Publié le 30 Septembre 2020

Essai - Editions Marabout - 240 pages - 17.90 €

Parution le 28 mars 2018

Le sujet :  « Les weirdos ne sont pas  ceux qu’on croit ! »
Dans une passionnante enquête, ce livre nous fait partager  la démarche d’une jeune universitaire qui part à la rencontre  de personnes autistes afin de leur donner la parole.
Loin des clichés ordinairement véhiculés, cet ouvrage retrace les parcours de vie et de résilience hors normes d’autistes  invisibles qui s’adaptent, se cachent, s’assument, se battent.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Après "L'asperger au féminin" de Rudy Simone, voici un autre ouvrage sur le sujet que j'ai lu depuis mon récent diagnostic TSA (Trouble du Spectre Autistique) type Asperger (même si le terme Asperger disparaît peu à peu de la littérature médicale). Julie Dachez est aussi l'auteur de la BD : La différence invisible.

Pour rappel, Julie Dachez a été diagnostiquée à l'âge de 28 ans (sujet de la BD citée ci-dessus). Depuis, elle a repris des études en sciences sociales et rédigé une thèse sur l'autisme (je résume). Ce livre oscille donc entre essai, témoignage, enquête, interviews et extraits de thèse. Il est extrêmement bien documenté et les sources bibliographiques sont regroupées en fin d'ouvrage.

Julie Dachez ne manque point d'humour ni de pêche, aussi, elle est très plaisante à lire. Sa plume peut être aussi douce que drôle ou qu'acérée et caustique. Comme on dit, Julie Dachez ni va pas par le dos de la cuillère pour pointer du doigt le retard français dans le domaine de l'autisme, la méconnaissance du sujet (idées reçues et clichés) tant par le grand public que par nombre de professionnels de médecine... Elle dénonce la normalisation imposée par la société, une société qui ne sait pas s'adapter à la différence souvent pointée du doigt... Et ce, même quand le diagnostic est posé et qu'il donne légalement droit à des aménagements lors que l'autiste se retrouve en situation de handicap. L'exemple de l'auteure elle-même, lorsqu'elle rédige sa thèse puis la soutient est ahurissant et révoltant.

Julie Dachez aborde de nombreux sujets et situations dont la confrontation pose soucis aux autistes, qu'ils soient asperger ou non. (depuis l'emploi, les études, les relations amoureuses, l'identité personnelle (binaire /non binaire) et amoureuse (homo/bisexualité/hétérosexualité). Il est aussi question de l'Histoire du Syndrome et de l'évolution de la "prise" en charge médicale de celui-ci.

Le tout est entrecoupé de rencontres/dialogues témoignages avec des autistes Asperger (THQI ou pas) que Julie Dachez a rencontrés lorsqu'elle écrivait sa thèse. Je regrette cependant que ces témoignages ne soient pas plus nombreux et plus approfondis, afin que le contenu du livre soit plus raccord avec son sous-titre (les autistes et non une autiste, Julie Dachez). Heureusement qu'il y a des données académiques liées à une enquête approfondie, sinon, ce livre pourrait s'intituler "une autiste prend la parole".

Un autre bémol également pour moi : Dans ta bulle est clairement vindicatif pour mettre en lumière, donner la parole, expliquer et défendre une minorité, jusque-là, tout va bien et reste logique. Le problème à mes yeux, c'est que son texte se penche parfois sur bon nombre d'autres minorités qui mènent un combat similaire, mais qui n'ont rien à voir avec le Trouble du Spectre Autistique... Certes, il y a discrimination, mais une discrimination raciale n'a rien à voir avec une discrimination pour cause de handicap et ne dit pas tout à fait la même chose d'une société. De même Julie Dachez déploie de grandes convictions féministes (avec lesquelles je suis parfaitement d'accord), mais qui une fois de plus, sortent du sujet le lecteur qui parfois peut se demander s'il lit un manifeste sur le féministe ou sur l'autisme.

Mais mes bémols ne doivent pas ensevelir le fait que Julie Dachez a écrit un livre indispensable sur le sujet, fort bien documenté, éclairant et très riche pour qui s'intéresse ou est touché par le sujet si vaste et si complexe qu'est l'autisme, et particulièrement ici le syndrome Asperger. Et rappel, plume joyeuse, cynique et efficace, donc très agréable. Et à travers son quotidien et ses expériences, Julie Dachez montre de façon très accessible et claire ce que peut être la vie d'une autiste asperger, d'autant plus s'il fait partie des asperger invisibles. Certains asperger sont visibles (comme Josef Schovanec), d'autres sont invisibles, comme Julie Dachez... ou moi.

Personnellement, depuis que j'ai été diagnostiquée SA, je trouve le sujet de plus en plus nébuleux. Etre diagnostiquée Aspie n'est absolument pas suffisant pour prétendre connaître parfaitement le syndrome, et encore moins pour faire de son expérience une vérité absolue et générale. Des recherches approfondies, académiques et de bonnes compétences intellectuelles sont nécessaires pour avoir une vue d'ensemble du syndrome. Je vous invite donc à vous méfier des différents témoignages que l'on peut trouver à droite ou à gauche sur le web, qui peuvent n'être que des expériences vécues de personnes qui ne sont parfois pas diagnostiquées par voie médicale officielle (mais qui se contentent d'un diagnostic via des tests proposés sur le net). Donc attention où vous mettez les pieds, et ne prenez pas tout pour argent comptant. Il y a autant d'autisme qu'il y a d'autistes. Les points communs des autistes sont leurs différences.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 28 Septembre 2020

Fabcaro, BD, Pause, avis, Chronique, blog, humour, inspiration

BD - Editions La cafetière - 64 pages - 13 €

Parution en avril 2017

L'histoire : Comment refaire aussi bien que Zaï Zaï Zaï Zaï sans refaire pareil ! Le poids du succès pèse sur Fabcaro qui souffre du perte d'inspiration. Mais que les lecteurs se rassurent : Les auteurs de BD ont de bonnes assurances qui peuvent fournir une inspiration intérimaire ! Evidemment, on part dans un délire à la Fabcaro !

 

 

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Pause est un album composé de multiples saynètes, pas forcément reliées, mais qui tourne autour du sujet de l'inspiration créatrice et de son manque. Le tout forme bien sûr un excellent divertissement hilarant. L'humour et surtout l'autodérision de Fabcaro sont bien mis en scène, même s'ils ne sont plus à prouver et déjà connus. Fabcaro est sorti lessivé du succès de Zaï Zaï Zaï Zaï et une grande attente pèse sur ses épaules... Son précédent succès fut tel que les éditeurs seraient prêts à publier n'importe quoi pourvu que ce soit signé "Fabcaro" ! Mais il est flagada et en mal d'inspiration... Il veut se mettre en pause... Mais on suppose que Fabcaro ne s'arrête jamais puisque de cette soi-disant Pause est né cet album pèle mêle, pour le grand plaisir des lecteurs avides de sport zygomatique !

Fabcaro se dessine donc dans cette période de flottement... Dans sa vie quotidienne d'hypocondriaque, d'auteur, de signataire de dédicace en salons, de fils (ah, les coups de fils de la Maman, excellent), de père de famille, son angoisse du bandeau "Par l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï" qui le poursuit partout. Bref, les franches rigolades se multiplient, même si quelques unes font moins mouche.

C'est une oeuvre "d'entre deux" qui ne révolutionne ni le monde, ni la bibliographie de Fabcaro, mais qui est parfaite comme lecture d'entre deux livres plus conséquents. On ne se prend pas la tête, on s'arrête, on se détend dans ces planches burlesques sur les absurdités de la vie vu par l'auteur, puis on repart vers d'autres horizons ! On a fait une pause ! Ca fait toujours du bien !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Septembre 2020

Cinéma, Film Boutchou, avis, chronique, critique, clémentine Célarié, Carole Bouquet, Stefi Celma

Film d'Adrien Piquet-Gauthier

Avec Stéfi Celma, Clémentine Célarié, Gérard Darmon, Carole Bouquet, Lannick Gautry, Pascal Nzonzi

 

Synopsis : Paul et Virginie viennent d’avoir un petit garçon. Heureux de découvrir leur nouvelle vie de jeunes parents, ils n’imaginaient pas que leur Boutchou allait devenir l’enjeu d’une lutte sans merci entre les grand-parents... Pour gagner l’exclusivité du petit adoré, grand-pères et grand-mères sont prêts à mettre en place tous les stratagèmes...

 

 

Mon humble avis : Enfin une comédie qui ne me déçoit pas, et ces derniers temps, ça n'a pas couru les cinoches ! Pauvres cinémas d'ailleurs, les salles sont désespérément vides ou presque... 10 ou 15 personnes un vendredi soir de pluie... Cela manque de synergie et de rires communicatifs de ce fait, enfin... En plus, sur Allociné, la presse ne se donne même plus la peine de publier des critiques, trop occupée qu'elle est sans doute à courir après le Covid...

Boutchou est vraiment un film sympathique, frais, rythmé et assez drôle. C'est un peu une "guerre des roses" versions papy-mamie, a qui gardera le Boutchou quand les parents travaillent. Sauf qu'à vouloir gagner des points auprès des parents, les grands-parents multiplient bassesses et bourdes monumentales. Chaque couple de comédiens fonctionne à merveille et l'on sent que ces derniers ont dû bien s'amuser pendant le tournage. Les situations comiques s'enchaînent mais n'oublient pas non plus l'émotion et les angoisses parentales devant un premier nouveau-né ! De l'humour "gentiment vache", touchant, le moment de cinéma, même s'il n'est pas inoubliable, est franchement sympathique, détendant ! Boutchou a le mérite de changer vraiment les idées et convient à tout public, sans vulgarité, sans actualité, sans déprime. Bref, ça fait du bien ! En ces temps moroses, je recommande !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2020

roman, littérature, la goûteuse d'Hitler, nazisme, Histoire, avis, critique, blog

Roman - Editions Audiolib - 9h36 d'écoute - 20.45 €

Parution d'origine chez Albin Michel en janvier 2019

 

L'histoire :  1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Ce roman est son histoire, ainsi que celle de ses comparses, dans une Allemagne Nazie en guerre, puis sur le déclin.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman a bien fait parler de lui sur la blogo lors de sa sortie, mais aussi en Italie, pays de Rosella Postorino, où il a été couronné de nombreux prix littéraires. Pour l'écrire, Rosella Postorino s'est inspirée de la vie de Margot Wölk, dernière goûteuse d'Hitler à décéder récemment, à plus de quatre-vingt-dix ans.

Cette audiolecture me laisse un peu mitigée, comme déçue... Certes, le développement du contexte historique et de la vie des goûteuses d'Hitler, une découverte pour moi, m'a vivement intéressée... Recrutées de force, ces femmes n'avaient pas d'autres choix que d'accepter et de risquer leur vie à chaque bouchée. En fait, c'est sans doute la première fois que je lis un roman qui me plonge outre-Rhin durant la Seconde Guerre Mondiale, donc du côté de l'ennemi et de plus, dans la garde rapprochée du Führer... Mais ici, nous partageons une partie du quotidien de "petites gens", bref, des personnes comme vous et moi et j'ai été surprise de constater à quel point peu d'entre elles partageaient l'idéologie nazie et vivaient dans la même peur et le même manque que les autres européens de l'époque. Je me suis donc enrichie de certaines connaissances supplémentaires sur les pratiques nazies (comme celles de récompenser les mères de familles très nombreuses qui "travaillent" donc pour la patrie).

Par contre, l'aspect romanesque de cette histoire m'a le plus souvent laissée de marbre. Les descriptions des relations (conflictuelles d'abord puis amicales) entre les goûteuses m'ont lassée, d'autant qu'à part deux d'entre elles, les autres sont difficiles à reconnaître, à distinguer des autres et donc elles ne génèrent pas d'empathie particulière. Puis vient une relation plus charnelle qu'amoureuse entre l'une d'elle et un S.S. Là aussi, le temps s'allonge. Oui, j'ai trouvé le temps long jusqu'à ce qu'une révélation sur l'une des goûteuses réveille mon intérêt. J'espérais une fin marquante mais non... Celle-ci semble nous plonger dans un imbroglio d'époques qui ne donne pas de place à l'émotion et laisse les sujets qui auraient pu être intéressants en suspend... Au point que je me suis presque dit "tout ça pour ça".

L'écriture est très belle, l'interprétation d'Audrey Sourdive impeccable. Mais rythme et force de récit sont bien trop inégaux à mes yeux. Cependant, je ne regrette pas cette lecture puisqu'elle m'a emmenée dans une autre époque et dans d'autres vies, elle a donc étoffé ma petite culture, c'est déjà pas mal ! 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Septembre 2020

Tonino Benacquista, Homo Erectus, Roman, littérature, avis, chronique, critique

Roman - Editions Folio - 305 pages - 8.00 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2011

L'histoire : Et s'il existait, au coeur de Paris, une société secrète où les hommes puissent enfin confier leurs dérives sentimentales, leurs expériences rocambolesques, leurs fantasmes inavouables sans subir les reproches féminin ni la pression sociale ? Une société où il est interdit d'interrompre, de juger. Juste prendre la parole devant ses pairs ou écouter. Il est interdit de parler de cette société aux autres, sauf à ceux qui pourraient en avoir besoin.

C'est dans cette société secrète que nous rencontrons Denis, Philippe et Yves.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : C'était avant même l'ouverture de mon blog, il y a plus de 12 ans, une connaissance me conseillait chaleureusement de lire Tonino Benacquista. Quelques années plus tard, j'acquerrais ce roman et le voici enfin lu. Oui, il me faut parfois du temps... La cause, la profusion des possibilités de lecture !

J'ai bien apprécié ce roman de Tonino Benacquista, avant tout, pour son élégance. Celle de sa narration, celle de son style soigné, celle de son auteur qui ne juge pas ses personnages. Il leur laisse le choix de se tromper, de se contredire, de s'essayer sur d'autres chemins que ceux tracés, quitte à se rendre compte qu'ils s'éloignent de ce qu'ils sont intrinsèquement. 

C'est dans cette société secrète que se rencontrent Yves, Philippe, et Denis. Cette société est leur seule connexion, suivie du verre qu'ils aiment partager après chaque séance hebdomadaire. Et c'est autour de ces 3 personnages que Benacquista construit son roman... L'avant, le pendant et l'après de ces trois hommes qui vivent un bouleversement dans leur vie et tentent de se redresser. Ils sont en reconstruction.

La vie de Denis, serveur en brasserie, est un désert sentimental et sexuel. Aussi, est-il convaincu que toutes les femmes se vengent sur lui des méfaits que les hommes leur font subir. Il sombre dans la dépression jusqu'à ce qu'une intruse s'installe chez lui. Etrange, qui est-elle, pourquoi est-elle là ? Yves, poseur de vitre, vient de rompre avec sa femme qui l'a trompé avec un gogo dancer. Fini pour lui l'engagement et les promesses, désormais, Yves ne fréquente que des prostituées qui lui permettent de découvrir Les femmes. Philippe, penseur philosophe, a du mal à oublier Juliette... Jusqu'à ce que Mia, LA super top model reine du monde et du papier glacé, l'invite dans sa vie. Tonino Benacquista explore donc les comportements masculins et leurs problématiques dans une société qui donnent trop de modèles où ils perdent leurs repères, en cherchent de nouveaux. Le romancier pointe du doigt les préjugés, les à priori, la surmédiatisation, dans un roman aussi sensible que discrètement et finement drôle, se moquant parfois gentiment de ses personnages pour les admirer ensuite. C'est qu'ils sont attachants ses trois hommes abîmés. Celui qui m'a le plus touchée d'ailleurs est Yves, celui qui se cherche dans les bras de femmes de joie... Celui qui pourrait paraître pour le moins vertueux mais qui révèle en fait toute la bonté et l'énergie qui dormait en lui pour se rendre extraordinaire.

Ah les hommes, dur de les comprendre ! Mais, comment ? Oui, Tonino Benacquista achève son roman de façon tout à faire égalitaire. Et oui, les femmes ne souffriraient elles pas des mêmes maux que le sexe opposé ? Oui, chacun(e) souffre d'être encombré(e) de soi-même et du poids d'une société qui impose ses codes. Et chacun(e) ne fait-il (elle) pas de son mieux ?

"En fait, il s'était lancé dans un essai sociologique qui décrivait l'homme contemporain harcelé par des injonctions de toutes sortes et qui, à force d'être à l'écoute de son époque, n'était plus à l'écoute de lui-même. En ce XXIème siècle de surinformation, on l'exhortait au bonheur, on le contraignait au plaisir, on lui imposait le beau, on le condamnait au juste, on lui définissait la quantité de normes dont il craignait d'être exclu."

Bref, un roman original, intelligent, caustique, parsemé de moments savoureux, et classe !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Septembre 2020

Château Rocher Portail, Bretagne, Tourisme, visite, patrimoine, Brice en Coglès

C'était le 13 juillet dernier au soir...

Déçue de ne pas assister à un feu d'artifice municipal pour cause de Coronavirus, je suis allée en voir un "privé" dans le Château du Rocher Portail.

Nous sommes accueillis par Manuel Roussel, propriétaire des lieux depuis 2016. La soirée commence par une visite (masquée en 2020 pour cause de C19) des jardins et du château...Aux lueurs des bougies, au fur et à mesure que tombe la nuit. 

Divin ! L'ameublement est d'époque et nous suivons "le parcours" qui nous mènent de a chapelle aux grands salons, des chambres des maîtres jusqu'aux cellules du personnel de maison en passant par un cabinet des curiosités et un fameux passage secret ! Le tout ponctué de douces animations qui nous expliquent la vie au château, l'époque, l'Histoire. Des guides costumées circulent également dans les murs, jamais avares d'explications ou de saynètes joyeuses ! Une bien belle façon de se cultiver. Puis tout le monde (visiteurs, guides et propriétaires des lieux) se retrouve dans la grande cours, avant de passer le pont levis pour aller admirer un petit feu d'artifice bien sympa, donné sur la façade du château.

 

Le château Rocher Portail est sis à Brice en Coglès, en Ille et Vilaine... Aux portes de la Bretagne... Ceci explique le "portail"... Il est construit sur un petit rocher... Ceci explique "Rocher" ;) . A proximité, le Mont Saint Michel et/ou la ville de Fougères.

C'est un des plus beaux châteaux de Bretagne, ouvert au public que depuis 2017, soit exactement 400 ans après la fin de sa construction (1595 - 1617)... Suite au rêve d'enfant de l'actuel propriétaire de cette grandiose demeure. Jusque là, le château avait toujours été habité sans subir ni dégradation, ni pillage, ni destruction, que ce soit pendant la révolution ou pendant la 2ème Guerre Mondiale. Bref, un château miraculé !

Tout cela pour dire que si vous passez un jour dans le coin, n'hésitez pas à vous offrir ce voyage de 400 ans dans l'Histoire de France, et par la même occasion de faire vivre son patrimoine dans une atmosphère bon enfant. De même, un détour vaut la peine !

 

Voici le site du château, n'hésitez pas à le consulter pour y découvrir toutes les visites et animations proposées par Manuel Roussel : https://lerocherportail.fr/pages/chateau-le-rocher-portail-bretagne-67.php

PS : Les photographies sont interdites en intérieur... D'où mon "reportage" uniquement extérieur !

UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL
UN DIMANCHE AU CHATEAU ROCHER PORTAIL

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Septembre 2020

Récit - Editions Le livre qui parle - 3h03 d'écoute - 13€95

Parution d'origine en 1944

Le sujet : Stefan Zweig revient sur l'une des plus grandes erreurs historiques du monde : Le nouveau monde baptisé "Amérique", "America", Amerigo. Quand, pourquoi, comment ? Zweig démêle cette intrigue historique comme une pelote de laine, faite elle-même de plusieurs petites pelotes. 

 

Tentation :  Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Ce récit de Zweig fut pour moi fascinant, passionnant et très instructif. Certes, Amerigo m'a certainement remis en mémoire quelques petites choses apprises à l'école, mais bien oubliées depuis... D'ailleurs, depuis, je ne m'étais jamais demandé pourquoi Le nouveau Continent avait été baptisé Amérique... Et suite à cette lecture, je m'interroge d'ailleurs sur l'origine des noms Europe, Asie, Afrique...

Le premier plaisir est de retrouver le style limpide et soigné de Stefan Zweig. Comme c'est agréable à l'oreille ! Son talent de conteur est indéniable, il sait captiver les foules et développer une véritable intrigue, avec ses rebondissements, ses indices autour de faits historiques. En fait, ce récit prend la forme d'un roman, avec ses protagonistes. Ce que l'époque a retenue d'eux, et ce que l'Histoire a remis à sa juste place.

Le livre commence bien des siècles avant la découverte du nouveau monde par Christophe Colomb. Zweig déroule les faits et causes, qui au fil des siècles, ont mené à cette découverte. Cette introduction est déjà très instructive, qui m'a appris à qu'il fut un temps, la France n'était plus du tout terre de connaissances et de découvertes par exemple.

Puis quelques années après 1492, vint le grand malentendu constitué d'une myriade d'erreurs (depuis des fautes d'orthographes dans certaines éditions, à l'attribution erronée de textes aux mauvaises personnes, en passant par des éditeurs peu scrupuleux, les oublis, les anachronismes, les preuves conservées par certains sans aucune conscience de leur valeur)... Et l'un des quiproquos les plus déterminants dans cette histoire émana d'une petite ville de nos Vosges bien françaises. Amerigo se voit attribué le mérite de la découverte des terres outre-atlantiques, considérées un temps comme Les Indes, puis les nouvelles Indes. De son vivant, Christophe Colomb tomba dans l'oubli et le dénuement. Son contemporain, Amerigo Vespucci, n'a en fait ni conscience, ni connaissance de sa célébrité ! Bref, ce n'est que trois bons siècles plus tard que la vérité sera rétablie et que les deux hommes, que l'Histoire tenaient pour ennemis, les relia dans une amitié.

Bref, vous l'aurez bien compris, ce texte et à lire, à écouter, à relire pourquoi pas, pour se remettre en tête ce que fut l'Histoire et comprendre de nouveau que celle-ci n'est pas figée. Evidemment, Amerigo sonne aussi comme une réhabilitation de Vespucci par Stefan Zweig, une réhabilitation bien méritée, pour cet homme qui s'est vu bien sali sans avoir fait quoique ce soit pour le mérité. Une belle et passionnante révision de l'Histoire par l'auteur, et pour le lecteur !

Zweig nous offre en prime quelques sujets de réflexion sur lesquels chacun pourra s'amuser à philosopher... Par exemple... Qui est le plus important : celui qui découvre ou celui qui prend conscience du potentiel de cette découverte ? Bon bien sûr, Zweig émet cette question bien plus joliment que moi ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Septembre 2020

Film le bonheur des uns de Daniel Cohen, cinéma, avis, critique, Vincent Cassel, Florence Foresti

Film de Daniel Cohen

Avec Bérénice Bejo, Vincent Cassel, Florence Foresti, François Damiens

Synopsis : Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C'est face au succès que l'on reconnait ses vrais amis… Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

 

Mon humble avis : Une bonne comédie acide à souhait, inspirée de la pièce de théâtre "L'île flottante". Un sujet qui fonctionne très bien en France, où la réussite est presque systématiquement suspicieuse et jalousée. Et nous sommes dans un pays où il est de bon ton de développer un talent particulier qui permet de briller et de se distinguer des autres. Un bon casting donc pour évoquer la jalousie et l'hypocrisie face au succès naissant puis gigantesque d'un membre d'un groupe d'amis. Daniel Cohen décortique bien les effets de la cristallisation du succès doublé de la célébrité. "On" dit toujours que le succès change les gens qui le rencontrent, mais peut-être pas en fait. Oui, dans ce film, il est clair que c'est l'entourage de Bérénice Bejo qui ne s'habitue pas à ce nouvel équilibre des forces en présence, que ce soit dans le couple ou la bande de potes. La "petite fragile sans ambition" n'est plus et dépasse les autres au poteau de la réussite telle que bon nombre se la figure : argent et la célébrité comme cerise sur le gâteau. Les personnages sont bien campés, même si d'eux d'entre-eux (Foresti et Cassel) deviennent un peu trop poussifs à mon goût. A mes yeux, le film aurait gagné à être plus délicat et subtil dans le traitement de son sujet avec des personnages moins envahissants.

Mais le moment de cinéma reste bien agréable, les dialogues sont pour la plupart bien sentis, l'aveuglement des uns sur leur propre comportement et bêtise prête vraiment à sourire et à rire de temps en temps. Ah oui, petite précision, ne vous fiez pas, où ne vous découragez pas devant la scène d'ouverture interminable qui semble oublier le vieil adage disant que les meilleures blagues sont les plus courtes. Ma mention spéciale dans ce film ira à l'excellent François Damiens, qui donne vraiment à son personnage une épaisseur attachante.

Le bonheur des uns n'est pas un film exceptionnel, mais il dépasse de loin les autres comédies que j'ai pu voir ces derniers temps. C'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Septembre 2020

Roman - Editions J'ai Lu - 316 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Flammarion en avril 2019

L'histoire : Alors que Justine, jeune hackeuse, est enfin parvenu sur le serveur de l'US Army, son écran lui montrent une trentaine de missiles nucléaires dans les airs en Asie, subitement détournés... Evitant de peu une Troisième Guerre Mondiale. Justine a compris qui est responsable de ce détournement... Internet lui-même. Sauf que l'US Army est convaincue de la culpabilité de Justine... Pour elle, commence une course contre la montre, pour se sauver elle-même mais surtout tenter de sauver le monde !

Tentation : Picth et couv'

Fournisseur : Ma CB

 

 

 Mon humble avis : Quel livre inattendu, d'autant que j'en ignorais l'existence... jusqu'à ce que sur un étal, ce chat psychédélique me fasse de l'oeil ! La quatrième de couverture a eu de suite raison de ma compulsion acheteuse livresque pas toujours maîtrisée comme je le voudrais.

C'est un coup de coeur véritable pour moi, et me trouve désarmée pour expliquer cette révélation à sa juste valeur. Tant ce livre est dense, tant il amène à la réflexion, tant il est enrichissant spirituellement parlant, tant que serais incapable de rembobiner le fil déroulé par l'auteur et recomposer la pelote. Et tout cela, sous couvert de la bonne distraction littéraire.

Nous voici dans une "petite" anticipation. Petite, non par l'ampleur, mais par la date : N + 1, l'année prochaine. Où celle d'après ou plus tard, peu importe, N + 1 par rapport à votre date de lecture... Peut-être qu'un jour prochain certains faits ne seront plus anticipatifs mais réalité... Réponse dans peu de temps, si l'univers nous prête vie... Enfin, si nous redonnons vie à notre Planète et nous reconcentrons sur nos fondamentaux.

Les principaux protagonistes sont : Justine, la jeune Hackeuse, Thomas, un colonel de l'U.S Army, le Général Lloyd, le quarante-quatrième Président des Etats-Unis (excellent, il n'est jamais nommé ni prénommé, il apparaît juste comme l'ancien président, mais ses traits et les descriptions qu'en donne Jean-Gabriel Causse font apparaître le visage souriant et bienveillant de Barak Obama, qui ne l'oublions pas, est aussi Prix Nobel de la Paix). Mais le personnage central est Internet "en personne", enfin, en conscience !

D'ailleurs, Internet prend régulièrement la parole et s'adresse à nous, lecteurs et/ou usagers, comme aux hommes de pouvoirs, aux férus, aux scientifiques, aux philosophes, aux hommes de savoir et leurs contraires, les stupides. Justine a en effet découvert qu'à force d'algorithmes, Internet a pris conscience de lui-même. Il pense, donc il est. Et il peut agir, choisir... Est-ce une menace ou une force. Qui est en péril ? L'humanité, la planète, Internet ? Qui est un danger pour qui ?

De cette découverte, découle une série de faits parfois rassurants, parfois terrifiants.  Un désarmement immédiat des trois quarts du monde décidé unilatéralement.... je n'en dis pas plus. Et le tout nous emmène dans une lecture frénétique mais aussi méditative (donc participative et active) sur notre nature humaine, sur la place que nous donnons aux réseaux sociaux dans nos vies... et les conséquences que cette fameuse place (baisse générale des Q.I, de la mémoire de travail entre-autre). Il est clair qu'Internet est autant une mine d'or très prometteuse qu'une poubelle débordant d'une bonne partie de la bêtise et de la haine humaine. Bref, Internet est ce que l'on en fait. Dis par moi, c'est d'une banalité déconcertante, mais développé sur 300 pages d'un roman qui flirt sur l'espionnage et l'aventure par Jean-Gabriel Causse, c'est juste passionnant, très intelligent, bien documenté et judicieusement imaginé. Le génie de cette histoire au suspense constant, c'est elle est autant divertissante (ô que j'aime) que sujette au questionnement tant individuel que collectif sur ce que nous sommes, ce que nous devenons, ce que nous serons, alors que l'usage de l'Intelligence Artificielle est tellement ancré dans les plus infimes parties de nos vies et de nos sociétés, qu'il est impossible de faire "marche arrière". Quant à moi, je pourrais déjà relire "L'algorithme du coeur", pour méditer encore sur tout cela, peut-être en prenant des notes pour retenir... et remettre mes idées et pensées dans l'ordre !

Mais ce qui est rassurant à savoir... C'est que, contrairement à l'humain, Internet n'a pas d'égo... Et c'est peut-être ce qui pourra sauver le monde !!!

 

"Vous dites que mon intelligence est artificielle. La vôtre n'est-elle un peu superficielle ?"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Septembre 2020

cinéma, film, Enorme, Sophie Letourneur, Marina Foïs, avis, critique

Film de Sophie Letourneur

Avec Marina Foïs, Jonathan Cohen, Jacqueline Kakou, 

Synopsis : Ça lui prend d’un coup à 40 ans : Frédéric veut un bébé, Claire elle n’en a jamais voulu et ils étaient bien d’accord là-dessus. Il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Claire se transforme en baleine et Frédéric devient gnangnan.

Mon humble avis : Que se passe-t-il ? Il me semble que depuis toujours, je suis une assez bonne cliente des comédies. Sauf que depuis quelque temps, je ne les trouve souvent que gentillettes, voire décevantes. Qui change ? Le cinéma ou moi ?

Pour Enorme, c'est plus qu'une déception, mon sentiment n'a pas de mot je crois. J'aime beaucoup l'actrice Marina Foïs et la bande-annonce laissait présager un film franchement drôle. Hélas....

Déjà, nous sommes dans une histoire diesel, le coeur du sujet prend tout son temps pour se mettre en place. Une fois qu'il est là, je me suis mise à le regretter et j'ai attendu la fin de la séance, ébahie par tant de grotesque, de platitude, de bêtise, de flops dans les dialogues, de laideur, d'impudeur franchement nauséabonde et déplacée dans ce genre de film... donc de public.

Le personnage de Marina Foïs est "absent" une grande partie du film, et celui de Jonathan Cohen manque tant d'un minimum de finesse qu'il n'en est pas attachant du tout. Mon seul moment d'émotion fut quand "Marina" se "réveille et se rebelle d'être sans cesse tripotée de partout par tout le monde. Et tout de même, un peu lors de l'accouchement. Le reste du temps, tout ce que je ressentais était de la lassitude, de l'agacement, voire du dégoût (le gars qui baise sa femme dans la salle de travail à la maternité et qui doit s'interrompre le sexe bien droit... Bof, de très mauvais goût à mes yeux. Certes, le cinéma peut déranger, quand il y a matière et cause. Mais là, je n'en vois pas l'intérêt.

D'autant qu'une autre gêne était présente tout du long. Le format de l'écran, choisi carré par la réalisatrice. Le grand écran se retrouve bien réduit et vraiment inhabituel donc perturbant, déplaisant. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai vécu.

Quand je lis sur Allociné "les secrets de tournage", je déduis que Sophie Letourneur a beaucoup intellectualisé et "métaphorisé" son histoire, et qu'une fois de plus, ce n'est pas à propos dans une comédie grand public qui est là pour faire rire, et ne pas se torturer les neurones à réfléchir.

Bref, dommage, le sujet était intéressant et aurait pu accoucher d'un film plus drôle, plus lumineux, plus léger, plus virevoltant. Là, rien d'énorme, tout est lourd, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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