A PROPOS DE L'ACADEMIE GONCOURT

Publié le 10 Décembre 2008

A l'origine, il y avait Jules (1830/1870) et Edmond (1822/1896) de Goncourt. Deux frères, d'une sensibilité extrême, qui prônaient le style "artiste" de l'écriture, en d'autres mots : exprimer l'inexprimable. Ils s'étaient forgé un prénom collectif : Juledmond. Tous les grands du monde des lettres de la mi 19ème siècle fréquentèrent les deux frères et subirent leur influence.

Les Goncourt voulaient remettre à la mode l'ambiance des salon et bredîners littéraires du siècle précédent.A la mort de Jules, Edmond créa la "Société Littéraire". Celle-ci devint "Académie", par provocation face à l'académie Française qui avait refusé entre autres Maupassant et Zola.
Suite au décès d'Edmond en 1896, son notaire lut le testament de ce dernier à Alphonse Daudet et Léon Hénnique :
 

«Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d'un prix de 5000 F destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année, d'une rente annuelle de 6000 francs au profit de chacun des membres de la société.»

Il est précisé que les dix membres désignés se réuniront pendant les mois de novembre, de décembre, janvier, février, mars, avril, mai et que le prix sera décerné «dans le dîner de décembre.»

Pour de multiples raison, la première Académie Goncourt ne put se réunir qu'en 1903 et les dates de fonctionnement modifiées.

Comme prévu par Edmond de Goncourt, les académiciens sont au nombre de 10. Le départ ou le décès de l'un d'entre eux donne lieu à la désignation de son successeur quelques mois plus tard par cooptation des académiciens. Le nouvel élu (obligatoirement écrivain de langue française) s'engage donc bénévolement pour la littérature. Aucune rénumération ni note de frais. Il hérite, chez Drouant (restaurant non loin de l'Opéra de Paris), du couvert de son prédécesseur, dont la fourchette et le couteau sont en vermeil gravés des noms de leurs anciens détenteurs. Le premier  mardi de chaque mois, excepté en été, les 10 académiciens se retrouvent dans le salon Goncourt du premier étage.

Le Prix Goncourt est décerné chaque année début novembre. La récompense officielle est de 10 € ! Mais n'oublions pas la publicité,  le grand tirage et les ventes exponentielles pour l'auteur lauréat !

Les 10 académiciens actuels sont : Robert Sabatier, Françoise Mallet-Joris, Didier Decoin, Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Michel Tournier, Bernard Pivot, Tahar ben Jelloun, Françoise Chandernagor et Patrick Rambaud.

Quelques prix Goncourt : "Les Champs d'Honneur" (Jean Rouaud 1990), Texaco (Patrick Chamoiseau 1992), "L'expostion Coloniale" (Erik Orsenna 1988), "L'amant" (Marguerite Duras 1984), "Le chasseur zéro" (Pascale Roze 1996), "Un aller simple (Didier Van Cauwelaeart 1994), "Les noces barbares" (Yann Quéffelec, 1985) et enfin, cette année, "Syngué Sabour. Pierre de Patience" de Atiq Rahimi (2008)

Rédigé par Géraldine

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alain 17/01/2009 07:48

je ne savais pas ce qui vous était arrivé,j'ai un ami médecin(comme moi) qui vient d'en faire un et a aussi tout récupéré assez vite,mais sur le plan moral ce doit être très dur à oublier

Géraldine 17/01/2009 09:45


Effectivement, je dois avouer que depuis septembre, moralement, je ne m'en sors pas...


alain 17/01/2009 07:44

que penses tu de Marc Levy,je n'ai pas pu finir un seul des deux commencés,c'est d'une telle platitude

Géraldine 17/01/2009 09:47


Jai adoré au début, les 2 derniers m'ont un peu ennuyer. Je pense qu'au auteur peut lasser s'il ne se renouvelle pas et que nous même, on évolue dans nos goûts de lectures !


alain 17/01/2009 07:43

si il faut continuer,rappelle moi combien de jours encore

Géraldine 17/01/2009 09:52


Et oui, il faut encore continuer 3 jours, on tient le bon bout. Mille mercis en tout cas !!


alain 16/01/2009 17:02

non,malheureusement depuis son AVC il y a maintenant presque 6 ans.Nous allons le voir tous les mois,c'est très triste...Si vous n'avez pas lu "Le soleil des morts" ,c'est son dernier très bon qui m'a autant marqué que "L'Espagnol" 

Géraldine 16/01/2009 23:06


Je suis touchée que vous me disiez qu'il a eu un AVC et doublement, car j'ai eu un AVC aussi il y a exactement un an. Je me tire sans séquelles physique. Mais psychologiquement, c'est un autre
combat. Vous pouvez lire si vous le voulez à ce propos ma page (sur la droite de mon blog), intitulée AVC. Ma petite façon  moi de communiquer un peu sur le sujet...


alain 16/01/2009 11:57

Bernard Clavel,Goncourt 1968,devrait toujours y figurer s'il nen avait pas démissinné contre l'avis d'Hervé BazinBC est un de mes amis intimes

Géraldine 16/01/2009 12:08


Bernard Clavel... malataverne....Maudits sauvages... De bons souvenir. Saluez le sincèrement et respectueusement le de ma part ! Ecrit il encore ???