer à passer à l'action, mais, il ne ferme pas le verrou. Ou encore, les 3 gars qui montent dans le Thalys et qui disent "tiens, si on s'asseyait là... Alors que tout le monde sait que les places sont numérotées. Et lorsque je m'ennuie, ce sont des détails qui me sautent aux yeux !
Néanmoins, on peut saluer la performance des 3 hommes qui, non comédiens d'origine, jouent leurs propres rôles. De même, les scènes de l'attentat et ce qui en découlent sont extrêmement bien réalisée et c'est là, et seulement là, qu'on sent qu'il y a le grand Clint derrière la caméra ! En réfléchissant sur les films d'Eastwood que j'ai vu, je me dis que celui-ci brille vraiment dans la fiction, mais devient moins bon quand il se penche sur des faits réels.

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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A_girl_from_earth 20/02/2018 20:05

Ça ne me disait pas trop de base. Je ne vois pas bien l'intérêt de ce film. Un hommage ok, mais peut-être pas en film. La réalité a dépassé la fiction, en refaire une sorte de fiction, c'est spécial...

keisha 19/02/2018 08:54

Le masque et la plume n'a pas aimé non plus...