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Publié le 22 Juin 2015

 

La Résistance de l'air : Affiche

Film de Fred Grivois

Avec Reda Kateb, Ludivine Sagnier, Johan Heldenbergh, Tchéky Karyo

 

 

Synopsis : Champion de tir au fusil, Vincent mène une vie tranquille entre sa femme et sa fille. Jusqu’au jour où des problèmes d’argent l’obligent à remettre en cause ses projets et menacent l’équilibre de sa famille.
Une rencontre au stand de tir avec Renaud, personnage aussi séduisant qu'énigmatique, lui promet une issue grâce à un contrat un peu particulier. Dès lors, Vincent met le doigt dans un engrenage des plus dangereux…

 

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Mon humble avis : Nous étions 6 potes à aller voir ce film. Trois ont détesté, trois ont globalement aimé. Je fais partie du 2ème groupe !

La bande annonce semble "annoncer" un film qui bouge sacrément. Et ce n'est pas le cas. L'intrigue est assez longue à se mettre en place, ce qui a provoqué l'ennui d'une partie de notre groupe. Disons que c'est plus un film sombre qu'un réel thriller, même si, à la fin, la tension monte sacrément au fur et à mesure que le piège se referme sur Vincent.

Mais l'évolution du personnage de Vincent est intéressante. De mari, homme et fils plutôt effacé et complaisant, il devient un tueur à gage. Nous voyons donc son étonnement à accuser le coup, la découverte qu'il fait de lui même, une certaine violence qui se révèle en lui, malgré son calme plutôt olympien exigé par sa passion : le tir à 300 mètres. Et puis, il y a le cas de conscience de trop, et voilà, c'est l'engrenage vers l'infernal.

Son épouse découvre aussi son mari sous un autre jour.

Les acteurs sont tout à fait convaincants, et Tchéky Karyo est aussi méconnaissable que détestable, malgré l'empathie que son état devrait générer. Reda Kateb est grandiose et porte royalement le film.

Il règne une atmosphère plutôt malsaine dans ce film qui ne met pas vraiment à l'aise. Avec la crise économique, nous avons un (anti) héro qui se révèle prêt à tout pour solutionner tous ses problèmes d'un coup. Le réalisme social de ce film est incontestable. Des gens normaux qui mènent une vie normale mais qui ne s'en sortent pas.

J'ai apprécié le découpage séquences de ce film. Mais il manque du rythme, un peu plus d'action et un impact plus fort pour le rendre innoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Juin 2015

Comme un avion : Affiche

Film de Bruno Podalydès

Avec Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui

 

 

Synopsis : Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux… 

 

 

 

Mon humble avis : Méfiez vous des palindromes... Certains pourraient changer le cours de votre vie, et vous amener à suivre le cours d'une rivière !

J'ai adoré ce film au faussement léger, aérien, décalé (tant dans les personnages que dans certains dialogues et situations). Bref, il se dégage de "Comme un avion" un charme délicieux et délicat. Il y a dans ce film autant de mélancolie que de fantaisie et d'onirisme.

On flotte, on se laisse porter, on fait des allers retours avec Michel, on plane parfois aussi tant l'environnement et les décors incitent à bucoliser. Et surtout, on rit beaucoup.

Un feel good movie qui donne le sourire, servi par des comédiens tous en harmonie. On plonge dans un autre monde qui n'est pas si loin... et qui confirme le dicton ; l'aventure, l'inconnue, le changement et le dépaysement ne sont pas forcément au bout du monde. Un autre dicton trouve ici toute sa splendeur : ce n'est pas le destination qui compte, mais le chemin emprunté. Car parfois, la destination se trouve en cours de route, en cours de chemin et ici, en cours de cours d'eau !

La destination du  film, c'est les bonheurs simples dont celui de se réaliser, de transformer un rêve en une autre réalité et de se trouver soi même. La destination peut se révéler être une renaissance, un nouveau départ !

Un film où il ne pleut que la nuit (ça fait du bien ces temps ci !) aussi burlesque que bucolique et tout à fait enchanteur, que je vous conseille donc sans retenue.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Juin 2015

On voulait tout casser : Affiche

Film de Philippe Guillard

Avec Kad Merad, Benoît Magimel, Charles Berling

 

Synopsis : Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves... Où sont passés leurs 20 ans... Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser. 

 

 

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Mon humble avis : Etrange est l'impression que donne ce film. Il est truffé de bons petits moments et pourtant, dans son ensemble, j'ai eu l'impression que la mayonnaise ne prenait pas, qu'il manquait quelque chose. Bref, même si le film est loin d'être désagréable, j'en suis sortie comme déçue.

Déja, "On voulait tout casser" manque d'originalité. Il m'a fait l'effet d'un énième film de bande de potes sans rien apporter de nouveau. Donc sensation de "déjà vu".

Le casting... ressemble fort à celui d'une émission de téléréalité, comme s'il fallait que chaque personnage soit calibré sur des critères précis : il y a le "jeune glandeur", le sage, le révolté, l'abruti, le fort en bras. Bref, rien qui, dans le caractère, le style de vie ou les centres d'intérêts ne semble réunir ces copains, dont l'amitié m'est parue improbable, comme construite juste pour le scénario, qui s'en retrouve donc fragilisé. Les 5 hommes sont sensés être amis depuis 30 ans, sauf que physiquement dans le film, on voit un écart de génération confirmé par la différence d'âge des comédiens. Magimel a 41 ans et Berling 57... Je ne pense pas que dans le film, Berling soit devenu grand poteau avec un gamin de 11 ans...

Sans compter qu'il ne faut pas compter sur trop d'effet de surprise, la caméra insistant trop sur certains détails annonçant ainsi en grande pompe ce qui pourrait être un rebondissement.

Cependant, de bonnes répliques provoquent de bons rires et pour mes ami(e)s grands lecteurs, un passage en librairie par l'un de personnage est mémorable. Et oui, certains achètent des livres au mètre... Je voudrais 13.75 mètres de livres s'il vous plait.

Si je note autant de "défauts" c'est que le film me convainc pas et que je suis alors toute ouïe pour la bande orginale qui est, elle, délicieuse.

Pour conclure, un film pas désagréable, mais rien de plus.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Juin 2015

La Loi du Marché : Affiche

Film de Stéphane Brizé

Avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine de Mirbeck

 

 

Synopsis : À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ? 

 

 

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Mon humble avis : Si Vincent Lindon n'avait pas reçu le Prix d'interprêtation à Cannes, et ne m'avait émue lors de son interview télé, je ne serais pas allée voir si film, qui me change si peut de mon ordinaire. Puis qu'étant au chômage, je subis de plein fouet cette épouvantable loi du marché, contre laquelle tout le monde s'insurge, mais sans pour autant changer de comportement.

Comme l'a titré Libération il me semble, ce film fait du chômage une super star, qui attire les foules dans les salles de cinéma. Le monde est curieux tout de même. Une bonne petite comédie divertissante peut passer inaperçue, alors qu'un film on ne peut plus réaliste fait le plein. Enfin, bon, c'est ainsi.

Quid du film ? Ultra réaliste, ultra brutale dans les situations décrites, la vie de 3.5 millions de français en quelque sorte.

Sauf qu'ici, le réalisateur a ajouté une dose de pathos qui n'était sans doute pas obligatoire pour que ce film soit remuant et frappant. En effet, Thierry, le chômeur quinca en fin de droits du films est aussi le père d'un garçon lourdement handicapé. Certes, cela permet des passages particulièrement touchant entre le père et le fils. Mais cela fait un peu too much.

La réalisation empreinte quelques raccourcis. Dommage. On quitte Thierry dans une réunion collective Pôle Emploi et l'image d'après, on le retrouve en costume et en poste dans une grande surface. Que c'est-il passé entre les deux ? On peut l'imaginer bien sûr, mais j'aurais aimé le voir, pour suivre le cursus de A à Z.

La première partie du film est consacrée à la recherche d'emploi et ses déboires, la deuxième aux premiers temps de Thierry dans son nouveau boulot. De ce fait, la naissance et l'explosion de son nouveau dilemme sont un peu rapide, pour aboutir à une fin abrupte, qui laisse sur la faim.

Je tire des flèches, pour expliquer mes 3 étoiles et non mes 4 étoiles possibles. Mais il faut avouer que ce film est nécessaire. C'est un film sur la crise, sur le chômage, sur la désillusion. Sur le plus fort qui est prêt à fondre sur le plus faible. Sur un monde qui ne tourne plus rond. Sur une société qui impose à un manutentionnaire des entretiens d'embauche, une présentation et une motivation digne d'un cardre achi supérieur qui toucherait 5000 € par mois.

C'est un film aussi sur la débrouille, qui pousse à commettre l'irréparrable pour quelques euros supplémentaires en fin de mois. C'est un film sur la brutalité des rapports humains en 2015. Et pourtant, pas une goutte de sang, pas un flingue dans ce film, juste une réalité parfaitement décrite. C'est aussi un film sur les gens que la société rejette, mais est prête à réintégrer sitôt qu'elle sent qu'elle peut l'exploiter jusqu'au trognon. (les mésaventures bancaires de Thierry sont hallucinantes, il faut presque se pincer pour y croire.)

Et il y a Vincent Lindon, qui mérite son prix tant pour ce rôle que pour sa carrière. Car l'une des forces de Vincent Lindon, c'est de donner la parole, à travers lui, à Monsieur Tout le monde.

C'est comme ci ce prix d'interprêtation à Cannes de Vincent Lindon revenait à tous ces gens, chômeurs ou en situation précaire, qui se battent pour garder la tête haute, malgré la conjoncture, malgré ce qu'en pensent certains élus, malgré la vie qui ne fait pas de cadeaux.

Donc, merci Monsieur Lindon, et bravo !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Mai 2015

 

Un peu, beaucoup, aveuglément : Affiche

Film de Clovis Cornillac

Avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesne

 

Synopsis : Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir... 

 

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Mon humble avis : Si je récompense ce film de mes 4 étoiles, ce n'est pas parce que je pense que c'est le film de l'année. Je sais bien qu'il est des films plus grandioses etc. Mais "Un peu, beaucoup, aveuglement" remplit parfaitement son office de comédie romantique ! Oui, dans le genre comédie romantique, ce film est tout simplement génial. Romantique off course, frais, divertissant, très drôle, pur, charmant, touchant et mimi tout plein. Pas de vulgarité, juste un bain de fraicheur même si l'on sort très peu des deux appartements contigus parisien.

L'idée est originale, même si elle n'est pas sans rappeler un certain livre/film avec Sophie Marceau et Vincent Perez : Fanfan. Dans le sens où la conception de l'Amour comporte une cloison.

Mais le traitement du sujet est bien différent, et truffé de bonnes trouvailles amusante, telle que les "chaussures éponges" que porte Clovis Cornillac. Les deux protagonistes, en début de film, ne sont pas à court d'imagination pour pourrir la vie de leur voisin !

Et puis, tous les deux vont s'adoucir et leur relation devient vraiment choupinette ! Les répliques font mouche bien sûr, étant tout de même la base de toute comédie qui le vaut bien !

Clovis Cornillac, qui signe ici son premier film, excelle, comme d'habitude, en personnage bourru, reclus même, qui se laisse apprivoiser par Machine. Machine, c'est donc la voisine, qui l'appelle Machin. Jamais les prénoms des personnages ne sera révélé, ni même dans le générique de fin.

Mélanie Bernier révèle ici son fort potentiel comique dans le personnage rigide de Machine, qui va se libérer du chignon grâce à son irascible voisin !

Enfin, Lilou Fogli, alias Madame Cornillac à la ville et à l'origine du scénario, est pétillante de légèreté et de fantaisie.

Bref, un film anti morosité qui offre 1h30 de pur bonheur, à aller voir... aveuglément !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Mai 2015

 

Connasse, Princesse des coeurs : Affiche

Film d'Eloïse Lang & Noémie Saglio

Avec Camille Cottin

 

Synopsis : Camilla, 30 ans, Connasse née, se rend compte qu'elle n'a pas la vie qu'elle mérite et décide que le seul destin à sa hauteur est celui d'une altesse royale. 

 

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Mon humble avis : Ce film est franchement divertissant et délirant, au sens propre du terme. Ceux qui connaissent la mini série éponyme de Canal + retrouveront avec plaisir leur connasse préférée, dans des péripéties qui la mènent aux portes de Buckingham Palace.

Pour moi qui n'ai pas Canal, ce fut une découverte totale.

Camilla est une Connasse puissance mille, sauf qu'elle ne le sait pas. Elle abhorre la médiocrité, donc seul un prince sera digne d'elle. C'est décidé, Camilla veut pécho le Prince Harry.

Nous accompagnons la Connasse jusqu'à Londres où elle ne nous épargnera rien. Non contente d'être une Connasse, Camilla est aussi effrontée, sans gêne, sans peur et sans reproche, irrespectueuse à souhait, insolente, cynique et grossière quand ça lui plait. Elle ne manque pas d'idées plus ou moins "fines" pour atteindre son but.

Elle est tellement Connasse qu'on s'étonne qu'elle ne se prenne pas plus de baffes ou de poings dans la gueule. Tout cela donne lieu a de multiples saynettes hilarantes, "chocking" ou juste drôles, ce qui n'est déjà pas mal.

Il flotte aussi dans ce film comme un air de Sexe and the city.

Mais ce qui fait toute l'originalité de Connasse, princesse des coeurs, c'est que ce film a été tourné presque entièrement en caméra cachée. De ce fait, seule Camille Cottin est comédienne professionnelle. Les autres personnages qui apparaissent à l'écran, les victimes de la Connasse, deviennent acteur à l'insu de leur plein gré, sans le savoir. Ils auraient pu être vous ou moi, si nous avions croisé le chemin de la Connasse. Les réactions sont donc très drôles, sauf que c'est souvent frustrant de ne pas voir la suite, à savoir lorsque la surpercherie leur est révélée afin - 1 qu'ils se calment -2 qu'ils signent un contrat acceptant l'utilisation de leur droit à l'image. Certes, le générique de fin nous offre un peu de making off, mais pas assez. Oui, c'est frustrant.

Mais qui dit caméra cachée ne dit pas free style. Le scripte était écrit, tout comme les dialogues. Camille Cottin connaissaient ses répliques, qui étaient multpliées à l'avance pour correspondre avec les réactions des victimes de la caméra cachée.

A savoir que la comédienne Camille Cottin est désormais interdite d'approche de tous lieux monarchiques en Angleterre ! En tout cas, la folie totale de cette Connasse est vraiment sympa a fréquenter le temps d'un film ! Avec elle, c'est NO LIMIT !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Avril 2015

 

Pourquoi j'ai pas mangé mon père : Affiche

Film de Jamel Debbouze

Avec Jamel Debbouze, Mélissa Theuriaud, Arié Elmaleh, Louis de Funès !

 

 

Synopsis : A partir de 6 ans

L’histoire trépidante d’Édouard, fils aîné du roi des simiens, qui, considéré à sa naissance comme trop malingre, est rejeté par sa tribu. Il grandit loin d’eux, auprès de son ami Ian, et, incroyablement ingénieux, il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir. Généreux, il veut tout partager, révolutionne l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père. 

 

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Mon humble avis : Après moulte péripéties, j'ai enfin réussi à voir ce film, et heureusement, car j'ai vraiment adoré... grâce à mon âme d'enfant qui s'émerveille du merveilleux !

Déjà Pourquoi j'ai pas mangé mon père est une performance technique... puisque c'est le premier film tourné en Europe en utilisant la performance-capture. (Des capteurs sont posés sur les comédiens qui joue le rôle, et le résultat de ces capteurs est ensuite inséré dans les personnages numériques. Il y a donc de vrais acteurs derrière cela).

Ce film est l'adaption libre et drôle du best seller "pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis (que je n'ai toujours pas lu...)

Je me suis délectée de l'histoire, et de la "mignonitude" de la mise en scène,  du scénario, des dialogues. Pour être honnête, un adulte sans âme d'enfant et n'étant pas fan de Debouzze n'appréciera peut-être pas la séance. Car la Jamel's touch est partout présente... pour mon grand plaisir (je suis fan), et celui de mes ziggomatiques. Les enfants se régaleront, car c'est vraiment choupinoux, même si les plus jeunes ne réaliseront peut-être pas la super leçon de 'pré'Histoire qui se déroule devant eux. Par contre, avec l'explication des parents, les petiots en garderont en bien meilleur et marquant souvenir qu'avec n'importe quel manuel scolaire ! Par contre, si vous élevez vos enfants dans le créationnisme, le film ira à contre courrant de votre éducation.

Edouard, le héro est vraiment attachant ! Avec lui, je me suis amusée de suivre les premières évolutions de l'Homme qui deviendra plus tard le sapiens sapiens. Edouard se dresse sur ses jambes et découvre un nouveau moyen de transport : les pieds. Puis il découvre le feu, la chasse, la cueillette, les cavernes, l'ensevelissement des défunts, l'animal domestique, la vie en communauté, l'amour, la guerre, les migrations, l'espoir, le tout avec beaucoup d'humeur, d'autodérision, de références actuelles donc anachroniques qui font bien rire les adultes. Un film donc pour tout le monde !

A noté, la technologie et les performances d'un comédien ont permi de créer un personnage avec les traits, la voix et les mimics de Louis de Funès.

Mon seul petit reproche : les personnages, souvent surexités, crient un peu trop !

Je ne sais pas, peut-être qu'il y aura une suite qui pourrait s'intituler ; j'ai mangé pour père pour un I.pad un Iphone et un Ipod, qui montrerait bien la petitesse de nos découvertes qui sont désormais bien loin des besoins primaires de l'époque de l'Homme singe !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Avril 2015

 

En équilibre : Affiche

Film de Denis Dercourt

Avec Albert Dupontel, Cécile de France, Marie Bäumer, Patrick Mille

 

 

Synopsis : Marc est cascadeur équestre. Un grave accident sur un tournage lui faire perdre tout espoir de remonter un jour à cheval. Florence est chargée par la compagnie d'assurances de s'occuper du dossier de cet homme brisé. Cette brève rencontre va bouleverser leurs équilibres... 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film, vu il y a déja une bonne semaine en avant première, en présence de Denis Dercourt et Cécile de France.

En vrac, de très bons arguments d'aller voir ce film... Albert Dupontel, d'une force bluffante une fois de plus. Il ne laisse jamais indifférent, il occupe l'écran, il l'agrandit même. C'est lui qui a effectué toutes les cascades équestres.

Cécile de France, toute en grâce, finesse et subtilité. Elle a appris le piano pour interprêté son rôle, c'est donc elle qui joue les magnifiques passages de piano.

Les images, superbes ! Que ce soient celles d'un cheval au galop sur une plage bretonne, celles tournées dans un box, dans un manège. La proximité des êtres et de l'animal, le tête à tête.

Les couleurs : du vert flamboyant, du bleu azur, le beige du sable.

Le sujet... inspiré d'une histoire vécue. Le synopsis pourrait laisser craindre des flots de larmes, de rage, de colère... Il n'en n'est rien. Pas l'ombre d'un pathos ni d'une pitié, que se soit de la part du réaliseur ou des personnages. Le sourire se dessine et s'agrandit sur nos lèvres au fil du film.

C'est l'histoire d'un combat contre l'injustice de la vie. C'est la passion, c'est l'homme qui ne s'abandonne pas dans l'amertume, mais au contraire, se bat et met tout en place pour vivre le plus possible comme avant, pour remonter à cheval. Cet homme cloué dans un fauteuil va bousculer Florence, enlisée dans une vie de réussite à l'opposé de ses aspirations d'origine.

En équilibre est un film classe, sobre, qui interroge sur les choix que la vie nous impose ou non dans la vie : fait on ce que l'on veut, ce que l'on peut, ou trouve t'on un équilibre entre les deux ?

 

 

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Avril 2015

Les Châteaux de sable : Affiche

Film d'Olivier JAHAN

Avec Emma de Caunes, Yannick Renier, Jeanne Rosa, Alain Chamfort

 

 

Synopsis : Éléonore, la trentaine, vient de perdre son père. Il lui a légué sa maison en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Elle est photographe, a connu un certain succès mais les affaires ne marchent plus comme avant. Il faut absolument qu’elle vende cette maison.
Elle s’y rend avec Samuel, son ancien compagnon dont elle s’est séparée il y a quelque temps, parce qu’elle ne se sent pas d’aller seule dans cette maison où elle n’est pas retournée depuis la mort de son père. Mais elle joue avec le feu - car elle sait bien que leur relation ne s’est pas franchement apaisée, même si elle a eu depuis quelques aventures et que Samuel vit à présent avec Laure. Claire Andrieux, l’agent immobilier, s’est occupée d’organiser des visites durant les deux jours où Éléonore et Samuel vont rester dans la maison.
 

 

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Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film intimiste, qui se déroule presque en huit clos. Cependant, j'avoue que je suis dubitative quant au postulat de départ. En effet, si mon amoureux m'annonçait partir en Week End avec son ex, même pour les meilleures raisons du monde, je dirais "Ok, mais je t'accompagne" ! Or ici, la jolie Laure laisse partir son beau Samuel avec la décomplexée ex Eléonore... Bon passons.

C'est la bande annonce qui m'a attirée vers ce film. On n'y voyait de beaux paysages bretons, notamment sous la forme de clichés photos. En fait, presque tous ces paysages sont montrés dans la bande annonce. Le film ne révèle pas beaucoup plus des Côtes d'Armor, car il se déroule surtout à l'intérieur de la maison dont Eléonore vient d'hériter de son père défunt. Dans la maison, sur la terrasse, dans le jardin.

Il n'empêche que le charme discret de ces Châteaux de sable m'a touchée. Les personnages sont intéressants, bien creusés et évidemment bien interprêtés. Quel plaisir de retrouver Emma de Caunes sur le grand écran ! Le personnage de Claire, la jeune agent immobiliaire, m'a particulièrement parlé. Gaffeuse, voulant bien faire, enthousiaste mais toujours un peu à côté de la plaque. Mais sa méthode fonctionne. Un peu perdante aussi, elle se motive elle même tous les matins. Tous les jours ou presque, un train passe dans sa vie, mais elle n'y monte jamais. Elle se retrouve toujours "là", à reprendre courage.

Et puis il y a aussi la "belle mère" qui n'a jamais été aussi importante que la "mère" aux yeux du "père" pour être présentée à la "fille". Elle a aimé discrètement, secrètement mais follement.

La réalisation m'a bien plu aussi. Il y a une voix off narratrice (presque comme dans un livre) qui nous invite à observer les personnages, qui nous en dit plus que ce que ceux ci veulent bien avouer. Sauf que, parfois, ces mêmes personnages s'arrêtent face à la caméra et s'expriment, devenant narrateurs à leur tour. J'ai trouvé le procédé original.

Les châteaux de sable... il est question de deuil, d'amour, d'Oedipe, de passion, de rancune. De passage...

Le titre du film vient d'une chanson de Brassens. Les chateaux de sable sont construits, détruits, reconstruits... fragiles.

Un beau film, plaisant, atmosphérique... Un film français, avec ce qui va avec... dont la subtilité !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mars 2015

The Voices : Affiche

Film de Marjane Satrapi

Avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments... 

 

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Mon humble avis : Un thriller et une comédie dans le même film ? Si si, c'est possible, avec The Voices !  Pris au premier degré, ce film est on ne peut plus tragique et thrillant, mais la mise en scène originale en fait une comédie bien drôle et originale. En fait, tout dépend si l'on voit se film a travers le regard de Jerry qui prendrait gentiment ses médicaments mais qui, du coup, voit le monde qui l'entoure et sa vie tels qu'ils sont... Où s'il ne prend pas ses médocs et alors, il voit la vie en rose, c'est le cas de le dire.

Jerry entend des voix. Pas n'importe lesquelles... Celle de son chien, toujours arrangeante, et celle de son chat, plutôt dangereuse, qui le pousserait bien à tuer un peu plus.

C'est la dualité du personnage de Jerry qui transparait à travers ces deux voix. On peut penser que Jerry serait atteint de schizophrénie majeure, depuis son départ pas facile dans la vie, à l'époque de son enfance. Bref, notre brave Jerry porte de lourds bagages.

Il y a deux ou 3 scènes difficiles, certains moments très thrillants et d'autres hilarants ! J'ai adoré les dialogues entre chien et chat, qui représente bien les caractères de chaque espèce. "Etouffe toi avec tes boules de poils" dit le chien !

Bref, c'est un film qui ose le délire et qui sort des habituels films où les animaux parlent et qui sont le plus souvent, des comédies un peu basiques et faciles. un mélange des genres aussi, puisque l'on approche par moment de l'horreur, mais le tout, plus en parodie qu'en réel objecif. Bref, un exercice de style franchement originale, qui scotche au siège et distrait bien aussi.

En rentrant chez moi, j'étais rassurée. Certes, je parles à mes chats, mais ils ne me répondent pas (encore) oralement !

 

 

 

 

Un homme idéal : Affiche

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon

 

Synopsis : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

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Mon humble avis : Et bien l'Homme idéal est glaçant de machiavelisme ! Donc mieux vaut un homme moins idéal !

Après Yves Saint Laurent, Pierre Niney brille tout autant dans la peau d'un homme vivant dans l'angoisse d'être démasqué dans son imposture. Plus son angoisse grandit, plus l'atmosphère du film devient lourde et stressante.

Ce Matthieu, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession, devient de plus en plus calculateur et sans état d'âme. On serait prêt à lui pardonner son premier pêché, presque humain... mais la suite.... oh que non.

Heureusement, la fin, grandiose, montre bien qu'aucun crime ne peut-être impuni. Si ce n'est pas par la loi, ce sera par la vie !

Maintenant, le reproche que j'adresserai à ce film et que la spirale infernale dans laquelle tombe Matthieu Vasseur fait un peu preuve de facilités scénaristiques et de "comme par hasard". De même, ce qu'il advient du zodiac (voir le film pour se poser la question) que Vasseur empreinte et abandonne en pleine nuit et mer... Personne ne sait, mais personne ne s'étonne, ne s'interroge, ni semble en remarquer l'absence logique au ponton.

Il reste que ce film se regarde bien, que l'ambiance est étouffante, notamment dans l'aspect huit clos ensoleillé et qu'il confirme le talent d'un acteur dont on n'a pas fini d'entendre parler, et qui mérite bien son récent César !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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