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Publié le 17 Octobre 2017

Film de Tonie MARSHALL

Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Samy Frey, Benjamin Biolay

 

Synopsis :  Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

 

 

Mon humble avis : Numéro Une est un film sobre, efficace et diablement classe !

Un film sur le monde impitoyable des affaires, des affaires au plus haut niveau, où tout se mêle, même la politique. Il nous plonge dans les arcanes de ce milieu qui est m'est totalement inconnu. Bien entendu, il ne donne pas forcément le moral dans le sens où il montre que tout est corrompu ! Tout y est stratégie, compromis, trafic et réseau d'influence, menace, chantage. Oui, tous les coups bas y sont permis, même les plus vils.

Numéro Une est aussi évidemment un film féministe, sur le combat des femmes pour être reconnues. Ici dans le monde des affaires et de l'industrie. Mais ce film ne se veut pas victimaire, même si, l'on entend bien des propos déplacés sur les femmes, que l'on voit bien une main "déplacée" sur une cuisse.

Ce qui est formidable, c'est que le personnage d'Emmanuelle, malgré ses fragilités personnelles, reste une femme forte, qui a de la répartie, mais une répartie bien plus subtile et fine que ses collègues masculins. De même, elle a un rapport avec ses partenaires (clients) chinois qu'un homme ne pourrait sans doute pas avoir. Ceci montre bien l'utilité et la parfaite légitimité des femmes et de leur présence à de tels postes, dans la haute stratosphère tant de notre économie que de notre politique. Et bien sûr, on constate qu'elles se battent deux fois plus.

Evidemment, Numéro Une est aussi l'occasion de dresser un magnifique portrait de femme, tiraillée entre ses propres valeurs et celles de son entourage. Cette femme, c'est l'extraordinaire Emmanuelle Devos, extraordinaire d'ordinaire, de naturel, de simplicité. J'aime beaucoup cette actrice toute en subtiles nuances.

Par contre, étant bien étrangère au milieu décrit, j'avoue avoir été un peu perdue au milieu des noms cités et de leurs rôles, comme dans certains événements stratégiques. D'où mes 3 pattes. Si j'avais une autre culture, j'aurais pu, assurément, ajouter une quatrième patte de matou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Octobre 2017

Film de Claire Denis

Avec Juliette Binoche, Philippe Katerine, Xavier Beauvois,Gérard Depardieu

 

Synopsis :  Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

 

 

Mon humble avis : Mais quel ennui, quel ennui mortel !

D'ailleurs, à mi-film, le personnage de Juliette Binoche, dans un dialogue, décrit parfaitement les choses : "On piétine là, on tourne en rond".

L'affiche et le titre du film laissait pensait à une "résurrection" de cette Isabelle, qui patauge dans des amours ratés. Que nenni, tout le film montre cet embourbement (dont personne ne s'étonne, vu les relations qu'Isabelle choisit) et l'expression "Un beau soleil" intérieur" ne vient qu'en tout fin de film, alors que le générique défile déjà.

En fait, le seul plaisir du film est celui qu'a sans doute pris Claire Denis à filmer Juliette Binoche au plus près, entre sourires et larmes. Oui, Binoche est lumineuse, mais ça ne suffit pas à faire tenir un film debout.

Si j'avais été seule au ciné, pour sûr, j'aurais quitté la salle pour ne pas perdre mon temps.

Que dire des dialogues ; ennuyeux, navrants, agaçants au plus haut point. Aucun personnage ne sait finir ses phrases et quand il en recommence une, on tremble d'avance d'irritation. Exemple de dialogue : "Tu ne dis rien" ? "Je ne sais pas" ? "Pourquoi ? " , "Je ne sais pas " , Tu penses que je devrais dire quelque chose". " Je ne sais pas, peut-être" , "Mais dire quoi" 'J'en sais rien, ç'est à toi de savoir"... Bref, et cette exemple bidouillé par moi n'est en rien exagéré. D'autant plus que dans le film, chaque personnage répète d'abord la question de l'autre. Bref, c'est d'une interminable vacuité !

Bref, je leur aurais bien foutu quelques paires de baffes à ces personnages qui se noient dans leurs petits malheurs égocentriques de riches parisianistes immatures. Bon, les choses s'expliquent un peu dans le générique de fin qui présente Christine Angot comme co-scénariste. L'imbroglio général tient donc de sa source.

Bref, pour moi, ce film est un raté complet, qui n'a pas rebondit sur la seule chose qui aurait pu le sauver : Le personnage de Philippe Katerine et ses propositions envers Isabelle. Si Isabelle s'était penchée sur ses propositions, on aurait sans doute pu avoir un film moins vide, que l'on aurait peut-être pu regarder à un 2ème ou 3ème degré et qui alors nous aurait fait rire. Mais là, rien de tel. On ne rit pas, on ne pleure pas, on ne peut même pas s'émouvoir devant ces personnages nombrilistes...

Quel dommage. Quand on pense au nombre de films qui, chaque année, ne voient pas le jour faute de financement et qu'on se retrouve à regarder ce navrant soleil intérieur, on se dit qu'il y a maldonne.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Octobre 2017

Film d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Eye Haidara, Hélène Vincent

 

 

Synopsis :  Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

 

 

Mon humble avis : Nouveau film du duo de réalisateurs d'Intouchables, vu en avant-première !

Ou comment réussir l'organisation d'un mariage même si tout par à vau-l'eau !

On rit beaucoup dans cette nouvelle comédie, excellente évidemment mais qui n'atteint pas l'exceptionnel d'Intouchables. Et puis il y a d'autres moments où l'on est aussi très ému, pas par l'aspect larmoyant ou émotion dégoulinante, non, mais par l'intensité des paroles et des moments. (la grande mise au point presque finale de Bacri restera longtemps ancrée dans ma mémoire, mais je n'en dis pas plus).

Toledano et Nackache nous emmènent dans les coulisses d'un mariage. Heure par heure, nous suivons les derniers préparatifs puis le déroulement de la fête, avec ses imprévus (évidemment comiques pour nous, mais beaucoup moins pour Bacri et sa brigade). Bien entendu, nous sommes ici dans un mariage très haut de gamme et prout-prout !

J'ai perçu quelques petites longueurs et répétitions, sans doute dues à la mise en scène rapide, sans temps mort, obligatoire pour couvrir ces 12 heures et les réduire en 2 heures. Mais par moment, j'aurais apprécié que le film ralentisse un peu, se pose quelque part pour approfondir plus, plutôt que de passer d'une situation comique à une autre presque non-stop.

Les dialogues, aux petits oignons mais aussi bien assaisonnés d'ail et de piments, sont nombreux, excellents et rien n'est dit au hasard. Ce qui semble être un détail dans un échange sera repris plus tard dans le film et trouvera sa raison d'être.

Le casting est truculent et l'on se régale d'un Bacri (certes déjà vu, mais comme on l'aime) dans un rôle écrit sur mesure pour lui.

Le message du film est clair ! Quelques soient les efforts et la contingence mis en place pour la perfection d'une fête, celle-ci ne peut réussir que si chacun a le sens de la fête, de la vie, du partage !

Le sens de la fête se révèle donc un très bon moment de cinéma et de divertissement mais moins subtile et marquant qu'Intouchables !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Septembre 2017

Film de Christian Carion,

Avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Olivier de Benoist, Antoine Hamel

 

Synopsis :  Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

 

 

Mon humble avis ; Mon garçon a plusieurs cordes à son arc pour séduire ! Déjà, comme le promet la bande annonce, c'est un thriller vraiment sous tension, dans une atmosphère oppressante à souhait décuplée par l'environnement montagnard et hivernal. Tel que l'ensemble est tourné, c'est vraiment anxiogène !

Ensuite, il y a une interprétation impeccable, notamment avec un Guillaume Canet sans artifice, brut de pomme et même de décoffrage. Son visage transpire de souffrance, de rage, de tension et de fatigue. Mélanie Laurent est comme à son habitude très juste, dommage que l'on ne la voit pas plus à l'écran.

Mon garçon suit donc la traque d'un père qui recherche son fils kidnappé, le tout dans un climat familial cabossé (divorce, absence paternelle etc).  Le film montre donc jusqu'où un père est prêt à aller pour retrouver la chair de sa chair. Quand on touche à l'enfant, l'homme redevient un animal. Et Julien (Guillaume Canet) ira loin, très loin, ce qui amène deux scènes où j'ai fermé les yeux et bouché mes oreilles ! 

Mais l'on peut déplorer un scénario plutôt consensuel et surtout, une fin qui laisse sur la faim. Qui, quand, pourquoi ? On ne le saura jamais. Et pourquoi un deuxième gamin, jamais évoqué au cours du film ? On ne le sait pas plus ce qui du coup, laisse entrevoir des failles dans le scénario et la logique policière. De même que les saisons qui passent... Un indice relevé sur une vidéo manifestement tournée en saison estivale alors que l'enlèvement se déroule en fin d'hiver ? Oui, beaucoup de question restent en suspens et se révèlent frustrantes pour le spectateur. Pour moi, ce n'est pas le genre de film qui permet une fin ouverte (genre vont ils s'aimer et avoir beaucoup d'enfants etc).

Donc du bon dans ce film évidemment, mais les non- réponses finales sont vraiment décevantes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Septembre 2017

Film d'Olivier Ayache - Vidal

Avec Denis Podalydes, Léa Drucker, Abdoulaye Diallo, Pauline Huruguen

 

Synopsis :  François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. A juste titre.

 

 

Mon humble avis : Le nombre de pattounes de chat importe peu ici. J'aurais pu en mettre 5 comme deux. Pourquoi ?

Parce que ce film est bien réalisé, légitime dans son sujet et dans l'actualité. Je ne m'étalerai pas sur les sujets de l'échec scolaire, de la déscolarisation, des zones d'enseignements prioritaires etc. Je ne les maîtrise pas et ils "ne me concernent pas" directement. Même si cela ne m'empêche pas d'avoir quelques options sur l'éducation nationale. Même si cela ne m'empêche pas de me demander ce qui a bien pu ce passer en France (et sans doute ailleurs) ces cinquante dernières années pour que le maître d'école ne soit plus respecter, pour que le professeur doive -être ainsi toujours sur ces gardes pour que ne dégénèrent pas les situations, pour que l'ado ait le dessus sur l'adulte.

Mais hélas, le  film d'Olivier Ayache n'apporte rien de nouveau là-dessus : juste une nouvelle version de ce qui semble avoir déjà été vu au cinéma, comme à la télévision dans un docu-fiction.

Mais à mes yeux, Les Grands Esprits n'évite pas les clichés, les poncifs sur cet environnement. Même la fin apporte ses grands violons, histoire de rester positif, de montrer qu'il y a de l'espoir tout de même, que tout n'est pas perdu etc...

Après, j'avoue qu'il y a de splendides moments dans cette histoire. Dès l'entrée, déjà, la longue tirade latine de Denis Podalydes m'a merveilleusement cueillie. Même si je n'y ai rien compris, j'ai juste trouvé cela très beau, très agréable à écouter. Comme quoi, le sens peut être mineur face à la forme. De même, lorsque Podalydes évoque à sa façon le contenu des Misérables d'Hugo, l'instant est délicieux et étonnant.

Mais il y a aussi certaines scène qui donnent à vomir, et pas forcément celles que l'on imagine. Juste après cette tirade latine, qui résonne entre les murs du lycée Henry IV, force est de constater que les élèves (pourtant parmi les plus brillants de l'hexagone) sont brimés, rabaissés, humiliés par les propos du professeur. A quoi bon ? Pourquoi tant d'énergie à démolir l'autre plutôt que de lui tendre la main.

Loin de sa zone de confort, François va se remettre en question et apprendre cela : A tendre la main.

L'interprétation est bien sûr excellente, tant chez les ados que chez les adultes. D'ailleurs, j'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas qui d'autre que Podalydes aurait pu endosser le costume de François.

En conclusion : un bon film mais pas exceptionnel, puisque "déjà vu" !

 

L'avis de Stéphie, prof de lettres

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Septembre 2017

Film de Carine Tardieu

Avec François Damien, Cécile de France, Guy Marchand

 

Synopsis :  Erwan, inébranlable démineur breton, perd soudain pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père.
Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme des plus attachants, pour qui il se prend d’affection.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Erwan croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire. Mais un jour qu’il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu’Anna n’est rien de moins que sa demi-sœur. Une bombe d’autant plus difficile à désamorcer que son père d'adoption soupçonne désormais Erwan de lui cacher quelque chose…

 

 

Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce film chaleureux, à priori sans prétention et qui présente une bande annonce plus drôle que le film ne l'est vraiment.

En fait "Ôtez-moi d'un doute" est un film profondément humain, sensible, touchant, tendre, qui coulerait presque comme un long fleuve tranquille. Oui, l'on sourit beaucoup et quelques réparties donnent à rire mais là n'est pas l'essentiel, qui se trouve dans des personnages avec qui l'on se sent bien. Des personnages simples, du quotidien, qui se découvrent, se rencontrent, se trouvent... Oui, dans cet ordre-là !

Beaucoup d'émotions sur ce film qui traite des liens familiaux, qu'ils soient du sang... ou pas. Sur l'image du père. Sur la filiation. Sur la fraternité.

Quelques grammes de comédie sentimentale donne un léger air enjoué à l'histoire, qui ne manque ni de quiproquos, ni de rebondissements et qui échappe totalement aux poncifs et au mélo, malgré les sujets profonds abordés.

Ôtez-moi d'un doute est vraiment un charmant et joli film, servi par des comédiens justes et en état de grâce (quel François Damiens ! Bouleversant !) et qui, une fois de plus, montre à quel point ma Bretagne d'adoption est magnifique !

Ce film n'est peut-être pas grandiose, ni "la production" de l'année, mais il y fait si bon qu'il serait vraiment dommage de ne pas le voir.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Août 2017

Film de Patrick Godeau

Avec Sabine Azéma, Michèle Laroque, Michèle Morreti, Antonin Brunelle-Remy

 

Synopsis :  Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane…

 

 

Mon humble avis : Le film ne dure qu'une heure vingt-trois, mais il semble s'éterniser sur plus de deux heures... Ca  commence bien comme avis, penserez-vous ?

Ben oui, mise à part une magnifique publicité pour mon enchanteresse Bretagne, il n'y a pas grand-chose d'autre à retenir de "Chouquette, comme des chouquettes avec du sucre dessus !"

Paysages, photos, couleurs sont un réel ravissement pour les yeux, ça c'est indéniable.

Pour le reste... Tout est censé être supposé par le spectateur dans des dialogues qui en disent limite moins que les silences, même si l'émotion perce parfois, de-ci-delà. Mais l'aspect fantaisiste voulu dans ce film qui ne trouve pas son rythme ne prend pas, et met limite mal à l'aise le spectateur. La bande annonce expose certaines scènes comiques qui, quand on les voit dans l'ensemble du film, ne le sont pas vraiment, comiques. En fait, le film est beaucoup plus amère que doux, et l'on se demande comment des personnages peuvent avoir un coeur aussi sec égocentré. Nous ne sommes pas dans le corrosif désopilant, mais dans une atmosphère plutôt triste à pleurer. On a vraiment l'impression que film et personnages tous blessés flottent sur une base bien mouvante et de ce fait, on sort de la salle avec une sensation de faim, d'ennui et de tout ça pour ça, puisque effectivement, on a bien du mal à saisir où Patrick Godeau voulait nous mener, mis à parts ces magnifiques chemins bretons. Le spectateur flotte donc aussi, et ne trouve pas de profondeur dans cette histoire, mais plutôt impression (même si fausse) de superficialité. Bref, c'est une histoire (tiré du roman éponyme) ratée cinématographiquement.

Les paysages donc, et les comédiens sont les seuls atouts de "Chouquette". Je pense que vous allez faire des économies grâce à moi ! Ou plutôt, filez droit chez votre boulangerie et achetez -vous un bon paquet de chouquettes, là, vous serez sûrs de vous régaler !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Août 2017

Film de Luc Besson

Avec Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Alain Chabat

 

Synopsis :  Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.

 

 

Mon humble avis... commence par Valérian et la cité des mille planètes en chiffres ! 

  • 197 471 676 euros de budget
  • Plus de 6 000 dessins pour le storyboard
  • 3 350 propositions de costumes reçues dans le cadre du concours
  • 2 547 plans avec effets visuels
  • 2 206 personnes impliquées sur le tournage (dont 115 acteurs et 552 figurants)
  • 1 371 personnes impliquées sur la post-production (dont 1 266 sur les effets visuels)
  • 600 costumes créés
  • 500 kilos de confettis lâchés le dernier jour de tournage
  • 420 personnes sur le tournage
  • 200 espèces d’aliens et de créatures créées pour le film
  • 100 jours de tournage
  • 96 musiciens et un chœur de 40 chanteurs pour la bande originale
  • Jusqu'à 80 caméras pour la performance-capture chez WETA
  • 65 décors
  • 50 ans entre la parution du premier album et la sortie du film
  • 7 plateaux occupés à la Cité du Cinéma

 

Valerian est donc le film français de toute la démesure et forcément, on obtient un résultat de diiinnnnngue !

Ce film est inspiré d'un album de la BD Valerian, qui paraissait dans les années 70. BD que je n'ai pas lue ! Nous avons donc une histoire qui allie à la perfection aventure et science-fiction, le tout mêlé à l'univers de Luc Besson. C'est donc un pur régal visuel !

On a l'impression d'être un spectateur "au pays des merveilles" ! Notre regard est sans cesse sollicité dans chaque centimètre carré de l'écran, c'est peu dire ! L'univers visuel est si riche qu'il est impossible de tout voir, de tout déceler,  de tout remarquer en une seule séance. Pour preuve, j'ai découvert en rentrant chez moi que Matthieu Kassovitz faisait quelques apparitions... je ne l'ai ni vu ni reconnu... Car tout va très vite !

Je suis archi fan et archi admiratrice de toute cette créativité et imagination nécessaires pour réaliser un tel film. Vraiment chapeau ! Bien sûr, les clins d'oeil à la filmographie de Luc Besson ne manquent pas, notamment la dernière scène qui n'est pas sans rappeler celle du Cinquième Elément ! Car bien sûr, toujours aux yeux de Besson, l'essentiel est l'AMOUR... Sans amour, rien de possible !

Pas une minute d'ennui en voyant ce film, surtout pour le plaisir des yeux, le scénario étant quant à lui assez classique. Mais le spectacle est vraiment on ne peut plus grandiose, lumineux, onirique ! Pour atteindre les paradis artificiels, nul besoin de drogues, juste un bon Besson, et voilà on plane, on semble avoir des hallucinations, des créatures aux formes étranges apparaissent à l'écran ! Le trip total !

Et puis, il y a aussi l'actualité, à qui se film colle parfaitement même s'il se déroule au 28ème siècle...

Les quelques peuples encore isolés, qui vivent en harmonie et en respect de la nature, en lui rendant ce qu'elle leur donne.

Et cette fameuse cité des mille planètes, peuplée d'habitants venus de tout l'univers, avec leurs richesses, leurs us et coutumes, leurs différences et leurs connaissances, et qui coexistent dans l'intelligence et le partage. Comme une petite leçon de bien vivre ensemble, en mode SF !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Juillet 2017

 

Film de Pierre Jolivet

Avec Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Guillaume Labbé

 

 

Synopsis :  Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade... Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai vraiment beaucoup aimé "Les hommes du feu", qui est à mi-chemin entre le documentaire et le film de cinéma.

Documentaire parce que l'on est en immersion totale dans une caserne. On partage la vie de ce lieu qui nous est étranger. On assiste aux interventions et à leur préparation et l'on apprend beaucoup sur les préoccupations quotidiennes de ses hommes et femmes.

Film parce qu'évidemment, nous avons affaire à des comédiens, et de très bons mêmes, qui ne témoignent pas devant une caméra, mais qui jouent un rôle comme si justement, il n'y avait pas de caméra. Film aussi parce que l'on pénètre un peu dans leur intimité, celle-ci si souvent envahie par leur profession. Les personnages nous livrent leurs doutes, leurs joies, leurs peurs, leurs complicités ou leur jalousie, voire leur misogynie (potentielle ou réelle) dans ce monde plutôt masculin, leurs jalousies, leurs révoltes, leurs colères et surtout, leur passion et cette volonté farouche de "sauver".

Aussi, Pierre Jolivet alterne passages d'actions et moments plus intimistes, qui lui permettent de de vraiment bien développer une analyse psychologique de ses personnages, tous très intéressants et pour certains, très attachants. Le tout étant filmé avec un réalisme vraiment bluffant.

Et puis il y a la part non négligeable de féminisme dans cette histoire, un féminisme qui fait du bien cet univers où les testostérones règnent en maître. Et où la femme se bat deux fois plus pour s'imposer, pour réussir, pour prouver le bien fondé de ses présences et démontre par la même certains talents que n'ont pas forcément ses collègues masculins.

Le film est parfaitement rythmé, la tension monte régulièrement puis Jolivet nous invite à décompresser avec ses personnages. Des scènes très fortes émotionnellement vous attendent, sans tomber ni dans le voyeurisme, ni dans le pathos et encore moins dans le "dur à voir" qui nous est délicatement épargné à l'image, même s'il est évoqué dans les dialogues.

On sort admiratif de ce film, admiratif pour ces hommes et femmes qui vouent leur vie pour en sauver d'autres. On sort rassuré aussi devant tant de compétences et de dévotions pour nous protéger. Mais hélas, on sort horripilé devant le traitement que subissent ces hommes du feu lorsqu'ils interviennent en zones dites "sensibles" (jets de pierres, menaces, canettes etc). Cela fait aussi partie, hélas, de leur quotidien.

Les hommes du feu est donc évidemment un film à voir, qui rend hommage à ces hommes et femmes qui, à n'importe quel moment de notre vie, peuvent être là pour la préserver !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Juillet 2017

Film de Sou Abadi

Avec Camélia Jordana, Félix Moati, William Lebghil

 

Synopsis :  Armand et Leila, étudiants à Science Po, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d’études aux Nations Unies. Mais quand Mahmoud, le grand frère de Leila, revient d'un long séjour au Yémen qui l’a radicalement transformé, il s’oppose à la relation amoureuse de sa sœur et décide de l’éloigner à tout prix d’Armand. Pour s’introduire chez Mahmoud et revoir Leila, Armand n’a pas le choix : il doit enfiler le voile intégral ! Le lendemain, une certaine Schéhérazade au visage voilé sonne à la porte de Leila, et elle ne va pas laisser Mahmoud indifférent…

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet plus que sensible, Sou Abadi réussit un film formidable, qui développe une situation on ne peut plus dramatique, mais avec de l'humour, voire parfois une once de burlesque

L'humour n'est pas débordant, et même parfois discret (sauf à la fin, pour réellement justifié le qualificatif "comique". Mais il est fin et permet d'alléger le drame qui se développe sous nos yeux, et dont l'issue ne sera bouleversée que par l'obstination de certains, leur ouverture d'esprit, leur bonté intérieure qui refait surface, le dialogue, l'entraide, et surtout l'amour !

Et oui, il est sujet ici de radicalisation islamique. C'est avec effroi que nous, spectateur, réalisons à quel point "tout va très vite", "tout ce met en place", "tout s'impose" dans un aveuglement déconcertant.

Bien sûr, le film ne montre pas du doigt que les intégristes islamistes, mais aussi d'autres extrêmes, d'autres "antisystème", qui pour cause d'une Histoire terrible, en oublie l'ouverture d'esprit et l'analyse du présent. Des scènes très fortes nous invitent à nous mettre "dans la peau" des uns, puis des opposés. Sou Abadi démontre les contradictions des uns et des autres.

Bien sûr, on rit, on s'émeut, mais on tremble de rage et d'impuissance. Et surtout le film montre que l'instruction, le dialogue, la lecture correcte et l'explication des textes sacrés peuvent encore sauver des âmes perdues.

Un film intelligent, plein d'espoir donc (ça fait du bien), sans haine ni grande leçon de morale, on ne peut plus contemporain, magnifiquement servi par ses interprètes. A voir absolument !

Ce qui me chagrine quelque part, c'est que celles et ceux qui seraient à convaincre, où qui seraient directement concernés par le sujet... et bien ceux-là, on ne les voit pas beaucoup dans des salles de cinéma...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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