Publié le 10 Avril 2015

Les Châteaux de sable : Affiche

Film d'Olivier JAHAN

Avec Emma de Caunes, Yannick Renier, Jeanne Rosa, Alain Chamfort

 

 

Synopsis : Éléonore, la trentaine, vient de perdre son père. Il lui a légué sa maison en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Elle est photographe, a connu un certain succès mais les affaires ne marchent plus comme avant. Il faut absolument qu’elle vende cette maison.
Elle s’y rend avec Samuel, son ancien compagnon dont elle s’est séparée il y a quelque temps, parce qu’elle ne se sent pas d’aller seule dans cette maison où elle n’est pas retournée depuis la mort de son père. Mais elle joue avec le feu - car elle sait bien que leur relation ne s’est pas franchement apaisée, même si elle a eu depuis quelques aventures et que Samuel vit à présent avec Laure. Claire Andrieux, l’agent immobilier, s’est occupée d’organiser des visites durant les deux jours où Éléonore et Samuel vont rester dans la maison.
 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film intimiste, qui se déroule presque en huit clos. Cependant, j'avoue que je suis dubitative quant au postulat de départ. En effet, si mon amoureux m'annonçait partir en Week End avec son ex, même pour les meilleures raisons du monde, je dirais "Ok, mais je t'accompagne" ! Or ici, la jolie Laure laisse partir son beau Samuel avec la décomplexée ex Eléonore... Bon passons.

C'est la bande annonce qui m'a attirée vers ce film. On n'y voyait de beaux paysages bretons, notamment sous la forme de clichés photos. En fait, presque tous ces paysages sont montrés dans la bande annonce. Le film ne révèle pas beaucoup plus des Côtes d'Armor, car il se déroule surtout à l'intérieur de la maison dont Eléonore vient d'hériter de son père défunt. Dans la maison, sur la terrasse, dans le jardin.

Il n'empêche que le charme discret de ces Châteaux de sable m'a touchée. Les personnages sont intéressants, bien creusés et évidemment bien interprêtés. Quel plaisir de retrouver Emma de Caunes sur le grand écran ! Le personnage de Claire, la jeune agent immobiliaire, m'a particulièrement parlé. Gaffeuse, voulant bien faire, enthousiaste mais toujours un peu à côté de la plaque. Mais sa méthode fonctionne. Un peu perdante aussi, elle se motive elle même tous les matins. Tous les jours ou presque, un train passe dans sa vie, mais elle n'y monte jamais. Elle se retrouve toujours "là", à reprendre courage.

Et puis il y a aussi la "belle mère" qui n'a jamais été aussi importante que la "mère" aux yeux du "père" pour être présentée à la "fille". Elle a aimé discrètement, secrètement mais follement.

La réalisation m'a bien plu aussi. Il y a une voix off narratrice (presque comme dans un livre) qui nous invite à observer les personnages, qui nous en dit plus que ce que ceux ci veulent bien avouer. Sauf que, parfois, ces mêmes personnages s'arrêtent face à la caméra et s'expriment, devenant narrateurs à leur tour. J'ai trouvé le procédé original.

Les châteaux de sable... il est question de deuil, d'amour, d'Oedipe, de passion, de rancune. De passage...

Le titre du film vient d'une chanson de Brassens. Les chateaux de sable sont construits, détruits, reconstruits... fragiles.

Un beau film, plaisant, atmosphérique... Un film français, avec ce qui va avec... dont la subtilité !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 2 Avril 2015

Roman - Editions Fayard - 235 pages - 18 €

 

Parution le 25 février 2015

 

L'histoire : Un odieux personnage vous pourrit la vie ? Votre belle mère, votre associé parti avec la caisse, votre patron, voire votre mari ? Si votre cas est vraiment sérieux, il peut être alors étudié par un mystérieux club, si discret que certains doutent de son existence. A sa tête, des femmes puissantes, connues ou non mais qui ont toutes un point commun.... Un "encombrant" feu ou en devenir, dans leur vie. Le club des bloody Ladies vous débarrasse de votre "encombrant" en élevant le crime au rang d'art. Pour entrer dans ce club très privé... C'est simple, vous débarrassez une autre adhérente de son empoisonneur de vie. Pour Camille, c'est la chance de sa vie. Pour Georges Hellis, célèbre présentateur du 20h, cela pourrait être le début de la fin.

 

 

Tentation : L'éditeur et le Pitch

Fournisseur : Les éditions Fayard, merci pour l'envoi.

 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Mesdames, si vous lisez ce livre, vous vous amuserez drôlement et vous direz : "Non, je ne suis pas seule". Messieurs, vous risquez de trembler quelque peu si votre conscience n'est pas limpide, en constatant que le mal nommé sexe faible possède de sacrées ressources. Enfin, hommes ou femmes qui pourrissez diaboliquement la vie de quelqu'un, ce roman pourrait vous ranger des voitures et vous faire faire profil bas !

Cette histoire, fraichement cynique, angéliquement amorale et diaboliquement morale (quand la justice légale est impuissante) se lit comme du petit lait. Ce qui est fait une violente comédie, c'est que les cas traités (tant chez les postulantes que chez les encombrants) ne sont point à plaindre... financièrement. Ici, nous côtoyons jet set, femmes ou veuves d'affaires, actrice sur le déclin, religieuse haute en couleur, journaliste phare de la First, patronne de célèbre agence de mannequins... Tous ces personnages sont succulents et truculents, bien croqués jusqu'au trognon de leurs travers, vices et qualités. Jusqu'au trognon donc jamais loin de la caricature hilarante. Bref, la principale préoccupation des protagonistes n'est pas de trouver le pain quotidien. S'il en avait été ainsi, nous aurions plus avoir un thriller sanglant et dramatique.

Bien sûr, à travers la galerie de personnages, chacun s'amusera d'y découvrir des célébrités, même si toutes ressemblances avec quelques "dignitaires" réels ou ayant existé serait fortuite ! Mais certains indices laissent peu de place à la méprise

Le Président de la République est ici renommé Ventre Mou par exemple. Dans la maitresse du club, Angela, je verrai bien un clone de la femme la plus riche de France, voire du monde. Ensuite, il doit bien y avoir de savoureux mélanges des pires défauts des uns et des autres pour donner un seul et même personnage.

Le style est enjoué, soigné, moqueur à souhait. Mine de rien, chacun en prend pour son grade. J'ai pu reproché quelques petites longueurs lors des réunions secrètes de ces "drôles de dames" et la fin, qui vient bien trop vite... laissant sur le trottoir Jacky, odieuse belle-mère. Même si je ne doute pas un instant de son avenir très raccourci, j'aurais aimé assister à son agonie. Mais qui sait, celle-ci fera-t-elle l'objet d'un deuxième tome qui verrait la liquidation jubilatoire de bien d'autres "encombrants", propre, nette et sa bavure. Car le crime parfait est celui qui n'en devient jamais un !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 31 Mars 2015

 

Big Eyes : Affiche

Film de Tim Burton

Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Dany Huston

 

Synopsis : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail. 

 

 

Mon humble avis : Les fans de Tim Burton seront peut-être surpris, car la Burton's touch habituelle n'est pas franchement flagrante. 

Je ne connaissais pas cette histoire vraie, celle d'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. Et c'est avec un réel enthousiasme que je l'ai découverte.

Burton nous replace avec talent dans l'époque d'alors, fin des années 50 et années 60. C'est coloré, c'est fantasque, c'est le monde qui se découvre. Le personnage de Walter Kean, joué avec une énergie dantesque par Christoph Waltz est inénarrable, comme s'il était branché sur piles inépuisable.

Margaret, l'épouse et la véritable artiste du couple, offre un intéressant portrait de femme d'époque, qui se cherche dans l'émancipation difficile, voire ratée, avant d'exploser dans toute sa splendeur en reclamant son dû de femme, et d'artiste.

Enfin, l'histoire des Kean, c'est aussi la toute première méga commercialisation de l'art à portée de tous. En effet, Kean fut le premier à mettre en vente des copies d'affiche, des cartes postales de "ses" oeuvres. Bref, même s'il n'avait pas le talent du pinceau, il était un redoutable business man doublé d'un sacré mégalomane.

Le film est un régal à ne pas bouder. Tantôt drôle, tantôt touchant, tantôt interloquant. Et ces tableaux, mon Dieu qu'ils sont magnifiques, à admirer les yeux grands ouverts. Pas assez riche pour m'acheter un original, je pourrais peut-être m'en offrire une reproduction format carte postale !

 

 

 

Still Alice : Affiche

Film de Richard Glatzer

Avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart...

 

 

Synopsis : Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration. 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Ffff, bouleversant et bien remuant ce film. Mais pas larmoyant pour autant. Bon, après, cela dépend peut-être du ressenti et de la sensibilité de chacun.

L'objectif premier de ce film n'est évidemment pas de divertir, mais plutôt d'informer. Et il n'y a pour moi pas plus marquante comme information que celle distillée par l'art, qu'il soit septième, littéraire, musical...

Still Alice montre bien l'effroi d'une femme atteinte d'un Alzeimer précoce (à 50 ans) lors de l'apparition des premiers symptômes, les mille et unes astuces qu'elle met elle même en place pour contrer au maximum la maladie et la combattre, même si elle sait qu'à plus ou moins long terme, ce sera peine perdue. Alors qu'elle était si brillante, elle voit ses facultés intellectuelle diminuer jour après jour. Enfin, son isolation qui se fait de plus en plus marquante. Et bien entendu, il y a autour sa famille qui se sert les coudes et qui, tant bien que mal, tente aussi de faire face.

Still Alice permet de comprendre ce que vivent les patients atteinte de cette maladie, mais aussi, leur entourage. Et comme personne ne peut prétendre avec certitude être épargné à jamais de ce diabolique trouble neurologique...

Et que dire du casting qui interprête magistralement cette famille atteinte en son coeur... Julianne Moore est une Alice bouleversante. Elle a reçu un Oscar pour ce rôle cette année.

Kristen Stewart, qui joue l'une des filles d'Alice, s'est vue attribuée un César en France pour un film dont elle partageait l'affiche avec Juliette Binoche.

Enfin, Alec Baldwin, trop rare sur les écrans, porte parfaitement le rôle d'époux et de père de famille.

Bien sûr, j'ai vécu ce film de façon particulière, car même si je n'ai pas Alzheimer, mes manques du mot réguliers depuis mon AVC ressemblent de près aux premiers symptômes d'Alice.

Un film vrai, juste, pudique qui donne la parole à ceux qui ne peuvent plus exprimer leurs sentiments.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 29 Mars 2015

9Un petit coin de campagne rennaise photographié en tout début de printemps l'an dernier. Mais pas que... je triche et joins à ce billet quelques photos prises dans la Sarthe, en hiver, il y a déjà 2 ans ! Des petits coins buccoliques, inspirant à la méditation, à l'observation de l'entourage.

Bonne promenade !

Dans la Sarthe !

Dans la Sarthe !

Dans la Sarthe

Dans la Sarthe

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré !

En Bretagne, près de Liffré !

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré

UN DIMANCHE EN CAMPAGNE !
Près de Liffré

Près de Liffré

UN DIMANCHE EN CAMPAGNE !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

Repost0

Publié le 24 Mars 2015

 

L'IMPOSTURE DES MOTS - Yasmina KHADRARoman - Editions Pocket - 168 pages - 5.80 €

 

Parution d'origine en janvier 2002 chez Julliard

 

L'histoire : En 2001, l'officier supérieur de l'armée Algérienne Mohammend Moulessehoul a déjà révélé qu'il était aussi Yasmina Khadra, auteur reconnu de romans policiers. Il a alors démissionné de l'armée, et arrive en France, avec femme et enfants. Il y est attendu par son éditeur français, son attachée de presse et se lance dans la promotion de son dernier roman. Sauf que l'attente et les questions des uns et des autres ne sont pas celles qu'il espérait.

 

Tentation : J'aime l'auteur et l'homme

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Mes 3 précédentes lectures de Khadra m'avaient autant subjuguée que bouleversée. J'aime beaucoup l'homme, passionnant à écouter lors des rencontres littéraires, et qui fait preuve de beaucoup de bonhommie. Il est aussi accessible puisqu'il y a quelques années, il avait accepté de répondre à l'une de mes interviewes.

Mais, j'avoue, je n'ai pas accroché avec ce texte. Déjà, la vraie quatrième de couv est trompeuse. Elle semble annoncer un témoignage sur l'époque où Khadra a révélé sa véritable identité et vis et versa. Et bien non, celui-ci débute plus tard.

Certes, il y a la belle écriture de l'écrivain, des passages très touchants et des sujets intéressants abordés. Comment réapprendre à "être" après 30 ans d'armée, d'obéissance et de guerres. Comment évoquer une armée telle qu'on la vécue, une armée décriée par l'opinion internationale, politique ou médiatique, qui lui reproche à tort des faits qui ne sont pas de son fait ? Comment faire oublier le commandant militaire pour exister en tant qu'écrivain ?

Il y a aussi de belles questions, universelles, bien posées : est-ce la souffrance qui fait le rêve ou le rêve qui fait la souffrance ?

Alors oui, il y a de bonnes choses dans ce livre, même de très bonnes.

Mais le choix narratif ne m'a pas particulièrement plu. Le narrateur (Khadra lui même, l'imposture des mots étant hautement autobiographique), converse beaucoup avec des personnages dont on met un moment à comprendre d'où ils viennent : à savoir, de ses précédents roman ou de l'au-delà. J'ai trouvé ses passages maladroits, peu convaincants.

Ensuite, j'ai eu l'impression de lire un long apitoiement de l'auteur (on ne m'aime pas, on ne me comprend pas, je suis malheureux, je veux qu'on m'aime, qu'on me lise), qui passe son temps à s'auto sermoner comme pour se faire pardonner en public cet auto apitoiement d'où transparaitait presque une certaine taille d'égo. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai perçu, même si je sais, pour avoir rencontré Yasmina Khadra à de multiples reprises, que Khadra est un homme adorable, simple, presque ingénu, et avec un humour subtil et délicieux.

Bref, il semble que je n'ai pas capté l'objectif de ce récit.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 22 Mars 2015

The Voices : Affiche

Film de Marjane Satrapi

Avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments... 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Un thriller et une comédie dans le même film ? Si si, c'est possible, avec The Voices !  Pris au premier degré, ce film est on ne peut plus tragique et thrillant, mais la mise en scène originale en fait une comédie bien drôle et originale. En fait, tout dépend si l'on voit se film a travers le regard de Jerry qui prendrait gentiment ses médicaments mais qui, du coup, voit le monde qui l'entoure et sa vie tels qu'ils sont... Où s'il ne prend pas ses médocs et alors, il voit la vie en rose, c'est le cas de le dire.

Jerry entend des voix. Pas n'importe lesquelles... Celle de son chien, toujours arrangeante, et celle de son chat, plutôt dangereuse, qui le pousserait bien à tuer un peu plus.

C'est la dualité du personnage de Jerry qui transparait à travers ces deux voix. On peut penser que Jerry serait atteint de schizophrénie majeure, depuis son départ pas facile dans la vie, à l'époque de son enfance. Bref, notre brave Jerry porte de lourds bagages.

Il y a deux ou 3 scènes difficiles, certains moments très thrillants et d'autres hilarants ! J'ai adoré les dialogues entre chien et chat, qui représente bien les caractères de chaque espèce. "Etouffe toi avec tes boules de poils" dit le chien !

Bref, c'est un film qui ose le délire et qui sort des habituels films où les animaux parlent et qui sont le plus souvent, des comédies un peu basiques et faciles. un mélange des genres aussi, puisque l'on approche par moment de l'horreur, mais le tout, plus en parodie qu'en réel objecif. Bref, un exercice de style franchement originale, qui scotche au siège et distrait bien aussi.

En rentrant chez moi, j'étais rassurée. Certes, je parles à mes chats, mais ils ne me répondent pas (encore) oralement !

 

 

 

 

Un homme idéal : Affiche

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon

 

Synopsis : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Et bien l'Homme idéal est glaçant de machiavelisme ! Donc mieux vaut un homme moins idéal !

Après Yves Saint Laurent, Pierre Niney brille tout autant dans la peau d'un homme vivant dans l'angoisse d'être démasqué dans son imposture. Plus son angoisse grandit, plus l'atmosphère du film devient lourde et stressante.

Ce Matthieu, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession, devient de plus en plus calculateur et sans état d'âme. On serait prêt à lui pardonner son premier pêché, presque humain... mais la suite.... oh que non.

Heureusement, la fin, grandiose, montre bien qu'aucun crime ne peut-être impuni. Si ce n'est pas par la loi, ce sera par la vie !

Maintenant, le reproche que j'adresserai à ce film et que la spirale infernale dans laquelle tombe Matthieu Vasseur fait un peu preuve de facilités scénaristiques et de "comme par hasard". De même, ce qu'il advient du zodiac (voir le film pour se poser la question) que Vasseur empreinte et abandonne en pleine nuit et mer... Personne ne sait, mais personne ne s'étonne, ne s'interroge, ni semble en remarquer l'absence logique au ponton.

Il reste que ce film se regarde bien, que l'ambiance est étouffante, notamment dans l'aspect huit clos ensoleillé et qu'il confirme le talent d'un acteur dont on n'a pas fini d'entendre parler, et qui mérite bien son récent César !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 20 Mars 2015

BD - Editions Futuropolis - 144 pages - 20 €

 

Parution en octobre 2013

 

L'histoire : Fabien est agent de surveillance au Louvre. Il aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci décide d'aller présenter son ami à sa famille, le clan Benion, comme elle l'appelle. Puisqu'ils ont désormais sous la main un «expert», les Benion tiennent absolument à soumettre à Fabien un tableau qui moisit dans le grenier depuis des décennies, et qui a été peint par l'aïeul Gustave. Une pauvre toile représentant un chien qui louche. La question des Benion est claire : Le Chien qui louche a-t-il droit au Louvre ? Dans un premier temps, n'osant pas décevoir sa (presque) belle-famille, Fabien ne fournit pas de réponse catégorique... Il aurait dû !

 

Tentation : Un incontournable... du Davodeau, j'aime !

Fournisseur : La bib'

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Cette BD n'atteint pas néanmoins les sommets atteints par Davodeau dans "Les ignorants", sa précédente oeuvre, qui était royalement subjugante et passionnante.

Bien sûr, le moment de lecture est agréable et divertit grandement. Il pousse même à sourire ou à rire, tant le trait de caractère des personnages est poussé à l'extrême, au trop peut-être ?. Mais ces caricatures extrêmes ne sont pas ce qui amuse le plus dans cet album. Les sourires viennent des petites choses plus discrètes que vous remarquerez (ou pas) lors de votre lecture.

En fait, l'histoire de cette BD est plutôt farfelue et peu crédible, donc ne m'a pas passionnée. Par contre, je me suis régalée de l'environnement de l'histoire. Le Musée du Louvre... Que l'on pénètre par la petite porte, sans faire la queue, puisque nous suivons pas à pas Fabien gardien de musée de son état. Nous découvrons ainsi l'envers du décor, comment travaillent les gardiens, l'amour qu'ils éprouvent pour certaines chefs d'oeuvre, les salles qu'ils préfèrent. Comment ils regardent encore ses oeuvres qu'ils voient tous les jours. Et surtout, il y a ce défilé quotidien et immuable de touristes et leur comportement hélas.... si prévisible, analysé et observé avec amusement ou agacement par les gardiens. Et oui, chaque matin, entre gardiens, les paris sont ouverts : combien de temps avant le premier "où est la Joconde", même si de grandes flèches trace le chemin.

L'histoire est donc pour moi anecdotique, mais permet de retourner dans ce Louvre où je n'ai pas mis les pieds depuis des années, voire décennie. Et elle aboutit à une postface intéressant sur le fonctionnement des acquisitions de nouvelles oeuvres au Louvres.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 18 Mars 2015

Selma : Affiche

Film d'Ava DUVERNAY

Avec David o, ,

 

 

Synopsis : Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965. 

 

 

Mon humble avis :  C'était il y a 50 ans... Je ne connaissais rien de cet épisode de l'Histoire, et de la vie de Martin Luther King. De Luther King, je ne savais que le début d'un discours célèbre et sa fin tragique. Le film rappelle aussi, de façon anecdotique, qu'il a reçu le prix Nobel de la Paix en 1964.

Selma montrer parfaitement la nature du combat de Luther King, dans le fond et dans la forme. La discrimination a été abolie dans la loi Américaine, mais dans les faits, il y a encore un long chemin à parcourir pour parvenir à l'égalité des droits des citoyens américains, quelques soient leurs races et leurs couleurs. Ici, sur cette période, c'est précisément l'obtention du droit de vote des noirs américains qui occupe Luther King et son mouvement, qui ont choisi la voie pacifiste, au contraire du mouvement de Malcom X.

Le film est très intéressant, tant sur le contexte historique, que sur la vie personnel du héros de l'histoire. L'engagement de Luther King pour la cause se fait bien sûr aux dépens de sa vie de famille, sans compter les menaces de mort reçues régulièrement.

Nous faisons la connaissance du Président Johnson et de son hypocrisie. Hoover n'est pas loin. Il y a encore une différence notoire entre le Nord et le Sud. Les noirs n'ont pas le droit de vote, donc ne peuvent élire les juges du comté, ni être membre d'un jury. De ce fait, les crimes racistes envers les noirs ne sont jamais punis, puisque jugés par des jurys de blanc. etc...

Même si le film souffre de petites longueurs, il nous prend à la gorge et aux tripes, parce que nous vivons là un moment historique méconnu, mais qui a bouleversé l'Histoire au point que, moins de 50 ans plus tard, c'est un américain noir qui préside à la maison blanche.

Mais ce combat ne s'est pas mené sans heurt. Selma montre aussi bien la grandeur humaine, que la bêtise, la haine gratuite, la haine raciale, qui vous juge que sur votre couleur, mais aucunement sur vos qualités, vos défauts, vos richesses intérieures. La terreur vécue par les noirs est extrêmement bien montrée par des scènes d'une violence physique et psychologique parfois insoutenable. Mais des hommes et des femmes les ont vécus, quitte à en périr, pour gagner l'égalité des droits, et surtout, celui d'être maitre de leur destin par l'accès aux élections.

Un film de mémoire à voir bien entendu, un film qui fait dire, en sortant : après avoir vu ça, mon droit de voter devient vraiment un devoir, pas le choix, je vais voter la semaine prochaine.

Et oui, quelle que soit notre couleur, nos droits ont tous fait l'objet d'un combat, d'une lutte. Ne pas perde nos droits en les transformant en devoir. Et faire en sorte qu'un parti basé sur le racisme, cette haine de l'autre, cette haine qui mène aux horribles scènes de tabassage d'hommes et de femmes déjà à terre vues dans le film, ne sorte victorieux. En tant qu'humain, nous valons mieux et avons d'autres solutions.

 

Inherent Vice : Affiche

Film de Paul Thomas Anderson

Avec Joachim Phoenix, Josh Brolin, Owen Wilson, Resse Whitherspoon

 

Synopsis : L'ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu'elle est tombée amoureuse d'un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l'épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n'est pas si simple…
C'est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme "trip" ou "démentiel", "amour" est l'un de ces mots galvaudés à force d'être utilisés – sauf que celui-là n'attire que les ennuis. 

 

 

Mon humble avis : Encore une séance de ciné très... expérimentale !!! Je pense que pour apprécier pleinement ce film à sa sans doute juste valeur, il faut bien ouvrir ses chakras avant, en usant des substances de votre choix, puisque dans le film, les personnages s'en interdisent très peu... Il faut donc déjà être un peu décollé pour adhérer à ce film désynchronisé ! Moi, j'ai carburé aux Carambar pendant la séance. Insuffisant pour entrer dans le trip total, même si la sensation d'hallucination permanente était bien là !

Il faut savoir que Inherent Vice est à la base un roman jugé inadaptable du romancier Américain Thomas Pychon, considéré comme encore plus secret que J.D Salinger. C'est peu dire !

Nous sommes donc dans les années 70, en Californie. Les années hippies, mais loin de l'image colorée que nous en avons souvent. Le film est plus sexe, drugs and traffic que peace & love.

L'un des sujets du film, c'est la paranoïa... celle liée à l'abus de substance, celle de la police, celle qui fait croire voir des gens partout, ou se sentir accusé et/ou coupable de tout. C'est aussi sous fond de paranoïa politique des années Nixon.

Les situations sont parfois étranges, absurdes, loufoques voire hallucinogènes, les dialogues souvent décalés. Mais l'ensemble ne manque pas d'humour, qui passe du 1er au 10ème degré en moins d'un pétard qu'il ne faut pour le dire.

Mais tout de même, on est pris dans ce film sensoriello-labyrinthique, on essaie de coller les morceaux et l'on se demande où l'on va atterrir. Et quand la lumière de la salle obscure se rallume, on a vraiment l'impression de revenir d'une autre planète, il nous faut quelque temps pour quitter cette sensation d'appesanteur inoculée tant par les couleurs, les images du film, que par les stupéfiants qui consumment les personnages.

Donc vous l'aurez compris, ce film est space à souhait et servi magistralement par l'interprétation plus qu'inspirée de Joachim Phoenix !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 16 Mars 2015

Roman - Editions Audiolib - 9h d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine : août 2012 (existe aussi en format poche)

 

L'histoire : Tanger. Lakhdar et Bassam sont deux adolescents qui regardent en rêvant les ferries traverser le dédroit de Gibraltar. Leur vie semble pourtant toute tracée au Maroc.

C'est alors que Lakhdar est surpris en posture indésirable avec sa cousine Meryem. En fuyant les coups de son père, Lakhdar fuit sa famille pour la vie. Une vie qu'il construira, étape par étape, alors que le monde se transforme.

 

 

Lu par Othmane Moumen

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Comme j'ai aimé cette histoire, on ne peut mieux servie par la voix d'Othmane Moumen. Charmée comme un serpent, hypnotisée, captivée par le destin de Lakhdar, hors du commun pour moi mais sans doute, et hélas, assez universel à l'heure actuelle.

Comme j'aurais aimé être assise à la terrasse d'un café, multipliant les bières fraiches, accompagnée de Lakhdar qui m'aurait ainsi raconté lui-même sa vie. Nous serions devenus amis, car c'est un profond sentiment d'amitié, teinté d'admiration, que j'ai ressenti pour lui. C'était au-delà de l'empathie.

Lakdhar, qui regarde ce détroit de Gibraltar, avec en face, l'Espagne. Dans le mot "détroit", il y a "étroit". Et le monde, il est bien trop étroit pour Lakhdar qui rêve de liberté, et qui longtemps, sera sauvé par sa passion pour la lecture (la lecture de polar en français, ce qu'il trouve dans les librairies de Tanger). Sa culture et son ouverture d'esprit sont alors bien plus large que celle des siens et de son entourage.

Ce jeune homme croisera nombre de personnes qui influenceront son destin, en bien, en mal... Quoique, Lakhdar est un garçon qui garde son libre arbitre et sa clairvoyance.

De l'errance, il sera sorti par les Frères Musulmans qui lui offrent un poste de libraire au groupe de La diffusion de la pensée coranique. Son pote Bassam n'est alors pas très loin, pour l'instant. Puis il y aura Judith, la touriste espagnole rencontrée à Tanger, avec qui il liera une relation tant amoureuse qu'amicale et culturelle.

Lakdhar, courageusement, ira de petits boulots en petits boulots, qui le mèneront sur la Méditerranée, qui le coinceront des semaines dans un port espagnol. Là, Lakdhar devient un "sans papier", mais son chemin se poursuit jusqu'à Barcelone.

Lakdhar est un personnage vraiment intéressant, dans ses réflexions et son regard sur le monde. D'ailleurs, ce roman est très ancré dans l'époque. Il y est question de l'attentat de la place Jeema el Fna à Marrakech, des Printemps Arabes, des émeutes Grecques ou Espagnoles. Un monde en mouvement, en crise, tant identitaire, religieuse, qu'économique. Il y a des soupçons de terrorisme, de mystérieux voyages au Moyen Orient...

Ce roman est d'une richesse incroyable sur l'humain, sur ce qui le retient ou pas de basculer. Sur l'envie, sur les barrières, sur la religion, sur les espoirs d'une jeunesse, sur l'exil, sur la découverte de l'ailleurs au-delà des idées que l'on en avait, sur la liberté possible ou non à travers une religion.

Je me souviendrai longtemps de Lakdhar. Un garçon qui devient, au fil des pages, un homme. Un homme bien et bon, même s'il ne fait pas toujours bien, il fait le bien. Où que tu sois et qui que tu sois Lakhdar, je te tire mon chapeau, je pense à toi, j'admire ton cran et ta fidélité à toi même. Tu m'as vraiment émue et touchée.

 

free-road-trip-games-audio-book

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 11 Mars 2015

Thriller - Editions J'ai Lu - 475 pages - 7.10 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : En 1983, Cynthia a 14 ans. Un matin, alors qu'elle se réveille, la maison est silencieuse et vide. Ses parents et son frère se sont volatilisés.

Vingt cinq ans plus tard, l'enquête est close depuis longtemps. Aucun corps n'a été retrouvé et le mystère reste entier. Cynthia est mariée à Terry et ensemble, ils ont eu Grace. 

Et un jour, un coup de téléphone mystérieux va faire remonter le passé en surface et plonger le couple dans un véritable cauchemar.

 

 

 

Tentation : La blogo, y'a longtemps

Fournisseur : Ma PAL 

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques années, Cette nuit-là envahissait la blogosphère. Le temps que ce roman paraisse en poche, que je l'acquiers et que je le laisse bonifier un bon moment sur mes étagères... le voilà !

Il n'y a pas de quoi écrire un roman sur ce thriller, parce qu'il dispence parfaitement tous les codes du genre, avec la touche outre-atlantique en sus, et répond on ne peut plus à ce qu'on attend de lui : distraire et surtout, nous garder captifs de ses pages.

Les seuls reproches que je peux lui adresser sont récurrents aux romans de ce style : Un style léger, une traduction pas toujours précise et des coquilles dans le texte. Et puis, la mise en place de l'intrigue est toujours assez longue, en général un quart du livre. Cette nuit-là ne fait pas exception... Sauf que les moults détails qui m'agaçaient et retardaient l'entrée réelle dans le vif du sujet se trouvent pour la plupart justifiés par la suite.

Et puis Lindwood Barclay sait vraiment s'y prendre pour manipuler autant ses personnages que ses lecteurs. Le doute est partout, le suspens bien évidemment est présent dès le début mais le rythme s'accélère tant dans le dernier quart du bouquin qu'il est impossible de le poser. Barclay n'est pas avare en retournements de situations et en dénouements. Car attention, un dénouement peut toujours en cacher un autre !

Un thriller de très bonne facture qui vous emmène au coeur de la nuit pour savoir ce qui s'est passé "cette nuit-là"

 

challenge thriller 2015 logo5

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0