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Publié le 29 Août 2014

Synopsis :
À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l'autre côté du miroir, dans le rôle d'Helena...

 

Avec Juliette Binoche, Kristen Stewart,Chloé Grace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Je suis globalement déçue par ce film... Certes, les personnages sont attachants et leurs ambiguités ne peuvent qu'attirer l'attention. D'ailleurs, leur relation n'en manque pas non plus.

Les paysages sont plus que magnifiques, les dialogues assez percutants. Les interprêtes sont irréprochables. Kristen Stewart incarne un personnage plutôt fascinant et intriguant, par son côté mi garçon manqué, mi brut de pommes, mi diplomate mais toujours réfléchi. Elle crève vraiment l'écran de son charisme. Juliette Binoche ne cache ni les rides de son âge ni ses formes qui remplacent sa silhouette et rayonne toujours.

Il est intéressant de voir comment une actrice se prépare pour un rôle, la façon dont elle interprête le script, et l'énergie nécessaire au jeu d'acteur, ne serait-ce que pour une petite répétition en cercle restreint. De même, les différentes lectures possibles d'un scénario, selon la génération, la culture, l'histoire et la sensibilité de chacun sont bien détaillées ici, de façon assez subtile.

Sils Maria montre aussi le décalage entre une actrice d'un certain âge et sa jeune assistante. L'actrice reste plutôt figée dans le classique de ses débuts et méprise la nouveauté, le modernisme de certains scénario, sans admettre que certains films aux allures légères, parce que SF, effets spéciaux et autres, ne sont pas dénudés de messages et de finesse dans les personnages.

Bref, tout cela aurait pu faire un bon film. Sauf que le temps s'étire, que l'on s'imagine tout au long du film dans la mise en place de quelque chose de terrible qui ne vient pas. On attend quelque part pour rien, à se demander, lorsque s'annonce le générique de fin, pourquoi ce film, pourquoi toutes ces scènes qui restent inexpliquées. On espère un parallélisme entre le script qu'apprend Juliette Binoche et le scénario du film. Mais non, à moins qu'il me soit passé inaperçu...

Certains parlent de thriller.... oui, dans l'attente, mais absolument pas dans la chute.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Août 2014

Synopsis : Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné... Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90

 

Avec Pio Marmai, Laetitia Casta, Ramzi, et Gaspart Proust

 

 

 

 

Mon humble avis : Encore un film intelligent même si l'affiche ne le laisse pas présager !

Les lendemains qui chantent est une chronique sociale qui commence en 1981 avec l'élection de Mitterand et s'achève en 2002, lors d'un face à face électoral que personne n'aurait imaginé : Chirac / Le Pen. Nous suivons le parcours de 4 jeunes idéalistes sur 20 années. A la fin du film, ils frôlent donc tous la quarantaine. Ils sont tous les 4 déjà très engagés au niveau politique et se sentent comme investis d'une mission qu'ils rempliront chacun à leur façon, en restant fidèles à leur idéaux.... ou non. Ils sont issus de milieux modestes et foncièrement de gauche. Aussi, l'élection de Mitterand sonne t-elle comme un nouveau départ pour la France et pour chacun d'eux ! Forcément, les lendemains chanteront ! Et bien oui et non et pas pour tout le monde ! Les désillusions politiques pointent le bout de leur nez, comme à chaque mois ou année qui suivent une élection présidentielle. Léon se bat pour rester fidèle à l'idée qu'il se fait de la gauche, mais comme celle ci penche à droite, et bien Léon ne trouve pas un organisme de presse où travailler en restant fidèle à ses valeurs. Son frère, Olivier, qui méprisait l'argent quelques années plus tôt, vit dans le luxe et fréquente les requins de la pub, au point d'en devenir un...

Bref, ce film est celui de la génération Mitterand. Il est d'ailleurs amusant d'assister à ces brains storming où naissent tous ces slogans tant publicitaires que politiques. Il montre qu'il est facile de mépriser l'argent, et ceux qui en ont, quand on en n'a pas, puis de justifier sa fortune par sa sueur de col blanc. Il montre que l'opportunisme dans l'univers politico/financier est main courante, sauf pour celles ou ceux qui, attachés à leurs valeurs, n'en démordent pas, quitte à dire adieu à un univers auquel ils ont dédié leur vie. Bref, rien n'est facile, tout est facile aussi, sauf de juger.... le monde est en marche, les époques changent alors pourquoi pas chacun d'entre nous ?!

Au delà de ces réflexions et de cette plongée dans la presse et les coulisses de l'Elysée de la fin du XXème siècle, Les lendemains qui chantent est aussi une chouette balade nostalgique, qui permet de bons fous rires ! Ah, les looks improbables des années 80 ! Ah, l'arrivée bouleversante des K7 VHS qui met en péril les petits cinémas de quartier ! Ah, l'apparition du Minitel et des fameux 36.15 !

En fait, on nous bassine depuis au moins 5 ans avec la crise. Hors dans ce film, il y est déjà question de la crise dans les années 80. En sommes nous jamais sortis ? Je me demande si une France sans crise peut réellement exister ?

A noter aussi une belle histoire d'amitié entre Léon et Sylvain, et des acteurs tous au diapason ! Un très bon film donc, une comédie sympa,  la rentrée ciné s'annonce prometteuse, après un été plutôt terne ! Tant mieux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Août 2014

Synopsis : Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d'Arnaud s’annonce tranquille…
Tranquille jusqu'à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques. Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire.
Jusqu'où la suivre alors qu'elle ne lui a rien demandé ?
C’est une histoire d’amour. Ou une histoire de survie. Ou les deux.

 

 

Avec : Adèle Haenel, Kevin Azaïs, William Lebghil

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film a reçu La Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes et c'est pour moi grandement mérité, puisque nous avons là une pépite. Bref, j'ai adoré, même si je suis allée au ciné un peu sur la pointe des pieds, ne sachant pas trop à quoi m'attendre.

Les combattants, c'est déjà un scénario très original, des personnages hors du commun, des lumières sublimes. Le film est rythmé, rien de trop ni de pas assez, capitvant jusqu'au bout. Pas de vulgarité, un bel humour fin et délicat, le but de ce film n'étant pas de multiplier les gags et de vous conduire à l'hilarité. Non, c'est un film qui laisse le charme agir au fur et à mesure, mais sûrement. En fait, ce sont plus les dialogues et l'incongruité comportementale de Madeleine face à Arnaud qui prêtent à de bons rires.

La rencontre de ces deux jeunes, aux caractères bien fouillés, et ce qui en découle, montre beaucoup de subtilités scénaristiques. C'est amusant et touchant... Ici, le garçon n'est pas une chochotte mais est le plus féminin des deux, notamment par son recul sur les choses, sa sagesse et ses reflexions. Bien sûr, il se cherche encore et son chemin vers la maturité n'est pas terminé. Mais c'est vraiment un bon gars? Par contre, Madeleine est un vrai garçon manqué, qui réagit au quart de tour de manière très sanguine et brutale. Elle ne s'accomode pas de la réalité, alors qu'Arnaud oui, en quelque sorte. Et chacun va amoindrir un peu le caractère de l'autre.

Et puis c'est surtout un film sur une recontre percutante, une collision dit même le réalisateur. Pessismiste sur l'avenir de l'humanité et de la planète, Madeleine se prépare par dessus tout à la survie en milieu hostile. C'est pour cela qu'elle veut intégrer une unité d'élite de l'armée. Mais loin de ses idéaux et de sa logique guerrière (sauver sa peau), elle se retrouve confrontée à la réalité de l'armée.

Face à cela, Arnaud lui propose une initiation à une toute autre survie : la survivance morale et psychologique. L'une voit la force, l'autre une certaine sagesse comme moyen de survie. Cette échange est orginalement traité et fait "Des combattants" un film on ne peut plus réussi, brillant. Un film initiatique on ne peut plus atypique et à voir sans aucun doute !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Août 2014

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

 

Avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je suis fan de Luc Besson, alors suis-je objective ? Je l'ignore. Ce que je peux dire, c'est que ce film ne m'a pas déçue, malgré une fin un peu "abrupte". Disons que j'aurais aimé que le Lucy dure plus longtemps et parte sur d'autres conjectures encore plus folles !!!

Ce que j'aime chez Luc Besson, c'est qu'il a vraiment un univers à lui, bien à lui, que l'on peut retrouver de film en film. Tantôt dans le drame, tantôt dans l'action, la science fiction, ou même l'image de synthèse. La sensibilité du réalisateur est toujours là et ses obsessions aussi sans doute : L'avenir, ce que l'humain fait de lui et de sa planète, l'humain qui se surpasse.

Luc Besson n'a aussi pas son pareil pour proposer des personnages charismatiques, très spécifiques et haut en couleurs. Des personnages qui ne peuvent que sortir de l'imagination de Besson : Nikita, Léon (pour la violence), Leeloo (Vème élément) et maintenant Lucy, qui ne dépareille pas dans la brochette !

Luc Besson est en free style côté imagination et théories sur l'humanité et son intelligence. J'aime ses théories et les questions qu'elles posent dans un format totalement divertissant et spectaculaire ! Ce n'est pas un film prise de tête, l'action est le maître mot. Mais l'on s'interroge : L'intelligence absolue, un confort ou calvaire ? L'intelligence absolue, l'homme en est il digne et serait il l'user à bon escient ? La plupart des hommes n'utilisent que 10% de leurs capacités cérébrales. L'espèce vivante qui utilise le plus ses capacités cérébrales, ce sont les dauphins avec 20%... Au passage, clin d'oeil au Grand Bleu dans le film ! Clin d'oeil aussi à Léon, Nikita, le 5ème élément, E.T...

Le scénario tient tout à fait la route, la tension monte, le délire Bessonien augmente à chaque dizaine de pourcentage de capacité cérébrale gagnée par Lucy. On est dans l'anticipation par excellence, et pourtant, on pourrait y croire. Car point de robots ni d'extra-terrestres dans ce film, juste une nana banale qui, victime de trafiquants, se retrouve par accident avec une quantité impressionnante de drogue dans le corps. La drogue, ce sont les hommes qui la fabriquent, pour aller toujours plus loin, toujours plus fort, gagner toujours plus. Alors qui sait, dans son délire, Luc Besson n'est il qu'un visionnaire un tout petit peu en avance !

Besson s'est fait plaisir avec humour, pour notre plus grand plaisir à nous ! Que c'est bon !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Juillet 2014

Synopsis : FASTLIFE : aller toujours plus loin, plus vite, pour briller aux yeux des autres : telle est la devise de Franklin. Franklin est un trentenaire mégalomane obnubilé par l’envie de briller à n’importe quel prix. Il devra choisir entre devenir un homme ou continuer à vivre la Fastlife.

 

Avec Thomas Ngijol, Julien Boisselier, Karole Rocher

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : A force d'être lourd, lourding, trop gros, ce film en devient mince, aussi mince qu'une feuille de cigarette.

La bande annonce semblait promettre un bon divertissment amusant. Pas le film de l'année non plus, mais je ne pensais pas le déclarer "mon bide" de l'année aexequo avec les 3 frères- le retour.

Certes, nous sommes ici dans une parodie satirique du monde du sport, et surtout de certains grands sportifs qui ont les chevilles qui enflent sans que leurs neurones se multiplient et qui tombent dans le bling bling à tout vas.

La plupart des gags tombent à plat, les situations se répètent, le scénarion n'offre aucune surprise ni finesse. La finesse, c'est vraiment ce qui manque à Fastlife pour que l'on puisse soit rire, soit ressentir quelque émotion, soit les deux, ce qui fait l'appanache des bonnes comédies. Fastlife n'en n'ai pas une. Trop de clichés tue le clichés, on ne ressent aucune empathie pour aucun personnage. Franklin, l'anti héro, en devient même plus qu'agaçant et rien que le fait que sa nana ait pu rester 9 ans avec lui laisse plus que débitatif. Ce personnage n'a rien, pas une faille, qui pourrait le rendre attachant quelque part. Alors passer 1h30 avec lui, 1h30 qui en parait une de plus, ça fait long, très long. J'avais juste envie que l'heure passe very fast.

Maintenant, peut-être que jes djeuns qui aiment  ce qui aime la frime, le rap et les répliques très contemporaines y trouveront leur compte. Mais moi, je "suis trop vieille pour ces conneries", comme dirait un personnage célèbre d'une série américaine fatale !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Juillet 2014

Synopsis : 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné…

 

Avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve, Adèle Haenel

 

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Mon humble avis : Ce film est inspiré d'une histoire vraie, qui remonte à la fin des années 70 : la guerre des casinos de Nice et la mort supposée, en tout cas la disparition d'Agnès Le Roux. Le présumé coupable en est Maurice Agnelet, qui était à l'époque l'avocat de Renée Le Roux, propriétaire d'un casino, puis de sa fille, Agnès. Cette histoire à rebondissements n'est toujours pas cloturée devant les tribunaux. En avril dernier, le fils Agnelet affirmait devant la cours de Rennes qui sont père était bien le commanditaire de l'assassinat d'Agnès. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle, Maurice Agnelet se pourvoit actuellement en cassation.

Le film est donc une libre adaption du livre de Renée Le Roux, qui se bat depuis 30 ans pour que la vérité éclate et soit reconnue.

Mais André Téchiné, le réalisateur, a plutôt choisi la neutralité et ne fait qu'exposer les faits, tels qu'ils sont connus. Le doute peut encore planer, tant que la justice n'aura pas tranché une bonne fois pour toutes.

Ce n'est pas un film divertissant à proprement parler. Certes, il y a le back ground des casinos mais ce film se penche surtout sur la manipulation perverses d'un côté et les dégats de la passion amoureuse de l'autre.

Le personnage d'Agnès est très touchant. De forte, Agnès devient au fil du film de plus en plus fragile. Et chacun sait que les personnes fragiles sont bien plus facilement manipulable et influençable. La confiance absolue qu'Agnès voue à Maurice Agnelet fait froid dans le dos. Comment peut on aller jusque là quand on connait la réputation de l'homme. L'aveuglement... Agnès est magistralement interprêtée, tout en nuances, par la comédienne Adèle Haenel. On souffre avec elle, même si l'on a envie de la secouer un bon coup.

Adèle/Agnès nous offrent aussi un superbe moment : celui d'une danse africaine improvisé dans un salon Niçois et qui monte jusqu'à la transe. J'ai beaucoup aimé cette scène.

Le reste du casting ne suprend pas. Le talent de Catherine Deneuve et Guillaume Canet n'était plus à prouver depuis belles lurettes.

Cette histoire ne m'a pas fascinée réellement, et j'y ai trouvé quelques longueurs. Néanmoins, elle permet de saisir l'essence de ce "fait divers" qui défraye la chronique depuis 30 dans, mais de façon épisodique, au point que l'on en vient à l'oublier. Ce film sobre résume donc en 1h56 plus de 30 ans "d'affaire". A voir, dans la catégorie des "pourquoi pas ?"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Juillet 2014

Synopsis : L'été arrive à Montauban, avec les vacances, les barbecues… et le "Triathlon de l’été", compétition populaire télédiffusée. Christian, divorcé et commercial aux petites combines, n'a d’autre joie que sa fille de 12 ans.
Par amour pour elle et pour racheter tous ses petits mensonges, il accepte de participer à ce grand rendez vous sportif. Le jour où il rencontre Christine, mère célibataire et enceinte, tout semble concorder pour que Christian prenne un nouveau départ …

 

Avec Isabelle Carré, Sami Bouajila, Daniel Prevost

 

 

 

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Mon humble avis : Une bande annonce prometteuse, des acteurs de talents et pourtant, Du goudron et des plumes est pour moi une pure déception.

Certes, le jeu des comédiens est bien là et rempli son objectif dans cette histoire, même si, au niveau d'Isabelle Carré, j'ai eu un sentiment de déjà vu. J'aimerais que cette actrice que j'apprécie beaucoup change un peu de registre.

Mais le film semble ne jamais démarrer vraiment et s'enlise dans la redondance et les longueurs. Il ne se passe pas grand chose et les improbabilités s'accumulent, tel le changement de comportement radical du jeune stagiaire, changement inexpliqué, grotesque, cliché et répugnant. C'est sans parler du personnage du coach sportif....

Même la toutee fin ne rattrape rien, entre lieu commun et burlesque inapproprié, qui ôte la petite émotion qui commençait à me gagner.

Certes, la relation entre Samy Bouajila sa fille est touchante, le personnage de Christian n'est pas dénué d'intérêt, mais cela ne suffit pas à sortir ce film de l'ornière.

Dommage aussi pour la ville de Montauban. Le réalisateur semble n'avoir choisi que les lieux les plus déprimants et laids pour poser sa caméra, au point que si un jour mon GPS me menait par là, je ne lui oébirait pas, quitte à subir sur des kilomètres son sempiternel "faites demi tour dès que possible". C'est ce que j'aurais du faire pour ce film qui ne m'a pas du tout séduite.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juillet 2014

Synopsis : Marithé travaille dans un centre de formation pour adultes. Sa mission : aider les autres à changer de métier et à trouver leur vocation. Se présente alors Carole, qui vit et travaille dans l’ombre de Sam, son mari, énergique et talentueux chef étoilé. Ce n’est cependant pas tant de métier, dont Carole semble avoir besoin de changer, mais de mari. Marithé se donnera à fond pour aider Carole à se projeter dans une nouvelle vie. Mais quelle est la nature profonde de ce dévouement, quand Marithé ne semble pas insensible au charme de Sam, ni à sa cuisine ?

 

Avec Karin Viard, Emmanuelle Devos, Roschdy Zen

 

 

 

 

Mon humble avis : On a failli être amies est un film une l'amitié féminine qui sera mise à mal par... un homme, à l'insu de son plein grè. Sam (Roschdy Zen) est plein de charme, mais sa femme Carole ne le voit plus, alors qu'il saute aux yeux de Marithé, la conseillère d'orientation de Carole.

C'est un très bon film français comme je les aime. Un film qui n'a pas l'intention de renouveler le genre, mais qui fait du bien, qui est décliné de façon subtile, très humaine,faussement légère,  délicate et profondément juste. Derrière une apparence de comédie, se cache bien sûr un drame... Celui de femmes qui dépassent de peu la quarantaine. L'une vit dans l'ombre de son brillant mari depuis des années. L'autre mène sa vie comme elle semble l'apprécier, jusqu'à ce que l'inattendu frappe à sa porte de manière... inattendue et fera ainsi tout vasciller. Les certidudes, la déonthlogie que l'on ne croyait pas bafouer... Celle qui se disait menteuse est pourtant franche. Celle qui se disait droite prend des virages qui la fond sortir de sa route et de ses convictions. Elle en devient menteuse et manipulatrice insidieuse. En même temps, qui pourrait lui en vouloir puisqu'elle aime celui que l'autre n'aime plus.

L'envie de changement de vie de l'une se répercutera sur celle de l'autre. Bref, l'apparence des personnages est en trompe l'oeil. Pas si naïve que ça Carole. Pas si désintéressée que ça Marithé. Et pourtant, attachantes toutes les deux.

Le petit plus de ce film, c'est l'environnement appaisant et lumineux. Une belle province, calme, vers Orléans je pense, avec des paysages simplement beaux. Ca, c'est pour l'extérieur. A l'intérieur, il y a les petis plats dans les grands du chef cuisinier Sam. Du plaisir pour les yeux, et des idées pour les papilles !

Bien sûr, On a failli être amies n'aurait pas la même saveur sans le régal que nous offrent les interprêtes, des comédiens de valeur sûre, dont les seuls noms sur une affiche incite à aller voir le film. Karine Viard, Emmanuel Devos, vraiment je les adore ! Et je succombe bien sûr au charme de Roschdy Zen, qui n'a plus à prouver depuis longtemps ses qualités et son talent d'acteur, mais qui continue lui aussi de le faire, pour notre bonheur de cinéphile. Un très beau film donc, à voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Juin 2014

Synopsis : Brigitte et Xavier sont éleveurs bovins en Normandie. Elle est rêveuse, la tête dans les étoiles. Lui, les pieds ancrés dans la terre, vit surtout pour son métier. Avec le départ des enfants, la routine de leur couple pèse de plus en plus à Brigitte. Un jour, sur un coup de folie, elle prend la clef des champs. Destination : Paris. Xavier réalise alors qu’il est peut-être en train de la perdre. Parviendront-ils à se retrouver ? Et comment se réinventer, après toutes ces années ? La reconquête emprunte parfois des chemins de traverse...

 

Avec Isabelle Huppert, Jean Pierre Darroussin, Michael Nyqvist

 

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Mon humble avis : La Ritournelle est un très joli film. Même si le sujet n'est plus si original que ça au cinéma, la réalisation, toute en pudeur, délicatesse, légèreté et émotion apporte à ce film une identité propre. Les dialogues sont bien sentis et silences et regards en disent beaucoup. L'atout majeur de ce film est, vous vous en doutez, ses interprêtes. Des acteurs dont le nom sur une affiche suffit à vous conduire dans une salle obscure. Avec Isabelle Huppert et Jean Pierre Darroussin, un film ne peut être ni mauvais ni débile tant ces deux comédiens savent choisir leurs rôles. Isabelle Huppert est très touchante dans cette femme qui semble comme se réveiller d'un long sommeil d'habitudes et qui se retrouve ébranlée alors qu'elle ouvre les yeux sur sa vie et ce qui l'entoure. On sent la femme tiraillée entre ses serments et ses valeurs et son envie, son besoin, de penser à elle, de se laisser aller à être elle même, ou, en tous cas, à savoir qui elle est vraiment. Elle s'autorise ce qu'elle s'est toujours interdit : la liberté, la jeunesse de l'âme et quelque part, une certaine insouciance.

Darroussin brille également, dans cet homme qui croit perdre sa femme, sa femme qu'il aime plus que tout et finalement, pas uniquement par habitude.

La surprise vient de l'acteur suédois Michael Nyqvist, dont le charme, pas si flagrant que ça dans la trilogie Millénium, explose royalement ici. Exploser n'est pas être pas le bon terme. Car c'est un charme doux, qui caresse en fait.

La Ritournelle est un film sur une crise de couple, une crise que l'oxygène de l'un permettra à l'autre de respirer plus sereinement... et vis et versa.

J'ai un petit regret sur l'impression de longueur ressentie durant la projection et sur le surplus de lieux communs sur le monde paysan, en tout cas, me semble -t-il. Même si cette Ritournelle a le mérite de montrer la dureté de ce métier, et la passion nécessaire pour l'exercer.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juin 2014

Synopsis : Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Avec : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Géraldine Nakache....

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sous les jupes des filles est un film choral, on ne peut plus choral, avec beaucoup de personnages, voire trop de personnages... Ainsi, l'on en confond certains ou encore, certains liens entre eux peinent à être limpides, même en toute fin de film.

C'est un film sur les femmes (actuelles) fait par des femmes, interprêté par des femmes (sauf pour les rôles masculins qui ne sont ici que faire valoir). En même temps, les hommes sont bien souvent ce qui relient ces femmes et le plus souvent, leur problématique, même si elles ne se l'avouent pas toutes.

C'est un film très inégal. Il annonce et dénonce de nombreuses vérités sur les femmes et les clichés dont elles sont souvent victimes. Le hic, c'est que la réalisation n'hésite pas à user de ces fameux clichés, voire de tomber même dans la caricature alors que le film veut montrer toutes les femmes du XXIème siècle et les sortir du carcan que le cinéma leur impose souvent.

Comme je le disais plus haut, à force de vouloir développer un maximum sur les femmes et leurs différences, cela donne 11 portraits de femmes. C'est beaucoup et de ce fait, pas assez approfondi. Les personnages d'Ysis (Géraldine Nakache), Sam (Sylvie Testud) ou Alice Taglioni auraient mérité plus d'éclaircissement. Comment en sont elles arrivées à leur présent ? Je ne dis pas qu'il fallait remonter à leur petite enfance. Mais tout de même... On ne se retrouve pas à 27 ans avec 4 gamins infernaux sans un pourquoi qui mérite que l'on s'y intéresse.

Sous les jupes des filles est une comédie. Soit, certains passages méritent nos éclats de rire, mais d'autres, des émotions plus profondes qui sont un peu trop survolées. En même temps, c'est comme dans la plus part des comédies... On déguise le tragique sous des sourires, des gags, des réparties singlantes. Il n'empêche que ce film ne nous montre pas une seule femme qui soit simplement heureuse du début à la fin du film. Celles qui se croient heureuses au début ne le sont plus à la fin et vis et versa. En fait, ce que ce film démontre assez bien, c'est la solitude des femmes d'aujourd'hui, quelque soit leur réussite sociale et/ou professionnelle.

La seule et vraie force de ce film qui souffre de maladresses et par moment de vulgarité ou d'impudeur inutile, c'est la brochette d'actrices qui jouent toutes de façon très juste leur personnage parfois pourtant aux antipodes de leur personnalité.

Vanessa Paradis excelle en femme d'affaire antipathique, Laetitia Casta range au placard une partie du glamour qui l'entoure (oui, son personnage réagit de façon peu glamour, et pas forcément de bon goût aux émotions, limite si l'on ne se croirait pas dans la Cité de la peur des Nuls). Et enfin, il y a l'énigme Isabelle Adjani. Défigurée (pas par le film hein !, mais pas les coups de bistouri). C'est tout juste si l'on ne la prend pas en pitié tant son visage est figé de botox, ces lèvres ressemblent à un bec de canard... Ah, comme elle aurait été belle si elle s'était laisser vieillir naturellement. De ce fait, on ne sait plus si dans ce film, elle se moque de ce qu'elle est devenue ou pas.

Bref, un film choral qui n'est pas toujours au diapason avec lui même et qui, même s'il se veut irrévérencieux, aurait mérité plus de délicatesse et de classe, comme pouvait le supposer le titre, qui est aussi le titre d'une chanson délicieuse de Souchon !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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