Publié le 6 Septembre 2020

Mont Saint Michel, Tourisme, Normandie, Manche, Baie du Mont Saint Michel

C'était fin juillet. Une petite virée au Mont Saint Michel. Ca faisait un bail pour moi (qui se comptent en années) et on revient toujours au Mont, pour le plaisir... Pour la chance de l'avoir si près de chez soi !

Cette fois ci, un programme différent. Rendez-vous fixé à quelques kilomètres du Mont, pour ne pas payer l'exorbitant parking, mais surtout pour avoir le plaisir de longer à pieds la rive Normande du Couesnon... Qui dans sa folie, a mis le Mont en Normandie. 

Arrivés sur l'esplanade, une petite incursion sur le Mont pour assouvir une petite restauration capricieuse : crêpe au chocolat, café, muffin... et faire vivre une économie locale malmenée.

Puis c'est le départ... En groupe... Avec un guide diplômé et non avare d'explications et d'informations, car l'aventure peut-être très dangereuse sans connaissance : marche tranquille de trois heures dans la baie, assez en profondeur, pour voir le Mont de l'autre côté, de loin... Le tout à marée très montante, le but étant de voir le fameux l'arrivée du fameux mascaret !

Evidemment, une journée de plein air de pur plaisir : l'air iodé, la douce brise qui rafraîchit agréablement, l'immensité, des pieds qui respirent et pataugent dans la vase, les oiseaux diverses qui virevoltent... Donc du plaisir aussi pour l'appareil photo ! Tant de choses à voir, à deviner, à imaginer, à découvrir dans cette immensité qui semble pourtant bien dépouillée !

Vu de certains angles depuis la terre, difficile de concevoir que le Mont Saint Michel est une île !

Vu de certains angles depuis la terre, difficile de concevoir que le Mont Saint Michel est une île !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
Je suis en Normandie... De l'autre côté du fleuve, c'est la Bretagne !

Je suis en Normandie... De l'autre côté du fleuve, c'est la Bretagne !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

Pas évident de sortir d'un sable mouvant... Mais très facile, en groupe, de créer un grand sable mouvant.

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
Il est clair que c'est l'Homme qui laisse la plus grosse empreinte de son passage sur terre...

Il est clair que c'est l'Homme qui laisse la plus grosse empreinte de son passage sur terre...

Le fameux mascaret ! Qui avance à la vitesse d'un cheval au galop !

Le fameux mascaret ! Qui avance à la vitesse d'un cheval au galop !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 4 Septembre 2020

Cinéma, film, Effacer l'historique, Blanche Gardin, avis, blog, chronique

Film de Benoit Delépine et Gustave Kervern

Avec Blanche Gardin, Corinne Masiero et Denis Podalydès

 

Synopsis :  Dans un lotissement en province, trois voisins sont en prise avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a Marie, victime de chantage avec une sextape, Bertrand, dont la fille est harcelée au lycée, et Christine, chauffeur VTC dépitée de voir que les notes de ses clients refusent de décoller.Ensemble, ils décident de partir en guerre contre les géants d’internet. Une bataille foutue d'avance, quoique...

 

Mon humble avis : Oh rage, oh désespoir, au déception ! Que je suis déçue par ce film que j'attendais avec impatience.

Certes, les comédiens sont au diapason, certes, le film démontre parfaitement le détraquement de notre époque, via une administration aussi rigide, qu'envahissante, parfois plus étouffante qu'aidante... mais aussi via l'invasion des réseaux sociaux et de leurs dérives... Et enfin, via l'incitation permanente à la consommation... qui mène bien évidemment au surendettement... Bref, l'absurdité du système qui tape sur le système.

Le problème à mes yeux et suivant mes attentes, c'est que la bande annonce laisse présager une franche comédie... Et bien non. Deux éclats de rire et s'en vont... bonjour la déprime d'un film très réaliste sur l'époque qui surfe un peu sur loufoque pour attirer.

Et surtout, ce départ en guerre contre les géants d'Internet, qui promet d'être truculente, qui semble être le coeur du film, son sujet... Il n'advient qu'au bout d'une heure vingt de film... Et fait donc plus office de conclusion, qui tourne en eau de boudin, qu'en thème principal. La première "1h20" de film est donc un listing des galères parfois un peu excessives des trois protagonistes laissés-pour-compte.

Bref, à mes yeux ce film est trop politique et pas assez drôle pour me faire passer un bon moment.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Septembre 2020

Thriller, L'oeil de Caine, Patrick Bauwen, téléréalité, avis, lecture, blog, littérature

Thriller - Editions Livre de Poche - 476 pages - 8.10 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2007

L'histoire : Ils sont dix candidats, d'origines diverses, a attendre de prendre le bus qui les mènera au Palace le Mirage de Las Vegas pour participer à "L'oeil de Caine", le reality show qui passionne l'Amérique. Lors de ce programme, chacun dévoilera son secret. 

Lors de trajet en bus... l'histoire vire au cauchemar. Un intrus violent, l'incendie d'une station service... Puis le trou noir... Le lendemain, nos dix candidats se réveillent hébétés, en plein déserts, dans un lieu sinistre... à mourir. Une ancienne mine abandonnée. Paula une candidate, est retrouvée morte, puis c'est autour de Nina... Manifestement un psychopathe rode... avec des plans machiavéliques en tête. 

 

Tentation : Ma PAL (depuis 7 ans !)

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : L'Oeil de Caine est le premier roman de Patrick Bauwen, qui depuis, est devenu bien prolifique et qui présente un nouveau titre en cette rentrée littéraire : "L'heure du diable". 

Revenons à nos moutons : L'Oeil de Caine se lit tout seul, de plus en plus frénétiquement, comme le veut le genre littéraire. Mission remplie donc et divertissement assuré. Même si, en cours de lecture, on tique un peu, on pense déceler des imperfections, peut-être des invraisemblances... Mais pas évidentes à distinguer quand il y a un taré fini dans l'histoire ! Et puis n'est-ce pas too much par moment ? Peut-être mais est-ce grave, puisque nous sommes dans un roman, dans de la littérature !  

Et puis, soudain, coup de théâtre ! Patrick Bauwen nous a complètement menés par le bout du nez, il nous a bien eu. Chapeau ! Tout s'explique. Son roman est une véritable oeuvre en trompe l'oeil... de Caine ! Et l'intrigue se révèle dans toute son ingéniosité diabolique, et finement ficelée. Un beau coup de bluff !

Il règne dans ce thriller une ambiance à la "dix petits nègres" oups, pardon, maintenant, il faut dire "ils étaient dix". Ici aussi ils sont dix au départ, combien en restera-t-il au final... Un cauchemar tant pour les personnages que le lecteur... Suspens... Surprise.

Evidemment dans cette troupe de dix candidats, enfin, très vite neuf... Tout le monde peut-être coupable aux yeux des autres, surtout que chacun a un secret qu'il ne souhaite peut-être pas voir dévoiler... Donc un climat suspicieux s'installe très vite. Et pourtant, nous lecteur, nous savons "qui" depuis le début. Le "comment" paraît bien mystérieux et le "pourquoi" encore plus, qui serait la clé de l'énigme.

Bien évidemment, ce livre est une critique à peine cachée de notre époque de communication, de la télé réalité qui ne connait plus de limite pour faire le buzz, et amasser les dollars. Au passage, l'auteur dénonce aussi la contrefaçon de médicaments et de vaccins, ceux-ci souvent destinés aux pays Africain, et les conséquences meurtrières.

L'Oeil de Caine finit tout de même sur une belle moralité, certes un peu simpliste, mais nous ne lisons pas un traité de philosophie. Nous ne sommes pas que nos erreurs, aussi graves soient-elles... Et tout le monde a droit à une seconde chance pour montrer son vrai visage, ce qu'il est vraiment.

Bref, un chouette thriller original et audacieux, que je verrais bien en film ! Et qui me fait dire que c'est avec plaisir que je lirai d'autres titres de Patrick Bauwen !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 31 Août 2020

Roman - Editions Sixtrid - 3h55 d'écoute - 17.95 €

Parution d'origine aux Editions Sabine Wespieser en octobre 2015

L'histoire : Dans les montagnes autrichiennes, la vie entière d'Andreas Egger. Depuis son enfance orpheline et maltraitée qui le laisse boiteux, jusqu'à son dernier souffle. C'est aussi presque tout un siècle qui défile devant nos yeux, avec la 2ème Guerre Mondiale pour le partager. Un monde qui évolue à la vitesse de l'éclaire, qui amène la ville à la campagne et des milliers de touristes sur les pentes enneigées... Dans sa sagesse et son éthique, Andréas Egger traverse tout cela...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Des avis élogieux sur ce roman autrichien ont fleuri ces derniers temps sur la blogo, donc, me voilà à le sortir de ma PAL audio.

Me voici moins enthousiaste que mes comparses. Force est de constater que "Qu'une vie entière" n'est pas le style de roman que j'affectionne et dévore. Et puis, l'interprétation qui en est faite par Guy Moign ne m'a pas tout à fait convenu : tantôt monotone, tantôt sentencieuse. De ce fait, exceptés quelques passages où l'émotion est pénétrante, je n'ai pas été plus emportée et touchée que cela par cette audio lecture.

Néanmoins, je reconnais que l'histoire d'Andréas Egger, qui couvre une bonne partie du vingtième siècle, est intéressante. Jeune garçon de ferme maltraité, Egger fuit et retourne au village entre les montagnes. Il se fera tout seul, mènera sans se plaindre une vie de dur labeur et la vie ne sera pas tendre avec lui. On le prend pour un simplet fragile mais Egger est d'une force herculéenne, ne recule jamais devant l'effort, est possède une intelligence et un instinct de vie remarquables. Il sera l'un des premiers à travailler la tête en l'air, puis haut perché, à la construction puis à l'entretien des remontées mécaniques. Au cours de sa vie, Egger le taiseux verra auberges locales et étables se vider de leurs occupants habituels au profit des touristes, de leurs skis, de leurs vêtements de couleur, de leur inconscience face aux dangers de l'environnement montagnard, de leur bêtise aussi grande que leurs certitudes citadines.

Une vie entière, c'est l'histoire d'un "petit" homme dans la multitude, une fourmi dans la fourmilière... Qui avance courageusement dans une vie simple et âpre. Le temps passe mais Egger reste placide. L'histoire aussi d'un petit coin reculé qui se transforme autant que le monde, au fil des décennies. Ce récit est assez sobre et dépouillé, ne va pas par quatre chemins, mais ne manque pas de poésie et de philosophie de vie. Aucun doute sur le fait que ce roman couronné outre Rhin plaise aux adeptes du genre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Août 2020

Fabcaro, Carnet du Pérou, BD, récit de voyage, humour, avis, blog, chronique

BD - Editions Six pieds sous terre - 93 pages - 13 €

Parution en 2013

Le sujet : En 2011, Fabcaro rencontre en France une jeune plasticienne originaire de Cuzco, au Pérou. Dès lors, Fabcaro n'a plus qu'un objectif, aller visiter ce pays et faire un carnet de ce voyage, pour sortir de son habitude : la BD humoristique. En effet, l'auteur est en pleine crise existentielle !

tentation : Le titre et l'auteur

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Me voici bien bête à l'instant, mais du coup, moins perplexe qu'en terminant ma lecture... J'apprends tout juste qu'en fait, ce carnet de voyage est un faux et que, comme Hergé, Fabcaro n'a jamais mis les pieds aux pays des Incas. Bref, cet album est un pastiche, une parodie des carnets de voyages. Donc tout s'explique pour moi qui n'était que partiellement conquise par ma lecture... puisqu'en effet, ça part un peu dans tous les sens et devenait un peu lassant... manquant sans doute justement d'originalité et de profondeur. Mais si je n'ai pas compris ou remarqué la facétie, est-ce que cette lecture est une parfaite réussite de la part de l'auteur ou un cuisant échec pour moi, je n'en sais rien. Bref, la bonne blague... je me suis "fait eue"... N'empêche que me voilà bien maintenant, tout ce que je m'apprêtais à écrire sur "Carnet du Pérou" tombe à l'eau, si je ne veux pas me noyer dans mon ridicule !

Mais finalement, le côté fake fait que l'on retrouve bien le talent de l'auteur pour tourner pas mal de chose en dérision, et surtout en autodérision, le tout avec un humour qui frise souvent le cynisme.

Si on lit cet album au deuxième degré, voire au quatrième, et non au premier comme je l'ai fait, on peut alors considérer que c'est une vraie réussite, un divertissement vraiment hilarant, déjanté même, qui pointe du doigt les poncifs et détails récurrents que l'on trouve bien souvent dans les carnets de voyages en tous genres.

Bon, ce qui me rassure, c'est que mon avertie blogo copine A Girl From Earth est tombée aussi dans le panneau (en 2014, sans doute que la supercherie n'avait pas encore été dévoilée ! ) Vous pouvez lire son billet ICI.

Jérôme a eu le nez fin, il a découvert le pot aux roses comme un grand !

Dans l'absolu, il faudrait que je relise l'album à la recherche d'indices de cette filouterie, mais je l'ai rendu cet aprem à la bib' ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Août 2020

roman L'expérience de la pluie, Clélie Avit, avis, chronique, blog, autisme, asperger, hypersensoriels

Roman - Editions Pocket - 299 pages - 6.95 €

Parution d'origine chez Plon en mars 2019

L'histoire : Camille et Arthur, son fils de six ans, vivent dans une "bulle" avec le moins de contact possible avec l'extérieur. Car tous deux sont autistes asperger, avec la particularité de l'hypersensibilité sensorielle. Le moindre toucher est pour eux une épreuve. Jusqu'au jour où lors d'un trajet en bus, ils croisent Antoine, qui sans le savoir s'approche de leur bulle et en frappe à la porte... Aurélien parviendra-t-il à pénétrer leur univers ? Comment garder les bonnes distances ? Comment fusionner deux mondes à priori incompatibles ?

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : J'attendais beaucoup de cette lecture, étant donné son sujet qui me concerne partiellement... Et j'en ai plutôt été agacée.

Malgré toutes les bonnes intentions que je devine chez Clélie Avit, j'ai trouvé ce livre bien maladroit... et assez irréaliste. Est-ce grave quand il s'agit d'un roman ? Pas forcément, sauf quand on plonge dans le périlleux exercice de prendre la parole de personnage atteint de pathologies ou de syndromes spécifiques, comme c'est le cas ici avec l'autisme Asperger. Alors que ce texte aurait pu être agréablement informatif, il devient presque "désinformatif". En effet, toute personne atteinte d'hyper sensibilité sensorielle n'est pas forcément autiste Asperger, et l'inverse se vérifie aussi, tout Asperger n'est pas hyper sensoriel...au point où le sont Arthur et Camille... Alors que l'autisme Asperger de Camille et Arthur est clairement cité, l'autrice ne développe et n'évoque presque que cette possible particularité associée : l'hyper sensibilité épidermique et tactile. Je trouve cela très réducteur et que la romancière n'aurait dû évoquer que cette dernière, sans l'autisme Asperger... Mais c'est peut-être moins vendeur.

Traiter de l'autisme via un roman est une bonne idée, car il permet au plus grand nombre d'appréhender plus facilement ce mystérieux syndrome, sans se noyer dans les publications de spécialistes. Ce peut être une jolie façon de rapprocher le monde des autistes de celui des neurotypiques (ou normo-pensants). J'ai la sensation qu'ici, c'est le contraire. La façon dont Clélie Avit présente et explique la vie de Camille est d'Arthur a tout pour être terrifiante (même s'il n'était pas question de l'édulcorer), et pour décourager dans son approche le plus valeureux des neurotypiques.  Certes, Aurélien parviendra à traverser la bulle, mais nous sommes dans un roman... Or dans la vie, je n'imagine pas grand monde déployant ce trésor de patience et prévenance... D'ailleurs, Aurélien est un personnage de roman... Car il semble bien (trop) préparé et apte à pénétrer le monde de Camille sans l'avoir jamais fréquenté, sans s'y être déjà confronté sciemment, sans le connaître. Bref, le comportement d'Aurélien est trop beau pour être vrai... Alors que Camille et lui prône le vrai dans toute sa dimension. Mais oui, nous sommes dans un roman... même une romance que j'ai trouvé trop mielleuse, trop gnangnan, trop dégoulinante, trop pleine de bons sentiments. Le texte aurait gagné en rythme, en émotion, en intérêt avec un Aurélien un peu plus pétillant. Car en fait, pour moi lectrice, il a été source d'ennui.

Les autistes apprécient l'explicite et redoutent l'implicite qu'ils ne maîtrisent en général pas. Pourtant, dans cette histoire, tout m'a paru trop implicite. Les dialogues entre les personnages, les nombreux non-dits (qui en étant dits auraient pu rendre les personnages plus complets et plus attachants), le style... rien n'a été fluide pour moi. Au point que souvent, j'ai dû relire certaines phrases plusieurs fois, pour en décortiquer la construction, la ponctuation, pour être sûr d'envisager le bon sujet, le bon complément etc. Inutile de préciser que cette lecture m'a pris plus de temps que prévu. L'écriture de ce roman est, pour moi, trop poétique (au point d'en devenir lourde), et souvent redondante. Et d'autres erreurs qui m'ont énervée, du genre : "mes clés tournent dans la serrure. Si elles étaient autistes, elles se forceraient peut-être ou alors seraient curieuses de connaître la suite. Deux façons de voir le monde pour même façon de le sentir". Déjà, je trouve cette phrase mièvre à souhait, mais surtout, je ne vois pas comment DES clés peuvent rentrer en même temps dans une serrure...

Bref, je ne suis pas entrée dans cette bulle de l'expérience de la pluie, même si je m'en suis approchée par moment. L'émotion ne m'a pas saisie et je n'ai pas débordée d'empathie pour les personnages. Je reconnais néanmoins que ce roman a le mérite d'évoquer l'autisme asperger, de donner quelques clés d'approche et de montrer que chacun doit marcher vers l'autre et s'adapter à son monde du mieux qu'il peut : le neurotypique vers l'autiste et l'autiste vers le neurotypique. Et, tout de même, je pense qu'il pourrait m'aider personnellement... Avec les mots de Camille qui peuvent expliquer un ressenti : "c'est trop"... quand l'autiste arrive à saturation de ce qu'il peut supporter.

Bien sûr, tout ceci n'est que mon humble avis.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Août 2020

Roman - Editions Audiolib - 5h58 d'écoute - 19.35€

Parution d'origine chez Grasset en 2014

L'histoire :  En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, vingt et un ans, rencontre Oona O'Neill, quinze ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l'été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n'eurent aucun enfant.

 

 

Tentation : "Salinger"

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Commençons par la cerise sur le gâteau, est pas des moindres, ce texte est interprété par Edouard Baer... Sans commentaire, on savoure !

Poursuivons par le début, il y a plusieurs décennies... Lycéenne... je me suis réfugiée (comme presque tout le monde) dans "L'attrape coeur" de Salinger, ce mystérieux écrivain retranché dans sa cabane, qui n'a pas accordé une interview depuis une éternité. Je l'ai relu il y a quelques années, la magie a moins opérée. Et si je le relisais, éclairée par le texte de Beigbeder, je pense que mon approche serait différente, plus avertie, à l'affût de détails qui disent tant sur l'auteur.

Soyons honnête, il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans "Oona et Salinger"... La première partie, qui évoque la rencontre puis la relation capricieuse entre Oona et J.D Salinger ne m'a pas passionnée. Cependant, elle est intéressante pour son arrière-plan : l'époque et le lieu. 1940, les Etats-Unis ne sont pas encore en guerre, et à New York, c'est la belle vie pour une certaine jeunesse plus ou moins dorée dans les club à la mode... On y croise, des auteurs en herbe, d'autres confirmés, ou il est question d'eux... Truman Capote, Scott Fitzgerald, Eugène O'Neill etc...

Puis Salinger s'engage dans l'armée (dans la branche des renseignements) et se retrouvera sur le front quelque temps plus tard, toujours envoûté par Oona, lui envoyant des lettres... Pendant ce temps, Oona rencontre Charlie Chaplin, qu'elle épouse malgré (ou à cause de) leur 38 ans d'écart. Ils auront ensemble huit enfants. A partir de là, le roman de Beigbeder est passionnant et surtout, très enrichissant culturellement. C'est clair, Beigbeder est très bien documenté et n'est pas avare d'anecdotes majeures ou mineures. Il s'appuie sur des faits historiques, et quand l'Histoire est silencieuse, il imagine... Ce qui est le cas pour les échanges épistolaires entre Oona et Salinger, qui sont propriété de la famille Chaplin et que celle-ci ne souhaite pas publier... Et il le fait bien. J'ai énormément appris sur Chaplin, et sur Hemingway, que Salinger rencontre à Paris... Il est évidemment souvent question de littérature, de ce qu'elle devrait être et à quoi elle devrait servir, et de la légitimité des propos des auteurs.

Mais en fait, l'histoire entre Oona et Salinger est presque un prétexte car avant tout ce texte est un roman sur la Guerre 39-45. Celle-ci prend beaucoup de place et donne les plus belles pages de l'oeuvre, des pages bouleversantes. Le cauchemar vécu sur le front par Salinger alors qu'en Californie, Oona et son entourage coulent une vie douce. Salinger qui sera marqué à jamais par les horreurs qu'il a vues et vécues, qui reviendra du front en état de stress post-traumatique... Ce qui signera le début de sa solitude et de réclusion.

Tout cela fait que cette audiolecture est vraiment positive. Je constate une fois de plus que lorsqu'elle sert des propos constructifs qui ne dégénèrent pas dans l'alcool et vacuité vulgaire de certains des personnages de l'oeuvre de Beigbeder, sa plume est vraiment délicieuse, faussement légère, vivante et extrêmement lucide. L'analyse des faits et de l'époque est finement rendue.

Et puis, maintenant, j'ai la réponse à la fameuse question : "Mais où vont donc les canards de Central Park en hiver, lorsque le lac est gelé" !

 

PS Post it pour moi :  Beigbeder dit un truc du genre : "le temps et l'âge rétrécissent le passé"... Et c'est vrai, plus on veillit, plus on regarde le monde autrement, plus on lit, plus on s'informe... et la 2ème Guerre Mondiale nous paraît beaucoup moins lointaine que lorsque l'on a 15 ans et qu'elle n'était terminé que depuis à peine 30 ans et qu'elle était hier en fait.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 23 Août 2020

Le déconfinement et un été sans vacances lointaines pour mes proches font que je gambade et profite des environs "plus ou moins proche" comme jamais. C'est aussi, pour moi, depuis longtemps, mon premier été sans protection animale active... Donc du temps, du divertissement et de la zen attitude.

Aujourd'hui, je vous emmène dans un coin très tranquille de Mayenne : à Cosse le Vivien. Cette virée date du 14 juillet ! Pour une somme très modique, vous voici dans le Musée Robert Tatin ! Qui est-il ? Rassurez-vous, je l'ignorais aussi avant qu'une amie suggère cette visite.

Robert Tatin était un voyageur, un architecte, un céramiste, un créateur de vêtement, un peintre, un lithographe et un sculpteur ! Et oui, tout cela ! Et ce sont tous arts et univers qui ont donné naissance au Musée Tatin... qui était à l'origine "La maison des Champs de ce dernier, qu'il se mit à construire avec dernière épouse, Lise, dès 1962.

Robert Tatin vécut de 1902 à 1983. Dans sa vie, il fréquenta Prévert, Breton, Cocteau, Giacometti, Dubuffet, Suzanne Valandon et bien d'autres personnages éminents. 

A partir de 1951, sa notorité nationale devint internationale.

Dans le musée, l'inspiration liée aux voyages de Tatin est manifeste. C'est une explosion de métissage artistique. Une ôde au voyage, à l'imagination, au rêve, à la diversité, à l'ouverture d'esprit, à la mixité culturelle. Tatin fit de sa "maison des champs" un véritable carrefour des civilisations", un "pont entre l'orient et l'occident". Depuis 1983 et le décès de Tatin, l'oeuvre est restée la même, juste entretenue par des campagnes de rénovation.

La visite est au choix organisée et guidée ou libre. Nous l'avons choisie libre pour garder notre indépendance d'interprétation de ce que nous découvrions. Evidemment, notre interprétation n'est pas forcément la bonne, mais elle a le mérite de faire participer notre petite fibre artistique, culturelle, imaginative, onirique. Certes, ils nous a manqué certaines informations mais notre visite ne s'en n'est pas trouvée gâtée. Pour cause de Covid, "La maison de l'artiste" n'était pas ouverte. Et, dans le reste du Musée, les photographies sont interdites dans les parties couvertes (où se trouvent entre autres, les nombreuses toiles de Tatin).

Si vous passez à proximité de Cosse le Vivien, n'hésitez pas à vous aventurer dans l'univers unique et incomparable de Tatin ! C'est une expérience à vivre, une expérience que l'on n'oublie pas !

L'allée des Géants... Un chemin d'environ 80 mètres, bordé de 19 statues qui retracent la découverte du monde et le parcours artistique de Tatin.

L'allée des Géants... Un chemin d'environ 80 mètres, bordé de 19 statues qui retracent la découverte du monde et le parcours artistique de Tatin.

Le verbe "être" et le verbe "avoir" vus par Tatin... Ces représentations m'ont beaucoup parlé, et même émue.

Le verbe "être" et le verbe "avoir" vus par Tatin... Ces représentations m'ont beaucoup parlé, et même émue.

L'allée des Géants

L'allée des Géants

L'Allée des Géants

L'Allée des Géants

UN DIMANCHE EN MAYENNE CHEZ ROBERT TATIN
En haut à droite... la porte des géants représente les cinq grands peintres privilégiés de Robert Tatin : Rembrandt, Van Gogh, Léonard de Vinci, Goya et Delacroix.

En haut à droite... la porte des géants représente les cinq grands peintres privilégiés de Robert Tatin : Rembrandt, Van Gogh, Léonard de Vinci, Goya et Delacroix.

UN DIMANCHE EN MAYENNE CHEZ ROBERT TATIN
La maison de l'artiste... Tatin y vivra les 21 dernières années de sa vie, jusqu'en 1983. Son épouse la quittera 3 ans plus tard pour l'ouvrir au public. Devant, une pierre tombale sous laquelle repose l'artiste.

La maison de l'artiste... Tatin y vivra les 21 dernières années de sa vie, jusqu'en 1983. Son épouse la quittera 3 ans plus tard pour l'ouvrir au public. Devant, une pierre tombale sous laquelle repose l'artiste.

La maison de l'artiste.

La maison de l'artiste.

Le dragon n’a pas l’aspect démoniaque qu’on lui confère en Occident. Il est l’entrée symbolique du cœur du musée, placé telle une sentinelle, c’est le gardien de la connaissance. Il est coiffé d’une famille symbolisant l’humanité qu’il protège.

Le dragon n’a pas l’aspect démoniaque qu’on lui confère en Occident. Il est l’entrée symbolique du cœur du musée, placé telle une sentinelle, c’est le gardien de la connaissance. Il est coiffé d’une famille symbolisant l’humanité qu’il protège.

Nous voici dans le jardin des méditations. Nous y fumes seules un bon moments et avons donc pu apprécier encore plus la magie du lieu. architecture intérieure qui s’organise autour d’un bassin bordé de douze statues représentant les mois de l’année. Elles orientent la découverte des six salles d’exposition en fonction du sens de rotation de la terre à la découverte de la diversité technique de l’artiste : peintures, céramiques, lithographies, etc.  La Porte du Soleil et la Porte de la Lune nous indiquent respectivement l’est et l’ouest pour évoquer la course du soleil autour de la Terre.  Au nord s’élève une statue haute de 6 m 50, appelée Notre-Dame-Tout-Le-Monde, lien entre le ciel et la terre.

Nous voici dans le jardin des méditations. Nous y fumes seules un bon moments et avons donc pu apprécier encore plus la magie du lieu. architecture intérieure qui s’organise autour d’un bassin bordé de douze statues représentant les mois de l’année. Elles orientent la découverte des six salles d’exposition en fonction du sens de rotation de la terre à la découverte de la diversité technique de l’artiste : peintures, céramiques, lithographies, etc. La Porte du Soleil et la Porte de la Lune nous indiquent respectivement l’est et l’ouest pour évoquer la course du soleil autour de la Terre. Au nord s’élève une statue haute de 6 m 50, appelée Notre-Dame-Tout-Le-Monde, lien entre le ciel et la terre.

Le jardin des médiations.

Le jardin des médiations.

Le jardin des méditations

Le jardin des méditations

Le jardin des méditations.

Le jardin des méditations.

Les jardins du Musée sont ouverts à des artistes contemporains. Ici, principalement, la Fontaine de la Solidarité. du Mayennais Jean-Yves Lebreton, dit LEB. La fontaine a été ajoutée au Musée en 2012. Cette oeuvre en lien directe avec les préoccupations de Robert Tatin, constitue un questionnement sur la place et le rôle de l’homme dans la nature et dans l’univers.

Les jardins du Musée sont ouverts à des artistes contemporains. Ici, principalement, la Fontaine de la Solidarité. du Mayennais Jean-Yves Lebreton, dit LEB. La fontaine a été ajoutée au Musée en 2012. Cette oeuvre en lien directe avec les préoccupations de Robert Tatin, constitue un questionnement sur la place et le rôle de l’homme dans la nature et dans l’univers.

Après notre visite du Musée Tatin, nous avons poussé une pointe jusqu'à la petite ville de Craon. Nous devions y faire une randonnée... Mais nous n'avons trouvé le départ de celle-ci qu'en fin d'après-midi, alors que sonnait l'heure du retour ! Néanmoins, notre balade dans les rues presque désertes (jour férié) de Craon et sur les bords de l'Oudon, fut délicieuse. En grand à gauche, le château de Craon (et ses jardins), qui date du XVIIIème siècle. Il se visite d'avril à octobre, tous les jours sauf le samedi.

Après notre visite du Musée Tatin, nous avons poussé une pointe jusqu'à la petite ville de Craon. Nous devions y faire une randonnée... Mais nous n'avons trouvé le départ de celle-ci qu'en fin d'après-midi, alors que sonnait l'heure du retour ! Néanmoins, notre balade dans les rues presque désertes (jour férié) de Craon et sur les bords de l'Oudon, fut délicieuse. En grand à gauche, le château de Craon (et ses jardins), qui date du XVIIIème siècle. Il se visite d'avril à octobre, tous les jours sauf le samedi.

UN DIMANCHE EN MAYENNE CHEZ ROBERT TATIN

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 21 Août 2020

cinéma, film, Belle-fille, Miou Miou, Alexandra Lamy, avis, chronique, blog

Film de Méliane Marcaggi

Avec Miou Miou, Alexandra Lamy, Thomas Dutronc

 

Synopsis :  Découvrant que son mari la trompe, Louise décide de penser enfin à elle et part décompresser en Corse le temps d’un week-end. Elle passe une folle nuit avec un bel inconnu... Une seule puisque, au petit matin, il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci,  débarque sur les lieux et prend immédiatement Louise pour la belle-fille dont elle a toujours rêvé! Prise au piège, Louise va devoir jouer le rôle de la belle-fille idéale pour quelques jours. Problème : sa nouvelle belle-mère ne veut plus la lâcher...

 

Mon humble avis : Quel franc bon moment j'ai passé avec cette comédie tout aussi charmante que caustique. Les quiproquos se multiplient sans lourdeur, jusqu'à mener chaque personnage dans un imbroglio à l'échappatoire bien imperceptible. On ne se tape pas les mains sur les cuisses mais l'on rit et sourit avec plaisir, parce que le scénario est conçu en finesse. Devant cette façade comique, ce film déploie une belle tendresse, et de l'humanité.

Miou Miou et Alexandra Lamy sont tous les deux solaires et pétillantes, pour des raisons différentes. L'une pour la fragilité qu'elle surmonte, l'autre pour celle qu'elle va laisser s'exprimer. Les réparties entre personnages sont très bien senties et cerise sur le gâteau, nous sommes béats devant les magnifiques paysages corses, et amusés par ses clichés corses que la réalisatrice prend manifestement plaisir à manipuler ! Belle-fille oscille entre cocasseries et réflexions, sans se perdre dans des extrêmes pesants ou l'indigeste.

Bref, un film qui détend agréablement ,servi qu'il est par la douce musique de Thomas Dutronc, dans cette période morose et incertaine, qui voit pour tout le monde la fin des vacances approcher. Allons au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Août 2020

roman les victorieuses, Laetitia Colombani, avis, Chronique blog, précarité féminine, Armée du Salut

Roman - Editions Livre de Poche - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Grasset en mai 2019

L'histoire : De nos jours, à Paris. Solène, quarante ans et avocate, assiste impuissante au suicide d'un de ces clients. S'en suit pour elle un terrible burn out. Pour relever la tête, son psychiatre lui conseille du bénévolat. Solène deviendra, non sans mal, écrivain public au Palais Des Femmes de Paris (L'armée du salut pour les femmes).

Paris 1925 : Blanche et Albin Peyron, mariés depuis quarante ans, sont tous deux haut placés à l'Armée du Salut qu'ils servent depuis des décennies. L'hiver est terrible et les Sans Domicile Fixe meurent dans Paris. Blanche a toujours la révolte en elle. Incapable de se résigner, elle se lance corps et âme dans un projet dantesque...

Tentation : Pourquoi pas !

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

Mon humble avis : Comme tout le monde ou presque, j'ai lu "La tresse" de Laetitia Colombani. Alors, pourquoi pas "Les victorieuses" puisque l'occasion s'est présentée !?

Cette histoire-ci me divise... En fait, j'ai apprécié le fond, beaucoup moins la forme. Commençons donc par celle-ci : Encore une énième oeuvre avec un roman dans le roman... A savoir que l'on découvre (sans vraiment spoiler), que la soi-disant romancière n'est autre que l'héroïne... Ce fait commence à me lasser, j'ai comme la sensation que cela devient indispensable pour plaire, comme s'il fallait faire croire à une pseudo autobiographie déguisée pour séduire.  Ce procédé narratif deviendrait-il marketing ? Une histoire ne peut-elle plus être contée "anonymement" par un romancier ? M'ont dérangée aussi les nombreuses répétitions dans les pensées intérieures des personnages, tout comme dans le vocabulaire. Enfin, j'ai trouvé que certains personnages cumulaient les poncifs. Mais en même temps, je suppose que cela permet à l'écrivaine d'évoquer la précarité féminine et d'être accessible à tous et toutes, le tout en distrayant avec la forme romanesque.

Malgré ces défauts qui ne sont que MON ressenti, ce roman est à lire car il est intéressant. Je ne connaissais rien de l'Histoire, des origines et du fonctionnement de L'Armée du Salut. Bien documentée, Laetita Colombani me permet de combler mes lacunes. Elle a d'ailleurs l'excellente idée de sortir de l'oubli Blanche Peyron et son mari Albin. Ils ont vraiment existé, même si leur nom ne dit en général rien à personne. Dans les années 1920, ils dirigeaient l'antenne française de l'Armée du Salut. C'est Blanche qui a eu l'idée de créer Le Palais des Femmes à Paris, le plus grand centre d'accueil d'Europe pour femmes en difficultés, quelles que soient leurs origines, leurs langues, leurs traditions, leurs provenances. Blanche Peyron s'est battue bec et ongles pour que ce projet aboutisse. Ce roman lui rend donc un bel hommage... A Blanche, ainsi qu'à toutes ses femmes qui se tombent, se battent, qui se redressent, ou qui aident les autres à le faire.

Ah oui, au fait, j'oubliais Solène... je ne m'étendrai pas sur elle. Trop passive, trop pleurnicheuse, je ne me suis pas attachée à elle.

"Les victorieuses" est une histoire qui dit que "l'argent ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue", qui démontre qu'il n'y a pas de petit geste quand il s'agit d'aider une personne ou des centaines, qu'il faut y croire, que si tout le monde s'y mettait à son niveau et en fonction de ses possibilités, la précarité ne serait pas une fatalité. Qu'en donnant, on reçoit. Bref, une histoire qui prônent l'ouverture d'esprit et l'entraide...c'est toujours utile, même si ce roman m'a paru un peu trop formaté... pour faire du bien aux lecteurs. De bonnes intentions mais trop de bons sentiments pour moi... Cette remarque est toujours en fonction de mon humeur évidemment. Moins original et moins abouti que la Tresse, ce roman est un peu trop "fourre-tout" à mon goût (comme s'il fallait tout dire, n'oublier aucun type de cas, cocher nombre de cases éditoriales, et à vouloir développer trop de sujets, on finit par survoler et ne rien approfondir). Mais ce roman ne fait pas de mal et rien que pour l'historique romancé  (donc accessible et résumé) de l'Armée du Salut, cette lecture vaut la peine. C'est sans doute pour cela que Laetitia Colombani l'a écrit !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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