Publié le 21 Novembre 2019

Roman - Editions 10/18 - 232 pages - 8.10 €

Parution d'origine aux Editions Belfond en 2008

L'histoire : Iris vit à Edimbourg et tient sa boutique de vêtements d'occasion. Un jour, elle reçoit un appel d'un asile psychiatrique de la ville, l'informant de sa fermeture prochaine... Et dans cet asile, vit, enfermée depuis soixante ans, sa tante Esme. Iris serait sa seule parente. Pour Iris, c'est forcément une erreur. Elle n'a jamais entendu parler de cette tante et depuis des générations, ses aïeuls n'ont eu que des enfants uniques. Et pourtant... Iris va rencontrer Esme...

 

Tentation : La blogo, à l'époque.... Il y a presque 10 ans !

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Dire que ce roman dormait injustement dans ma PAL depuis des années, aussi injustement qu'Esme fut internée pendant plus de soixante ans.

Depuis combien de temps n'ai-je pas lu un roman aussi bouleversant, aussi révoltant, aussi effroyable. Un roman qui retrace sans doute l'un des destins les plus tragiques qu'il m'ait été donné de lire, à moins que ma mémoire ne me fasse défaut. Ce qui est sûr, c'est que cette Esmé me restera très longtemps dans l'esprit, sans doute pour toujours. Peut-être même qu'Esme fait désormais partie de moi, quelque part.

L'étrange disparition d'Esme Lennox est un livre qu'on ne lâche pas, qui vous interne le temps de votre lecture, et peut-être même après. Oui, elle vous isole dans une folie, mais pas dans celle que l'on croit. Dans la folie d'une époque et de méthodes, qui hélas, ne sont pas si lointaines et qui peut-être, sont même encore contemporaines dans certaines contrées...

Certes, nous sommes dans un roman mais il est très facile de réaliser que de telles histoires ont eu lieu. Tout commence en Inde, à l'époque des colonies. La famille Lennox est alors constituée des parents, de deux filles, Kitty l'aînée et Esme la cadette... Et d'un petit garçon, Hugo, qui ne survivra pas longtemps. Depuis petite, Esme est différente. On l'appelle "la farfelue", ce qui est honteux pour l'époque. Esme est une petite fille rêveuse, libre dans sa tête, qui jamais ne se résoudra aux conventions d'alors. C'est un peu une révoltée. Puis toute la famille rentre à Edimbourg et les fillettes deviennent adultes pour Kitty et adolescente pour Esme. Au fil des ans, Esme n'a pas changé, elle est toujours une jeune fille qui ne comprend pas trop le monde dans lequel elle vit. Les conventions sont toujours difficiles pour elle, mais elle fait de son mieux pour s'y plier. Elle reste rêveuse, insouciante et n'aspire qu'à une certaine liberté que son temps ne permet pas... Au grand désarrois et pour le plus grand agacement des parents. Jusqu'au jour où...Il se passe un événement... Ce n'est plus possible, Esme est internée... Pour quelque temps, en fait pour toujours. Elle a alors seize ans.

Oui, cette histoire et bouleversante. Elle nous parle d'une époque (parfaitement décrite, les années 30...) où la soit disant "hystérie" féminine expliquait tous les maux incompris, où l'on pouvait se débarrasser d'une épouse décevante ou d'un enfant désobéissant en l'internant. Les maris avaient alors tous les droits. Et les médecins d'alors ne cherchaient pas plus loin que les apparences et les bienséances pour poser un diagnostic, dans une époque et une société enfermées dans leurs carcans.

Sans en dire trop pour ne pas gâcher votre lecture... Iris va prendre Esme la soi-disant folle, chez elle pour quelques jours... Iris va assez vite réaliser qu'Esmé n'a rien de folle et va tout doucement, même inconsciemment, glisser dans des secrets de familles inavouables et tus à jamais. Le lecteur découvrira l'histoire au fil des remémorations personnelles d'Esme. Mais aussi via les souvenirs désordonnés, parsemés, incomplets de Kitty, la soeur aînée et la grand-mère d'Iris, qui est dans un institut spécialisé dans la maladie d'Alzheimer. Chacune de ces remémorations, de ces souvenirs amènent le lecteur vers une fin qu'il pense impossible, parce qu'intolérable, et tellement, trop saisissante, effroyable.

Oui, Esmé, cette fille qui aimait tant la liberté d'être et de penser, s'est vu enfermée et isolée pendant soixante ans. D'ailleurs, un moment que je n'oublierai jamais... Chez Iris, Esme prend un bain... Et réalise que cela fait soixante ans qu'elle n'a pas pris de bain sans surveillance. Esmé, la jeune fille et la femme dont on a tout volé : la liberté, la vie. Et pire encore. Inoubliable et bouleversante Esme...

Un livre magnifique, vraiment. Un chef d'oeuvre ! Esme...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 19 Novembre 2019

Film de Roman Polanski

Avec Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Melvil Poupaud

 

Synopsis :  Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

 

 

Mon humble avis : De l'affaire Dreyfus, je ne connaissais pas grand-chose : une accusation à tort d'un juif pour traîtrise et le fameux "J'accuse" de Zola, dont je ne savais que l'existence mais ignorais globalement son contenu.

Voici mon ignorance historique réparée grâce à ce film, qui nous offre la vision du Colonel Picquart sur cette affaire... Ce Colonel, antisémite plus par tradition que par conviction, qui par droiture et respect de la justice a mené une enquête profonde et s'est battu pour que justice soit faite. Ceci, quelles que soient les menaces et les dangers à son égard.

Ce film est passionnant, très instructif et parfaitement réalisé. Le suspense est on ne peut plus maîtrisé. On comprend l'énormité de l'affaire et le contexte géopolitique et sociale de l'époque. Le film développe à rebours, au fur et à mesure des découvertes et des suspicions de Picquart comment cette erreur judiciaire fut montée puis enfouie avec force, par tous les moyens que possède la silencieuse armée. Certes, la multitude de personnages complique un peu le suivi, car pas évident de retenir qui est qui, qui est le plus gradé etc, surtout quand on ne maîtrise pas forcément l'usage des grades militaires. Mais l'ensemble reste tout de même assez limpide et très instructif.

Chaque comédien joue son rôle à merveille, Jean Dujardin en tête, saisissant de sobriété. Par contre, Emmanuelle Seigner alias Mme Polanski semble lisse, trop lisse à tout point de vue.

La reconstitution de l'époque fin XIXème est très réussie, tant pour ce qui est de l'atmosphère que des décors... Même si j'ai trouvé parfois que certains éléments de décors faisaient un peu trop rajout... Comme le 2ème procès Dreyfus s'est déroulé à Rennes, nous voyons la rue du Chapitre, le Canal d'Ille et Rance entre Betton et Chevaigné (où il m'arrive d'aller marcher... donc désormais sur les pas de Dujardin !).

A la fin du film, juste avant le générique, certaines phrases expliquent ce qu'il est advenu des personnages principaux. J'aurais aimé que Polanski y ajoute les conséquences du texte "J'accuse" sur la vie de Zola.

Je vous conseille vraiment d'aller voir ce film, qui réhabilite sacrément bien Alfred Dreyfus aux yeux du grand public et évite que ce fait historique ne tombe peu à peu dans l'oubli pour que : "plus jamais ça" dans notre pays qui souffre encore tant de racisme et d'antisémitisme. Une belle et bonne leçon d'Histoire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Novembre 2019

Le parc Kruger est une référence internationale pour l'observation de la faune sauvage. Et j'y étais ! Yes ! La réalisation d'un rêve et de très fortes émotions, comme si je débarquais sur une planète à l'extrémité du système solaire. Bon, en même temps, j'étais tout de même au bout du monde !

Sur plus de 250 kilomètres de long et 60 de larges (presque 20 000 km²), le parc Kruger abrite les fameux Big Five (Eléphants, rhinocéros, buffles, lions et léopard)  que j'ai eu la chance de voir en une journée de safari photos ! Sans doute parce que je le méritais ! Il y a aussi 137 autres espèces de mammifères ainsi que 500 genres d'oiseaux.

Evidemment, ce parc et ses innombrables habitants vaudront bien plusieurs billets sur ce blog au fil des semaines à venir. Et oui, il vous faudra de la patience pour voir mes Big Five, mais une patience récompensée ! C'est vrai, j'ai bien dû me lever à 5 heures du mat' moi !

Des impalas. Dès la sortie du lodge et tout au long de la journée. Des impalas par dizaines, souvent en troupeaux. Ce sont des animaux grégaires dont les troupeaux peuvent atteindre 100 têtes.

Des impalas. Dès la sortie du lodge et tout au long de la journée. Des impalas par dizaines, souvent en troupeaux. Ce sont des animaux grégaires dont les troupeaux peuvent atteindre 100 têtes.

Lever de soleil sur la savane, la brousse, le Bushveld.... Comme vous voulez... Mais atmosphère "Out of Africa" garantie !

Lever de soleil sur la savane, la brousse, le Bushveld.... Comme vous voulez... Mais atmosphère "Out of Africa" garantie !

Les impalas, herbivores, font partie des ongulés, pèsent entre 40 et 80 kg et mesure de 1.50 à 2 mètres. Chaque individu possède sur son pelage une série de lignes noires uniques située au bout des oreilles, sur le dos de la queue et sur le front. Ces lignes noires sont très utiles aux impalas puisque ce sont des signes qui leur permettent de se reconnaître entre eux. Sur leurs pattes arrières, les impalas possèdent de petits coussinets noirs contenant des glandes odorantes dont l'odeur est spécifique à chaque animal. Elle permet aux autres membres du troupeau de le retrouver en cas de dispersion par des prédateurs. Ces braves antilopes peuvent faire des bons de 10 mètres de long, de 3 mètres de hauteurs, et galoper à 60 km/h

Les impalas, herbivores, font partie des ongulés, pèsent entre 40 et 80 kg et mesure de 1.50 à 2 mètres. Chaque individu possède sur son pelage une série de lignes noires uniques située au bout des oreilles, sur le dos de la queue et sur le front. Ces lignes noires sont très utiles aux impalas puisque ce sont des signes qui leur permettent de se reconnaître entre eux. Sur leurs pattes arrières, les impalas possèdent de petits coussinets noirs contenant des glandes odorantes dont l'odeur est spécifique à chaque animal. Elle permet aux autres membres du troupeau de le retrouver en cas de dispersion par des prédateurs. Ces braves antilopes peuvent faire des bons de 10 mètres de long, de 3 mètres de hauteurs, et galoper à 60 km/h

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER
Il existe plusieurs espèces de zèbres (plaines/montagnes) et dans ces espèces, des sous espèces. Bref, je réalise qu'il y aurait de quoi écrire une thèse sur les zèbres ! Ici, c'est le zèbre des plaines car ses rayures se poursuivent sous son ventre qui donc n'est pas blanc ! L'espérance de vie du zèbre à l'état sauvage est de 20 ans. Et pour s'exprimer, ce bel animal hennit !

Il existe plusieurs espèces de zèbres (plaines/montagnes) et dans ces espèces, des sous espèces. Bref, je réalise qu'il y aurait de quoi écrire une thèse sur les zèbres ! Ici, c'est le zèbre des plaines car ses rayures se poursuivent sous son ventre qui donc n'est pas blanc ! L'espérance de vie du zèbre à l'état sauvage est de 20 ans. Et pour s'exprimer, ce bel animal hennit !

Le gnou bleu (même si ce n'est pas flagrant !) Pauvre de lui, le gnou fait partie des 5 ugly faces, avec notamment le phacochère (ce n'est pas moi qui le dis !). Ce ruminant est aussi un animal grégaire qui peut vivre dans des troupeaux de plusieurs milliers de têtes. En moyenne  le gnou court à 60 km/h, mais il peut pousser des pointes à 90 km/h. Même s'il peut passer plusieurs jours sans boire, il est dépendant d'un point d'eau. Ses cornes peuvent mesurer jusqu'à 80 cm. Son principal prédateur est le lion, ainsi que le crocodile du nil lors des grandes migrations. On dit Monsieur Gnou et Madame Maroufle

Le gnou bleu (même si ce n'est pas flagrant !) Pauvre de lui, le gnou fait partie des 5 ugly faces, avec notamment le phacochère (ce n'est pas moi qui le dis !). Ce ruminant est aussi un animal grégaire qui peut vivre dans des troupeaux de plusieurs milliers de têtes. En moyenne le gnou court à 60 km/h, mais il peut pousser des pointes à 90 km/h. Même s'il peut passer plusieurs jours sans boire, il est dépendant d'un point d'eau. Ses cornes peuvent mesurer jusqu'à 80 cm. Son principal prédateur est le lion, ainsi que le crocodile du nil lors des grandes migrations. On dit Monsieur Gnou et Madame Maroufle

La girafe, l'un des animaux les plus aimés au monde, notamment par les bambins ! Sa longévité peut atteindre 28 ans. Quant à sa taille.... les mâle peuvent mesurer jusqu'à 6 mètres. La gestation chez la girafe dure 15 mois et la portée n'est composée que d'un seul girafon.

La girafe, l'un des animaux les plus aimés au monde, notamment par les bambins ! Sa longévité peut atteindre 28 ans. Quant à sa taille.... les mâle peuvent mesurer jusqu'à 6 mètres. La gestation chez la girafe dure 15 mois et la portée n'est composée que d'un seul girafon.

Animal le plus haut du monde, la girafe surveille les alentours et atteint les plus hautes feuilles des arbres. Elles se déplacent lentement, sauf lorsqu'elle est effrayée. Alors elle peut faire des pointes à 50km/h.

Animal le plus haut du monde, la girafe surveille les alentours et atteint les plus hautes feuilles des arbres. Elles se déplacent lentement, sauf lorsqu'elle est effrayée. Alors elle peut faire des pointes à 50km/h.

Les principaux prédateurs de la girafe sont les lions et les hyènes. Ceux-ci craignent tout de même les puissants et dangereux coups de sabots des girafe. Seuls les vieux mâles vivent isolés. L'alimentation des girafes se composent surtout d'accacia (et d'autres plantes), entre 7 et 70 kg par jour !

Les principaux prédateurs de la girafe sont les lions et les hyènes. Ceux-ci craignent tout de même les puissants et dangereux coups de sabots des girafe. Seuls les vieux mâles vivent isolés. L'alimentation des girafes se composent surtout d'accacia (et d'autres plantes), entre 7 et 70 kg par jour !

Le lion ! Le roi des animaux ! Quelle splendeur ! Quelle classe ! Quelle présence ! Le plus grand carnivore d'Afrique et le 2ème au monde après le tigre.

Le lion ! Le roi des animaux ! Quelle splendeur ! Quelle classe ! Quelle présence ! Le plus grand carnivore d'Afrique et le 2ème au monde après le tigre.

Entre 1.50 mètre pour les femelles jusqu'à 2.50 mètres pour les mâles. le poids d'un mâle peut monter jusqu'à 250 kg. La vitesse de pointe du lion est de 60 km/h

Entre 1.50 mètre pour les femelles jusqu'à 2.50 mètres pour les mâles. le poids d'un mâle peut monter jusqu'à 250 kg. La vitesse de pointe du lion est de 60 km/h

Le félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour mais il arrive qu’il en mange jusqu’à 40 kg en une seule fois si la chasse a été bonne. Il peut ensuite se passer de manger pendant plusieurs jours.

Le félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour mais il arrive qu’il en mange jusqu’à 40 kg en une seule fois si la chasse a été bonne. Il peut ensuite se passer de manger pendant plusieurs jours.

Lorsque les jeunes mâles atteignent leur maturité sexuelle, ils sont chassés de la troupe et partent à la recherche d’un nouveau groupe pour devenir à leur tour dominant.  Comme tout (ou beaucoup) de félin qui se respecte Les lions sont inactifs environ 20 heures par jour dont 10 à 15h de sieste. Le lion adulte n'a pas de prédateur, à part possiblement les crocodiles sur les points d'eau.

Lorsque les jeunes mâles atteignent leur maturité sexuelle, ils sont chassés de la troupe et partent à la recherche d’un nouveau groupe pour devenir à leur tour dominant. Comme tout (ou beaucoup) de félin qui se respecte Les lions sont inactifs environ 20 heures par jour dont 10 à 15h de sieste. Le lion adulte n'a pas de prédateur, à part possiblement les crocodiles sur les points d'eau.

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 15 Novembre 2019

Film de Nicolas Bedos

Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier

 

Synopsis :  Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon humble avis : L'idée du scénario est vraiment excellente et fait preuve d'une belle inventivité. Evidemment, avec Nicolas Bedos aux manettes et aux dialogues, cela ne peut qu'être percutant. Oui, mais il y a aussi beaucoup de tendresse et de belles réflexions sur la nostalgie, sur ce que l'on a fait de sa vie, et ce que l'on peut toujours en faire, malgré l'usure du temps, et l'amour fané, faute d'eau fraîche dans le vase. La belle époque aborde donc avec subtilité et humour plein de petits moments plein de magie.

Ce film est aussi un bel hommage au cinéma et au théâtre, qui emmènent ailleurs, qui ramènent là où l'on veut, ou les décors et le jeu n'empêche pas l'émotion et le reflet de leurs effets sur chacun. Ce retour en décors de théâtre dans les années 70 donne un charme réel à cette histoire. Retourner dans le passé peut parfois être un point de départ pour se réinviter soit même. Donc des éloges oui, mais pas que...

Et pour une fois, à mon humble avis... Le bât blesse au niveau de Guillaume Canet, ou en tout cas, dans son personnage, agaçant au possible, imbuvable et donc les caprices et colères gâche l'atmosphère délicate et surannée qui s'installe. En fait, ses interventions sabotent l'émotion qui s'installe. Son "histoire d'amour" avec sa comédienne est de trop, elle envahit ce qui n'avait pas besoin de l'être. Et le résultat est un aspect un peu brouillon, où chaque départ de feu serait éteint comme si le personnage de Guillaume Canet voulait absolument nous priver de nos émotions et de notre propre questionnement. 

Car évidemment, à la sortie de ce film, on se demande... Et si je pouvais revivre une période personnelle ou historique, laquelle choisirais-je ? Bonne question ! Un medley des meilleurs moments vécus en Guadeloupe entre 1999 et 2001 peut-être pour le perso. Et pour l'historique ? Avoir 20 ans dans les années 70 et être à Woodstock !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Novembre 2019

BD, la différence invisible, autisme, autisme asperger, TSA

BD - Editions Delcourt - 196 pages - 23.95 €

Parution en 2016

 

Le sujet :  Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d'elle-même et découvrir qu'elle est autiste Asperger. Sa vie va s'en trouver profondément modifiée.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Encore un album indispensable, qui se penche sur ce que beaucoup considèrent à tort comme une maladie, puisque c'est un syndrome, celui de l'Autisme Asperger. "La différence" invisible est écrit et scénarisé par Julie Dachez qui est elle -même autiste asperger et qui, dans ces pages, devient le personnage de Marguerite. Voici donc une auteure qui a travers son oeuvre, évoque ce qui est souvent méconnu, voir inconnu de la plupart, et abat les idées reçues et les poncifs sur ce syndrome. Tous les aspis (comme se nomment et se reconnaissent entre elles les personnes atteintes du syndrome Asperger ne sont pas des Rain Man ou des Spencer Reed (Esprits Criminels) capables de compter d'un regard le nombre d'allumettes tombées au sol ni les cartes au casino. Le syndrome Asperger est un autisme léger, sans retard de langage ni déficience intellectuelle. Au contraire, les aspergers ont un Q.I supérieur à la moyenne, qui se situe entre 70 et 90. Mais leur manque souvent les codes sociaux et les interactions sociales leur sont difficiles.

Ici, Julie Dachez évoque encore une particularité plus rare : l'autisme Asperger féminin, qui se différencie particulièrement par une empathie plus aisée et qui est donc plus difficile à diagnostiquer. On compte environ une femme asperger pour 4 hommes. Nombre d'Asperger sont diagnostiqués très tard, parfois après la cinquantaine, ce qui leur explique enfin les difficultés d'adaptation qu'ils ont rencontrées dans leur vie et contre lesquelles ils ont dû batailler.

Cet album est très agréable à lire et vivant Ses dessins, qui nous décrivent le quotidien et Marguerite et ses difficultés (souvent incomprises) sont très parlants. La différence invisible pointe aussi du doigt l'énorme retard de la France dans la prise en charge de ce syndrome, la liste d'attente interminable dans les centre de diagnostic et l'hypocrisie des entreprises qui disent ouvrir grand leurs portes aux personnes en situation de handicap mais qui sont incapables du moindre aménagement ou de la moindre adaptation.

A la fin de l'album, une espèce de petit cahier redonne moult informations sur ce syndrome, depuis sa découverte, jusqu'aux principaux symptômes, en passant par de nombreux conseils et une bibliographie pour ceux qui voudraient approfondir le sujet.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Novembre 2019

Roman - Editions de minuit - 173 pages - 16 €

 

Parution le 5 septembre 2019 : Rentrée littéraire !

L'histoire : Eva et Charles, quinquagénaires, sont lassés de la promiscuité parisienne et du béton. Enfin, ils sautent le pas : accéder à la propriété privée... Dans une banlieue sur la ligne du R.E.R, où fleurissent les lotissements éco indépendants, peu énergivores et construits en matériaux durables. Et surtout, un jardin, de la verdure... Tout s'engage très bien, leurs premiers jours dans ce jardin d'Eden répondent à toutes leurs attentes.... jusqu'à ce qu'aménagent, dans la maison mitoyenne, Les Lecoq...

 

Tentation : Passage de l'auteure à LGL

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai littéralement dévoré ce court roman jusqu'à la fin... et c'est là que cela a coincé un peu pour moi. Une sensation de flou, de dernières pages un peu bâclées, comme s'il fallait trouver une issue autre pour ne pas être classé dans la catégorie thrillers psychologiques mais bien dans celle des romans. Quant à la fin décevante, est-ce bien grave, non pas forcément, car elle est en fait secondaire. Ce qui compte dans ces pages, c'est vraiment le déroulement et le message de l'histoire.

En effet, Propriété Privée use des nombreux codes de la littérature policière. Une tension qui monte, des suspects potentiels (mais suspects de quoi précisément ?)  des gens qui s'observent de loin ou de très près, mine de rien. En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui m'a rappelé celle de Wisteria Lane (Desperate Housewives) et qui donc m'a régalée. Y aurait-il un cadavre caché quelque part ?

En fait, Julia Deck observe aussi bien à la loupe (les individus) que depuis un satellite (l'aspect communautaire) de ce lotissement. Julia Deck voit tout, décortique et analyse parfaitement les comportements des uns et des autres. Et oui, tous ces habitants qui ont fui la promiscuité parisienne et l'indifférence, se retrouvent plus ou moins prisonniers, à leur insu, d'une autre promiscuité... Celle des espaces ouverts, celle de la collectivité et de la convivialité qu'il est de bon ton de vivre dans ce genre de résidence. Qui dit espaces ouverts, compost collectif, jardins, fenêtres entrouvertes, barbecues dans les jardins et la liberté des uns qui empiète de plus en plus sur celle des autres. Tout se sait, tout se voit, tout se raconte, tout se transforme. L'aspect "privé" diminue un peu plus chaque jour. Les "amis" des premiers jours deviennent très vite insupportables et si près, trop près... Et sitôt qu'un doute s'installe, la belle convivialité des débuts devient vite un climat de suspicion, d'hypocrisie et d'individualisme... Celui-ci menant jusqu'à la lâcheté... "Et oui, il faut penser à l'avenir, maintenant que l'on a un crédit sur le dos".

Alors oui cette observation et analyse sociétale m'a beaucoup plu, intéressée et amusée. Le style est en parfaite adéquation avec le sujet, mêlant cynisme délicieux, littérature, simplicité et subtilité.

Propriété privée est donc à mes yeux un très bon roman, si l'on oublie la fin dépitante, mais je le répète, secondaire. Oui, ce qui prime ici, c'est le sujet jubilatoire et cruel, mais si réaliste.

6/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Novembre 2019

Ce jeudi, je suis allée au cinéma Gaumont voir.... le film.... des derniers concerts de Mylène Farmer.

Et oui, cela peut étonner d'aller voir un concert au cinéma.... Certes, nous n'avons pas l'ambiance des milliers de spectateurs. Mais... Nul besoin d'aller à Paris, d'arriver des heures à l'avance pour avoir une place correcte et de payer un prix... inabordable (pour ma bourse, et par choix aussi, on ne peut pas tout faire dans la vie !)

Confortablement installée dans mon fauteuil rouge, inutile de me dresser sur la pointe des pieds les trois quarts du temps parce qu'il y a des plus grands devant moi. Mylène est là, au premier plan ou en plan large, à deux pas de moi, sur grand écran. Je vois TOUT, j'entends TOUT... Pour la modique somme de 15 € 

" Ses 9 concerts en résidence à Paris La Défense Arena, la plus grande salle d'Europe, ont rassemblé 235 000 spectateurs. Un show monumental et inégalé à vivre en immersion au cinéma sur écran géant. "

Effectivement, avec Mylène, on parle plus de show ou de spectacle que de concert... Tant tout dépasse l'entendement et les rêves. Les superlatifs manquent pour évoquer toute cette grandiose et magnifique scénographie, les effets spéciaux, les décors, les costumes (made by Jean-Paul Gauthier), les chorégraphies et les super danseurs, les trucs qui montent, qui descendent, qui disparaissent... La scène en feu.

La dernière et la seule fois où je suis allée réellement voir Mylène Farmer en concert, c'était à Lille il y a 25 ans. Depuis, j'ai pris cher... Mais pas Mylène ! Toujours cette silhouette gracieuse et fine, qui cumulée avec certains costumes, est reconnaissable entre mille. (Là, je ne lutte pas !) Et toujours ce visage d'ange de porcelaine... Sans une ride (là, je n'ai pas les moyens pour lutter). Mylène a toujours la forme, malgré ses presque 60 ans.

Je ne connaissais pas ces dernières chansons et ai eu plaisir à les découvrir dans ces conditions. Mais rien à voir avec le bonheur et l'émotion de réentendre (et revoir) les tubes qui ont bercé ma fin d'adolescence et le début de mon âge adulte. Ces titres, comme leur auteure, n'ont pas pris une ride (hélas, on aurait pu espérer qu'en presque 30 ans, le monde change et que les préoccupations soient plus sereines. Il n'en n'est rien). Et oui, des titres comme Désenchantée sont on ne peut plus d'actualité.

En tout cas superbe soirée, aucun regret ! Que du bonheur tant pour les yeux que les oreilles... et les souvenirs !

Certains cinémas Gaumont proposent encore des séances les 9 - 10 - 11 - 12 novembre (en tous cas, pour celui de Rennes). Renseignez-vous auprès du Gaumont de votre ville et s'il reste des places, sautez dessus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 7 Novembre 2019

Roman, livre audio, La révolte, Aliénor d'Aquitaine, Histoire

Roman - Editions Audiolib- 5h43 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine chez Stock en août 2018

 

L'histoire : Celle d'Aliénor d'Aquitaine, de ses 30 à 82 ans, qui fut reine de France puis d'Angleterre narrée par son fils, Richard Coeur de Lion, par sa voix et ses échanges épistolaires avec elle.

 

Tentation : La culture ne nuit jamais

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Avec ce roman, je suis très loin de mes terres et de mes époques de prédilection en lecture. Me voici dans un roman historique et en plein Moyen-Age ! Mais c'est ce genre de petit miracle que permet la littérature.

Et oui, quand un roman peut vous apprendre (ou réapprendre) l'Histoire, autant sauter sur l'occasion de joindre l'utile à l'agréable. D'autant que le style soigné de Clara Dupont-Monod, adapté au sujet et à l'époque reste fluide, doux ou cruel en fonction des événements, mais toujours facile à suivre.

D'Aliénor d'Aquitaine, je ne savais que le nom et une situation géographique évidemment, je connais mon pays. J'ignorais qu'elle avait été reine de France en épousant Louis VII qu'elle quitta, pour se marier à Henri II, roi d'Angleterre, surnommé le Plantagenet. De lui, elle aura 10 enfants qu'elle enterrera tous sauf le dernier, Jean Sans Terre. Une grande partie de cette fratrie se haïra, se fera la guerre. Mais à une époque, elle s'unira contre son père le Plantagenet, et ce sera La Révolte.

Ici, c'est Richard Coeur de Lion qui raconte la vie mouvementée de sa mère Aliénor, femme implacable autant que remarquable. C'est tantôt la voix de Richard qui parle, puis elle laisse à place à celle d'Aliénor ou du Plantagenet, via certains échanges épistolaires.

Ce roman est très dense. Dans la première partie, ce sont surtout des "affaires familiales et territoriales" dont il est question. En effet, à l'époque dans la vie d'Aliénor et de son entourage, il est très souvent question de stratèges géopolitiques et guerriers divers, notamment pour protéger et préserver l'indépendance de l'Aquitaine (entre autre). La deuxième partie fut plus complexe et perdit mon attention par moment. Nous sommes avec Richard dans les croisades, alors qu'il rencontre Saladin qui évoque déjà le jihad. Etonnamment, l'on apprend que ce terme existait déjà à l'époque, alors que celui des croisades n'était pas usité. Là, notre Richard au coeur de lion m'a un peu lassée avec ses tactiques purement militaires sur le terrain, avec quelques détails pas toujours délicats (les têtes coupées ou autres réjouissances de la barbarie et de la guerre).

Dans ce roman, Clara Dupont-Monod admet avoir pris quelques libertés avec l'Histoire, du genre, en plaçant un donjon là où il n'y en avait pas. Mais les faits et gestes des protagonistes et le déroulement de l'histoire est bien réel.

Une lecture enrichissante, qui m'a permis de (re) découvrir le décor et les us du Moyen-Age, et de resituer quelques personnages historiques dans leur généalogie et leur époque... En espérant que cette culture acquise ne me quitte pas trop vite ! Ah mémoire, quand tu nous fais défaut !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Novembre 2019

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Eric Ruf, Ben Attal

 

Synopsis :  Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

 

 

Mon humble avis : Autant le dire de suite, mes "coséanceurs" étaient bien plus mitigés que moi quant à ce film... que j'ai adoré ! Oui, vraiment, je me suis éclatée tout au long de l'histoire.

Yvan Attal réussit brillamment le mélange de deux genres : la comédie hilarante et le drame. En tant que spectatrice, j'ai beaucoup ri de bon coeur jusqu'à ce que certains passages m'émeuvent et méritent silence et réflexion intérieure. On peut dire que cette famille est gratinée et aucun de ses membres n'échappent n'échappe à ce qualificatif, quelles que soient les différences de chacun.

Mon chien stupide est l'adaptation (modernisée et épurée de certains passages) du roman éponyme de John Fante, paru en 1985... que je n'ai pas lu encore mais, suite à ce film, ça pourrait s'envisager ! C'est donc un film sur un livre qui est lui-même sur un autre livre ! 3 couches donc !

Cette histoire est très politiquement incorrecte ! En effet, Henri, en pleine crise de la cinquantaine, met la somme de ses échecs (dont surtout son manque d'inspiration d'auteur) sur le dos de ces enfants, et ce pas toujours avec bonne foi. Il ne rêve que du départ de ses enfants, il veut sans débarrasser. Et l'arrivée de Stupide le chien dans la famille va servir de détonateur à une situation déjà explosive. Ajoutez à cela le temps qui passe, la fatigue, la lassitude, les regards dans le rétroviseur, les rêves jamais réalisés, l'usure du couple, le machisme, les différents caractères forts qui composent une famille censée être un nid douillet, vous avez là les principaux ingrédients de ce film bien piquant et épicé, et bien sûr, sans temps mort ni baisse de régime !

De ce fait, nous avons des situations et des dialogues DELICIEUX, drôlissimes, cyniques à souhait. Ce film est loin d'être lisse, il est drôle, féroce et très touchant et, à mes yeux, parfaitement interprété. A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Novembre 2019

C'est par cette journée que je commence le "reportage" sur mon récent superbe voyage en Afrique du Sud (en septembre rendu possible par un an d'économie de cigarettes !). Celui-ci se fera dans le désordre chronologique, afin d'alterner billets citadins et billets pleine nature... animalière !

Pilgrim's rest est une petite localité de la province de Mpumalanga. Comme son nom l'indique, elle servait de lieu de repos pour les pèlerins dès la fin du 19ème siècle. Pèlerin d'une certaine religion : l'or ! L'or fut découvert dans la région en 1873 et ses mines exploitées jusqu'en 1971.

En 1986, la petite commune fut déclaré monument national, pour son architecture presque toujours identiques par rapport aux temps anciens et qui restitue donc parfaitement l'atmosphère de l'époque. D'ailleurs, j'ai trouvé qu'il y régnait une certaine ambiance, genre Far West (une autre ruée vers l'or).

Cette bourgade est donc maintenant un lieu touristique charmant. On y trouve petits musées, boutiques, petits hôtels, bars et restaurants, toujours dans un décors d'un autre temps. Et bien sûr, sur le bas côté de la route et sous des bâches, des vendeurs de souvenirs plus ou moins sud-africains. Et oui, je me suis faite avoir en achetant un masque zoulou (la vendeuse me la confirmer de moult arguments). Quelques minutes plus tard, lorsque je retrouve mon guide, celui-ci me dit que les zoulous ne font pas de masques mais que leur artisanat est fait de perles. Certes, ils se sont mis récemment aux masques pour répondre à la demande des touristes, mais pas du tout dans le genre de celui que j'ai acheté, qui serait du style Kenyan !

Nous avons assisté à une petite représentation folklorique de la culturelle danse de la botte en caoutchouc (Gumboot Danse). 

Cette danse prend son origine au début du xxe siècle, durant l'Apartheid, auprès des mineurs noirs sud africains. Leurs conditions de travail dans les mines étaient pénibles et dangereuses (enchaînement, humidité, obscurité, interdiction de parler, etc.); dans ce contexte difficile elle fut tout d'abord un mode de communication non - verbal, composé essentiellement de claquements entre les différents éléments situés à portée (bottes, chaînes, surface de l'eau, sol). Elle permettait également de prévenir d'un danger.

Elle prit par la suite un aspect revendicatif de la culture populaire et se répandit dans d’autres pays du continent africain. Considérée de nos jours à la fois comme danse traditionnelle et instrument de musique idiophone, sa dimension culturelle est désormais connue à travers le monde.

 

 

 

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
Pour le fun photographique !

Pour le fun photographique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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