Publié le 30 Mars 2020

La femme qui tuait les hommes, livre, littérature française, avis, blog, chronique, Eve de Castro

Roman - Editions Pocket - 267 pages - 7.20 €

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en janvier 2018

 

L'histoire : En 1909, dans une geôle russe, celle qui se fait appeler Lena Popova attend son exécution, suite aux meurtres de 272 hommes... qui le méritaient, c'est ce qu'elle explique dans une lettre adressée à Vladimir Illitch, le seul qu'elle ait jamais aimé et admiré. Elle a tué pour sauver et libérer des femmes.

A Paris, en 2017, Jeanne une vieille couturière retraitée des opéras de Paris rencontre brièvement Lucie, une jeune fille bafouée dans le métro. Cette rencontre va bousculer la vie organisée de Jeanne. Quelque temps plus tard, Jeanne fait tout pour s'incruster chez Paul, grand écrivain coureur de jupon, et pour lui devenir indispensable ? Quels liens entre tous ces personnages ? Et quel est l'objectif de Jeanne ?

 

Tentation : Titre, pitch et pourquoi pas ?

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Je n'attendais rien de précis de ce roman, n'en n'aillant pas entendu parler lors de mon achat. Et surprise... Quel livre ! Une merveille, qui m'a apporté tout ce que j'aime, et m'a fait apprécié ce qui parfois me rebute un peu. Bref, un vrai coup de coeur pour ce roman, que j'ai dévoré ! La femme qui tuait les hommes est très habilement structuré et narré, servi par une délicieuse plume et assaisonné de dialogues ô combien savoureux.

Plusieurs histoires indépendantes dans ce texte, qui mériteraient presque un roman chacune. Celle de Lena, qui nous plonge dans la Russie de la fin du 19ème et du début du 21ème siècle. Avec Lena, héroïne hors du commun par sa force tant physique que de caractère et de détermination, nous côtoyons Vladimir Illitch dans sa jeunesse. Le portrait de Lénine dressé ici est comme d'abord alléchant, avant de devenir terrifiant et abjecte au fur et à mesure que ses idées contradictoires avec ce qu'il est et ce qu'il connait de la Russie s'affirment. Elles exploseront, des années plus lors de la révolution Russe de 1917.  Les chapitres consacrés à Lena, sa relation avec Lénine et les conditions de vie du peuple russe de l'époque sont passionnants et enrichissants et questionnent sur le militantisme.

Il y a la vie entière de Jeanne, qui apparaît au fil de roman. Quatre-vingt ans d'une vie difficile qui ont forgé la Jeanne d'aujourd'hui. Jeanne qui semble avoir toujours plus ou moins subi avec résignation, qui s'est en fait construite, dans sa solitude d'invisible, une force et une culture inébranlable...

Et puis il y a Paul, cet écrivain reconnu, sûr de lui, qui consomme les femmes qu'ils pensent consentantes au sort qu'il leur octroie dans sa vie, mais qui peine à retrouver de l'inspiration. Il reçoit une lettre d'une admiratrice qu'il consent à recevoir, pensant vite la glisser sous sa couette. Surprise, cette fan est Jeanne, qui lui propose un drôle de marché : lui devenir essentielle et lui apporter une histoire... Paul lui répond qu'il n'a pas besoin d'elle.

Et Jeanne la discrète, la silencieuse, l'invisible, va réussir. Une relation subtile va s'instaurer entre elle et son protégé et celle-ci va prendre des formes succulentes pour le lecteur. Vraiment, cette Jeanne est aussi un personnage hors du commun, ce genre de personnage que l'on n'oublie pas... Au point que l'on en n'oublie tout de même qu'elle doit bien nourrir un objectif secret et personnel... Oui, mais lequel... Mystère et suspense sont aussi présents dans cette lecture qui  s'achève autant en finesse qu'en point d'orgue.

Lena fait sa révolution dans un pays dévasté par la grande famine... Plus de cent ans après, Jeanne entame sa révolution dans un pays en colère, où les femmes violentées commencent à prendre la parole et à dénoncer... Un roman très actuel en fait... Où tel est pris qui croyait prendre...

Un régal addictif que ce roman au souffle romanesque indubitable, qui nous est offert par une vraie et talentueuse conteuse d'histoire, Eve De Castro.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Mars 2020

Roman, littérature, Niels Labuzan, Ivoire, Botswana, avis, chronique, blog, exploitation animale, protection animale, braconnage conséquences

Roman - Editions JC Lattès - 349 pages - 18 €

Parution en janvier 2019

L'histoire : Au Botswana, dans le delta de l'Okavango, Erin (Européenne) dirige une concession (réserve) privée. Avec Bojosi son bras, (ancien braconnier), elle protège et surveille ainsi la faune locale et sauvage d'une main de fer. Mais dans son idéal, ce n'est pas assez. Elle veut participer pleinement à la compréhension du fonctionnement du trafic d'ivoire, à tous les stades, et remonter jusqu'à la source : le consommateur, l'acheteur, le client. Aussi, avec le soutien du ministère de la faune sauvage du Botswana, elle se lance dans un projet aussi fou que dangereux : à Paris, deux fausses défenses, dont la contrefaçon est indécelable. Au coeur de ses défenses, une puce électronique. Une fois ces deux défenses intégrées dans le réseau des braconniers, Erin suivra leur chemin... Même si c'est un chemin sans foi ni loi, qui mène à un milieu d'une violence extrême.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

Une immersion dans le monde du trafic d'ivoire.

Mon humble avis : Quand un livre nous fait de l'oeil deux fois de suite à la bib', on se dit : je prends, tant pis pour ma PAL. Surtout que le sujet et le lieu de l'intrigue répondent à mon intérêt particulier qui dure depuis un an : période pré et post voyage en Afrique du Sud.

Cette lecture fut émotionnellement très dure pour moi. En effet, Niels Labuzan nous propose une immersion sans filtre au coeur des réseaux de braconnage, du trafic d'animaux sauvages, et principalement celui des défenses d'éléphants, de l'ivoire. Le lecteur n'est pas épargné, tant dans la description révoltante de certains charniers de plusieurs centaines de bêtes, que dans la violence humaine qui règne dans ce type de réseau. La prise de conscience n'est pas nouvelle pour moi, mais son ampleur, si. Ces si nombreuses ramifications sont ahurissantes et les chiffres donnés par l'auteur, qui s'élèvent à plusieurs centaines de tonnes de défenses agissent comme des électrochocs. Ce roman est extrêmement documenté. D'ailleurs, le sujet n'est mis sous forme de roman que pour toucher le plus grand nombre et immerger le lecteur. Un roman permet de dire parfois bien plus qu'un essai ou un documentaire. En lisant Ivoire, on se rend bien compte des différentes façons de penser des protagonistes sur place, que ce soit dans les défenseurs ou les tueurs d'animaux. Cela apporte donc une "humanité". Et quand il y a hommes, il y a complexités, différences culturelles, sociales, financières. Il y a vie dans l'opulence et extrême pauvreté. Ainsi, lorsqu'on lit ce roman, on se trouve presque obligée à plus d'indulgence envers le petit braconnier au fond de sa savane (cela ne veut pas dire que l'on excuse ou encense, loin de là), mais on réalise la complexité de la situation. Le petit braconnier n'a aucune conscience de la situation dramatique de certaines espèces animales, et il ne pense qu'à ce soir. Là où les défenseurs, les institutions internationales de protection et nous autres, européens dans nos canapés à regarder des reportages télés, pensons à l'avenir, dans 10 ans, dans 20 ans. 

Dans ce réseau d'exploitation animale, chaque niveau ignore ce qu'il adviendra des défenses qu'il fournit, chaque niveau ignore d'où proviennent les défenses qu'il transporte. Ce sont des véritables mafias qui règnent par la terreur sur leur sujet. Et bien sûr, à quasi chaque niveau (depuis certains rangers sous payés), jusqu'aux Etats (pas forcément directement concernés hein !), en passant par les douanes, les transports maritimes ou aériens, j'en passe et des meilleurs, il y a de la corruption.

Tout cela pour que des chinois puissent soi-disant perpétrer leur culture, à savoir posséder une défense sculptée chez eux, ou d'autres objets fabriqués avec d'ivoire... Et à savoir que nombre de ses chinois ignorent même que la défense provient d'un animal tué juste pour celle-ci, certains ne sachant même pas que les défenses ne tombent pas seules, qu'elles ne poussent pas dans la terre, ou qu'elles ne sont pas le fruit d'un arbre.   C'est un commerce particulier, en constante mutation... où c'est la demande qui fait l'offre, et non le contraire. Bref, tout cela est à pleurer. Et de là où je suis, je me trouve bien impuissante.

A savoir que l'Europe et les institutions internationales de protection des animaux sauvages ne sont pas en reste au niveau de l'hypocrisie et/ou de l'ignorance. Par exemple, dans la liste noire des pays braconniers, le Soudan ne figure pas, car il ne possède pas d'éléphant sur son territoire. Alors qu'il est une véritable plaque tournante du trafic d'ivoire. Par contre, dans cette protection et le combat contre le braconnage, le Botswana fait figure d'image.

J'ai eu parfois un peu de mal avec le style de l'auteur qui m'a semblé un peu irrégulier. Des pages et des pages se lisent toutes seules d'une écriture agréable et fluide, quand d'autres hachées, avec une ponctuation qui m'a parue aléatoire ou maladroite, des phrases qui n'en sont pas, sans verbe, sans fin, sans début. Trop implicite pour moi.

Il n'empêche que ce roman glaçant, éprouvant émotionnellement est vraiment à lire pour comprendre la complexité de ce commerce, qu'il soit licite ou illicite, et surtout saisir son étendue (géographique), son amplitude (dans le nombre effroyable d'animaux concernés) et ses conséquences : extinction prochaine de certaines espèces et mutation de quelque une... Et oui, vous l'ignoriez souvent mais les éléphants ont des défenses de moins en moins grandes... Pourquoi, la réponse est dans ce roman incontournable, même s'il vous bouscule. Car ici ce ne sont que les personnages qui sont fictifs (mais sans doutes inspirés de personnes existantes), tout le reste est hélas bien réel.

 

"Elle en a peut-être trop fait. Incapable de se rendre compte du moment où il faut accepter de perdre. Le tout est de bien choisir son engagement, et de prendre conscience de ses propres limites, elle a cru qu'elle n'en n'avait pas... Elle n'a pas suffisamment écouté." (Pensée d'Erin)

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Mars 2020

Album, BD, Fabcaro, Moins qu'hier et plus que demain, avis, chronique, blog, humour

BD - Editions Glénat - 64 pages - 12.75 €

 

Parution en mai 2018

Le sujet : Acceptez-vous d’être débordés par les tâches du quotidien ? D’aller déjeuner chez vos beaux-parents chaque premier dimanche du mois ? De mettre une liste sur le frigo pour savoir qui fait quoi dans la maison ? Et d’avoir des idées divergentes sur l’éducation de vos enfants ? Alors félicitations, vous voici unis par les liens d’un mariage précaire et conflictuel !

Auteur du désormais culte Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro nous offre dans ce nouvel ouvrage un portrait acide et décomplexé des relations de couple. Situations cocasses, moments absurdes, incompréhensions, quiproquos, confidences sur l’oreiller... une série de strips qui nous fait autant méditer sur la société que sur nous-même mais qui, surtout, n’oublie jamais de nous faire rire.

 

Tentation : Nom de l'auteur et sujet

Fournisseur : La bib N°1

 

Mon humble avis : Comme j'avais adoré Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro dont je garde un souvenir mémorable, je me régalais d'avance devant cet album... Qui n'a pas eu le même effet sur ma petite personne.

Certes, c'est décalé, caustique à souhait, cynique, cocasse et parfois drôle. Oui, parfois ! Fabcaro met en scène une situation par page et ces situations minutées forment une journée une fois regroupées. Toutes des saynètes ne m'ont pas forcément fait rire, certaines sont tombées à plat pour moi, qui manque peut-être d'humour. Je me suis par contre franchement amusée du seul personnage vraiment récurrent, qui ouvre et qui clôt l'album, dans la même position et le même état d'esprit : dans son lit, en attendant toujours que sa copine Géraldine (eh oui !) revienne de la boulangerie, au bout de plus de vingt quatre heures ! Il préfère imaginer 36 raisons que de se rendre à l'évidence !

Bref, Fabcaro passe au vitriol le couple et sa routine et ses désillusions. Et oui, Mars et Venus ne sont vraiment pas faits pour se comprendre. Le fossé de communication qui le sépare est devenu un gouffre ! Derrière l'humour cynique et des dialogues percutants, l'analyse de notre époque, complètement dysfonctionnelle, reste intéressante, mais l'ensemble m'a semblé trop inégal pour me séduire autant que Zaï Zai... Agréable, vite lu, mais vite oubliable quant à moi !

 

L'avis de "Lectures sans frontières"

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Mars 2020

Les guerres intérieures, roman de Valérie Tong Cuong, rentrée littéraire 2019, avis, blog, culpabilité, responsabilité

Roman - Editions JC Lattès - 238 pages - 19 €

Parution le 21 août 2019, RL sept 2019

L'histoire : Pax est un acteur mature... mais de seconde zone. Un jour, le miracle arrive enfin : un rendez-vous immédiat avec un immense réalisateur américain. Avant de s'y rendre, Pax passe vite fait chez lui pour se changer. Il entend alors des bruits brutaux inhabituels provenant de l'appartement au-dessus du sien. Il s'interroge, s'inquiète mais passe outre : le rendez-vous et sa future réussite avant tout.

Quelques jours plus tard, il apprend qu'une agression a eu lieu dans son immeuble et qu'Alexis, une jeune étudiant, a été laissé pour presque mort.

Dans les semaines qui suivent, les aléas de la vie l'amènent à rencontrer la mère d'Alexis, dans un tout autre contexte. Commence alors pour Pax un réel combat intérieur : la culpabilité, le mensonge, la rédemption possible ou pas...

 

tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Lors de la rentrée littéraire de septembre dernier, les avis sur ce roman se sont multipliés : nombreux étaient élogieux, d'autres mitigés. Quand je suis "tombée" sur ce titre lors de mon dernier passage à la bib, je l'ai saisi, et aussitôt lu, aussitôt dévoré. Bref, j'ai adoré cette histoire marquante et la façon dont elle est traitée.

Valérie Tong Cuong évoque magistralement, avec une plume soignée, délicate mais on ne peut plus fluide notre société actuelle, ses déviances, ses antagonismes.... Depuis un certain temps, l'individu oublie le plus souvent sa responsabilité collective et citoyenne. L'aide à autrui passe après une longue réflexion sur les risques (majeurs ou mineurs) qui en découlerait. De plus, il est mal vu de s'occuper des affaires des autres, ce qui est considéré comme une intrusion déplacée... Sauf qu'en même temps, tout le monde étale sa vie sur les réseaux sociaux. Seuls les drames collectifs réunissent les êtres. Les drames individuels ne sont pas les problèmes des autres. On s'insurge contre le sort des migrants qui se noient en Méditerranée mais celui du SDF que l'on croise régulièrement "indiffère" par confort, parce que trop près de nous, rendant bien plus facile le potentiel coup de main par exemple. Les guerres intérieures est donc un roman sur la lâcheté, l'indifférence contemporaine lorsque l'on est directement concerné...

Ici, elle est mise en scène dans un climat général anxiogène (les attentats, les 2 jeunes femmes qui se font poignardées sur un quai de gare) et dans le quotidien de 3 personnages principaux. Pax, celui qui ignore les bruits  suspects et violents dans l'appart , habité de puis peu, au-dessus de chez lui... Ces bruits sont ceux de l'agression gratuite du jeune Alexis, qui sera presque laissé pour mort. Pax tait à la police qu'il a vu, de dos, un homme descendre les escaliers. Puis Pax rencontre accidentellement et sans le savoir la mère d'Alexis. Une relation intime naît entre les deux adultes... Une relation qui prend forme sur une énorme omission et qui double d'intérêt lorsque l'on apprend qu'Emi, la mère  d'Alexis, vit une situation de responsabilité non assumée, une culpabilité similaire à celle de Pax. Lorsque Pax rencontrera Alexis, il n'aura de cesse de tenter de réparer sa lâcheté, de redonner à Alexis le goût de la vie. Mais est-ce suffisant pour trouver la rédemption, effacer cette culpabilité qui envahit toute la vie ?

La lâcheté, la culpabilité, l'individualisme, la torture des cas de conscience (les fameuses guerres intérieures), la société dévoreuse des hommes sous prétexte de la rentabilité, les conséquences d'un traumatisme, voici tous les sujets que ce magnifique roman aborde avec délicatesse, émotion maîtrisée, et qui a la maestria de constater plus que de juger. Un roman qui invite à retrouver l'humanité collective et individuelle. Je conseille sans retenue !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mars 2020

 

En cette période de confinement, je vous emmène en plein air, depuis votre canapé, au bout du monde ! Enjoy !

Ce billet est le 4ème sur si riche journée safari photo que j'ai eu la chance d'effectuer dans le parc Kruger en Afrique du Sud en septembre dernier.

Pour visualiser les 3 premiers, c'est ici :

Kruger 1

Kruger 2

Kruger 3

Aujourd'hui, nous regardons de près les hippopotames, les buffles, les lionnes et leurs petits ! Bonne journée dans la savane ! 

tiens, en préparant ce billet, j'ai appris que : (toujours intéressant à savoir ! )

Il est possible mais relativement rare que des félins de différentes espèces s’accouplent entre eux. Ils prennent alors le nom d’hybrides. Leur nom est composé de la première syllabe du mâle suivi de la deuxième syllabe de la femelle :

Lion + Tigresse : Ligre

Tigre + Lionne : Tigron

Lion + Jaguar femelle : Liguar

Jaguar mâle + Lionne : Jaglion

Lion + Léopard femelle : Liard

Léopard mâle + Lionne : Léopon

 

Voici par exemple un tigron (lionne et tigre)

 

L'hippopotame est herbivore. Si tout va bien, on le voit barboter dans l'eau, quasiment immergé, ou à brouter tranquillou l'herbe des prairie. Si tout va mal, mieux vaut courir très vite car l'hippopotame est l'un des animaux les plus dangereux. Il n'hésite pas à s'attaquer à l'homme s'il se sent menacé ou juste dérangé sur son territoire. Pour le distancer, il vous faut courir à plus de 40 km heure et / ou être un nageur supersonic. Plus meurtrier qu'un lion, l'hippo est la mamifère qui fait le plus de victime humaine chaque année.

L'hippopotame est herbivore. Si tout va bien, on le voit barboter dans l'eau, quasiment immergé, ou à brouter tranquillou l'herbe des prairie. Si tout va mal, mieux vaut courir très vite car l'hippopotame est l'un des animaux les plus dangereux. Il n'hésite pas à s'attaquer à l'homme s'il se sent menacé ou juste dérangé sur son territoire. Pour le distancer, il vous faut courir à plus de 40 km heure et / ou être un nageur supersonic. Plus meurtrier qu'un lion, l'hippo est la mamifère qui fait le plus de victime humaine chaque année.

malgré les apparences, l'hippopotame est très agile. Terrestre et amphibien, il s'adapte parfaitement selon l'environnement. Herbivore, il se nourrit principalement d'herbe, de plantes aquatiques, de fruits, mais aussi de viande, en petite quantité toutefois car son estomac n'est pas adapté à sa digestion. (l'hippo est plus charognard que réellement carnivore)

malgré les apparences, l'hippopotame est très agile. Terrestre et amphibien, il s'adapte parfaitement selon l'environnement. Herbivore, il se nourrit principalement d'herbe, de plantes aquatiques, de fruits, mais aussi de viande, en petite quantité toutefois car son estomac n'est pas adapté à sa digestion. (l'hippo est plus charognard que réellement carnivore)

Un petit eden sur terre : beauté des paysages, calme, tranquillité, que nous à une distance raisonnable des animaux alors en toute quiétude.

Un petit eden sur terre : beauté des paysages, calme, tranquillité, que nous à une distance raisonnable des animaux alors en toute quiétude.

Ces hippos ne sont pas du tout en position menaçante : ils le seraient s'ils avaient la gueule grande ouverte (comme s'ils baillaient), s'ils émettaient des grognements proche du ricanement ou s'ils se mettaient à remuer la tête. Mais rappelons le, les visites dans le parc Krugger sont très strictes sur la sécurité et le plus grand respect possible de la tranquillité des animaux.

Ces hippos ne sont pas du tout en position menaçante : ils le seraient s'ils avaient la gueule grande ouverte (comme s'ils baillaient), s'ils émettaient des grognements proche du ricanement ou s'ils se mettaient à remuer la tête. Mais rappelons le, les visites dans le parc Krugger sont très strictes sur la sécurité et le plus grand respect possible de la tranquillité des animaux.

L'hippo joue un rôle écologique important. En effet, il enrichit les rivières de matières organiques essentielles pour la faune aquatique

L'hippo joue un rôle écologique important. En effet, il enrichit les rivières de matières organiques essentielles pour la faune aquatique

L'hippo est un animal qui vit en troupeau. Son espérance de vie est entre 30 et 40 ans. Il peut mesurer jusqu'à 3.5 mètres de long et peser de 1 600 à 3 200 kg ! La gestation a lieu en saison sèche, dure 8 mois, donne naissance à un bébé et se déoule tous les deux ans

L'hippo est un animal qui vit en troupeau. Son espérance de vie est entre 30 et 40 ans. Il peut mesurer jusqu'à 3.5 mètres de long et peser de 1 600 à 3 200 kg ! La gestation a lieu en saison sèche, dure 8 mois, donne naissance à un bébé et se déoule tous les deux ans

Et voici le buffle d'Afrique, qui avec l'éléphant, le lion, le léopard et le rhinocéros forment le groupe des fameux "Big Five". Le seul prédateur du buffles adulte est le lion. Mais attention, les cornes du buffles peuvent être mortelle pour le félin. Pour les bébé, les bufflons, les prédateurs sont hélas bien plus nombreux. Le buffle est très souvent accompagné de petits oiseaux (pique-bœuf à bec jaune). Ce petit oiseau se nourrit des insectes qui se tiennent dans le nez, les oreilles et sur la peau du buffle.

Et voici le buffle d'Afrique, qui avec l'éléphant, le lion, le léopard et le rhinocéros forment le groupe des fameux "Big Five". Le seul prédateur du buffles adulte est le lion. Mais attention, les cornes du buffles peuvent être mortelle pour le félin. Pour les bébé, les bufflons, les prédateurs sont hélas bien plus nombreux. Le buffle est très souvent accompagné de petits oiseaux (pique-bœuf à bec jaune). Ce petit oiseau se nourrit des insectes qui se tiennent dans le nez, les oreilles et sur la peau du buffle.

Le buffle mesure de 2.50 à 3.40 mètres de longueurs. les femelles pèsent entre 300 et 500 kg et le poids des mâles varie entre 700 et 900 kg. Les femelles, plus légères donc plus rapides, peuvent atteindre la vitesse de 55 km/h, les mâles se contentent de 30 km/h !

Le buffle mesure de 2.50 à 3.40 mètres de longueurs. les femelles pèsent entre 300 et 500 kg et le poids des mâles varie entre 700 et 900 kg. Les femelles, plus légères donc plus rapides, peuvent atteindre la vitesse de 55 km/h, les mâles se contentent de 30 km/h !

Les cornes incurvées du buffles peuvent atteindre 1.50 mètre d'envergure. Chez les mâles, elles se rejoignent au centre et forment un bouclier d'os, très utiles en cas d'attaque/défense lors de la charge.

Les cornes incurvées du buffles peuvent atteindre 1.50 mètre d'envergure. Chez les mâles, elles se rejoignent au centre et forment un bouclier d'os, très utiles en cas d'attaque/défense lors de la charge.

Le buffle d’Afrique vit dans la savane africaine. On le trouve aussi dans les zones boisées, les prairies, les marécages ainsi qu’autour des rivières et des lacs. C'est un herbivore, qui se régale donc d'herbe, de feuilles et de graminées

Le buffle d’Afrique vit dans la savane africaine. On le trouve aussi dans les zones boisées, les prairies, les marécages ainsi qu’autour des rivières et des lacs. C'est un herbivore, qui se régale donc d'herbe, de feuilles et de graminées

Le buffle atteint la maturité sexuelle à l'âge de 5 ans. Et pour lui, la saison des amours c'est toute l'année ! La gestation dure entre 11 et 12 mois, un seul bufflon à la fois et celui-ci aura besoin de deux années pour être sevré. A l'état sauvage, il peut espérer vivre entre 18 et 25 ans !

Le buffle atteint la maturité sexuelle à l'âge de 5 ans. Et pour lui, la saison des amours c'est toute l'année ! La gestation dure entre 11 et 12 mois, un seul bufflon à la fois et celui-ci aura besoin de deux années pour être sevré. A l'état sauvage, il peut espérer vivre entre 18 et 25 ans !

Animal social et grégaire, le buffle d’Afrique vit en troupeau de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’individus.  Les buffles d’Afrique sont solidaires entre eux, et lorsque l’un des leurs se fait attaquer par un prédateur, il n’est pas rare de voir des membres du troupeau lui venir en aide.

Animal social et grégaire, le buffle d’Afrique vit en troupeau de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’individus. Les buffles d’Afrique sont solidaires entre eux, et lorsque l’un des leurs se fait attaquer par un prédateur, il n’est pas rare de voir des membres du troupeau lui venir en aide.

Un moment très fort en émotion, un moment tellement unique que quand celui-ci s'est achevé, j'ai éclaté en sanglots de trop plein d'émotions. Observer un groupes de lionnes et quelques lionceaux. Voir ce que nous montre les reportages télé mais en vrai, à quelques mètres des animaux... Les lionnes et leurs petits étaient à l'ombres des arbres, et ne bougeaient pas... Leur campement pour quelque temps, car pas loin, une carcasse de girafe, leur garde manger, fruit de leur chasse. Chacune leur tour, les lionnes allaient vers la carcasse pour se rassasier, pendant que les autres restaient sous les arbres pour surveiller les petits et les protéger de tout danger potentiel (principalement les hyènes). Vraimet un grand moment, gravé à tout jamais dans ma mémoire !

Un moment très fort en émotion, un moment tellement unique que quand celui-ci s'est achevé, j'ai éclaté en sanglots de trop plein d'émotions. Observer un groupes de lionnes et quelques lionceaux. Voir ce que nous montre les reportages télé mais en vrai, à quelques mètres des animaux... Les lionnes et leurs petits étaient à l'ombres des arbres, et ne bougeaient pas... Leur campement pour quelque temps, car pas loin, une carcasse de girafe, leur garde manger, fruit de leur chasse. Chacune leur tour, les lionnes allaient vers la carcasse pour se rassasier, pendant que les autres restaient sous les arbres pour surveiller les petits et les protéger de tout danger potentiel (principalement les hyènes). Vraimet un grand moment, gravé à tout jamais dans ma mémoire !

Les lionnes mesurent entre 1.50 et 1.90 mètres de long et pèsent entre 60 et 160 kilos. En course, elles sont plus rapides que les lions.

Les lionnes mesurent entre 1.50 et 1.90 mètres de long et pèsent entre 60 et 160 kilos. En course, elles sont plus rapides que les lions.

La gestation dure 4 lois et chaque portée donne entre 1 et 4 lionceaux (entre 1 et 1.5 kg à la naissance), qui seront sevrés à 6 mois. Ils atteindront leur maturité sexuelle entre 3 et 4 ans. C'est d'ailleurs vers cet âge que la crinière apparaît chez les mâles

La gestation dure 4 lois et chaque portée donne entre 1 et 4 lionceaux (entre 1 et 1.5 kg à la naissance), qui seront sevrés à 6 mois. Ils atteindront leur maturité sexuelle entre 3 et 4 ans. C'est d'ailleurs vers cet âge que la crinière apparaît chez les mâles

Ce félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour, cela peut monter à 40 kg les jours où la chasse est bonne. Il peut aussi rester plusieursjours sans manger

Ce félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour, cela peut monter à 40 kg les jours où la chasse est bonne. Il peut aussi rester plusieursjours sans manger

Le lion d’Afrique est un animal grégaire, c’est-à-dire qu’il vit en clan, ou en famille de 3 à 30 individus (en général, des lionnes, des petits et un mâle dominant, qui était absent lors de notre passage)

Le lion d’Afrique est un animal grégaire, c’est-à-dire qu’il vit en clan, ou en famille de 3 à 30 individus (en général, des lionnes, des petits et un mâle dominant, qui était absent lors de notre passage)

Les lionnes chassent en groupe,  encerclent un troupeau choisit au préalable et isolent leur proie (qui est souvent la plus vulnérable). Cette dernière est ensuite tuée par morsure de la nuque ou par étouffement au niveau de la gorge.

Les lionnes chassent en groupe, encerclent un troupeau choisit au préalable et isolent leur proie (qui est souvent la plus vulnérable). Cette dernière est ensuite tuée par morsure de la nuque ou par étouffement au niveau de la gorge.

A noter que 30% à 50% des effectifs lions/lionnes auraient disparu au cours des 20 dernières années. (réductions de son gibier, car chasse en concurrence avec l'homme, braconnage et réduction de son habitat naturel)

A noter que 30% à 50% des effectifs lions/lionnes auraient disparu au cours des 20 dernières années. (réductions de son gibier, car chasse en concurrence avec l'homme, braconnage et réduction de son habitat naturel)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 20 Mars 2020

Autisme, asperger, femme, asperger féminin, livre, savoir, connaitre

Essai - Editions Deboeck - 242 pages - 22 €

Parution en février 2015

 

Le sujet :  Rudy Simone évoque les différents aspects de la vie personnelle et professionnelle d'une Aspergirl, qu'il s'agisse des premiers reproches essuyés, du sentiment trop fréquent de culpabilité, des compétences particulières ou encore des relations amicales, des histoires d'amour et du mariage. L'emploi, la carrière, les rituels et routines sont autant de sujets abordés dans l'ouvrage, de même que la dépression, les effondrements émotionnels et le sentiment d'être incomprise des autres. Deux chapitres s'adressent aux parents afin de les aider à mieux comprendre les défis associés au SA et à y réagir d'une façon positive. Pour finir, le livre propose une liste des principaux traits des filles avec SA et les différences entre les femmes et les hommes Asperger.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : L'autisme, et notamment le syndrome d'Asperger, qui fait partie du T.S.A (Trouble du spectre autistique) n'est pas encore vraiment expliqué par la science, même si les recherches avancent. Il est aussi très méconnu du grand public à qui les médias ne montrent que des cas extrêmes, spectaculaires, voire fascinants. Et les autres sont passés sous silence, si bien que la majorité des porteurs d'Asperger subissent énormément les idées préconçues sur le syndrome, les préjugés, les clichés, la méconnaissance totale du commun des mortels... et de nombreux médecins. 

Les femmes asperger sont beaucoup moins diagnostiquées que les hommes, et si elles le sont c'est bien souvent à l'âge adulte, voire très adulte. Elles sont beaucoup plus nombreuses que le disent les statistiques car beaucoup d'entre elles ignorent qu'elle sont Asperger, faute d'information, d'écoute etc... Et aussi mais surtout, parce que les manifestations du syndrome d'Asperger sont différentes chez les hommes et chez les femmes... Les femmes étant de nature et de culture ancestrale plus douées pour la socialisation. Les femmes asperger sont d'ailleurs bien souvent appelées les femmes caméléons... Elles passent bien plus inaperçues que les homologues masculins et possèdent plus de " capacités d'adaptation".

L'asperger au féminin de Rudy Simone est un livre incontournable, que doivent vraiment lire les femmes porteuse du syndrome Asperger ou celles qui pensent l'être. Mais aussi et surtout par les proches des Aspergirls : parents, conjoints, amis, famille. Et ce, quel que soit l'âge de l'Aspergirl. Il n'est jamais trop tard pour mieux comprendre son enfant, même si celle-ci vole de ses propres ailes depuis belles lurettes. Et si votre Aspergirl est encore en maternelle, ce manuel vous sera aussi d'un grand secours, pourrait devenir l'un de vos livres de chevet. Comprendre son aspergirl, l'accepter telle qu'elle est, l'aider, aménager des situations qui lui sont difficiles, ne pas juger, et ne pas vous sentir coupable non plus.

Pour écrire ce livre, Rudy Simone (Américaine) s'appuie sur son expérience personnelle du TSA (bémol :  son diagnostic n'a jamais été validé médicalement, pour cause de désert médical, elle est devenue une spécialiste du sujet, il s'agit d'un autodiagnostic, ce qui n'enlève pas le mérite de ses recherches et de son savoir), sur ses recherches, mais aussi et surtout sur quantité de témoignages de personnes rencontrées : des aspergirls ou des parents d'aspergirls, ou encore, des aspergirls qui sont parents d'enfants aspies et/ou neurotypiques. Cette ouvrage est valable pour toute aspergirl, de la plus jeune à la retraitée, puisque des chapitres sont consacrés à toutes les grandes étapes de la vie ainsi qu'aux situations majeures que l'on rencontre au cours d'une vie (le lycée, la fac, le mariage ou non, l'enfantement, le travail, les amies, la séduction amoureuse etc.) Dans chaque chapitre, le texte de Rudy Simone est entrecoupé de courts et frappants témoignages de quelques phrases. Ensuite, en encadrés gris, figurent des conseils clairs et précis pour les Aspergirls, puis d'autres conseils pour parents ou proches.

Il est bon de rappeler qu'il y a autant de formes d'autismes asperger qu'il y a d'autistes Asperger. Selon les individus, certains symptômes peuvent être absents ou plus discrets. Donc ce n'est pas parce que votre fille ne fait pas ceci qu'elle n'est pas asperger, et ce n'est pas non plus parce qu'elle fait cela qu'elle est asperger. De plus, il est fort possible votre aspergirl ne vous dise pas tout, loin de là, de sa vie intérieure... Sachez également qu'il n'est nullement nécessaire d'être un génie pour être diagnostiquée asperger : à partir de 70 de Q.I, si une quantité nécessaire de symptômes sont là (dont des symptômes incontourables), c'est suffisant pour être diagnostiquée autiste asperger : c'est à dire autiste sans déficience intellectuelle. Même si ce livre peut amener à faire des démarches de diagnostic, il ne fait en aucun cas le diagnostic lui-même. Et si vous êtes déjà diagnostiquée officiellement, cet ouvrage vous aidera à mieux vous comprendre et peut-être à mieux vous préparer à certaines situations, à vous protéger, à vous écouter plus pour vivre mieux cette différence en vous préservant des situations qui déclenchent angoisses ou autres chez vous. Rien n'est compliqué à comprendre dans ce livre, les termes médicaux sont réduits au minimum, il est donc accessible à toutes et à tous sans être soporifique... Même si évidemment, ce n'est pas le genre de livre que l'on lit d'une traite.

Mais si vous êtes concerné(e)s de près par l'Autisme au féminin, ce livre est INDISPENSABLE et résolument positif, même si certains sujets auraient mérité plus amples développements. Et les relations avec votre aspergirl pourront rester ensoleillées ou le redevenir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 18 Mars 2020

Roman, Eléphant, Martin Suter, Littérature suisse, avis, blog, chronique, livre audio, lecture audio

Roman - Editions Audiolib - 8h07 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Christian Bourgeois Editeur en août 2017

 

L'histoire : Dans la grotte où il dort près de Zurich, Schoch, un sans abris, découvre un jour un minuscule éléphant rose, luminescent dans la nuit. Croyant d'abord à un mauvais tour de l'alcool, Schoch pense ensuite qu'il s'agit d'un jouet. Mais non, l'animal est bien vivant... mais malade. Schoch emmène l'éléphant à la clinique vétérinaire de la rue. Valérie, la véto, va aider Shcoch a protéger l'étrange animal de ceux qui le cherchent, de ceux qui l'ont génétiquement produit, et qui sont prêts à tout pour le récupérer...

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne suis que partiellement emballée par cette lecture, qui ne manque pas d'intérêt mais qui déçoit tout de même un peu lorsque l'on a pris connaissance de la véritable 4ème de couv qui évoque "un conte aussi fantastique que réaliste".

Aussi, j'espérais plus de fantastique, de fantaisie, de situations rocambolesques. Je m'attendais même à rire. Erreur, c'est un roman sérieux même si le point de départ est, acceptons le, tout de même fantasque.

Le monde s'accorde pour donner à l'éléphant rose un rôle de fantasme collectif et aussi celui du symbole lorsque quelqu'un perd la tête, que ce soit sous emprise de l'alcool ou par enthousiasme... "Mais oui, tu vois des éléphants roses" !

C'est par cet animal, mais en miniature, que Martin Suter rend bien réel, que l'auteur alerte sur les dangers et les abus des manipulations génétiques sur les animaux. L'intention est bonne, la réalisation pêche un peu pour moi. Déjà, par manque de rythme (bon, nous sommes en Suisse et l'auteur est helvétique, ceci explique peut-être cela), et l'interprétation assez monotone de Samuel Labarthe ne donne pas beaucoup de vie à l'histoire.

En fait, une partie du roman m'a barbée... Celle où il est question justement de l'équipe de chercheurs véreux, soutenue par un grand groupe chinois tout aussi véreux, de l'insémination artificiel d'un foetus modifié dans une éléphante, de la suite de la gestation... Et toute l'enquête de ce méchant Mr Roux aidé d'un mercenaire chinois dans la recherche du petit éléphant... Ceci m'a semblé long, répétitif et qui plus est, dans un désordre chronologique fatiguant.

Par contre, j'ai été émue par les portraits que dresse Martin Suter de ses hommes et femmes sans domicile fixe, de leurs sensations et philosophie de vie. Je pense que l'auteur est juste dans ses descriptions et qu'il parle avec le coeur.

Et, évidemment, vous vous en doutez, j'ai beaucoup aimé la relation qui se noue entre Schoch et le petit éléphant rose, sous la houlette de la vétérinaire Valérie. Car quand il est question d'animaux à sauver de méchantes griffes ou de vils intérêts, vient toujours la question de savoir, au final, qui de l'animal ou de l'homme, sauve vraiment l'autre ? Car lorsque l'animal entre dans une vie... Il en modifie la perspective. 

Donc, à prendre dans ce roman : de belles relations humaines et animales, et la dénonciation de la modification génétique sur les animaux, de même que leur commerce illicite ou de la maltraitance dont ils peuvent être victimes. Pour le reste, donc surtout la forme peut-être, je manque un peu d'enthousiasme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Mars 2020

Cinéma, Film, Une sirène à Paris, Nicolas Duvauchelle, Matthias Malzieu, Dionysos

Film de Matthias Malzieu

Avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma, Romane Bohringer

 

Synopsis :  Crooner au cœur brisé, Gaspard s’était juré de ne plus retomber amoureux. Quant à Lula, jolie sirène, elle n’a que le chant pour se défendre des hommes, en faisant s’emballer leur cœur jusqu’à l’explosion. Lorsque la Seine en crue vient déposer Lula au pied du Flowerburger, la péniche-cabaret où chante Gaspard, c’est un mini-tsunami qui va bouleverser leur existence. Lui, l’homme qui a souffert d’avoir trop aimé, et elle, la créature qui n’a jamais connu l’amour, vont apprendre à se connaître. Et à chanter d’une même voix…

 

 

Mon humble avis : Ah, l'univers de Matthias Malzieu, qu'il soit littéraire ou cinématographique, ou visuel, on ne s'en lasse pas !

Que ce film fait du bien ! Que du bien en cette période morose et crispée. Ce n'est pas compliqué, une sirène à Paris nous emmène dans un autre univers, comme dans un autre espace-temps, un autre monde, une autre époque pourtant bien dans le présent. C'est onirique, enchanteur, drôle, touchant, émouvant, merveilleux, sain, poétique, (faussement) bon enfant, tendre, fantaisiste, délicieux (comme un bonbon acidulé que l'on aime sucer doucement), charmant... Bon, c'est déjà pas mal pour vous convaincre non

Oui, Matthias Malzieu fait de chaque spectateur "une Alice au pays des merveilles". Tant de trouvailles visuelles qu'on ne s'est presque plus où regarder pour qu'aucun détail mignon tout plein ou malicieux ne nous échappe. (il y a un peu, visuellement, un côté Amélie Poulain dans ce film). On est les yeux grands ouverts, souvent bouche bée et le coeur en Chamallow . Ce film est un surprisier, à un d'un titre d'ailleurs. Musique et chansons sont aussi très présentes dans ce film, pas étonnant venant de son réalisateur Matthias Malzieu (Chanteur du groupe Dionysos, qui fait d'ailleurs une apparition dans le film)

Une sirène à Paris est une magnifique histoire d'amour, ou de non amour. De coeur brisé qui lutte mais qui, tant qu'il est brisé restera en vie. Mais dur de lutter contre l'amour, qui lutte lui-même pour s'insérer dans votre coeur, alors que le cerveau bloque l'accès pour se protéger.

Les personnages sont très forts, très caractérisés visuellement et donne une atmosphère années 50. Nicolas Duchauvelle est épatant et étonnant, avec une gentille pêche incroyable, alors qu'on le voit plus souvent dans des rôles inquiétants dans des films sombres.

Chacun verra dans ce film les métaphores qu'il souhaite, ou qu'il ressent, par rapport à son histoire personnelle. En tout cas, que vous ayez ou pas un coeur brisé, si vous aimez le merveilleux, être transporté ailleurs tout en étant là, ce film très coloré est fait pour vous !

 

PS : Si la situation actuelle vous empêche d'aller au cinéma... Pas panique,  ce film est l'adaptation du roman éponyme de Matthias Malzieu. Donc un petit tour en librairie et puis revient, et c'est parti !

Correction quelques heures après la rédaction de ce billet et l'intervention du 1er ministre : bon plus de ciné, plus de librairie ouverte... Vous pouvez toujours télécharger légalement le roman en version audio ou liseuse et vous garantir alors un excellent moment de lecture !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Mars 2020

BD, album, Afrique, Congo, Gabon, colonisation, rapport de Brazza

BD - Editions Futuropolis - 144 pages - 20 €

 

Parution en juin 2018

Le sujet :  Au XXᵉ siècle naissant, alors que le bassin du Congo devient le théâtre de tensions internationales croissantes, la presse se fait l'écho de crimes commis envers les populations locales. Quelque part au nord de Bangui (actuelle Centrafrique), deux administrateurs coloniaux français assassinent un homme dans un raffinement de cruauté. Révélée le 15 février 1905, ce qui devient rapidement «l'affaire Gaud et Toqué» est un véritable choc pour l'opinion. Pour le gouvernement, l'urgence est d'en démontrer le caractère isolé. Sous la pression parlementaire, une mission d'enquête est envoyée au Congo sous la direction d'un explorateur à la réputation d'honnêteté incontestée : Pierre Savorgnan de Brazza. Après quatre mois d'enquête, et contre l'attente du gouvernement, Brazza et ses collaborateurs livrent un rapport terrible et terrifiant. Il sera aussitôt «oublié» dans un coffre-fort du ministère des colonies...

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Bib N° 1

 

Mon humble avis : Une BD comme je les cherche : instructives, qui me révèlent des tas de choses que j'ignorais. Le rapport Brazza est indubitablement de celles-ci. D'ailleurs, ce n'est pas vraiment une lecture plaisir, car elle nécessite de la concentration à plusieurs niveaux.

Les bulles sont nombreuses et très denses. Beaucoup de texte, avec une police de caractère qui m'a parfois menée à devoir déchiffrer certains mots. Les visages des personnages ne sont pas non plus évidents à démarquer, à retenir, à reconnaître. Certains se ressemblent, d'autres évoluent au cours du grand voyage de la mission Brazza au Congo et au Gabon : pilosité, maigreur etc... D'autant plus qu'entre les membres du gouvernement parisien et les administrateurs de différents grades des colonies, cela fait pas mal de monde et de noms à situer (j'ai parfois abandonné, sans que cela m'empêche de saisir l'ensemble de ma lecture). Les illustrations sont de style aquarelle, superbe pour les paysages, moins pour les personnages, qui se retrouvent avec des tâches sur le visage, dans le cou... Tâches sensées sans doute représenter les ombres mais qui me semblent bien aléatoire et me dérangent toujours.

Il n'empêche que cette BD est incontournable, puisqu'elle délivre au grand public le fameux rapport Brazza, qui date de 1905 et qui a toujours été réservé à l'oubli (ou la censure, c'est comme on veut), jusqu'à ce que récemment, des historiens s'y intéressent. Ce rapport est bien sûr accablant pour la France, quant à son comportement dans les colonies, (ici le Gabon et le Congo Brazza) face aux populations indigènes et l'utilisation des matières premières. C'est horrible, effarant et pourtant bien réel. Tortures, rafles, "esclavage" (même si celui-ci était officiellement aboli), enlèvements, séquestrations dans des conditions insalubres, exploitation, assassinats, meurtres etc... Bref, de la pure barbarie sur ceux qui sont nommés "les sauvages". Cherchez l'erreur ! Voici le "beau" C.V de la France en ces terres Africaines et occupées. L'Etat ne semblait pas au courant, puisqu'elle laissait globalement la gestion des colonies aux compagnies concessionnaires qui exploitaient terres et ressources. Cela évitait à l'Etat d'investir, puisque compagnies s'engageaient à le faire.  Durant "L'acte de Berlin", l'Etat Français s'était engagé au respect des populations locales et à des investissements visant à améliorer les conditions de vie sur place... Hors, sur place, comme nous le démontre cet album, c'est une toute autre histoire.

Le Rapport Brazza permet vraiment d'apprendre tout ce que l'on nous a caché, autant politiquement que dans notre éducation scolaire. Il permet aussi de comprendre un peu mieux comment fonctionnaient les colonies à l'époque mais aussi, et oui,  les conséquences de ceci dans l'actualité contemporaine... et quotidienne, si l'on prend le temps de s'y intéresser. Car hélas, même si tout est dorénavant "légiférer" et un peu plus surveillé par des organismes mondiaux, il est bien triste de constater que les choses n'ont pas vraiment changé.

Malgré quelques difficultés de lecture, je recommande donc chaudement cet album poignant, dont le personnage central, Pierre Savorgnan de Brazza (A qui la capitale du Congo doit son nom : Brazzaville) est très attachant et permet de se dire qu'il existe tout de même quelques hommes bons (ou moins pires car naïfs peut-être) dans cette Histoire... Et bonus habituel du genre, à la fin, un cahier réexplique et resitue le tout de façon claire et passionnante, via extraits de documents d'époque et interview d'historiens.

Plus d'infos sur le Congo et sa colonisation entre autre, c'est sur Wiki

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 12 Mars 2020

jim harisson , péchés capitaux, littérature américaine, avis, chronique, blog, livre audio

Roman - Editions Thélème - 9h57 d'écoute - 23 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2015

 

L'histoire :  L'inspecteur Sunderson, désormais à la retraite, n'aspire qu'à se mettre au vert dans un bungalow du Nord Michigan. Aussitôt installé, il découvre que ses voisins, la famille Ames, sèment la terreur dans toute la région. Les autorités locales avouent leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et commet les crimes les plus crapuleux. Quand une série de meurtres éclate en pleine saison de pêche à la truite, Sunderson est contraint de reprendre du service.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cette lecture était pour moi expérimentale... une incursion dans la grande littérature américaine que je méconnais et néglige. Donc je me suis dit "pourquoi pas ?" Le titre et le sous-titre (faux roman policier) me tentaient plus que les autres oeuvres de Jim Harrison.

Je ne vais pas y aller par quatre chemin ni m'étendre très longtemps sur le sujet, quitte à faire bondir le Harrison Fan's club... j'ai détesté cette lecture, qui du coup, traîna en longueur pour moi... comme une corvée. Et pourtant, le style est agréable et le roman ne manquent pas de réflexions intéressantes, notamment autour des 7 péchés capitaux, et le huitième selon Harrison : la violence.  Et je reconnais qu'Harrison décrit très bien une certaine Amérique... Mais celle qui me rebute et me dégoûte... Celle qui vit avec un flingue dans une main et un bidon de Vodka dans l'autre. Celle où tout est violence, brutalité, ignorance, inculture. La plupart des personnages, dont surtout Sunderson m'ont répugnée... Un homme de 65 ans qui couche avec sa fille adoptive, puis avec une gamine de 19 ans, fantasme sur tout ce qui bouge et qui porte un cul surtout si c'est bien jeune. Le roman laisse grande place à la libido très libidineuse, obsessionnelle et les détails ne manquent pas. Bref, les beuveries et les coucheries sont trop présentes dans ce texte pour que je puisse apprécier l'éventuelle subtilité du reste.

Je sors de ce livre avec une sensation profonde d'ennui, de dégoût et de temps perdu, tant celui-ci ne m'a rien apporté. Manifestement, ce genre de littérature n'est pas fait pour me plaire. On verra dans quelque temps (quand je serai remise de cette lecture) pour une autre tentative, pour ne pas fixer un avis sur un auteur de cette trempe via un seul roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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