Publié le 4 Décembre 2017

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 11.99 €

 

Parution le 10 novembre 2017

L'histoire :  Sus à la Magicienne ! Les Vieux Fourneaux reviennent plus jeunes que jamais ! Après une tournée d'été du théâtre du 'Loup en slip', Sophie et Antoine rentrent au bercail pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé par une mystérieuse 'magicienne dentelée' occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié. Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père. Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?

 

 

 

Mon humble avis : Vendredi dernier, séance ciné annulée... Hop, un petit tour à la bibliothèque et me voilà munie d'un trésor : le tome 4 des vieux fourneaux ! Ma soirée est assurée !

Quelle bonheur de retrouver nos 3 septuagénaires, même si Mimile est presque relégué ici à un rôle secondaire. Peu importe, la fin de ce tome annonce clairement un cinquième et l'on ne doute pas que Mimile sera bien présent.

Pour mémoire, ma chronique sur les 3 premiers tomes de cette série hilarante qu'est "Les vieux fourneaux" se trouve ICI

Alors, quid de cette "magicienne"... Cette sauterelle unique et protégée, qui se reproduirait par clonage, et qui aurait envahi les terres promises à l'agrandissement de l'entreprise "Garan-Servier" ?

Et bien elle donne l'occasion aux auteurs d'évoquer moult sujets on ne peut plus d'actualité. Et ainsi, de bien croquer les Français que nous sommes, avec nos contradictions, nos protestations, notre égoïsme par convenance personnelle ou lié à un certain abois. Mais le tout dans la bonne humeur, la moquerie, qui gentille, n'en n'est pas moins diablement efficace.

Ainsi, au fil des pages, les auteurs dénoncent les pensées et comportements extrêmes, souvent proche du ridicule,  qui émanent de la théorie du genre, des migrants (ben oui, cette sauterelle n'était pas là avant, elle est donc une migrante), les délocalisations avec au passage, une réduction drastique du personnel, des ZAD (Zones à Défendre) et leurs défenseurs pas toujours honnêtes et parfois "illuminés", la désertification médicale de certaines régions et l'arrivée de médecins roumains, "le serment de l'artisan" (hahaha !!!), j'en passe et des meilleurs !

Et bien sûr, ce tome est aussi l'occasion de révéler quelques secrets (qui justifient évidemment un tome 5) et de distiller une bonne dose d'amour, d'amitié et d'espoir, le tout dans l'humour et la tendresse absolus pour ce combat contre les préjugés ! Vivement le prochain tome ! 

Mais si ça se trouve, c'est au ciné que l'on retrouvera nos 3 héros le plus tôt, car ô joie, ô bonheur, est film est en cours de tournage avec Pierre Richard, Eddy Mitchel, et Roland Giraud ! Ca promet !

-"Bande d'égoïstes ! Les champignons, la Chope ! C'est bien la France ça ! Vous passez votre temps à râler que rien ne change, et quand ça change, vous gueulez que ce ne sera plus comme avant !"
- "Et ben quoi ? On veut le changement dans la continuité. C'est notre droit."

Les vieux fourneaux, tome 4

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Novembre 2017

Film d'Yvan Attal

Avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha

 

Synopsis :  Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

 

 

Mon humble avis : Le brio, un film qui fait du bien, qui donne envie... de quoi ? D'aimer encore plus notre belle langue qu'est le français, de la maîtriser mieux encore, et d'en approfondir les mystères et les forces, les pouvoirs. Ah, la puissance des mots qui vous permettent de devenir ce que vous voudriez être !

Comme j'aimerais exceller dans l'art de la rhétorique, expression que j'entendis pour la première fois lorsqu'à l'époque, mon prof de philo évoqua Socrate. Et maintenant, ces concours d'éloquence dont on parle de plus en plus dans les médias et qui sont l'un des sujets du film me fascinent, même si je serais bien incapable d'y participer !

Mais le film dans tout cela ! Parfait, captivant, drôle et tragique à la fois ! La confrontation de deux mondes, de deux générations, d'une culture exclusive et d'une culture plurielle. Le réac d'un côté et la jeune fille de banlieue de l'autre. Mais, ce qui est vraiment appréciable dans ce film, c'est qu'il ne tombe pas dans les lieux communs des cités justement. Avec Neïla, on évolue dans une banlieue où comptent avant tout la fraternité, l'amitié, le respect de la famille et des cultures, du travail, le courage. Bref, pas de violences verbales et physiques qui dérangeantes.

Bien sûr, ce film est politique, qui veut combattre les préjugés, les difficultés réelles auxquelles se confrontent cette jeunesse qui ne porte pas un patronyme franchouillard ni une peau bien blanche et des cheveux bien lisses. Ce film dénonce parfaitement les catégories dans lesquelles les gens sont enfermés par la société, mais aussi par leur entourage qui craint le changement de leur proche, par crainte de les perdre ou de ne pas être à leur nouvelle "hauteur" . Mais ce qui est génial dans ce film qui est donc autant politique que social, c'est que tout est dit et montrer sans pathos, et au contraire, avec une certaine légèreté. Et de toute façon, dans ce film, le malheur n'est pas là où on l'imagine au premier abord. Ce film est là pour montrer que chacun peut faire exploser les barrages qui l'entourent et l'enferment, que ces barrages soient sociaux ou intérieurs, personnels. Questionnement, remise en cause personnelle, et découverte de la richesse de notre culture comme une arme, voici sur quoi repose entre autre ce film.

Et puis et surtout, il y a les échanges verbaux entre Neïla et Pierre (Camélia Jordana et Daniel Auteuil, excellents tous les deux). Echanges qui sont d'abord cyniques, puis neutres, et enfin affectueux, même si jamais loin de la provocation. Mais avec toujours le but ultime de l'excellence. D'ailleurs, des scènes de coaching de Neïla sont purement aussi grandioses qu'hilarantes. Mais la force de la langue et de l'expression n'est jamais absente.

Et enfin, il y a les fameuses scènes de concours d'éloquence, aussi émouvantes que fascinantes.

Bref, Le Brio mérite bien son titre ! C'est un film brillant, intelligent, émouvant, drôle, révoltant, passionnant, réveillant ! A ne surtout pas manquer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Novembre 2017

Dans la nuit du 13 au 14 août dernier, Aya m'a déclaré une infection urinaire... La veille d'un jour férié et quelques heures avant mon départ pour "un long weekend de semaine" sur la côte, chez ma mère.

Quand je m'absente de chez moi, c'est ma voisine du 1er qui s'occupe gentiment de mes chats. Mais là, hors de question de lui laisser un chat malade...

Donc action/réaction. Lundi à la première heure, appel chez le véto. Lundi à la 2ème heure, RDV d'urgence chez le véto, qui confirme mon "diagnostic". Hop, une piqûre et un traitement sur 5 jours, avec cachets à faire avaler et une pipette de médicament dans la gueule 3 fois par jour. Raison supplémentaire pour ne pas laisser Aya à ma voisine. Soigner un chat reste délicat, car il faut déjà choper le chat et qu'il se laisse faire, ce qui est tout de même plus facile quand un chat vous connait et vous fait confiance.

Donc encore action /réaction, j'emmène Aya chez ma mère, dont la maison, en été, est exceptionnellement vide d'enfants, de petits-enfants (ou neveux !), et même maintenant d'arrière petits enfants ! Donc, on devrait pouvoir gérer l'ouverture/fermeture des portes et fenêtres. Car Aya est une minette exclusivement d'intérieur. Avant de partir, j'achète tout de même un harnais. Pour qu'Aya ne file pas partout dans la grande maison aux multiples pièces pleines de bibelots qui ne sont pas le miens. Donc évitons la casse ! Et puis, on tentera des petites promenades dans le jardin de "mamie-chats".

Aya a été ravie d'avoir sa "môman" rien que pour elle pendant quelques jours !

La première promenade/harnais dans le jardin s'est déroulé à merveille ! Tranquillement, je suivais Aya du bout de la laisse, Aya qui semblait me suivre aussi et attendre mon accord pour visiter tel ou tel coin du jardin. Aya découvrait l'herbe, les arbres, les feuilles et on était heureuses de partager ce moment toutes les deux. Je me disais : si ça se passe si bien et qu'Aya apprécie, je la ramènerai plus souvent chez "Mamie-chats" lors de weekend calme (sans descendance familiale !)

Le lendemain en début d'aprem, nouvelle petite promenade dans le jardin.. Quand soudain, ma mère a "surgi" sur la terrasse pour dire "bon, on va à la plage". Surprise, Aya a paniqué au point de réussir à se dégager du harnais. Quant à moi, j'étais dans un mélange de sang-froid et d'arrêt cardiaque. Car si Aya fuyait dans un lieu qu'elle ne connait pas, qui plus est pas loin d'une route assez passante...bref, inutile de rentrer dans les détails.

Heureusement, Aya a filé droit dans la maison, puis droit dans ma chambre (le QG que je lui avais installé), puis droit sous mon lit ! Ouf, Aya terrifiée mais là et bien là, à l'abri.

Le lendemain, j'ai retenté une petite promenade jardin, en prévenant auparavant ma mère que je promenais Aya. A peine étions-nous dehors, c'est le chien du voisin qui s'est mis à aboyer.... Donc retour dans la maison, qu'Aya n'a plus quitté. Jusqu'à la fin du séjour, Aya s'est contentée d'apprécier les promenades harnais dans la maison. Passionnant aussi, étant donné toutes les odeurs laissées dans les diverses lits quittés quelques jours par les petits-enfants.

Leçon de l'histoire : Depuis que j'ai Aya, régulièrement, l'idée de l'emmener en promenade dans mon quartier me taraudait régulièrement, alors que tout le monde, véto compris, me le déconseillait. Aya étant une chatte d'intérieur, l'extérieur peut être une source de stress énorme pour elle. Après cette tentative liée à la situation du Weekend chez Mamie-Chats, et de la maladie d'Aya, et bien on va en rester là... Car dans mon quartier, il y a aussi la possible rencontre d'autres chats, de chiens, bref... Aya est bien à la maison !

UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 24 Novembre 2017

BD -Editions Delcourt - 136 pages - 16.95 €

 

Parution en février 2014

 

L'histoire :  Venise 1510. Giorgione est sur le point de mourir de la peste. Il jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau, hommage à sa première émotion picturale. Le récit plonge dans les méandres du passé de Venise en quête de cette référence disparue. Mais comment faire surgir sur une surface plane le mystère bouleversant d'une présence ?

 

Tentation : Pitch et dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : En empruntant cette BD à ma Bib', j'espérais aimer mais ne m'attendais pas à être conquise à ce point par cette histoire, qui est aussi l'Histoire. Une véritable pépite que cet album.

Déjà, la situation géographique et les planches qui en découlent... Venise entre les années 1475 et 1510... Les canaux, les maisons et palais vénitiens, les costumes d'alors. Un régal ! L'immersion (sans mauvais jeu de mots) est totale.

Ensuite, le sujet... Nous évoluons dans le milieu des peintres de l'époque. Certains ont déjà bâti leur renommée, d'autres sont alors méconnus, mais pas pour longtemps. Nous rencontrons du beau linge et assistons à la "naissance" de noms réputés. Certains m'étaient familiers (sans que je sache forcément situer leur époque etc...) et j'en ai découvert d'autres : Tiziano Vecellio, qui deviendra "Le Titien", Giorgio de Castelfranco (Giorgione), son père "illégitime" Antonello de Messine, Giovanni Bellini ainsi que l'aristocratie du Venise d'alors.

Nous pénétrons au coeur des ateliers des maîtres et assistons à la création de chefs d'oeuvre, signés de la main des maitres mais oublieux des élèves qui participent largement au travail ! Parmi les élèves de Bellini, on trouve le Titien, qui fut aussi élève de Gorgione. Nombre de ces chefs d'oeuvre sont reproduits ici, bien qu'adaptés aux format et couleurs BD, que ce soit des toiles ou des tableaux d'autel immenses. Bref, cette BD rend parfaitement la vie des artistes vénitiens, entre les commandes de portraits et de tableaux d'autel qui garniraient ensuite les églises italiennes... puis les musées du monde entier.

Et puis il y a cette concurrence entre Bellini et Antonello, le mystère et l'envie autour de l'art de de la technique lumineuse d'Antonello. 

Mais bien sûr, le sujet principal de cet album est l'obsession des peintres d'alors : renforcer le lien entre l'espace de l'image et la réalité, l'effet de présence, de relation intime, faire apparaître l'intensité du vivant dans les oeuvres pour que "la vision fugitive" d'une toile devienne "une sensation durable, à chaque instant renouvelée."

Bref, La vision de Bacchus n'est pas un album que l'on dévore, mais que l'on déguste. Il est si passionnant, si instructif et pourtant aussi très distrayant. Une pépite je vous dis !

 

Retable de San Giobbe (Giovanni Bellini)

 

Retable de San Giobbe (par Jean Dytar dans "La vision de Bacchus"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 22 Novembre 2017

Roman - Editions Pocket - 343 pages - 7.40 €

 

Parution en 2010

 

L'histoire : Kim Lange est la présentatrice télé préférée des allemands, et une telle carrière a bien sur relégué sa famille au second plan. Le soir d'une remise de prix, alors qu'elle fume tranquillement une cigarette sur la terrasse d'un hôtel, elle est écrasée par une météorite, ou pour être plus exacte, le lavabo d'une station spaciale qui vient d'exploser. Kim Lange meurt sur le coup... mais à sa grande surprise, se réveille réincarnée en fourmi ! Pour retrouver sa famille, elle n'aura de cesse de remonter l'échelle de la réincarnation qui est, bien sûr, parsemé d'embûches !

Tentation : La blogo il y a une éternité

Fournisseur : Ma PAL, depuis une éternité !

 

 

Mon humble avis : Un petit tour dans la littérature allemande pour une lecture agréable et divertissante +++ ! Assez drôle aussi, avec un postulat de départ que l'on trouve en général dans des livres de développement spirituel : La réincarnation.

Peu importe que l'on soit adepte à cette croyance ou pas pour se plonger dans ce roman. La réincarnation n'est pas ma paroisse (d'ailleurs je n'en n'ai pas) et je me suis vraiment bien amusée avec ce Maudit Karma, qui sous couvert d'humour, reste très respectueux envers ce concept.

Maudit Karma nous permet donc de vivre plusieurs vies, avec l'âme de Kim Lange, mais dans des corps différents. Nous passons donc de l'état de fourmi, à celui de cochon d'Inde,  de chien, de ver de terre, de vache puis de... Réponse dans le roman. Et c'est là que l'on peut apprécier les pouvoirs de certaines de ces créatures, comme prendre conscience de ceux des humains, car l'auteur développe assez bien les caractéristiques de chaque espèce, tout en s'exprimant à la première personne. Certains passages sont donc assez fascinants, d'autres hilarants ou encore très émouvants. Cocasseries, rebondissements, et quiproquos  sont bien sûr au rendez-vous. A savoir que Kim Lange, lors de son voyage " temporelo/bestiaire", rencontre aussi des "personnalités" défuntes célèbres, comme Casanova ou encore Napoléon. Sous quelles formes animales ? Surprise ! Le tout, écrit dans un style simple (mais pas simplet) et fluide, bref, agréable.

L'humour et la légèreté apparente de cette histoire originale, qui tient presque de l'équipée, sont là pour accompagner une réflexion plus profonde, dont chaque lecteur sera libre de choisir l'épaisseur qu'il veut lui donner. Car par de bourrage de crâne ni de prise de tête dans ces pages. Mais l'occasion, si cela vous dit, de réfléchir un peu à la valeur que vous donnez à votre vie, à celle des autres, et aux apparences. Aux regrets que vous pourriez avoir si votre terminus s'annonçait. A votre bonheur qui n'aura d'égal que celui que vous apporterez aux autres par des petits gestes quotidiens, ou des actes héroïques... Mais encore faut-il que ces derniers ne soient pas calculés ! Que votre bonté d'âme soit pure. Si ce n'est pas le cas, il y a toujours possibilité de progresser, Kim Lange en est le modèle heu... "Vivant" ?!!! Et le nirvana dans tout cela ? Car si vous cumulez de bons karmas, il devrait vous être promis ? Là aussi, réponse dans le roman... Mais n'oubliez pas de penser au présent et de bien regarder autour de vous, car peut-être s'y cache un petit coin de nirvana où, finalement, il fait bon vivre !

Conclusion : un livre idéal pour une petite pause cérébrale dont vous ne sortirez pas écervelés, mais avec une sacrée banane au milieu de visage et des zygomatiques bien musclés ! A ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 20 Novembre 2017

Film de Guillaume Gallienne

Avec Adeline d'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol

 

Synopsis :  Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle "monte à Paris" pour devenir comédienne. Mais, elle n'a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d'humiliant mais aussi de bienveillant. C'est l'histoire d'une femme, d'une femme modeste, d'une blessure.

 

Mon humble avis : Encore un mauvais choix de film pour moi. Pourtant, Maryline est porté par une valeur "sûre" pour moi, ce coup si du côté de la réalisation, puisque c'est Guillaume Gallienne qui s'y est collé. Je pensais qu'un tel artiste ne pouvait que m'emballer. Et bien non !

Durant la séance, j'ai eu un doute et me suis demandé si le film ne durait pas trois heures, car je n'avais pas prêté attention à sa durée. Et bien non, un film dans la norme, 1h47. Donc je me suis ennuyée.

Sans doute parce que je n'ai rien ressenti, ou presque. Peu ou pas d'empathie pour le personnage de Maryline, qui en mériterait pourtant tant elle patauge autant dans la vie qu'avec elle-même. Elle semble n'avoir de prise sur rien du tout dans sa vie, alors que j'imagine que lorsque l'on veut devenir comédienne, il faut prendre les rênes et user un peu des éperons. De ce fait, j'avais plutôt envie par moment de botter les fesses de Maryline, bref, de la remuer. Sa passion pour le cinéma et son envie de devenir actrice m'ont paru invisibles à l'écran. Dommage, car le sujet d'une jeune femme et d'une actrice en herbe sortant de sa chrysalide était séduisant. Le problème justement, est que l'on ne ressent pas les efforts pour évacuer l'enveloppe de nymphe. Au contraire, on a plutôt l'impression d'assister, trop longtemps, à un naufrage.

De plus, le film est beaucoup trop elliptique. On passe d'une situation à une autre, d'un état à un autre sans explication et beaucoup trop rapidement. Il m'a manqué des données pour apprécier et justifier l'évolution du personnage. 

Cependant, les images sont belles, Adeline d'Hermy fait ce qu'elle peut pour donner un minimum de vie à cette Maryline qui en semble presque dépourvue. A noter : quelques minutes vraiment lumineuses, pendant ce film, lors des apparitions de Vanessa Paradis. Une Vanessa Paradis en état de grâce, qui m'a fait penser à une certaine Jeanne Moreau (j'ignore si c'était voulu ou si c'est juste mon sentiment personnel !)

Bref, je n'ai pas accroché avec ce film.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Novembre 2017

BD - Editions Rue de Sèvres - 128 pages - 18 €

 

Parution en mars 2016

L'histoire :  Franck n’est pas un type bien. Des hommes, il en a descendus des dizaines, proprement, sans histoires, un vrai pro. Lui qui n’a jamais cru à Noël, il aurait pu se douter que cette affaire payée le double était louche… Mais le réveil est bien plus rude que tout ce qu’il pouvait imaginer : si son âme est toujours homme, son corps, lui, est devenu femme. Une vengeance pour un crime passé… Sa vengeance à lui commence, et elle ne laissera personne indemne.Le parcours passionnant d’un homme qui doit renouer avec son identité. Au-delà du divertissement, un questionnement sur l’identité et le genre.

 

 

 

Mon humble avis : Corps et âme est assez éloigné de ce que je lis en BD habituellement. Ceci, dans le sens où c'est un album purement distrayant, où l'on ne s'instruit pas, même s'il permet une bonne réflexion sur l'identité, le genre et le transgenre. De même, il se penche sur un sujet qui est devenu à "la mode" ces dernières semaine, le harcèlement sexuel de rues et de bars subi par les femmes.

D'après mon ami Google, de façon presque simultanée à l'écriture de cet album, un film en a été adapté. Puisque à l'origine de cette histoire il y avait un scénario. Ce film est sorti en mars 2017 en France, sous le tire de "Revenger" avec Michelle Rodriguez et Sigourney Weaver. Pas vu.

Au début, j'ai eu un peu de mal avec les visages des personnages, que je trouvais relativement androgynes, peu définissables et se ressemblant un peu les uns les autres. Bien sûr, tout s'explique bien vite et je me suis bien installée dans l'histoire. Autre petit bémol, la couverture ne vend pas au mieux le contenu de l'album. Mais bon, cela ne m'a pas empêché de m'y plonger, puisque je me suis fiée à la 4ème de couv'

On est ici dans une ambiance polar noir, sombre, violent, limite glauque. Hôtel miteux, rues sombres et leurs occupants encore plus sombres.

En fait, on devine assez vite ce qui est arrivé à Franck, sauf que l'on n'ose y croire ! Et pourtant, une première partie flash back prouve la justesse de notre intuition : Après avoir été enlevé, le tueur à gages Franck se réveille couvert de bandages dans un hôtel pourri.... Et découvre qu'il a été opéré à son insu... Et qu'il est devenu femme.

Après quelque temps de dépression, de beuverie et d'adaptation à sa nouvelle physionomie, vient pour Franck le temps de la vengeance. Enquête puis règlements de compte à la pelle, Franck nettoie son ancien environnement professionnel afin de parvenir à la source : le docteur qui l'a opéré.

J'ai franchement bien aimé cet album, qui se lit donc bien sûr d'une traite. Le scénario est méritoire, les rebondissements surprennent, le suspense est haletant. Le tout parfaitement mis en page, dessins, couleurs et bulles compris. Une histoire de vengeance, de recherche d'identité, avec actions, amours, réactions, coups de théâtre et un peu d'hémoglobine. Bref, parfait si l'on veut se lire un polar bien noir en une heure !

Et qui sait, une fin assez ouverte pour envisager une suite ? J'aimerais bien. 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Novembre 2017

Film de Thierry Klifa

Avec Catherine Deneuve, Diane Kruger, Nicolas Duvauchelle, Nekfeu

 

Synopsis :  Une maison bourgeoise au milieu de nulle part. Une cité à Sète. Une mère et sa fille. Deux amis d’enfance. Une disparition. Un chantage. La confrontation de deux mondes.

 

 

Mon humble avis : Ce film ne m'a pas convenu. Non pas qu'il soit mauvais ou même raté.

C'est qu'à mes yeux, il est bien trop violent. Oh,  n'est pas une violence à l'américaine avec des fusillades à tout va et de l'hémoglobine dans des combats chorégraphiés qui n'en finissent pas.

Non, c'est une violence réaliste, urbaine, du quotidien, psychologique, comportementale, verbale. De ce fait, le film est très agressif pour le spectateur puisqu'il le ramène de plein fouet à une réalité sociétale. Et ce dès le début, avec les réparties saccadées de Nicolas Duvauchel, réparties débordantes de fureur, d'irascibilité et très virulentes, tant dans le ton que dans le langage utilisés, ceux des cités, des trafics en tous genre, des voyous, des bandes, ou même des gangs.

Tout nous sépare est donc un film qui tient en haleine certes, surtout parce qu'il coupe notre souffle régulièrement, sitôt qu'une situation devient "tendue", tant on craint la violence qui pourrait découler de ces situations. Les sujets du film sont pourtant intéressants : la confrontation de la bourgeoisie avec les jeunes de la cité (où la vie ne vaut pas grand-chose), qui montre bien la part d'ombre et de lumière de chaque protagoniste. De même la relation affectueuse et respectueuse qui se noue entre un maître chanteur et sa victime est étonnante, curieuse. L'interprétation est impeccable. Donc rien à reprocher à ces niveaux là mais peut-être, pour rendre le film plus subtile, le réalisateur aurait pu être plus "light" dans les clichés.

Bref, il s'avère surtout que ce film n'était pas pour moi, que j'ai mal vécu, voir subi cette séance en salle obscure.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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