GRACE A L'AMOUR D'UN CHAT, de Louise BOOTH

Publié le 27 Septembre 2018

Témoignage - City Editions - 256 pages - 10.00 €

 

Parution en 2014

Le sujet : Louise Booth est la mère de Fraser petit enfant autiste. Elle raconte son quotidien et son combat pour que son fils évolue. Et ces progrès tant attendus deviennent notoire quand la famille adopte un chat nommé Billy. La relation entre Fraser et Billy amènera détentes, rires et complicité dans la famille. Et étonnement, comme s'il avait,un 6ème sens, Billy sera toujours présent lorsque Fraser en aura besoin, quand une crise s'annoncera etc...

 

 

 

 

Tentation : Les deux sujets... Autisme et chat !

Fournisseur : CB + PAL !

 

Mon humble avis : Ce témoignage s'adresse à tous...Ceux qui aiment les chats et ceux que les félins indiffèrent, ceux qui ne se "sentent" pas concernés par l'autisme, ceux qui n'y connaissent rien ou au contraire, ceux qui côtoient une personne autiste de près ou de loin.

Mon amour et ma fascination pour les chats n'a ici plus de secret pour personne. Et je suis persuadée du bénéfice de leur présence dans la vie de quiconque comme dans la mienne. La présence de trois boules de poils chez moi m'a aidé de façon conséquente à diminuer les symptômes de ma pathologie psychiatrique et parfois à les maîtriser : la bipolarité. Certes, je n'irais pas jusqu'à donner un pouvoir de guérison aux chats, mais je suis sûre du bienfait qu'ils m'apportent, d'une relative sérénité, des rituels quotidiens qui me donnent des repères etc...Mais quelque part, je suis persuadée que mes chats m'ont, d'une certaine manière, sauvé la vie.

Ici, nous suivons sur cinq années le quotidien de Louise et Chris, ainsi que de leur fils Fraser, atteint d'importants troubles du spectre autistique. Au cours du témoignage, nous revenons sur sa naissance, ses premiers mois, le désespoir des parents, la difficulté de poser un diagnostic et le poids des regards accusateurs ou méprisants des autres. Cette famille s'agrandit ensuite par la naissance de Pippa... Malgré l'aide de leur entourage, de certains professionnels, la bienveillance de l'employeur de Chris (en gros la Reine d'Angleterre, puisque Chris travaille dans le domaine d'un château de la famille royale en Ecosse), les progrès de Fraser sont très lents et les régressions très fréquentes. Le texte de Louise Booth permet vraiment de se rendre compte des difficultés parfois insurmontables à vivre avec enfant autiste... Entre les stéréotypies, les crises de colère, les angoisses, l'hypotonie de Fraser qui l'empêche de se mouvoir normalement... Bref, on réalise à quel point chaque petit détail de la vie est compliqué, nécessite moult préparations, attentions, prévisions, contournements, adaptations, j'en passe et des meilleurs... Donc rien que pour cela, ce livre est à lire car très instructifs pour ceux qui n'ont jamais été confrontés à cette pathologie, comme pour ceux qui la connaisse de trop près, car il peut sans doute apporter quelques pistes et solutions pour améliorer le quotidien d'une famille.

Ensuite, Billy le chat surgit dans la famille et devient le pilier de Fraser, et son meilleur copain. Ce chat, manifestement doué de bien plus des 6 sens félins, accompagnera, stimulera et encouragera toujours Fraser dans son apprentissage, dans les grandes étapes de la vie du garçonnet... Tout en menant sa vie de chat. Il fait partie de ses animaux qui savent détecter une maladie, une crise etc... Là aussi, ce témoignage est important.

Vous vous demanderez sans doute pourquoi je ne couronne ce livre "que" de 3 pattes de chats... Et bien parce que le style, même s'il lit facilement, est le plus souvent assez basique et comporte quelques coquilles. Certes, on ne se dirige pas vers ce type d'écrit pour y lire de la grande littérature, mais là, je ne sais pas, ça m'a gênée par moment. Problème de style, de traduction, de relecture ? 

Ensuite, même si l'on vit le quotidien d'une famille, quotidien forcément très répétitif... puisque quotidien... vous me suivez ?... Bref, l'autisme ajoute forcément des habitudes, repères et rituels réglés comme du papier à musique et qui reviennent aussi... quotidiennement... Toujours est- il que j'ai tout de même trouvé cette lecture très répétitive dans son écriture, parfois désordonnée, et de ce fait, un peu longuette. Certaines coupes auraient donnés un peu plus de peps à ce récit sans en perdre l'âme ni l'objectif.

Nous quittons Fraser et sa famille quand le petit garçon atteint l'âge de 5 ans, et qu'il entre et s'épanouit dans une classe et une école normales, alors que tous les pronostics prédisaient le contraire. Comme quoi, même si la montagne à gravir est énorme, il ne faut pas baisser les bras et surtout... bien s'entourer... Même s'il s'agit d'un "banal" chat de gouttière.

Et, pour toutes les raisons citées ci-dessus, je ne peux que vous inciter à lire "Grâce à l'amour d'un chat".

 

PS : L'an dernier, bénévolement, je me suis occupée d'une petite fille autiste de 8 ans, non verbale, une matinée par semaine. Mais manquant de formation, me sentant trop désarmée et étant trop "éponge", j'ai cessé cette action bénévole au bout d'un trimestre.

 

 

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Commenter cet article

Antigone 29/09/2018 18:34

On connait ton implication Géraldine et ce livre a le mérite d'exister mais peut-être aurait-il été mieux servi par une autre écriture ? Il est évident que les chats ont un super pouvoir. ;)

A_girl_from_earth 29/09/2018 16:58

Aaah les chats sont formidables, je ne cesserai jamais de le dire ! Dommage pour le style et les bémols, c'est vrai que ça joue dans le plaisir de lecture quand même même si les thèmes et l'histoire restent très intéressants.

gambadou 29/09/2018 16:00

Dommage pour les bémols parce que le sujet est très intéressant

keisha 27/09/2018 13:49

(dommage pour les bémols)(et oui, on est assez éponge, j'ai eu du mal aussi à un moment dans mon bénévolat de cours de français, à voir renvoyer hors France des gens déjà lancés dans l'acquisition du français, avec ardeur)
Quant au fond u bouquin, tu penses bien que ça m'intéresse. je confirme, les loulous sont irremplaçables (même si la mienne me coupe un peu trop les nuits ^_^)