Publié le 13 Décembre 2017

Film de Thomas Langman

Avec Patrick Timsit, Richard Anconina, Bruno Lochet etc...

 

Synopsis :  Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles. 
Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu’ils ont été victimes d’une escroquerie et risquent de tout perdre. 
Seule solution pour couvrir leurs dettes : organiser LE concert du siècle en seulement 15 jours !

 

 

Mon humble avis : La presse écrite assassine ce film... sans doute parce que les journalistes l'ont vu contraints et forcés, bref, comme du travail quoi !

Après, je ne dis pas que c'est le film du siècle, loin de là ! Il suit le même moule que le premier opus, sans doute en accentuant encore le loufoque, le rocambolesque et la caricature, avec même, à mes yeux, quelques longueurs. Bref, le scénario n'a rien de transcendant, même si, pour le genre comédie, il fonctionne.

Mais pourquoi va-t-on voir Star 80 la suite ? Pour se détendre, et surtout, pas nostalgie. Et l'on a globalement ce que l'on a besoin de voir... et surtout d'entendre... au point de se trémousser sur son fauteuil, de battre le rythme d'un pied et chanter, tant pis pour les voisins de rangées !

La bande originale commence fort, avec Relax de FGTH ! Réécouter cette chanson à fond les ballons et son dolby stéréo machin truc, ça fait du bien, ça fait oublier les soucis de la semaine dès la deuxième note !

Tout au long du film, il y a des clins d'oeil hilarants à d'autres films... Forcément, on pense aux Bronzés font du ski. Mais clin d'oeil aussi à Flash Dance, les randonneurs, et bien d'autres encore. Et bien sûr, les moments de chansons style" boeuf" entre ses stars des années 80 ne manquent pas. Certes, certaines de ces stars sont là en pur figuration, mais peu importe. Ce qui compte, c'est la bonne humeur et la musique.

Et puis, le fameux concert arrive...Et le final... Avec une surprise... Très émouvante (pour moi en tout cas et pour bien d'autres j'en suis sûre). Mais je n'en dis pas plus !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2017

Cette semaine fut bien chargée en actualités nécrologiques. Jean D'Ormesson, que tout le monde ne connaissait pas hélas, et Johnny Hallyday, que tout le monde connaissait. On l'appréciait, on l'ignorait, on l'idôlatrait, on le méprisait, on s'en moquait. Peu importe, à l'évocation de son nom, on se mettait forcément a fredonner une chanson... Bref, deux monuments ce sont éteints.

Ce n'est pas la mort de Johnny qui m'attriste plus qu'une autre, ni son courage devant la maladie qui m'épate plus qu'un autre. Chaque jour, des anonymes se battent avec le même courage contre la même saloperie.

Mais il faut reconnaître que cet événement "fait tout drôle"... Car tout de même, Johnny, c'est plus de 50 ans de carrière et d'exposition médiatique, et des tubes comme s'il en pleuvait. C'est comme la fin d'une époque. La mort d'un grand d'une époque, alors que nous sommes maintenant dans une époque qui a bien du mal à construire ses grands et à les garder vivant artistiquement parlant... Puisque nous sommes dans l'ère du zapping. Je me demande si la carrière de Johnny aurait eu la même longévité si celui-ci était apparu dans les années 2000.

Bien sûr, cette semaine, je n'ai pu échapper aux multiples hommages télévisés. J'en ai même regardés de mon plein gré. Et force est de constater qu'aux extraits de certaines chansons, mes poils se hérissaient d'émotion et ma gorge se nouait. Parce que ah que Johnny, il a chanté des putains de chansons ! J'honore la voix, l'interprête et la bête de scène !

Alors, voici mon petit best off ! En vidéos, libre à vous de regarder et d'écouter certaines d'entre elles, ou encore, de tout zapper pour retourner à vos occupations dominicales !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 8 Décembre 2017

BD - Editions Ici Même - 160 pages - 24 €

 

Parution en Novembre 2014


L'histoire :  1975. Peter Bunjevac, Serbe nationaliste exilé au Canada, vit à Toronto avec sa femme et leurs trois enfants. Il appartient à une organisation anti-communiste qui milite pour l'indépendance de la Serbie. Sa femme, soupçonnant la nature de ses activités militantes et craignant pour la sécurité des enfants, le persuade de la laisser partir passer des vacances avec les enfants chez ses parents, en Yougoslavie. Peter accepte mais, méfiant quant aux intentions réelles de sa compagne, exige que leur fils aîné, Petey, alors âgé de 7 ans, reste avec lui au Canada. Terrible ''choix de Sophie'' auquel se trouve alors confrontée la mère: abandonner l' un de ses enfants pour mettre les deux autres en sécurité, ou bien risquer la vie des trois. Elle décide de partir avec ses filles. Ce qui devait être un voyage de quinze jours deviendra un séjour de quinze ans, la famille demeurera séparée à jamais.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Fatherland, témoignage autobiographique, est bien évidemment une BD intéressante à lire, mais absolument pas distrayante ni reposante pour l'esprit ! Vous voilà prévenus !

Le graphisme, austère, en noir est blanc, est presque uniquement fait de hachures et pointillés, donnant un aspect assez froid et presque statique à l'ensemble. Alors que je lisais les premières pages, il m'a semblé difficile de reconnaître les personnages féminins, surtout que le récit passé est entrecoupé de petits bons dans le présent. Puis, je me suis habituée.

La 4ème de couv insiste sur le terrible choix terrible qu'a dû faire la mère de la narratrice, à un moment de sa vie. A savoir, emmener ses deux filles sans sa Yougoslavie natale pour les protéger, mais laisser son fils au Canada, aux soins du père. Père anti-communiste, très engagé et militant actif... donc, surveillé. Hélas, ce "choix" qui m'a fait emprunter cet album à la Médiathèque n'est que survolé et paraît vite "bouclé". 

De ce fait, l'histoire familiale semble rester au second plan pour laisser place au destin familial dans la grande Histoire. De ce fait, l'album s'éloigne de l'intime et du ressenti que je recherchais quelque part.

Il n'empêche, la chronique familiale (sur 4 générations) au fil des années et des événements géopolitiques reste très instructive (cartes à l'appui...) même si je l'ai dit plus haut, pas évidente à suivre. Elle nécessite une bonne concentration et sans doute quelques connaissances historiques de bases. Car sous nos yeux, se déroule toute l'Histoire de de l'ex Yougoslavie, avec des raccourcis et des sauts dans le temps bien sûr, sinon, cette BD aurait pu compter une dizaine de tomes ! Il n'empêche, cela permet de comprendre les origines et l'évolution du conflit "serbo-croate-bosniaque" et les influences et conséquences internationales, passées ou présentes, humaines ou politiques, de cette discorde ethnique. Dans tous les noms cités, j'en ai tout de même reconnu un : Tito, qui m'a ramenée dans le programme d'Histoire qui avait cours lorsque j'ai passé le bac !

Pour conclure : un album pour s'instruire et non pour se distraire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Décembre 2017

Roman - Editions 10/18 - 282 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : John et Ella sont mariés depuis presque 60 ans. Mais Ella est atteinte d'un gros cancer et John de la maladie d'Alzheimer bien avancée. Pour fuir le chemin de croix médical et profiter du peu qu'il leur reste à vivre ensemble, ils prennent la route avec leur camping-car, le Cherche Bonheur. Objectif, de Détroit à Santa Monica, suivre la mythique route 66. John sera le corps et Ella la tête. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, ils traversent donc les Etats-Unis. Devant leur pare brise, la liberté de vivre comme ils l'entendent, et dans les rétroviseurs, toute une vie vécue ensemble, et des souvenirs, plus ou moins précis...

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Quelle belle histoire... Ni triste ni gaie, fataliste quelque part. La vie en fait. Et aussi la fin de vie. 

C'est Ella qui raconte tout au long de ces pages et de ce voyage. Ella et sa douleur qui ne sera jamais nommée comme telle, mais comme "la gêne" : son cancer, son âge avancée et son obésité, qui réduit considérablement son aisance dans le mouvement. Mais ce n'est pas une femme qui se plaint, c'est une femme qui constate et qui profite. C'est elle qui tient les cartes routières et qui décide, organise ce périple jour après jour

A ses côtés depuis 60 ans, c'est John qui conduit. John dont le passé s'est presque effacé, mais qui parfois se souvient. John qui ignore même nombre de choses de son présent, qui oscille pourtant entre présence et absence.

Ella et John forme un couple aussi banal qu'extraordinaire. Car dans leur bagage, soixante ans d'amour, de travail, de joies, de peines, d'efforts, des enfants, des petits enfants. Chaque soir, dans les campings où ils stationnent leur camping-car, Ella et John se font une projection de diapositives de leur vie : les vacances avec les enfants, les fêtes, les diplômes... John, qui certains matin ne sait pas où il est ni qui est Ella, se souvient parfois de détails précis mais futiles et d'autres fois, de moments importants ou anecdotiques vécus par la famille. Ce qui offre à Ella et au lecture l'occasion de se questionner sur la substantialité des événements qui animent notre vie... Majeurs ou mineur, quels souvenirs nous marquent le plus, lesquels survivent aux années et à la mémoire qui flanche.

En lisant Ella, on sourit, on est émue, on profite du moment présent, on est inquiet, on est bouleversé... Notamment quand, après des heures "d'absence", John se tourne vers Ella, la reconnait comme si de rien, et lui dit "Ca va ma chérie" ? On est inquiet lorsqu'à une station-service, John oublie Ella lorsqu'il remet le moteur en marche. Le cherche bonheur est le premier roman que je lis qui traite (entre autre) de la maladie d'Alzheimer. Jusqu'ici, j'avais plutôt tendance à fuir ce genre de sujet. Une erreur sans doute. Cette histoire montre parfaitement ce que cette foutue maladie vous dérobe, les souvenirs qui quelque part, constituent votre socle. Les mauvaises nouvelles et la douleur qu'elles apportent avec elles sont "nouvelles" tous les jours si on vous les rappelle. Ou bien elles tombent dans l'oubli. Ainsi, John ignore tout de la maladie et de l'état de son épouse. Ella se garde bien de lui rappeler, et elle gère tous les oublis et les absences de son mari. Son mari qu'elle aime à la folie, même si parfois sa patience est à bout et à qui elle a fait une promesse.

Certes, on peut ressentir dans cette histoire quelques longueurs ou répétitions, mais elles sont principalement dues au rythme et aux habitudes de voyage de nos deux octogénaires. En même temps, ils roulent sur des milliers de kilomètres dans des paysages le plus souvent désertiques et des villes plus ou moins fantôme. Mais j'ai apprécié ce rythme tranquille et répétitif, qui donne l'impression d'être vraiment avec Elle et John.

Aussi, je recommande chaudement la lecture de ce Cherche Bonheur, qui est avant tout un hymne à l'amour, à la fidélité, à la vie, à l'insouciance, à la liberté.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Décembre 2017

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 11.99 €

 

Parution le 10 novembre 2017

L'histoire :  Sus à la Magicienne ! Les Vieux Fourneaux reviennent plus jeunes que jamais ! Après une tournée d'été du théâtre du 'Loup en slip', Sophie et Antoine rentrent au bercail pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé par une mystérieuse 'magicienne dentelée' occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié. Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père. Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?

 

 

 

Mon humble avis : Vendredi dernier, séance ciné annulée... Hop, un petit tour à la bibliothèque et me voilà munie d'un trésor : le tome 4 des vieux fourneaux ! Ma soirée est assurée !

Quelle bonheur de retrouver nos 3 septuagénaires, même si Mimile est presque relégué ici à un rôle secondaire. Peu importe, la fin de ce tome annonce clairement un cinquième et l'on ne doute pas que Mimile sera bien présent.

Pour mémoire, ma chronique sur les 3 premiers tomes de cette série hilarante qu'est "Les vieux fourneaux" se trouve ICI

Alors, quid de cette "magicienne"... Cette sauterelle unique et protégée, qui se reproduirait par clonage, et qui aurait envahi les terres promises à l'agrandissement de l'entreprise "Garan-Servier" ?

Et bien elle donne l'occasion aux auteurs d'évoquer moult sujets on ne peut plus d'actualité. Et ainsi, de bien croquer les Français que nous sommes, avec nos contradictions, nos protestations, notre égoïsme par convenance personnelle ou lié à un certain abois. Mais le tout dans la bonne humeur, la moquerie, qui gentille, n'en n'est pas moins diablement efficace.

Ainsi, au fil des pages, les auteurs dénoncent les pensées et comportements extrêmes, souvent proche du ridicule,  qui émanent de la théorie du genre, des migrants (ben oui, cette sauterelle n'était pas là avant, elle est donc une migrante), les délocalisations avec au passage, une réduction drastique du personnel, des ZAD (Zones à Défendre) et leurs défenseurs pas toujours honnêtes et parfois "illuminés", la désertification médicale de certaines régions et l'arrivée de médecins roumains, "le serment de l'artisan" (hahaha !!!), j'en passe et des meilleurs !

Et bien sûr, ce tome est aussi l'occasion de révéler quelques secrets (qui justifient évidemment un tome 5) et de distiller une bonne dose d'amour, d'amitié et d'espoir, le tout dans l'humour et la tendresse absolus pour ce combat contre les préjugés ! Vivement le prochain tome ! 

Mais si ça se trouve, c'est au ciné que l'on retrouvera nos 3 héros le plus tôt, car ô joie, ô bonheur, est film est en cours de tournage avec Pierre Richard, Eddy Mitchel, et Roland Giraud ! Ca promet !

-"Bande d'égoïstes ! Les champignons, la Chope ! C'est bien la France ça ! Vous passez votre temps à râler que rien ne change, et quand ça change, vous gueulez que ce ne sera plus comme avant !"
- "Et ben quoi ? On veut le changement dans la continuité. C'est notre droit."

Les vieux fourneaux, tome 4

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Novembre 2017

Film d'Yvan Attal

Avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha

 

Synopsis :  Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

 

 

Mon humble avis : Le brio, un film qui fait du bien, qui donne envie... de quoi ? D'aimer encore plus notre belle langue qu'est le français, de la maîtriser mieux encore, et d'en approfondir les mystères et les forces, les pouvoirs. Ah, la puissance des mots qui vous permettent de devenir ce que vous voudriez être !

Comme j'aimerais exceller dans l'art de la rhétorique, expression que j'entendis pour la première fois lorsqu'à l'époque, mon prof de philo évoqua Socrate. Et maintenant, ces concours d'éloquence dont on parle de plus en plus dans les médias et qui sont l'un des sujets du film me fascinent, même si je serais bien incapable d'y participer !

Mais le film dans tout cela ! Parfait, captivant, drôle et tragique à la fois ! La confrontation de deux mondes, de deux générations, d'une culture exclusive et d'une culture plurielle. Le réac d'un côté et la jeune fille de banlieue de l'autre. Mais, ce qui est vraiment appréciable dans ce film, c'est qu'il ne tombe pas dans les lieux communs des cités justement. Avec Neïla, on évolue dans une banlieue où comptent avant tout la fraternité, l'amitié, le respect de la famille et des cultures, du travail, le courage. Bref, pas de violences verbales et physiques qui dérangeantes.

Bien sûr, ce film est politique, qui veut combattre les préjugés, les difficultés réelles auxquelles se confrontent cette jeunesse qui ne porte pas un patronyme franchouillard ni une peau bien blanche et des cheveux bien lisses. Ce film dénonce parfaitement les catégories dans lesquelles les gens sont enfermés par la société, mais aussi par leur entourage qui craint le changement de leur proche, par crainte de les perdre ou de ne pas être à leur nouvelle "hauteur" . Mais ce qui est génial dans ce film qui est donc autant politique que social, c'est que tout est dit et montrer sans pathos, et au contraire, avec une certaine légèreté. Et de toute façon, dans ce film, le malheur n'est pas là où on l'imagine au premier abord. Ce film est là pour montrer que chacun peut faire exploser les barrages qui l'entourent et l'enferment, que ces barrages soient sociaux ou intérieurs, personnels. Questionnement, remise en cause personnelle, et découverte de la richesse de notre culture comme une arme, voici sur quoi repose entre autre ce film.

Et puis et surtout, il y a les échanges verbaux entre Neïla et Pierre (Camélia Jordana et Daniel Auteuil, excellents tous les deux). Echanges qui sont d'abord cyniques, puis neutres, et enfin affectueux, même si jamais loin de la provocation. Mais avec toujours le but ultime de l'excellence. D'ailleurs, des scènes de coaching de Neïla sont purement aussi grandioses qu'hilarantes. Mais la force de la langue et de l'expression n'est jamais absente.

Et enfin, il y a les fameuses scènes de concours d'éloquence, aussi émouvantes que fascinantes.

Bref, Le Brio mérite bien son titre ! C'est un film brillant, intelligent, émouvant, drôle, révoltant, passionnant, réveillant ! A ne surtout pas manquer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Novembre 2017

Dans la nuit du 13 au 14 août dernier, Aya m'a déclaré une infection urinaire... La veille d'un jour férié et quelques heures avant mon départ pour "un long weekend de semaine" sur la côte, chez ma mère.

Quand je m'absente de chez moi, c'est ma voisine du 1er qui s'occupe gentiment de mes chats. Mais là, hors de question de lui laisser un chat malade...

Donc action/réaction. Lundi à la première heure, appel chez le véto. Lundi à la 2ème heure, RDV d'urgence chez le véto, qui confirme mon "diagnostic". Hop, une piqûre et un traitement sur 5 jours, avec cachets à faire avaler et une pipette de médicament dans la gueule 3 fois par jour. Raison supplémentaire pour ne pas laisser Aya à ma voisine. Soigner un chat reste délicat, car il faut déjà choper le chat et qu'il se laisse faire, ce qui est tout de même plus facile quand un chat vous connait et vous fait confiance.

Donc encore action /réaction, j'emmène Aya chez ma mère, dont la maison, en été, est exceptionnellement vide d'enfants, de petits-enfants (ou neveux !), et même maintenant d'arrière petits enfants ! Donc, on devrait pouvoir gérer l'ouverture/fermeture des portes et fenêtres. Car Aya est une minette exclusivement d'intérieur. Avant de partir, j'achète tout de même un harnais. Pour qu'Aya ne file pas partout dans la grande maison aux multiples pièces pleines de bibelots qui ne sont pas le miens. Donc évitons la casse ! Et puis, on tentera des petites promenades dans le jardin de "mamie-chats".

Aya a été ravie d'avoir sa "môman" rien que pour elle pendant quelques jours !

La première promenade/harnais dans le jardin s'est déroulé à merveille ! Tranquillement, je suivais Aya du bout de la laisse, Aya qui semblait me suivre aussi et attendre mon accord pour visiter tel ou tel coin du jardin. Aya découvrait l'herbe, les arbres, les feuilles et on était heureuses de partager ce moment toutes les deux. Je me disais : si ça se passe si bien et qu'Aya apprécie, je la ramènerai plus souvent chez "Mamie-chats" lors de weekend calme (sans descendance familiale !)

Le lendemain en début d'aprem, nouvelle petite promenade dans le jardin.. Quand soudain, ma mère a "surgi" sur la terrasse pour dire "bon, on va à la plage". Surprise, Aya a paniqué au point de réussir à se dégager du harnais. Quant à moi, j'étais dans un mélange de sang-froid et d'arrêt cardiaque. Car si Aya fuyait dans un lieu qu'elle ne connait pas, qui plus est pas loin d'une route assez passante...bref, inutile de rentrer dans les détails.

Heureusement, Aya a filé droit dans la maison, puis droit dans ma chambre (le QG que je lui avais installé), puis droit sous mon lit ! Ouf, Aya terrifiée mais là et bien là, à l'abri.

Le lendemain, j'ai retenté une petite promenade jardin, en prévenant auparavant ma mère que je promenais Aya. A peine étions-nous dehors, c'est le chien du voisin qui s'est mis à aboyer.... Donc retour dans la maison, qu'Aya n'a plus quitté. Jusqu'à la fin du séjour, Aya s'est contentée d'apprécier les promenades harnais dans la maison. Passionnant aussi, étant donné toutes les odeurs laissées dans les diverses lits quittés quelques jours par les petits-enfants.

Leçon de l'histoire : Depuis que j'ai Aya, régulièrement, l'idée de l'emmener en promenade dans mon quartier me taraudait régulièrement, alors que tout le monde, véto compris, me le déconseillait. Aya étant une chatte d'intérieur, l'extérieur peut être une source de stress énorme pour elle. Après cette tentative liée à la situation du Weekend chez Mamie-Chats, et de la maladie d'Aya, et bien on va en rester là... Car dans mon quartier, il y a aussi la possible rencontre d'autres chats, de chiens, bref... Aya est bien à la maison !

UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !
UN DIMANCHE AVEC AYA CHEZ MAMIE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 24 Novembre 2017

BD -Editions Delcourt - 136 pages - 16.95 €

 

Parution en février 2014

 

L'histoire :  Venise 1510. Giorgione est sur le point de mourir de la peste. Il jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau, hommage à sa première émotion picturale. Le récit plonge dans les méandres du passé de Venise en quête de cette référence disparue. Mais comment faire surgir sur une surface plane le mystère bouleversant d'une présence ?

 

Tentation : Pitch et dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : En empruntant cette BD à ma Bib', j'espérais aimer mais ne m'attendais pas à être conquise à ce point par cette histoire, qui est aussi l'Histoire. Une véritable pépite que cet album.

Déjà, la situation géographique et les planches qui en découlent... Venise entre les années 1475 et 1510... Les canaux, les maisons et palais vénitiens, les costumes d'alors. Un régal ! L'immersion (sans mauvais jeu de mots) est totale.

Ensuite, le sujet... Nous évoluons dans le milieu des peintres de l'époque. Certains ont déjà bâti leur renommée, d'autres sont alors méconnus, mais pas pour longtemps. Nous rencontrons du beau linge et assistons à la "naissance" de noms réputés. Certains m'étaient familiers (sans que je sache forcément situer leur époque etc...) et j'en ai découvert d'autres : Tiziano Vecellio, qui deviendra "Le Titien", Giorgio de Castelfranco (Giorgione), son père "illégitime" Antonello de Messine, Giovanni Bellini ainsi que l'aristocratie du Venise d'alors.

Nous pénétrons au coeur des ateliers des maîtres et assistons à la création de chefs d'oeuvre, signés de la main des maitres mais oublieux des élèves qui participent largement au travail ! Parmi les élèves de Bellini, on trouve le Titien, qui fut aussi élève de Gorgione. Nombre de ces chefs d'oeuvre sont reproduits ici, bien qu'adaptés aux format et couleurs BD, que ce soit des toiles ou des tableaux d'autel immenses. Bref, cette BD rend parfaitement la vie des artistes vénitiens, entre les commandes de portraits et de tableaux d'autel qui garniraient ensuite les églises italiennes... puis les musées du monde entier.

Et puis il y a cette concurrence entre Bellini et Antonello, le mystère et l'envie autour de l'art de de la technique lumineuse d'Antonello. 

Mais bien sûr, le sujet principal de cet album est l'obsession des peintres d'alors : renforcer le lien entre l'espace de l'image et la réalité, l'effet de présence, de relation intime, faire apparaître l'intensité du vivant dans les oeuvres pour que "la vision fugitive" d'une toile devienne "une sensation durable, à chaque instant renouvelée."

Bref, La vision de Bacchus n'est pas un album que l'on dévore, mais que l'on déguste. Il est si passionnant, si instructif et pourtant aussi très distrayant. Une pépite je vous dis !

 

Retable de San Giobbe (Giovanni Bellini)

 

Retable de San Giobbe (par Jean Dytar dans "La vision de Bacchus"

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Rédigé par Géraldine

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