Publié le 17 Février 2018

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Février 2018

 

Il y a une grosse semaine, sur les pages Facebook de protection animales Bretonnes, ce chat mal en point, manifestement errant, était signalé :

Signalé sur ma commune, pas loin de chez moi, alors une amie m'a donc envoyé l'alerte, pour que je puisse donner un coup de main pour attraper ce chat.

Via les réseaux sociaux, un chouette réseau d'amis des chat s'est formé avec et autour de moi pour sauver ce chat, dont une bénévole de la Protection Animale qui s'engageait à payer personnellement les frais véto de ce pauvre loulou.

Je vous épargnerai les détails, mais nous avons mis 5 jours et 5 soirs à trapper ce loulou, très fripon, qui tournait autour, sur, devant ma cage trappe, mais jamais dedans ! Et dimanche soir, youpi, ce pauvre loulou est entré dans la cage trappe. Lundi à la première heure, j'ai pu le conduire chez le véto ! Et là, victoire, ce chat était identifié par puce électronique, sa maîtresse le cherchait depuis 2 mois ! Il lui a donc été rendu, et médicalement, Flocon, puisque tel est son vrai nom, se remettra de son errance grâce aux bons soins vétérinaires, à la bonne cantine et l'amour de sa Môman...

Une belle histoire qui finit bien, le premier sauvetage pour moi qui termine par des retrouvailles humaines/félines... mais... qui ne s'arrête pas là...

Car sur le site où errait Flocon, j'ai découvert une colonie de chats errants. oh, je ne peux pas faire de gros miracle, surtout que certains de ces chats ont peut-être des propriétaires. Mais ce que je suis sûre, c'est qu'il y a dans cette colonie 3 minettes sauvageonnes (tricolores), nées dehors... Et la saison des chaleurs a commencé. Avec tous les mâles qui traînent sur ce site, il est urgent de pouvoir stériliser les 3 minettes, avant qu'elles ne soient gestantes et donnent naissance à 4 chatons chacune dans 3 mois, puis autant cet été et ainsi de suite, et ainsi de façon exponentielle...

Le projet de stérilisation (et plus pour, l'un d'elle), + le projet d'abriter une autre minette gestante d'un autre site de chats errants, se met en place, toujours grâce aux "réseaux". 

Pour cela, j'ai besoin d'un petit coup de pouce de chacun d'entre-vous, à la hauteur de vos possibilités. J'ai créé une cagnotte Leetchi pour financer tout cela. Un petit clic, un petit don : 5, 10, 15 €, chaque don compte. La cagnotte est déjà bien avancée, je compte sur vous pour qu'elle grimpe encore un peu !

Tout le détail et l'organisation logistique de ces sauvetages et/ou stérilisation est expliquer sur la cagnotte, avec également un devis vétérinaire pour les stérilisations des minettes.

 

Voici le lien de ma cagnotte : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-geraldine-30039417

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat, #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 13 Février 2018

Film de Xavier Legrand

Avec Lea Drucker, Denis Ménochet, Mathilde Auneveux

 

Synopsis :  Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

 

 

Mon humble avis : Oups, désolée, j'avais préparé la trame de mon billet en comptant avoir le temps de le rédiger avant diffusion. Et puis j'ai été tellement occupée (par des histoires de chats évidemment), que cela m'est passé par dessus-tête.

Jusqu'à la garde est quelque part surprenant ! Thriller oui, mais de façon latente, qui n'en n'est pas moins oppressante. Il s'agit d'un drame familiale, aussi, pas d'histoire de gangster ni de serial killer. Non, juste une atmosphère étouffante, où l'on s'attend presque à chaque moment que tout vole en morceaux ou que chacun révèle sa vraie nature. Sa nature de manipulateur psychologique, de menteur, de harceleur ou de potentiellement violent, de coupable ou de victime. C'est cela le génie du film, qui "donne la parole" aux trois parties : mère, père, enfants. Le réalisateur nous fait douter de chacun des protagonistes, du plus jeune jusqu'au plus âgé. De ce fait, le spectateur ne peut jamais relâcher sa tension. Bref, c'est un film éprouvant et remuant, même si la violence physique est quasiment absente du film. Très marquant aussi est ce film est hélas très contemporain et réaliste que fictif et distrayant.

Tout sonne parfaitement juste et sobre, depuis la mise en scène jusqu'à l'interprétation. Bref, Jusqu'à la garde noue le ventre, est à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2018

Allez, un petit dimanche avec mes poilus ! Sachant que depuis mon dernier billet... Et bien il y a une Noël !!!

Je ne m'attarderai pas aujourd'hui, car depuis quelques jours, je suis sur un "gros chantier" de trappage de chats "sauvages/errants/malade".

D'ailleurs, je publierai bientôt un billet menant à une cagnotte leetchi, qui vous demandera, dans la mesure de vos possibilités à faire une petit don pour m'aider à stériliser 3 minettes sauvages, pour qu'elles ne se retrouvent pas pleine dans quelques semaines pour donner naissance à des petits bouts qui ne feraient qu'agrandir de façon exponentielle cette colonie de chats errants...

Le chat très malade, quand il daignera rentrer dans la cage, sera pris en charge par une association. Pour les 3 minettes, les asso rennaises n'ont pas la possibilité, à ce jour, de m'aider.

Mes revenons à mes loulous qui se portent à merveille et qui sont bien au chaud avec moi à la maison ! 

UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 9 Février 2018

Roman - Edition Audible - 7h41 d'écoute - 14€95

 

Parution en Audio en 2016

Publication originale en 1833

L'histoire : En 1829, le Commandant Genestas arrive à cheval dans un grand bourg au pied de la Grande Chartreuse. Il souhaite rencontrer Monsieur Benassis, médecin et maire du village. La rencontre a lieu et une amitié se forge entre les deux hommes, qui, de confidences en confidences, finiront par s'avouer le poids de leur passé, qui explique leur présent.

 

Tentation : Allez, un peu de culture !

Fournisseur : Bib' N°2 !

 

 

Mon humble avis : Rien lu, mise à part une nouvelle (L'auberge rouge), de Balzac, depuis la classe quatrième et l'affreux souvenir du Père Goriot, pourtant jamais achevé.

Trente ans après, pourquoi pas une nouvelle tentative de cette fameuse Comédie Humaine, à laquelle Le médecin de campagne appartient ? Cela tombe bien, ce roman n'est pas trop épais, donc pas trop long. Allez hop, c'est parti !

Et là, surprise, j'ai bien aimé ! Certes, quelques passages sur le récit des campagnes Napoléoniennes m'ont un peu perdu, de même qu'une longue conversation entre différents personnages, discussion à la fois sociétale, philosophique et politique. Mais peu importe, car ces moments ont, pour moi, été anecdotiques dans l'histoire.

Le commandant Genestas rencontre donc Monsieur Benassis, mais commence par taire son grade et la raison réelle de sa venue dans cette contrée. Ceci n'empêche pas aux deux hommes de devenir amis. Benassis est un homme brillant, médecin, ancien parisien. D'où l'on peut s'étonner qu'il se soit "enterré" au fin fond d'une vallée du Dauphiné. Les deux protagonistes l'ignorent pour l'instant, mais ils vivent chacun avec un secret assez similaire.

Benassis, à cheval, emmène son visiteur puis ami visiter le bourg et lui explique comment, en tant que maire instruit, il a développé la bourgade devenue prospère et grandement amélioré les conditions de vie de ses administrés, au point d'être vénéré de tous... mais tout en gardant une humilité admirable.

Genestas suit aussi Benassis lors de ses visites auprès de ses patients, dans des coins on ne peut plus reculés.

Voilà ce que j'ai aimé et ce qui m'a étonnée. Car les explications que donne Benassis sur le développement économique et humain de sa bourgade m'ont paru très contemporains, car somme toute très logiques et intelligents, avec un aspect très "développement durable". Pourtant ce roman a bientôt deux cents ans ! Benassis est de ce fait passionnant à écouter, à suivre. Parallèlement, nous participons à ces visites médicales, qui sont l'occasion de côtoyer de multiples personnages, qui témoignent ainsi de la vie d'antan dans les vallées. Certaines de ces rencontres sont vraiment bouleversantes. Le personnage de "La fausseuse", qui ressemble à quelqu'un que je connais bien, m'a particulièrement émue. Balzac lui offre les plus beaux mots pour décrire sa puissance et sa différence intérieures.

Le Médecin de Campagne nous emmène donc dans une vallée où les Hommes savent vivre en intelligence, à l'écoute et au service de l'autre. S'il n'était l'époque lointaine et ce qui en découle, maladies, manque de confort, pauvreté... on aurait presque envie de dire que c'est une vallée où il fait bon vivre. Quant à Genestas et Benassis, ils nous offrent des dialogues fascinants, profonds et captivants. Même si je n'étais pas toujours d'accord avec leurs propos sur le patriarcat, ou le système électoral par exemple. Certaines phrases m'ont même fait bondir. Mais j'ai aimé cela car il me semblait alors pouvoir deviser avec eux ! Et c'était bien sympa tout de même. Enfin, cette amitié virile qui les unit et se renforce au fil des pages est tout simplement belle.

Voilà ce que je choisis de retenir de cette oeuvre, et là où fut mon plaisir de lecture et de découverte, sans parler, évidemment, de l'écriture magnifique de Balzac... qui me fait encore me réjouir de la beauté de ma langue, et de la chance que j'ai de parler Français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu par Pierre Aussedat

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Février 2018

Roman - Editions J'ai Lu - 251 pages - 5.60 €

 

Parution d'origine en 1948

Dernière réédition en 2012

 

L'histoire : Nous sommes à Chamonix en 1932. La oisive parisienne Brigitte y rencontre le guide de montagne chevronné Zian. Brigitte prend des cours à l'école d'escalade. Puis Zian l'emmène pour une première course en altitude, et Brigitte se révèle une bonne courageuse et grimpeuse. Voilà Brigitte piquée par le virus de la montagne. Alors, Zian lui propose de l'emmener au sommet du Mont-Blanc. Cette course ne se passera pas comme prévu... Mais chacun se révélera à l'autre. Au-dessus de 4 000 mètres, on ne peut plus ni mentir, ni se mentir ! Oui, mais... Lorsque l'on redescend dans la vallée, plus rien ni personne n'est tout à fait comme là-haut...

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Des images de jeunesse et de vacances hivernales familiales : mon père lisait Frison Roche. Plus de 30 ans après, la curiosité m'a piquée !

Si vous aimez la montagne, le rapport humain face aux forces de dame nature, le surpassement de soi, la progression lente des cordées, la communion de l'être avec les éléments, les descriptions minutieuses de paysages et de reliefs alors vous aimerez ce livre.

Si vous n'appréciez pas tout ce que je viens de citer plus haut, il y a de fortes chances pour que ce roman vous tienne captifs, juste parce qu'il est grand et beau.

En effet, tout est beau dans ces pages. L'écriture déjà, qui vous fait vivre les morsures du froid, les caresses du soleil, et vous transporte au sein de paysages spectaculaires, des paysages qu'il faut mériter, par la force, par l'effort, par passion. Frison-Roche nous les offres ! Certes, les descriptions météorologiques, alpines, géologiques, végétales sont (très) nombreuses et par moment, j'ai dû m'accrocher un peu et fainéante et peu connaisseuse du milieu, je n'ai pas eu le courage de consulter le dico pour comprendre, enfin, visualiser certains termes montagnards précis. Mais peu importe.

Les personnages sont forts, vrais, profonds, magnétiques et quelque part admirables, qui connaissent par coeur, comprennent et domptent leur environnement naturel dans la mesure du possible.

Zian, le rustique guide de montagne, rencontre la noble Parisienne Brigitte, plus entraînée  aux frivolités des nuits de la capitale qu'à l'alpinisme. Pourtant, après quelques cours, dès la première course avec Zian, elle se révélera une excellente grimpeuse, courageuse et déterminée. Alors, Zian lui propose une expédition rien qu'à eux deux. L'objectif : le toit de l'Europe. Le froid, le brouillard, les difficultés, la vie entre les mains de celui qui tient la corde, les paysages majestueux comme récompense... Oui, tout cela est propice aux révélations, aux aveux amoureux.

La grande crevasse décrit aussi la vie d'antan dans les vallées, soumises à la rudesse du climat, aux saisons, à l'isolement. L'été sur les cimes, l'hiver sur les pistes et l'automne et le printemps dans les champs et les fermes spartiates, mais qui suffisent.

Et puis et surtout il y a la grande crevasse. Les grandes crevasses même. Car le sens du titre est autant littéral que métaphorique. Ils y a celles qui pourraient vous engloutir au moindre faux pas, à la moindre perte de vigilance lorsque vous êtes là-haut, sur les glaciers.

L'autre grande crevasse est tout aussi vicieuse et insidieuse. Elle se forme entre les êtres au passé, à la culture, au mode de vie très différent, quand l'amour doit laisser vivre à la passion, et la passion prendre conscience de la place de l'amour.

Ce roman a été écrit en 1948. Au cours de ma lecture, je me suis demandé si, depuis, la montagne et les hommes avaient changé. Certains glaciers décrits dans ces pages ont dû fondre, mais les dangers alpins restent les mêmes. Je pense que dans le coeur, ces hommes  là sont restés les mêmes. Même si au XXIème siècle, ils disposent d'un tout autre matériel, notamment pour prévenir en cas d'accident. Mais l'appel des hauteurs, pour ces fous de sommets, est intact. 

Bref, un roman fort et puissant. Une belle histoire, d'Hommes et de montagnes. Je pense lire la suite (Retour à la montagne), puisque l'on y retrouve certains personnages. (PS : Ne lisez pas la 4ème de couv de retour à la montagne, car fatalement, elle spolie la fin du premier tome)

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Février 2018

Roman - Editions Folio - 323 pages - 7.80 €

 

Parution en poche : Janvier 2018

Parution d'origine Gallimard en avril 2016

 

L'histoire : A Crozon, dans le Finistère, bibliothécaire a la fantaisiste idée de créer une bibliothèque "des refusés". A savoir que chaque auteur renié par les éditeurs est libre de venir y déposer son manuscrit.

Des années plus tard, Delphine, une éditrice Parisienne, passe des vacances familiales dans le coin. Dans cette bibliothèque des refusés, elle découvre un manuscrit écrit par un certain Henri Pick, décédé deux ans plus tôt. Elle est persuadé que ce roman est un best-seller en puissance et ne se trombe guère. Quelques mois plus tard, les ventes du livre de Pick dépassent toutes les espérances ! Oui, mais tout ceci n'est pas sans conséquences pour personne, et quelques sceptiques sur cette si romanesque histoire montent au créneau.

 

Tentation : Ben le nom de l'auteur pardi !

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : J'ignore sur quelle planète je vivais en avril 2016, mais je suis passée complètement à côté de la parution du dernier Foenkinos ! Heureusement, Facebook est là et les parutions poche sont un bon rappel. J'ai donc pu me rattraper et bien heureusement ! Car pour moi, c'est toujours un pur bonheur de me promener dans les romans et l'écriture de David Foenkinos.

Bien que très distrayante, cette lecture n'empêche pas de réfléchir sur la littérature, le pouvoir des livres sur nous autres lecteurs, sur le chemin de croix que vivent certains auteurs méconnus (ou avant d'être connus), sur la façon dont un certain marketing nous dirige tout droit vers certaines oeuvres précises, sur les conséquences de l'irruption soudaine d'une célébrité que vous n'avez pas demandé. Le mystère Henri Pick nous emmène aussi dans les coulisses du monde éditorial, (en l'occurrence ici chez Grasset), depuis le projet d'édition d'un manuscrit jusqu'à la célébration des 300 000 exemplaires vendus. David Foenkinos explique parfaitement les espoirs, les déceptions, voire les désespoirs des auteurs en herbe. Pire que ne pas être édité, il est un autre cauchemar : être publié mais ne pas être lu. Etre publier sans que personne ne s'en rende compte, sans que personne d'autre que votre entourage ne connaisse votre roman !

Et puis il y a l'histoire en elle-même, et ce fameux Mystère Henri Pick... Où David Foekinos nous mène par le bout du nez et nous fait croire ce dont il a envie. Ce mystère Henri Pick nous fait rencontrer une belle brochette de personnages bien différents : Il y a ceux qui cherchent la célébrité, ceux qui la fuient, ceux qui la créent,  ceux qui ne la refusent pas sans avoir aucune conscience des conséquences, ceux qui cherchent la vérité ou qui en inventent une, pour le pire comme pour le meilleur, ceux qui rêvent d'avoir du talent où qui passent à côté de leur talent parce que... Surprise !

En lisant Le mystère d'Henri Pick, je me suis demandé (c'est tout à fait une idée personnel) si avec ce roman, David Foenkinos ne rendait pas un hommage discret à Agatha Christie. Le titre déjà ! Il pourrait figurer dans la bibliographie de la reine du crime qu'il ne ferait pas tâche. Dans la première partie, dans leur façon de mener leur enquête sur Henri Pick, Delphine et Frédéric m'ont fait penser à Tommy et Tuppence Beresford. Puis, dans le journaliste obsédé par ses intuitions, je voyais une nouvelle version d'Hercule Poirot.

Tout cela écrit dans le style inimitable de David Foenkinos, qui joue avec les mots et leur contraire, qui n'a pas son pareil pour développer les évidences en mystères, et pour réduire les mystères en évidences, pour démontrer l'incongruité des personnages ou des situations, même si ceux-ci paraissent simplissimes au premier abord. Avec Foenkinos, cela donne un roman qui se boit comme du petit lait où l'on ajouterait un peu de sirop de fraise et de citrons : délicieux et acide à la fois. Mais, ce qui ressort avant tout, c'est le savoureux humour Foenkinos. Pas de gros gags, mais de la discrétion, de la finesse et de la légèreté, du subtil.

Et surtout, il y a les conséquences de ce phénomène littéraire Henri Pick, sur son entourage plus ou moins proche, sur la commune de Crozon, bref, tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par cette effervescence, de leur plein gré ou à leur insu... et qui retrouveront leur équilibre loin de ce remue-ménage... dans une certaine tranquillité ! La morale de l'histoire serait elle : pour vivre heureux, vivons simplement ? Vivons cachés ?

En tout cas, quelques heures cachée sous ma couette avec le Mystère Henri Pick, pour moi, ce ne fut que du plaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Février 2018

Film de Steven Spielberg

Avec Mery Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

 

Synopsis :  Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

 

 

Mon humble avis : Pour rappel, mes petites pattes de chat ne sont pas une note, mais une évaluation de mon plaisir de lecture, ou de spectatrice quand il s'agit de cinéma.

Pour Pentagon Papers, pas grand-chose à reprocher au film, réalisé tout de même par Spielberg et qui reconstitue parfaitement l'atmosphère, les décors (etc) des années 70, ce qui  amène une certaine austérité à l'ensemble. Austérité parce que nombre de scènes se déroulent dans la salle de rédaction du Washington Post, où les hippies de l'époque ne se bousculent pas.

Pentagon Papers traite d'un scandale méconnu du grand public (français en tout cas), qui eut lieu sous la présidence de Nixon et qui précéda de très peu le fameux Watergate.

Même si; comme pour les Heures Sombres, on devine la fin de l'histoire (en effet, le Washington Post existe toujours et talonne le Times en réputation), la pression et le suspens sont intenses. 

Le scandale porte sur la politique des Etats Unis par rapport au Vietnam sur presque deux décennies sous plusieurs présidents : manipulation tant du Vietnam que de l'opinion publique Américaine. Et sur cette guerre meurtrière, que le gouvernement sait ingagnable depuis belle lurette mais dans lequel il s'embourbe (envoyant des milliers de boys au carnage), juste pour garder la tête haute. C'est à peu près cela.

Le Times publie en premier un document classé secret défense et se retrouve interdit de publication. Le Washington Post tente de prendre le relais et une vitesse supérieure. Publiera, ne publiera pas ? Les menaces de la Maison Blanche sont énormes.

Pentagon Papers porte donc principalement sur la liberté de la presse, ses droits et ses devoirs, sur la mission des journaux et le boulot des journalistes. Bref, c'est un film engagé !

Mais aussi, sur la place d'une femme, place héritée, donc contestée, à la direction du Washington Post. Dans les années 70, les femmes sont forcément dédiées aux travaux ménagers ou aux salons de thé, et considérées comme inaptes à prendre une telle décision : to publish or not... Et assurer la pérennité (or not) d'un grand organisme de presse, même si, à l'époque, l'influence du Washington Post est plus régionale que nationale, et donc, logique, pas franchement internationale ! Et tout cela, sur fond de finances et d'entrée en bourse.

Sans surprise, Pentagon Papers est servi par des acteurs d'exception : qui irait contredire le talent de Meryl Streep et de Tom Hanks.

Maintenant, pour tout dire, le film n'est pas forcément évident à suivre et à saisir dans les détails. C'est un film très bavard. Peu ou pas d'action, ni temps morts ni contemplation etc, tout se déroule en dialogues assez longs, qui mêlent propos journalistiques, politiques, législatifs etc. Le tout, avec beaucoup de personnages secondaires, parfois nommés par leur prénom, puis leur nom de famille, ou encore leur diminutif. Donc pas facile de toujours savoir qui parle... et de qui. Surtout que j'ai vu ce film en V.O !

Néanmoins, Pentagon Papers reste un film intéressant, comme je l'ai dit, très bien joué, mais je pense que je l'oublierai vite. Bref, pas impératif !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Février 2018

Roman - Editions Acte Sud - 366 pages - 22 €

 

Parution en juin 2017

L'histoire : Un chat de gouttière errant a élu domicile au pied d'un immeuble tokyoïte. Un jeune homme le remarque et le nourrit de temps en temps, jusqu'au jour où il le retrouve dans un sale état : une patte brisée à cause d'une maudite voiture. Il accueille le chat chez lui, le soigne et de fil en aiguille, l'adopte pour la vie. Une magnifique relation les unit désormais. Mais, un jour, le jeune homme Satoru est amené à devoir se séparer du matou. Il parcourt alors, avec Nana le chat, une bonne partie du Japon pour trouver, parmi ses amis, celui ou celle qui serait l'adoptante idéale pour Nana. Car hors de question de le confier à n'importe qui. Nous lecteurs, suivons alors leur pérégrination nippone. 

 

Tentation : Le titre et la couv' !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : "C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance d'aujourd'hui" !... même si un peu triste et cruelle, comme peut l'être parfois la vie. Mais lumineuses, les aventures de Satoru et Nana le sont indubitablement.

A la lecture des Mémoires d'un chat, j'ai été un peu désarçonnée par la formule narrative. En effet, il m'a semblé que parfois, et le plus souvent, le chat était le narrateur. Ca j'en suis sûre d'ailleurs, vu le titre et les réflexions " à voix hautes" de Nana le chat. Réflexions touchantes, hilarantes et bien emprunte de l'identité féline. Mais parfois, le récit paraissait repris par les personnages rencontrés par Satoru et Nana, et à d'autres moments, j'étais persuadée que c'était l'auteure qui reprenait les rennes.

Autre petit bémol, la quatrième de couv' vente une plongée dans "maints aspects de la vie japonaise. "Quelques", oui, mais maints, pas vraiment d'accord.

Peu importe, ce roman est vraiment une belle histoire entre un animal de compagnie et son maître, en l'occurrence ici un chat, sur l'affection, l'attachement, l'amour indéfectible, la connaissance mutuelle, la complicité, la confiance et la responsabilité qui les unissent. Tout cela, à travers les yeux et les pensées d'un chat, ce qui décrit assez bien la nature féline (même s'il y a dans ce texte certainement une bonne dose d'anthropomorphisme), ce qui donne des passages assez rigolos et/ou mignons.

Ce livre est aussi un hymne à l'amitié, puisque dans sa quête de l'adoptant idéal pour Nana, Satoru rend visite à ces amis de toujours : d'enfance, de collège, de lycée, de fac. Ces revoyures sont l'occasion, pour les protagonistes, de se remémorer souvenirs et moments forts du passé.

Avant tout, "Les mémoires d'un chat" est un formidable étendard contre l'abandon des animaux de compagnie, pour le respect de l'engagement autant quotidien que temporel que nous prenons lorsque nous adoptons une petite boule de poils quelle que soit sa taille à l'âge adulte. Car le chat s'exprime beaucoup sur le fait que son maître est obligé de se séparer de lui. Evidemment, il ne s'agit pas ici d'un abandon motivé par un caprice. C'est, pour Satoru, un cas de force majeur (je n'en dirais pas plus) et l'obstination qu'il met à trouver un adoptant de confiance absolu est remarquable. A travers les pages et les dialogues de Satoru et de son ami d'enfance, il est bien montré aussi le traumatisme et les regrets éternels que peut représenter pour un enfant, l'abandon ou la perte d'un animal de compagnie par les parents (quelle qu'en soit la cause). Des années plus tard, l'enfant ressent toujours le manque de son ami quadrupède et percevoir cette perte comme un choc.

Enfin, cette histoire a l'intelligence et la finesse de présenter le chat (mais cela fonctionne aussi avec le chien...bref, l'animal de compagnie), comme une formidable passerelle entre les êtres humains. Car oui, les animaux qui partagent notre quotidien participent aux liens que nous tissons avec nos congénères. Nana le chat est un lien  et un vecteur social en puissance, qui réunira les gens au-delà de toute espérance.

Alors installez-vous sous un bon plaid, attendez que votre chat vous rejoigne et se pose auprès de vous. Et voilà, il n'y a plus qu'à lire ! Miaou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Un monde de chat

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Publié le 30 Janvier 2018

Film de Michael Gracey

Avec Hugh Jackman, Zak Efron, Michelle Williams

 

Synopsis :  The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

 

 

Mon humble avis : Comment s'offrir une place de spectacle à Broadway aux prix d'une place de ciné ! Et bien en allant justement au ciné, voir The Greatest Show Man. Ce n'est pas compliqué, durant les deux heures de séances, je me croyais vraiment outre atlantique, dans un théâtre de la fameuse avenue newyorkaise !

Quel spectacle, envoûtant ! Enveloppant même, puisque je me suis surpris, presque tout au long de la séance, à battre le rythme de mes pieds. Et lorsque le générique est tombé, une bonne partie de la salle (dont moi) a applaudi !

L'histoire en elle-même n'est pas essentielle, même si elle reste intéressante, puisque tout de même, quelque part, historique : nous assistons à la naissance du premier cirque, créé par Barnum, qui donnera ensuite son nom aux fameuses tentes montées tant pour les cirques que pour les événements plus privés tels que les mariages ou autres : les fameux barnums !

Mais revenons au spectacle on ne peut plus spectaculaire (oui, je suis allée loin pour trouver ce qualificatif !). On en prend plein les yeux (lumières, décors, costumes, les chorégraphies) et plein les oreilles, mais jamais de façon agressive hein ! Les chansons sont magnifiques, assez facile à retenir sur le moment, rythmées ou plus romantiques, et interprétées magistralement. Pour la première fois depuis une éternité, j'ai vraiment envie d'acheter la bande originale.

Avec The Greatest Show man, un sourd prendrait son pied grâce au visuel féérique et lumineux, et un aveugle se régalerait de la musique, des chants, des harmonies, qui remuent le coeur de tant de talent, de beauté et d'onirisme !

Un hymne à la vie, à la différence, à "l'osez", à lancez-vous dans la vie et l'aventure de la vie !

The greatest Show Man est un vrai spectacle, et une superbe comédie musicale, une vraie comédie musicale digne des plus légendaires dans le genre ! Avec en plus, cerise sur le gâteau, l'un de mes chouchous : Hugh Jackman qui nous emmène dans un tourbillon d'énergie et de fantaisie !

A voir et/ou revoir sans modération !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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