Publié le 2 Juin 2015

La Loi du Marché : Affiche

Film de Stéphane Brizé

Avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine de Mirbeck

 

 

Synopsis : À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ? 

 

 

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Mon humble avis : Si Vincent Lindon n'avait pas reçu le Prix d'interprêtation à Cannes, et ne m'avait émue lors de son interview télé, je ne serais pas allée voir si film, qui me change si peut de mon ordinaire. Puis qu'étant au chômage, je subis de plein fouet cette épouvantable loi du marché, contre laquelle tout le monde s'insurge, mais sans pour autant changer de comportement.

Comme l'a titré Libération il me semble, ce film fait du chômage une super star, qui attire les foules dans les salles de cinéma. Le monde est curieux tout de même. Une bonne petite comédie divertissante peut passer inaperçue, alors qu'un film on ne peut plus réaliste fait le plein. Enfin, bon, c'est ainsi.

Quid du film ? Ultra réaliste, ultra brutale dans les situations décrites, la vie de 3.5 millions de français en quelque sorte.

Sauf qu'ici, le réalisateur a ajouté une dose de pathos qui n'était sans doute pas obligatoire pour que ce film soit remuant et frappant. En effet, Thierry, le chômeur quinca en fin de droits du films est aussi le père d'un garçon lourdement handicapé. Certes, cela permet des passages particulièrement touchant entre le père et le fils. Mais cela fait un peu too much.

La réalisation empreinte quelques raccourcis. Dommage. On quitte Thierry dans une réunion collective Pôle Emploi et l'image d'après, on le retrouve en costume et en poste dans une grande surface. Que c'est-il passé entre les deux ? On peut l'imaginer bien sûr, mais j'aurais aimé le voir, pour suivre le cursus de A à Z.

La première partie du film est consacrée à la recherche d'emploi et ses déboires, la deuxième aux premiers temps de Thierry dans son nouveau boulot. De ce fait, la naissance et l'explosion de son nouveau dilemme sont un peu rapide, pour aboutir à une fin abrupte, qui laisse sur la faim.

Je tire des flèches, pour expliquer mes 3 étoiles et non mes 4 étoiles possibles. Mais il faut avouer que ce film est nécessaire. C'est un film sur la crise, sur le chômage, sur la désillusion. Sur le plus fort qui est prêt à fondre sur le plus faible. Sur un monde qui ne tourne plus rond. Sur une société qui impose à un manutentionnaire des entretiens d'embauche, une présentation et une motivation digne d'un cardre achi supérieur qui toucherait 5000 € par mois.

C'est un film aussi sur la débrouille, qui pousse à commettre l'irréparrable pour quelques euros supplémentaires en fin de mois. C'est un film sur la brutalité des rapports humains en 2015. Et pourtant, pas une goutte de sang, pas un flingue dans ce film, juste une réalité parfaitement décrite. C'est aussi un film sur les gens que la société rejette, mais est prête à réintégrer sitôt qu'elle sent qu'elle peut l'exploiter jusqu'au trognon. (les mésaventures bancaires de Thierry sont hallucinantes, il faut presque se pincer pour y croire.)

Et il y a Vincent Lindon, qui mérite son prix tant pour ce rôle que pour sa carrière. Car l'une des forces de Vincent Lindon, c'est de donner la parole, à travers lui, à Monsieur Tout le monde.

C'est comme ci ce prix d'interprêtation à Cannes de Vincent Lindon revenait à tous ces gens, chômeurs ou en situation précaire, qui se battent pour garder la tête haute, malgré la conjoncture, malgré ce qu'en pensent certains élus, malgré la vie qui ne fait pas de cadeaux.

Donc, merci Monsieur Lindon, et bravo !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Mai 2015

Roman - Editions Albin Michel - 278 pages - 19.50 €

 

Parution le 29 avril 2015

 

 

L'histoire : Jules est chien d'aveugle. Mais, grâce à une opération, Alice, son aveugle, a recouvré la vue. Jules est alors attribué à un autre mal voyant qui ne saura apprécier Jules, qui n'aura de cesse que de retrouver sa maitresse de coeur. Mais seul, il n'y parviendra pas. Il lui faut de l'aide ! Et puis quelque part, Jules sent qu'il a une mission.... Alors, pour le pire comme le meilleur, Jules se tourne vers Mr Macaron qui, quelques semaines plutôt, lui avait évité un voyage en soute d'avion !

 

 

 

Tentation : La blogo !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Ne tournons pas autour de la gamelle, ce roman fait du bien et rend heureux, comme un chien qui vous fait la fête après votre retour du travail. Ce roman est aussi émouvant qu'un chien qui vous regarde avec des yeux de chien battu. Ce roman vous détend autant qu'un chien qui aime les gratouilles. Quand vous le posez pour vaquer à votre vie, et bien ce roman vous revient vite dans les mains comme un chien qui vous ramène la balle que vous lui avez lancée ! Bref, Jules, c'est du bonheur pour ceux qui aiment les animaux. Et pour ceux qui ne les aime pas (plus que ça), Jules pourrait leur faire changer d'avis quand ils réaliseront à quel point les animaux possèdent des pouvoirs magiques et à quel point la relation qui unie l'animal à son humain peut être forte et changer le cours de la vie !

Mais pas que... Car Jules n'est pas un chien comme les autres. C'est un chien guide d'aveugle, et en post face, Didier Van Cauwelaert avoue être fasciné et passionné par ces chiens éduqués et dressés aux services d'humains dont ils deviennent les yeux, les protecteurs et les amis fusionnels. L'auteur sait donc de quoi il parle, et j'avoue avoir appris beaucoup ici sur ces chiens et leurs maîtres qui me sont bien étrangers.

Comment ces chiens sont-ils dressés, comment leurs carrières se déroulent elles, quels liens unissent ces chiens et leurs aveugles, comment fonctionnent-ils etc... Sans spoiler vraiment, on peut dire ici qu'après l'opération d'Alice, Jules tombe en dépression car il perd ses repères, il se retrouve au chômage technique puisqu'Alice n'a plus besoin de lui pour la prévenir de tous les dangers. Ce roman est donc, via la formule de la comédie romantique fraiche et réjouissante, une belle et intéressante approche du monde des non-voyants, de leurs compagnons quadrupède. Tant dans l'aspect purement pratique que psychologique. Car évidemment, Didier Van Cauwelaert évoque ici aussi le sujet de l'aveugle qui recouvre la vue, pour le pire et le meilleur aussi. Avec des tas de points et cas précis que l'on n'imagine pas dans les conséquences, tant pour l'ancienne aveugle que pour son entourage.

Mais comment, je n'ai pas encore évoqué le personnage de Zibal, alias Mr Macaron ? Un gars très attachant, qui parait très fantasque, mais pas tant nous avoue l'auteur en post face, et qui a le coeur sur la main, même si cela lui coûte cher, trop cher depuis toujours !

Moi, je suis sûre qu'il vous manque un Jules dans votre vie, alors courrez vous procurer ce roman bonheur, ce sera un très bon premier pas vers les 4 pattes !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Mai 2015

C'était il y a déjà plus de 3 ans, je m'embarquais pour une croisière en caïque turc d'une semaine autour de Bodrum. L'objectif était de voir si j'appréciais la formule croisière avant d'envisager en programmer une autre, bien plus loin, pour mon anniversaire d'alors, aux Seychelles.

Bien entendu, j'ai adoré cette croisière méditerrannéenne... sur la mer Egée (si l'on passe sous silence un couple d'abrutis présent sur le bateau).

Vivre sur un bateau, voir le monde depuis un bateau, c'est tout simplement magique ! Et pour moi, le plaisir fut très intense car nous naviguions sur une mer d'huile sous un ciel d'un bleu parfait et un soleil éclatant !

Ce sont des vacances très reposantes, avec quelques visites à terre, mais ce n'est pas cet aspect culturel qui fut prédominant.

Au programme : FARNIENTE sur le pont, baignades sans limite, lecture, papotages avec les autres voyageurs, masque et tubas, petit-dej sur l'eau, déjeuner sur l'eau, goûter sur l'eau, diner sur l'eau, sous le soleil ou sous la lune, bercés par un léger clapotis.

Bref, j'en redemande, et je suis sûre qu'un jour, je retournerai sur une caïque mais dans un autre coin de Turquie.

Petit aperçu du trajet effectué :

 

 

 

UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 16 Mai 2015

Le Voyage dans le passé, de Stefan Zweig, lu par Thibault Montalembert (de)Roman - Editions Audiolib - 1h50 d'écoute - 13.20 €

 

Parution en Audiolib en 2009

 

L'histoire : Un homme et une femme se retrouvent sur un quai de gare, neuf ans après s'être aimés passionnément. S'aimeront-ils encore ou l'usure du temps aura-t-elle fait son travail d'érosion ?

 

Tentation : Un petit Zweig ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Lu par Thibault de Montalembert

 

 

 

Mon humble avis : Deux excellentes raisons de se précipiter vers cette version audio de ce voyage dans le passé... L'interprêtation magistrale de Thibault de Montalembert. La passion qu'il met dans les passages en nécessitant est tout simplement frissonnante, donne par moment la chaire de poule, comprime le coeur et c'est tout juste si la respiration du lecteur n'accélère pas en même temps que sa lecture passionnée !

La deuxième raison est Zweig lui même, qui n'a pas son pareil pour décrire les affres de la passion amoureuse. Les mots semblent tellement choisis, l'écriture est si élégante que l'on ne peut être que saisi par ce tourbillon tant amoureux que littéraire.

Ici, c'est la vulnérabilité de l'amour face au temps le véritable sujet de cette courte histoire. Le livre s'ouvre sur des retrouvailles d'un homme et d'une femme sur un quai de gare. Ils s'étaient aimés platoniquement mais passionnément il y a 9 ans, jusqu'à ce que l'homme soit envoyé pour une mission de 2 ans au Mexique. Avant son départ, elle avait promis de se donner à lui à son retour. Mais durant le séjour Mexicain, la 2ème Guerre Mondiale a explosé, prolongeant celui ci de 7 années supplémentaires.

Il y a donc 2 voyages dans le passé dans ce texte. L'aspect flash-back qui nous explique le pourquoi de ces retrouvailles sur un quai de gare. Puis le voyage dans le passé qu'effectue, au présent, les deux personnages, en sillonnant les lieux marquants de leur passion, certains ainsi qu'ils y remplongeraient, avant de dire : "tu te souviens".... Ce "tu te souviens" marque bien l'usure du temps. En neuf ans, tout change, en commençant par les cheveux qui grisonnent,

Maintenant, j'ai trouvé que ce court roman répétait un peu ce que j'ai déjà lu de l'auteur et la fin m'a semblait vraiment trop abrupte, comme si l'auteur avait oublié de conclure cette histoire.

Il n'en reste pas moins le plaisir de se laisser bercer par le style unique et gracieux de Stefan Zweig !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2015

Thriller - Editions Livre de poche - 506 pages - 7.90 €

 

Parution d'origine chez Lattès en 2007

 

L'histoire : À la National Security Agency, l’incroyable se produit. TRANSLTR, le puissant ordinateur de décryptage, ne parvient pas à déchiffrer un nouveau code. Appelée à la rescousse, Susan Fletcher, la belle et brillante cryptanalyste, comprend qu’une terrible menace pèse sur tous les échelons du pouvoir. La NSA est prise en otage par l’inventeur d’un cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le système de renseignement américain !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Dan Brown, ça vous dit quelque chose ? Mais si, rappelez vous, c'est l'auteur du phénoménal et planétaire succès du Da Vinci Code ! Même si Dan Brow n'a pas renouvelé le coup de maître depuis le DVC, ses publications régulières rencontrent toujours un franc succès, raison pour laquelle j'avais acheté ce thriller il y a quelques années.

Sauf que Forteresse Digitale est en fait son premier manuscrit ! (nombreux sont les plumeux qui possèdent des romans dormants dans les tiroirs, jusqu'au jour où l'un d'eux est publié, et bien les dormants sont réveillés et redéposer sur le bureau des éditeurs). Premier manuscrit donc, et cela se sent, car cela grouille de maladresses, le manque de relecture est flagrante et la traduction semble parfois bien hasardeuse (bon ça, Dan n'y peut rien !).

Quelques exemples.... Le méchant est sourd... On nous le redit bien, ce qui ne l'empêche pas, quelques pages plus tard, d'entendre la chute du gentils !

Alors que la NSA est prêt de l'apocalypse, la belle cryptologue se demande, en regardant le dome du bâtiment, si son amoureux voit les mêmes étoiles en Espagne. Je doute que lorsqu'on a la sécurité de la nation entière entre ses mains, on ait le temps de se poser ce genre de question. De plus, entre le décalage horaire, la différence de latitude et de longitude, je me demande bien comment 2 personnes sur 2 continents différents pourraient admirer le même ciel ! J'aurais préféré moins de précisions sans doute très proches du réel en cryptlologie et plus de justesse dans le reste. J'imagine que dans les millions de lecteurs de ce livre, peu d'entre eux auraient remarqué une approximation dans les codes de hauts niveaux... 

Enfin, problème de compte à rebourd... Plus que 2 minutes avant le big BOUM. Et bien ces 2 minutes emplissent des pages et des pages truffées de dialogues. Je pense que si j'avais mis en route un chronomètre en route, le grand BOUM aurait eu lieu bien avant !

Voilà le genre de choses qui me dérange. 

Mais soyons honnête, Dan Brown sait tout de même très bien embarquer son lecteur dans une histoire à perdre haleine et la suite de nos idées. L'ensemble est tout de même bien ficelé et les questions que posent le roman de 1996, sont toujours, voire plus que jamais d'actualité avec le contexte mondial. Il faut tout de même remarqué Forteresse Digitale a été écrit avant le 11 septembre 2001 et depuis, le sujet du "big brother is watching you"... L'Etat a-t-il le droit de surveiller et d'intercepter les communications (internet ici) de tous ses concitoyens, depuis le supposé terroriste jusqu'au plus simple bonhomme insignifiant, sous le prétexte de la sécurité nationale.

Car derrière ce thriller, c'est cette question qui est posé. Et bien presque 20 ans plus tard, il semble que les USA aient la réponse, mais que le reste du monde ne soit pas tout à fait d'accord.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 11 Mai 2015

 

Un peu, beaucoup, aveuglément : Affiche

Film de Clovis Cornillac

Avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesne

 

Synopsis : Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir... 

 

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Mon humble avis : Si je récompense ce film de mes 4 étoiles, ce n'est pas parce que je pense que c'est le film de l'année. Je sais bien qu'il est des films plus grandioses etc. Mais "Un peu, beaucoup, aveuglement" remplit parfaitement son office de comédie romantique ! Oui, dans le genre comédie romantique, ce film est tout simplement génial. Romantique off course, frais, divertissant, très drôle, pur, charmant, touchant et mimi tout plein. Pas de vulgarité, juste un bain de fraicheur même si l'on sort très peu des deux appartements contigus parisien.

L'idée est originale, même si elle n'est pas sans rappeler un certain livre/film avec Sophie Marceau et Vincent Perez : Fanfan. Dans le sens où la conception de l'Amour comporte une cloison.

Mais le traitement du sujet est bien différent, et truffé de bonnes trouvailles amusante, telle que les "chaussures éponges" que porte Clovis Cornillac. Les deux protagonistes, en début de film, ne sont pas à court d'imagination pour pourrir la vie de leur voisin !

Et puis, tous les deux vont s'adoucir et leur relation devient vraiment choupinette ! Les répliques font mouche bien sûr, étant tout de même la base de toute comédie qui le vaut bien !

Clovis Cornillac, qui signe ici son premier film, excelle, comme d'habitude, en personnage bourru, reclus même, qui se laisse apprivoiser par Machine. Machine, c'est donc la voisine, qui l'appelle Machin. Jamais les prénoms des personnages ne sera révélé, ni même dans le générique de fin.

Mélanie Bernier révèle ici son fort potentiel comique dans le personnage rigide de Machine, qui va se libérer du chignon grâce à son irascible voisin !

Enfin, Lilou Fogli, alias Madame Cornillac à la ville et à l'origine du scénario, est pétillante de légèreté et de fantaisie.

Bref, un film anti morosité qui offre 1h30 de pur bonheur, à aller voir... aveuglément !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Mai 2015

 

Roman - Editions Gallimard - 224 pages - 18.50 €

 

Parution le 21 août 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire (vraie) : Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante

 

 

Tentation : La blogo et puis mon cher David chéri est incontournable !

 

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Mon humble avis : Pour info,  ce roman a reçu le Prix Goncourt des Lycéens et le Prix Renaudot 2014 !

Si l'on n'est pas prévenu et que l'on s'attache juste au nom de l'auteur dont on a presque tout lu, Charlotte peut désorienter. En effet, cette oeuvre ne ressemble en rien aux nombreux titres de la bibliographie de David Foenkinos. Exit la fantaisie, l'humour et l'univers si particulier qui caractérisent l'auteur. Ici, c'est une histoire vécue, tragique, qui s'inscrit dans l'Histoire. Celle de la montée du nazisme en Allemagne et qui mènera à la deuxième Guerre Mondiale. Charlotte Salomon découvre l'origine de son nom sur une tombe. Une tombe de plus, car une suicidée de plus dans la lignée famililale. Le drame commence là, et s'achèvera dans les camps de concentration.

Je ne suis à priori pas très bonne cliente pour les romans portant sur cette période historique, et pourtant, j'ai dévoré cette histoire subjugante sous la plume de Foenkinos. Et ce, malgré la pagination et le style déroutant. Foenkinos a écrit ce livre en vers. Une phrase par ligne. Et nos yeux vont sans cesse  à la ligne sans s'en rendre compte, pour arriver bouleversés à la dernière page. L'histoire de Charlotte est déroulée de façon linéaire, mais, tout de même fidèle à lui même, David Foenkinos intervient en cours de récit. Il y insère sa quête à la recherche de Charlotte à travers l'Allemagne, le Sud Est de la France, les écrits, les toiles, les gens qui l'ont connue. Ce roman est un formidable hommage à Charlottte Salomon, mais aussi à tous les juifs d'Allemagne et d'ailleurs, qui peu à peu, se sont vus otés de leur droit, de leur identité, de leur talent, de leur patrie, de leur vie.

A chaque page, on sent l'amour et la passion de Foenkinos pour cette artiste peintre et son envie de la faire (re)découvrir à ses lecteurs. Embarquée je le fus une fois de plus par mon cher David !

Alors, humblement, à mon tour, j'espère vous avoir donné l'envie de vous plonger dans le destin tragique de Charlotte Salomon, et d'exciter votre curiosité en prolongeant vos recherches et votre découverte de Charlotte sur la grande toile !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mai 2015

 

Connasse, Princesse des coeurs : Affiche

Film d'Eloïse Lang & Noémie Saglio

Avec Camille Cottin

 

Synopsis : Camilla, 30 ans, Connasse née, se rend compte qu'elle n'a pas la vie qu'elle mérite et décide que le seul destin à sa hauteur est celui d'une altesse royale. 

 

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Mon humble avis : Ce film est franchement divertissant et délirant, au sens propre du terme. Ceux qui connaissent la mini série éponyme de Canal + retrouveront avec plaisir leur connasse préférée, dans des péripéties qui la mènent aux portes de Buckingham Palace.

Pour moi qui n'ai pas Canal, ce fut une découverte totale.

Camilla est une Connasse puissance mille, sauf qu'elle ne le sait pas. Elle abhorre la médiocrité, donc seul un prince sera digne d'elle. C'est décidé, Camilla veut pécho le Prince Harry.

Nous accompagnons la Connasse jusqu'à Londres où elle ne nous épargnera rien. Non contente d'être une Connasse, Camilla est aussi effrontée, sans gêne, sans peur et sans reproche, irrespectueuse à souhait, insolente, cynique et grossière quand ça lui plait. Elle ne manque pas d'idées plus ou moins "fines" pour atteindre son but.

Elle est tellement Connasse qu'on s'étonne qu'elle ne se prenne pas plus de baffes ou de poings dans la gueule. Tout cela donne lieu a de multiples saynettes hilarantes, "chocking" ou juste drôles, ce qui n'est déjà pas mal.

Il flotte aussi dans ce film comme un air de Sexe and the city.

Mais ce qui fait toute l'originalité de Connasse, princesse des coeurs, c'est que ce film a été tourné presque entièrement en caméra cachée. De ce fait, seule Camille Cottin est comédienne professionnelle. Les autres personnages qui apparaissent à l'écran, les victimes de la Connasse, deviennent acteur à l'insu de leur plein gré, sans le savoir. Ils auraient pu être vous ou moi, si nous avions croisé le chemin de la Connasse. Les réactions sont donc très drôles, sauf que c'est souvent frustrant de ne pas voir la suite, à savoir lorsque la surpercherie leur est révélée afin - 1 qu'ils se calment -2 qu'ils signent un contrat acceptant l'utilisation de leur droit à l'image. Certes, le générique de fin nous offre un peu de making off, mais pas assez. Oui, c'est frustrant.

Mais qui dit caméra cachée ne dit pas free style. Le scripte était écrit, tout comme les dialogues. Camille Cottin connaissaient ses répliques, qui étaient multpliées à l'avance pour correspondre avec les réactions des victimes de la caméra cachée.

A savoir que la comédienne Camille Cottin est désormais interdite d'approche de tous lieux monarchiques en Angleterre ! En tout cas, la folie totale de cette Connasse est vraiment sympa a fréquenter le temps d'un film ! Avec elle, c'est NO LIMIT !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Avril 2015

 

Avengers : L'ère d'Ultron : Affiche

Film de Joss Whedon

Avec Robert Downey Jr, Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson

 

 

Synopsis : Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps… 

 

 

Mon humble avis : Encore un sacré chouette moment passé en compagnie de nos super-héros préférés ! Pas de grande surprise ni de mauvaise, tant ce type de production nous habitue à en prendre plein les yeux au niveau des effets spéciaux et compagnie, et que, de même, la recette mille fois étrennée se révèle toujours aussi efficace.

Le divertissement, toujours truffé d'humour, remplit son office. Dans cet opus, la part belle est faite à chacun des super héros, en explorant leur vie personnelle, leurs côtés sombres et leurs peurs. Ben oui, même un super héros peut avoir peur ! Mais l'action collective n'est pas en reste pour autant. Pas l'ombre d'un ennui pendant les 2h25 que dure le film. Ca bastonne, ça explose, ça cascade et le tout est super bien orchestré, par moments, on peut même dire super bien chorégraphié !

Bien sûr, il y a les grands moments philosophiques à l'américaine qui veut sauver le monde. Le monde ne pourra être sauvé que si l'espère humaine n'accepte son évolution et apprend à la gérer.

Et oh surprise, les Avengers recrutent de nouveaux membres, ce qui laisse espérer, le contraire serait étonnant, un 3ème film, vaguement annoncé dans le générique de fin.

Moi j'aime, les Avengers, ce sont mes potes, et comme je commence à bien les connaitre, je suis toujours contente de les retrouver !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Avril 2015

 

Pourquoi j'ai pas mangé mon père : Affiche

Film de Jamel Debbouze

Avec Jamel Debbouze, Mélissa Theuriaud, Arié Elmaleh, Louis de Funès !

 

 

Synopsis : A partir de 6 ans

L’histoire trépidante d’Édouard, fils aîné du roi des simiens, qui, considéré à sa naissance comme trop malingre, est rejeté par sa tribu. Il grandit loin d’eux, auprès de son ami Ian, et, incroyablement ingénieux, il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir. Généreux, il veut tout partager, révolutionne l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père. 

 

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Mon humble avis : Après moulte péripéties, j'ai enfin réussi à voir ce film, et heureusement, car j'ai vraiment adoré... grâce à mon âme d'enfant qui s'émerveille du merveilleux !

Déjà Pourquoi j'ai pas mangé mon père est une performance technique... puisque c'est le premier film tourné en Europe en utilisant la performance-capture. (Des capteurs sont posés sur les comédiens qui joue le rôle, et le résultat de ces capteurs est ensuite inséré dans les personnages numériques. Il y a donc de vrais acteurs derrière cela).

Ce film est l'adaption libre et drôle du best seller "pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis (que je n'ai toujours pas lu...)

Je me suis délectée de l'histoire, et de la "mignonitude" de la mise en scène,  du scénario, des dialogues. Pour être honnête, un adulte sans âme d'enfant et n'étant pas fan de Debouzze n'appréciera peut-être pas la séance. Car la Jamel's touch est partout présente... pour mon grand plaisir (je suis fan), et celui de mes ziggomatiques. Les enfants se régaleront, car c'est vraiment choupinoux, même si les plus jeunes ne réaliseront peut-être pas la super leçon de 'pré'Histoire qui se déroule devant eux. Par contre, avec l'explication des parents, les petiots en garderont en bien meilleur et marquant souvenir qu'avec n'importe quel manuel scolaire ! Par contre, si vous élevez vos enfants dans le créationnisme, le film ira à contre courrant de votre éducation.

Edouard, le héro est vraiment attachant ! Avec lui, je me suis amusée de suivre les premières évolutions de l'Homme qui deviendra plus tard le sapiens sapiens. Edouard se dresse sur ses jambes et découvre un nouveau moyen de transport : les pieds. Puis il découvre le feu, la chasse, la cueillette, les cavernes, l'ensevelissement des défunts, l'animal domestique, la vie en communauté, l'amour, la guerre, les migrations, l'espoir, le tout avec beaucoup d'humeur, d'autodérision, de références actuelles donc anachroniques qui font bien rire les adultes. Un film donc pour tout le monde !

A noté, la technologie et les performances d'un comédien ont permi de créer un personnage avec les traits, la voix et les mimics de Louis de Funès.

Mon seul petit reproche : les personnages, souvent surexités, crient un peu trop !

Je ne sais pas, peut-être qu'il y aura une suite qui pourrait s'intituler ; j'ai mangé pour père pour un I.pad un Iphone et un Ipod, qui montrerait bien la petitesse de nos découvertes qui sont désormais bien loin des besoins primaires de l'époque de l'Homme singe !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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