A PROPOS DU PRIX JEAN ZAY

Publié le 19 Décembre 2009

 Jean Zay est un homme politique français, né en 1904 et mort en 1944, assassiné par la milice. Il fut ministre de l'Education et des Beaux Arts du Front Populaire, soutenu par Léon Blum.
Entre 1936 et 1939, il oeuvre activement pour la démocratie dans le domaine scolaire et en faveur des activités extra scolaires, travaillant en collaboration avec Léo Lagrange. Jean Zay est aussi l'un des principaux instigateurs pour la création du festival de Cannes. A partir de 1939, il s'engage sur le front, puis gagne l'Afrique du Nord, avec notamment Pierre Mendès France. Opposant au régime de Vichy et 'déserteur', il est arrêté le 14 août 1940,  au Maroc. Ramené en France, il y est jugé et condamné à la déportation, avant d'être incarcéré. Mais en juin 1944, il est kidnappé et assassiné par la milice, qui abandonne son corps dans un bois. L'année suivante, Jean Zay est réhabilité à titre posthume.

 

« Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence » Jean Zay

Le prix Jean Zay (prix littéraire) a été créé en 2005, à l'initiative du Parti Radical de Gauche, à l'occasion du centenaire de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat de 2005. Il couronne une oeuvre consacrée aux thèmes de la laïcité et des valeurs républicaines. L'auteur récompensé reçoit un chèque d'un montant symbolique de 1905 €.

La présidente de ce prix est la journaliste et romancière Nine Moati. Et en cette année 2009, c'est l'auteur Alain-Gérard Slama qui a été consacré pour son livre "La société d'indifférence", paru chez Plon.


"Ce livre a pour ambition de secouer une torpeur. J’aimerais, je l’avoue, que ceux qu’on appelle les républicains modérés, qu’ils soient de droite ou de gauche, se découvrent encore capables d’élever la voix pour défendre les libertés. Depuis vingt ans, un processus implacable de régression de la démocratie française s’est engagé, et la monopolisation du pouvoir par un « Prince-PDG » hyperactif, mais sacrifiant l’essentiel à l’immédiat, ne fait rien pour l’arrêter.. ...Pourtant, j’espère encore. Je ne veux pas conclure. Si je prétendais conclure, cela signifierait que l’histoire est déjà écrite, et ce serait de ma part une démission. » 






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Nine Moati et Alain-Gerard Slama



La remise de ce prix s'est tenue au Procope ce mercredi 9 décembre 2009. Grâce à Silvana Bergonzi des
éditions Michel Lafon, j'ai pu être invitée à cet événement. J'ai alors découvert un monde que je ne connaissais pas, un lieu mytique aussi. J'y ai recroisé la romancière Irène Frain et j'ai pu converser avec écrivains ou éditeurs. Je remercie Silvana de tout coeur pour cette expérience enrichissante : accueil, apéritif, discours, remise du prix et déjeuner chic et convivial.
Attachée de presse de cet événement : Eva Grimal

Qu'est-ce que Le Procope vous demandez vous certainement ?

PARIS-DEC-2009-061.JPGLe Procope serait le plus ancien restaurant de Paris, inauguré en 1686. Il s'agissait alors d'un café-glacier plus que d'un restaurant, nommé d'après son propriétaire, Francesco Procopio Dei Coltelli, en plein coeur du 6 eme arrondissement de Paris. Les habitués du Procope ont des noms que nul n'ignore : Voltaire, Rousseau, Molière, La Fontaine, ou Diderot, qui y écrira en partie son Encyclopédie ! Des Lumières sous les lumières du Procope, de quoi ajouter encore à son beau décor historique. Danton, Marat et Robespierre avaient fait de ce restaurant leur QG à Paris. Même le lieutenant Bonaparte y laissa son chapeau en gage. Parmi les portraits peints du décor du Procope, dignes d'un musée, peut-être reconnaîtrez-vous celui de Benjamin Franklin : car c'est au restaurant café Procope, au décor très Comédie Française, en plein coeur du 6e arrondissement de Paris, que l'Américain y acheva le texte de la Constitution ! Bref, un restaurant pour le moins historique, et dont le décor vaut celui de nos plus beaux théâtres, dont chaque salon porte le nom d'un illustre homme de lettre.

                                                               

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Rédigé par Géraldine

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Mango 19/12/2009 21:42


Je vais encore parfois dans ce restaurant , en plein quartier latin!  Il est très agréable! 
Bravo pour ce bel article sur ce prix!


Géraldine 20/12/2009 19:18


@ Mango : Merci, ça me fait plaisir que ce genre d'article soit apprécié !


Marie 19/12/2009 15:26


Message complètement hors sujet :
Si tu souhaites recevoir le livre "Des bibliothèques pleines de fantômes", il te suffit de m'envoyer ton adresse postale sur mon mail : lecturespelemele@gmail.com
Je ferai un petit billet pour proposer ce livre voyageur au cas où d'autres personnes seraient intéressées. Je t'enverrai ce livre juste après les vacances de Noël car ce soir je prends la route
pour la Bretagne !
Bonnes fêtes Géraldine !

Marie



mary 19/12/2009 10:49


J'ai appris tant de choses passionnantes ! Cet article est vraiment très riche merci à toi !
J'ai enseigné à La Seyne sur mer ( Var) où il y avait une école maternelle Jean Zay et je découvre enfin qui est cet homme . Un homme vraiment bien comme il en manque en politique aujourd'hui .
Bisous et  bon week-end.


Géraldine 20/12/2009 19:12


@ Mary : J'aime recevoir autant de compliment sur un billet. le but de ce blog étant d'informer, de partager et d'enrichir, atteindre ce but me réjouit !


Schlabaya 19/12/2009 10:09


Wouahou ! Superbe événement auquel tu as été conviée, et dans un lieu chargé d'Histoire ! Je t'envie un peu mais je suis surtout contente pour toi. Que de beaux souvenirs !


Géraldine 20/12/2009 19:09


@ Schlabaya : C'est vrai ça ! Mon objectif : être invitée à la remise du prix goncourt l'année prochaine ! lol