Articles avec #cinema francais tag

Publié le 18 Janvier 2016

 

Arrête ton cinéma ! : Affiche

Film de Diane Kurys

Avec Sylvie Tesdud, Josiane Balasko, Zabou Breitman

 

 

Synopsis : C’est dans l’enthousiasme que Sybille démarre l’écriture de son premier film. Actrice reconnue, elle va passer pour la première fois de l’autre côté de la caméra. Tout semble lui sourire. Ses productrices Brigitte et Ingrid sont deux personnages loufoques mais attachants et Sybille se jette avec elles dans l’aventure, mettant de côté sa vie familiale. Mais, du choix improbable des actrices, aux réécritures successives du scénario, en passant par les refus des financiers, le rêve merveilleux va se transformer en cauchemar. Incorrigible optimiste, Sybille réalisera trop tard que ses productrices fantasques et totalement déjantées vont l’entraîner dans leur folie…

 

 

 

Mon humble avis : Le moment est agréable, même si quelques longueurs, mais pas si hilarant que cela. Pourquoi ? Parce que pour moi, les personnages de Josiane Balasko et Zabou Breitman en font trop. Cela mène donc au "too much", voire même au soulant !

Cependant, le plaisir sans fond dans ce film est apporté par la génialissime (si si, même si je l'adore, je reste objective !) Sylvie Tesdud. On est vraiment en profonde empathie, surtout que l'on s'est qu'Arrête ton cinéma est l'adaptation de son roman "C'est le métier qui rentre", lui même autobiographique, même si romancé !

C'est cynique et cruel à souhait, souvent ubuesque, au point que j'aurais préféré plus de finesse dans les situations.

Il paraît que le roman, que je n'ai pas lu, est plus drôle. Car sans doute plus délicat et le format écrit laissant libre l'imagination du lecteur de créer son propre visuel des protagonistes.

Maintenant, même si c'est outrancier et caricatural, il y a beaucoup de vrai dans cette histoire et les personnages qui y sont croqués. Arrête ton cinéma est donc une plongée intéressante dans les coulisses du monde du Septième Art. En tous cas, cela montre bien l'envers du décors des paillettes. Je ne regrette donc pas de ne pas avoir fait de cinéma ! (comme si j'en avais eu la possibilité !!!)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Janvier 2016

 

 

Pension complète : Affiche

Film de Florent Siri

Avec Gérard Lanvin, Franck Dubosc, Pascale Arbillot

 

 

Synopsis : François et Charlotte dirigent ensemble un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer mais leur relation conjugale n’est pas au beau fixe : obsessionnel acharné, François veut sa première Étoile au Guide Michelin tandis que Charlotte, à l’aube de la quarantaine, ne rêve que d’un premier enfant. Cette situation, déjà compliquée, va littéralement exploser le jour où le premier mari de Charlotte, Alex, débarque dans leur vie alors que tout le monde le croyait mort dans le terrible tsunami de 2004…

 

 

 

Mon humble avis : Curieux, la presse ne s'est même pas donné la peine de critiquer ce film, c'est du moins ce qui (n') apparait (pas) sur Allociné.

Je vais voir ce genre de film sans en attendre grand-chose, sauf le fait de passer un bon moment de détente. En cela, cette pension complète respecte le menu. Mais "pension complète" signifie les 3 repas sans les boissons... Et bien dans cette histoire, il manque un peu de folie de l'alcool... même si Dubosc et Lanvin se prennent une bonne cuite au cours du film. Il manque un peu de piment et d'acidité pour provoquer l'hilarité du spectateur. On sourit, on s'esclaffe une fois ou deux, mais guère plus. 

D'ailleurs, ce soir, avec des compagnons de ciné, je me demandais à quand remontait la dernière comédie ultra drôle, celle qui fait rire la salle de concert et les spectateurs se tordre sur leur fauteuil... et de mémoire, je suis remontée à "9 mois ferme" de et avec Dupontel, sorti en salle en octobre 2013... OK, Dubosc n'est pas Dupontel... Mais justement, c'est peut-être là que le bât blesse... Car peu de surprise dans cette pension complète où les rôles ne sont pas à contre-emploi. Si, entre Lanvin et Dubosc les rôles avaient été inversés, c'eut été plus surprenant et moins poncif. Pour le poncif, ce coup-ci, ne n'est pas pour Dubosc que je l'emploie mais pour Lanvin. Dans le rôle du brun ténébreux presque mafioso, qui n'articule pas quand il parle, que dis-je, quand il marmonne... au point qu'il faut parfois tendre l'oreille pour être sûr de tout saisir.

L'histoire se déroule dans un restaurant gastronomique, mais donne plus le plaisir que l'on ressent dans une pizzéria sympa. Reste que le générique de début est appétissant et que les paysages sont splendides.

Un film juste sympa que l'on peut voir en famille, qui ne fait de mal à personne à défaut d'enrichir le cerveau !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Décembre 2015

 

Le Grand partage : Affiche

Film d'Alexandra Leclère

Avec Didier Bourdon, Karine Viard, Josiane Balasko, Valérie Bonneton

 

 

Synopsis : Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.

 

 

LE GRAND PARTAGE, film d'Alexandra LECLERE

 

 

Mon humble avis : L'atout majeur de ce film, c'est la superbe brochette de bons comédiens qui s'en donnent à coeur joie, et cela se voit ! De Valérie Bonneton à Karine Viard (enfin sans vulgarité !) en passant par Josiane Balasko, tout de monde est au diapason.

L'atout secondaire de ce Grand partage est son sujet très actuel. Non pas pour l'hiver glacial hors norme, mais il est très facile d'imaginer que les concitoyens en situation précaire accueillis de gré ou de force dans les appartement chics puissent être des migrants. L'accueil des migrants en France et en Europe faisant la une de la plupart des bulletins d'informations depuis quelques mois. Cela permet éventuellement à chacun de réfléchir à ses propres possibilités / envies d'accueil. Evidemment, nous sommes ici au cinéma, donc la réflexion se fait toutes proportions gardées ! Bref, chacun peut tenter de répondre : que ferais-je à leur place ?

Les personnages sont bien taillés dans leurs ambiguités, même si l'on frôle souvent la caricature. Comme ce film se veut comédie, il est bien obligé d'exagérer un peu en tout !

Le début du film est vraiment trucculent, le milieu est sympa mais s'embourbe et se répète un peu, la fin tombe vraiment dans l'excès, dommage. On rit un peu bien sûr, mais parfois jaune ou vache ! 

Ce grand partage, même s'il ne sera pas mémorable, a le mérite de pointer du doigts l'écart abyssal entre les appartements de 200 m² pour 3 personnes et les mal, voire pas logés, notamment, les travailleurs pauvres. Un salaire, une feuille de paie, mais insuffisante pour se payer un toit.

Enfin, ce film montre qu'il est bien facile d'avoir des convictions, mais qu'il est beaucoup plus dur de les appliquer.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Décembre 2015

 

Le Goût des merveilles : Affiche

Film d'Eric Besnard

Avec Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, Lucie Fagedet, Laurent Bateau et Hervé Pierre

 

Synopsis : Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

 

 

 

LE GOUT DES MERVEILLES, film d'Eric BESNARD

 

Mon humble avis : Voici un film qui fait autant de bien au coeur qu'aux yeux. Un film "doudou" aux images superbes, lumineuses, comme le sont les comédiens, Virginie Efira en tête, comme d'habitude ! J'adore cette actrice, belle naturellement, pas sophistiquée, et avec de vraies formes féminines. Et par-dessus le marché, très bonne comédienne ! A noter aussi, la présence de Lucie Fagedet, l'adolescente qui joue Laetita dans "Parents mode d'emploi", mon rendez vous adoré post JT France 2.

Cette comédie romantique est plus romantique que réelle comédie. On ne rit pas forcément beaucoup, mais on s'émerveille et on a un sourire béat presque tout au long du film. "Presque" parce que les personnages traversent tout de même des moments difficiles. Mais humour et situations cocasses (souvent liées au syndrome d'Asperger) sont bien présents. Présence délicate et non poussive bien appréciée.

Le réalisateur n'a pas cherché à tirer les larmes du spectateur, pas de mièvrerie ni de pathos, malgré le sujet sensible de l'autisme Asperger, maladie ô combien difficile à appréhender tant pour les diagnostiqués que pour leur entourage. Une de mes amies, qui connait très bien le syndrome d'Asperger, a visionné la bande annonce et m'a dit qu'il y avait pas mal de clichés. Mais bon, je suppose que les clichés sont parfois nécessaire pour atteindre un public qui pour la plupart, méconnaît l'autisme d'Asperger.

Bien entendu, le sujet principal du film est l'acceptation des différences, et la possibilité de vivre ensemble si chacun fait un pas vers l'autre. Le tout est filmé avec beaucoup de grâce, de jolie sensualité, de la luminosité, de la contemplation, de la poésie. Et comment ne pas bouder notre plaisir devant ces magnifiques paysages de la Drôme Provençale. En fait, ce goût des merveilles est une formidable bouffée d'oxygène, sans effet spéciaux, en pleine nature ! Et moi, je préfère ça au côté obscure de la force !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Décembre 2015

Un + une : Affiche

Film de Claude Lelouch

Avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert

 

 

Synopis : Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

 

 

Mon humble avis : Mes 3 compagnons de séances ont été moins convaincus que moi par ce film.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé. Je me suis sentie bercée, caressée et émue par cette histoire. Point question de larmes ni de gorge serrée, mais j'étais comme en flottaison. Les personnages, leurs échanges, leurs regards silencieux m'ont touchée. L'un apporte à l'autre ce qu'il désirait sans le vouloir, l'autre ce qu'il n'imaginait même pas !

Il faut dire qu'Elsa Zylberstein est ici tout simplement époustouflante et lumineuse. Merveilleuse est l'adjectif qui lui convient le mieux dans ce film.

Jean Dujardin est fidèle à lui-même, et campe bien son personnage de gars charmeur à priori superficiel qui collectionne les conquêtes.

Le sujet du film est récurrent pour Lelouch. Un homme, une femme et des variantes. Je ne suis pas experte en Leloucherie, alors je ne pourrai vous dire si c'est un bon Lelouch, son meilleur, son moins bon. Je sais juste que j'ai aimé. Bien sûr, on retrouve la patte du réalisateur, avec des flash-back, des rêves filmés...

Un + une est aussi une fabuleuse invitation au voyage, dans l'un des pays à la spiritualité la plus développée, la plus mythique et mystique : L'Inde. Le pays, l'Inde, les Indiens sont magistralement filmés par Lelouch. Toutes ces couleurs chatoyantes, ces reflets de soleil, les lumières, l'eau du Gange, c'est simplement magnifique et apaisant. Je pense que l'histoire m'aurait sans doute moins séduite si elle avait été filmée à Angoulême (je n'ai rien contre Angoulème, d'ailleurs, je ne connais pas, mais c'est le premier lieu qui me soit venu à l'esprit).

Un + une, c'est un film sur la tolérance de la spiritualité ou la non spiritualité des uns et des autres... Tout en gardant en tête que l'habit (donc l'apparence, mais aussi le comportement) de fait pas le moine, et qu'il suffit parfois d'une rencontre pour se questionner autrement... et ainsi, changer de regard, voire ouvrir les yeux... et l'esprit.

Le film ne prend pas forcément la tournure que l'on pourrait imaginer et j'ai aimé cet aspect "bout de chemin ensemble". Et une scène importante à mes yeux, très touchante sur la fin : quand Dujardin rentre d'un voyage à New York, qui l'attend à l'aéroport avec les clés de la voiture ?.... 

J'ignore si Un + une est un grand film, en tout cas, il est très réussi artistiquement parlant. C'est un très joli film, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Décembre 2015

21 nuits avec Pattie : Affiche

Film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Avec Isabelle Carré, Karine Viard, André Dussolier

 

Synopsis Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparait mystérieusement.

 

 

21 NUITS AVEC PATTIE, film des frères LARRIEU

 

Mon humble avis : La presse a plutôt tendance à encenser ce film et là, j'avoue que cela m'étonne, à moins que le message du film, si tant est qu'il y en ait un, me soit passé complètement au dessus de la tête.

Le pitch me laissait croire à une comédie désopilante. Et bien à mes yeux, ce film n'a rien d'une comédie et est surtout désolant. Certes, à la fin, on rit avec nos compagnons de séances, mais ce sont des rires nerveux, de lassitude, de ce n'est pas possible, vivement que cela se termine.

En fait, le seul aspect plaisant du film, c'est le lieu de tournage, avec cette superbe maison isolée au fond d'une vallée, où l'on se verrait bien passer quelques jours de repos total, loin de tout, et surtout, de tout réseau, à bouquiner, se baigner dans les rivières...

A part cela, l'atmosphère du film devient de plus en plus malsaine, les dialogues, (ou plutôt les monologues de Karine Viard) plus que redondants, sont d'une vulgarité rarement atteinte, même répugnante. Et le pire, c'est qu'ils ne font rire personne.

Quant à l'histoire du cadavre vagabond, et bien elle parait bien improbable (ok, peut-être que je regarde trop de séries où on évoque toujours la rigidité cadavérique). Elle ne mène que vers du macabre mal mené (et finalement pas assez éxploité) par les cinéastes, pour aboutir à une histoire qui n'apporte rien, qui n'enrichit en rien et qui ne fait même pas passer le temps tant celui-ci semble long tout du long !

Cela fait deux films de suite que je vois avec une Karine Viard obsédée par le sexe et qui ne connait que le mot B-I-T-E. Peut-être qu'elle s'éclate à jouer cela, mais en tant que spectatrice, je la préfère nettement dans des rôles plus subtiles, plus fins, plus délicat, où son talent peut exploser à l'écran, et avec la classe qui lui va si bien. Là, dans ces 21 nuits avec Pattie, on a juste l'impression de voir une actrice de série B. J'attends de Karine Viard, dont je vois presque tous les films, qu'elle m'émeuve, qu'elle me boulevers ou qu'elle me fasse rien, mais pas qu'elle me dérange par des dialogues au ras des pâquerettes.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Novembre 2015

 

L'Hermine : Affiche

Film de Christian Vincent

Avec Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen, Eva Lallier

 

 

Synopsis : Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d'homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu'il ait jamais aimée.

 

 

Mon humble avis : Ce film a plein de qualités mais j'ai trop vu ses défauts. Peut-être ceux-ci m'auraient moins "obsédée" si je n'étais pas une vraie cht'i, même si Bretonne d'adoption depuis quelques années.

Car voilà, là où le bât blesse, ou me blesse le plus, c'est que "L'hermine" est une caricature XXL du Nord. L'histoire se déroule à Saint Omer. Pourquoi ne pas tourner ce film dans une région différemment réputée, d'où l'on ne montre une fois de plus et quasi systématiquement les cas sociaux ? Pourquoi le tournage s'est-il fait en saison hivernal, d'où ne sort pas un pet de lumière ni de rayon de soleil ? Pourquoi chaque figurant, chaque personnage ou chaque juré semble être une parodie, avec l'accent à couper au couteau, avec des idées souvent ras des pâquerettes et des réactions clichés à la pelle ? Curieux tout de même que pour un procès, tous les jurés soient d'origine prolétaire, sauf un, ou plutôt une... La médecin, qui est danoise ! Bref, cela m'a agacée. La France est un savoureux mélange, et bien le Nord aussi figurez-vous ! Et le film se cache bien de le montrer.

Cependant "L'hermine" offre comme chacun sait un beau rôle à Luchini (prix d'interprétation à Venise) qui par amour de la magnifique et super classe Sidse Babett Knudsen, de l'homme détesté devient un homme humaniste. Comme quoi l'amour peut changer un homme ! Cette histoire d'amour, filmée tout en délicatesse et pudeur, on y croit, le reste manque de consistance. Certes, on assiste à un procès d'assise presque de A à Z, ce qui est intéressant. Mais l'on n'est surpris que ce soit lors du procès que l'on réalise que l'enquête fut quelque peu bâclée, nous n'assistons pas à la délibération des jurés... Bref, il manque peut-être une demi-heure de film pour que le spectateur soit plus empathique envers les personnages du procès et ne sorte pas de la salle de cinéma avec une sensation d'incomplétude frustrante.

Une phrase de Luchini fait froid dans le dos tout de même :"La justice n'est pas là pour faire éclater la vérité, mais pour faire respecter la loi".

Bref, L'hermine est un film qui oscille entre finesse et caricature qui doit beaucoup à ses deux principaux comédiens.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Novembre 2015

Ange & Gabrielle : Affiche

Film d'Anne Giafferi

Avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Laurent Stocker...

 

Synopsis : Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

 

 

 

Mon humble avis : Ange et Gabrielle est une très sympathique comédie romantique qui remplit parfaitement son office et l'attente du spectateur. A savoir : divertir, amuser, distraire, émouvoir (positivement), changer les idées et donner la banane !

On ne s'esclaffe pas à tout va, mais l'on sourit avec plaisir devant les mésaventures des personnages et parfois, un bon éclat de rire résonne dans la salle. Le rythme n'est pas endiablé, les scènes sont exempts de vulgarité, on est juste bien et c'est ça qui est bien, car le film sonne juste et n'en fait pas trois tonnes.

Certains passages ne sont pas sans rappeler "3 hommes et un couffin", sauf que cette fois ci, c'est Bruel qui s'y colle et en tant que grand-père potentiel ! Et oui, les années passent !

Isabelle Carré retrouve enfin un rôle où elle ne joue pas une "timide effacée godiche gaffeuse", puisqu'elle est ici une femme déterminée, qui prend les choses en main.

Bruel est parfait dans son rôle de quinqua presbyte mais qui n'a que la presbytie pour avouer son âge... et désavouer son comportement immature.

Le dénouement est bien amusant, avec ce mélange de générations inattendu !

Je ne dis pas que ce film mérite de rentrer dans les annales des comédies romantiques, mais si vous voulez passer un bon moment de fraicheur et de légèreté sans tomber dans la bêtise gratuite, je vous prescris alors "Ange et Gabrielle". ORDONNANCE !!!

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Novembre 2015

Nous trois ou rien : Affiche

Film de Kheiron

Avec Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou, Breitman

 

Synopsis : D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

 

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Mon humble avis : Soyons clairs de suite, cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film !

Kheiron, le réalisateur, met en scène dans ce film le destin hors du commun de ses parents. Destin tragique s'il en est, mais évoqué ici avec beaucoup d'humour, ce qui permet au spectateur de ne pas se sentir plombé et bien au contraire, de sortir ragaillardi de la séance !

Pas de pathos non plus, ni de mièvrerie dans les scènes de séparations, de retrouvailles etc. De la justesse, tout simplement, sans artifice, spontanée. Et pourtant, les moments bouleversants ne manquent pas. La gorge serrée, l'émotion est forte, mais l'instant d'après, Kheiron nous invite à rire. C'est aussi la façon d'être des personnages qui de ce fait, sont très attachants, tous autant qu'ils sont, même et surtout le cleptomane vestimentaire !!!

Mais il ne s'agit pas non plus d'éluder des vérités. Aussi, les scènes en prison irannienne, la torture sont évoquées avec authenticité, même si les coups sont plus suggérés que montrés.

Nous trois ou rien est aussi et surtout une bonne piqûre de rappel sur l'histoire relativement contemporaine de l'Iran qui, se pensant délivrée de la dictature du Shah d'Iran, s'est retrouvée sous celle de l'Ayatollah Khomeini. Le film montre bien ce qu'est vivre sous une dictature, surtout quand on est un opposant actif au régime. Ce qui était le cas des parents de Kheiron, qui ont du fuir l'Iran pour rester en vie et poursuite le combat ailleurs, en demandant l'asile politique à la France.

Kheiron joue superbement le rôle de son propre père et Leïla Bekhti, bluffante, celui de sa mère.

Ce film tombe à point nommer dans l'actualité de la crise des migrants. J'espère qu'il permettra à certaines personne de considérer ces migrants différements. Nous trois ou rien montre bien ce qui pousse les migrants à fuir leur pays. Si de telles situations étaient vécues en France, combien de Français partiraient sur les routes et demanderaient l'asile à un autre Etat ? Un bon paquet j'en suis sûre, dont certainement en premier ceux qui s'insurgent devant "l'invasion des migrants". Car Nous trois ou rien montre ce que chacun peut apporter à l'autre et est donc un superbe film sur l'intégration et le vivre ensemble.

C'est un film à voir absolument ! J'ai tellement aimé que j'espère qu'il sera récompensé par un César, car il le vaut bien. Un film d'une grande intelligence, dans le fond comme dans la forme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Novembre 2015

Lolo : Affiche

Film de Julie Delpy

Avec Dany Boon, Julie Delpy, Vincent Lacoste, Karin Viard

 

 

Synopsis : En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s'adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

 

 

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Mon humble avis : Encore une bande annonce trompeuse, qui nous fait croire à une franche comédie. Sauf que durant les deux premiers tiers du film, l'aspect franche comédie ne saute pas aux yeux ou plutôt à la gorge : pas de rire à gorge déployée, mais plutôt une impression de déjà vu, avec le sujet, mille fois traité, du fils qui refuse l'intrusion du beau-père dans sa vie. Ce n'est que qu'un quart d'heure avant la fin que l'on saisi l'objectif de Julie Delpy la réalisatrice. Ce film est plutôt un drame, voire un thriller, sur le complexe d'Oedipe. Dommage que la réalisatrice n'est pas sû choisir un genre précis dans tout cela. Si Lolo avait été traité en mode thriller, j'aurais été surprise, scotchée sans doute.

Autre bémol, la vulgarité des dialogues entre Karine Viard et Julie Delpy, les deux meilleures amies. Un peu plus de classe, de subtilité n'aurait pas nuit au film. Même si la première tirade fait rire, la deuxième provoque un petit sourire et la troisième, de l'agacement.

Bon, maitenant, rendons à César, l'interprétation est réussie et il y a tout de même de bonnes petites trouvailles, mais cela s'arrête là.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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