Publié le 8 Juin 2014

BD - Editions Casterman - 88 pages - 16 €

 

Parution en février 2012

 

L'histoire : Après avoir fui le nazisme, Stefan Zweig et son épouse Lotte croient fouler au Brésil une terre d'accueil, loin du chaos qui embrase l'Europe. Mais la menace rôde jusqu'au fin fond de l'exil. Comment l'écrivain humaniste, rescapé du "monde
d'hier", échapperait-il à ses démons ?

 

Tentation : Blogo + Sorel

Fournisseur : La bib

 

 

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Mon humble avis : Cette BD est l'adaption du roman éponyme de Laurent Sekzik dont vous trouverez mon billet ICI  .

L'auteur Sekzik et le dessinateur Sorel ont travaillé de concert sur cette superbe BD, à la demande de l'éditeur Flammarion / Casterman. Pour l'avoir rencontré, je sais que Guillaume Sorel avait posé comme condition à sa participation de pouvoir particulièrement insister sur la relation de couple de Zweig et Lotte, sa deuxième épouse.

Et j'avoue que c'est fort judicieux et qu'ainsi, j'ai nettement préféré la BD au roman. Dans le roman, les personnages m'avaient déçue.Je les trouvais "mous", très démissionnaires et du coup, peu aimables au sens littéral du terme, et presque distants l'un de l'autre. Ici, c'est la tendresse qui unit le couple qui saute aux yeux, et ça fait du bien.

Comme d'habitude avec Guillaume Sorel, le graphisme est superbe et illustre parfaitement, au fil des pages, la mélancolie puis l'abattement qui s'immiscent en Zweig d'abord, puis en son épouse dévouée et aimante. Paysages et couleurs sont majestueux et les textes qui vont ici droit au but, nous laisse percevoir plus nettement la désolation des deux personnages, que l'on comprend à la limite mieux que dans le roman. Enfin, ce n'est pas la désolation que l'on comprend, puisque logique dans un tel environnement historique, mais le sentiment d'impuissance de Zweig devant cette prévisible fin d'un monde en fonction de l'avancée des Nazis et de la mise à jour de leur cruauté envers les juifs.

Dans la BD, Lotte parait bien moins être dans l'ombre de son mari, moins effacée, plus battante. Elle pourrait même sembler être une femme en avance sur son temps. Ce qui m'a bien plus et a laissé naitre en moi une réelle empathie dont la lecture du roman m'avait hélas privée.

Il va sans dire que la fin tragique, connue de tous, est magistralement mise en page, une fois de plus, par Sorel.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Juin 2014

Synopsis : Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle.

 

Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La liste de mes envies est l'adaptation ciné du célèbre best seller éponyme de Grégoire Delacourt. Qui dit adaptation dit souvent transformation, pour le meilleur et parfois pour le pire. Ici, je n'userais pas du mot pire, mais décalage. Décalage plutôt subtil, car le récit est assez fidèle au roman. Ce qui l'est moins, ce sont les personnages et l'atmosphère. Déjà, le synopsis est en contradiction avec le film lui même en évocant "la petite mercière". On imagine alors, comme dans le roman, une femme plutôt discrète, repliée sur elle même, un peu soumise, voire simpliste. Dans ce film, il n'en n'est rien. Jocelyne y est bien plus sophistiquée que dans l'histoire d'origine, avec un caractère bien plus trempé. Ce qui fait que l'âme de l'histoire se perd un peu. Pourquoi un tel choix ? Est-ce pour coller au tempérament de la comédienne Mathilde Seigner.

Certes, on sent toujours la femme au grand coeur, qui aime sa vie simple. Mais...

A part cela, le film de Didier Le Pêcheur reste bien agréable et le moment passé est bien bon. Le réalisateur a ajouté de sacrées touches d'humour, sans doute pour rendre le film plus "grand public". Cet aspect là est assez réussi, qui donne lieux à des scènes mémorables (notamment avec la psy des Jeux) et des répliques bien salées. En même temps, faire d'un récit qui n'en n'est pas une comédie est un risque... Celui de dérouter les spectateurs qui ont lu le livre. Et c'est un peu mon cas. Alors film à voir, oui, mais sans penser au délicieux roman de Delacourt.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2014

Aujourd'hui, je vous emmène aux Seychelles (Océan Indien) ! Vous me direz, il est temps, mon propre voyage remonte déjà à 2 ans. Deux jours à Mahé en autonome, puis une semaine de croisière en catamaran, voilà l'auto-cadeau que je m'étais offert pour mes 40 ans !


Nous sommes ici sur un paradis terrestre, boisé, riche en eau, en coco, en poisson, en fleurs et en oiseaux !

John Jourdain, 1609

 

 

Les Seychelles sont immenses ! 1 300 000 km²... dont 280 km² de terres. Elles comptent 115 îles et ilots, granitiques ou coraliens. 90 000 habitants peuplent les Seychelles, état indépendant depuis 1976, en république à régime présidentielle. La capitale est Victoria, située sur l'île de Mahé. Le climat y est tropical... sans cyclone. Le paradis originel, oui. Mais sous l'eau, il y a des requins. Il y a 3 ans, l'île de Praslin a subi plusieurs attaques mortelles.

Le plus plus plus de cet archipel (s'il en avait besoin), c'est la gentillesse des Seychellois ! Souriants, accueillants, et pour la plupart, francophones (entre autre), ce qui facilite le contact.

Bien sûr, je n'ai pas visité les 115 îles... mais 9. Sur certaines (3 en fait), on ne pose même pas les pieds ! Elles se visitent avec un masque et un tubas, tant la faune sous marine est d'une richesse exceptionnelle.

Aujourd'hui, je vous emmène sur 3 iles : Sainte Anne (qui abrite un resort de luxe), Félicité (vue du bateau et sous l'eau, avec un requin sous moi dès la mise à l'eau (!) et Cousin, qui est une réserve naturelle pour tortues terrestres, oiseaux et lézards (plus grande concentration au monde de lézards !) où l'on découvre une multitude d'espèces endémiques à la région, voire aux Seychelles)

UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
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UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 30 Mai 2014

BD  Editions Vents d'Ouest - 57 pages - 13.90 €

 

Parution le 16 janvier 2013

 

L'histoire : Que de chemin parcouru ! De la petite serveuse de Harlem, Anna s est faite exploratrice et actrice, afin d embarquer en Afrique sur les traces de son père. Mais l euphorie est désormais loin, tandis que l idyllique voyage s est transformé en cauchemar... Comment ne pas finir par croire la rumeur que l expédition est maudite, quand les mauvaises rencontres se multiplient, que la nature se fait hostile et que chacun se retranche dans sa folie... Anna quant à elle, est plus déterminée que jamais : elle ne rentrera pas sans aller au bout de sa quête.
Au croisement d'Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure, et offre une fin grandiose et terrible.

 

Tentation : Les 2 premiers tomes !

Fournisseur : la bib'

 

étoile2.5

Mon humble avis : je vous mets en garde, le fait de lire ce 3ème tome quelques mois après les deux premiers doit influer sur mon humble avis. Si j'avais lu les 3 tomes d'affiler, sûr que mon avis sur Sanyanga s'en trouverait plus positif. Ma mémoire étant une vraie passoire, je ne me souvenait de l'histoire qu'en général, et pas en détail.

De ce fait, ce troisième tome m'a paru confu, car je mélangeais les personnages, que ce soit dans leur apparence ou même leur patronyme. Alors, un peu perdue, j'ai bien moins apprécié cette lecture. Certes, l'Afrique y est toujours superbement décrite et dessinée dans toutes ses splendeurs mais aussi dans ses violences et dangers. Nous nous sentons vraiment en époque "coloniale" des grandes expéditions africaines. Nous croisons des têtes d'abrutis qui se disent chasseurs alors qu'ils laissent des charniers derrière eux.

La quête du père d'Anna semble avancer puis reculer, le mystère autour de sa disparition s'épaissait au fur et à mesure que l'expédition avance.

Mais certaines situations semblent se répéter et les dessins des scènes d'effroi ne laissent pas bien deviner à qui nous avons affaire.

Il en reste que le graphisme des paysages vaut largement le détour. Et mordus par l'histoire dès le premier tome, nous voulons connaitre la suite des aventures d'Anna et de ses compères, alors bien sûr, la lecture de ce tome 3 est incontournable, histoire de ne pas laisser une histoire en suspens. Mais un conseil, lisez la série complète d'une traite, afin de ne pas gâcher votre plaisir.

 

Mon billet sur les 2 premiers tomes

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 24 Mai 2014

Synopsis :Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

 

Avec : Hugh Jackman, James MC Avoy, Michael Fassbender et accessoirement, Omar Sy ;)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : Pourquoi pas 5 étoiles ? Juste pour 2 petites raisons. J'aurais aimé découvrir plus de nouveaux mutants aux super pouvoirs. Certes, nous découvrons le mutant Omar Sy, mais difficile de bien disserner son pouvoir avec précision. Et puis, pendant une grande partie du film, je me suis demandé où il fallait placer cet opus dans la chronologie des X.Men qu'Hollywood nous délivre dans un ordre qui n'est plus chronologique depuis longtemps.

A part cela, ce film remplit tous ses offices et nul doute qu'il remplira aussi le box office ! Hahaha !

Cette fois ci, les X.Men envoient Wolverine dans le passé, 50 ans plus tôt afin de détourner l'Histoire et ainsi d'éviter la guerre qu'ils subissent 50 ans plus tard, guerre qui semble bien partie pour décimer les mutants une bonne fois pour toutes. Alors évidemment, un bond de Wolverine dans les années 70, ça laisse la place à pas mal d'humour, de quiprocos, de décalage, pour notre plus grand régal. Imaginez le sexy Hugh Jackman en tenue des seventies, ça vaut le déplacement. D'ailleurs, sans tenue du tout, ce n'est pas dégueu non plus !!!

Cet épisode fait, comme d'habitude, la part belle à Wolverine, puisque c'est tout de même le personnage central de cette série. Mais l'autre star, c'est aujourd'hui Mystique. C'est d'elle que découlera, ou pas, l'avenir funeste des mutants. Ca tombe bien, après Wolverine, c'est mon mutant préféré !

Action, humour, effets spéciaux toujours plus transcendants,  Days of future past réunit très bien tous les ingrédients du cocktail que nous attendons et que nous ne sommes même plus surpris d'avoir !

Le scénario tient franchement la route, et le message délivré par la franchise X.Men ne se démode pas et est toujours, hélas, d'actualité. Accepter l'évolution humaine, et surtout les différences, pour s'en enrichir. Cela peut paraître simpliste, mais quand il est mis en scène de façon distrayante, il ne marque que d'autant plus. On y voit aussi les magouilles politicardes pour créer un ennemi commun à toute la l'humanité et ainsi la réunir. Comme si les hommes avaient absolument besoin d'un ennemi contre lequel se battre, comme si l'homme ne pouvait se contenter d'une vie paisible en bonne entente avec tout le monde, même celui qui lui ressemble le moins.

A ne pas bouder, je reste archi fan.

La fin nous laisse croire que la boucle est bouclée. Mais ô joie, à l'issue du générique, un bonus nous annonce un futur épisode, qui ne devrait pas manquer de surprises et rebondissements !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

étoile1etdemi

 

Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Mai 2014

BD - Editions Sol.Quadrants - 144 pages - 17.95 €

 

Parution le 18 septembre 2013

 

Le sujet : Jung clôt ce voyage intérieur par l’évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l’Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l’adaptation audiovisuelle de la série. Soulagement, sentiment d’appartenance retrouvé ou acculturation définitive ? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d’humour et d’émotions.

 

Tentation : Les 2 premiers tomes !

Fournisseur : La bib !

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : J'ai trouvé ce tome un "chouillat" en deça des deux autres, mais cette BD demeure quoiqu'il en soit incontournable.

C'est à 44 ans que Jung retourne enfin sur le sol de sa naissance et de sa toute petite enfance : la Corée du Sud. Quarante ans qu'il a été adopté et qu'il a donc obtenu la nationalité Belge.

L'humour et l'autodérision sont toujours là, qui permettent de rendre distrayante une lecture sur un sujet qui n'est pas drôle du tout. Le dessin est toujours aussi dynamique, plaisant et très parlant. Chaque case dit vraiment quelque chose avec peu d'effet. Un sacré talent !

Ce tome ci est vraiment émouvant, car il s'agit d'un homme qui retrouve ses racines mais qui ne sait pas encore clairement qui il est. Coréen, Belge ? Force est de constater que des avis tranchés et parfois antinomiques émergent. En Belgique, étant donné sa couleur de peau, Jung est plus souvent pris pour un touriste asiatique que pour un belge. En Corée, il se fond physiquement dans la masse mais ne possède pas la culture locale et surtout, ne maitrise pas la langue.

Jung découvre son dossier de l'orphelinat, dossier bien maigre en réalité, les parents biologiques étant supposés morts. Il se rend aussi à une émission de télé du genre "perdu de vue", spécialisées pour les adoptés d'origine coréenne, mais aussi pour les familles séparée par la division de la Corée. Les adoptés reprochent au gouvernement Coréen des années 60/70 d'avoir favorisé ces adoptions en masse et ne ne pas s'être occupé alors des mères célibataires.

Quoiqu'il en soit, de cette BD qui montre l'envers du décors de l'adoption internationale ressortent la cicatrice douleureuse de l'abandon, mais surtout une quête identitaire très forte, les adoptés ne sachant pas trop comment se situer. Certains se sentent par exemple pleinement américains, d'autre tentent d'entretenir leur culture d'origine. Hélas, et c'est rappelé ici, un certain nombre ne trouve que le suicide comme issue à ce déracinement.

Le sujet est délicat mais il est finement traité. J'ai néanmoins regretté un aspect moins ordonné de la narration, puisque des flash-back de l'enfance ou des années de jeune adulte de Jung parsèment ce récit. Et puis le visage de Jung parait parfois très jeune.

Mais il est très touchant de remarqué que l'enfant qu'il fut le suis partout, comme une ombre qui peut aussi le précéder. En espérant que l'ombre est l'homme parviennent à poursuivre chacun leur chemin.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Mai 2014

Synopsis : Lorsqu'elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c'est aussi le moment ou la France menace d'annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

 

Avec Nicole Kidman, Tim Roth, Frank Langella

 

 

étoile3etdemi

 

 

 

Mon humble avis : J'ai vraiment apprécié ce film ! Outre sa réalisation élégante et relativement sobre, j'y ai, à ma grande surprise, appris pas mal de choses que j'ignorais. Ce film ne porte pas sur la vie entière de la princesse, mais juste sur une année. Grace et Rainier ont déjà deux enfants, Caroline et Albert. Mais, alors que depuis des années les tabloïdes nous ont habitués à ne considérer de Monaco que ses frasques people, le film, ici, ne s'y intéresse pas, où très peu. L'action se déroule lors de la crise diplomatique entre de Gaulle et Rainier. Ultimatum de de Gaulle : que le rocher fasse payer des taxes et impôts aux entreprises françaises implantées sur Monaco, taxes qui devront être reversées à l'Etat Français qui a bien besoin de quelques liquidités alors que sévit la guerre d'Algérie. Je méconnaissais complètement ce pan de l'Histoire, qui même si elle peut paraître dérisoire rapport à la taille de Monaco est forte en symbole et a bien remué l'Europe d'alors. Le film porte donc entre autre sur les stratégies géopolitiques de Rainier et sur l'attitude la princesse Grace à cette époque. Cette américaine qui a bien du mal à se plier au protocole, et à se faire autant accepter qu'apprécier par "ses" sujets. D'autant plus que devant un certain isolement dû au statut, Grace se laisse séduire par le scénario qu'Hitchcock lui amène. Ce qui crée un scandale politique et protocolaire. D'autant plus que dans le palais, une taupe n'a de cesse que de destituer Rainer de son trône. Nous suivons donc cette année de la princesse qui devra faire le choix entre ses velléités de cinéma et la fonction qu'elle a épousée en se mariant à Rainier. Nous sommes donc presque en huit clos dans le palais et suivons cette princesse, qui par respect pour son engagement sacré, fera tout pour sauver le rocher de l'annexion. Pour cela, elle suivra des cours de maintien, de protocole, de Français et amènera une idée ultime alors que tout semble perdu. On sent une femme battante, en avance sur son temps, et admirable. Et l'on comprend pourquoi, 50 ans après, le bal international de la Croix Rouge tient une telle importance. Certes, on peut trouver à ce film de petites longueurs et quelques dialogues très hollywoodiens dans leur mièvrerie, mais on assiste avec admiration et fascination à a transformation de cette femme qui a en fait trouvé là le plus grand rôle d'actrice de sa vie. Et qui, oh combien, mérite son prénom !

J'ai aimé ce moment de grâce finale où l'on sent vraiment naître le véritable amour entre les deux époux princiers.

On oublie Nicole Kidman, tant on a l'impression d'être devant la princesse originale. Les filles se régaleront en plus des superbes robes et tenues qui nous sont montrées.

Par contre, j'avais déjà eu le même ressenti avec le biopic sur Diana... Alors que lorsqu'on est enfant inculque le rêve de devenir princesse, et bien, franchement, je n'ai absolument pas de regret de ne pas en être devenue une ! Etre princesse, c'est l'enfer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Mai 2014

Thriller - Editions Thélème - 13h d'écoute - 23 €

 

Parution d'origine : avril 2013

 

L'histoire : Enceinte, Kimberlay est aussi agent du FBI. A l'heure où son mari aimerait la voir se retirer des affaires, Kimberlay se retrouve impliquée dans une de ces affaires dangereuses, que des appels au secours anonymes l'empêche d'ignorer. Et l'étau se resserrera de plus en plus autour d'elle, avec un psychopathe qui semble apprécier particulièrement les araignées.... mortelles.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Déjà, l'excellente interprétation d'Elodie Huber est à souligner. Un régal de douceur, même quand il s'agit de simuler la peur, la colère, le stress. Pas de hurlement ni de petites manières. Cela rend tout de suite cette écoute plus qu'agréable !

Quant à l'intrigue, Lisa Gardner nous a concocté ici une histoire captivante, où les personnages sont attachants dans leur problématique personnelle face à leur profession. Chacun d'entre eux est bien fouillé. Oui, il est question d'araignées régulièrement, puisque une citation les concernant ouvre chaque chapitre.... et le psychopathe en question en étant légèrement obsédée. Mais rassurez-vous, si vous êtes arachnophobes, rien ne justifie ici que vous retourniez votre lit avant de vous coucher à a recherche de ces bêtes velues !  Ca reste très soft. (à mon humble avis, que d'autres ne partagent pas !)

Ce roman est savamment construit, afin que doutes, suspens et mystère s'épaississent au fil des pages. Nous sommes tenus en haleine jusqu'aux dernières pages, sans qu'il y ait d'effets grandiloquents et clichés, le tout servi par un style simple mais soigné.

La violence de ce thriller est psychologique... mais particulièrement atroce. En effet, ce sont des prostituées qui disparaissent, mais aussi des enfants. Oui, il est question de rapt d'enfants qui s'étalent sur plusieurs années, au point que familles et policiers ont même cessé leurs recherches. Ces enfants qui subissent les pires atrocités et doivent presque en faire subir autant pour espérer, un jour, recouvrer leur liberté. A quel prix, dans quel état et avec quelles conséquences. L'auteure se fait la voix de ses enfants privés d'enfance, et détruits à jamais par leur ravisseur. Car, même sorti de l'enfer, la vie ne reprend jamais vraiment, le regard, les insultes, les craintes et la méchanceté ramène chaque jour ces victimes dans leur passé.

Hélas, même si l'on est dans un roman, les faits divers nous rappellent souvent que la réalité n'est pas moins violente...

La construction est originale et vous mène en bateau à votre insu, jusqu'à un certain point... et là, vous vous dites qu'il y a quelque chose qui cloche, et que non, ce n'est pas possible... Mais si !

Ce thriller est donc excellent, même si j'ai regretté quelques longueurs et le fait que la première scène n'ait aucun lien de cause à effet avec l'enquête développée ici. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour contourner ce livre qui fait froid dans le dos et vous accompagnera bien quelques nuits !

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Bien sûr, ce roman existe aussi sous le format poche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2014

Roman - Editions Flammarion - 363 pages -19.90 €

 

Parution : le 9 avril 2014 - Nouveauté

 

L'histoire : Samuel, écrivain à succès à tout perdu en gagnant la célébrité. Certes, il évolue dans la Jet Set new-yorkaise, mais sa fille ne lui parle plus guère.

Addict à certaines substances, Samuel l'est aussi de Facebook, dont il fait son terrain de chasse parmi les lectrices qui l'adulent. Jusqu'au jour où un contact homonyme lui annonce "je suis toi dans 20 ans, et je vais t'avertir des drames à venir".

Foutaise, possibilité, réalité paranormale ou machination, que se cache-t-il derrière ces messages récurrents ? Samuel perd pied mais n'imagine pas un instant l'horreur qui l'attend.

 

Tentation : Ma BAL qui me sait fidèle à l'auteur !

Fournisseur : Flammarion, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Et bien mes amis, quel livre, quelle intrigue, quel suspens ! Au point que ce roman, qui n'est pas estampillé comme tel, prend bel et bien l'allure d'un thriller tant le mystère s'épaissit et que la course contre la montre s'accélère de façon on ne peut plus.... infernale. On n'ose y croire. Seule la dernière page nous délivrera du mal... ou pas (ne craigniez rien, pas une once de spoiler dans ce billet !).

"A la fin de ce roman, je serai mort". C'est ainsi que le narrateur introduit le récit de sa vie. A priori, il n'est pas question de maladie, ni d'envie morbide. Alors pourquoi un tel présage ?

Thierry Cohen vous offrira bien quelques indices ça et là... Mais ceux ci seront tellement subtils que vous n'y verrait que du feu, pour tomber de très haut lorsque le dénouement s'annoncera. Rien, vous n'aurait rien vu venir !

La construction de cette histoire se révèle bien savante. Ce n'est pas la première fois qu'un auteur use de la formule, qui plait tant, du roman dans le roman. Sauf qu'ici, on finit par ne plus savoir ce qui tient du roman ou du "réel", et on se demande combien de romans se cachent dans ce roman ! Vous me suivez ? Non, et bien lisez ce livre, vous me comprendrez.

Un petit mot sur l'histoire, les personnages. L'action se déroule à New-York. Je suppose que l'auteur a choisi ce lieu afin de justifier la démeusure du succès littéraire de Samuel, mais aussi, la présence du personnage Nathan, en qualité d'agent. (Ce système n'existant pas encore vraiment en France). Samuel avait tout pour être heureux. Femme, enfant, travail. Il lui manquait l'écriture. Sa femme l'encourage dans ce sens. Et le premier roman de Samuel est un succès tel qu'il se trouve directement en tête des ventes. S'en suit un contrat signé avec l'un des plus prestigieux éditeurs américains. Un contrat comme un piège qui obligera Samuel à livrer chaque année un nouveau roman sur le même canevas (Sentiments, Suspens, Sexe). Une recette où Samuel se montre romantique à souhait, alors que dans la vie, il devient détestable, égoiste, prétentieux. Le succès lui monte à la tête, mais aussi à celle de son entourage professionnel.Jusqu'aux jours où ces fameux messages anonymes lui remettent la tête sur  les épaules, tout en lui faisant perdre la tête d'une autre façon.

Alors, vous trouverez dans "Je n'étais qu'un fou" une multitude de sujets traités avec justesse : Les dérives d'internet et des réseaux sociaux, la fabrication d'un produit commercial marketing : le livre / l'auteur. Certaines émissions TV (genre du samedi soir avec 2 pitt buls) qui ne sont qu'un spectacle de mise à mort orchestrée le plus souvent. Les démons de la célébrités même si votre socle semble bien solide, la guerre que se livrent les éditeurs, les affres de l'écriture, de l'inspiration, l'énergie que l'on dépense pour se faire une place dans la société au lieu de soigner celle que l'on a auprès des siens...

Je suis une fidèle de Thierry Cohen depuis son premier roman, et je peux dire que celui ci est mon préféré aexequo avec "Je le ferai pour toi", tant pour moi les constructions de ces deux intrigues relèvent d'une imagination qui n'est pas donnée à tout le monde et d'un certain génie. Car dans cette histoire, rien n'est gratuit, tout prend son sens au fil des pages, des chapitres et surtout, dans le dénouement innimaginable. D'ailleurs, j'espère que la dernière page n'est ni prémonitoire ni trop personnelle, car j'attends déjà le prochain Cohen, Thierry du prénom !

 

 

 

JE N'ETAIS QU'UN FOU, de Thierry COHEN

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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