Publié le 8 Juillet 2020

Olivier Liron, Roman, Austisme Asperger, Questions pour un champion, littérature, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 188 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine chez Alma Editeur en septembre 2018

L'histoire :  Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 pour Questions pour un champion. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner : s'il emporte ce match contre ses 3 adversaires, il affrontera alors Michel le super champion dans une finale mémorable où tous les coups sont permis ! Olivier Liron est autiste Asperger ! Ce n'est pas une maladie, juste une différence qui parfois, fait toute la différence !

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB déconfinée

Mon humble avis : Einstein, le sexe et moi est roman basé sur des faits réels, puisqu'Olivier Liron nous narre ici une journée d'enregistrement passée sur le plateau de Question pour un champion.... Pour la finale Super Champion ! Et moi, je dis que ce roman est le super champion de l'originalité !

Olivier Liron nous donne ici un roman rondement mené, mêle tous les styles, de nombreux sujets et qui donc provoque toutes sortes d'émotion. On rit beaucoup ! C'est sûr, Olivier Liron maîtrise à merveille l'art de l'humour, tout en finesse. Il brille aussi dans l'art du suspense ! Par moment, le rythme devient celui d'un thriller : trouvera ou pas la bonne réponse, appuiera assez vite ou non sur le buzzer, prendra ou ne prendra pas la main.... Le tout, sous la célèbre cadence de Julien Lepers : "Top, je suis... et je suis... et et et ?!!! On tremble autant que les candidats. Olivier Liron dissèque magnifiquement, tout en une amusante et bienveillante subtilité, le comportement et les réactions tant des candidats que du maître de cérémonie. Mine de rien, cette journée de tournage et cette émission est un concentré sociétal : tout est stratégie, et il faut être le meilleur, quels que soient les moyens. Olivier la veut cette victoire ! Elle sera sa revanche sur le passé et les brimades.

Et puis l'on est agacé, en tout cas je le fus, par les simagrées de Julien Lepers, comme je l'étais lorsqu'il m'arrivait de tomber sur l'émission télé ! Comme Olivier Liron décrit l'animateur et ses gestes dans tous les détails, on a envie de dire : oui, on passe ! Ou alors, accélère, on n'en peut plus d'attendre.

Mais les spotlights de la télévision ne sont que décors et prétextes à aborder le vrai sujet du roman... En effet, certaines questions évoquent des souvenirs au narrateur, qui se met alors à les développer dans des chapitres différents. Nous ne sommes plus dans le divertissement mais dans la sincérité, le témoignage. Ce sont les épreuves de sa vie d'autiste (Asperger), depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte. Mise à jour qui me laisse perplexe ; Les médias présente Olivier Liron comme autiste asperger, mais quand je discute avec lui sur FB, il ne se dit pas autiste asperger, notamment pour ne pas être catégorisé. Donc pour les lecteurs qui voudraient lire spécifiquement un témoignage d'Autiste Asperger, je ne "garantis" rien, à prendre avec discernement.

Je pense qu'il y a un parallèle entre les étapes du jeu et celle de la vie d'Olivier Liron. C'est dans ces moments-là que l'auteur nous prend le coeur et la gorge, et nous emplit d'émotion et de colère. En effet, il raconte les violences scolaires qu'il a subies (passages vraiment très durs), sous le regard passif de l'institution. Son refuge dans la littérature, la poésie et l'écriture. La dictature de la normalité. Les difficultés à saisir l'implicite et les codes sociaux, ce qui s'avère encore plus difficile lorsque l'Amour pointe le bout de son nez. La cruauté des gens et de la vie. Les intérêts spécifiques autistiques. La difficulté à gérer émotions. Les pensées très sombres ou totalement fantaisistes. Bref, ce sont des tranches de vie dans la différence (pour le meilleur mais souvent pour le pire) que nous confie ici Olivier Liron, sans jamais tomber dans l'apitoiement. Pour cela, il peut compter sur son humour efficace et son sens indubitable de la formule.

Ce roman tout à fait OVNI dans le paysage littéraire est avant tout là pour dénoncer le dictat de la norme dans une société exclusive et destructrice qui exclut les différences, quelles qu'elles soient... Autistiques, pondérales, physiques, sexuelles. Une société qui discrimine au lieu de s'enrichir. Un livre à lire absolument, notamment pour toute personne qui s'interroge sur ce que peut être l'autisme parce que je réalise que mon billet est bien terne par rapport à l'excellence du texte lui-même. Et pour moi, un auteur à suivre, chouette, comme si j'en manquais !

"J'aurais voulu lui dire que je ne m'accordais pas le droit d'être moi-même, qu'on ne m'avait jamais accordé le droit d'être moi-même, et que j'avais l'impression d'être mon propre tyran en permanence, mon propre monstre. J'ai un monstre en moi"

"Pour moi, il était normal d'avoir honte comme ça de son corps, la honte était pour moi normal comme le vent, normale comme les nuages noirs en hiver...Personne n'était là pour me dire que ce n'était pas normal."

"Quand on ne peut pas parler, on construit des forteresses. Ma forteresse à moi est faite de solitude et de colère. Ma forteresse à moi est faite de poésie et de silence. Ma forteresse à moi est faite d'un long hurlement. Ma forteresse à moi est imprenable. Et j'en suis prisonnier."

 

L'avis de Theautistreading

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Juillet 2020

Luis Sepulveda, chili, littérature, Equateur, Amazonie, Le vieux qui lisait des romans d'amour, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 121 pages - 7.90 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 1997

L'histoire :  Antonio José Bolivar, dit "le vieux" connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse...

Tentation : La blogo il y a une éternité

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Un grand classique de la littérature sud-américaine qui prenait la poussière depuis des années dans ma PAL... Et voilà que récemment, l'auteur chilien Luis Sepulveda est décédé du Covid 19... Encore donc un écrivain que j'aurais dû lire de son vivant et que je découvre défunt. Mais heureusement, ses romans lui survivront.

La réputation de ce roman qui nous emmène en Amazonie Equatoriale est on ne peut plus méritée. Le vieux qui lisait des romans d'amour est un grand roman, comme un conte atemporel et malheureusement toujours plus actuel, malgré les années qui passent et ont passé depuis son écriture (1995).

Luis Sepulveda installe son histoire dans une mini bourgade de l'Equateur, au bord d'un fleuve, en pleine forêt primaire... En apparence, tout y semble hostile et inhospitalier : la nature, le climat, les hommes rudes et vite violents, dont certains ne sont mus que par la cupidité, la soif de l'or et de photos exceptionnels, à tous prix. Hostile en apparence, mais en y regardant de plus près, tout serait d'un équilibre parfait si ce territoire n'avait pas été envahi par l'Homme dit civilisé.

Le vieux est un personnage attachant, qui pourtant, avant de savoir, a commis des erreurs. Mais il a appris la forêt, notamment grâce à ses relations très amicales avec les Jivaros. Désormais domicilié à l'Ilidio, il mène une vie tranquille et découvre les secrets, les miracles et les possibilités que donne la lecture : ressentir, aimer par procuration, imaginer, deviner... Oui, le Vieux lit des romans d'amour. Jusqu'au jour où des chasseurs peu scrupuleux tuent les petits d'une panthère et blesse son mâle. La panthère se venge... Et Le vieux sera mandaté par le Maire pour tuer la bête. Le vieux s'acquittera contraint et forcé de cette tâche, mais dans un combat qu'il voudra le plus d'égal à égal. Et ce combat noue le coeur du lecteur, tant pour le Vieux que pour la bête.

Dans ce roman, Luis Sepulveda offre un magnifique hommage à la littérature et à la lecture et la puissance des mots. Mais surtout, il lance un cri d'alerte sur les dégâts de la déforestation, il dénonce les actions insensées de l'Homme civilisé et leurs répercussion tant sur la vie sauvage, que sur la vie végétale. Des vies qu'il exhorte à protéger de la bêtise, pour le bien de tous. Le romancier oppose aussi deux savoirs qui hélas ne se rejoignent que très peu sur terre : le savoir livresque et éducationnel qui donne le pouvoir mais ne protège pas de la bêtise... Et le savoir de la vie, du terrain, de la nature, qui vous fait passer pour un inculte offre la survie dans les milieux les plus hostiles, sans besoin de personne, et en respectant sa source de vie. Et tout cela, Sepulveda le dit avec un style délicieux, non dénué de facéties et d'humour. Notre homme aime se moquer !

Un roman dense, très riche, qui dit tant de choses en si peu de pages. A lire, inévitablement.

Quant à moi, quand je serai venue au bout de ma PAL, c'est avec intérêt et plaisir certains que j'approfondirai l'oeuvre de ce grand chilien.

 

"Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire."

"Antonio José Bolivar essayait de mettre des limites à l'action des colons qui détruisaient la forêt pour édifier cette oeuvre maîtresse de l'homme civilisé : le désert. "

 

PS : Si vous voulez en savoir plus sur les Jivaros et les Shuars , je vous conseille chaleureusement de lire le superbe album "Anent" d'Alessandro Pinocchi

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Juillet 2020

 

Suite de mes bols d'air de déconfinée. La nature est enfin accessible, elle est gratuite et illimitée. Et puis elle me permet de retrouver le plaisir de ressortir mon appareil photo et d'immortaliser ces lieux et ces moments.

En premier, la rando de "La chambre au loup", classée rouge tout de même dans mon guide. ! Magnifique, diversifiée, mais pas toujours de tout repos. A 35 km à l'ouest de Rennes, cette rando est censée faire 9 km... Etrange et pas on ne sait quel mystère, pour mes deux amies et moi, elle s'est transformée en 13 km !

Puis une petite rando à Lancieux (première commune côtière des Côtes d'Armor lorsque l'on vient d'Ille et Vilaine). C'est le Frémur qui sépare ces deux département. 6.5 km avec Môman et neveu N°4.

Et enfin, un petit tour sur la Grande Plage de St Lunaire, Ille et Vilaine. Commune qui abrite 2 célébrités... Ma Môman et Nicolas Hulot !

Pour ces deux dernière balades, j'avais bien pris mon appareil photo... mais sans la carte mémoire ! Grrrr ! On s'est donc contenté du téléphone portable !

MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 2 Juillet 2020

Film d'Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand

 

Synopsis :  Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l'éducation, le mariage et l'indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.

 

 

Mon humble avis : Je voulais voir ce documentaire avant le confinement... pas eu le temps, et le voici reprogrammer dans mon Gaumont donc Hop ! On y va.

Ce n'est pas une virée ciné pour la distraction, car ce documentaire prend vraiment aux tripes et émeut beaucoup. Il bouleverse même, il oscille, en fonction des témoignages, entre moments de grâce et moments de glace. Moment de grâce lorsqu'une femme raconte que lorsqu'elle a donné naissance à sa première fille, elle s'est sentie comme une super héroïne capable de donner la vie. Moment tendresse lorsqu'une vieille dame sans doute originaire d'un pays de l'Est, raconte comme elle aimait son mari et comme elle l'aime encore 15 ans après son décès. Moment de colère et d'effroi devant le récit des jeunes filles vendues et violées et mutilées à vie par Daesh ou Boko Haram. Emotion lorsqu'une vieille asiatique constate qu'elle n'a plus rien de jolie, la peau fripée, les os sous la peau, les dents tombées, les yeux presque blanc... mais que dans son village, on l'appelle "Jolie Mamy". Moment qui dit tout lorsqu'une jeune femme du proche orient ou d'inde, le visage brûlé à l'acide par son mari dit : qu'est-il arrivé à l'humanité pour qu'un homme puisse faire cela ?

Bref, c'est toute une série de portraits de femme qui témoignent d'un sourire, d'un regard, de quelques phrases, d'un rire, ou d'un regard presque vide. Le tout filmé avec grande sobriété, même lorsque pointe le sujet de la maladie (cancer du sein) ou de la vieillesse. Quel que soit leur témoignage et leur histoire, que ceux-ci soient proches de nous culturellement ou à l'antipode, toute ces femmes ont quelques choses à dire, quelque chose de fort. D'ailleurs, on aimerait parfois faire arrêt sur image pour réfléchir sur ce qui est dit et penser "Et moi par rapport à cela, qu'est-ce que j'ai à dire, qu'est-ce que j'ai vécu, qu'est-ce que je ressens ?

Ce documentaire est un magnifique hommage à la femme d'aujourd'hui. Certaines vivent au XXIème siècle, d'autres, par leur pays de naissance, vivent encore cent ans en arrière. Même si le chemin de l'égalité homme/femme et du respect de la femme a encore un bon chemin à parcourir en occident, dans d'autres contrées tout reste à faire, et sous le poids de violentes traditions ancestrales et religieuses. Le tout passera par l'information et l'éducation.

Chacune des femmes qui passe devant la caméra des réalisateurs est belle... Ah pas selon de critères hollywoodiens. Non, elles sont belles parce qu'elles sont elles, qu'elle s'aime malgré leurs "imperfections", qu'elles sont fières d'être ce et qui elles sont, parce qu'elle lève la tête et nous regarde bien en face, malgré le poids qui pèse sur les femmes pour être belles et tant d'autres choses encore. 

Ce documentaire est à voir absolument, qui permet aussi de relativiser certains de nos petits tracas quotidien. Si vous ne pouvez vous rendre au cinéma, patientez un peu, je pense qu'il sera bientôt disponible en VOD ou qu'il sera diffusé à la télévision.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Juin 2020

Roman - Editions Livre de Poche - 336 pages - 7.90 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2019.

L'histoire :  Romane, trente-neuf ans, est médecin ET hypocondriaque. Sa vie monotone bascule le jour où l’une de ses patientes lui dit l’avoir vue sortir en larmes du bureau d’un pneumologue à Marseille. Pourtant Romane est en pleine forme, et n’a jamais mis les pieds dans cette ville.
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre qui lui ressemble tant.
Son enquête la guide vers Juliette, libraire à Avignon. Lorsque les deux femmes se rencontrent, l’évidence s’impose : elles sont jumelles

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

 

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais eu un gros coup de coeur pour "La chambre des merveilles" de Julien Sandrel. Donc comme l'occasion s'est présentée de lire son deuxième roman, il n'y a pas eu d'hésitation.

Julien Sandrel écrit des livres qui font du bien, tout en étant loins du "feel good". En effet, le fond reste tragique, ses personnages sont confrontés à des difficultés de vie bien plus grave qu'un ongle ou un talon cassé. Les émotions sont donc fortes, mais sans abus, et le ton de l'écriture donne à ses histoires un ton agréable à lire, qui reste divertissant sans oublier d'interpellé le lecteur sur nombre de sujet.

La vie qui m'attendait est pour moi un chouïa en dessous de son prédécesseur. Mon impression est sans doute lié au postulat de départ qui n'est pas forcément original (à 40 ans, de femmes qui habitent à 800 km l'une de l'autre découvrent qu'elles sont jumelles) et aux questionnement de Romane qui sont peut-être un peu redondants.

Il n'empêche, Julien Sandrel déroule cette histoire avec grande maestria, et ne laisse ni repos ni répit aux lecteurs : cette plongée dans des secrets de familles enfouis sous des tonnes de mensonges ne cesse de surprendre par ses nouvelles découvertes, ses révélations, ses directions, qui sont toutes inattendues, jusqu'aux toutes dernières. Et malgré certains drames, le sourire reste là et la dynamique du récit est assurée.

Dans ce roman, Julien Sandrel évoque avec délicatesse et bienveillance les sujets de la gémellité, de la maladie, du don d'organe,( spoiler de l'abandon d'enfant,), d'amour évident, d'amour étouffant, de vérité qui délivre de l'invisible et ouvre la vraie voie.

Si vous cherchez un auteur qui révolutionnera la littérature et restera dans l'histoire, passez votre chemin. Si vous aimez les auteurs qui écrivent avant tout pour le plaisir de leur lectorat et non pour se psychanalyser eux-mêmes, vous avez là un auteur et de romans qui répondront à votre attente et vous donneront un réel plaisir de lecture. A n'en point douter, Julien Sandrel sait embarquer ses lecteurs, et les garder... Un 3ème roman vient de paraître, un jour, il en sera question ici !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Juin 2020

Dernier jour en Afrique du Sud, quelques heures avant de reprendre l'avion.

Johannesburg, ville fondée en 1886, est la capitale actuelle de la province du Gauteng, elle est aussi considérée comme la capitale économique du pays. L'agglomération Johannesburg-Prétoria se classe parmi les 30 plus grandes métropoles du monde avec plus de 12 millions d'habitants.  Johannesbourg serait l'une des villes les moins sûres du monde en temps de paix, notamment au centre-ville. La ville est souvent citée dans des études pour avoir l'un des taux d'homicide le plus élevé au monde. Il y a en moyenne 20 meurtres par jour.

De Johannesburg, nous n'avons pas vu grand chose... Mes photos sont pour la plupart prises depuis l'interminable périph ! Une incursion dans le centre d'affaire pour aller déjeuner dans un grand mall, comme cela se fait là-bas.

Mais surtout, nous avons visité le Musée de l'Apartheid, ouvert en 2001. Les photos ne sont autorisées qu'à l'entrée, mais elles sont déjà très parlantes... Ce musée fait partie de ces musées boulerversants que j'ai pu visiter dans le monde (comme le camps S21 au Cambodge), ou le musée de la torture à Cuba. Bref, des musées que l'on visite la boule au ventre, la gorge sèche et en silence respectueux. Les seuls mots que l'on échange sont murmures. Bref, des photos qui démontrent s'il était besoin l'ignominie, l'ineptie et la bêtise de l'Apartheid.... Et force est de constater que des années plus tard, de part le monde, la question des inégalités raciales persistent toujours, quelques soient les lois...

Dans ce musée, un grand mur est consacré au regretté Johnny Clegg.

Dernier jour donc d'un voyage inoubliable, dont je n'osais plus rêver, mais que j'ai pu m'offrir grâce aux économies réalisées en arrêtant de fumer la vraie cigarette !

En fin de billet, ma playlist de mon voyage et ma book liste !

UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG
UN DERNIER DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : JOHANNESBURG

La book list que j'ai lue avant mon voyage, pour me préparer au voyage et mieux appréhender le pays et son Histoire : 

Littérature Sud-Africaine : 

Thrillers : Le sable était brûlant, de Roger Smith

                L'âge du chasseur , de Deon Meyer

                La mémoire courte, de Louis-Ferdinant Despreez

Roman : Retour au pays bien aimé, de Karel Schoeman

              Disgrâce, de J.M Coetzee

              Les grands-mères, de Doris Lessing

 

Littérature Française : 

             Un arc en ciel dans la nuit, de Dominique Lapierre

 

Ma playlist Sud-africaine , que vous pouvez trouver partout, notamment sur youtube)

Johnny Clegg évidemment (Asimbonanga et Scatterlings of Africa)

Miriam Makeba (The click song et Pata Pata)

Paul Simon (Graceland, Diamonds on the soles of, You can call me Al, Homeless)

Shiyani Ngcobo (Izinyembezi et Ngisizeni)

Syran Mbenza (Mbanda Nasali Nini ?)

Busi Mhlongo (Yise Wabant'a Bamai et Oxamu)

Jeremy Loops (Sinner , Trip Fox et Dreaming again)

Et enfin, Makeba de Jain... Pas sud africain mais évoquant une grande dame sud Africaine sur un rythme inspiré des street song zoulou.

 

Et pour le plaisir, l'émotion, le frisson et le double hommage :

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 26 Juin 2020

Cinéma, film, La bonne épouse, Martin Provost, Juliette Binoche, émancipation, libération de la femme, avis, chronique, blog

Film de Martin Provost

Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky

 

Synopsis :  Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?

 

 

Mon humble avis : La bonne épouse est celle qui sait tenir son foyer, être au service de son époux et soumise à lui... Et c'est maintenant un film sympathique, qui se regarde avec plaisir mais, malgré le fait que ce soit une comédie, on ne peut pas dire que l'on rit beaucoup. On est souvent dans le désuet et le fond est de fait assez sombre. Mais les dialogues font cependant sacrément mouche ! Pour moi qui suis née dans les années 70, c'est même atterrant de constater à quel point les femmes étaient avant presque réduite au rôle de bonniches bien sages et qu'il y avait des écoles pour cela... des écoles ménagères. A ce titre, le film de Martin Provost est intéressant, qui témoigne d'une autre époque, pas si lointaine, et qui montre le chemin parcouru par les femmes pour l'égalité et l'émancipation, même si le chemin est encore long. Nombre des préceptes de la bonne épouse d'alors paraissent maintenant si aberrants, si humiliants... Et pourtant, sous d'autres latitudes et longitudes, il est triste de constater que pour certaines femmes, les choses n'ont que peu changer.

Martin Provost montre bien tout cela, ainsi que l'émancipation qui approche... Nous sommes en 1967-1968 et à Paris, cela commence à gronder. En Alsace où se déroule l'histoire du film, des jeunes filles élèves de l'école ménagère commencent à se rebeller contre l'avenir, ou plutôt le non avenir que l'on trace pour elles. En fait oui, le film est plus intéressant sur la période socio-historique que drôle, même si les tentatives d'humour ne manquent pas, en frôlant même le burlesque via le personnage de Soeur Marie Thérèse, surprenante et méconnaissable Noémie Lvovsky. Juliette Binoche fait bien le job, tout comme Yolande Moreau, comme d'hab en fait. Trop comme d'hab pour cette dernière que l'on voit toujours dans le même type de rôle au cinéma. Comme si les réalisateurs manquaient d'imagination pour proposer un rôle vraiment à contre-emploi à cette grande comédienne. C'est dommage.

Dommage aussi cette fin rocambolesque qui ajoute un style chorégraphié qui tombe comme un cheveu sur la soupe... qui sonne faux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Juin 2020

Cinéma, film, L'ombre de Staline, avis, Chronique, URSS, famine, George Orwel

Film d'Agniezka Holland

Avec James Norton, Vanessa Kirby, Peter Sarsgaard

 

Synopsis :  Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d'interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s'intéresser à l'Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable...

 

 

Mon humble avis : A l'heure où il est question par endroit de "déboulonner" l'Histoire, L'ombre de Staline est là pour rappeler une période historique très sombre, sans doute assez méconnue en France, où très résumée dans les cours scolaires...

Il s'agit ici des relations "diplomatiques" entre l'Angleterre, l'URSS et les Etats-Unis. Nous ne sommes qu'en 1933, mais déjà, plane la menace d'une 2ème Guerre Mondiale. A cette époque, en Europe, on évoque le miracle économique de la révolution soviétique menée par Staline. Miracle que certains grands journalistes internationaux relaient sans états d'âme, sans enquête, ou par stratégie politique et économique, le tout sous le joug d'une censure et d'une propagande du gouvernement totalitaire Russe qui les confine sur Moscou. Nous suivons donc l'histoire et la route du journaliste Britannique (Gallois pour être précise) Gareth Jones parvient à échapper à cela et suit son intime conviction : il se passe quelque chose en Ukraine... Et effectivement, il y découvre charniers et personnes décharnées, villages désertées, cadavres qui bordent les route sans que cela surprenne la population. Il règne en Ukraine, pourtant grenier de l'URSS, une famine dévastatrice. Gareth Jones prouve au monde entier que le miracle soviétique est un leurre, mais il n'est pas écouté... La vérité dérange tellement que c'est George Orwell qui l'écrira sous forme de roman : "La ferme des animaux.

Le film est historiquement nécessaire et très intéressant. La mise en route est un peu traînante et il n'est pas aisé de toujours différencier les personnages masculins entre eux. Lors de l'escapade de Jones en Ukraine, quelques passages semblent peu réalistes, d'autres sont humainement difficiles à supporter, tant elles sont glaçantes... Mais c'est ça aussi l'Histoire : un crime contre l'humanité passé sous silence pour raisons diplomatiques et économiques. Un film à voir, bien interprété, et qui fait dire une fois de plus que, même si notre pays n'a pas été épargné, nous avons de la chance de vivre en France.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 22 Juin 2020

Roman "Dans la forêt" de Jean Hegland, littérature américaine, nature writting, avis, blog, chronique, écologie

Roman - Editions Audiolib - 10h02 d'écoute - 23.90 €

Parution d'origine aux Editions Gallmeister en 2017

L'histoire :  Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Tout arrive sur ce blog, même de la "nature writing" qui, à priori, n'est pas ma tasse de thé... Sauf que les feuilles de "dans la forêt" ont délicieusement bruissé sur la blogo et qu'un doux vent a conduit ce roman jusqu'à moi, dans sa version audio, très réussie. Le texte ne pouvait espérer meilleure interprète. 

Lors de sa sortie outre-Atlantique en 1996, ce roman a été perçu comme un choc littéraire. Vingt-quatre ans plus tard, je confirme, il est de ces livres magistralement écrits, narrés et d'une puissance telle qu'il est inoubliable. Si symbolique, si actuel, mais sans leçon de morale. Juste le destin de deux jeunes soeurs, dans le monde tel qu'il va, tel qu'il s'en va.

Curieusement, j'ai entamé cette audiolecture en début de déconfinement.... Et l'histoire fait une fois de plus écho à ce que nous venons de vivre, et que nous revivrons sans doute... Et même, que nous vivons un peu plus chaque jour sans nous en rendre vraiment compte, sans y prêter plus d'attention que ça pour la plus part d'entre nous.

De nos jours, le monde vacille. Plus d'électricité, plus d'essence, beaucoup de morts (on parle d'une étrange grippe), les villes se vident, et une migration se fait vers la côte Est qui semble se remettre plus vite. Une ruée vers l'origine en quelque sorte, une ruée en contre sens, quand on a tout usé de l'autre côté.

C'est Nell, l'aînée, qui raconte l'histoire, dans son dernier cahier... En ville, la vie n'est plus, ou presque plus. De la survie. Depuis toujours, Nell et Eva vivent dans une maison en pleine forêt. Avant que le monde ne vacille, Nell se préparait à intégrer Harvard et Eva, une grande école de danse. Leurs parents décèdent, elles ne sont plus que deux, l'une de 18 ans et l'autre de 17, en pleine forêt... Elles vont organiser leur survie, leur vie, avec les moyens du bord. S'aimer, se déchirer, se disputer, s'entraider, se sauver l'une et l'autre en faisant face aux imprévus. Ce roman est l'histoire de leur survie, sans pathos. Du quotidien, des petites choses qui deviennent grandes, des épreuves terribles qui grandissent et qui finalement, créent un avenir. Nell et Eva vont apprendre la forêt, qui est leur unique source de vie. Elles vont l'étudier, l'exploiter, la soigner, la comprendre, la vénérer, la respecter, l'utiliser à bon escient en pensant à l'avenir : il faut tenir, il faut durer. La forêt va devenir leur alliée et l'Homme le potentiel danger qui rode et peut toujours revenir. Oui, l'Homme est plus dangereux que la nature, même pour lui-même. Et tant que ma lecture a duré, j'ai été transportée, sans une minute d'ennui. Dans la forêt ressemble à un conte à l'ancienne, mais est pourtant tellement contemporain par les messages qu'il distille sans lourdeur, avec une finesse magnifique. Cependant, la tension ne manque pas, donc quelques coups de stress pour le lecteur entre des moments lumineux.

Dans la forêt est un roman très sensoriel... Tous nos sens sont en exergue, sollicités, aux aguets et nous apprennent à vivre avec le minimum, avec l'essentiel. Du courage, et la nature. Après tout, Eva conclut en disant : "Nous nous avons nous, la forêt et peut-être encore un peu de temps".  N'est-ce pas notre situation collective et planétaire ? Un peu de temps, si l'on réagit et que l'on sait prendre les bonnes décisions, utiliser nos meilleures ressources intérieures. Un retour aux sources, un retour à l'essentiel, un retour aux origines. Une lecture incontournable, qui, je crois laisse une empreinte indélébile.

L'avis de Sylire, de Gambadou

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Juin 2020

Ce Weekend, c'est la fête de la Musique... Une célébration qui sera peut-être bien différente des autres années en fonction de l'actualité. Mais pour moi qui fuit les mouvements de foule, elle sera la même, chez moi.

Et puis, la musique, je l'ai fêtée quelques jours avant le confinement, en ayant la chance d'assister in extremis au concert Rennais de Claudio Capéo, le chanteur à l'accordéon. Cet artiste, a été révélé il y a quelques années par l'émission The Voice.  Claudio s'était présenté au casting... Et depuis la fin cette aventure, il a rejoint son groupe d'origine, Les Capéo. D'où ce nom, Claudio Capéo...Et sur scène, c'est vraiment un groupe que l'on voit évoluer, un groupe uni, complice, et tellement heureux de jouer ensemble depuis des années et des années... Dans des bars à l'époque... et dans des salles de concert pleines maintenant.

Une musique du déchire et entraîne, des paroles sensées et profondes, de l'énergie a revendre, de l'émotion, de la légèreté, du plaisir de partager, vraiment un concert pur bonheur ! Bien sûr, la pandémie a interrompu la tournée de Claudio Capéo. J'ignore quand celle-ci reprendra. Mais si une date s'annonce dans votre ville  n'hésitez pas, achetez votre billet, vous ne le regretterez pas, et peut-être même me remercierez-vous !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson, #Spectacles concerts théâtre salons

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