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Publié le 31 Juillet 2019

BD, Editions Cà et Là -157 pages - 10 €

Parution en octobre 2015

 

Le sujet :  Grâce à Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer, de Henrik Lange, vous apprendrez à construire à coup sûr une intrigue haletante et des personnages charismatiques, tout en capitalisant sur l'engouement actuel pour la Scandinavie - ses cabanes en bois, ses forêts de pins et son alphabet bizarre. Vous bénéficierez de conseils pour faire durer votre carrière d'auteur, comme, par exemple, laisser des intrigues non résolues pour optimiser vos chances d'écrire une suite, ou encore inclure dans votre livre les scènes qui sauront intéresser des producteurs de films...

 

Tentation : L'avis de ??? je ne sais plus, je n'ai pas retrouvé !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une BD format poche, que l'on peut emmener partout... Même si elle n'a pas quitté mon lit et ma table de chevet, c'est tout de même important à dire. Parce que si vous l'emportez dans le métro, vous illuminerez votre rame de votre sourire et de vos rires autour des visages lymphatiques.

Le sous-titre aurait pu être... "Et devenir riche", tant le polar suédois remporte un vif succès de par le monde depuis quelques années. Il est donc très rentables... S'il est bien écrit... Henrik Lange, Suédois lui-même, donne donc de savoureux conseils, tous plus hilarants ou évidents les uns que les autres. Sûr qu'après cette BD, vous ne lirez plus un polar suédois de la même façon, puisque vous en connaîtrez les ficelles ! Grosses comme du cordage de bateaux, parce qu'évidemment, ce livre est doté d'un humour XXL qui dit "Qui aime bien châtie bien" !

Quelle différence y a-t-il entre le polar suédois et son homologue américain ? Le premier fait l'éloge du slow (de la lenteur) et de la mélancolie. Très peu de flingues, de sirènes, d'armada de flics, de carambolage en série et spectaculaire. Et le mort est là dès les premières pages. Ensuite, à notre enquêteur de trouver l'assassin. Pour cela, des conseils mis en textes et en dessins très parlants et qui résume parfaitement le portrait que l'on a de nos flics préférés ! 

Quelques conseils donnés comme ça, en vrac : 

- Il faut une scène de conduite à grande vitesse... Car en cas d'adaptation ciné, le seul rôle de cette scène est de mettre en avant une marque de voiture.

- De pages vides, il n'en n'est pas question. C'est alors que qu'intervient la mélancolie suédoise qui remplit des pages. Si vous parlez des feuilles d'arbres qui tombent de belle façon, vous serez alors considérés comme un bon écrivain.

- Situez votre polar dans un bled peu connu, dont vous deviendrez le héros et qui vous couronnera de prix !

- N'oubliez pas les scènes familiales foireuses (divorce, alcool, père Alzheimer, fille qui ne veux plus voir son père)

- La course contre la montre... Son seul intérêt est de pouvoir nommer des hauts lieux de la ville, des noms de rue que personne ne connait, sauf les habitants du bled dont vous deviendrez le héros.

- L'arrestation : le flic doit toujours y être légèrement blessé.

Bref, j'en passe et certainement les meilleures, je ne suis pas douée pour retrouver mes passages préférés dans un livre, surtout emprunté à la bib, puisque je ne peux y apporter d'annotation au crayon.

Et parfois, entre ces conseils, sur une page divisé en 4 cases, l'auteur s'amuse à résumer des polars suédois célèbres : une case pour le titre (genre "La princesse des glaces à l'usage des personnes pressées), une case pour situer l'intrigue, une case pour l'enquête et la dernière pour la fin de l'histoire (donc le coupable etc).

Et si après cette lecture il vous manque l'essentiel pour vous mettre à l'oeuvre, à savoir l'intrigue, et que vous ne devenez jamais auteur de polars suédois, vous aurez au moins passé un excellent moment de lecture, très divertissant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Juillet 2019

BD - Editions Delcourt - 136 pages - 19.99 €

Parution en septembre 2013

Le sujet :  Douze brèves histoires indépendantes qui abordent les angoisses du nouveau millénaire, de la ville sur l'homme au travers d'introspections étouffantes, de réflexions sur la place de l'Homme...

 

Tentation : Titres et couvS (1ère et 4ème !)

Fournisseur : Bib N°3

 

 

 

Mon humble avis : Y'a de l'idée, y 'a du graphisme, y'a du symbolisme dans cet album, mais rien qui ne me plaise et me divertisse vraiment. D'ailleurs, pas sûre que j'aie saisi tous les symboles, surtout dans les dernières histoires.

Dommage pour moi, car le sujet est évidemment intéressant et ultra contemporain. Ce qui est curieux, c'est qu'il l'était hier et qu'il le sera encore demain... Car bien sûr, nous les terriens sommes toujours au bord de l'apocalypse... qui par on ne sait quel miracle, est à chaque fois reportée au lendemain (symbolique hein !)

Pour les rendre plus crédibles (et logiques), chaque histoire est rendue assez lisse, tant dans les dessins que dans les textes, d'où l'émotion est assez absente. Logique je le redis, puisque cet album décrit notre monde où tout est universalisé, et où l'homme devient beaucoup plus robotisé (ou lobotomisé aussi) qu'humanisé.

Sont traités ici de de multiples sujets, maux de nos sociétés et qui bien sûr, nous emmènent vers notre perte ou notre mutation pour une survie que l'on prend pour la vie.... la pollution sonore, le tout motorisé, le quotidien abrutissant(voiture, embouteillage, boulot, voiture, embouteillage) la pollution mentale, la pollution visuelle de l'univers urbain où l'humain disparaît, le changement climatique qui donne lieu à une bio économie qui se doit forcément d'être lucrative et qui retombe dans les arcanes du capitalisme.

Bref, Tom Kaczynski développe ici, par divers sujets, des mini apocalypses individuelles ou collectives qui, un jour, mèneront bien à la grande...

Le fond aurait pu me plaire, mais la forme ne m'a pas convenu du tout. Peut-être trop d'ingrédients dans le cocktail qui font qu'on ne détermine plus chaque goût... trop "space" pour moi ! Pas assez ludique ni drôle et/ou instructif. Et ce qui y est décrit, je le sais déjà... Donc cet album n'a pas servi a éveillé en moi une certaine conscience de mon inconscience ! Haha ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Juin 2019

BD - Editions Rue Echiquier - 128 pages - 16.50 €

Parution  en mars 2018

L'histoire :  La trentaine venue, Monsieur Iou se rend compte qu'il connaît finalement bien mal la Belgique, pays où il vit depuis sa naissance. Il décide de corriger cette impardonnable lacune et d'entreprendre de multiples randonnées à vélo, durant plus d'une année. De Charleroi à Maline, de Bruges à la jungle ardennaise, Monsieur Iou sillonne les lieux clés d'une Belgique tour à tour inattendue ou cocasse, toujours touchante. Le Tour de Belgique de Monsieur Iou est le résultat de cette aventure à la fois graphique et vélocipédique.

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je vécus en proche frontalière de la Belgique durant les 25 premières années de ma vie environ. Et de la Belgique, à part celle justement frontalière et une escapade lointaine à Bruxelles, je ne connais finalement pas grand-chose. Cette lecture devait donc combler quelques lacunes.

Bon, ben finalement, pas tant que ça. Parce que l'ensemble m'a paru survolé et aurait mérité quelques coups de pelle supplémentaires, pour creuser un peu plus et me livrer ce que j'attendais.

Les informations strictement culturelles et/ou historiques sont en fait assez rares dans ces pages.

Ce tour de Belgique est en fait réaliser "en étoile" depuis le domicile de l'auteur, sur de nombreux week-end. De ce fait, il m'a sans doute manqué l'aspect "tour de ", avec l'éloignement, la fatigue cumulée, les rencontres fortuites lorsque l'on prend le temps de rester à certains endroits, et les gros aléas de ce type de voyage pour m'emporter réellement. De plus, ce fameux tour ne suit pas d'ordre logique ni géographique, aussi, en tant que lectrice, je n'ai pas eu tant l'impression de tour de Belgique, mais bel et bien de weekend d'escapades.

Néanmoins, cet album reste très divertissant, avec des touches d'humour bienvenues et des dessins certes simples mais vivants et dynamisants, le tout avec les couleurs du drapeau Belge uniquement.  Nombreuses sont les pages qui ne comportent même pas de texte, aussi cette BD se lit vite. Si l'aspect "tout de Belgique" pêche un peu, cette oeuvre reste une ode à la liberté qu'offre le vélo, et un salut à l'effort et la lenteur à l'époque du "toujours plus vite".

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Juin 2019

BD - Bamboo éditions - 56 pages - 14.90 €

 

Parution en octobre 2017

L'histoire :  Le crime est une affaire de professionnelles.
Londres 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes... Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d'efficacité. Lorsqu'arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l'organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d'éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

Tentation : conseillé par ma bibliothécaire

Fournisseur : Bib N°

 

 

Mon humble avis : Premier tome d'une série, dont j'ignore combien il y aura de tomes. En tous cas, les deux suivants sont déjà sortis. Mais il peut aussi se lire comme un "one shot".

J'ignore également si cette histoire est inspirée de faits réels. Mais peu importe. Le contexte historique est bien réel lui. Londres des années 1920... Rien que pour les dessins qui représentent cette capitale il y a un siècle cet album est à lire, et bien sûr, à regarder. Magnifique !

La Grande Guerre a modifié la donne. Les hommes partis sur le front, les femmes se sont émancipées, ont pris le relais dans les usines et ont créé leur gang pour que "l'ordre" règne dans les quartiers. C'est donc à une guerre des gangs que nous assistons ici... le gang des hommes (qui aimeraient entre autre que les femmes retournent derrière leurs fourneaux) et le gang féminin des 40 éléphants. Et au milieu, il y a évidemment la police, qui tente de démanteler un trafic d'enlèvements et de ventes de nouveaux nés... Pour cela, il y a une taupe qui infiltre le gang, avec ses propres motivations très personnelles : c'est Florrie doigts de fée, l'héroïne de cet album.

Cette série s'annonce vivante, pleine de rebondissement, entre étude de moeurs et polar. Avec des personnages, qui même s'ils ne sont pas franchement sympathiques dans la forme, attisent notre curiosité... et même notre attachement... Puisque l'on devine que chacun a son histoire. Et qui sait, dans les tomes suivants, les auteurs nous réservent-ils quelques surprises sur ces 40 femmes étonnantes ?

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Mai 2019

BD - Editions 21 g - 144 pages - 22 €

 

Parution en janvier 2018

L'histoire :  Philip K. Dick (1928-1982) est un des auteurs de science-fiction les plus novateurs et influents du XXe siècle. Depuis les années 1980, son oeuvre, qui questionne la réalité et le principe d'humanité, a été adaptée maintes fois au cinéma et à la télévision et est enseignée dans les plus grandes universités du monde. Blade Runner, Total Recall, Ubik, Minority Report, A Scanner Darkly et les séries The Man in the High Castle ou Electric Dreams... sont quelques-uns des univers sortis de son esprit fertile. Philip K. Dick n'a pourtant vraiment connu le succès qu'après sa mort et son existence a plutôt rimé avec galères, dépressions, divorces en série et expériences mystiques...

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : De Philip K.Dick... je ne connais pas grand- chose. Deux ou trois nouvelles lues dans ma jeunesse (et oubliées)... Et puis la réputation via l'adaptation made in Hollywood célèbre de certaines de ses nouvelles, vues ou pas au ciné... Comme Blade Runner ou Minority Report. Mais mine de rien, K.Dick fait figure de classique dans la littérature de la SF américaine. Aussi, connaitre sa vie, et donc son inspiration dans la création ne peut être qu'enrichissant.  Et cette BD biographique l'est indéniablement.

Nous suivons donc Philippe K.Dick depuis sa naissance (1928), jusqu'à son décès (1982). Un homme différent dès sa prime jeunesse, même lors de son enfance. Un homme à femmes (jeunes - multiples divorces). Un homme a excès (colères, alcool, médicaments et quelques drogues). Un homme pas forcément aimable au sens littéral du terme. Un homme à névroses. Un homme dont la paranoïa ira grandissante.... Tout ce qui inspirera son oeuvre... Un homme qui travaille et écrit frénétiquement, qui développe des théories, et qui sera peu reconnu de son vivant... Et de fait, il vivra dans une relative pauvreté. Un homme qui évoluera de plus vers le mysticisme et l'étude de la métaphysique. L'auteur sera le seul à écrire son exégèse (Analyse interprétative d'un texte de la pensée d'un auteur)

Cette BD a pu être possible grâce à une longue enquête sur le personnage, sur des écrits, sur des témoignages de ses proches. Mais les auteurs suivent l'idéologie de K.Dick, qui veut que "tout est affaire de point de vue. Chacun de nous est unique et voit le monde à sa façon". Aussi, cet album est leur vision singulière de K. Dick, incomplète mais fidèle à la conviction qu'ils ont du personnage. Les dessins sont agréables et très évocateurs des époques traversées et des milieux fréquentés par K.Dick. Aussi cette BD est très agréable et facile à lire.

En tout cas, cela m'a donné envie d'approfondir et de lire du K.Dick ! 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Mai 2019

Japon BD, Album , culture japonaise

BD - Editions Issekinicho - 128 pages - 18.90 €

Parution en octobre 2016

L'histoire :  Cachés au bord d un sentier de campagne ou à l'ombre d un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes. Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

 

Tentation : Le mot "Japon" sur la couv'

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Pas très bonne pioche concernant mes goûts ! Mais cet album peut séduire un grand nombre de lecteurs. Si vous voulez savoir ce qu'est un Onibi, votre ami Wikipédia vous dit tout ou presque

Je l'ai emprunté à la bib', juste par rapport à la couverture et le titre... Carnets... Japon invisible... J'ai cru m'embarquer pour un voyage au Japon hors des sentiers battus. C'est effectivement bien le cas, mais pas le genre de sentiers que j'affectionne, même si cette histoire nous entraîne bien dans des coins paumés du Japon et distille quelques traditions japonaises de-ci-delà.

Mais cette histoire de "chasse aux Yokaï" et d'Onibi m'a un peu laissée de marbre... Sans doute parce qu'elliptique, sans doute parce que les chapitres s'achèvent là où mon intérêt s'éveillait, parce que je n'ai pas toujours su distinguer le lard du cochon dans ce que je lisais. Une enquête, plus classique sur le sujet, m'aurait peut-être plus captivée. Evidemment, je ne rejette pas l'idée que je sois passée à côté de l'oeuvre, d'autant qu'un dernier mystère non élucidé (au sujet d'une pellicule photo) m'a laissé coi.

Certaines de mes blogo copines sont captivées par la culture nippone. J'avoue qu'en ce domaine, je nage dans la béance de mon ignorance. Alors, je me suis dit que cet album pouvait être un premier pas pour moi, toujours avide de découvertes et de voyages (réels ou livresques).  Bon, on essayera avec d'autres BD !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Mai 2019

Zep , Bande dessinée, avis lecture, album

BD - Editions Rue de Sèvres - 92 pages -19 €

 

Parution en avril 2018

L'histoire :  Dans le cadre d'un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés. Serait-ce une nouvelle chance pour l'espèce humaine ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui nous dit que le pouvoir de la Nature est bien plus grand que celui de l'Homme

 

Mon humble avis : Dévoré cet album ! Bon, ok, je n'ai pas beaucoup de mérite. Celui-ci laisse une large place aux dessins et les bulles ne sont pas en surabondances et jamais interminable.

Il n'empêche, j'ai été captivée par cette histoire, qui tient un peu de l'anticipation, du thriller, du manifeste écologique, du conte et bien sûr, du divertissement. Il y a comme une ambiance "L'armée des 12 singes" ici, puisque qu'au fil des pages, nous aboutissons dans une ère post apocalyptique... 

Dans cet album, Zep s'approche de l'écologie et l'intelligence végétale, et des dégâts à grande échelle provoqués par l'humain... L'humain qui se croit roi sur terre, alors qu'il n'est qu'un hôte de passage.

Il y a des millions d'années, les dinosaures auraient disparus, non à cause de d'une météorite ou autre, mais par choix de dame nature qui trouvait que ces dernier n'apportaient rien à l'équilibre planétaire. Que va-t-il advenir de l'homme, qui non seulement n'apporte rien, mais qui participe activement au déséquilibre, voire même à la destruction. L'homme pense pouvoir réguler la nature ? Si les rôles s'inversaient... Que la nature décidait elle-même de réguler l'humain ? D'ailleurs, c'est ce qui ce passe tout de même lors des catastrophes climatiques actuelles...

J'ai particulièrement aimé le fait que, les animaux sentant que les hommes ne seraient plus très longtemps un danger pour eux, changent de comportement. 

Des dessins agréables, des pages monochromes mais de couleurs à chaque fois différentes, un récit très fluide et captivant, un album à lire et à offrir à ceux qui doutent, qui ont encore besoin d'une bonne dose de sensibilisation envers Dame Nature ou tout simplement à ceux qui veulent passer un bon moment de divertissement. Si c'est ce dernier qui est recherché, je pense que personne ne pourra rester de marbre face au message de cet album...

 

L'avis de Noukette

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Avril 2019

BD - Album graphique - Corée - manhwa

BD -  Editions Ca et Là - 167 pages - 18 €

 

Parution en Septembre 2018

L'histoire :  Tout sépare Hong-yeon et Gongju, deux jeunes femmes coréennes : leur caractère, leur rapport aux hommes, leur milieu familial... Gongju, plutôt réservée, originaire de la ville de Daegu, dans le sud du pays, veut à tout prix travailler dans le secteur de la presse. Hong-yeon, dessinatrice à Séoul, est insouciante et extravertie. Et pourtant, les deux femmes sont amies et se confient régulièrement l'une à l'autre, dans les moments heureux comme lors des périodes difficiles, pour se soulager du poids que leurs familles respectives font peser sur elles ou quand des choix de vie doivent être faits. A travers les histoires délicatement intriquées de Hong-yeon et Congju, Song Aram chronique cette amitié mouvementée entre deux femmes qui se débrouillent tant bien que mal dans une société qui leur est souvent hostile.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui Coréenne qui nous emmène dans le quotidien Coréen

 

Mon humble avis : Deux femmes est un Manhwa, terme qui désigne la bande-dessinée en Corée. Et c'est en cherchant ce que signifiait Manhwa par rapport à Manga et autres termes et genres que je ne maîtrise pas, que j'ai appris que la Corée du Sud est actuellement l'un des premiers pays producteur de bande-dessinées au monde. Pour tout savoir (ou presque) que les Manhwa, et bien Wikipédia vous dit tout !

J'attendais un peu plus de ce roman graphique, qui reste cependant très intéressant et agréable à lire. Disons que j'espérais une plongée plus profonde dans la société et les cultures Coréennes... Mais en fait, celles-ci ne sont peut-être pas si éloignées les unes des autres d'où cette sensation de légère déception...

Bien sûr, il est question dans ces pages du poids des us et coutumes Coréennes, surtout au niveau familial... La pression du mariage, l'obéissance de la bru auprès de la belle-mère, le relatif machisme etc.

Pour le reste, il me semble que les thèmes soient en fait assez universels... Deux jeunes femmes qui ont des rêves et qui tentent de se faire une place dans une société peu conciliante et broyeuse d'âme et de corps... La difficulté de se loger à Séoul, les petits boulots, les stages non rémunérés qui durent des mois avec une embauche potentielle en guise de carotte (l'esclavage des temps modernes), le rêve et les déceptions des capitales, le harcèlement sexuel et/ou au travail et "la femme" qui est bien trop sentimentale pour bien travailler...

Bref, il semble que quelque-soit la longitude, les préoccupations de la jeunesse qui arrive sur le marché de l'emploi  se ressemblent.

Il n'empêche que ces deux femmes bien différentes, et qui vont changer au fil de ces années plutôt amères (finie l'insouciance, bonjour le mariage, le mari, l'enfant), sont attachantes et cette période de leurs vies n'est pas dénuée d'intérêt.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Avril 2019

BD - Editions Dargaud - 88 pages - 21.90 €

Parution en septembre 2018

 

L'histoire :  L'Israël dessinée dans les médias, trop souvent réduite au conflit israélo-palestinien qui exacerbe le monde entier ne correspond pas toujours à l'Israël de Michel Kichka dont il connaît le peuple, Falafel sauce piquante est le récit autobiographique romancé de son rapport à ce pays. Quarante et une années de vie adulte à Jérusalem racontées à travers ses rencontres, ses souvenirs, les événements politiques, une vie dans une Terre de conflits, mais aussi Terre de miracles.

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Encore (un encore qui ne signifie point une quelconque lassitude hein !) une très bonne BD, dans la veine des Guy Delisle et autres confrères de bulles !

Une autobiographie d'un jeune belge juif d'origine polonaise... qui fait très jeune son alyah en terre promise. Récit sur 40 ans... Donc une période bien plus longue que celle que les albums graphiques offrent habituellement, qui permet vraiment d'approfondir le sujet et de suivre l'Histoire du pays, Histoire toujours un peu compliquée à comprendre lorsqu'il s'agit du Moyen Orient et donc d'Israël entre autre. Michel Kichka nous offre donc 40 ans de vie personnelle et de citoyen d'Israël de l'intérieur, le tout avec toujours deux cultures : celle de naissance et celle d'adoption, le tout avec une certaine neutralité et un appel à la paix. L'art, le dessin, la BD étant une arme pacifique pour prôner la paix, le vivre ensemble et lutter contre les guerres et leurs dégâts... dans une région en conflit quasi permanent.

Avant son installation en Israël, Michel Kichka connaissait déjà Israël, suite à plusieurs séjours estivaux là-bas, notamment dans des kibboutz où il rejoignait sa soeur ayant déjà fait son aliah. Aussi, se pense-t-il prêt pour traverser la Méditerranée. Mais sur place, c'est tout de même le choc des cultures, l'apprentissage de l'hébreu, des us et coutumes, ce qui donne bien sûr lieu à de savoureuses situations très comiques et pour nous lecteurs, l'occasion d'appréhender un peu mieux ce qu'est la vie en Israël... Une mentalité assez zen mais le stress d'une guerre toujours imminente... et qui arrive. Lorsque c'est le cas, notre auteur a bien vieilli puisque ce sont ses fils qui partent au front.

Bref, on suit toute cette vie intéressante et chaleureuse, grave mais choisie jusqu'à aborder la célébrité mondiale de l'auteur en tant que Bédétiste et surtout, dessinateur de presse, qui parcourt salons et conférences de par la planète avec des messages de tolérance et des espoirs de paix, notamment via l'association "Cartooning for peace" avec Plantu.

Le tout est servi par des dessins très agréables, colorés. Bref, une BD qui instruit avec plaisir, mais qui mérite tout de même une certaine concentration pour bien saisir et replacer le contexte géopolitique qui veille dans notre mémoire abreuvée d'images et d'articles médiatiques qui font que "j'y pense et puis j'oublie"...

A lire évidemment, pour ceux qui ont la curiosité de l'ailleurs et de l'autrement !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Mars 2019

BD, bande dessinée, autobiographie, Bipolarité, cyclothymie
Goupil ou Face, BD de Lou Lubie

BD - Warum Editions - 164 pages - 15 €

 

Parution en octobre 2016

Le sujet :  Lou est une jeune fille bien sous tout rapport. Jeune, jolie, elle conçoit des jeux vidéos, a un amoureux, des amis, une famille aimante… Bref, tout pour ne pas sombrer dans la déprime la plus noire.Sauf que voilà, de temps en temps, entre des périodes d’intense activité, sans raison, elle tombe dans le pot au noir, et un animal insatiable la dévore… un petit renard ! Soit son tempérament cyclothymique, sous la forme d’un petit renard capricieux.Car Lou est cyclothymique et, avec elle, le lecteur va découvrir le monde haut en contraste des maladies bipolaires.Hyper documenté, cartoonesque et ludique, ce roman graphique emmènera le lecteur découvrir ce qui se passe quand on a la tête envahie par ce petit renard hyperactif et boulimique, sur les traces autobiographiques de la jeune illustratrice. GOUPIL OU FACE permet de découvrir une pathologie sans sombrer dans le pathos.

 

Tentation : Le billet de Gambadou

Fournisseur : Ma CB

 

Une bande dessinée qui vous fera vraiment comprendre les maladies bipolaires.

Mon  humble avis : La quatrième de couv' dit déjà beaucoup sur cet album et le dit très bien.

Je suis directement concernée et bien placée pour apprécier et "vendre" Goupil ou Face... En tout cas, le conseiller vivement, voire l'imposer. En effet, après une longue errance psycho-médicale, j'ai été diagnostiquée Bipolaire de Type 2 à forte tendance cyclothymique lors de l'hiver 2013... Soit à 41 ans. Sur le coup, un soulagement... Car curieusement, je me suis dit "je ne suis pas folle" il y a vraiment un truc qui déconne chez moi, un truc qui me dépasse et contre lequel je ne peux rien. Mais très vite aussi, l'angoisse...Car je n'y peux rien et ça ne se guérit pas. Mais tout de même des mots sont mis sur mes mal-être, un diagnostic est fait, un handicap reconnu... La (les) bipolarité(s) sont inclues parmi les 10 maladies les plus handicapantes par l'O.M.S.

Ce truc qui me dépasse, j'ai vite mis une image dessus... Un alien... Qui sort sans prévenir, avec des super-pouvoirs, pour le pire (dans les périodes down) comme pour le meilleur (dans les périodes up).

La difficulté supplémentaire dans mon propre cas, c'est que les symptômes de cette maladie se cumulent avec les séquelles neuropsychologiques de mon AVC qui date de janvier 2008... (La fatigue, la lenteur, les troubles de la mémoire, de la concentration et aussi et surtout, ce foutu manque du mot).

Donc mon alien... Et bien Lou considère le sien comme un renard... réputé pour être futé et fourbe. Le renard, c'est bien plus "glamour" esthétiquement, graphiquement, et dans les bonnes périodes, ce fameux renard peut être une bonne compagnie, attachante. Dans les up, son renard est roux. Dans les down, il devient noir et prend des allures très agressives.

Cet album décrit à la perfection la vie, les ultra souffrances, les hyper joies d'une bipolaire (cyclothymique certes, mais les 3 types de bipolarité ont des racines et un tronc communs, ce sont les branches qui diffèrent. Depuis les premières manifestations de la bête jusqu'au diagnostic et même après, dans le quotidien, malgré un traitement qui étête les hauts et la bas pour les rendre moins tranchants et fulgurants. Il explique très bien le regard que l'on a de soi, le combat pour faire admettre aux autres le diagnostiques (ben enfin, c'est pas possible, t'es mignonne, t'es intelligente, t'as tout pour être heureuse) et ne pas le faire oublier (un type 2 ou une cyclothymique en up sont justes des personnes qui semblent déborder d'énergie, de joie de vivre).... Mais ça ne dure pas, les angoisses sont toujours là, parfois pour des petits rien, et souvent pour la peur de la rechute dans le down. Il démontre la différence entre les bipo et les autres... qui ne cessent de dire "allez, remue toi... Ou tu sais, on est tous un peu bipolaires... moi aussi ça m'arrive de m'énerver...." Les phrases qui donnent aux bipo des envies meurtrières.

Bref, cet album est un outil INDISPENSABLE pour comprendre les maladies bipolaires de façon "ludique et distrayante", en tout cas, de manière ultra simple, sans les langages inaccessibles de certains livres indigestes sur la matière, avec des images (dessins) aussi marquantes que parlantes. D'autant que Lou Lubie, dans la construction de son ouvrage, a été épaulée par une psychologue clinicienne. C'est donc très documenté (mais présenté) de façon amusante, prudent, et juste médicalement parlant. L'auteur ne prétend pas diagnostiquer les bipolaires à elle toute seule... Cet album peut aider, mais en aucun cas remplacer à avis médical avisé (qui est certes long et difficile à trouver)

Vous êtes bipolaire, lisez ce livre... Moi même, il m'a aidé à comprendre certains aspects de mon comportement et de ma pathologie... Et puis, il est si bon de se sentir compris... si simplement. Si simplement qui si vous ne parvenez pas à vous faire comprendre par votre entourage, cet ouvrage vous sera d'une grande aide... rien qu'en le posant dans les mains qui vous sont proches. Si celles-ci acceptent évidemment de se pencher un peu sur la question.

Si vous connaissez ou côtoyez une personne bipolaire, que vous avez du mal à la suivre, à réagir, à entourer, à soutenir ou à saisir la complexité de sa maladie, ruez-vous dans une librairie et achetez ce livre. En une bonne heure de lecture, il lèvera le voile sur ce qui est pour vous soit inconnu, soit incompréhensible, soit irréel et pure imagination du bipo. Bref, Lou Lubie peut ramener un peut se sérénité, via la compréhension,  dans les foyers.

Goupil ou face est pour moi un ouvrage d'utilité publique, au même titre qu'une autre BD : Journal d'une bipolaire

 

 

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Rédigé par Géraldine

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