CHAMBOULETOUT, film d'Eric LAVAINE

Publié le 8 Avril 2019

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, José Garcia, Michaël Youn, Anne Marivin

 

Synopsis :  Béatrice célèbre avec les siens la sortie de son livre, dans lequel elle raconte l’accident de son mari qui a bouleversé leur vie. Frédéric a perdu la vue et ne peut s’empêcher de dire tout ce qu’il pense : c’est devenu un homme imprévisible et sans filtre bien que toujours aussi drôle et séduisant. Mais ce livre, véritable hymne-à-la-vie, va déclencher un joyeux pugilat car même si Béatrice a changé les noms, chacun de ses proches cherche à retrouver son personnage. Le groupe d’amis et la famille tanguent… mais certaines tempêtes sont salutaires.

 

 

Mon humble avis : La presse n'est pas vraiment tendre envers ce film... Et bien moi, je vais l'encenser !... Par ce qu'il le vaut bien.

Il y a un peu "des petits mouchoirs", des "Bronzés", "du Prénom", du "Barbecue" dans ce film, avec toute une galerie de personnages "bien campés"...

Un film sur des potes en vacances.... Donc forcément, de l'humour, des personnalités que s'exacerbent, des piques affectueuses et d'autres beaucoup moins. 

Mais attention, il y a aussi et surtout le handicap... A savoir, José Garcia qui est devenu aveugle 5 ans plus tôt suite à un accident de scooter. Aveugle mais pas que... Une atteinte neurologique le désinhibe dans les gestes et la parole... Il possède la mémoire du passé mais celle du présent s'efface au fur et à mesure.

Alors, il y a le comportement de l'entourage, les soutiens étouffants, les absents (et l'on apprend pourquoi). Ce film est avant tout un formidable hommage aux accompagnants (aidants) des handicapés, en l'occurrence, ici, celui de l'épouse. L'admirable et lumineuse Alexandra Lamy, malgré le poids qui pèse sur ses épaules. Le jeu de José Garcia est aussi très bluffant.

Et puis il y a ce fameux livre écrit par Béatrice sur l'histoire de son mari et ses conséquences, cette autofiction où les noms ont été modifiés et où chacun des amis semblent si reconnaître, pas forcément dans le bon personnage, et sans forcément saisir le sens des mots de l'auteur...

Il y a vraiment de bonnes répliques très drôle et d'autres qui transpercent le coeur, qui montre la bêtise humaine, la jalousie et l'incapacité des uns à se mette à la place des autres... L'un des personnages balance tout de même à Béatrice : "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu de l'argent qui tombe du ciel"... En l'occurrence, cet argent est celui de l'assurance suite à l'accident qui a bouleversé la vie de Béatrice et son mari...

Ce film, qui ne va pas dans le pathos mais qui met les choses au clair est très subtil, fin, délicat et très intelligent... L'humour est là pour le rendre évidemment tout public et pour qu'il ne soit pas plombant. Et puis il montre aussi que malgré tout, la vie reprend, la vie continue, même si différemment. Et c'est avant tout un film plein d'amour et je le redis, un merveilleux hommage aux accompagnants  (aidants) des personnes en situation de handicap. A voir bien sûr !

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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jean 30/04/2019 08:55

Bonjour, je trouve que tu as bien dépeint le film « Chamboultout ». En effet, tu as bien mis en avant les points importants de cette fiction haute en couleur.

MistiCat 09/04/2019 11:13

Il est programmé dans 15 jours au village et j'espère pouvoir aller le le voir, déjà parce que je passe toujours un bon moment avec les films d'Eric Lavaine et ensuite parce que j'aime beaucoup Alexandra Lamy et José Garcia. De plus, ta chronique m'a mis l'eau à la bouche !

Raymond Perrin 08/04/2019 10:14

Il y a des décennies que je n'ai pas vu un aussi mauvais film. J'ai dû me forcer pour regarder jusqu'à la fin. Les acteurs, mal dirigés, font ce qu'il peuvent mais le scénario est bâclé, lourd, poussif, parfaitement indigeste. La construction est bancale. On dirait que certains plans séquences n'ont pas été répétés. On s'ennuie de bout en bout. Un film à vivement déconseiller, sauf pour ceux qui envisagent que le traitement du handicap autorise tout. Or, c'est le contraire qui devrait être vrai.