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Publié le 2 Février 2017

RAID Dingue : Affiche

Film de Dany Boon

Avec Dany Boon, Alice Pol, Michel Blanc, Florent Peyre, Yvan Attal

 

Synopsis : Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d'elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l'étalage, elle s'entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d'élite du RAID.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a déjà quelques semaines, en avant-première et en présence d'Alice Pol et Dany Boon.

Classée dans le genre comédie policière, et bien je peux vous dire que j'ai adoré Raid Dingue.

Pour une fois, Dany Boon n'y est pas "le boulet", mais c'est lui qui traîne le "boulet" Alice Pol et le duo fonctionne admirablement, avec beaucoup de naturel et de spontanéité. Bref, un duo bien explosif et attachant, comme l'était à l'époque, celui formé par Depardieu et Pierre Richard. Alors je le dis direct, ce serait sympa que celui-ci deviennent récurent quelque temps.

Les dialogues sont sacrément efficaces, il y a même une scène qui n'est pas sans rappeler "il s'appelle Juste Leblanc". Les gags s'enchaînent assez vite mais sans surenchère, le rythme de faiblit pas. Sous l'apparence d'une franche comédie, Raid Dingue traite de sujet assez sérieux et de façon assez sérieuse aussi. En effet, Raid Dingue est avant tout un magnifique hommage à cette institution policière admirée qu'est le Raid. Pour faire ce film, Dany Boon a rencontré bon nombre de membres du Raid, et le tournage en caserne s'est principalement déroulé dans la caserne même du raid. Donc dans l'aspect reconstitution, entrainement du raid et mission de celui-ci, Dany Boon a mis toute son application à rendre cela le mieux possible. (D'ailleurs, il a subi un sacré entrainement pour être crédible, en attestent ses abdos !!!)

Le film fustige aussi certains médias qui sont prêts à mettre policiers du raid et otages en danger pour obtenir un scoop et faire le buzz. Il montre aussi du doigt la misogynie réelle ou supposée de ce genre de milieu et les idées préconçues sur les femmes, mais aussi, les passe-droits de certain en fonction de leur appartenance familiale et ... politique. Tiens donc !

En résumé : De l'action, une sacrée brochettes d'excellents acteurs, une Alice Pol qui pourrait devenir LA comédienne comique française nouvelle génération, de l'humour, des bons gags mais sans lourdeurs, et "le raid de l'intérieur", une excellente comédie je vous dis ! Alors pourquoi se priver ? Ah oui, j'allais oublier... l'hilarante et inhabituelle prestation d'Yvan Attal, il a dû bien s'amuser !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Janvier 2017

Il a déjà tes yeux : Affiche

Film de Lucien Jean-Baptiste

Avec Lucien Jean-Baptiste, Aïssa Maïga, Zabou Breitman, Vincent Elbaz

 

Synopsis : Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

 

 

Mon humble avis : J'aime beaucoup Lucien Jean-Baptiste, tant comme acteur que comme comédien. Hélas, il est trop tare au cinéma et pour cela, il cumule souvent les deux casquettes.

Il a dejà tes yeux, un très beau film, drôle, très émouvant aussi, jubilatoire mais pas que... Un film qui délivre un vrai message.... de tolérance. Vous me direz, rien de très original... et bien si. Parce qu'ici, l'intolérance, les préjugés sont montrés des deux côtés : noir et blanc.

La couleur de cet enfant, ou de ses parents adoptifs gène tout le monde, sauf ceux qui sont directement concerné, à savoir, les parents justement qui veulent juste aimer un enfant.

Des couples caucasiens ayant adopté un enfant noir est chose courante... et ne choque personne... sauf que dans la tête des autres, passe l'idée "les pauvres, ils ont dû adopter". Mais nul n'ose remettre en cause la légitimité de l'adoption. Alors pourquoi en serait il autrement en situation inverse, lorsque ce sont des noirs qui adoptent un enfant blanc ?

Dans ce film sans aucun doute très réaliste, "le monde entier" ou presque, personne n'échappe à la défiance, l'incrédulité, la méfiance, le scepticisme, voire le rejet : depuis l'assistante sociale jusqu'à la police en passant par les autres baby-sitters qui, au parc, prennent forcément Sali pour une des leurs... Quant aux parents de Sali, ils ne veulent tout simplement pas en entendre parler.

Ce film est réaliser avec une réelle justesse, alternant comédie légèrement "loufoque", dialogues percutants, moments de réflexions et d'intense émotion, mais jamais de guimauve ni de mièvrerie. De la révolte aussi dans le coeur du spectateur qui voit cet amour parental bien mis à mal. Mais c'est un film qui fait du bien, oh que oui ! Il touche en plein coeur et les comédiens, tous bien dans leur rôle et très attachants, ne sont pas étrangers à cette belle harmonie.

Le monde évolue, il est temps d'en prendre compte, il est grand temps de sortir des prototypes et de "voir et penser" autrement. Bref, de faire évoluer notre humanité, tant intérieur qu'au sens propre d'un terme, pour en faire jaillir le meilleur : l'amour et le vivre-ensemble en faisant tomber les barrières. Et ce film montre avec allégresse que les barrières sont juste dans les esprits !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Janvier 2017

La Vallée des loups : Affiche

Film de Jean-Michel Bertrand

Avec Jean-Michel Bertrand, les loups, les marmottes, les bouquetins, les renards etc...

 

Synopsis : Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

 

 

Mon humble avis : J'aime par-dessus tout voir des documentaires animaliers au cinéma. Parce qu'ils me permettent d'y voir de plus près des animaux sauvages dans leur espace naturel... le tout sur grand écran. Ce qui donne une impression d'immersion totale.

La vallée des loups est donc un documentaires, mais pas seulement animalier. L'humain y prend place, et l'humain au singulier. C'est autant les animaux qui sont mis à l'honneur ici que le portrait d'un homme et de son obsession : trouver, rencontrer et filmer les loups.

C'est donc une quête extraordinaire de plusieurs années au sein d'une vallée alpine (dont le nom et la situation précise resteront secrets, pour la protection des loups). C'est donc un film sur une quête, sur la solitude, sur la patience et la détermination sur la montagne, sur les saisons, sur la nature sauvage. Quel bonheur d'évoluer avec Jean-Michel dans ce territoire vierge de toute présence et construction/destruction humaine.

Les images sont spectaculaires ! Autant vertigineuses que fabuleuses. Elles nous montrent l'immensité autant que l'infiniment petit. Quelle faune et quelle flore nous sont montrées là, au fil des saisons, avec de magistrales variations de couleurs....

Quel bonheur de rencontrer cerfs, bouquetins, renards, écureuils, marmottes, sangliers, renards, chouettes super chouettes, aigles au détour d'un chemin, de les observer à travers les caméras évoluer naturellement en toute liberté sur leur territoire. Avec Jean-Michel, qui s'invite dans celui-ci, et, par des techniques autant particulières qu'ancestrales, fait en sorte de faire lui aussi parti de ce territoire, au même titre que les animaux... mais sans jamais les surprendre, ni rentrer en contact direct avec eux pour ne pas altérer leur véritable nature ni les mettre, de ce fait en danger. Ceci, de jour comme de nuit... Puisque Jean-Michel pose, à des endroits qu'il juge stratégiques après observation, des caméras nocturnes à détection de mouvements. Et l'on réalise alors qu'il s'en passe des choses dans la forêt la nuit... Que certains passages étroits deviennent des boulevards où se succèdent tant d'espèces animales qui nous offrent parfois des scènes bien cocasses !

Je vois donc souvent des documentaires animaliers et celui-ci a vraiment quelque chose en plus... Il n'est pas du tout scénarisé, tient souvent plus de la contemplation, ne promet pas systématiquement l'animal puisque c'est une quête pour les approcher... Leur rencontre est donc toujours aléatoire... et comme une récompense magistrale et magique. Et surtout, nous sommes en compagnie d'un homme seul, qui se filme et film lui-même ses découvertes, ses bivouacs spartiates, ses joies, ses découragements, sa vie primitive dans la forêt montagneuse. Ce qui donne à ce documentaire une dimension supplémentaire... Autant humble qu'intimiste.

A voir, absolument !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Décembre 2016

Papa ou maman 2 : Affiche

Film de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux, Sara Giraudeau

 

Synopsis : Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend et les enfants décident de réunir leurs parents !

 

 

Mon humble avis : Le jour où j'ai vu au ciné l'ennuyeux "Personal Shopper", j'ai aussi vu le truculent Papa ou Maman 2, et bien m'en a pris, ce deuxième film a sauvé mon après-midi !

Le premier Papa ou Maman date de 2 ans. J'en avais gardé un souvenir assez imprécis. Ce 2ème opus est beaucoup plus marquant, car bien plus réussi encore, sans fausse note, sans l'impression de "too much" du précédent.

Franchement, qu'est-ce que l'on rit avec ce film ! Les gags, les réparties, les situations sont tous excellents, aucun ne tombe à l'eau. Même si l'on est souvent dans le rocambolesque, celui-ci est bien mieux maîtrisé dans ce numéro 2. Tout parait plus fin, plus décalé, pas appuyé par nécessité ! Et pourtant, le film oscille entre le 1er degré et le 5ème degré !

La mécanique est bien huilée, les dialogues cuisinés aux petits oignons, aux piments, à l'ail et à la moutarde, le rythme soutenu, pas une seconde d'ennui. C'est simple, il semble que les comédiens s'amusent autant que les spectateurs et que leur plaisir est on ne peut plus contagieux ! Contagion aidée par la vivacité de la mise en scène.

Bref, une suite hilarante, qui donne envie de retrouver cette famille déjantée dans quelque temps pour un numéro 3 ! Car on sent que tous les personnages n'ont pas encore livré toutes les vacheries dont ils sont capables !

Même si ce n'est pas le film du siècle, Papa ou Maman 2 est une comédie parfaitement réussie, à voir sans hésiter !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Décembre 2016

Personal Shopper : Affiche

Film D'olivier ASSYAYS

Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz

 

Synopsis : Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. 
C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. 
Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

 

 

Mon humble avis : Je vais être directe, sans la présence hypnotique et charismatique de l'actrice Kristen Stewart, je n'aurais trouvé aucun intérêt à ce film. Une autre façon de dire que je n'ai pas saisi du tout où Olivier Assayas voulait nous emmener, puisque je suis restée globalement à quai.

Personal Shopper est vendu comme un thriller fantastique... la dose de thriller est de 10 mn et celle de fantastique de 8 minutes trente peut-être ! Bref, de ce côté-là, il n'y a pas grand-chose à manger. A part un fantôme, deux ou 3 ombres en mouvement, 2 portes qui s'ouvrent toutes seules... J'ai lu qu'Olivier Assayas voulait s'essayer à filmer l'invisible au cinéma... Mouais, bof bof. Quant à l'aspect thriller... Oui, nous sommes mal à l'aise dans la grande maison vide au plancher qui craque, oui, on flippe un peu lorsque Maureen reçoit un texto étrange. Oui, il y a un meurtre qui reste tout à fait anecdotique. Quid du coupable, du pourquoi du comment ? On n'en reparle jamais.

Personal Shopper semble ne débuter vraiment que bien tard et se termine bien trop subitement. Quand le générique de fin apparaît, on est vraiment content de posséder une carte Pass au Gaumont et de ne pas avoir payé plus de 10 € la place ! C'est vraiment dommage, car le scénario entrouvre plein de portes prometteuse, mais ne les ouvre pas franchement et qui plus est, ne les referme pas.

J'ai comme l'impression qu'à force de vouloir faire un film subtile et de filmer le discret, et bien on ne filme pas grand-chose. Alors oui, on devine un doigt plus qu'accusateur sur le matérialisme aliénant de notre époque, mais à part cela... Même l'émotion m'a semblé absente du film et les dialogues sont trop inconséquents pour que ma chère Kristen (oui, j'aime beaucoup cette actrice) puisse montrer l'étendue de son talent et sauver le spectateur d'un ennui profond et d'une attente tellement vaine !

Bref, Personal Shopper et mon billet = où comment économiser 10 € !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Décembre 2016

Demain tout commence : Affiche Antoine Bertrand

Film d'Hugo Gélin

Avec Omar Sy, Gloria Colston, Clémence Poésy, Antoine Bertrand

 

Synopsis : Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille…

 

Mon humble avis : Quel film magnifique, qui donne le sourire, qui donne envie d'aimer, de profiter de chaque instant, de s'amuser, de faire de la vie une fête au quotidien !

Je l'ignorais, mais Demain tout commence est le remake du film mexicain "Ni repris, ni échangé" paru sur nos écrans en 2013. Peu importe, je n'avais pas vu cette version.

Demain tout commence est une comédie où l'on rit beaucoup, on est super attendris par la complicité entre Samuel et Gloria et l'on est ému aussi, parce que ce film est une comédie dramatique.

Oui, même si Samuel fait de la vie de sa fille un conte de fées, la vie les rattrape sous toutes ses formes, dont la bêtise et l'égoïsme des adultes. A l'écran, cela passe par des rebondissements inattendus. Alors on passe du rire aux larmes, mais ce n'est pas "très" grave, car ce film fait un bien fou.

Déjà, vous y trouverez l'appartement de vos rêves ! Si si, en plein Londres, un appart transformé en mini parc de jeux. Mille et une trouvailles, déco et atmosphère qui procurent un ravissement total et qui donne envie de rester adulescent. Et en même temps, beaucoup d'émotion devant ce père qui n'était pas prêt à l'être et qui se révèle être un père pas comme les autres, pas toujours "raisonnable" mais tellement merveilleux.

Omar Sy trouve ici un rôle qui lui va comme un gant ! Normal, un film français pour un français, c'est tout de même mieux qu'un rôle secondaire sans âme dans un film américain. En second rôle ici, nous avons le québécois Antoine Bertrand qui marque par sa présence bien sentie, tant dans l'humour que dans l'émotion discrète, mais bien là.

Enfin, ce film ne serait pas aussi merveilleux sans sa petite fée magique : la toute jeune Gloria Colston qui interprète le rôle de ... Gloria. Cette gamine est magistrale, époustouflante de naturel, avec une frimousse à craquer, un sourire à faire fondre. Bref, le rôle principal du film, c'est bien elle ! C'est bien cette petite Gloria qui porte le film sur ses épaules pas si frêles ! Gloria est une véritable pépite d'or ! Quel talent !

Très drôle puis bouleversant, Demain tout commence est un film dynamique à souhait, efficace, très touchant, divertissant, poignant et surtout : une ode à la vie. A aller voir les yeux fermés, mais une fois dans la salle de cinéma, les ouvrir bien grand. Ca ne demandera aucun effort d'ailleurs, vos yeux s'écarquilleront d'eux-mêmes ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2016

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Film de Jérome SALLE

Avec Lambert Wilson, Audrey Tautou, Pierre Niney...

 

Synopsis :  1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

Mon humble avis : Le Commandant Cousteau, l'un des français les plus célèbres dans le monde il y a 30 ans tombe dans l'oubli collectif. Alors, Jérôme Salle a décidé de le remettre au-devant de la scène, surtout que le combat initié par Cousteau, à savoir l'écologie, la protection du monde sous-marin, est hélas toujours on ne peut plus d'actualité. A son époque, Cousteau et son fils Philippe disaient "il est encore temps". Maintenant, l'on dit "Il est plus que temps, voire urgentissime".

Cousteau et ses documentaires ont parfois rythmé mes dimanches télévisuels d'enfance. Un héro, un précurseur dont on ne savait pas grand-chose en dehors de son bateau, La calypso, et de ses équipes de tournage.

Le film de Jérôme Salle entre dans l'intimité familiale des Cousteau, sans jamais s'éloigner de l'appétit dévorant de Cousteau pour l'aventure, la technologie, la science, la découverte, le refus "du trop cher", l'utopie, ... Le tout, avec un enthousiasme frôlant la mégalomanie.

Tour à tour dans ce film, on découvre donc un Cousteau émerveillé et merveilleux, que l'on admire forcément. Puis, à travers certaines actions contestables, à travers ses infidélités matrimoniales, à travers sa froideur face à certains événements familiaux, à travers sa nette préférence pour son fils cadet Philippe, son égocentrisme, on le trouve détestable d'une certaine façon. A quoi bon accomplir brillamment l'immensité lointaine si c'est pour négliger à ce point la proximité affective. Puis son fils Philippe lui ouvre les yeux et alors, Cousteau redevient celui que "j'ai connu", le défenseur de l'environnement. Puisque c'est vers 1975 que Cousteau a lâché son obsession de gigantisme pour la protection.

L'odyssée nous offre donc une magnifique galerie de portraits, portraits de personnages fort en couleurs et au destin incroyable ; depuis Cousteau lui- même, en passant par son épouse Simone, femme de caractère, de ses deux fils, Philippe le préféré et Jean-Michel le délaissé.

Des scènes de plongées magistrales, des paysages magnifiques, notamment en Antarctique, des rencontres fabuleuses avec les baleines, les lions des mers et les requins (bon, là, nous spectateurs, nous tremblons bien dans notre fauteuil !) ponctuent ce film évidemment interprété par la crème de la crème de nos comédiens français. 

Des passages très forts aussi, entre Cousteau père et fils. Et deux scènes, qui montrent la même grotte sous-marine à 25 ans d'intervalle, qui serrent le coeur et disent tout du drame que nous faisons vivre à notre planète : Vingt-cinq ans plus tôt, la grotte est un véritable aquarium géant, fourmillant de poissons de toutes les couleurs dans des paysages sous-marin de toutes beauté. Vingt-cinq ans plus tard, la grotte est terne et désertée de ses habitants.

Un film à voir, bien entendu, même si je lui ai trouvé quelques longueurs (en même temps, pas évident de résumer 30 ans de vie !) et qu'il m'a manquait cette petit chose innommable pour en faire un coup de coeur !

Cousteau est décédé en 1997, il y a déjà bientôt 20 ans ! Et, si vous êtes plongeurs, sachez que c'est à lui que l'on doit l'invention du détendeur, entre autre !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Octobre 2016

Victoria : Affiche

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud

 

 

Synopsis : Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. 
Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a deux semaines, mais ces derniers temps, ma vie fut tellement mouvementée que j'ai n'ai pas eu le temps de rédiger de billet plus tôt (nous en reparlerons de ces tumultes).

Alors, Victoria... Et bien je dirai film sympa mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.  Ce qui le rend agréable et franchement sympathique, c'est bien entendu la présence lumineuse de Virginie Efira, qui joue là un rôle qui lui va (euh comme d'habitude peut-on commencer à dire ?!) comme un gant. Celui de la jeune maman quadra solo dépassée par les événements mais débordant d'énergie.

Ce qui m'a dérangée dans Victoria, c'est le mélange des genres pas toujours réussi, équilibré ou nécessaire. Une dose de comédie romantique, une dose de burlesque, quelques pincées de pure comédie et finalement, beaucoup de drame. Pas dans ce que les dialogues disent, mais dans ce que la caméra montre... en arrière-plan (ce qui rend, par cet aspect, le film intéressant d'ailleurs.) Ce sont les omissions du personnage Victoria qui apportent la portion dramatique du film et donc les émotions, le coeur qui se sert devant ce beau portrait de femme actuelle dans la tourmente.

Le burlesque, on en atteint le maximum lors d'un procès où des témoins particuliers sont appelés à la barre pour témoigner : un chien, et un singe.

En fait, Victoria aurait pu être un film magnifique s'il s'était contenté de l'essentiel : une femme seule avec 2 enfants, avocate, qui doit défendre un de ses amis pour tentative de meurtre. Mais les rebondissements conjugaux de l'accusé et de la victime, quelques scènes totalement inutiles sur lesquelles on ne revient même pas, font que Victoria n'est qu'un bon divertissement. Ce n'est déjà pas mal me direz-vous ? Oui, mais il aurait pu être tellement plus !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Septembre 2016

La Taularde : Affiche

Film D'audrey Estrougo

Avec Sophie Marceau, Suzanne Clément, Anne Le Ny

 

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils, elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?
 
 
Mon humble avis : Rien, mais rien à reprocher à ce film, même si je n'irai pas le voir deux fois, tant la dureté et la violence carcérale y est bien souvent insoutenable, à voir, mais surtout à entendre.
La taularde offre une plongée apnéiste, réaliste, sans concession et sans fard dans une prison de femmes. Le film a été tourné dans une prison désaffectée de Rennes. On se prend des coups de poings dans le ventre, des uppercuts presque à chaque instant, tant dans les regards des détenues, dans leur dialogue, les menaces, la violence à fleur de peau.
On suit donc Mathilde, alias Sophie Marceau dans cette prison. Mathilde est incarcérée suite à l'aide apporté à son mari pour le faire évader de prison. Mathilde s'est sacrifiée, préférant ses deux ans de taule à elle aux 10 ans de son époux.
Outre "l'intégration" d'une quadragénaire prof de lettres dans cette univers acculturé, La taularde laisse planer le doute tout au long du film : Mathilde est-elle une amoureuse fleur bleue qui ce serait fait avoir par un homme qu'elle ne connaissait pas depuis si longtemps que ça, où la stratégie du couple est-elle réellement une histoire vécue à deux... La réponse, terrible, parviendra dans les dernières minutes du film et nous laisse sans voix.
Le film est extrêmement bien réalisé, les visages, souvent montrés en gros plans, expriment tous la douleur ou l'effroi, ça en est bouleversant. Mais le plus saisissant dans ce film, c'est l'interprétation exceptionnelle de Sophie Marceau ! Elle aussi sans fard ni maquillage, elle est bluffante de vérité, et nous offre là une de ses meilleures compositions. Elle nous rappelle ainsi qu'elle n'est pas que belle,  mais aussi une actrice au talent incroyable, talent trop peu usité au long de sa carrière dans des films qui mettent plus souvent son côté glamour en avant que son don indéniable de comédienne.
Et, bien sûr, les défaillances de l'administration pénitentiaire ne sont pas réduites au silence, loin de là.
A voir donc, car film très très fort, même si pesant et pas vraiment distrayant !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Septembre 2016

Un Petit boulot : Affiche

Film de Pascal Chaumeil

Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

 

Synopsis : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers... 

 

 

Mon humble avis : Encore un film ou Romain Duris crève l'écran ! Ok, je ne suis peut-être pas objective, j'adore cet acteur !

Le scénario est franchement bien ficelé, pour faire osciller le film entre comédie, drame et limite burlesque british. Ce n'est pas hilarant, car l'humour est y discret et tout en finesse, et parfois sur un ton décalé. Et bien sûr, l'humour est plutôt noir que rose bonbon ! Mais c'est délicieux, bien senti et les dialogues sont bien assaisonnés !

Bien sûr, je reprocherai à ce film, une fois de plus, d'être tourné dans le Nord, ma région d'origine. Comme s'il n'y avait que dans le Nord que le ciel est gris, qu'il y a des usines qui ferment, des chômeurs et de la misère. Mais bon... Passons...

Jacques accepte de tuer la femme d'un ami (Michel Blanc, excellent dans le genre parrain). Le synopsis précise "bien volontiers", mais ce n'est pas si simple que cela ! Car certes, Jacques est empêtré dans un chômage longue durée, mais il a une conscience morale profonde, et c'est justement cette conscience qui va apporter de la drôlerie dans pas mal de situation. En tueur à gages, Jacques est hors norme, puisque le sang-froid et le "de sang-froid", il ne connait pas.

Un petit boulot peut paraître tout à fait amoral, mais le scénario s'appuie sur le postulat d'une société on ne peut plus immorale, la nôtre, celle du 21ème siècle capitaliste à outrance avec ses profits à tout prix !

Et puis, au delà de cette immoralité, je dirais même au-devant de cette immoralité, ressort surtout la valeur de l'amitié, d'un certain courage.

Et l'envie, non pas de l'extraordinaire, mais juste d'une normalité reposante.

Et puis n'oubliez pas, c'est du cinéma !

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Rédigé par Géraldine

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