Articles avec #cinema francais tag

Publié le 19 Février 2020

Film, cinéma, La fille au bracelet, Roshdy Zem avis, blog, chronique

Film de Stéphane Desmoutier

Avec Roschdy Zem, Anaïs Desmoutier, Mélissa Guers

 

 Synopsis :  Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.

 

Mon humble avis : J'avoue, ce film m'a laissée perplexe, mal à l'aise, et je ne sais trop qu'en penser. Bien sûr, il est très subtil, bien réalisé et interprété avec la sobriété nécessaire au sujet. D'ailleurs, celui-ci est inspiré d'une histoire vraie argentine, qui a déjà donné lieu à un film, mais selon un regard différent. Ici, Stéphane Desmoutier s'intéresse à celui des parents envers Lise, leur fille accusée de meurtre. Le film étant avant tout centré sur le personnage ô combien complexe et au comportement si déstabilisant de Lise... Dont, comme le dit l'avocate générale, les silences sont si assourdissants, que le film en devient souvent étouffant.

La fille au bracelet est un film de procès et de justice. Plus de la moitié des scènes se déroule en cours d'assise, à grand renfort de plaidoiries.

L'histoire met deux générations face à face... Et comme le rappel l'avocate de l'accusée, la justice ne doit pas juger la morale et la façon de vivre du suspect mais bien l'acte qui lui est ou pas reproché. C'est donc un film sur le doute. Le doute est constant et le spectateur repartira avec son intime conviction ou son doute, quelques soient les délibérés des jurés. Quant à moi, j'ai bien ma version possible des faits, mais celle-ci n'est ni évoquée ni suggérée dans le film.

Le film se penche beaucoup sur la jeunesse actuelle, l'adolescence qui se cherche et qui, via les réseaux sociaux, perd plus de repères qu'elle n'en trouve, au point de ne même plus trop savoir ce qui est bon ou redoutable.

Je regrette et trouve même étrange qu'il ne soit jamais question d'expertise psychologique de Lise, ni même d'un suivi médical. Les scènes de procès sont très réalistes et minutieusement tournées jusque dans le moindre détail judiciaire, dommage qu'il y ait cependant un petit arrangement avec le réel : chaque soir après le procès, Lise rentre chez elle, alors qu'elle devrait être incarcérée.

Enfin et dernière chose, la question principale que pose le film de Stéphane Desmoutier est : "A quel point connaît-on ses enfants, si toutefois on les connaît vraiment" ?

En fait, je pense que c'est un bon film, mais j'en suis sortie vraiment mal à l'aise et perturbée, limite glacée, à un moment où je n'avais pas envie de l'être. J'aurais sans doute eu besoin de plus d'éclaircissements et surtout de moins de suggestivité... puisqu'en fait, ce film pose le spectateur dans le rôle de juré, mais qui n'a pas toutes les cartes en main (on ne peut abattre toutes les cartes d'un procès qui dure des jours en à peine 2 heures).

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Février 2020

cinéma, film #jesuislà, Alain Chabat, Eric Artigau, avis, blog, chronique

Film d'Eric Lartigau

Avec Alain Chabat, Blanche Gardin, Doona Bae

 

Synopsis :  Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

 

Mon humble avis : La bande annonce me tentait, par cette "promesse" de passer la moitié du film en Corée du Sud, donc au bout du monde, un bout que je ne connais pas. Et puis Eric Lartigau étant le réalisateur de l'excellent et remarqué "La famille Bélier", je me suis dit que #jesuislà ne pouvait pas être mauvais.

Et bien j'avais faut sur toute la ligne. Ce film est en fait... navrant. Pas drôle du tout, pas triste non plus, mais pas émouvant pour autant. La première partie en France, il faut tendre l'oreille car les comédiens n'articulent pas et leur filiation/parenté ne saute pas aux yeux, il faut donc un petit temps pour constituer l'arbre généalogique... qui en fait n'apporte pas grand-chose de plus. Les dialogues sont d'un banal à mourir et Blanche Gardin, qui tente l'accent du sud-ouest mais sans articuler est limite incompréhensible.

Puis enfin, le film semble démarrer, puisque l'on s'envole pour Séoul. On y atterrit même ! et puis c'est presque tout. Puisqu'Alain Chabat ne quitte pas l'aéroport pendant 11 jours, puisqu'il attend sa dulcinée virtuelle IRL, qui a priori à du retard... Comme Chabat poste sur Instagram plein de photos sur ses rencontres, aventures et mésaventures dans l'aéroport, toujours accompagné du #jesuislà, dans l'espoir que la jolie Soo les lise, et bien il devient une star d'Instagram avec plus de 900 k de followers, donc une célébrité dans l'aéroport. Bref, c'est d'un pauvre, d'une vacuité navrante, tant dans la forme que dans le fond. Même si, au final, on gagne tout de même (et enfin), 10 minutes de balade dans Séoul.... Bon, cette balade n'est pas plus passionnante que le reste... et nous nous distrait pas vraiment de notre ennui.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 7 Février 2020

Cinéma, film, L'esprit de famille, François Berléand, avis, chronique, blog

Film d'Eric Besnard

Avec François Berléand, Josiane Balasko, Guillaume De Tonquédec

 

Synopsis :  Alexandre s'embrouille une nouvelle fois avec son père Jacques. A priori, il ne devrait pas, car ce dernier vient de décéder, mais Jacques, ou plutôt son esprit, est bien là, à râler à ses côtés. Et comme Alexandre est le seul à le voir et donc à lui parler, sa mère, sa femme et son frère commencent à s’inquiéter de son étrange comportement.

 

 

Mon humble avis : L'esprit de famille est un beau film mais inégal... Qui peine à trouver son genre, ce qui est sans doute voulu par le réalisateur, mais qui à mes yeux, n'est pas une bonne idée. En effet, affiche et bande annonce laissent penser que nous allons voir une comédie, ce que ce film n'est pas du tout... A part quelques situations qui prêtent à sourire, mais qui se rapprochent d'un burlesque caricatural inutile, déplacé, pas vraiment inspiré. Alors que le reste sonne juste, entre sobriété, onirisme et douce fantaisie, émotion et nostalgie.

L'esprit de famille porte sur le deuil, les regrets et les non-dits d'une famille, la filiation, le lâcher prise. Le tout avec de beaux dialogues, même s'ils sont parfois cruels, mais qui vont permettre à certains personnages de se relever, et surtout de se révéler. Rien de bien nouveau, mais une autre version bien à elle.

Le lieu de tournage, sur la côte Morbihannaise, offre des images, des paysages et des lumières justes splendides. On aimerait tant y être !

Je salue la prestation de Guillaume de Tonquédec qui sait être vraiment touchant, même bouleversant, lors de sa mue... de la paix qu'il fait avec feu son père et surtout avec lui-même et son entourage. Vraiment, chapeau !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 3 Février 2020

cinéma, film les traducteurs, Lambert Wilson, Thriller, avis, blog, chronique

Film de Régis Roinsard

Avec Lambert Wilson, Riccardo Scamario, Olga Kurylenko, Frédéric Chau, Alex Lawther

 

Synopsis :  Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?

 

 

Mon humble avis : Le coup de coeur envers ce film ne saute pas aux yeux. Celui-ci commence en mode diesel et il faut un certain temps pour que le rythme prenne et que la "fuite" explose et rende alors chaque protagoniste comme un coupable potentiel. Il faut aussi s'habituer aux bonds dans les temps passé et présents... Et aux multiples accents des traducteurs, ceux-ci étant tous de nationalités différentes mais s'exprimant en français. Donc concentration, sinon, vous serez un peu perdus. Mais d'un coup, la tension monte et va crescendo... jusqu'au final qui vous laisse éberlués et abasourdis ! Parce que vous n'avez rien imaginé de tel, rien vu venir ! (même si vous attendiez ! ) Mais une fois que le scénario se ré-enroule devant nous sur l'écran, on crie alors au génie ! Quelle histoire à placards et tiroirs, quelle histoire en trompe l'oeil ! Tout le monde est manipulé : personnages et spectateurs. Vraiment, ce scénario original super bien ficelé mérite les palmes de la surprise et mérite à lui seul le déplacement !

Trois styles de thriller en un... Un genre Agatha Christie (on pense évidemment aux dix petits nègres, au crime de l'orient express), un genre arnaque... Le troisième genre, vous le découvrirez dans la salle, dans les dernières minutes du film. Et l'on pourrait dire que certaines scènes rappellent certaines émissions de téléréalité (enfermement, pas de contact à l'extérieur, grand luxe des installations mises à disposition etc...

Mais ce thriller est aussi un merveilleux hommage à la littérature, aux lecteurs, et surtout, aux traducteurs, qui sont payés en droits d'auteurs (2%) sur les ventes en France, mais qui sont rémunérés à la page le plus souvent à l'étranger. Les traducteurs dénoncent aussi l'aspect marketing primant sur le littéraire dans l'édition où certains romans se vantent comme un tube de dentifrice !

A savoir, c'est d'une situation réelle dont s'est inspiré Régis Roinsard pour écrire son incroyable et captivant scénario. Il y a quelques années, les traducteurs d'Inferno, roman de Dan Brown, avaient aussi été enfermés dans un bunker pour que ne filtre aucune information sur le futur best-seller tant attendu.

Bref, scénario et huis clos géniaux ! A voir (en étant concentré !)

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 28 Janvier 2020

cinéma, film, je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, avis, blog, chronique, Jean Paul Rouve

Film d'Arnaud Viard

Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe,

 

Synopsis :  Dans la belle maison familiale, à la fin de l’été, Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Il y a là Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père ; Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve encore de devenir écrivain ; Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah.
Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie

 

Mon humble avis : Je garde un excellent souvenir de ma lecture, dans les années 2000, du recueil de nouvelles d'Anna Gavalda. J'avais adoré, mais ce souvenir est vide, je ne sais plus du tout ce qu'il contenait. Ce film en est une adaptation libre, très libre même, puisque certains des personnages sont créés ex nihilo, d'autres sont piochés dans d'autres nouvelles du recueil que celle titre, et adapté au scénario.

Le film m'a semblé long, parfois un peu ennuyeux et surtout, déprimant. Il en ressort une mélancolie XXL avec une impression de pathos... Après, certes, l'ensemble est hélas très réaliste, mais je réalise que j'ai de plus en plus besoin de cinéma distrayant, plutôt que de films qui me montre les difficultés de la vie telles qu'elles sont, ou telles qu'elles peuvent être chez les autres.

Ici, nous avons Jean-Pierre, l'aîné d'une fratrie de 4 orpheline de père. Jean Pierre semble avoir bien réussi sa vie, il est d'ailleurs un peu le soutien de toute la famille (financier pour l'une, psychologique pour l'autre etc). Sauf que du coup, personne ne s'interroge sur Jean-Pierre, sur son bien-être, son bonheur. Comme il n'a pas de problème précis, majeur ou visible comme ses frères et soeurs, Jean-Pierre va forcément bien. Jusqu'au jour où...  Certes, ce film célèbre l'amour et la solidarité familiale (qui à ce point et sans doute assez rare), mais c'est un film où ce sont la tristesse et le drame qui permettent à certains personnages d'ouvrir les yeux et/ou de rebondir. Le tout dans une atmosphère qui m'a paru déprimante, même si délicate, bien rendue, bien réalisée...

Mais heureusement, il y a une lumière dans ce film. L'interprétation de Jean-Paul Rouve. Magnifique et bouleversant Jean-Paul Rouve, qui excelle vraiment dans tous les rôles qu'il porte, du plus comique au plus dramatique. Quoiqu'il fasse, ce gars illumine l'écran ! Il vaut à lui seul le déplacement, si vous êtes prêts pour du "plombant". Je précise tout de même que les autres comédiens sont tout aussi parfait, mais moins lumineux !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 20 Janvier 2020

Film de Thomas Bidegain et de Marc Fitoussi

Avec Elsa Zylberstein, Manu Payet, Blanche Gardin

 

Synopsis :  Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer.
Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

 

Mon humble avis : Une comédie décapante, cynique à souhait, qui passe au vitriol notre société ultra connectée et évidemment ses dérives, ses excès, son ridicule...

C'est caricaturé évidemment, mais si peu en fait, et hélas... Répliques et situations sont truculentes. Seule la fin m'a un peu semblé partir à vau l'eau, c'est le cas de le dire. Mais pas bien grave, le message est largement passé !

Cinq histoires se suivent et s'entrelacent et certains personnages sont présents dans différents actes, un peu comme un fil conducteur, ou une patate chaude !

C'est l'histoire avec Elsa Zylberstein qui m'a le plus plu, car les personnages principaux y sont beaucoup plus subtils qu'en apparence.

L'acte avec la famille qui filme constamment l'évolution de la maladie gravissime de leur enfant est le plus cynique. Et oui, enfant guéri = moins de followers et de likes et de comm'... Les voyeurs vont voir ailleurs et cette famille cherche désespérément un moyen de continuer à passionner le monde entier.

Bref, ce film qui fait franchement rire (même si parfois jaune) montre à, la perfection l'addiction actuelle de la société au tout connecté et les dangers que cela comporte. Tout n'est plus qu'histoire d'algorithme, de course aux likes, aux followers, la vie et l'intime est partagée avec le monde entier, il faut équilibrer les compte, les points, noter tout, tout le monde, n'importe comment et pour n'importe quoi. Faut avoir une bonne note mais pas trop bonne non plus. Bref, la vie ne se vit plus que par écrans interposés, le téléphone greffée à la main et la wifi en perfusion.

J'ai beaucoup aimé ce film bien ficelé mis en valeur par d'excellents comédiens. Bon, sur ce, je vous laisse, je quitte mon écran et retourne à la vraie vie. Dans la vraie vie, il y a aussi le ciné, donc n'hésitez pas !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 14 Janvier 2020

Cinéma, Sol, Chantal Lauby, chronique, avis blog

Film de Jézabel MARQUES

Avec Chantal Lauby, Camille Chamoux, Giovanni Pucci

 

Synopsis :  Sol, célèbre interprète de Tango argentin, vit à Buenos-Aires depuis de nombreuses années. Derrière son tempérament excessif et son sourire incandescent, la Diva cache une blessure dont elle ne s’est jamais réellement remise : la perte de son fils unique, Raphaël, avec qui elle avait rompu tout lien. Sol revient à Paris dans l’espoir de rencontrer enfin Jo, son petit-fils de 7 ans, né de l’union de Raphaël et d’Eva, sa belle-fille, qu’elle ne connaît pas. Mais devant eux, Sol prend peur et prétend être là pour louer le studio situé sur leur palier. Dès lors, elle va tout faire pour apprivoiser ses nouveaux voisins…

 

 

Mon humble avis : Sol est un joli film familial. Un film juste, tendre, drôle, touchant et émouvant. Le tout, bercé par l'envoûtante et enveloppante par la musique du tango. Pour une fois, la bande originale ne m'a pas échappée, tant elle joue un vrai rôle dans cette histoire.

Sol est aussi le portrait de deux femmes qui, à la base, se détestent. Deux femmes fortes et fragiles et la fois, qui vont s'apprivoiser et réaliser qu'elles ont beaucoup plus de point commun qu'elles ne l'imaginent, et surtout que chacune a besoin de l'autre, à sa façon. Elles ignorent en effet qu'elle partage le deuil de la même personne. Et ce n'est qu'avec l'aide de l'autre que chacune pourra justement faire son deuil

Le début de film peut sembler un peu poussif, qui mise plus sur l'humour et les quiproquos, puis un autre rythme s'installe, qui est plus dans l'émotion, lorsque les différents personnages se découvrent une affection réelle ou latente entre eux. Là, le film devient une très jolie histoire sur la transmission familiale ou intergénérationnelle, transmission qui soit générique, d'expérience de vie ou de caractère.

Chantal Lauby est excellente, tantôt drôle, tantôt émouvante, dans le rôle de cette grand-mère inconnue, censée être morte, qui tente de se rapprocher de son petit fils et d'établir une relation grand-mère/petit fils alors qu'elle n'est connue que comme la coloc/femme de ménage. Camille Chamoux interprète dignement le rôle d'Eva, la mère psychorigide et surprotectrice de son enfant, qui vit encore dans le souvenir de son défunt époux. Au contact de Sol, Eva va se détendre, réapprendre à rire et à profiter des bons moments qu'offre la vie. Quand à Jo, le petit garçon, c'est le truculent jeune Giovanni Pucci qui déborde d'énergie et de naturel.

Sol, c'est vraiment un bon et agréable moment de cinéma.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 8 Janvier 2020

Film de Julie Manoukian

Avec Clovis Cornillac, Noémie Schmidt, Lilou Fogli

 

Synopsis :  Au cœur du Morvan, Nico, dernier véto du coin, se démène pour sauver ses patients, sa clinique, et sa famille. Quand Michel, son associé et mentor, lui annonce son départ à la retraite, Nico sait que le plus dur est à venir. « T’en fais pas, j’ai trouvé la relève. » Sauf que… La relève c’est Alexandra, diplômée depuis 24 heures, brillante, misanthrope, et pas du tout d’accord pour revenir s’enterrer dans le village de son enfance. Nico parviendra-t-il à la faire rester ?

 

 

Mon humble avis : Premier film de l'année, et hop un coup de coeur ! J'espère que c'est un bon présage pour 2020 !

Avec un tel titre de film, il était bien sûr impensable que je n'aille pas le voir. Et j'ai adoré ! Régulièrement, les médias évoquent la problématique des déserts médicaux, surtout dans les milieux ruraux. Ce film est là pour rappeler que les difficultés sont identiques au niveau des vétérinaires. Un vétérinaire qui part en retraite et qui ne trouve pas de remplaçant, dans le Morvan, région située sur "La Diagonale du vide". La désertification des vétérinaires, préférant le "confort" des cliniques citadines et la vie qui va avec a des conséquences terribles quand on y pense. Pas de véto = des éleveurs en danger = plus de relève non plus pour les éleveurs = de moins en moins d'habitants = fermeture des écoles et commerces.

Ici, nous suivons donc Nico, vétérinaire qui soigne autant les animaux domestiques que ceux des fermes. Ceci, avec le même amour, le même respect, la même dévotion, la même passion. Autre équation difficile que l'on découvre : comment demander 80 € de visite véto à un éleveur pour soigner un veau que lui-même ne vendra que 150 €.... Bref, un film qui fait pas mal ouvrir les yeux sur des situations ignorées du grand public, et sans doute pas assez prises en compte par les gouvernements.

Le film, qui pourrait être assez tragique dans le fond, est très agréable et frais dans la forme, qui tourne par moments à la bonne comédie, à la romance, et aux émotions... souvent liées au devenir de certains animaux.

Il y a bien sûr la confrontation entre Alexandra l'ex enfant du pays devenue parisienne et sortie major de sa promo à Maison Alfort, habituée aux techniques et matériels de pointes et les gens du crus qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'une femme véto, qui plus est devenue étrangère. Faut dire qu'Alexandra est dans le genre direct, ne prend pas de gants et n'est pas facile à vivre. N'empêche, personne ne veut vraiment lui laisser sa chance et tout le monde doute de ses compétences... parce qu'elle est femme et parisienne.

Si le rapport humain/animal vous laisse de glace, sans doute que ce film ne vous passionnera pas vraiment et que vous le considérerez comme un bon film mais sans plus. En cas contraire, vous l'adorerez et vous ne pourrait que saluer les performances des comédiens, le monstre sacré de ciné qu'est Clovis Cornillac en tête, suivi de près par Noémie Schmidt qui ne démérite pas, bien au contraire. Et les seconds rôles sont vraiment savoureux.

Pour moi, ce film est une merveille sur la ruralité, le retour aux sources et aux racines, la confrontation de différentes façons d'être, sur ce qui fait notre belle France et le besoin humain pour que perdure et survive notre agriculture, et bien sûr, sur les animaux, qu'ils soient des bois, de fermes ou de salons.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 17 Décembre 2019

Docteur ? Film Cinéma, Michel Blanc, chronique, avis, blog

Film de Tristan Séguela

Avec Michel Blanc, Hakim Jemili, Solène Rigot, Franck Gastambide

 

Synopsis :  C'est le soir de Noël. Les parisiens les plus chanceux se préparent à déballer leurs cadeaux en famille. D'autres regardent la télévision seuls chez eux. D'autres encore, comme Serge, travaillent. Serge est le seul SOS-Médecin de garde ce soir-là. Ses collègues se sont tous défilés. De toute façon il n'a plus son mot à dire car il a pris trop de libertés avec l'exercice de la médecine, et la radiation lui pend au nez. Les visites s'enchaînent et Serge essaye de suivre le rythme, de mauvaise grâce, quand tombe l'adresse de sa prochaine consultation. C'est celle de Rose, une relation de famille, qui l'appelle à l'aide. Il arrive sur les lieux en même temps qu'un livreur Uber Eats, Malek, lui aussi de service ce soir-là...

 

 

Mon humble avis : Docteur ? est un film sympathique, qui fonctionne globalement bien, malgré quelques imperfections : comme de petites longueurs ou encore, des situations un peu trop exagérées et inutilement.

Mis à part ces bémols, Docteurs ? reste un film qui oscille entre bonne comédie et émotion, et surtout humanité, pour le meilleur et pour le pire.

Le duo composé par Michel Blanc et Hakim Jemili est vraiment au diapason même si les personnages sont aux antipodes l'un de l'autre. Michel Blanc, en médecin désabusé dont la vie semble derrière lui, et Hakim Jemili en livreur Uber vélib, qui lui, à l'avenir devant lui, des projets plein la tête et qui vit entre candeur et générosité. Chaque personnage va beaucoup apporter à l'autre. C'est donc un film sur la double transmission, quels que soient l'âge, le milieu social ou les préoccupations dans la vie.

Le film montre aussi, sous forme de la comédie mais frôle avec le drame, ce qu'est être médecin de garde aujourd'hui. (Et encore, nous ne restons que dans Paris intra-muros, il n'est question ici de traiter les questions sociales des quartiers chauds... A travers les nombreuses visites effectuées par notre duo durant cette nuit de Noël, nous voyons l'importance et l'utilité de ces médecins mais aussi les abus de certains patients qui prennent les médecins et médecine pour des pigeons et qui, sans honte aucune, appellent un médecin de garde pour un renouvellement d'ordonnance ou encore... pour obtenir un arrêt médical pour partir en vacances le lendemain.

Bref, une comédie sympathique, assez créative touchante, qui même si elle montre l'égoïsme et l'étroitesse d'esprit de certains, s'attache surtout à faire du bien en exploitant la bonté de certains et surtout, la vie et l'envie plus fortes que tout ! Et puis avouons-le, certaines situations sont vraiment hilarantes ! Une comédie sympa pour Noël !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 9 Décembre 2019

Film de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Avec Fabrice Luchini, Patrick Bruel, Zineb Kitri, Pascale Arbillot

 

Synopsis :  Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu.

 

Mon humble avis : Aux deux réalisateurs, nous devons déjà, en autre, les films "Le prénom" et "Papa ou maman" 1&2. Aussi, un nouveau film de ce duo ne pouvait qu'être prometteur.

Le résultat est franchement bien satisfaisant et offre une magnifique histoire d'amitié improbable, tant les deux protagonistes sont l'opposé de l'autre. Ce qui est truculent ici, ce sont évidemment les dialogues aux petits oignons, qui se bonifient encore plus lorsqu'ils sont dits par un Fabrice Luchini délicieux et parfait. Le duo avec Patrick Bruel fonctionne plutôt bien, même si j'ai parfois soupçonné Bruel d'en faire un peu trop. On est donc dans une franche comédie... mais aussi très dramatique... Le sujet principal étant tout de même le cancer et les réactions de chacun lorsque celui-ci surgit. On oscille donc entre rires et émotions, mais sans excès.

Mais il y a tout de même quelques hics, même s'ils ne gâchent pas le plaisir... Pas mal de clichés sont utilisés sur le sujet "si je dois mourir demain"... Faut réparer les erreurs, dire les non-dits, se réconcilier... Bref, rien de bien nouveau là-dessus. Et une incohérence... Tout au long du film, Luchini tente de prendre Bruel entre 4 yeux pour lui dire la vérité, mais Bruel n'entend rien. Alors pourquoi cette brouille ? Pourquoi ces tentatives d'aveu ne sont pas exploitées ? Par facilité scénaristique ?

Le film reste néanmoins un divertissement très agréable et bien monté, sans vulgarité, et avec une sincérité visible et réelle. Et ce Luchini, quel acteur ! Bon Ok, je suis fan...

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0