Publié le 2 Juin 2020

Léonora Miano, littérature, Cameroun, Afrique, roman, avis, chronique, blog, les aubes écarlates, enfants soldats,

Roman - Editions Pocket - 260 pages - 6.95 €

Parution d'origine chez Plon en 2010

L'histoire :  Au Mboasu, petit État d’Afrique équatoriale, vieux dictateur et enfants soldats se disputent le pouvoir en déchirant le pays. Pendant ce temps, comme le fait Ayané dans un orphelinat de guerre, les femmes s’échinent à recoller les morceaux. Portées par le verbe des morts et des disparus, elles renforcent le lien entre l’Afrique d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est par elles que ce continent construira son avenir

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voici un roman épineux à chroniquer. Formidablement écrit, très puissant, c'est indubitable... Donc oui, 4 pattes ! Mais le plaisir de lecture ne fut pas vraiment au rendez-vous, tant cette histoire  on ne peut plus réaliste est insupportable et qu'il est très dur, émotionnellement et humainement d'y faire face. Les faits, qu'ils soient décrits sans étalage ou juste suggérés restent insoutenables. Car oui, dans les deux tiers de ce roman, nous sommes en compagnie des enfants soldats en Afrique. Donc bien sûr le sujet est très violent et remue autant notre âme, notre coeur, que nos tripes.

Mais Léonora Miano, romancière camerounaise, use d'une plume parfaite (tantôt rude et tantôt onirique) et d'une excellente maîtrise de son sujet pour le mener à bien et nous y garder jusqu'au bout. Le roman est par choix chaotique, car le sujet l'est lui-même. Nous suivons le destin d'Epa, un enfant soldat enlevé dans son village, avec d'autres gamins plus jeunes encore que lui, dans des circonstances atroces. Ces enfants sont enlevés, subissent une espèce de lavage de cerveau (notamment grâce à l'alcool) par les armées de rébellion pour servir la cause : la révolution contre le système politique en place, système gangrené par la corruption et toujours trop à la botte des anciens colons.

Pour décrire tout cela, Léonora Miano situe son action dans un pays imaginé, le Mboasu, que l'on peut situer en afrique équatoriale, centrale, ou australe. Bref, un de ces pays qui subissent régulièrement rébellion, guerre civile et/ou ethnique. Léonora Miano offre ici une analyse très fine du problème africain, de la situation complexe de ce continent, une équation qui semble insoluble tant il y a d'inconnus. Léonora nous donne sa version du pourquoi et le comment d'un possible avenir plus radieux. Elle reproche aux noirs africains de ne voir que leurs différences plutôt que prendre en compte ce qu'ils ont de commun : à savoir leur passé avec le commerce triangulaire... Les africains ne regardent pas assez leur passé et n'en tirent pas assez de leçons. La conséquence est que les rebelles usent des mêmes méthodes barbares déjà subies par le passé, pour tomber dans les mêmes pièges que ceux qu'ils veulent chasser ; la cupidité et la soif de pouvoir, entre autre. Oubliant les morts sans nom de la traite des esclaves, oubliant que celle-ci n'a pu se faire que grâce à des chefs locaux peu scrupuleux, ne célébrant pas leurs morts, l'Afrique se déracine et ne sait plus qui elle est. L'Afrique doit se retourner sur son passé, ses racines, ses valeurs pour parvenir à la réconciliation, autant avec soi-même qu'avec l'autre. C'est en suivant ce chemin que l'Afrique grandira, se réveillera et pourra espérer un avenir meilleur. Car oui, le roman s'achève sur de belles notes d'espoir. 

Vraiment je tire mon chapeau à l'auteure qui sait nous éclaircir la complexité de la situation de cette Afrique qui vit autant au rythme des rituels ancestraux qu'à celui des armes. C'est ardu à lire car très dense, les mentalités qui nous sont étrangères par éducation et culture sont bien développées et expliquent bien des faits. Mais pas évident de tout retenir, de parvenir, en fin de lecture, à rembobiner la pelote déroulée dans cette histoire, tant tout est dense. Comme souvent, il m'a semblé que cette oeuvre peut être lue à différents degrés... Finalement, l'Histoire de l'Afrique Subsaharienne est le reflet du monde entier et de chacun de nous. Donc on peut le comprendre de façon mondiale ou tout à fait personnelle.

Quoiqu'il en soit, c'est un roman qui marque, que l'on n'oublie pas, même s'il me parait impossible de garder en mémoire toutes les informations qui nous sont donnés et qui expliquent le présent de l'Afrique. Disons que c'est une idée générale que je garderai à l'esprit, et une douleur innommable pour tous ces enfants à la vie brisée, que l'on fait "homme" alors qu'ils n'ont  pour certains pas dix ans, en leur mettant une arme dans les main et en les gavant d'alcool...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 31 Mai 2020

Bonjour et bon dimanche déconfiné !

Poursuite de mon voyage en Afrique du Sud et surtout, de l'incursion en Eswatini (Ex Swaziland). Nous y avons fait un petit safari photos dans une réserve royale qui préserve particulièrement le rhinocéros. La réserve de Hlane. En gros 4X4, puis pédibus, observant en silence ces mastodontes à une dizaine de mètres de nous.... Bien sur, sous la coupe d'un ranger, qui nous positionne en bon endroit en fonction du sens du vent pour vivre ses moments magiques.

Déjeuner dans la réserve, devant un lac, où l'on aperçoit yeux et oreilles d'hippopotames, où koudous et autres gazelles viennent s'abreuver, pas loin de quelques rhinos... Et bien sûr des espèces de canards sont présentes. Bref, encore un petit jardin d'Eden !

L'après midi est passée à Ezulwini dans un village swazi pour y rencontrer le chef du village, qui n'était pas là. Nous avons donc eu affaire avec deux charmantes femmes et un gamin. Intéressant mais vraiment "truc à touristes".

Vous pouvez retrouver mon premier billet sur l'Eswatini ici :  http://lescoupsdecoeurdegeraldine.com/2020/04/un-dimanche-au-swaziland-eswatini-1/3-suite-afrique-du-sud.html

UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
Les 1.5 million d'habitants du royaume sont presque tous de l'ethnie  et de culture Swati

Les 1.5 million d'habitants du royaume sont presque tous de l'ethnie et de culture Swati

L'Eswatini est un pays profondément polygame. Le roi actuel, Mswati III s'est déjà marié 14 fois, et son père eut 120 épouses

L'Eswatini est un pays profondément polygame. Le roi actuel, Mswati III s'est déjà marié 14 fois, et son père eut 120 épouses

UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
En vert, Le Jojo que l'on retrouve partout en Eswatini comme en Afrique du Sud : la réserve d'eau.

En vert, Le Jojo que l'on retrouve partout en Eswatini comme en Afrique du Sud : la réserve d'eau.

UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) : 2/3

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 29 Mai 2020

L'affaire cendrillon, polar, thriller, hollywood, Mary Higgins Clark, avis, blog, chronique, livre audio

Thriller -  Editions Audiolib - 9h11 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Laurie Mauran, productrice d'une émission de télévision que revient sur des meurtres jamais élucidés, se penche sur l'Affaire Cendrillon...

Ce cold case remonte à 20 ans. Suzanne, une belle étudiante est retrouvée morte à Hollywood alors qu'elle aurait du se trouver à un casting pour un premier rôle.

Laurie et ses collègues reprennent donc l'enquête à zéro, en s'appuyant sur l'entourage de l'époque de Suzanne. Ce qui va évidemment réveiller certaines personnes qu'il vaut mieux laisser dormir...

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib et donc ma PAL audio.

 

Mon humble avis : Depuis toujours, je préfère lire des auteurs vivants que morts. Et depuis des années, je les empile dans ma PAL. Sauf que les écrivains sont comme tout le monde, ils décèdent aussi... J'ai donc de plus en plus de livres orphelins dans mes PAL papier et audio... Voilà pourquoi j'en ai sorti ce thriller, écrit mains de Mary Higgins Clark 'décédée récemment) et d'Alafair Burke. Ce titre ne doit être que le 3ème que je lis de la reine du crime américain. Donc je ne suis pas grande connaisseuse de cette grande dame de la littérature à suspense.

Mon audiolecture fut très agréable et franchement réussie. Les décors sont bien plantés, les personnages variés et bien campés, le style agréable malgré quelques passages ou dialogues que j'ai perçus comme étant un peu "nunuches". Disons que ce roman est très classique dans le genre et par rapport à d'autres thrillers qui jouent horriblement (dans tous les sens) avec vos nerfs, celui-ci m'a paru comme un peu désuet, mais d'une désuétude agréable, reposante

Il n'empêche, cette intrigue est diablement efficace, rondement menée et construite avec maestria, jusqu'en ses moindres recoins. C'est vraiment une histoire à tiroirs et régulièrement, la suspicion du lecteur change de cible parmi les protagonistes de l'affaire, et ceci, quasiment dès le début. D'autant que l'écrivaine ne tarde pas à ajouter quelque nouveau cadavre dans l'équation.

Si quelqu'un découvre ou a découvert le nom du tueur avant la fin, et bien qu'il me le dise !

Un bon moment de lecture doté d'un excellent suspense, à ne pas bouder donc, surtout en cette période estivale approchante et propice aux lectures plus légères !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Mai 2020

Guillaume Musso, Musso, littérature, avis, blog, la vie secrète des écrivains

Roman - Editions Livre de Poche - 369 pages - 8.40 €

Parution d'origine chez Calman Levy en avril 2019

L'histoire :  Depuis 1999, après avoir publié trois romans  devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan  Fawles s'est retiré  à Beaumont, une île sauvage et sublime au  large des côtes de la Méditerranée... et n'a plus écrit une ligne ni donné une interview, même si ses romans restent une référence.
Automne 2018. Mathilde Monney, une jeune journaliste  suisse, débarque sur l’île, bien décidée à percer  son secret. Débarque aussi Raphaël, jeune homme ravi d'être embauché quelques mois dans la librairie locale, avec bien sûr, l'espoir d'approcher son auteur favori.
Mais un corps de femme est  découvert sur une plage et l’île est bouclée par  les autorités. La quiétude du lieu est mise à rude épreuve.

Tentation : Titre, pitch

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Durant le confinement, j'ai eu des lectures soit très lourdes dans le sujet, soit râtées... Aussi, quand en allant faire mes courses j'ai vu ce roman enfin dans sa version poche, je m'en suis saisi, avec la promesse de quelques heures sympa, sans prise de tête, bien divertissantes, avec un brin de légèreté.

Objectif atteint, et la mission que j'avais donnée à ce roman est remplie haut la main. Je ne suis pas une fidèle de Musso, mais de temps en temps, j'apprécie, tout en sachant très bien à quoi m'attendre. Là, j'ai eu bien plus, ce roman étant différent de ceux que j'ai lus de l'auteur.

Déjà, nous sommes de retour en France et non plus dans un roman américanisé. Les personnages sont français et cela se ressent. Pas de course poursuite ou de course contre la montre etc... Non, au début, c'est une véritable quiétude que Guillaume Musso nous fait vivre sur cette petite île méditerranéenne qui ne donne qu'une envie : faire ses bagages et aller s'y installer. Evidemment, cette sérénité ne va pas durer... Puisqu'un cadavre mutilé va être découvert, et que celui-ci va être relié à d'autres histoires plus anciennes... Mais pourquoi celles-ci remontent elles à la surface ? Et de zénitude, nous passons évidemment à l'atmosphère thriller... et Guillaume Musso sort plusieurs cadavres des placards...

Cette histoire est parfaitement menée et construite. Elle est captivante et haletante en suspense sans qu'il n'y ait de super héros pour découvrir la vérité. La vie secrète des écrivains est un roman à multiple tiroirs, un roman qui cache potentiellement plusieurs romans à l'intérieur, mais qui en est l'auteur. Dans ces pages, Guillaume Musso développe aussi les sujets de l'écriture, de l'édition, du rapport des lecteurs avec les auteurs, de la pérennité des oeuvres etc... Ce qui est aussi l'un des intérêts nombreux de cet opus.

Quand on débarque avec Raphaël sur l'île de Beaumont, on est très loin d'imaginer que Guillaume Musso va nous emmener dans une enquête si profonde et secrète. Et surtout, sans vraiment spoiler, on ne pense pas que celle-ci va nous conduire dans l'Histoire, pendant la guerre de l'ex Yougoslavie. Des surprises nous attendent jusqu'à la toute fin et même après, dans l'épilogue et la post-face !

Un vrai plaisir de lecture, qui allie divertissement, mystère, suspenses à la grande Histoire, le tout sans prise de tête. Chapeau ! Et merci pour ce page-turner ! Ca fait du bien !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Mai 2020

Vincent Noyoux, tour de France des villes incomprises, France, livre, récit de voyage, humour, avis, chronique, blog

Récit de voyage - Editions Pocket - 200 page - 6.00 €

Parution d'origine aux Editions Trésor en avril 2016

Le sujet : Vincent Noyoux est un journaliste écrivain voyageur... Très habitué a exercé son art sous des latitudes tropicales et ou/exotiques. Cette fois, Vincent Noyoux reste dans l'hexagone et se penche sur des villes françaises dont la réputation n'est pas reluisante et ne donne guère envie d'y passer quelques vacances. Nous voici donc en voyage de Maubeuge à Vierzon entre autre, toujours sous le regard facétieux et précis de Vincent Noyoux.

 

 

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais bidonnée en lisant l'hilarant Touriste Professionnel de Vincent Noyoux. Aussi, dès que j'ai lu le billet de mon amie AGFE, même si elle y émettait quelques bémols, ma carte bleue n'a fait qu'un bon !

Quid donc de ce tour de France des villes incomprises, et parmi elles, Mulhouse, Vesoul, Verdun, Cholet, Guéret, Saint Nazaire, Maubeuge et d'autres encore. Parmi toutes ces villes citées, je n'ai mis les pieds que dans une seule en fait : Saint Nazaire ! Donc total découverte pour moi, l'exotisme dans sa définition propre n'est pas forcément au bout du monde, mais au bout du quotidien de chacun.

Le ton est donné dès le début : nous ne sommes pas dans ce livre pour faire grise mine, la plume et l'imagination de Vincent Noyoux débordent toujours d'humour, de dérision et d'autodérision bienvenus ! Je me demande bien où l'auteur trouve des comparaisons aussi rigolotes, sans se départir de son aspect bien documenté, etc. Et puis, on sent bien q'au final, il les aime ces villes incomprises, il parle d'elles avec bienveillance aussi.

Certes, au fil des villes parcourues, on a parfois une impression de répétitions des situations (rue désertes, météo boudeuse, boutiques fermées...). C'est qu'effectivement, au premier abord, ces villes incomprises se ressemblent un peu toutes, qu'elles soient portuaires ou industrielles, ou plus grand-chose... Mais Vincent Noyoux n'a pas son pareil pour regarder différemment et nous inviter à le faire. Il ne se contente pas des apparences. Il fouille dans le passé, essaie de comprendre le présent et d'imaginer un avenir à ces villes en perte de vitesse qui toutes, dans l'Histoire plus ou moins récentes, connurent leur heure de gloire pour une raison ou une autre, notamment grâce à leurs spécialités. Et derrière les murs, au bout de petites allées, Vincent Noyoux déniche des petites pépites, preuves que si l'on sait bien regarder et ne pas se contenter des apparences rien n'est ni tout noir ni tout blanc ! Et surtout, Vincent Noyoux va à la rencontre des habitants de ces villes oubliées ou moquées. Certains se désespèrent de l'inertie de leur commune alors qu'il y aurait tant à y faire, ne serait-ce que pour remettre le patrimoine de celle-ci (quel qu'il soit) en avant, et à l'honneur. D'autres se passionnent pour un pan de leur histoire ou le pan d'un mur qui a toute une histoire. Bref, toutes ces rencontres sont instructives et surtout très chaleureuses, bien plus que celles possibles dans les grandes villes frénétiques où l'on se presse comme des citrons.

Le tour de France des villes incomprises est donc une lecture enrichissante, drôle évidemment grâce à son auteur. Malgré quelques redondances, ce livre donne bien envie de sortir des sentiers battus, de visiter une autre France loin de la masse touristique, mais qui fait tout aussi partie de notre identité.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 23 Mai 2020

Suite de mes délires vidéos du temps du confinement, après les premiers que vous pouvez voir ou revoir ici :  http://lescoupsdecoeurdegeraldine.com/2020/05/mes-ego-delirium-confinus.html

 

Interview exclusive de Macron, Trump et Arielle Dombasle

Le confinement vu par les confinés avec leurs animaux de compagnie !

Le confinement vu par les chats

Best of des people pendant le confinement

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 21 Mai 2020

Récit - Editions Thélème - 5h38 d'écoute - 17 €

Parution d'origine chez Belfond en 2009

Le sujet: Haruki Murakami est très connu comme écrivain japonnais. Il l'est moins en tant que sportif amateur, coureur de fond... Murakami "collectionne" les marathons et triathlons (et même un ultra-marathon de 100 km ! ) depuis plusieurs décennies. Il nous livre ici ses réflexions de coureur de fond et d'auteur comme deux parallèles qui, à l'horizon, se rejoignent pour former sa vie.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'imagine que certaines de mes blogo copines doivent être très surprises de trouver ce titre sur mon blog... En effet, avec celui-ci, je suis aux antipodes de ma zone de confort.

Et pourtant, ce "récit, ouvrage, témoignage, autobiographie", bref, cet OVNI littéraire m'a plu. J'espérais y trouver un quelque chose... et victoire, ce quelque chose, je l'ai ressenti et entendu.

Peu importe que vous soyez sportifs ou non pour lire ou écouter ce texte... Puisque, même si Murakami se garde bien de donner des leçons de vie ou de bien être, la portée de ses lignes vont bien plus loin que les foulées d'un coureur. Et il me semble que rare sont les livres qui offrent autant de liberté d'interprétation individuelle que celui-ci. Chacun peut le lire en fonction de ce qu'il est.

J'avoue, le titre peut paraître rébarbatif, d'ailleurs quelques passages le sont mais cela ne m'a pas gênée. Je déteste courir... mais j'aime marcher... sans zèle ni acharnement cependant, pas au point de n'en plus pouvoir... Même s'il m'est arrivé dans la vie de surmonter de sacrés défis et de sacrés montagnes. Je marche pour le plaisir dans la nature, et pour l'activité physique régulière chez moi, sur mon tapis de marche. C'est donc évidemment en marchant que j'ai écouté ce texte de Murakami.

Avec humilité, il y détaille ses entraînements, ses courses, ses ressentis, ses douleurs, ses euphories, la place qu'il laisse dans sa vie à la course à pied et à l'écriture de romans... Deux activités qui demandent de la constance, de l'opiniâtreté, de la pratique, une certaine rigueur de vie, le tout sur le long terme. Bref, il est vraiment question d'endurance !

Voici comment j'ai interprété mon audio lecture : le course de fond, le plaisir de Murakami, même s'il y a douleurs, échecs... Mais cela n'a rien d'obligatoire dans sa vie. L'écriture, son travail et gagne-pain qu'il a eu la chance de choisir et de pratiquer avec plaisir. Deux activités pourtant solitaires, mais qui amènent à certaines rencontres et conduisent à une routine et obligent celui qui les pratiques à des choix.  Mais pour moi, ces deux activités sont comme des allégories de la vie de chacun, avec ses aléas, ses épreuves et ses succès etc... On marche ou on court dans sa vie, mais on avance. Comme dans le texte, il y a des moments qui semblent pénibles et répétitifs, mais dont on tire des leçons pour les prochaines fois. Murakami incite ici chacun à se questionner sur notre pourquoi. Pourquoi fait-on les choses, que celles-ci soient incontournables, obligatoires ou qu'elles restent un loisir ? Oui, pourquoi les fait on alors qu'elles nous demandent parfois tant d'efforts, nous infligent douleurs, doutes, parfois déception avant le plaisir, l'euphorie, la réussite. Qu'est-ce donc qui nous meut lorsque rien ne nous y oblige ?

Ce que l'on fait dit beaucoup de ce que nous sommes, aussi, effectivement, il y a un aspect autobiographique (autoportrait) dans ce texte, ou Murakami le discret met en lumière un pan inconnu de lui... et qui dit beaucoup de ce qu'il est.

En tout cas, si pour un coureur de fond l'essentiel est de ne pas marcher, pour un marcheur de la vie, le principal est de ne pas s'arrêter, de ne pas s'asseoir !

Quoiqu'il en soit cette étrange audiolecture cumulée à ma marche a été comme hypnotique et ma donné des ailes, de la force dans les mollets tout en activant ma spiritualité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Mai 2020

Thriller, Allemagne, Littérature Allemande, Le chasseur de regards, Sebastian Fitzek, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Livre de Poche - 456 pages - 6.50 €

Parution d'origine aux Editions de l'Archipel en 2014

L'histoire :  Alexander Zorbach, reporter dans un grand quotidien berlinois, a déjoué les plans du tristement célèbre Voleur de regards, un psychopathe ayant assassiné plusieurs enfants avant de leur prélever l’œil gauche. Mais ce dernier s’est évaporé dans la nature. Avec une nouvelle proie : Julian, le propre fils de Zorbach... Dans le même temps, l’un des meilleurs ophtalmologues du monde est soupçonné d’avoir pour le plaisir découpé les paupières de plusieurs femmes. Qui sont ces monstres ? Pourquoi une telle fascination morbide ? Zorbach, s’il veut retrouver son fils, va devoir se muer en chasseur...

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Depuis mes lectures des excellents Thérapie et Ne les crois pas, je gardais le souvenir d'un Sebastian Fitzek maestro du thriller (allemand). Aussi, je frétillais d'avance de plaisir en piochant récemment "Le chasseur de regards" dans ma PAL !

Hélas j'ai vite "défrétaillé"... même si j'ai vraiment frissonné d'horreur, de trouille et de dégoût. Les serial killers qui sévissent  dans ce roman sont vraiment tarés jusqu'à l'Iris et plus qu'inquiétants ! Le fond de cette très sombre histoire est bien pensé, le suspense nous accroche à chaque page, espérant que chaque "très mauvaise situation" se termine au plus vite et dans le bon sens. Donc oui, Sebastien Fitzek a tout de même quelques arguments, rebondissement, faux-semblants pour tenir son lecteur en haleine avec ce titre. Oui mais...

En prologue, l'auteur prévient le lecteur que cet opus est la suite "Du Voleur de regards", mais que chaque titre peuvent être lus indépendamment (je confirme). Cependant, en commençant par le deuxième titre, l'intérêt du premier s'en trouvera naturellement diminué. Pas grave pour moi. Ce chasseur de regard ne me donne ni l'envie de lire le voleur de regard, ni le regret de ne pas en avoir pris connaissance.

En fait, cette lecture m'a parue parfois laborieuse, et donc pas du tout fluide. Nombre de fois il m'a fallu relire certaines phrases pour être sûre de les avoir saisies. En fait, le style m'a semblé mauvais (peut-être est-ce dû à la traduction ?) et le choix narratif assez scabreux, bref maladroit et de ce fait, pas si plaisant que ça : Alternance de chapitres où s'exprime Zorbach à la première personne du singulier et d'autres où c'est l'auteur qui raconte à la troisième personne. Les dialogues sont très caricaturaux et parfois improbables vues les situations vécues (donc agaçants), les ruminations des personnages alors qu'ils subissent un enfer semblent souvent hors de propos, et la psychologie développée ici ne va pas plus haut qu'un zinc de comptoir. A plusieurs reprises, je me suis dit "comme par hasard".

Quant à la fin... Et bien elle a deux visages. L'une très attendue et l'autre, très surprenante dans le bon sens du terme. Donc pas si mal. Dommage que deux personnages soient oubliés de cette fin... comme s'il manquait des pièces au puzzle.

Une lecture en demi-teinte pour moi que ce Chasseur de regards un peu brouillon. Mais, en fonction des super souvenirs que j'avais des romans de Fitzek, je dois dire que je suis globalement déçue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 17 Mai 2020

Depuis 2018, le Swaziland s'appelle Eswatini. C'est un tout petit Etat enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique. Nous y avons passé un jour et demi... Cela donnera donc lieu à 3 billets : celui-ci, sur des "scènes de vie" "volées" à droite à gauche. Un deuxième, sur un village traditionnel swazi et la réserve animalière consacrée au rhinocéros. Puis un troisième consacré à une autre réserve multi espèces, qui a pour originalité de se visiter à pied, et non protégés par un 4X4 (mais sans animaux potentiellement dangereux, quoique, il ne faut pas tomber dans l'eau !)

Cette nation, comme ses habitants, doit son nom au roi du xixe siècle Mswati II, chef dont le nom signifie « bâton de commandement » en zoulou. L'Eswatini est un petit pays, avec moins de 200 km séparant le nord du sud et 130 km l'est de l'ouest. De nos jours, ses habitants appartiennent presque tous à l'ethnie Swazi, dont la langue est le swati. L'Eswatini est une monarchie absolue, les partis politiques ne sont perçus que comme des associations.

Les deux tiers des habitants vivent en effet sous lseuil de pauvreté. Dans le même temps, 10 % de la population détient 50 % des richesses du pays.  En 2016, la population de l'Eswatini est estimée à 1 451 428 habitants.

L'Eswatini est l'un des pays du monde où l'espérance de vie est la plus faible (51,6 ans, estimation 2016), principalement parce que c'est le pays du monde où le taux de prévalence chez les adultes du VIH/SIDA est le plus élevé, avec 25,9 %

 

La frontière entre l'Afrique du Sud et l'Eswatini... Tout un programme.... Elle se passe à pied, au milieu d'une foule locale bigarrée : tenues traditionnelles, tenues de soirée, tenues religieuses, hauts talons, pieds nus, distribution gratuite de préservatifs, un chat qui hésite entre l'Eswatini et l'Afrique du sud ( sans passeport ! ) et nous touristes, qui sommes les seuls à avoir dû valider chacun l'empreinte de nos 10 doigts sur un écran capricieux ! Mémorable ! Quand à la photo fiche météo de mon Iphone, c'est parce que c'est la classe tout de même ! Et les 21°, c'est le lendemain matin à 6h00 !

La frontière entre l'Afrique du Sud et l'Eswatini... Tout un programme.... Elle se passe à pied, au milieu d'une foule locale bigarrée : tenues traditionnelles, tenues de soirée, tenues religieuses, hauts talons, pieds nus, distribution gratuite de préservatifs, un chat qui hésite entre l'Eswatini et l'Afrique du sud ( sans passeport ! ) et nous touristes, qui sommes les seuls à avoir dû valider chacun l'empreinte de nos 10 doigts sur un écran capricieux ! Mémorable ! Quand à la photo fiche météo de mon Iphone, c'est parce que c'est la classe tout de même ! Et les 21°, c'est le lendemain matin à 6h00 !

UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
Et oui, même dans un si petit royaume au fin fond du monde il y a de terribles embouteillages, souvent provoqués par des accidents de la circulation.

Et oui, même dans un si petit royaume au fin fond du monde il y a de terribles embouteillages, souvent provoqués par des accidents de la circulation.

UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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