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Publié le 19 Août 2016

Comme des bêtes : Affiche

Film d'animation de Yarrow Cheney et Chris Renaud

Avec les voix de François Damien, Florence Foresti, Philippe Lacheau

 

 

Synopsis : La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

 

 

Mon humble avis : Comme des bêtes... un titre pas trop bien choisi je trouve pour ce film d'animation mimi tout plein.

Car quand dans la vie on dit faire quelque chose "comme des bêtes", ce n'est en général pas très reluisant. Et qu'ici, nous avons affaire à des animaux de compagnie, bien plus intelligents et unis que certains humains.

Le scénario n'offre rien de bien nouveau dans l'absolu : des animaux qui s'unissent pour sauver deux des leurs en grand danger. Ca sonne un peu déjà vu, mais l'on se régale toujours devant tant de "mignonnitude" et tant de réalisme dans le caractère de chaque espèce représentée ici. On retrouve bien les mimiques des chats et des chiens et tous les personnages sont vraiment attachants.

Le premier tiers du film se déroule vraiment dans les familles respectives animaux de compagnie, en présence de celles-ci ou non, puisque justement, la question est de savoir ce que nos chers chats / chiens / canaris, Hamster font lors de nos absences. Je dirais que c'est la partie la plus comique.

Ensuite, nous voilà embarqués dans un film d'aventure / poursuite bien rythmé, avec rebondissements, suspens et tout ce qu'il faut pour capter le spectateur.

Bien sûr, l'émotion est bien là, car le film se veut également porteur d'un message : les dangers pour les animaux errants en ville et la souffrance des animaux abandonnés. C'est franchement bien fichu, car ces derniers se regroupent en une armée qui vit dans les égouts de New York. Et l'on y trouve de tout, depuis les chats et les chiens, jusqu'aux serpents, crocodiles, cochons ou lapinoux ! Ce qui est très réaliste, car l'on imagine pas le nombre d'espèces exotiques présentes dans les égouts des grandes villes. Comme des bêtes rappelle bien que les animaux sont dotés d'émotions, ne sont ni des meubles ni des peluches et qu'il est bon d'adopter un animal dont on pourra s'occuper dans un environnement adéquat ! On adopte pas un bébé crocodile quand on vit à Manhattan !

Par contre, j'ai été choquée par la maigreur du personnage de Kathie (la Môman de Max et Duke). Maigreur pire que celle des top model filiforme. A quoi bon montrer des silhouettes on ne peut plus irréaliste (genre 1.75 m pour 45 kg) à de jeunes enfants qui commencent à se faire une idée de l'idéal à atteindre, de l'idéal imposé !

Sinon, ce film est un beau mixe de tendresse et d'humour !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Juillet 2016

Camping 3 : Affiche

Film de Fabien Ontenienté

Avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Antoine Duléry, Michèle Laroque

 

 

Synopsis : Comme chaque été, au Camping des Flots Bleus se retrouvent pour leurs vacances nos amis, Les Pic, Jacky et Laurette, Gatineau, tout juste divorcé de Sophie, le 37, et Patrick Chirac fidèle à ses habitudes.
Cette année, Patrick a décidé de tester le co-voiturage... Pensant traverser la France avec Vanessa, il se retrouve avec trois jeunes dijonnais : Robert le charmeur, Benji le beau gosse et José la grande gueule.
Bien évidemment, après le co-voiturage, Patrick se voit contraint de tester le co-couchage…

 

 

 

Mon humble avis : Voilà plus de 10 jours que j'ai vu Camping 3, mais trop occupée par mes divers félins, je n'avais pas encore eu le temps de rédiger mon billet...

Alors, quid de ce Camping 3, genre de film honni par les uns et adoré par les autres ?

Et bien pas de grande surprise, ni bonne ni mauvaise. Camping 3 reste un film bien divertissant, à voir dans la joie et la bonne humeur, en allant du 1er au 10ième degré ! Mais meilleur que le N° 2.

Les gags vont du plus lourd au plus fin, les dialogues font souvent mouches et bien des situations prêtent à rire, ou du moins à sourire !

Ce troisième opus est moins basé sur le rendez-vous amical annuel d'une bande de quadra- quinca- sexagénaire ! Et oui, dans l'équipe, personne ne va en rajeunissant !

C'est pour cela sans doute, histoire de renouveler l'air, qu'apparaissent dans ce film 3 jeunes post adolescents, dont Patrick Chirac, alias Franck Dubosc a bien du mal à se débarrasser, avant de ne plus vraiment vouloir les voir partir. Cette relation entre Dubosc et ses 3 gars permet la confrontation de 2 générations, de nouveaux gags, et un regard ironique mais bien senti sur l'évolution de notre société. Mais surtout, elle apporte de belles émotions et des échanges verbaux savoureux, tant dans le drôle, le piquant, que dans l'émotionnel. Chaque génération se trouvera ébranlée dans ses préjugés sur l'autre. Bref, le personnage de Dubosc gagne en sensibilité bienvenue.

On est moins dans la beaufitude que dans les premiers opus, l'approche de l'homosexualité et du handicap manque de finesse, mais le film réserve vraiment de bons moments, agrémentés par la clim salvatrice du ciné en journée de canicule. Un film de vacances, qui donne l'impression d'y être !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Juillet 2016

Irréprochable : Affiche

Film de Sébastien Marnier

Avec Marina Foïs, Benjamin Biolay, Jérémie Elkaïm et Joséphine Japy

 

 

Synopsis : Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

 

 

Mon humble avis : Je suis déçue par Irréprochable qui, à mes yeux, n'a d'irréprochable que le titre.

Le film est lent, trop lent. Je m'y suis ennuyée dans ses longueurs et ses répétitions et c'est dommage, car avec ce sujet et l'intitulé "thriller", il eut été possible d'obtenir un résultat bien plus scotchant, captivant, percutant et inquiétant.  Constance est prête à tout pour récupérer sa place, mais le scénario ne va pas chercher beaucoup d'originalité dans ce "prête à tout" ! Effacer des rendez-vous sur un Ipad, mettre du sucre dans le réservoir d'un scooter, bref, ça sonne "déjà vu". D'autres idées sont bonnes mais le réalisateur ne surfe pas dessus et ces idées tombent donc à plat, sans suite dans le scénario. J'aurais aimé plus de violence psychologique en fait.

Certains médias résument ce film comme la difficulté d'une femme de quarante ans à retrouver un emploi. En fait non, l'âge n'a rien à voir dans cette histoire, même si le personnage de Constance en est persuadé. Irréprochable traite avant tout de la mythomanie, de la manipulation, de la sociopathie, et de la perception du personnage principal sur son drame personnel.

J'ai trouvé l'ambiance de ce film très malsaine, en dehors de l'intrigue principale ! Car bien entendu, on n'attend pas d'un thriller qu'il reflète une atmosphère sereine ! Ambiance malsaine... ne cherchez pas trop loin... Il y a Benjamin Biolay dans ce film, qui nous joue le seul rôle qu'il sait jouer et qu'il a déjà joué maintes fois : un rôle sombre, mystérieux et bien sûr, pervers et répugnant. Et ceci n'apporte rien à l'intrigue, au contraire, elle en éloigne le spectateur. Sans cette relation Constance/Gilles, le film aurait franchement gagné en intensité. Bon, Ok, j'avoue, sans cette relation, je ne sais pas comment j'aurais amené le seul coup de théâtre du film, le seul rebondissement que l'on attendait pas, alors qu'on en attendait tant d'autres.

Reste la prestation parfaite, inquiétéante et physique de l'excellente Marina Foïs dans cette femme qui rêve sa vie bien moins étroite qu'elle ne l'est. Une excellente prestation, c'est trop peu pour sauver un film tout de même. Bref, si vous allez au ciné avec parcimonie, je pense qu'il y a mieux à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Juillet 2016

La Tortue rouge : Affiche

Film d'animation Franco-Belge de Michael DUBOK DE WIT

 

 

Synopsis : À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

 

 

 

Mon humble avis : Ce film d'animation est un chef d'oeuvre, un trésor, une merveille, un bijou, une perle fine ! D'ailleurs, il a obtenu le Prix Spécial "Un certain regard" lors du dernier Festival de Cannes.

Attention, il ne s'adresse pas aux enfants qui risquent de s'y ennuyer, de ne pas percevoir le réel sujet en filagramme. Qui plus est, certaines scènes sont difficiles psychologiquement.

Aucun dialogue dans ce film. Toutes les émotions passent par les situations parlantes, les regards et les onomatopées exclamatives ou interrogatives des personnages. Leurs respirations aussi expliquent bien les sentiments. Les autres sons sont ceux de la mer, du vent, des oiseaux.

Le visuel est magnifique, savoureux mélange bien dosé de crayons numériques et de dessins réalisés au fusain. Les paysages et couleurs sont à couper le souffle. Le nôtre uniquement, car bien sûr, cette ile sur lequel notre naufragé échoue cache de multiples dangers et lui n'a qu'une envie : la quitter au plus vite. (D'ailleurs, Allociné me confirme mon intuition, Michael Dubok de Wit s'est inspiré des Seychelles pour concevoir "son île". Mais l'ensemble reste "simple" (dans le sens pas de grands effets), épuré, (comme pour aller à l'essentiel) mais riche comme peut l'être la nature à l'état brut.

La tortue rouge est un film philosophique qui joue énormément sur les symboles. C'est aussi un film d'aventure, une parabole, une fable, et peut-être... un songe... Ce sera à vous de choisir, suivant votre interprétation.

Toute une vie se déroule sous nos yeux, et même s'il ne se passe "pas grand-chose", on la trouve bien trop courte cette vie. Et pourtant, on sort de ce film comme étourdit, bouleversé et apaisé en même temps, heureux, avec la sensation d'avoir vécu quelque chose d'unique, quelque chose qui fait du bien. Qui nous renvoie à nos origines, à notre essentiel, à notre présence sur terre, à notre évolution et à chaque étape de notre vie.

Ce n'est pas compliqué, La tortue Rouge est une merveille de poésie, à voir et à revoir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Juin 2016

L'Idéal : Affiche

Film de Frédéric Beigbeder

Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Jonathan Lambert

 

 

Synopsis : L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

 

 

Mon humble avis : On aime Beigbeder et on veut du Beigbder, alors on est servi et ce film nous ravit. En cas contraire, je pense que l'on s'abstient, ou qu'alors on est prêt pour une découverte, un film hors norme, aux apparences (apparences uniquement) superficielles, au ton on ne peut plus décalé, caustique, cynique même. Moi, j'aime et me suis bien régalée.

L'idéal est l'adaptation du roman "Au secours, Pardon" de Beigbeder himself. Mais c'est aussi et surtout une parodie très impertinente et perverse du monde de la mode, des cosmétiques, de la beauté. Car derrière l'Idéal, nom de la marque de cosmétique dans le film, on devine bien l'Oréal, parce que je le vaux bien !

Le visuel est très moderne et inventif (même dans les scènes d'orgies) ! Dialogues et répliques font mouche, toujours dans l'irrévérence, of course ! Gaspard Proust reste le "sosie" parfait de Beigbeder, qui, comme Hitchcock, s'offre une apparition discrète dans le film. Jonathan Lambert, en patronne de l'idéal, est plus qu'idéal, hilarant !

Mais l'Idéal est avant tout une satire acerbe du monde de la beauté et donc une critique de notre monde en général, qui ne vit que sous le dictat de la beauté, du toujours plus, de la consommation et de la tentation. Du modèle que l'on vous sert en pâture et à qui il faut ressembler à tout prix pour paraitre normal. 

C'est un film où l'on aime détester les personnages, car derrière les apparences lisses, grotesques ou frivoles, se cache une faille qui les rends finalement assez humains.

 

Le lien vers ma chronique sur le roman Au secours pardon, que j'ai lu en 2009

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Juin 2016

Dans les forêts de Sibérie : Affiche

Film de Safy Nebbou

Avec Raphael Personnaz et Evgueni Sidikhine

 

 

Synopsis : Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. 
Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

 

 

Mon humble avis : Ce film est une libre adaptation du livre éponyme et autobiographique de Sylvain Tesson. Libre adaption car Safy Nebbou y a ajouté le personnage d'Aleksei, ce qui apporte un nouveau souffle au scénario en deuxième partie du film. Et surtout, la présence d'Aleksei permet de développer une amitié aussi forte que minimaliste entre deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

Ce film est tout simplement magnifique, tant par les décors naturels de Sibérie, que par l'aventure humaine qu'il présente. Tout y semble naturel et sobre, rien de grandiloquent ! Tout est dans le silence, les silences entre les deux hommes, les dialogues épurés pour cause de différences linguistiques, le soleil sur la glace, le craquement de la glace, le blizzard, les yeux grands ouverts et ébahis de Raphael Personnaz. La sobriété n'empêche en rien l'émotion, bien au contraire, l'humour, les moments qui sont aussi cocasses qu'inquiétants (comme la scène où Teddy se baigne nu dans la glace et qu'apparait alors un ours !)

Dépaysement, introspection, initiation, partage et apprivoisement d'un environnement hostile et d'un homme désociabilisé, humilité, l'ivresse de la liberté, la solitude, le temps qui passe, la vie autrement, le choix. Le choix, c'est bien la question essentielle du film... Le choix de sa liberté, ou de sa prison. Car oui, il y a une autre façon de purger sa peine qu'en milieu pénitencier.

Bref, j'ai été subjugué par ce film qui m'a permis de vivre au plus près une aventure que je n'aurai jamais le cran de tenter... Ou alors si, mais sur une île déserte avec 30 degrés de plus.

Une mention + + + pour Raphael Personnaz qui trouve ici un rôle magistral, qui lui permet d'exprimer toute l'étendue de son talent, et quel talent ! Il faut savoir que celui-ci est quasiment seul à l'écran sur les trois quarts du film, donc sans dialogues ou presque. Tout passe donc par les expressions du visage, le regard...

Le regard, voilà ce qui nous manque bien aujourd'hui dans notre société de consommation et d'urgence, nous ne savons plus regarder... Dans les forêts de Sibérie nous offre une belle fenêtre et un temps de pause pour voir... autrement.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Juin 2016

Vicky : Affiche

Film de Denis Imbert

Avec Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand

 

 

Synopsis : A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l'éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s'émanciper en découvrant l'alcool, le sexe, et... sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d'Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l'amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère.

 

 

Mon humble avis : Je n'irai pas par quatre chemins, j'ai trouvé très peu d'intérêt. Déjà, les seuls bons moments figurent dans la bande annonce, qui de ce fait est aussi alléchante que le film complet décevant.

Ce film s'inspire de la vie de Victoria Bedos (elle-même interprète de Vicky), fille de Guy Bedos et soeur de Nicolas Bedos mais bon...

L'héroïne a presque 30 ans, et c'est là que le bât blesse, car elle manque bien de maturité et ne provoque aucune empathie dans sa maladresse, ses plaintes, sa timidité, son manque de réactivité, sa soumission etc... Bref, ses problèmes existentiels sont loin de nous contrarier !

Et puis être "fille de", y'a pire. Le frère dans le film est tellement imbuvable et con que cela en est ridicule. L'ensemble reste superficiel, le sujet n'est pas creusé. Le jeu pas toujours juste. La participation de Benjamin Biolay et on ne peut plus cliché et semble être un parfait copier/collé de toutes ses participations cinématographiques. Rien de nouveau ! Pour que l'on puisse considérer Biolay comme comédien, il faudrait qu'il propose autre chose que sa propre image, en tous cas, l'image publique qu'il donne.

Bref rien de surprenant jusque dans l'issue du film. Même les bons moments de musique et l'interprétation très juste de Chantal Lauby ne m'ont pas sauvée de l'ennui. Bref, je pense qu'il y a bien d'autres film à aller voir !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Juin 2016

Retour Chez Ma Mère : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Josiane Balasko, Mathilde Seigner

 

 

Synopsis : Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet on ne peut plus actuel - le retour des trentenaires/quadras chez leurs parents pour cause de chômage, Eric Lavaine réussit un joli tour !

Dans la première partie, il parvient à nous faire oublier le drame de départ pour nous faire rire de la cohabitation intergénérationnelle entre mère et fille.

Et dans la deuxième partie, le drame, auquel on ne s'attend pas, prend sa place mais, traité sur le ton de l'humour caustique, il nous fait encore plus rire que la première.

Eric Lavaine a eu la bonne idée de mettre 2 parties dans son film. Car le premier sujet aurait peu s'essouffler sur la durée totale du film. Du coup, ce n'est pas le cas puisqu'à mi-parcours, on repart de plus belle avec l'arrivée de nouveaux personnages... et des dialogues qui deviennent autant comiques que cyniques, mais qui font bien mouche !

Il y a comme un aspect pièce de théâtre dans ce film qui se déroule la plupart du temps en huit clos dans l'appartement de Josiane Balasko... Et dans les scènes du dîner familial qui frôlent le pugilat. Les diners réglements de comptes ne sont pas nouveaux au cinéma, mais celui-ci remplit tout à fait son office. Comme l'ensemble du film, il traire des sujets comme la fratrie et ses rancoeurs, l'entraide, la vie et la sexualité des séniors après un deuil.

Bref, Eric Lavaine réussit une chouette comédie populaire avec un duo de choc - Balasko / Lamy qui fonctionne à merveille. Et une fois de plus, Josiane Balasko surprend par sa justesse.

Retour chez ma mère ne brille pas forcément par son originalité, mais il vous donne une heure trente de bon plaisir, de rire, d'émotion et de divertissement !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Juin 2016

Ils sont partout : Affiche

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, François Damiens, Charlotte Gainsbourg, Valérie Bonneton...

 

 

Synopsis : Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces.

 

 

Mon humble avis : Yvan Attal, acteur réalisateur, s'attaque à un sujet sensible qui le touche de plein fouet : l'antisémitisme. Mais à travers ce film, il s'interroge sur tous les racismes primaires accompagnés bien entendus de clichés et d'idées préconçues. Donc ce film pourrait très bien s'adapter au racisme de couleur, d'origine ethnique ou sociale.

La forme de ce film est originale. Yvan consulte un psychiatre, car sa femme le trouve obsédé par l'antisémitisme. On assiste donc à ses séances, et entre chaque séance, un sketch met en scène un préjugé envers les juifs. Chaque sketch est interprété par une sacrée brochette d'acteurs. Là, y'a pas à dire, on est gâtés ! Certains sketchs sont juste comiques, d'autres tragi-comiques. Celui des rabbins qui étudient le Talmud et tentent de résoudre l'énigme des ramoneurs blanc et noir est juste hilarant et mériterait de rentrer dans les annales, dans la culture collective au même titre que la célèbre réplique du Diner de cons : "il s'appelle Juste Leblanc"...

Le premier sketch, qui met scène une "copie" à peine dissimulée de Marine Le Pen est franchement bien trouvée. Par contre, le sketch avec Gilles Lellouche, qui permet à un agent du Mossad de remonter dans le temps à l'époque de Jésus m'a paru partir en vrille, même s'il fut le préféré ou presque des amis qui m'ont accompagnée au ciné.

L'ensemble est audacieux, qui pose les bonnes questions, qui montrent aussi le ridicule de certaines d'entre-elles. Ils sont partout interroge sur la question primordiale : "qu'est-ce qu'être juif" et pourquoi tant de haine primaire. Qu'est-ce qu'être juif, je m'attendais à des réponses plus poussées et approfondies car ce que je comprends, c'est que quelque part, nous sommes tous un peu juifs. Oui, car être juif, c'est transmettre. Et après tout, nous sommes bien tous sur terre pour transmettre non ? Que ce soit de façon individuelle auprès des nôtres ou de façon collective et inter-générationnelle ?

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Mai 2016

 

Ma Loute : Affiche

Film de Bruno Dumont

Avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valéria Bruni Tedeschi

 

Synopsis : Eté 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L'improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy (mal)mènent l'enquête. Ils se retrouvent bien malgré eux, au cœur d'une étrange et dévorante histoire d'amour entre Ma Loute, fils ainé d'une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents.

 
 
Mon humble avis : Quel film inclassable ! Un OVNI cinématographique, rien qui ne ressemble à ce que j'ai pu voir au ciné ces 30 dernières années, "ou alors j'ai oublié" !
Comédie, oui ! Drame, oui ! Policier, oui ! Gore, oui ! Burlesque oui puissance cent !
Si j'ai voulu voir ce film impérativement, c'est parce qu'il a été tourné dans les paysages de ma jeunesse, dans les environs d'Ambleteuse, au pied des falaises du Blanc-Nez. Alors oui, on voit bien la silhouette du Fort d'Ambleteuse et le Triphonium de Wissant. Mais le film étant d'époque, il y a beaucoup de reconstitutions de paysages, et cela se voit. Volontaire ou pas ? Est-ce pour ajouter au côté kitch assumé du film ? Je l'ignore.
Dès les premières scènes, on devine qu'on plonge pour deux heures de burlesque décomplexé, au point que les traits des personnages sont poussés jusqu'au grotesque. Après, on aime ou on n'aime pas. Mais l'on rit beaucoup justement de ce grotesque surprenant et limite osé. Lucchini est parfaitement méconnaissable, tant physiquement que dans sa diction qui le rend en général reconnaissable à l'aveugle. Binoche est hystérique, et Valéria Bruni-Tedeschi tantôt lumineuse, tantôt "transparente" comme un fantôme. Les autres comédiens sont pour la plupart des non professionnels. Les deux flics ne sont pas sans rappeler Laurel et Hardi et les Dupont et Dupond.
Certaines scènes et nombre de dialogues sont succulents et méritent de rentrer dans les annales. Malgré l'aspect déluré et parfois décousu du film, on voit bien que Bruno Dumont se moque de la grande bourgeoisie du Nord et y dénonce les mariages industriels tout comme l'inceste et la consanguinité. Le sujet de la recherche de l'identité sexuelle est aussi bien présent dans le film.
Ma loute est donc un film vraiment surprenant, original, je dirais presque expérimental ! Dommage qu'il ne sorte pas grand-chose de l'histoire et que la fin patauge dans l'eau de boudin !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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