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Publié le 27 Octobre 2015

La Glace et le Ciel : Affiche

Film de Luc Jacquet,

Avec Claude Loruis et Michel Papineschi

 

 

Le sujet : Le film est présenté en clôture du Festival de Cannes 2015

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

 

Mon humble avis : La glace et le ciel n'est pas un film mais un documentaire constitué d'un mélange d'archives et de prises de vue actuelles.

Au début, j'avoue avoir été perturbée, n'ayant que très peu lu d'infos sur La glace et le ciel, je pensais qu'il s'agissait d'un film reconstituant les aventures de Claude Lorius via un scénario et des comédiens. Bon, ok, je ne suis pas toujours "fute fute" ! Une fois habituée aux archives format 16/9ème et aux passages contemporains où l'on voit Claude Lorius et ses 80 ans arpentant des lieux extraordinaires de la planète, je suis complètement entrée dans ce monde glacial qu'est l'Antartique et les enjeux de toutes ces expéditions.

Claude Lorius est sans doute assez peu connu du grand public. Et pourtant, c'est un grand glaciologue Français dont les découvertes ont des répercussions dans les politiques écologiques actuelles. Au fil des décennies et des expéditions polaires, il a mis en évidence l'évolution climatique sur les 40 000 dernières années et l'accélération de celle-ci depuis l'ère industrielle. Ce qu'il avait prédit il y a 30 ans se réalise aujourd'hui et malgré cela, il reste bon nombre de sceptiques dans ce domaine. Imaginez que Claude Lorius et ses équipes ont retrouvé des traces, dans la neige antarctique qui s'entasse année après année, siècle après siècle, de particules nucléaires d'Hiroshima.

Ce documentaire ne nous inonde pas d'informations techniques ou scientifiques indigestes, le profane s'y retrouve tout à fait.

Et bien sûr, nous ne pouvons être qu'admiratifs devant ses hommes de l'extrême, qui endurent l'inhumain, pour qui canicule veut dire moins 20 degrés, qui bravent tous les dangers par passion, et par engouement scientifique. Il est intéressant, voire amusant, de constater l'évolution du matériel, des conditions de vie en Antarctique, et des "tenues" vestimentaires au fil des décennies. Et il est rassurant quelque part de constater que même en pleine Guerre Froide, les USA, l'URSS et la France pouvaient se donner la main pour fonder d'autres expéditions et réunir leurs compétences et leurs moyens.

Ce documentaire montre donc parfaitement l'impact de l'activité humaine sur le climat et donc sur nos propres conditions de vie actuelles ou futures. La terre survivra, mais pour ce qui est de notre espèce, rien n'est moins sûr. Bref, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Octobre 2015

L'Etudiante et Monsieur Henri : Affiche

Film d'Ivan Calbérac

Avec Claude Brasseur, Noémie Schmidt, Guillaude De Tonquedec

 

Synopsis : A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d'elle pour créer un véritable chaos familial… 

 

 

 

Mon humble avis : Le scénario est assez classique et offre ma foi peu de surprise. Néanmoins, la mayonnaise prend parfaitement et ce film, aussi frais que cynique offre un très agréable momnt de cinéma, dont il serait dommage de se priver.

Adapté d'une pièce de théâtre éponyme, L'étudiante et Monsieur Henri est avant tout une chouette comédie, qui oscille constamment entre humour, vacherie et profonde émotion. On rit, la gorge se noue, les yeux s'humidifient.

Les dialogues sont cinglants, les répliquent mémorables ("Oui, j'aime bien l'humour surtout quand c'est drôle"... moi, j'adore !!)

Sous un aspect de légéreté, ce film n'en n'est pas moins profond.

La cohabitation entre des générations opposées, les difficultés à réussir ses premiers pas dans la vie d'adulte, le poids des traditions familiales (surtout quand elles sont professionnelles et vous empêche de choisir votre propre vie), les proches qui ne voient que vos échecs mais non vos efforts ou vos succès, la difficulté à dire son amour aux proches, ou à comprendre les petites preuves d'amour. Mais le véritable sujet du film, c'est le respect de choix des autres.

Ici, les personnages vont tous s'apporter quelque chose, vont tous, d'une façon ou d'une autre, ouvrir les yeux de l'autre, ce qui les confortera dans leur choix ou au contraire, élargira leurs horizons. Le tout, avec autant de maladresse que de tendresse, ce qui rend chacun des personnages, même le plus irrascible, très touchants.

Claude Brasseur est excellent en vieux grincheux, Noémie Schmidt est pétillante en étudiande malchanceuse et Guillaume De Tonquedec est on ne peut plus convaincant en fils malmené par son père.

Bref, un très bon film, malgré un scénarion pas forcément original.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Octobre 2015

Premiers crus : Affiche

Film de Jérôme Le Maire

Avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet

 

 

Synopsis : Fils de viticulteur, Charlie Maréchal a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles.
Mais en Côte-d’Or, son père a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite.
D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père.
Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille.
Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ? 

 

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Mon humble avis : Premiers crus est un film agréable, comme le sont les téléfilms du terroir que l'on aime à regarder sur France 3. L'histoire est assez classique : conflits familiaux et interfamille, sur fond de vigne. Le dénouement offre peu de surprise, mais peu importe, on se laisse emporter dans ce monde que qui cultive la terre chaque année pour en tirer un excellent millesime, malgré les difficultés et les aléas météorologiques.

Je suis allée voir ce film car une de mes cousines est vigneronne, aussi, connaitre mieux son métier m'intéresse. 

Les images et photos des vignobles bourguignons et de cette campagne sont magestueuses et rendent magnifiquement hommage à cette belle région française et à son patrimoine premier : le vin, la terre et ses hommes. 

Premiers crus est un beau film sur la transmission intergénérationnelle, mais aussi sur le courage de ceux qui font le choix d'interrompre cette transmission qui peut être un poids, qui empêche certains de choisir leur propre vie.

C'est aussi une belle leçon face à la crise socio-économique que le monde traverse. Pourquoi miser sur la quantité et non sur la qualité ? Et la qualité ne peut se gagner qu'accompagnée d'un retour vers les valeurs et les méthodes du passé.

Les comédiens servent bien ce film. Néanmoins j'ai un bémol sur le rôle de Gérard Lanvin en vieux vigneron bougon. Il est à mon goût trop bougon et de ce fait, ce personnage tombe dans la caricature. Dommage.

Quoiqu'il en soit, voyez en film en bonne compagnie et prévoyer ensuite d'ouvrir une bonne bouteille, car Premiers crus donne envie de déguster un grand cru !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Septembre 2015

Boomerang : Affiche

Film de François Favrat

Avec Laurent Laffite, Mélanie Laurent, Audrey Dana

 

Synopsis : Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine… 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un très beau film inspiré du roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Roman que je n'ai pas lu, donc je ne saurais dire si le film lui est fidèle à 100%.

Le succès du film tiendra aussi grâce à la qualité de l'interprétation. Laurent Laffite est extraordinaire dans un rôle grave dans lequel nous n'avons pas l'habitude de le voir. Mélanie Laurent est tout aussi brillante dans la pudeur, mais son rôle est plus discret, moins présent.

Boomerang peut être perçu comme un thriller familial. Nous sommes presque dans un huit clos familial oppressant, même si celui-ci se déroule entre Noirmoutier et Paris, et que des personnages secondaires interviennent. La tension monte dans tous les sens du terme : pour les spectateurs comme pour les protagonistes de la famille "intramuros", protagoniste d'ailleurs bien fouillé, juste ce qu'il faut pour tenir leur rôle dans cette famille qui préfère le bancal à la vérité depuis plus de 30 ans.

Le thème du film est assez universel. En effet, qui ne vit pas dans une famille qui n'ait de secret, de non-dit, qui ne communique pas, qui peine à montrer l'affection, qui va de maladresse en maladresse sans réaliser les dégâts de celles-ci.

Antoine, jeune quadra juste divorcé mène donc l'enquête sur la mort de sa mère, qui a toujours été présentée comme une noyade accidentelle. Les doutes qu'il a envers cette noyade l'obsèdent, le rendent irascible, irrationnel même pourrait-on dire. Par moment, le spectateur serait presque enclin à penser qu'il s'acharne pour pas grand-chose, car évidemment, on en vient à soupçonner un éventuel suicide, que pourrait-il s'être passé d'autre ? Mais Antoine a besoin de la vérité pour se construire réellement en tant qu'adulte, et père.

J'ai beaucoup aimé la relation qu'Antoine noue avec la jeune femme qui travaille à la morgue. Une relation jolie, délicate, pudique, émouvant tant elle est intelligente.

Par contre, j'ai constaté quelques raccourcis ou improbabilité relationnelles. En effet, en début de film, Antoine est au volant d'une voiture, sa soeur à côte de lui. Leurs échanges viennent d'être violents. Antoine accélère, sa soeur lui demande de ralentir. Il poursuit dans sa lancée et double n'importe comment, pour finir par faire 3 "jolis" tonneaux. Sa soeur sera grièvement blessée, suivront pour elle 3 mois de rééducation. Et le hic pour moi, c'est que jamais cet accident est réévoqué face à la caméra, comme si l'accident comme le comportement d'Antoine étaient anecdotiques. Personnellement, si l'on me faisait un coup pareil, pas sûr  que je sois aussi clémente.

Il n'empêche que lorsque le dénouement s'annonce, nos gorges se serrent et nous nous emplissons d'effroi. Car jamais, ô grand jamais, nous ne pouvions imaginer une telle horreur, et une telle hypocrisie familiale.

A noté que les scènes qui se déroulent à Noirmoutier donnent bien envie d'aller y passer quelques vacances !

 

 

PS : Par contre, ce qui est très perturbant, c'est qu'avec sa barbe, Laurent Laffite ressemble beaucoup à Ben Affleck !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Septembre 2015

Marguerite : Affiche

Film de Xavier Gianolli

Avec Catherine Frot, André Marcon, Michel Fau, Christa Théret, Denis Mpunga, Sylvain Dieuaide

 

 

Synopsis : Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.

 

 

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Mon humble avis : Quel plaisir de retrouver Catherine Frot sur grand écran, dans un rôle qui, une fois de plus, lui va à merveille !

Inspirée d'une histoire vraie, celle de Marguerite est on ne peut plus orginale et inédite. Les décors et l'atmosphère des années 20 sont parfaitement rendus. Y plane encore l'ombre de la Première Guerre Mondiale, on y trouve les clubs privés fréquentés par de riches hommes et leurs épouses désoeurvrées. Et là dedans, il y a Marguerite, qui semble bien en avance sur son temps, malgré les appararences trompeuses. Elle n'est pas si ingénue que cela ! Ce qui rend ce personnage plus complexe qu'il n'y parait, plus intéressant aussi, et touchant.

Oui, Marguerite m'a touchée car, comme elle, je chante faux comme une casserole, et depuis toujours, quand je chante, on me demande de me taire. Pour contrer cela, secrètement, lors de mon adolesence et même après, je me rêvais éveillé de devenir une grande chanteuse qui aurait rempli des Zénith. Rêve que je n'ai jamais mis à exécution et qui m'a quitté depuis pas mal d'années !

Marguerite est un film sur le mensonge et son poids qui s'accroit au fil des années, au point que ce mensonge devient obligatoire. C'est aussi un film sur l'hypocrisie de la haute société, et l'amour maladroit des proches qui pratiquent tous ce mensonge. Mais Marguerite prouve aussi qu'il faut aller au bout de ses rêves, même si dans cette histoire, Marguerite est bien aidée par sa richesse précunière. Enfin, la grande questio est : toute vérité est -elle bonne à dire, ou plutôt est elle utile à dire, si le mensonge ne nuit à personne. Doit on brandir le mensonge si son sujet fait plaisir à celui qui ne le reconnait pas, si cette fausse vérité rend bien vivant celui ci fait plaisir et rend ultra vivant et passionné, donne une raison de vivre. Une vérité peut couper l'herbe sous le pied alors qu'un demi mensonge teinté d'encouragement et de conseils peut donner une belle prairie.

Enfin bref, ce film est bien plus tragique que comique, car l'isolement et la solitude de Marguerite fait vraiment de la peine. Le film est réussi bien sûr, mais j'y ai déploré des longueurs, un côté confus par moment. Et il m'a manqué un petit quelque chose pour que Marguerite soit un grand spectacle de cinéma. Car j'ai eu l'impression d'assister à un biopic, sans rien de plus. J'ai passé un moment agréable, mais ne suis pas sortie en me disant : whaou, quel film !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Septembre 2015

Dheepan : Affiche

Film de Jacques Audiard,

Avec 

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Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

 

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Mon humble avis : Audiard, la Palme d'Or à Cannes, ma carte Pass... J'y vais.

Bon, veuillez m'excusez, je ne nommerais pas les acteurs par leurs noms et pour cause, ce sont des noms Sri Lankais... C'est d'ailleurs pour cela que sous l'affiche, je me suis contentée d'un "copier/coller" !

Alors le film ? Bon évidemment. Mais vraiment pas gai. Moi, cela m'a plutôt donné le cafard sur l'état d'une partie de la société Française : celles de certaines banlieues très chaudes, où j'ai la chance de ne pas vivre. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que le sujet principal - une "fausse" famille de migrants Sri Lankais tente de s'intégrer et de devenir une vraie famille - devienne secondaire devant cette violence urbaine qui occupe bientôt tout l'écran. Pour vraiment affronter son sujet, Audiard avait-il besoin de confronter ces migrants dans un contexte aussi extrême ? La situation dramatique des 3 migrants était suffisante, pas besoin d'y ajouter cette violence environnementale.

Même si la fin n'est pas vraiment surprenante (ben faudrait pas un suicide collectif à la sortie des salles), je ne serai pas aussi dithyrambique que certains magazine pour qui Dheepan est "un hymne à l'espérance". Ce n'est pas ce que j'ai vu. Ou alors de l'espérance peut-être, mais pour 3 personnes sur combien ?

Bien sûr, la mise en scène est parfaite, bien sûr, les comédiens sont excellents, surtout pour des non professionnels. C'est le cas de l'acteur qui joue Dheepan. D'ailleurs, il est très touchant dans son rôle. Le choc des cultures est flagrant, l'envie de s'intégrer aussi. Le courage et les conditions de vie de cette fausse famille ne laissent pas insensible, loin de là. 

La fausse mère n'a pas réussi à m'émouvoir, d'ailleurs, les émotions du début disparaissent derrière la guerre urbaine qui se déclenche. On a plus l'impression d'assister à un grand gâchis (pas cinématographique hein !), mais un grand gâchis sociétal.

Qui plus est, il m'a manqué des éléments de "la vie d'avant" de ces personnages Sri Lankais pour vraiment saisir leur nature, leur fuite, leur urgence.

En fait, je pense vraiment que j'aurais adoré l'histoire de ces 3 migrants dans un cadre différent.  Car ce cadre amène du spectaculaire là où le sujet méritait de la simplicité, de la sobriété pour être apprécié pleinement. Là, j'ai l'impression qu'Audiard a voulu traiter 2 sujets et que de ce fait, aucun des deux n'est approfondi. Dommage.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Septembre 2015

Une famille à louer : Affiche

Film de Jean-Pierre Améris

Avec Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Philippe Rebbot, Calixte Broizin-Doutaz, Pauline Serieys

 

 

Synopsis : Paul-André, la quarantaine, est un homme timide et plutôt introverti. Riche mais seul, il s'ennuie profondément et finit par conclure que ce dont il a besoin, c'est d'une famille ! Violette, quadragénaire pleine de peps, est menacée d'expulsion et a peur de perdre la garde de ses deux enfants. Paul-André propose alors un contrat en tout bien tout honneur pour louer sa famille contre le rachat de ses dettes. Pour le meilleur et pour le pire… 

 

 

 

Mon humble avis : Une famille à louer est une petite comédie familiale sympathique, pas désagréable à regarder, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Il m'est arrivé de pouffer de rire, mais jamais de grands éclats ni d'abdominaux mis à mal ! 

En fait, c'est mignon, c'esy frais et bien souvent touchant, mais il manque quelque chose pour que ce film soit une grande comédie. Un peu plus de surprises sans doute, de piquant et de fantaisie aussi. Disons que tout m'est paru un peu trop convenu. Bref, on est loin de la réussite totale que fut "les émotifs anonymes", du même réalisateur.

Certes, les acteurs servent le film à merveille. Poelvoorde est émouvant dans sa maladresse et sa solitude, comme il sait si bien le faire, ce n'est pas la première fois qu'il incarne ce genre de personnage. Virginie Efira illumine l'écran et apporte un sacré peps, tout comme les jeunes comédiens qui jouent ses enfants.

Si l'on observe bien, il y a des détails bien trouvés. Par exemple, en début de films, les ingrédients du petit déjeuner qui envahissent la table proviennent tous de distributeurs low cost. Et sur la fin, ce sont des célèbres marquent qui remplacent le "pas cher".

Bien sûr, ce film a un très bon fond et démontre la difficile cohabitation entre des classes d'origines socioculturelles différentes. Mais surtout, une famille à louer prouve une fois de plus que l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il peut y contribuer !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Août 2015

Nos futurs : Affiche

Film de Rémy Bezançon

Avec Pio Marmai, Pierre Rochefort, Mélanie Bernier

 

 

Synopsis : Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs… 

 

 

Mon humble avis : Ce film serait presque à voir deux fois, pour que la deuxième soit éclairée par cette fin si inattendue, qui explique tout (ou presque... le presque, ce sont quelques maladresses dénichées deci-delà, mais quasiment invisibles), et sert la gorge.

Un film que l'on regarde donc au premier degré pendant 1h30, et que l'on repense au 2ème degré qui est en fait le 1er degré camouflé. (vous me suivez là ?!) C'est cette fin justement qui fait de "Nos futurs" un film différent, qui n'est pas un énième film nostalgie qu'avons-nous fait de nos 20 ans, que sommes-nous devenus, le temps passe etc...

La première lecture de ce film m'a beaucoup plu, sans doute aussi parce que je suis dans un âge où l'on regarde le passé avec regret ou joie, où l'on revoit de vieilles connaissances et que s'établit alors l'heure des bilans : qui a réussi, qui galère, qui est heureux, malheureux, que nous reste-t-il en commun après toutes ces années. L'amitié est-elle faite de souvenirs ou de points communs contemporain.

Ici, nous avons Tomas qui a bugué sur ses 18 ans. Un éternel adulescent, voire adolescent tout court. Rien n'a changé dans sa vie.

Yann est devenu un homme d'affaire, plutôt ténébreux. Une zone d'ombre le poursuit, comme un trauma jamais digéré. L'un est resté gamin, l'autre a vieilli prématurément. Ensemble, ils partent sur les routes pour retrouver leurs copains de terminale et préparer une fiesta comme avant. Et nous les suivons le coeur joyeux, entre la jubilation des bonnes répliques et l'émotion contenue, mais pas étalée comme de la confiture.

Au final, n'a pas bugué sur ses 18 ans celui que l'on croit, puisque Rémy Bezançon réussit à surprendre totalement le spectateur par le dénouement. Sans celui-ci, on aurait une comédie faussement légère qui donne la banane avec une sauce mélancolie que chacun peut arranger avec ses propres souvenirs. Avec ce dénouement, on sort le coeur et la gorge serrés.

A noter que les deux comédiens qui portent le film forment un excellent duo qui fonctionne à merveille.

Un beau film, même si l'on n'atteint pas la perfection et la finesse "du premier jour du reste de ta vie"

 

Attention, spoiler, donc uniquement pour ceux qui ont déjà vu le film et pourraient répondre à ma question : que vient faire le coup de fil de Yann et le visite en fin de film. Ce n'est pas logique vu ce que l'on vient d'apprendre non ?

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Août 2015

Les Chaises musicales : Affiche

Film de Marie Belhomme

Avec Isabelle Carré, Philippe Rebbot et Carmen Maura

 

 

Synopsis : Perrine est une musicienne presque professionnelle. Elle vit seule et anime des goûters d’anniversaires, ou les gâche, c’est selon. Par accident, elle fait tomber un homme dans la benne d’une déchèterie. L’inconnu est dans le coma, mais Perrine est prête à tout pour qu’il se réveille. Elle s’immisce dans sa vie pour le découvrir, mais profite aussi de l’occasion pour lui emprunter son boulot, son appartement, son chien… Mais surtout, elle tombe amoureuse… 

 

 

Mon humble avis : C'est un film gentil, charmant, mignon, propret. Pas désagréable pour un sous mais qui ne me rend pas ultra enthousiaste non plus.

Déjà, certaines contradictions m'ont embêtée...  Qu'un hopital, avec l'identité d'un patient ne parviennent pas à trouver le moindre proche alors que ce patient lui même n'est ni marginal ni isolé socialement... Bof

Qu'un chien puisse rester "oublié" plusieurs jours dans un appart et que l'appart ne soit pas souillé par le même chien... Bof. Bref, moult détails comme cela m'ont titillée et quand je suis titillée, c'est que le film ne m'emprisonne pas.

J'ignorais que la réalisatrice est Rennaise. Ce qui explique que ce film ait été tourné à Rennes et dans les environs Rennais. Ceci est forcément un plus pour les spectateurs résidants dans cette région.

Certains passages sont franchement originaux et bien trouvés, comme l'affichage dans la rue des compétences de Perrine, qui annonce tout de suite le caractère de l'héroine du film. De même, j'ai bien aimé la relation qui unit Perrine à son épicier.
Rien à reprocher aux comédiens du film qui emplissent parfaitement le cahier des charges. mais une fois de plus , c'est aussi là que le bât blesse pour moi au niveau d'Isabelle Carré. J'aime beaucoup cette actrice, elle excelle dans ses rôles, mais voilà, ce sont toujours les mêmes rôles : femme effacée, sans confiance, gaffeuse, timide, nunuche. En fait, j'adorerais la voir dans un rôle super fort ou à contre emploi, comme celui d'une méga méchante par exemple !

Les chaises musicales sont donc une petite comédie romantique gentillette, sans surprise scénaristique, qui distraie mais c'est tout.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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