Publié le 4 Juillet 2018

BD - Editions Daniel Maghen - 108 pages - 19.50 €

 

Parution en août 2013

L'histoire :  Alban, jeune soldat français envoyé en Louisiane et porté déserteur, partage à présent la vie des indiens Minetaree. Solidement lié d'amitié avec le trappeur Toussaint Charbonneau, il a abandonné tout espoir de retrouver Louis, l'ami qui l'avait accompagné en Amérique avant de tomber aux mains des Pawnees. Sa décision est prise, il va rentrer en Europe... Malheureusement, son chemin croise celui de guerriers Shawnees, et d'une bande de miliciens. Si ces derniers sauvent la vie d'Alban, ils se révèlent d'une sauvagerie et d'une cruauté bien supérieure à celle des indiens qu'ils sont censés combattre...

 

Tentation : Sujet et dessins

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : La qualité première de cet album est sans conteste la beauté de ses dessins et planches, en style aquarelle. Quelle force ! Et quel apaisement ces dessins apportent dans un récit qui est plutôt brutal. La beauté de la nature face à la rudesse de certains hommes. Quel talent de la part de l'auteur ! Ses planches pourraient constituer une exposition où je me rendrais avec plaisir !

Patrick Prugne nous propose un voyage dans le temps et dans les terres... Dans le temps, car nous remontons à l'époque des colons qui occupaient les Etats-Unis et continuaient à migrer par milliers en vue de la terre promise... malgré ses dangers, les guerres indiennes, la manipulation de l'homme blanc envers l'homme rouge, les alliances des uns et les trahisons des autres. Le contexte historique est bien décrit, et il permet de comprendre le rôle joué par Anglais et Américains dans toutes ces guerres indiennes.

Dans les terres aussi, car nous commençons notre voyage depuis les plages proches de Philadelphie pour aller jusque dans le Midwest. Ce road trip en pays hostile, nous l'effectuons avec Angèle, jeune paysanne française, fraîchement débarquée pour partir à la recherche de son amant et de son frère, dont elle est sans nouvelle depuis des années.

Je découvre que cet album est la suite d'un autre... Frenchman... Ceci, pour info pour vous potentiel lecteur car pour moi, il est trop tard. Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier vivement cet album. Il nous emmène au coeur des tribus Pawnee, indiens pacifistes, qui finalement décide d'entrer en guerre contre les colons tant ceux-ci les massacres impunément...

Cette BD romanesque est vraiment passionnante et se révèle comme un véritable voyage sensoriel et poétique grâce à ces peintures qui nous plonge dans cette nature sauvage et luxuriante, pas encore abîmée par l'empreinte de l'homme occidental !

PAWNEE, BD de Patrick PRUGNE
PAWNEE, BD de Patrick PRUGNE
PAWNEE, BD de Patrick PRUGNE
PAWNEE, BD de Patrick PRUGNE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Juillet 2018

Film de Jason Reitman

Avec Charlize Theron, Ron Livingston, Mackenzie Davis

 

Synopsis :  Marlo, la petite quarantaine, vient d'avoir son troisième enfant. Entre son corps malmené par les grossesses qu'elle ne reconnaît plus, les nuits sans sommeil, les repas à préparer, les lessives incessantes et ses deux aînés qui ne lui laissent aucun répit, elle est au bout du rouleau.
Un soir, son frère lui propose de lui offrir, comme cadeau de naissance, une nounou de nuit. D'abord réticente, elle finit par accepter. Du jour au lendemain, sa vie va changer avec l’arrivée de Tully…

 

 

Mon humble avis : Une certaine presse présente ce film comme une comédie... Que nenni ! Certes, deux ou trois situations amènent le rire mais guère plus. Tully est un drame formidablement réalisé qui rend hommage aux mères submergées par leur situation de mère de famille.... Ici, deux enfants, dont un qui est proche de l'autisme, et un nouveau- né qui pointe le bout de son nez et qui va plonger Marlo dans un sacré Baby blues.

Enfin un film qui montre la grossesse et ces suites telles qu'elles peuvent être, et qui ne subliment pas cet événement merveilleux que reste la naissance d'un enfant.

Tully est un film en trompe l'oeil qui montre l'effet que peut avoir la présence d'une aide dans la maison pour surmonter le baby blues et la fatigue de la mère, le manque de sommeil, surtout quand on a pour mari un homme certes aimé mais qui passent ces soirées avec un casque devant ses jeux vidéo, à tuer des zombies sans se rendre compte que sa femme en devient un.

Tully est vraiment une histoire bouleversante et très touchante, dans lequel il règne un certain suspens... Et oui, il semble que dorénavant, que ce soit au ciné ou dans la littérature, la présence d'une baby sitter dans un foyer amène toujours un climat de suspens.

Ici, le scénario propose un regard tantôt tendre, tantôt cinglant ou mélancolique sur l'âge adulte et les souvenirs de ce que nous étions à nos vingt ans. Le tout dans une époque et une société où l'on attend d'une mère qu'elle soit "parfaite" à tous les niveaux, et vêtue en executive women quelques heures après l'accouchement !

Evidemment, ce film doit tout à son interprète principale, le formidable caméléon qu'est Charlize Theron, qui n'a pas hésité à prendre 18 kilos pour se fondre dans le rôle de Marlo.

Et bien sûr, la fin du film est des plus inattendue.

A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Juin 2018

Thriller - Editions Livre de Poche - 316 pages - 6.10 €

 

Parution d'origine en 2001 chez Albin Michel

 

L'histoire : New York, fin des années 90 début 2000... C'est d'abord Gloria, une fillette qui disparaît. Son tueur envoie plus tard une lettre à sa mère, lettre détaillant l'immonde fin Gloria... Puis un prostitué est retrouvé atrocement mutilé, avant qu'un jeune handicapé mentale disparaisse d'un parc...

Les flics du 21ème district sont sur les dents, avec Stan Levine à leur tête... Stan qui va un peu trop provoquer ce serial killer et qui le paiera très cher...

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Et bien... Dans ma vie de lectrice, j'en ai "rencontré" des serial killers complètement tarés, mais ce Nichols tient le haut du podium et de loin ! Au point qu'au cours de ma lecture, j'en venais à me dire que des auteurs tels que Maxime Chattam et Jean-Christophe Grangé pouvaient aller "se rhabiller".

Le cinquième jour va vraiment très loin dans l'horreur, le sadomasochisme, la perversion sexuelle et le détraquement mental. Ce n'est pas vraiment spoiler que de dire que cela va jusqu'au cannibalisme cuisiné (on l'apprend dans les premiers chapitre), quel que soit l'âge et le sexe de la victime, et le crucifixion. Aussi, on ne mettra pas ce thriller dans toutes les mains. Ames sensibles, même un minima, s'abstenir... Ce cinquième jour met vraiment mal à l'aise...

Et pourtant, c'est tout de même un bouquin et une enquête rudement bien menée et diablement efficace.

En fait, on connait le coupable dès le début, puisque les chapitres alternent entre les actes et la vie d'Egard Nichols et l'enquête policière, menée par THE super flic de New York. Donc la question n'est pas qui... Mais quand la police va serrer ce cinglé et surtout, arrivera-t-elle avant qu'il ne soit trop tard... Puisqu'à mi roman, Nichols donne un ultimatum de cinq jours avant d'achever sa dernière victime en date...

Il faut savoir que pour construire le personnage de Nichols, Maud Tabachnik s'est inspirée d'un des pires sérial killers de l'Histoire des Etats-Unis, qui, dans les années 30, fut soupçonné de plus de 200 meurtres avant de passer sur la chaise électrique.

L'atmosphère du New York de l'époque, avec ses bas-fonds est parfaitement rendue, tout comme l'aspect mouvant de la grosse pomme. Quand j'ai acheté ce livre, je n'avais pas vu qu'il était si ancien. Cela se sent un peu dans les méthodes policières, le matériel utilisé (très peu de téléphone portable etc), et les Twin Towers dominent toujours la ville.

Le cinquième jour est donc un très bon thriller pour ceux qui ne craignent pas le gore (il est aussi question ici, même si de loin, de Snuff Movies pédophiles...)... Je le répète, à ne pas mettre dans les mains de n'importe qui, et encore moins dans celle d'un ado...Car ce roman, qui casse certains codes du schéma thriller (je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler) est vraiment dérangeant, même si captivant parce que super thrillant ! J'avoue que pour moi, c'était too much, mais j'ai été tenue prisonnière de l'intrigue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 28 Juin 2018

Film de Gary Ross

Avec Sandra Bullock, Cate Blanchett, Rihana

 

Synopsis :  Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C'est le temps qu'il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu'il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son "associée" Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d'expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l'arnaqueuse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode. Le butin convoité est une rivière de diamants d'une valeur de 150 millions de dollars. Le somptueux bijou sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kluger qui devrait être l'objet de toutes les attentions au cours du Met Gala, l'événement de l'année. C'est donc un plan en béton armé. À condition que tout s'enchaîne sans la moindre erreur de parcours. Enfin, si les filles comptent repartir de la soirée avec les diamants sans être inquiétées…

 

Mon humble avis : Divertissant même si très formaté et convenu. Glamour/fashion par les tenues vestimentaires de ses dames braqueuses de haut vol. Et enfin, une toute fin tout de même surprenante. Voici ce que vous pouvez attendre de cette version féminine de la série Ocean 11, 12 , 13...

Ah si, un autre bon point à mettre en avant par les temps qui courent : pas de violence, pas de vulgarité

Si vous cherchez un brin d'émotion, oubliez ! Trop de botox  sur le visage des deux héroïnes principales. Quant aux autres personnages, ils en deviennent tellement secondaires et caricaturaux qu'on les remarque à peine.

Bien sûr, l'on sait que l'on est au cinéma et que donc... on regarde du cinéma. Il n'empêche, quand on réfléchit au déroulement de l'action et son rappel par flash-back, et bien on a l'impression que ces super cambrioleuses ont un étonnant don d'ubiquité ! La préparation de ce fameux cambriolage parait "trop facile" et garnit de "comme par hasard". Et puis, ce qui est frustrant, c'est que ces 8 nanas semblent bien s'éclater entre elles, au point d'agir beaucoup plus dans le dos du spectateur que face à lui. De ce fait, difficile pour le spectateur de se sentir impliqué dans l'affaire ou de ressentir empathie ou complicité avec les personnages.

Donc voilà, un divertissement paresseux pour celles ou ceux qui apprécient une certaine passivité devant un grand écran...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 26 Juin 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h17 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine chez Gaia en mars 2015, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Des touristes suédois divers et variés embarquent pour une croisière en Antarctique. Parmi eux, une septuagénaire globe-trotter, une trentenaire qui a toujours le mot pour rire, une jeune homme qui a décidé d'en finir, un type qui aimerait se débarrasser de sa femme sur un iceberg et quelques autres... Bref, tous les ingrédients pour que cette croisière reste inoubliable et animée.

 

Tentation : Pitch et bandeau

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'ai lu ce livre juste après "Briser la glace" de Julien Blanc-Gras, livre qui m'avait amenée en Pôle Nord. Alors, pourquoi pas le Pôle sud juste après, c'est ça la magie de la lecture, pouvoir vous téléporter d'un bout à l'autre de la planète ! Et puis... je garde un bon souvenir de "Le mec de la tombe d'à côté", de la même auteure suédoise. Et enfin, le bandeau annonçant "une comédie pétillante et stimulante" m'a fait dire : un peu de rigolade sera le bienvenu...

Bon, ben... j'ai pô ri... J'ai même pô vraiment souri ! Je pétillais plutôt d'impatience d'en finir en fait, puisque je n'ai pas trouvé dans ce roman les ingrédients que j'espérais, pire, que le bandeau m'avait promis !

Les personnages prennent la parole les uns après les autres. On repère et on suit bien les principaux, par contre, les secondaires floutent l'ensemble et  interviennent souvent comme un cheveu sur la soupe... inutilement. 

L'aspect voyage en Antarctique est très peu développé, mise à part la description de quelques volatiles, lions des mers, pingouins (évidemment) et de "superbes paysages". Le roman aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs sur la planète, voire même dans un hôtel club en pleine saison, cela n'aurait pas changé grand-chose. Dommage de ne faire de l'Antarctique qu'un prétexte à une histoire plutôt plate, prévisible et surtout "calibrée" tout comme il faut, avec une distribution des rôles digne d'un show de télé-réalité.

Certes, quelques situations intéressantes s'amorcent, mais elles ne sont jamais approfondies ni exploitées alors qu'elles auraient justement pu apporter du cocasse ou de la causticité... Mais non, Katarina Matzetti reste bien sur les rails, ou plutôt sur son bateau. Les conversations qu'échangent les protagonistes sont on ne peut plus consensuelles et évoque bien sûr les sujets actuels tels que le réchauffement climatique etc... Mais sans jamais voler bien haut... 

Ma vie de pingouin pourra peut-être vous divertir sur une plage en pleine canicule mais n'en n'attendez pas beaucoup plus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 24 Juin 2018

 

C'est à peu près à cette date qu'il y a 10 ans, j'ouvrais ce blog en me disant juste "pourquoi pas moi ?!" parce qu'une de mes connaissances en tenait un !

Si l'on m'avait dit que 10 ans après je serais toujours penchée sur mon clavier à rédiger mes chronique, je ne l'aurais jamais imaginé ! Qui peut se projeter 10 ans plus tard ? Même dans les entretiens d'embauches, je n'ai jamais eu de réponse à cette question aussi récurrente que débiles !

Parce qu'en 10 ans, il peut s'en passer des choses, des bonnes et des moins bonnes, des événements choisis ou subis, des coups du hasard ou des rencontres...qui font que nos envies évoluent en même temps que nous, à moins que ce ne soit le contraire !

En fait, un blog, c'est comme la vie !

Il y a des moments de frénésie, de lassitude, de sérénité, d'envies simples ou d'envies de grandeur, de routines, de repères rassurants, des essais, des bugs, des échecs, une maturité. Il y a des rencontres ponctuelles et d'autres durables, mais toujours enrichissantes.

Il y a la solitude et les moments de partages, in real life ou par écrans interposés ! Mais en tous cas, un blog tout seul ne sert à rien... Un blog, c'est certes un blogueur (en l'occurrence UNE blogueuse en ce qui me concerne), des lecteurs, et la blogo... Toute une communauté de passionnés, une tribu qui partage les mêmes valeurs et à qui j'ai plaisir à appartenir, à avoir une place, aussi petite soit-elle. Chacun prend la place qu'il veut dans cette tribu. Mais la notion d'appartenance est importante... pour moi ! J'ai une confiance entière dans la nature humaine de ma tribu blogo personnelle, peu importe que je connaisse réellement ou pas ces personnes. Car quand on écrit des billets tels que toutes lectrices en écrivent, on ne peut être qu'une bonne personne. Et ça, c'est immense comme sentiment !

Et surtout, derrière ou avant tout cela, il y a des auteurs, des écrivains, des cinéastes qui nous donnent envie d'avoir envie, qui nous passionnent, qui nous enrichissent, qui nous captivent. Sans ces artistes ultra célèbres ou discrets, il n'y aurait pas de blogo littéraire !

Donc merci à tout ce petit et large monde d'exister.

Souvent je me demande ce qu'il en serait de mes lectures actuelles si je n'avais pas créé ce blog et intégré la tribu de la blogo littéraire ? Fort possible que je sois encore dans mes lectures habituelles de l'époque... Harlan Coben ou autres thrillersites et quelques best-sellers... En fait, le seule auteur qui est survécu dans mes envies d'il y a 10 est... je vous le donne en 1000 ! Amélie Nothomb ! Grâce à ce blog et mes copines blogueuses, j'ai élargi mes choix de lecture de façon.. Pfiouuu !

Que c'est il donc passé de mémorable ces 10 dernières années ?

Les chats (et surtout les miens), ont pris une place prépondérante dans ma vie et se sont fait une place régulière sur ce blog.

 

Depuis quelques années, lire m'est devenu quasi impossible sans cet instrument...

Et celui-ci :

Car oui, les livres audios sont arrivés discrètement dans ma vie pour prendre un place telle qu'ils représentent presque plus de la moitié de mes lectures actuellement. (Merci la bib', et merci la nouvelle voiture avec port USB ;) !)

Les rencontres avec les blogueuses se sont multipliées, en groupe ou en duo, s'espacent parfois mais sont toujours là, régulières... Et ce qui est dingue quand on y réfléchit, c'es que depuis que l'on a créé nos blogs, on a tous changé de dizaine ! Mais...

Certaines blogueuses sont devenues mères, d'autres grand-mères !

Et évidemment, j'ai lu des tonnes de livres, au point que depuis 10 ans, je dois régulièrement songer à me séparer de certains d'entre-eux pour que mon petit appart ne ressemble pas à ça : 

 

Et last but not the least... Mon compteur ne devrait pas tarder à afficher la 600 000ième visite !

 

Bon ben...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 22 Juin 2018

Roman - Editions du Rocher - 344 pages - 17.90 €

 

Parution le 23 mai 2018 (Nouveauté)

L'histoire : Mathilde l'aînée et Félicité la cadette. Deux soeurs que tout semble opposer, tout est notamment l'idée qu'elles se font l'une de l'autre.

Jusqu'aux révélations qui mèneront aux retrouvailles émotionnelles des soeurs et confirmeront le vieil adage : l'union fait la force pour reconstruire ce qui est détruit !

Tentation : L'auteure

Fournisseur : L'éditeur, merci pour l'envoi

 

 

 

 

Mon humble avis : Sans être "feel good" "Là où l'on s'aime il ne fait jamais nuit" est un roman qui fait du bien. Parce qu'il reste résolument positif malgré les difficultés de vie que rencontrent les deux héroïnes. Parce qu'il y règne une atmosphère familiale chaleureuse et bienveillante malgré certains non-dits et ressentiments. Parce qu'il est facile à lire, léger dans la forme et intense dans le fond.

La couverture, étonnante au premier abord, représente finalement bien l'ambiance du roman... L'amertume, voire l'acidité du citron, comme celles de la vie... Mais s'y l'on y ajoute un autre ingrédient, ici le vert, cela devient bien plus acidulé !

L'aînée des deux soeurs, c'est Mathilde ! Celle qui semble forte, décidée, qui réussit dans la vie... mais Mathilde et son mari Germain ne parviennent pas à avoir d'enfant... Cette envie de maternité tourne à l'obsession et ils s'engagent dans la P.M.A (Procréation Médicalement Assistée). Et là, en tant que lectrice, je me suis rendue compte de quel parcours du combattant il s'agissait ! Parcours incertain, contraignant médicalement, corporellement et aussi quotidiennement, ce qui est en fait très difficilement compatible avec une vie professionnelle contemporaine... Encore une inégalité homme/femme dans le monde du travail.

Félicité, la benjamine, a deux enfants de pères différents et se fait licencier de son emploi d'assistante de vie... Bref, elle galère, n'a jamais été sûre d'elle... Etc... Le portrait à priori opposé à celui de sa soeur. L'aîné de ses enfants, Corentin, fête ses dix ans... Félicité lui avait promis alors de lui révéler l'identité de son père... Père qui reste un mystère pour tout le monde... Et manifestement un traumatisme ou une honte pour Félicité...

Bref, avec l'aide de leurs proches et l'arrivée de nouvelles personnes dans leur vie, les deux soeurs vont enfin se libérer du poids qui leur brise les ailes. L'une par le lâcher-prise, l'autre par une reprise du contrôle de soi. Deux façon opposée mais qui mènent au même résultat : se reconstruire en cessant de se détruire. Faire confiance et laisser à la vie la liberté d'écrire ce qu'elle veut sur la nouvelle page.

Certes, je suis restée un peu sceptique sur "le début de la fin" que j'ai trouvé un peu hasardeux et elliptique... Mais cette belle histoire de fraternité et d'amour familial reste très agréable à lire et un hymne à la foi, quelle-que soit cette foi et sa forme !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Juin 2018

Oh, un tag ! Cela fait... une éternité ! Je l'ai tout d'abord trouvé sur le blog de Cultur'elle, puis sur d'autres, alors, hop, je me lance... C'est aussi une bonne occasion de faire un petit point sur mon blog, ma façon de le tenir et mes motivations !

 

 

1/ Avis, critique, recension et/ou ressenti...

Critique certainement pas. Je rédige des chroniques qui développent mon ressenti face à un film, une BD ou un roman... Mais en aucun cas une critique, terme qui s'adresse pour moi aux professionnels et médias officiels. Sauf quand je lis une vraie daube (style pitoyable, non corrigé etc), oui, cela m'est arrivé, mais sinon, je ne "juge" pas la qualité du livre... Car par exemple, des classiques qui ont fait leur preuve depuis plus d'un siècle ou quelques décennies peuvent me déplaire. Ce n'est pas pour autant que je vais dire qu'ils sont nuls... Donc je dis "j'ai aimé" ou "je n'ai pas aimé" parce que... Et ce, sans jamais mentir, car je sais que certains lecteurs de mon blog se fient parfois à mes avis pour orienter leurs choix de lectures...

Mon blog est aussi une façon pour moi de recenser mes lectures et le reste...Parce qu'avec ma mémoire très sélective, j'oublie beaucoup... Alors qu'avec le blog, tout est gravé sur le web !

 

2/ Le choix du livre :

La couv, la 4ème de couv', le sujet, l'auteur... Il y a tant d'arguments pour lire ou non un bouquin. Son état physique l'importe aussi, je déteste les livres abîmés ou trop vieux avec des pages jaunies. La renommée ou le succès commercial d'un titre peuvent m'inciter à me le procurer. Ensuite, je fais aussi "mes courses" sur les blogs de mes copines, qui m'inspirent souvent, même si ce n'est pas sur le champ. En bibliothèque, il m'arrive de tomber sur une oeuvre qui me fait dire "Ca je l'ai vu sur un blog, la chronique était sympa !"

Enfin, deux éléments sont indissociables de mes choix de lecture... l'épaisseur du roman et la taille de la police. Les pavés me découragent d'avance et les pattes de mouche me fatiguent !

 

3/ Cas particulier : parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP ou Service Presse...

De moins en moins et par choix. Il fut une époque où je participais volontairement à la "course aux SP"... la joie de recevoir une nouveauté gratuitement, de participer à un mouvement collectif... Et puis il m'est arrivé d'avoir une PAL SP... Et donc de lire dans la précipitation, l'urgence, l'obligation... Car à mes yeux, qui dit SP, dit lecture et chronique dans un délai respectueux de l'actualité littéraire. Maintenant, je choisis quelques SP par an chez le même attaché de presse et participe au Match de la Rentrée Littéraire de Priceminister. Devenue très "bibliothèque" avec les années, je peux me procurer certaines nouveautés sans me ruiner et garder ma liberté de rythme de lecture et l'espoir un jour de faire baisser ma PAL.

Ma hantise... Les SP "sauvages", que l'on m'envoie parfois sans mon accord ou ma demande... Souvent des auteurs peu connus avec qui j'ai ensuite "des problèmes" si ma chronique est négative... Ou alors, des livres au sujet complètement à côté de la plaque de mes goûts... Récemment, j'ai reçu un SP sur la paternité... Ces romans atterrissent très vite à la bib de ma commune, où j'espère qu'ils trouvent un lectorat !

Et puis, c'est mieux ainsi, cela rend la blog plus diversifiée... il fut une époque, les SP "envahissaient" tant la blogo que certaines nouveautés se retrouvaient chroniquées sur tous les blogs ou presque en même temps, et l'ensemble ressemblait plus à une campagne de presse en fait.

4/Mettre ou ne pas mettre la 4ème de couv' ? That is the question !

Souvent, les 4ème de couv en disent beaucoup trop. Donc j'en réécris une moi-même en introduction de mes billets. Sauf si je suis vraiment à cours d'inspiration et que le 4ème de couv dit à mes yeux ce qu'il faut et juste ce qu'il faut.

Exception tout de même pour les BD ou les films que je chronique, avec un copier/coller des résumé des sites marchands !

 

5/ Prise de notes ?

Il y a quelques années, oui, j'en prenais, et collais des petits post-it à tout bout de champs et obtenais alors de livres "hérissons"... Plus des petites croix dans la marge pour les passages ou citations marquants... Maintenant, c'est de temps en temps une petite croix, mais guère plus...

 

6/ Rédaction ?

Parfois, je rédige mon billet mentalement en même temps que ma lecture... Par ce qu'il me semble avoir une bonne idée, parce que mon ressenti est limpide... Dès lors, une fois le roman achevé, je me rue sur mon ordi pour ne pas oublier ce qui tourne dans ma tête.

.Le plus souvent, je rédige mes chroniques peu de temps après ma lecture, quand tout est encore bien chaud dans ma tête et mon coeur... Sauf ces temps-ci où j'ai audiolu beaucoup, et bien je me retrouve parfois à rédiger mon texte plusieurs jours (voire semaines) plus tard. C'est une autre démarche qui n'est pas inintéressante, puisqu'elle permet de se centrer sur ce qui reste vraiment en mémoire, ce qui marque vraiment dans l'histoire... Même si cela donne un billet plus "général".

Je suis hélas consciente que je suis moins inspirée qu'avant pour chroniquer, que je "travaille" moins mes textes quand je ne jouis pas d'une envolée naturelle... C'est peut-être aussi parce que je lis moins de romans "torturés" et que je le suis moins moi-même, où qu'en tous cas, j'ai moins besoin de l'exprimer. Parfois, quand je relis d'anciens billets, je suis admirative de ce que j'ai réussi à pondre !

Enfin, et cela se voit je crois, à part avec l'aide relative du correcteur orthographique Word, je ne reviens jamais sur mes billets. J'écris d'une traite, je corrige ce qui me saute aux yeux et hop ! Chez moi, c'est du spontané, comme dans ma vie de bélier ! Donc quand il reste des fautes, c'est la faute de Word !

 

7/ Serré ou plutôt long ?

Ah, au début de mon blog, j'étais plutôt "serré" et avec le temps, je me suis "allongée" (pas en taille hein, bien que cela n'aurait pas été pour me déplaire). Et j'aimerais rétrécir... Ou en tout cas, passer du café allongé au double expresso. Pas trop court non plus, mais frappant ! Et à ce niveau-là, je me déçois souvent, je trouve certains de mes billets trop longs, mais ne sais plus comment faire autrement... j'écris ce qui sort et comme ça sort ! Et surtout, j'essaie de ne pas me la "péter" grave (même si je n'ai pas les "moyens" de me la péter grave) pour que ce que je dis reste simple à saisir. Après, chacun son plaisir, je ne critique pas hein !

 

8/ Divulgâcher moi ? Jamais !

J'espère ne l'avoir jamais fait à mon insu ! Car à mes yeux, il n'y a pas pire qu'une chronique de blog ou qu'un avis sur un site marchand qui spoilie ou raconte la moitié du roman. Ca me gâche le plaisir de lire et grrr, ça m'énerve grave ! Donc quand je rédige un billet, je prends le plus grand soin possible à ne point trop en dire !

 

9/ Ils en pensent quoi, les autres blogueurs ?

Ben, il faudrait leur demander ! Je suis moins de blogueurs qu'avant (le temps passé à la blogo n'est plus une priorité) et suis aussi moins suivie qu'avant par les blogueurs... Puisqu'en général, c'est souvent du "donnant-donnant", à partir du moment où l'on se retrouve dans l'univers de l'autre. Mais j'ai mes fidèles de la première heure et des suivantes, qui se reconnaîtront, et les compliments de leur part me font toujours plaisir (mais attention, on ne passe pas non plus notre temps à se congratuler hein !)

 

10/ Citations ?

Ultra rare... Car comme je ne prends pas de note et me contente parfois de petites croix, il m'arrive de ne pas les retrouver ces petites croix !

 

11/Taguer ses billets ? 

Très peu, personnellement, je n'en vois pas trop l'intérêt...Y'a peut-être quelque chose que je n'ai pas compris là-dedans ! Une catégorie/tag par billet, tout simplement.

 

12/Noter ses lectures :

J'écoute mes lecteurs...Même très ponctuels ! Il y a des années de cela, mon frère m'a dit : "ton blog, c'est sympa mais il faut tout lire avant de savoir si tu as aimé ou pas"... Evidemment, tout lire pour mon frère était énorme lui qui s'était toujours contenté des versions "prépabac" des romans imposés au lycée. Aussi, depuis, j'ai instauré un barème clair et net qui a d'abord pris la forme d'étoiles de mer, puis de pattes de chats. Mais ce n'est en aucun cas une note ni un jugement. Le nombre de pattes est là pour indiquer d'entrée de jeux le plaisir que j'ai eu à lire un roman, à voir un film... Mes pattes de chats sont une échelle de plaisir personnel et non une notation et un jugement... J'ai d'ailleurs bien trop peu de culture littéraire et/ou de la langue française pour juger quiconque dans la plupart des cas. Donc c'est j'aime ou je n'aime pas, ça m'est agréable ou non...

 

13/Les affiliations ?

J'ai récemment "signé" pour une affiliation. Etre partenaire d'un site de vente en ligne qui voudrait concurrencer le géant que l'on n'a pas besoin de nommer et ainsi, inciter mes lecteurs à acheter leurs livres via ce site. Mais en fait, il y a tant de manipulations, de clics et de lien URL à afficher que je n'ai jamais mis ce partenariat en pratique, découragée d'avance par le temps additionnel que cela me demanderait, moi qui suis très vite paumée dès que je sors de ma "zone de confort" dans tout ce qui touche à internet. Certes, cette affiliation aurait permis quelque gain d'argent (que je destinais à l'avance à mes sauvetages de chats) mais si peut qu'il m'aurait fallu presque 10 ans de partenariat pour stériliser et soigner un chat ! Et ce blog n'a jamais eu de but lucratif, qui gâcherait mon plaisir, ma spontanéité et qui, quelque part, transformerait la démarche en obligation.

 

14/ La reconnaissance ?

Je pense que le bloggeur qui dit ne pas rechercher de reconnaissance via son blog n'est pas très honnête avec lui-même, ni avec les autres... Car si l'on rédige de façon presque quotidienne des chroniques en ligne (donc accessibles à tous), c'est que l'on a envie d'être lu. Sinon, un carnet de moleskine avec nos petits résumés de livres suffirait parfaitement.

Il y a eu une époque où j'espérais avec ce blog une profonde et grande reconnaissance. Enfin, disons que j'aspirais à être dans le top des blogs... C'était l'époque où je courrais les salons, où il me fallait à tout prix l'adresse mail d'un auteur pour ensuite l'interviewer, où il me fallait absolument être à la page niveau lecture etc... Cette époque correspondait avec un bouleversement médical dans ma vie, bouleversement qui m'obligeait à me projeter différemment dans l'avenir. Bref, j'avais besoin de réussir quelque part, et dans quelque chose. Et puis cette course folle m'est soudain apparue vaine et secondaire, sans que ma problématique santé/vie soit pour autant résolue... mais je me suis épanouie dans un autre domaine, la protection animale... J'y reçois un peu de reconnaissance humaine évidemment, et énormément aussi de la part des animaux.... Et quand je sauve un chat ou que je ravis un chien de la SPA en allant le promener, je n'ai pas besoin du regard des autres pour savoir que je fais quelque chose de bien. C'est un sentiment qui vient de moi, du moment partagé avec l'animal qui me réjouit. Donc je pense avoir gagné une certaine sagesse... Ou peut-être suis-je devenue plus "adulte".

Après, soyons honnêtes, si demain je n'avais plus que 10 lecteurs par jour, pas sûr que je continuerais à soigner autant mon blog !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 18 Juin 2018

Autobiographie - Editions Audiolib - 6h14 d'écoute - 21.80 €

 

Parution d'origine chez Acte Sud en août 2016, existe aussi en format poche

L'histoire : Nous sommes en 1981 dans une cité de Toulouse. Il se passe beaucoup de chose en France, notamment l'avènement proche de Mitterrand. Et dans la cité, ça parle beaucoup, ça se révolte, ça rêve, ça subit, ça se résigne... Sauf Magyd qui prépare son bac littéraire et qui deviendra le premier bachelier rebeu de la cité !

 

Tentation : Curiosité et Pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

 

Mon humble avis : Le patronyme de l'auteur ne vous rappelle peut-être rien... Sauf que si je vous dis : "Tomber la chemise", un petit air joyeux et bien entêtant vous revient en mémoire. Magyd Cherfi a en effet été parolier et chanteur du célèbre groupe toulousain Zebda !

Ici, il nous raconte sa vie, depuis son enfance en primaire jusqu'à l'obtention du fameux baccalauréat, ce drôle de truc, ce sésame pour devenir soit ingénieur soit docteur. Personne n'envisage de l'obtenir dans son entourage, puisque le bac serait réservé aux français.

Alors, c'est quoi être français, quand la carte d'identité dit que nous le sommes, que les parents ne le sont pas, qu'on vacille entre deux cultures, qu'on connaît plus "nos ancêtres les gaulois" que l'histoire de l'Algérie, que les idoles qu'on admire sont tout sauf maghrébins, que l'on a les cheveux crépus et qu'une partie de la France nous montre du doigt.

Voici la question fil rouge de ce récit de Magyd Cherfi. La question de l'identité personnelle dans l'identité nationale, de l'identité de coeur, l'identité à laquelle on veut ressembler. Magyd Cherfi offre des réponses  qui viennent du fond du coeur. Les siennes, celles de ses potes de la cités etc... Et celles-ci diffèrent évidemment. Comme pour beaucoup de sujets, il peut y avoir autant de réponses que d'individus. Mais l'auteur appuie sur la complexité de la question, à force de commentaires, d'exemples et d'arguments bien développés tous plus convaincants les uns que les autres. En dehors de ce questionnement identitaire, le sujet de la femme dans les cités, et notamment de la maltraitance, est largement développé.

Mais attention Magyd fait figure d'exception dans le quartier. C'est le littéraire, l'intellectuel, le poète, l'écrivain public, le rêveur de la cité. Celui qui, en cachette, lit Victor Hugo. Et qui se prend de la part de ses copains "Et c'est qui ce bouffon de Victor Hugo".

Au début de mon audio-lecture, j'ai vraiment cru que ce livre allait être un véritable coup de coeur pour moi. Le style, autant poétique que contemporain, m'emportait, me berçait, m'amusait, me bouleversait.

Et puis, j'ai trouvé pas mal de redondance dans les situations et les propos, et surtout, les dialogues au vocabulaire très fleuri ont commencé à être trop présents, puis envahissant à mes yeux, ou plutôt, à mes oreilles. De ce fait, j'ai fini par avoir hâte d'achever ce livre.... qui, comme vous pouvez le constater, garde néanmoins de très bons arguments pour que vous vous penchiez dessus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Juin 2018

Film de Mike Newel

Avec Lily James, Michiel Huisman, Matthew Goode

 

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

 

 

Mon humble avis : La presse n'est pas très tendre avec ce film... Pour ma part, je l'ai trouvé magnifique.

J'avais lu le livre dont il est adapté (Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates) peu de temps après sa sortie. Je me souvenais juste avoir beaucoup aimé et pensé que ce roman méritait son statut de best-seller international.

Aussi, je ne pourrais dire si le film est tout à fait fidèle au manuscrit... Quoiqu'il en soit, la reconstitution des années de guerre et d'après-guerre (40) est parfaitement réussi. Le film revient avec sobriété sur les années d'occupation allemande sur l'île de Guernesey, et leurs conséquences, quelques années après. Il montre aussi parfaitement la différence de vie et de préoccupation d'alors entre la bourdonnante Londres qui n'a pas été envahie (même si ayant subi le Blitz) et l'insulaire et mélancolique Guernesay qui a dû vivre avec les envahisseurs. La perception de la guerre en est alors changée et les traumatismes différents.

Même si j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film dans un premier temps, je me suis très vite laissée charmée par les paysages majestueux et très vite, les personnages me sont devenus très attachants. Contrairement à la presse, je n'ai pas eu l'impression que l'aspect romance prenait le dessus dans l'histoire, bien au contraire. L'émotion est là, mais toute en délicatesse, avec parfois, une légère pointe de british humor ! Et le spectateur est tenu en haleine du presque début à la toute fin.

En fait, malgré son sujet dramatique, Le cercle littéraire de Guernesey est un film qui fait du bien. Il rappelle, une fois de plus, toute la magie qui peut découler d'un livre, de la lecture : évasion, partage, rencontres.

A ne pas bouder, que vous ayez ou pas lu le roman d'origine !

 

PS ; Pour conserver l'aspect so british du film, je vous conseille de le voir en V.O !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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