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Publié le 14 Février 2015

Papa ou maman : Affiche

Comédie de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux

 

 

 

Synopsis : Florence et Vincent Leroy ont tout réussi. Leurs métiers, leur mariage, leurs enfants. Et aujourd’hui, c’est leur divorce qu’ils veulent réussir. Mais quand ils reçoivent simultanément la promotion dont ils ont toujours rêvée, leur vie de couple vire au cauchemar. Dès lors, plus de quartier, les ex-époux modèles se déclarent la guerre : et ils vont tout faire pour NE PAS avoir la garde des enfants

 

 

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Mon humble avis : En ce jour de la St Valentin, parlons d'un film sur le divorce. Soyons à contre courant, comme l'est Papa ou Maman. Le plus souvent, lors d'un divorce, les futurs ex époux se battent pour obtenir la garde des enfants. Ici, c'est le contraire. Alors tous les coups bas sont permis, et comme dans tout divorce, les enfants en sont les premières victimes. Bien sûr, comme c'est une comédie, tout est exagéré. Martin Bourboulon montre l'inverse pour démontrer la réalité.

Les réparties sont succulentes, les acteurs s'en donnent à coeur joie. De mon côté, j'adore Marina Foïs. Elle a pour moi une diction reconnaissable entre mille. Un peu comme Catherine Frot, il suffit qu'elle se mette à parler pour me faire rire, même si les propos ne sont pas forcément drôle. 

Ce film est franchement divertissent et résolument décomplexé et s'amuse à être bien politiquement incorrecte. Donc un film on ne peut plus inhabituel !

Mais je pensais rire un peu plus et sur la fin, j'ai eu une impression de too much là où un peu plus de finesse aurait pu rendre le film encore plus méchant !

Mais cette comédie reste de très bonne facture, et à ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Janvier 2015

Les Souvenirs : Affiche

Avec Annie Cordy, Michel Blanc, Matthieu Spinosi et Chantal Lauby

 

Synopsis : Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…

 

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Mon humble avis : Quel film magnifique ! Pas de grands effets, juste de la douceur, de la subtilité, de la justesse, de la fantaisie et le tout, bien sûr, sur un matelas de cruauté. Parce que la vie est cruelle. Elle vous impose la retraite, elle vous impose la vieillesse, la perte des proches, et le régence de vos proches. Car il vient un âge où se sont les autres qui décident pour vous, et pense que le mieux pour vous (et pour leur tranquilité, de bonne foi tout de même), c'est la maison de retraite. Bref, s'il fallait réunir les sujets du film en un seul, ce serait : "le passage à l'étape suivante".

Alors, pour surfer sur ces sujets sensibles et néanmoins donner la banane aux spectateurs, leur remplir le coeur de belles émotions sans les conduire aux larmes, et bien il faut la fantaisie de David Foenkinos et la délicatesse de Jean Paul Rouve réunies. Ils dédramatise le drame sans le sous-estimer, sans lui manquer de respect. J'adore ces deux hommes, tant par leurs oeuvres que par l'image qu'ils offrent au public, alors, bien entendu, ce film était incontournable pour moi, et j'espère qu'il le sera aussi pour vous.

J'ai lu le livre "Les souvenirs" de Foenkinos dont ce film est l'adaptation il y a déjà 3 ans et j'ai l'impression que c'était hier. Et je peux vous dire que le film est très fidèle au roman (malgré quelques ajouts et quelques coupes) Normal en même temps, puisque Foenkinos a participé à l'écriture du scénario.

Le film de serait rien sans les comédiens, qui sont tous extraordinaires. Mention spéciale pour Annie Cordy qui est bouleversante et pour Matthieu Spinosi qui est, comment dire, lumineux ! Quelque part, il me fait penser à Guillaume Canet à ses débuts. Pourvu qu'une aussi belle carrière l'attende. Mais pour l'instant, je parirais bien sur un César pour Annie Cordy.

Bien sûr, comme lors de la lecture du bouquin, ce film réveille en moi un regret personnel, celui de ne pas avoir partagé de telles relations avec mes grand-mères, mais bon, cela fait belle lurette qu'il est trop tard pour bien faire.

Quant à vous, filez vite fait au ciné !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Janvier 2015

L’ Affaire SK1 : Affiche

Avec Raphaël Personnaz, Olivier Gourmet, Nathalie Baye

 

Synopis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il traque, pendant une décennie, l'un des sérial killers français les plus connus : Guy Georges, "le tueur de l'Est parisien".

 

 

Mon humble avis  : Même si on ne va pas voir ce film pour se divertir, tout de même, le tout début fout un coup au coeur car : Au 36 quai des Orfèvres, les flics portent des pseudos...Et le chef de section décide que le pseudo de Franck sera... Charlie (car Charles... Magne...). Et quand votre séance ciné est juste avant le grand rassemblement du 11 janvier... Hum, hum.

Ce film retrace les dix ans d'enquête qui aboutirent à l'arrestation, puis au procès de Guy Georges. En ce sens, il est forcément passionnant, captivant, et quelque part aussi, horrifiant, même si aucune agression n'est filmée. Nous n'avons à supporter "que" les scènes de crime.

Ce qui est horrifiant, ce sont les lenteurs de l'administration et des procédures sur lesquelles butent l'équipe en charge des enquêtes. Ce qui est horrifiant, c'est que, même face à un sérial killer, certains policiers se mènent une guéguerre et refusent le partage des infos. Ce qui est horrifiant, c'est le manque de moyen de la police de l'époque. L'équipe de la Crime que nous suivons a eu son premier PC juste deux ans avant moi ! Ce qui est horrifiant, c'est de constater à quel point cette enquête obsède les flics au point de les amener à négliger leur propre vie. Ce qui est horrifiant, c'est d'entendre les propos de Guy Georges lors de sa déposition : "Quand je sortirai de prison, je recommencerai, parce que c'est plus fort que moi, c'est un besoin"

Ensuite, il y a ce qui est perturbant. Le film est assez bien construit pour, par moment vous faire douter de la culpabilité de Guy Georges. Pire, vous vous surprenez presque à ressentir l'ombre d'une compassion pour lui.

Enfin, il y a ce qui est surprenant... Ce film m'a amenée à reconsidérer mon regard sur la profession d'avocat de la défense, dans des cas de viols et meutres multiples comme nous l'avons ici. Fred, l'avocate brillammment interprêtée par Nathalie Baye, fait bien comprendre son points de vue, son but, sa mission. Elle dit à Charlie "vous traquez le monstre, moi, je traque l'humain qu'il y a dans le monstre". Tout cela amène à quelques scènes bouleversantes, où l'on retient son souffle.

Charlie, c'est Raphaël Personnaz, très convaincant. Je suis heureuse pour lui, le cinéma lui propose des rôles de plus en plus intéressant, pas justifiés juste par sa belle gueule d'ange. Et il le vaut bien.

Quelques mini bémols... Le film fait des aller-retour entre l'époque de l'enquête et celle du procès, presque 10 ans plus tard. De ce fait, on perd un peu le fil du temps justement, j'ai eu du mal à me figurer que toute cette histoire s'étalait sur autant d'années.

Et puis, pour retranscrire l'ambiance des années 90, certes, il y a des voitures démodées, mais les cinéastes sont ils à court d'inspiration pour presque limiter les années 90 à : Tout le monde fume, et partout. C'est un peu agaçant, même si réflecteur de cette décennie. Bon, je râle pour pas grand chose, car l'affaire SK1 (Sérial Killer 1, Guy Georges, le premier Sérial Killer Français confondu par son ADN), brille par son réalisme et sa sobriété.

Ah oui, j'y repense... petite erreur anachronique dans le décors... Sur les murs de la crime en 1991, un poster de l'affiche de Tavernier L627... sorti fin 1992 ;) J'ai l'oeil !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Janvier 2015

Une heure de tranquillitéSynopsis : Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu’il rêve d’écouter tranquillement dans son salon. Mais le monde entier semble s’être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable… Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des Voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ? 

 

Avec Christian Clavier, Carole Bouquet

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai vu ce film la semaine dernière. Si je l'avais vu après les "événements", mon avis aurait sans doute été plus positif, par ce que rire pour rien m'aurait fait du bien.

Mais non, c'était samedi dernier, la France coulait des jours "heureux" en ce début d'année.

Donc le film ? Réalisé par Patrice Leconte... Mais où est Patrice Leconte, son talent et sa finesse dans cette Heure de tranquillité. J'ai plus eu l'impression d'un film de débutant voulant faire rire à tout prix quitte à devenir lourd, long, à tomber dans l'exagération.

Alors certes, il y a de bons moments, de bonnes réparties, même le film démarre bien. Mais cela s'enlise au fur et à mesure que l'eau monte dans l'appartement. J'ai évidemment souri quelques fois, mais l'hilarité n'est jamais venue.

Christian Clavier ne réitère pas son coup de maître de "mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu" où il jouait avec une réelle subtilité. Ici, il fait du Clavier qui exagère.

Heureusement, un peu d'émotion dans les dernières jolies minutes du film, avec l'apparition de Jean Pierre Marielle dans une scène grandiose.

Bref, du bruit pour pas grand chose.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Décembre 2014

Le Temps des aveux : Affiche

Le temps des aveux

Film de Régis Wargnier

Avec Raphaël Personnaz et Kompheak Phoeung

 

L'histoire : Cambodge, 1971.
Alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Angkor, François Bizot, ethnologue français, est capturé par les Khmers rouges. Détenu dans un camp perdu dans la jungle, Bizot est accusé d’être un espion de la CIA. Sa seule chance de salut, convaincre Douch, le jeune chef du camp, de son innocence. Tandis que le français découvre la réalité de l'embrigadement des Khmers rouges, se construit entre le prisonnier et son geôlier un lien indéfinissable… 

 

4*

Mon humble avis : Je voulais absolument voir ce film, la bande annonce montrant clairement des images du Cambodge que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques années. La BA s'attardait également sur les milliers de portraits des victimes dans le camps S21, qui fut une école transformée en centre de torture, et depuis, en musée de la mémoire. Musée qui se visite dans un silence de mort...

Et puis, Le temps des aveux est signé Régis Wargnier, une belle référence dans le cinéma français.

Et puis encore, il y a Raphaël Personnaz, que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir dans un grand rôle loin des bonnes comédies divertissantes.

Je n'ai pas particulièrement reconnue la Wargnier 's touch, même si la réalisation est impeccable. Le sujet ne tolérant aucun glamour. Mais j'ai retrouvé les temples d'Angkor, les allées verdoyantes parcourues par des cambodgiennes en bicyclettes. Mais j'ai visité ce pays en temps de paix, et ce film se déroule en temps de guerre civile, la révolution Khmer. On se rend vraiment compte de l'embrigadement communiste, de la cruauté, de la bêtise, de l'aveuglement, de la "rééducation". Raphaël Personnaz est vraiment grandiose dans le rôle de prisonnier des Khmers Rouges, entre sa révolte devant l'injustice, sa peur de la balle dans la nuque et sa droiture. Quand à la fin du film il découvre qui était vraiment son géolier, qu'il accepte un tête à tête, on est vraiment devant deux systèmes de pensée diamétralement opposés. Pour l'un, la fin justifie les moyens, pour l'autre, il ne peut en être question.

C'est un film à voir absolument, car l'Histoire avançant, certains événements historiques, qui plus est lointains géographiquement, tombe dans l'oubli. Qui plus est, cette période de l'Histoire du Kampuchéa (Le Cambodge) est très peu connue en France. Je trouve juste dommage que Régis Warngier n'est pas insisté plus sur la notion de génocide pour que le spectateur "ignorant" saisissent vraiment l'ampleur de l'horreur vécue par ce pays au début des années 70. Certes, les 12000 victimes du camp S21 sont évoquées, mais le film ne dit pas qu'à cette époque, le Cambodge a perdu un tiers de sa population. Les Cambodgiens n'ont pas fini de "payer" cette dramatique époque, puisque le pays est loin d'être déminé...

A savoir tout de même, Le temps des aveux est l'adaptation de l'hisoire vécu par François Bizot lui même (le personnage principal) et évoquée dans son livre paru en 2000 : "Le portail".

 

 

 

Nature : Affiche

Documentaire de Patrick Morris

Avec la voix de Lambert Wilson

 

Le sujet : Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle. 

 

3*1/2

Mon humble avis : Ah que le Terre est belle, même si elle se montre parfois hostile et dangereuse, même pour un univers aussi éloigné du nôtre : Le règne animal et végétal en Afrique. Nature est un magnifique documentaire animalier (pour le principal), tourné avec des technologies inédites pour le documentaire : la 3D de pointe...et de ce fait... et bien nombre d'images m'ont parues inédites et wahou, plus que splendide. Même si je n'aime toujours pas les crocodiles, franchement quelle expérience extraordinaire que de se retrouver presque dans sa gueule, à 2 cm des machoires les plus puissantes sur terre. Jamais non plus je n'ai eu l'occasion, en toute sérénité, de me retrouver dans des énormes vagues, de parcourir tout ce rouleau, des éclaboussures venant jusqu'à moi grâce à la 3D mais me laissant sèche archi sèche, juste ébahi devant un tel spectacle. De même, jamais un éléphant, heureux de profiter de son environnement naturel et pas enfermé derrière les barrières d'un zoo, ne m'a caressé le bout du nez de sa trompe (encore une fois, grâce à la magie 3D). Ces images révolutionnaires, toutes plus éblouissantes les unes que les autres, montrent aussi bien l'infiment grand que l'infiniment petit. Je sais à quoi ressemble le sable des dunes du désert du Namib agrandies j'imagine par 100 millions. Mais comme les images ne sont pas statiques mais vidéo, je me suis senti partie de ce sable. Enfin, ces plantes, qui dans les hauteurs étiopiennes, vivent chaque jours de l'année l'hiver glacial et l'été torride, c'est bien simple, j'ai eu envie de les prendre dans mes bras. Comme j'ai eu envie d'adopter un éléphanteau, un bébé gorille, un lionceau.... Mais on va dire que deux chats à la maison, c'est déjà pas mal !

Un petit bémol... J'ai regretté l'ajout de bruitages, pour moi inutile. J'aurais préféré entendre le vrai bruit d'un troupeau d'éléphant, plutôt que des gongs qui ne sont là que pour accentuer l'effet, l'effet que l'on n'entend plus... du coup !

Bref, un film a voir sur grand écran en 3D, seul, en couple, entre amis, avec les enfants pendant que la Terre peut encore s'offrir le luxe d'être belle !

Ah oui, j'allais oublier ! Le fil conducteur de ce documentaire est l'eau !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Décembre 2014

Les Héritiers : Affiche

LES HERITIERS, film de Marie-Castille MENTION SCHAAR

Avec Ariane Ascaride.

 

D'après une histoire vraie.
Lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde la plus faible. Cette rencontre va les transformer.

 

4*

 

Mon humble avis : Il est bon d'avoir une collègue cinéphile... Sans cela, je serais passée à côté de ce film, et c'eut été une grave erreur.

La première demi-heure est plutôt inquiétante, on craint un deuxième "Entre les murs" et on est atterré par le comportement scolaire de la jeunesse actuelle. Envers les profs, envers le système, et envers eux mêmes. Tout n'est que violence, confrontation, provocation. Ce sont des comportements presque "animal", où il est question de domination et de préservation de son territoire, On a quelque part envie de baffer ces ados, mais comme l'époque a changé, on se dit qu'ils seraient capable de nous écraser en retour. Et je me souviens de mes années lycée, public, mais pas ZEP. Les agitateurs étaient 2 ou 3 sur une classe de 35. Dans les héritiers, c'est l'inverse. Je ne pense pas que l'école nous intéressait foncièrement, mais on n'avait pas le choix, on ne se posait pas la question. Les profs ne devaient pas ruser ni faire preuve d'imagination pour capter notre attention, et notre respect. Les cours de devaient pas être "divertissant" pour être écoutés et appris. Et à l'époque, en sortant de l'école, nous savions lire, écrire, nous avions une certaine culture. Alors je ne sais pas ce qui cloche, mais ça cloche ! Je pense que tant que le problème ne sera pas pris à la base - l'éducation familiale -, l'éducation nationale ne peut pas faire de miracle.

Même si dans ce film, il est question de miracle... en la personne de la prof d'histoire géo... et d'Ariane Ascaride. Alors les aprioris tombent. Oui, chacun a du bon en soit, chacun est capable de construire quelque chose de bien, ou d'y participer... Si d'autres personnes croient en lui. La transformation de cette classe entière (moins un jeune qui s'exclue de lui même) est bouleversante. De l'émotion, on se surprend à garder le souffle coupé tant cet "équilibre" instauré par la prof est fragile, tant on sent que d'une parole mal interprêtée, ce château de carte peut s'écrouler. Mais l'on sent bien que ce qui manque à ces jeunes, se sont des projets collectifs, dans lequel chacun apporte sa pierre, chacun trouve sa place et son talent.

Ces jeunes découvrent avec leur prof et le projet collectif les horreurs de la guerre, de la déportation et des camps nazis. Leurs réactions sont étonnantes, touchantes. On sent qu'ils s'élèvent tous à un autre niveau de conscience, de conscience extérieure à eux même.

Un film sans fioriture, magistralement interprêté, qui est un coup de poing dans l'estomac et un bel hommage à un certain corps enseignant ! Un film qui dit : si on sans donne la peine, rien ni personne n'est perdu ! A voir absolument !

La Famille Bélier : Affiche

LA FAMILLE BELIER, film d'Eric LARTIGAU

Avec Louane Emera, Karine Viard, François Damien, Luca Gelberg

 

Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd, sauf Paula. A 16 ans, elle gère le lycée, sa vie d'adolescente, les travaux de la ferme de ses parents, les soucis économiques de la ferme et sert d'interprête à sa famille. Un jour, participant à la chorale du lycée, elle découvre qu'elle a une sacrée voix, voir une voix sacrée. Son prof de chant lui conseille de se présenter au concours de Radio France. Oui, mais, cela veut dire s'éloigner de sa famille pour qui Paula est indispensable.

 

4*

 

Mon humble avis : Quel film ! Frais, joyeux, drôle, positif, mais en même temps intelligent et poussant à prendre conscience de ce que peut être la vie, dans d'autres conditions. Donc l'émotion est bien là aussi !

On ne peut être qu'admirative devant cette jeune fille qui gère tout dans la joie et la bonne humeur. Le handicap des parents et du frère de Paula (la surdité) l'ont obligée à murir bien vite que la normale et lui impose bien souvent de s'oublier. Sa vie d'entendante n'est pas simple et lui donne un rôle familial surdimensionné pour une enfant.

La famille Belier est donc là pour rappeler la difficulté des entendants qui gère des malentendants, mais aussi pour rappeler que les malentendants sont aussi des gens comme les autres, qui ne veulent pas êtres exclus, qui devrait avoir accès aux mêmes fonctions que les autres etc. Qu'il est dur aussi, lorsque l'on est malentendant, d'avoir une fille entendante. Cela crée des craintes d'incompréhension, d'éloignement, de différences majeures au sein d'une famille.

Et voilà que son prof de chorale lui découvre un talent rare, une voix extraordinaire. Et le choix de ce talent apporte toute la finesse et la subtilité du film. Paula aurait pu se découvrir un talent d'artiste peintre ou de sportive, non, c'est le chant... le chant que ses parents n'entendent pas et ne pourront jamais partager avec elle. D'ailleurs l'émotion du chant est étrangère à ses parents qui, de ce fait, ne comprennent pas l'engouement de leur fille.

Mais Paula saura partager cela avec eux, à sa façon, qui se transforme pour nous spectateur en réel et pur moment de grâce !

A noter que Paula est interprêté par Louane, une ancienne de The Voice... Donc les passages liés à la musique et au chant sont vrais et magnifique. Car Louane est avant tout une chanteuse, qui a appris le jeu et la langue des signes pour ce film, son premier film et c'est prometteur.

Une fois de plus, même sans parler autrement qu'avec ses mains et ses expressions, Karine Viard, en mère malentendante, ne déçoit pas, mais épate toujours.

La famille BELIER, à voir donc, pour tout plein de bonnes raisons, notamment l'envie de bonne humeur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Décembre 2014

Finalement, j'opte pour une solution intermédiare, "piquée" chez Dasola, qui chronique plusieurs films sur un même billet !

Cela me permettra tout de même d'évoquer les films que je vois au ciné, même si c'est de façon succinte. Si certains ne passent peut-être déjà plus dans votre ville, cela vous éclairera un chouillat si un jour, vous pouvez les voir en DVD, VOD où lors de leur passage TV. Si votre cinéma les programment encore, il sera encore temps (ou pas), de vous précipiter dans la salle obscure aux fauteuils de velours !

 

 

Film Américain de David Dobkin, avec Robert Downey Jr, et Robert Duvall

Film Américain de David Dobkin, avec Robert Downey Jr, et Robert Duvall

Un grand avocat de Chicago, plutôt cynique et sans scrupules, revient dans sa ville natale pour l'enterrement de sa mère. Il se retrouve alors à devoir défendre son père, grand magistrat de la ville depuis 35 ans, alors accusé de meurtre...

 

3* et 1/2 !

 

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film qui nous emmène dans l'amérique profonde. Le grand sujet du film est l'honneur qui semble supplanter la vérité, mais l'Honneur avec un grand H, pas celui qui mène à la vengeance ou autre. L'honneur qui rendra respectables vos actes et décisions de ces 30 dernières années. Il y est aussi question des difficiles relations entre un homme magistrat et son fils, le conflit ayant pris racine il y a des années, sans être vraiment exprimé, mais il n'empêche pas l'amour, même si c'est un amour refusé et maladroit. Ce film évoque aussi les conséquences parfois désastreuses de l'indulgence.

Duvall brille comme toujours, et Robert Downey Jr est fidèle à lui même. Il garde ici le cynisme et les mimics de son personnage dans Iron Man... Aussi, j'aimerai le voir dans un rôle où il s'exprimerait différement.

Une fin à l'Américaine bien sûre, c'est pour moi un léger bémol, qui fait tomber dans des clichés évités jusque là.

 

 

Film de Mélanie Laurent, avec Joséphine Japy, Lou de Laâge et Isabelle Carré

 

Pas forcément bien dans sa peau, la lycéenne Charlène voit arriver dans sa classe une nouvelle élève : Sarah. Celle ci l'hypnothise et une profonde amitié nait entre les deux jeunes filles. Une amitié exclusive, passionnelle et aveuglante, qui conduit droit vers le drame.

3* et 1/2

Mon humble avis : Un film très fort, sur la jeunesse, la recherche d'identité, le narcissisme, le harcèlement parfois invisible et subtile que subissent les écoliers de tous âges, et la manipulation psychologique dans son extrême. Le malaise grandit, on a envie de baffer l'une et de remuer l'autre, mais nous sommes là, impuissants. Les deux comédiennes sont troublante, même si j'ai trouvé le personnage de Sarah un peu stéréotypé. On n'envisage pas la fin qui nous envoie un upper cut dans la tronche et nous laisse KO. On sort du ciné bouleversé, mais sans le sourire au lèvre. Un film dans la même veine que la première réalisation de Mélanie Laurent : Les adoptés. On monte sur un ring sans s'en rendre compte.

 

Film de Matthieu Delaporte, avec Mathieu Kassovitz et Marie-Josée Croze

 

Sébastien Nicolas est un agent immobilier transparent aux yeux de tous. D'une fadeur déconcertante. Il a toujours rêvé d'être quelqu'un d'autre. Alors, il observe, imite... et remplace.... jusqu'au point de non retour. Il ne recule devant rien.

 

4*

Mon humble avis : Même si c'est assez peu vraisemblable, on se laisse prendre au jeu du scénario assez bien ficelé, et qui tient en haleine en mélangeant le style drame social et thriller. Les images sont à "l'image" de l'anti-héro : terne, assez sombre. Point de grand soleil qui brille de temps en temps, où alors on ne le remarque pas, tant Kassovitz fait de ombrage tout l'écran en incarnant Sébastien et ses "victimes". C'est assez bluffant ces transformations physiques, qui doivent autant au talent de l'acteur qu'à la magie du latex. Petit à petit, on se surprend a éprouver une relative sympathie pour ce personnage aussi lisse qu'inquiétant. Son perfectionnisme est plutôt fascinant. Le scénario ne nous emmène pas forcément là où on l'attendait, et c'est tant mieux. La fin m'a bien plu.

Le film permet de s'interroger. Serions nous meilleurs dans la vie d'un autre ? Un autre à notre place nous rendrait il meilleur ? Sommes nous condamné à rester ce que nous sommes, avec notre identité de naissance. Des réponses sympa via un film original, donc version cinoch'

 

 

 

Film de Dan Gilroy, avec Jake Gyllenhaal et René Russo

 

3* 1/2

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n'aura aucune limite...

 

Mon humble avis : Des petites longueurs dans la mise en place de l'intrigue et du personnage serait le seul bémol que je pourrais adresser à ce film. Sinon, tout est magistralement mis en scène, notamment l'immensité de la ville de Los Angeles et son aspect nocturne inquiétant.

Le personnage joué (à merveille, c'est bluffant... un petit Oscar ?!) par Jake Gyllenhall est particulièrement intriguant. On se demande sans cesse s'il est idiot, un peu attardé, ou s'il est surdoué et machiavélique. Bien sûr, le film donne la réponse.

Night Call dénonce la surenchère de certains médias dans les images chocs, glauques à souhait, et qui les considèrent comme de l'information que le public doit connaitre... pour grimper dans l'audimat. Et quand on connait le goût d'un certain public... Et de ce fait,le doigt est plus que pointé sur ces chasseurs d'images qui iront toujours plus loin, trop loin, pour le scoop. Il va sans dire que Night Call est un film on ne peut plus amoral.

Et l'on ne peut que se réjouir de vivre en France, où nous avons un C.S.A qui nous épargne sans doute cette info qui n'en n'est pas une, qui joue sur la peur des gens et l'entretien à grand renfort d'hémoglobine on ne peut plus réelle. Bien que, je me demande si certaines chaines de la TNT ne commenceraient pas à surfer, ou à flirter avec ce type de programmes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Octobre 2014

Synopsis : Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d'obtenir ses papiers, alors qu'elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu'au jour où leurs destins se croisent... Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d'imagination qu'eux ?

 

Avec Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim, Izia Higelin

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film "salade de fruits" ! Il donne la pêche, la banane. Bien sûr, dans le fond, il y a le goût amer du citron. Et puis il y a tous ses fruits exotiques qui font tout pour sauver leur pomme et échapper au panier à salade, tout en étant finalement les bonnes poires d'un système qui les réduit en jus. Mais heureusement, il y a les fruits de la passion.... LOL !

Bref, tout ça pour pour dire que...

Samba est le nouveau film des réalisateurs d'Intouchables, alors bien sûr, il est attendu au tournant et subira peut-être trop les comparaisons.

Moi, je ne les compare pas. Samba m'a émue, m'a touchée, m'a amusée, m'a révoltée, m'a fait franchement rire, donc carton plein !

Le noyau central du film est les émigrés sans papiers en France. Ces sans papiers qui ont 100 papiers mais pas le bon. Pour moi, Samba vaut tout les reportages réunis des sans papiers tout en restant dans le divertissement. Mais on vit vraiment le quotidien de ces hommes. Oui, ici, il s'agit surtout des hommes qui font la queue des heures pour trouver quelques heures de boulot. Qui sortent "libres" d'un centre de rétention mais avec obligation de quitter le pays. Le film met le doigts sur l'aberration du sytème, des lois et l'hypocrisie de l'ensemble. Il montre aussi le dévouement (parfois jusqu'à s'arracher les cheveux" des bénévoles qui aident ces sans papiers à en obtenir quelques uns, ou à ne pas se retrouver dans un charter retour simple. On suit aussi Samba qui tremble à chaque sortie dans la rue, où à chaque travail journalier, devant la possibilité d'un contrôle de police. Une vie qui n'en n'est pas vraiment une, à nos yeux d'occidentaux nantis tant par notre régime politique, qu'économique ou social. Alors oui, dans un sens, ce film révolte. Mais heureusement, il est traité sur le mode comique, ce qui est de toute façon bien plus efficace pour toucher la cible qu'un énième cours magistral. Alors on rit beaucoup, on sourit, on s'émeut, on se régale des dialogues, des situations parfois rocamolesques, le tout, comme pour Intouchables, en prenant une claque !

Et puis, il y a les acteurs. Izia Higelin en pile électrique, Charlotte Gainsbourg en paumée du burn out, Omar Sy, Tahar Rahim en irrésistible Coca Light Man. Bref, ils sont tous en magnifique diapason et nous offrent aussi de chouette moment de bonheur d'être juste ensemble, avec la richesse des différences. Et là, ce fut pour moi un moment de grâce !

J'ai été particulièrement marquée par un fait que j'ignorais. C'est qu'à force de tout faire pour obtenir des papiers, une identité et une présence légales sur notre territoire, ces hommes de l'ailleurs finissent par perdre leur identité, ne plus savoir vraiment qui ils sont. Pour comprendre le pourquoi de cette phrase, et bien il vous faudra aller voir le film !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Septembre 2014

Synopsis : Muriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel estaussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu'une nuit Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. Elle est entrainée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer.

 

Avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Pascal Delomon.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ce film est tout bonnement surprenant si l'on n'est pas trop informé à son sujet. En lisant le pitch, je m'attendais à une comédie amère. Et bien non ! C'est un drame, un polar, un thriller qui nous donne quelques bonnes occasions de rire mais ce n'est pas son objectif principal !

Elle l'adore est avant tout machiavélique à souhait ! Le scénario est pour moi franchement original et devient de plus en plus jubilatoire au fil du film. De même, la réalisation est très maitrisée, on se demande tout au long de l'histoire où celle ci va nous mener.... le tout dans une atmosphère très subtile. Point de fan hystérique, point de chanteur déjanté. Des gens presque normaux...

Les dialogues sont savoureux, les quiproquos ne manquent pas et certaines situations deviennent acadabrantesques tout en restant on ne peut plus logiques. Le spectateur est aussi ahuri et baladé que ne l'est la police enquêtant sur la disparition de l'amie du chanteur. Lorsque vous irez voir ce film, je suis sûre que vous vous régalerez de la démonstration par A+B de Sandrine Kiberlain à propos du peigne de Tina Turner. Sandrine Kiberlain, une fois de plus excellente en fausse naïve désopilante, fait tourner bourrique la police tout en gardant un calme et une distance olympiens lors d'une garde à vue mémorable.

Le personnage du chanteur, joué par Laurent Laffite, fait vraiment froid dans le dos. Tellement calculateur, manipulateur, sans scrupule et d'un sang froid. Brrr, dorénavant, si Nicola Sirkis vient sonner chez moi à 3h du mat', je me méfierai.

A part 2 ou 3 ficelles bien posées pour justifier un événement suivant, je n'ai aucun reproche à faire à ce film excellent, qui traite de la manipulation, de la "fan attitude" et quelque part, de l'instinct de survie même si chacun n'y montre pas son profil le plus flatteur ! A voir, vous allez l'adorer !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Septembre 2014

Synopsis : Dans une ville de province, une nuit, Marc rencontre Sylvie alors qu’il a raté le train pour retourner à Paris. Ils errent dans les rues jusqu’au matin, parlant de tout sauf d’eux-mêmes, dans un accord rare. Quand Marc prend le premier train, il donne à Sylvie un rendez-vous, à Paris, quelques jours après. Ils ne savent rien l’un de l’autre. Sylvie ira à ce rendez-vous, et Marc, par malheur, non. Il la cherchera et trouvera une autre, Sophie, sans savoir qu’elle est la sœur de Sylvie…

 

Avec Benoit Poelvoorde, Charlotte Gainsbourg, Chiara Mastroïani, Catherine Deneuve

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : J'aurais aimé me montrer plus enthousiaste envers ces 3 coeurs. Hélas, la passion ne m'a pas tant dévoré le coeur que ça !

Pourtant, les comédiens sont irréprochables. Il faut dire que nous avons la une sacrée brochette, avec en prime, le plaisir de voir mère et fille ensembles à l'écran (Catherine et Chiara !). J'aime énormément Poelvoorde, qui excelle dans les rôles dramatiques, bien plus que dans ces rôles comiques où il devient parfois saoulant. La relation fusionnelle et très complice entre les deux soeurs est enviable aussi. Les mouvements de caméra sont judicieux et montrent parfaitement la montée du malaise qui s'installe au fur et à mesure que la passion amoureuse envahit ces 3 coeurs.

Alors, où le bât blesse-t-il ? Dans le rythme tout d'abord. Comme ce film m'a paru long !

Dans la musique ensuite ? Quel besoin de mettre une musique stressante à souhait, agaçante même, à la façon Shutter Island ou Eyes Wide Shut. Soit elle nous fait attendre quelque chose qui ne vient pas, soit elle n'est pas adaptée, car la comparaison avec Shutter Island et ces 3 coeurs s'arrête à la musique !

Enfin, dans la narration. Voilà qu'en milieu de film surgit une voix off, une narration extérieure, dont on se demande ce qu'elle vient faire là, surtout pour nous dire dans une banalité affigeante ce que l'on voit très bien à l'écran.

Et puis, il y a moi qui suis moi, et qui n'ai pas vraiment cru à cette histoire. Petits détaisl, Charlotte Gainsbourg achète dans un bar (non tabac) un paquet de Malborow à 5 €.... Ce prix là, c'était y'a 10 ans....

Tout au long du film, qui se déroule sur plusieurs années, Charlotte Gainsbourg porte le même style de chemise aérée et transparente.... Avec toujours le même soutien-gorge noir par dessous. Je ne sais pas si le personnage achète ses soutifs par 10 ou si elle en achète des qui soient garantis 10 ans !!!

Alors qu'elle marche dans la rue de nuit, elle se laisse aborder par Poelvoorde qui n'a d'autres manières que celui d'un dragueur avec ses gros sabots, et erre toute la nuit durant dans la ville endormie avec lui. Logiquement, une femme de cette "CSP" aurait vite coupé court à cela.

Enfin, que juste une nuit d'errance dans une ville provoque une telle passion qui dévastera tout des années plus tard, et bien je n'y crois pas une seconde. Peut-être suis-je désabusée au sujet de l'amour ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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