Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 7 Mai 2020

littérature, lecture, roman, L'archipel d'une autre vie, Andreï Makine, avis, blog, chronique, URSS, stalinisme, liberté

Roman - Editions Points - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 2016

L'histoire : En Sibérie extrême orientale, un prisonnier vient de s'évader d'un camp. Quatre militaires de grades différents et un responsable de service de lutte anti soviétique sont chargés de poursuivre et de capturer le fugitif. Ils ne savent rien de lui, mais vont sans relâche poursuivre leur mission au coeur d'une taïga peu accueillante. Parmi eux, Pavel, le narrateur, qui conte cette histoire de chasse à l'homme des années plus tard, à un jeune qui pensait le suivre discrètement dans cette même taïga.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Les livres sont parfois comme des personnes. Dans la vie, il y a des livres que l'on croise, avec qui l'on passe un bon moment avant de reprendre la route. Et puis il y a ceux que l'on rencontre et avec qui on poursuit le chemin, que l'on garde avec et en soi parce  qu'il participe à la construction de l'être que nous devenons, et vous cueille au bon moment. L'archipel d'une autre vie est de ceux-là !

Il est aussi de ceux qui nous murmure à l'oreille ou qui nous hurle dessus, qui nous malmène mais nous fait avancer. C'est une odyssée à travers la rudesse de la taïga sibérienne et la brutalité infernale de l'époque soviétique stalinienne, qui mène à un archipel où une autre vie est possible. Où l'on peut sortir du "jeu"subtile imposé par l'Homme, maîtriser notre pantin intérieur, jusqu'à aboutir là : un archipel où une autre vie est possible, en accord avec soi-même, où l'on pose ses valises, juste parce que l'on se sent arrivé. C'est une histoire qui nous dit que le confort n'est pas forcément dans le luxe matériel et la facilité, mais là où l'on se sent libre. Libre d'être et de penser.

Cette histoire qui est cruellement ancrée dans la réalité historique stalinienne est pourtant magnifiquement allégorique. Chacun y lira et ressentira ce qu'il souhaite ou ce dont il a besoin. Pour ma part, l'Archipel d'une autre vie est le symbole même de l'existence, de cette chasse, de cette poursuite haletante ou hésitante, abrutie ou motivée, interminable et infinie d'un inconnu, mus que nous sommes par des raisons qui aussi possiblement dérisoires qu'inhérentes à chacun d'entre nous, en fonction de nos besoins, de nos valeurs, de nos capacités. Cette chasse, cette course poursuite qui éjecte au fur et à mesure les plus faibles, les plus inadaptés à l'environnement. Inadaptés par abus d'onirisme, inadaptés par abus d'orgueil et de fierté, inadaptés par impatience, par avidité, par l'aveuglement : celui de ne pas regarder où nous sommes sans doute arrivés. De faire même demi*tour par naïveté ou loyauté à qui ne le mérite pas. Par difficulté  à quitter son pantin intérieur, à sortir du troupeau, à renoncer, à choisir.

C'est tout cela que j'ai trouvé, et bien d'autres richesses encore dans ce roman puissant, saisissant et bien sûr captivant, car il ne manque pas ni de suspense ni de surprise. Andreï Makine maîtrise à merveille le rythme et le verbe, le verbe qui dit tout de l'humain avec ces quelques personnages et leurs variations intérieures : le pire, l'affreux même, le discret, et le meilleur, le tout en période stalinienne puis post soviétique. L'archipel d'une autre vie, presque un proche du conte philosophique est à lire absolument !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 5 Mai 2020

BD Les petites victoires, Yvon Roy, avis, blog, chronique, autisme

BD - Editions Rue de Sèvres - 160 pages - 17 €

Parution en octobre 2017

Le sujet :  Comment réagir face à la maladie d’un enfant ? Comment faire le deuil de l’enfant parfait rêvé et donner toutes ses chances à un enfant différent ? Face à l’autisme de son fils, Max choisit le combat. Pendant huit ans, il se plonge à corps perdu dans l’éducation d’Olivier, pour lui apprendre l’autonomie que sa maladie lui refuse.
À rebours des indications médicales d’alors, il confronte petit à petit son fils à ses peurs, l’entoure, l’accompagne. Chaque petite victoire compte alors et donne la force de continuer. Un témoignage poignant qui interroge, au-delà de la question particulière de l’autisme, sur nos rôles de parents.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Cette histoire autobiographique est très touchante et très humaine. Malgré le sujet (l'autisme juvénile), cet album est très facile d'accès et s'adresse justement à toutes et à tous... En effet, certains choix d'éducation de Max envers son tout jeune fils autiste lourd sont tout à fait adaptables pour celle d'un enfant neurotypique. Car Olivier n'est pas qu'un autiste lourd, il est aussi et avant tout un enfant.

Petite remarque sur le pitch, qui est celui de l'éditeur... L'autisme n'est pas une maladie (il n'existe pas de traitement), mais un syndrome, dans lequel le porteur peut évoluer. Mais l'évolution sera propre à chacun. Aussi, les méthodes utilisées par Max avec son fils Olivier ne fonctionneront pas avec chaque enfant autiste, et il pourrait être dangereux de ne se fier qu'à cet exemple tout en sortant de tout accompagnement professionnel. Car rappelons le, il existe autant d'autismes qu'il y a d'autistes.

Mais ça n'empêche que cet album est une petite merveille d'amour, qui n'élude rien des difficultés, des doutes, des découragements, mais aussi des petites joies qu'éprouve Max à partager la vie de son fils Olivier. Et pourtant, Max revient de loin... Après le diagnostic d'Olivier, il a comme on peut dire "péter les plombs", au point qu'il se sépare de sa femme et qu'il néglige son fils... Jusqu'à une prise de conscience... Désormais, il consacrera sa vie à son fils. C'est cette relation nouvelle et évolutive qu'Yvon Roy développe ici, avec justesse et un graphisme qui colle parfaitement au sujet. On ne peut qu'être admiratif devant ce père qui monte au front de l'autisme et qui ne laisse rien au hasard, qui ne baisse pas les bras, qui se bat à chaque instant pour sortir au maximum son fils de l'autisme et l'amener ainsi à une relative indépendance. C'est donc à force d'une hyper stimulation quasi constante que Max change les choses qui semblaient enracinés, aux dires des professionnels.

Les petites victoires est une BD pleine d'amour, de tendresse, et surtout une belle histoire d'espoir, magnifiquement racontée. Une histoire qui peut aussi aider à changer le regard des autres, le regard des non-initiés à l'autisme devant le comportement parfois si particulier de ces enfants, notamment en public. Et ces petites victoires, si minimes puissent elles paraître, amènent chacun à relativiser tant de problème paraissant énormes et insurmontables. Donc en bonus, une belle leçon de vie. A lire, évidemment.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 3 Mai 2020

Durant le circuit en Afrique du Sud, nous avons eu une petite matinée de libre... au coeur du lodge où nous logions pour trois nuits. Petite matinée car dejeuner prévu à 11h30 avant de partir en excursion. Quelle délicieuse matinée dans ce jardin d'Eden et dans cette atmosphère très "Out of Africa"... Ne manquait que Robery Redford.

Avec Muriel, l'amie qui m'accompagnait lors de ce voyage, nous avons pris le temps de déjeuner tranquillement avec vue sur la savane. Puis atelier écriture de cartes postales. Mais surtout, nous avons profiter de la quiétude et plénitude du lieu déserté (les autres groupes étant en safari). Le lodge quasi pour nous seules. Certains personnes de notre groupe étaient en colère de cette matinée "perdue", arguant qu'un voyage, c'est fait pour découvrir et visiter, et pas rester sur place. Ce à quoi j'ai répondu que rester sur place permet d'observer, de sentir, de ressentir... Et de se pauser aussi avec soi-même et la merveilleuse nature qui nous entoure. Ces merveilles, oiseaux et autres animaux, ont laissé de glace ces compagnons de voyages... Tant pis pour eux...

Muriel et moi nous sommes régaler à observer les tisserins construire leurs nids.

Un lodge dans le parc Kruger... C'est un hôtel dans le style africain (un peu colonial il faut le dire tout de même) mais en pleine nature. En fait, c'est l'humain qui est entre la triple clôture de protection, c'est l'humain qui est prisonnier. Les animaux, tout autour, sont en toute liberté de circulation. Ils vont et viennent à envi. Parfois ils sont là, parfois ils ne sont pas là... 

Le lodge est équipée d'une piscine (frisquette tout de même), mais nous avons préféré faire plusieurs fois le tour de notre enclos et profiter ainsi des surprises de la nature. Nous asseoir, observer ce qui était là où attendre ce qui viendrait.

Une matinée douce et délicieuse donc... Un lieu où l'on serait bien rester plus longtemps, juste pour être et ressentir sans forcément faire ou avoir.

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile  ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER

Une des jeunes filles de notre groupe fêtait son anniversaire durant le voyage. Il a été dignement fêté à la mode locale avec le personnel du lodge, personnel super sympa, souriant, accueillant !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 1 Mai 2020

Littérature, Polar, thriller, Atlantis, Atlantide, mythe de l'Atlandide, David Gibbins, roman

Thriller - Editions Pocket - 532 pages -  8.40 €

 

Parution en 2007

L'histoire : Après de surprenantes découvertes archéologiques au large de la Grèce et dans des tombes Egyptiennes, une équipe de scientifiques et d'archéologues partent à la recherche d'un site qui pourrait bien être la fameuse cité engloutie de l'Atlandide... Mais attention, en mer Noire, il faut aussi compter avec de nombreux dangers et d'autres prétendants aux trésors, prétendants violents et prêts à tout pour s'enrichir personnellement, et non pour enrichir l'Histoire. C'est donc une aventure aux origines de la civilisation qui attend nos comparses, si toutefois ils surmontent tous les obstacles et usent de tous leurs connaissances réunies.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Cela fait longtemps que je n'ai pas mérité une telle médaille du mérite... Celui de la persévérance pour finir un roman qui ne me plait pas, voire même dont la lecture m'abrutit... même si j'y trouvais tout de même un peu d'intérêt... enfoui sous des tonnes de sédiments et limon (oups, de détails)

La couverture Italienne de ce roman annonce un mélange du "Da Vinci Code" et d'Indiana Jones. Aussi je me suis dit, en plein confinement : chouette, une intrigue complexe et de l'aventure, voilà qui est parfait. Sauf que non...

David Gibbins est docteur en archéologie à Cambridge, donc il maîtrise évidemment très bien son sujet, sauf que j'ai comme l'impression qu'il oublie de se mettre un peu au niveau de son lecteur. En fait, l'action en elle-même occupe peu de pages dans ce roman. Le reste n'est que descriptions ultra précises (type mode d'emploi) et soporifiques de technologies et techniques diverses : sous-marines, archéologiques, nucléaires, militaires et armements (après une telle lecture, on connait de débit de balles de chaque arme sur terre, la vitesse de chaque hélicoptère, les spécificités des sous marins nucléaires russes, la flottabilité de certains navires, j'en passe et des meilleures, ou des pires...). De ce fait, il me semble que jamais de ma vie je n'ai sauté autant de paragraphes, voire de pages, pour parvenir en santé mentale correcte en fin de roman.

Et pourtant, ce thriller part d'une bonne et excitante idée  ( l'Atlandide, non mais, tout de même !) et pourrait permettre un enrichissement culturel et historique personnel. Mais là encore, trop de détails tuent l'intérêt. De plus, dans ce genre de roman ultra documenté mais qui reste tout de même de la fiction, j'en arrive souvent à ne plus savoir ce que je dois prendre pour vérité historique absolue ou pour imagination romanesque. "Atlantis" évoque tant de périodes historiques que personnellement, j'étais souvent perdue, malgré mon envie de me situer (on passe - dans le désordre et j'en oublie - par la période glaciaire, le néolithique, le néolithique supérieur, l'âge de bronze, la préhistoire, l'antiquité, l'époque minoenne, l'époque mycenienne, les différentes peuplades indo européennes, la Grèce continentale, la Crète, l'Egypte, Théra (santorin) etc.... On y trouve aussi Platon, Moïse , Noé... Sauf que perso, j'étais paumée sous la tonne de détails, sans savoir si ceux-ci étaient du lard ou du cochon.

Le style est assez pauvre (sauf dans le vocabulaire technique où il excelle) et les dialogues sont parfois navrants... Peut-être est-ce lié à la traduction. 

Après une petite recherche, il semble que David Gibbins soit un écrivain prolifique, dans des romans du même genre. Je vais m'arrêter là, je ne suis pas maso au point de replonger, même si j'ai sans doute appris quelques petites choses, combien de temps vont elles me rester en mémoire ?... Dommage, le sujet m'excitait vraiment. Peut-être que les passionnés d'archéologie, d'Histoire très ancienne et des technologies nécessaires à ces découvertes s'y retrouveront plus au point d'apprécier cette lecture, voire de se passionner pour ce roman qui s'approche plus de la thèse à haute teneur scientifique que du thriller divertissant. Peut-être. Mais de mon côté, j'ai frôlé l'ivresse de la profondeur de l'ennui presque mortel, au point de risquer le caisson de décompression !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 29 Avril 2020

Les jardins du Congo, Afrique, BD, Nicolas Pitz

BD - Editions La boite à bulles - 144 pages - 21 €

Parution en août 2013

L'histoire :  1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l'Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Les semaines passent, puis les mois et les années... Au total, ce sont quatre interminables années qu'il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie...
Lorsqu'il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d'air pour effacer ses cauchemars et se donner l'occasion de démarrer de plain pied sa vie d'adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses. Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu'il a trouvé à l'autre bout du monde ?

Tentation : Titre et couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée des souvenirs du grand-père de l'auteur, il s'agit donc d'une biographie, qui développe autant l'aspect familial qu'historique par ses contextes : au début, la deuxième Guerre Mondiale en Belgique, puis la colonisation et l'indépendance au Congo Belge.

Cet album est très intéressant, c'est indéniable, puisqu'il nous ramène dans une époque que nous n'avons pas vécue. L'aspect visuel, planches, dessins, police de caractère sont très agréables, fluides à suivre, colorées.

Et pourtant, je ne lui octroie que 3 pattes ! Pourquoi diable ?

Par ce que ma lecture ne m'a pas été si agréable : elle m'a mise mal à l'aise de par ses descriptions très réalistes de l'époque coloniale, de ses us et coutumes, de cette suprématie blanche répugnante, qui poursuit l'esclavage, sans en être conscient. Certes, c'était une autre époque, Yvon n'a eu une jeunesse et un environnement familial facile, certes, il est lui-même bosseur pour se construire un empire. Mais il ne se remet jamais en question dans sa façon de traiter les noirs, même si, dans son entourage amical, d'autres sont pires que lui. Et pourtant, il s'était juré de ne jamais devenir comme son père... il ne voit pas qu'il suit le même chemin, mais sous une autre contrée, donc dans des nuances différentes qui lui échappent. D'ailleurs, quand il sera obligé, plus tard, de rentrer en Europe, son comportement envers ses employés reste sujet à caution.

Aussi, à part dans les premières pages lorsqu'Yvon survit en forêt lors de la Guerre Mondiale, je n'ai pas pu développer d'empathie envers lui, à cause de son comportement envers la population noire et la faune locale. Il fuit ses démons, mais ne cherche pas, à mes yeux, à les comprendre, à les analyser. C'est curieux, mais cet album ne m'a pas sembler dresser un portrait très reluisant du grand-père de Nicolas Pitz.

Il n'en reste pas moins que culturellement, cette histoire est intéressante et bien menée.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 27 Avril 2020

Littérature française, Jérôme Attal, Roman, Avis, blog, L'histoire de France racontée aux extra-terrestres

Roman - Editions Livres de Poche - 199 pages - 7 €

 

Parution d'origine aux Editions Stéphane Millon en 2012

L'histoire : Après une rupture amoureuse, le narrateur se retrouve projeté sur une autre planète : Zyproxia. Là-bas, les Zyproxiens l'accueillent chaleureusement. Ces extra terrestres ont une particularité : A un moment de leur vie, ils choisissent l'âge qu'ils veulent garder pour le reste de celle-ci. Zyctor, le fils de Zulator, a choisi l'âge de 8 ans... Il a donc toujours besoin "d'une histoire pour dormir"... Mais depuis le temps, Zulator est à court d'idées. Il demande donc au narrateur de raconter l'Histoire de France à cet enfant pour la vie.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais régalée de "Le voyage près de chez moi", de Jérôme Attal. Aussi, déjà bien confinée fin mars, je me suis dit qu'une lecture légère mais pas idiote pour autant me ferait grand bien... Voilà pourquoi j'ai pioché ce roman dans les profondeurs de ma PAL...

Et bien mauvaise pioche, ou en tous cas, pioche décevante... Certes, l'onirisme régnant sur cette étrange planète Zyproxia m'a un temps bien réconfortée, déconfinée psychologiquement et l'idée globale du roman m'amusait... Mais en fait rien, à mes yeux, n'est abouti.

Les rapports entre le narrateur et Zycktor sont quasi inexistants, alors qu'ils auraient pu être intéressants et l'occasion de joyeux quiproquos ou d'échanges enrichissants tant pour les personnages, que pour le lecteur.

J'espérais réviser un peu mon Histoire de France... Et bien non, car nombre d'événements relatés ici le sont de façon beaucoup trop implicite pour que je les reconnaisse et en tire profit "culturel" ou rire à bon escient. En fait, il est fort possible que seules les personnes très calées en Histoire apprécier les sous-entendus et autres subterfuges de l'auteur, et sans doute leur relative finesse... Quoique !  Je dis "relative" car même s'il y a d'excellentes trouvailles et de bonnes tranches de rigolades, l'humour m'a semblé parfois très graveleux ou très sur le plancher des vaches, pas toujours de bon goût. Mais oui, certains passages sont délicieux (notamment ceux avec Robespierre et ses comparses) mais ils sont souvent noyés dans des digressions et trop de mélanges temporels... Les anachronismes passé/présent sont parfois sympas mais tombent le plus souvent à plat. Bref, ce roman est trop irrégulier, comme si je lisais une ébauche d'un projet, comme restent au niveau d'ébauche les quelques réflexions intéressantes sur l'Histoire de France. Aussi, j'ai eu l'impression de lire un "pot-pourri" ou un "four tout", le tout en mode "amphétaminé". Déçue je suis.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 25 Avril 2020

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, roman, SF, Science Fiction, anticipation, dystopie, avis, blog, chronique, littérature

Roman SF - Editions Ecoutez Lire - 5h03 d'écoute 

Parution d'origine en France chez Denoël en 1955

L'histoire :  451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.  Guy Montag est donc un pompier pyromane... Jusqu'au jour où sur un chantier, il dérobe une fois de plus un livre, qui rejoint les autres qu'il cache soigneusement chez lui. Mais ce livre là changera sa vie, car il l'ouvrira, le lira et commencera à comprendre beaucoup de choses. Montag devient alors la cible principale de ses collègues, et se lance dans une course poursuite... vers la liberté !

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je ne lis pas souvent de SF simplement parce que c'est un genre littéraire que j'ai découvert comme tel via la blogosphère et que depuis, ma PAL s'est empli de centaines de romans plus conventionnels. Et pourtant, à chaque fois que découvre un classique de cette littérature SF, je me prends une véritable claque, un choc qui m'amène à vénérer ma lecture. D'ailleurs, j'ai écouté ce livre en audio, mais je prévois me le procurer en format papier, afin d'en relire certains passages, au gré de mes envies.

Je ne vais pas faire une étude sur ce texte sur lequel tout à déjà été dit (remarque, je n'ai jamais la sensation d'en faire), mais vous inciter à le découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. C'est un bijou, un véritable chef d'oeuvre, si dense et intense dans ses dénonciations, ses craintes, ses analyses sociétales, même si ici, on est supposé être dans un avenir plus ou moins proche.

Fahrenheit 451 équivaut à 232.8 degrés Celcius, et c'est le point d'auto inflammation du papier, donc évidemment des livres. Dans cette dystopie, Bradbury a imaginé une société où posséder un livre serait un crime et le lire, encore plus. Les pompiers n'existent plus pour éteindre les feux, mais pour les provoquer, à chaque découverte de stocks de livres. Les livres brûlés ne sont pas une "nouveauté", moult doctrines et religions l'ont fait de par l'histoire, par esprit de censure, n'autorisant au peuple que des lectures précises. Ici, c'est mondial et aucun livre n'est épargné.

Dans ce roman aucune religion ni idéologie purement dictatoriale pour remplacer les livres, ces objets si dangereux puisqu'ils amènent les citoyens à penser, à réfléchir, à connaitre autre chose que ce dont la société les abreuve. Juste la dictature sociétale ; celle du divertissement à outrance, de l'abêtissement qui vous est servi sur un plateau et qui vous envahit tellement de toute part qu'il devient l'unique vérité, l'unique réalité, l'unique possibilité. Donc aucune sensation de domination, de manque de liberté, de malheur, de peur ou autre... En fait, plus vraiment de bonheur à part celui de la consommation et de la vacuité cérébrale. Puisque l'on imagine même plus que l'on puisse penser. Donc plus aucun souci dans la vie, plus aucune réflexion, plus aucune remise en question... mais plus de choix non plus.

Comme à chaque lecture de ce type, je suis estomaquée par l'imagination ultra visionnaire de ces auteurs. Bradbury a écrit Fahrenheit 451 en 1953 (en pleine période du maccarthysme aux Etats Unis)  et l'action est sensée se dérouler environ cinquante ans plus tard, donc il y environ vingt ans. Dans les habitats qui se ressemblent tous, les Hommes sont fascinés par leurs murs qui sont devenus des écrans... Les murs parlent et on parle au mur qui apporte tout à domicile : divertissements, informations, voix diverses, publicités... Les voix des murs deviennent la famille... Et en 2020, où en sommes-nous avec nos réseaux sociaux, nos amis FB, instagram, nos conversations par écrans interposés... Bref, ce n'est qu'un exemple d'anticipation parmi tant d'autres figurants dans cette histoire, mais vraiment, c'est bluffant.

Alors, vite, ruez-vous sur ce roman pendant que nous en avons encore le droit. (dès que les librairies seront réouvertes) Fahrenheit 451 est vraiment puissant, passionnant, captivant. Il y fait l'apologie de la liberté de penser, de la liberté d'expression, de la liberté de choisir sa culture, de la liberté de choisir son activité de détente ou son moyen d'apprentissage. Et, surtout, c'est une ode à la mémoire. La mémoire de l'histoire et de la culture, que celle-ci soit écrite ou orale... mais cette mémoire que rien ne peut enflammer ni éteindre. Magistral, vraiment. Un énorme coup de coeur trop énorme pour décrire vraiment mon enchantement littéraire !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 23 Avril 2020

Il y a déjà presque un mois, c'était mon 48ème anniversaire...

Et par mail, de la part de S'bine, une amie de toujours de ma Maman, j'ai reçu cette sonate en "Eur" majeure pour Géraldine. Bon, ce blog n'est pas destiné à me lancer des fleurs, mais je poste ici tout de même cette sonate en "eur". Pour ne pas la perdre (dans mon foutoir) et pouvoir toujours la retrouver... Et pour mettre son auteure en valeur ! (avec son aimable autorisation !)

S'bine me connaît bien et m'a toujours connue... Je ne marchais même pas encore à 4 pattes que S'bine me faisait des "oh qu'elle est mimi, guillerit guillerette" ! . Et quand j'ai commencé à la reconnaître, S'bine était encore toute jeune ! LOL, elle le sait, je lui ai dit, je la mets souvent en boîte S'bine.

Voilà donc cette sonate, le plus beau texte qu'on ne m'ait jamais écrit. Merci S'bine !

 

Pourtant levée de bien bonne heure
J'ai laissé mûrir en mon coeur
Mes sentiments en ton honneur .
Comme on cueille une à une les fleurs
Pour un bouquet de pois d'senteur
Je veux t'offrir toute la saveur
De mes bons vœux ,la douce chaleur
Pour une année toute de bonheur.
Tu es une personne de valeur
Riche de talents et pleine d'ardeur
Ouverte au monde .....bien en malheur !
Tes grandes souffrances ne sont pas leurres
Mais tu les affrontes sans peur.
 
Tu analyses pour les lecteurs
Avec finesse et grande rigueur
Livres et films de tous auteurs
C'est une fidèle et dure gageure
Un pur régal pour tes blogueurs
Que tu nous offres ,telle une faveur .

Bien animée est ta demeure
Par trois Chafants si cajoleurs
Qui causent parfois quelques frayeurs
Mais bien complices et si joueurs .
Pachas lovés en grands seigneurs
Sur ton doux lit d'un air rêveur
Sans oublier les jeunes farceurs
Cachés souvent en grande peur
Dans les fourrés ,sur les hauteurs
Que tu recherches en protecteur
Malgré les griffes ...mais sans rancoeur .

Ta soif d'exotisme et d'ailleurs
Te donne une âme d'explorateur
Loin de la foule en baroudeur .
Voyages lointains sous la chaleur
Pour découvrir du Créateur
Les mille beautés et les splendeurs .
Par ton talent révélateur
Tu nous partages le meilleur
De tes photos hautes en couleurs ,
Tes reportages de narrateur  .
Tu nous transportes admirateurs
Sur ton nuage de voyageur
En nous laissant tristes et songeurs
De vivre si loin de l' équateur .

À toi reviennent tous les honneurs
En ce grand jour toute la primeur
De nos pensées,souhaits d'ampleur
Pour de beaux jours très prometteurs .
Chère Géraldine ,en rimailleur
"Mon Chat "t'embrasse avec ferveur .

               Valenciennes. 25 Mars 2020 .      Sabine .

 


 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

Repost0

Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0