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Publié le 13 Juin 2014

Synopsis : Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Avec : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Géraldine Nakache....

 

 

 

 

 

étoile2.5

Mon humble avis : Sous les jupes des filles est un film choral, on ne peut plus choral, avec beaucoup de personnages, voire trop de personnages... Ainsi, l'on en confond certains ou encore, certains liens entre eux peinent à être limpides, même en toute fin de film.

C'est un film sur les femmes (actuelles) fait par des femmes, interprêté par des femmes (sauf pour les rôles masculins qui ne sont ici que faire valoir). En même temps, les hommes sont bien souvent ce qui relient ces femmes et le plus souvent, leur problématique, même si elles ne se l'avouent pas toutes.

C'est un film très inégal. Il annonce et dénonce de nombreuses vérités sur les femmes et les clichés dont elles sont souvent victimes. Le hic, c'est que la réalisation n'hésite pas à user de ces fameux clichés, voire de tomber même dans la caricature alors que le film veut montrer toutes les femmes du XXIème siècle et les sortir du carcan que le cinéma leur impose souvent.

Comme je le disais plus haut, à force de vouloir développer un maximum sur les femmes et leurs différences, cela donne 11 portraits de femmes. C'est beaucoup et de ce fait, pas assez approfondi. Les personnages d'Ysis (Géraldine Nakache), Sam (Sylvie Testud) ou Alice Taglioni auraient mérité plus d'éclaircissement. Comment en sont elles arrivées à leur présent ? Je ne dis pas qu'il fallait remonter à leur petite enfance. Mais tout de même... On ne se retrouve pas à 27 ans avec 4 gamins infernaux sans un pourquoi qui mérite que l'on s'y intéresse.

Sous les jupes des filles est une comédie. Soit, certains passages méritent nos éclats de rire, mais d'autres, des émotions plus profondes qui sont un peu trop survolées. En même temps, c'est comme dans la plus part des comédies... On déguise le tragique sous des sourires, des gags, des réparties singlantes. Il n'empêche que ce film ne nous montre pas une seule femme qui soit simplement heureuse du début à la fin du film. Celles qui se croient heureuses au début ne le sont plus à la fin et vis et versa. En fait, ce que ce film démontre assez bien, c'est la solitude des femmes d'aujourd'hui, quelque soit leur réussite sociale et/ou professionnelle.

La seule et vraie force de ce film qui souffre de maladresses et par moment de vulgarité ou d'impudeur inutile, c'est la brochette d'actrices qui jouent toutes de façon très juste leur personnage parfois pourtant aux antipodes de leur personnalité.

Vanessa Paradis excelle en femme d'affaire antipathique, Laetitia Casta range au placard une partie du glamour qui l'entoure (oui, son personnage réagit de façon peu glamour, et pas forcément de bon goût aux émotions, limite si l'on ne se croirait pas dans la Cité de la peur des Nuls). Et enfin, il y a l'énigme Isabelle Adjani. Défigurée (pas par le film hein !, mais pas les coups de bistouri). C'est tout juste si l'on ne la prend pas en pitié tant son visage est figé de botox, ces lèvres ressemblent à un bec de canard... Ah, comme elle aurait été belle si elle s'était laisser vieillir naturellement. De ce fait, on ne sait plus si dans ce film, elle se moque de ce qu'elle est devenue ou pas.

Bref, un film choral qui n'est pas toujours au diapason avec lui même et qui, même s'il se veut irrévérencieux, aurait mérité plus de délicatesse et de classe, comme pouvait le supposer le titre, qui est aussi le titre d'une chanson délicieuse de Souchon !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Juin 2014

Synopsis : Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle.

 

Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La liste de mes envies est l'adaptation ciné du célèbre best seller éponyme de Grégoire Delacourt. Qui dit adaptation dit souvent transformation, pour le meilleur et parfois pour le pire. Ici, je n'userais pas du mot pire, mais décalage. Décalage plutôt subtil, car le récit est assez fidèle au roman. Ce qui l'est moins, ce sont les personnages et l'atmosphère. Déjà, le synopsis est en contradiction avec le film lui même en évocant "la petite mercière". On imagine alors, comme dans le roman, une femme plutôt discrète, repliée sur elle même, un peu soumise, voire simpliste. Dans ce film, il n'en n'est rien. Jocelyne y est bien plus sophistiquée que dans l'histoire d'origine, avec un caractère bien plus trempé. Ce qui fait que l'âme de l'histoire se perd un peu. Pourquoi un tel choix ? Est-ce pour coller au tempérament de la comédienne Mathilde Seigner.

Certes, on sent toujours la femme au grand coeur, qui aime sa vie simple. Mais...

A part cela, le film de Didier Le Pêcheur reste bien agréable et le moment passé est bien bon. Le réalisateur a ajouté de sacrées touches d'humour, sans doute pour rendre le film plus "grand public". Cet aspect là est assez réussi, qui donne lieux à des scènes mémorables (notamment avec la psy des Jeux) et des répliques bien salées. En même temps, faire d'un récit qui n'en n'est pas une comédie est un risque... Celui de dérouter les spectateurs qui ont lu le livre. Et c'est un peu mon cas. Alors film à voir, oui, mais sans penser au délicieux roman de Delacourt.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Mai 2014

Synopsis : Lorsqu'elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c'est aussi le moment ou la France menace d'annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

 

Avec Nicole Kidman, Tim Roth, Frank Langella

 

 

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Mon humble avis : J'ai vraiment apprécié ce film ! Outre sa réalisation élégante et relativement sobre, j'y ai, à ma grande surprise, appris pas mal de choses que j'ignorais. Ce film ne porte pas sur la vie entière de la princesse, mais juste sur une année. Grace et Rainier ont déjà deux enfants, Caroline et Albert. Mais, alors que depuis des années les tabloïdes nous ont habitués à ne considérer de Monaco que ses frasques people, le film, ici, ne s'y intéresse pas, où très peu. L'action se déroule lors de la crise diplomatique entre de Gaulle et Rainier. Ultimatum de de Gaulle : que le rocher fasse payer des taxes et impôts aux entreprises françaises implantées sur Monaco, taxes qui devront être reversées à l'Etat Français qui a bien besoin de quelques liquidités alors que sévit la guerre d'Algérie. Je méconnaissais complètement ce pan de l'Histoire, qui même si elle peut paraître dérisoire rapport à la taille de Monaco est forte en symbole et a bien remué l'Europe d'alors. Le film porte donc entre autre sur les stratégies géopolitiques de Rainier et sur l'attitude la princesse Grace à cette époque. Cette américaine qui a bien du mal à se plier au protocole, et à se faire autant accepter qu'apprécier par "ses" sujets. D'autant plus que devant un certain isolement dû au statut, Grace se laisse séduire par le scénario qu'Hitchcock lui amène. Ce qui crée un scandale politique et protocolaire. D'autant plus que dans le palais, une taupe n'a de cesse que de destituer Rainer de son trône. Nous suivons donc cette année de la princesse qui devra faire le choix entre ses velléités de cinéma et la fonction qu'elle a épousée en se mariant à Rainier. Nous sommes donc presque en huit clos dans le palais et suivons cette princesse, qui par respect pour son engagement sacré, fera tout pour sauver le rocher de l'annexion. Pour cela, elle suivra des cours de maintien, de protocole, de Français et amènera une idée ultime alors que tout semble perdu. On sent une femme battante, en avance sur son temps, et admirable. Et l'on comprend pourquoi, 50 ans après, le bal international de la Croix Rouge tient une telle importance. Certes, on peut trouver à ce film de petites longueurs et quelques dialogues très hollywoodiens dans leur mièvrerie, mais on assiste avec admiration et fascination à a transformation de cette femme qui a en fait trouvé là le plus grand rôle d'actrice de sa vie. Et qui, oh combien, mérite son prénom !

J'ai aimé ce moment de grâce finale où l'on sent vraiment naître le véritable amour entre les deux époux princiers.

On oublie Nicole Kidman, tant on a l'impression d'être devant la princesse originale. Les filles se régaleront en plus des superbes robes et tenues qui nous sont montrées.

Par contre, j'avais déjà eu le même ressenti avec le biopic sur Diana... Alors que lorsqu'on est enfant inculque le rêve de devenir princesse, et bien, franchement, je n'ai absolument pas de regret de ne pas en être devenue une ! Etre princesse, c'est l'enfer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Mai 2014

 Synopsis :Simon, un cambrioleur en liberté surveillée, accepte de monter sur le plus gros coup de sa vie: Le vol du "Florentin", un diamant mythique mis en vente aux enchères par ses propriétaires. Pour réussir, il devra approcher Julia, l'experte diamantaire, pour qui la vente constitue un enjeu personnel et familial considérable. Au-delà d'un casse particulièrement osé, Simon entrainera Julia vers un destin qu'elle n'aurait pas pu imaginer.

 

Avec Yvan Attal, Bérénice Béjo, Jean François Stévenin

 

 

 

 

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Mon humble avis : Il est toujours fascinant d'assister de l'intérieur à la préparation de ces grands casses, que ce soit d'un casino ou ici, d'un diamant d'une valeur inestimable.... estimée à 40 millions d'Euros. Et l'on se dit que "truand", c'est vraiment un "métier", presque un "art" ! Dans ce sens, Le dernier Diamant pourrait ressembler au film Ocean Eleven et ses suites. Mais ne vous emballez pas, la comparaison est minime. Puisque la bande qui prépare ce casse n'a rien de sympathique, mis à part les personnages joués par Yvan Attal et Jean François Stevenin. Et encore, Simon est plus captivant et quelque part séduisant de mystère que réellement attachant. Bref, ces hommes élèvent le vol au rang d'art. Les trois comédiens principaux jouent à merveille, le charme agit, notamment avec la l'élégance et la fragilité cachée de Bérénice Béjot.

Mais... que ce film traine en longueur ! Que de fois l'on se dit : "et comme par hasard !". Le scénario devient un "savoureux" mélange d'originalité et de déjà vu. Etrange impression. Et puis l'on finit par s'emmêler, à ne plus savoir où sont les bonnes clés nécessaires à l'ouverture de la vitrine d'exposition du diamant. A force d'échanges et de manipulations diverses, j'en étais perdue. Autre lassitude pour moi, pourquoi les "vrais" méchants ont toujours des têtes d'abrutis finis, des têtes que l'on repère à cent lieues et à qui l'on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession. Des têtes d'abrutis qui enlèvent beaucoup de suprises potentielles scénaristiques.

Bref, malgré de bons arguments notamment dans sa distribution, ce film ne me marquera que par l'impression de longueur interminable. Dommage, la bande annonce laissait croire à un film plus pêchu, plus dynamique.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Mai 2014

Synopsis : Pour ses 50 ans, Antoine a reçu un cadeau original : un infarctus. A partir de maintenant, il va devoir "faire attention". Or, Antoine a passé sa vie entière à faire attention : attention à sa santé, à ce qu'il mangeait, attention à sa famille, à accepter les travers de ses amis, et à avaler de trop nombreuses couleuvres… Désormais, il va adopter un nouveau régime. Mais en voulant changer sa vie, on change forcément celle des autres…

 

Avec Lambert Wilson, Florence Foresti, Franck Dubosc

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Que donnerait une vie que l'on déciderait d'un seul coup sans contraintes ? Barbecue nous en donne un savoureux aperçu.

C'est un film sur une bande de potes, pas forcéments assortis. Mais quand l'amitié et la routine sont là, on finit par ne plus savoir ce que l'on apprécie chez l'autre et ce que l'on subit, alors on s'installe dans une hypocrite indifférence. C'est ainsi que vivait Antoine, jusqu'au jour où sa vie est bouleversée par un infarctus. Il décide de se débarasser des contraintes qu'il s'est imposé jusqu'alors. Donc fini la langue de bois, même avec ses amis. La vérité fuse de toute part via des réparties drôles, cyniques ou même parfois amères, pour la plus grand plaisir des spectateurs qui ne se privent pas de rire devant ses vérités dont ils ne sont pourtant pas forcément à l'abris. C'est ça une comédie au ciné : on rit de soi même sans ce reconnaitre.

Ce film montre qu'il est bon parfois de faire table rase, afin de repartir d'un bon pied en toute franchise, sur une route débarassée des non-dits, des exaspérations, des cachoteries... Tout le monde en sort finalement grandi et l'amitié renforcée, plaisante à voir !

Barbecue est un très bon divertissement, servi par de bons comédiens à l'unisson. Il donne sacrément envie de louer une superbe demeure dans les Cévennes et de profiter des paysages lors de petits déjeuners si possible.... au calme ;)

Ce film décortique le fonctionnement de l'amitié et est, à mon humble avis, plus profond que la bande annonce ne le suggère. Ne boudons pas notre plaisir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Mai 2014

http://fr.web.img6.acsta.net/pictures/14/03/06/13/18/456482.jpgSynopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 
Elle est entrée dans une boutique de téléphonie sur le boulevard Voltaire. Elle a fait mine de s’intéresser aux nouveaux portables, a obtenu le numéro du vendeur et s’en est allée. Elle l’a rappelé dès le lendemain, lui a dit qu’elle voulait le revoir. Ilan ne s’est pas méfié. Il avait vingt-trois ans, la vie devant lui…
Comment pouvait-il se douter qu’en rejoignant cette jolie fille dans un café de la porte d’Orléans, il avait rendez-vous avec la mort ?
Le vendredi 20 janvier 2006, Ilan Halimi, choisi par le gang des Barbares parce qu’il était juif, est enlevé et conduit dans un appartement de Bagneux. Il y sera séquestré et torturé pendant trois semaines avant d’être jeté dans un bois par ses bourreaux. Retrouvé gisant nu le long d’une voie de chemin de fer à Sainte-Geneviève-des-Bois, il ne survivra pas à son calvaire.
Dans ce film, Ruth Halimi revient sur ces 24 jours de cauchemar. 24 jours au cours desquels elle aura reçu, elle et son mari, Didier, plus de six cents appels, des demandes de rançon dont le montant ne cessera de changer, des insultes, des menaces, des photos de son fils supplicié… 24 jours d’angoisse de toute une famille, contrainte de garder le silence pour laisser travailler la police criminelle.
Mais le 36 Quai des Orfèvres ne sait pas à quels individus il a affaire. Personne ne mesure la haine antisémite qui habite les ravisseurs, et ne s’imagine qu’Ilan allait perdre la vie...
 
 
Avec : Zabou Breitman , Pascal Elbé, Jacques Gamblin, Sylvie Testud
 
 
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Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a presque deux mois, en avant première et en présence d'Alexandre Arcady venu répondre à nos questions en fin de séance. Et bien je peux vous dire qu'à l'issue du générique final, il régnait dans la salle un silence terrible. Un silence d'effroi.
C'est une histoire hélas vraie, dont on se souvient tous plus ou moins. Mais l'on ne sait plus y mettre de date, de visages, de noms. Et bien ce film me fait dire qu'heureusement que l'art existe, dont le septième. Car seul l'art reste gravé à tout jamais. En fin de séance, j'avais ainsi remercié maladroitement le réalisateur pour ce film. Les pyramides du Caire sont toujours là, mais la civilisation d'Egypte Antique a disparu. Et bien 24 jours permettra que ce "fait divers" (quelle horrible expression) ne tombe jamais dans l'oubli. Ce qui pour moi n'avait été que quelques minutes de ci delà à la télé ou la radio, ce fut là presque deux heures d'immersion dans ce drame. Avec ce film, nous cottoyons au quotidien la famille d'Ilan Halami, ainsi que celui des policiers responsables de l'enquête.
Il y a eu des erreurs dans cette enquête. La première a été de ne pas considérer ce rapt comme un acte raciste. Parce qu'à l'époque, méfiance. Nous sommes quelques mois après l'histoire de la fameuse "fille du RER". Et puis le manque de personnel, de moyens. Il faut savoir que c'est suite à la mort d'Ilan que sera créé en France "l'alerte enlèvement". Et que le meutre de d'Ilan ne sera reconnu comme crime raciste que bien plus tard, suite au combat de sa mère.
Ce film est extrêmement bien réalisé et bien sûr, interprêté. Seule une scène m'a parue ridicule, archi cliché. C'est celle de la mise en place des policiers en planque. Pour le reste, rien à redire. Alexandre Arcady a fait le choix (judicieux afin de ne pas rebuter) de ne pas montrer la torture, même si celle-ci est est allusive.
Reste la violence psychologique énorme et inhumaine de ce film, inhumaine parce que vraie. Cela ne peut que nous révolter, nous écoeurer. C'est aussi l'effroi qui s'installe en nous devant ce fameux gang des barbares. C'est hallucinant que des "hommes" aient autant de violence gratuite en eux avec si peu de neurones dans le cerveau. C'est terrible, car dès le début, on sent que ces monstres sont complètement ingérables, sanguins. Inconscients de la gravité et de l'horreur de leurs gestes, mais pas reconnus comme deficients mentaux. Bref, rien à en tirer. Et pourtant, ils avaient une vie entre leurs mains.
A savoir que nombre de protagonistes de ce drame sont déjà sortis de prison.
Un film à voir, comme un devoir de mémoire. Pour que... plus jamais ça.
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Avril 2014

Synospis : Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d'errance, il se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

 

Avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Féodor Atkine

 

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Mon humble avis : Dans la cour est un film qui a tout pour être parfait sauf qu'il n'est pas très joyeux, bref, il ne remonte pas le moral !

Il s'agit pratiquement d'un huit clos dans un immeuble parisien et dans sa cour. Nous rencontrons ainsi différents personnages qui, au premier abord tous on ne peut plus classique, se révèlent, au fil du film, comme recelant fêlures, obsessions, névroses au fond d'eux. Chacun compte sur l'autre pour l'épauler, le seconder ou se "débarasser" de ses blessures, sans se rendre compte que le "recepteur" est sans doute encore bien plus fragile. Le message serait donc : êtes vous sûr que votre béquille est plus solide que vous, une béquille doit elle vous ressembler pour vous aider et vous comprendre, et n'y a-t-il pas danger à trop d'empathie envers l'autre.

Les deux personnages principaux se ressemblent bien plus que les apparences ne le laissent supposer. L'un tente de sortir la tête de l'eau pour respirer un peu, l'autre respire très bien et ne se rend pas compte de la noyade qui l'attend. Chacun pense que la détresse de l'autre pourrait, sans doute, comme le distraire de sa propre détresse, sans voir le risque exponentiel de deux détresses qui se cotoient. Quoiqu'il en soit, la relation que nouent Antoine et Mathilde est très belle, sobre et touchante... Et bien sûr, magistralement interprêtée. Depuis quelques films, j'apprécie de plus en plus Catherine Deneuve, dans des rôles qui lui permettent d'exprimer de belles émotions, à l'opposé de la femme froide à laquelle nous avons été habitués. Quant à Gustave Kerven, il mériterait bien un César.

Ce film est à voir si l'on est en forme ! Et puis, il démontre avec tendresse et subtilité cet adage bien connu, même si pas très poétique : "trop bon, trop con" !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Avril 2014

Synopsis : Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt "vieille France". Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit...Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

 

Comédie avec Chantal Lauby, Christian Clavier, Elodie Fontan

 

 

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Mon humble avis : Hilarant ! Drôlissime ! Et jamais "lourdaing", ce que je craignais un peu, malgré une bande annonce alléchante !

La salle entière riait, se frappait sur les cuisses, ou tapait des pieds sur le sol tant il fallait exprimer ce débordement de bonheur !

C'est un film très humain sur les différences et les à priori qu'elles génèrent. Depuis les lieux communs sur les différentes communautés raciales ou religieuses qui composent notre belle France, jusqu'à la rigidité d'une certaine vieille France (comme on dit), ce sont tous des personnages qui vont faire un pas, puis deux, puis trois vers l'autre. Tout le monde s'amuse des clichés qui sont ainsi bien mis à mal ! Le rythme du film ne faiblit jamais, les personnages sont approfondis et subtils, les raparties fracassantes et mémorables, et les gags tout simplement géniaux !

Un film qui fait du bien, généreux, qui réunit tout le monde. Un film plus que bienvenu dans notre époque morose. Un film qui fait aimer les gens avec leurs défauts et leurs qualités ! A ne pas manquer, à voir, voire à revoir ! Du bonheur !!!

Ce film mérite amplement de devenir cultissime !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Avril 2014

 Synopsis : Elsa,écrivain, et Pierre, avocat, se croisent lors de la soirée de clôture d’un salon du livre : un regard, un briquet qui change de mains, des rires un peu trop nerveux, le frémissement d’une histoire possible… Une rencontre ? Sauf que la vie de Pierre, c’est d’abord sa famille : ses enfants et Anne, sa femme depuis quinze ans, celle qui l’aimera toujours, et qu’il aimera toujours, en dépit de la routine et du temps qui passe, il le sait. Elsa, de son côté, se reconstruit peu à peu suite à un divorce compliqué, se partageant entre l’écriture, ses ados qui grandissent trop vite, ses amies et une histoire légère comme l’air avec Hugo, son jeune amant. Pour elle, l’homme marié est un tabou et même pire : une erreur. Pourtant… Dès le premier regard, la rencontre de Pierre et Elsa s’inscrit dans une temporalité différente, comme si présent et futur possible se dédoublaient, s’entrechoquaient... jusqu’à créer une réalité où tout serait possible...

Ce film sort mercredi prochain

 

Avec Sophie Marceau, François Cluzet et Lisa Azuelos

 

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Mon humble avis : Voici un film qui ne révolutionnera pas le septième art ! Car même si la bande annonce promet la plus belle histoire d'amour for ever, et bien c'est avec un sentiment de déjà vu ou de rien de nouveau que j'ai quitté la salle en fin de séance.

Certes, les acteurs sont mimi et touchants à regarder alors qu'ils retrouvent leur quinze ans et l'Amour. Mais bon, ils m'ont un peu agacés ces deux là, avec leurs "oui mais non" et leurs "non mais oui".  Les clichés sont en culture ici, et ça m'énerve encore plus quand les personnages en sont conscients et s'en excusent, comme pour qu'on leur pardonne notre agacement. En même temps, le coup de foudre est souvent cliché en lui même.

Voir François Cluzet dans une comédie romantique est assez rare, c'est agréable. Sophie Marceau, on sait qu'elle est belle, splendide même. Mais ici, j'ai eu l'impression qu'elle minaudait trop. Et puis, elle semble porter les mêmes robes ultra moulantes sexy rouges que dans les films précédents et qui me valent pas mal de visites sur mon blog (mots clés de recherche : la robe rouge de Sophie Marceau dans le film Blablabla.;) )

Maintenant, la réalisation du film ne manque pas d'originalité, dans l'aspect ping pong des saynettes dans la vie des deux personnages. Les sujets de la fidélité au couple, des démons passagers (ou pas)  et de la chute des tabous lorsque the Amour est là est bien rendue. La fin est inattendue, c'est à souligné.

Mais bref, même si l'on regarde ce film sans déplaisir, je ne suis pas conquise. Peut-être parce que j'ai été énervée dès la première scène. Celle ci se déroule au salon du livre de ... Rennes... représenté ici comme étant plutôt people, comme lieu d'échanges décisifs dans une environnement cossu et cosi, aux lumières tamisées etc... Quand on sait que ce fameux salon, avant de se dérouler cette année dans une salle de sport très bien aménagée, on dit même paysagée, le salon se tenait sous une espèce de tente améliorée... et bien oui, ça m'a énervée. Le réalisme n'aurait rien gâché. Les salons régionnaux ont leur charme et y amener un parisianisme effronté était pour moi déplacé !

 

 

UNE RENCONTRE, film de Lisa AZUELOS

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Avril 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/14/01/31/16/50/583089.jpgSynopsis : Deux sœurs que tout oppose. Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un dîner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leurs vies.
 
 
 
 
Avec Julie Depardieu, Patrick Bruel, Emmanuelle Béart
 
 
 
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Mon humble avis : Je n'ai pas lu le livre de Katherine Pancol, découragée par le volume de la célèbre trilogie. Donc pas de comparaison avec l'oeuvre d'origine dans ce billet !
J'ai beaucoup aimé ce film, même si j'ai ressenti quelques longueurs. Pas à des moments précis, mais c'était comme une impression générale. Je me demandais si le film ne durait pas trois heures, ce qui n'était pas impossible, étant donné la fameuse épaisseure évoquée plus haut.
Pour moi, Les Yeux jaunes des crocodiles n'est pas tout à fait une comédie. Certes, des passages tirent vers une franche cocasserie, mais dans l'ensemble, cette histoire témoigne des dysfonctionnements plus ou moins visibles d'une famille, et de la souffrance qui se répercute sur chacun des protagonistes. On ne peut que déplorer que personne n'est vraiment heureux dans cette chronique familiale, et certains maux trouvent leurs racines dans l'enfance des deux héroïnes. La mère, cette infernable bonne femme, a toujours eu une nette préférence, exprimée violemment au fil des ans, pour son ainée. Alors, pour Joséphine, il fut et est toujours difficile de gagner le respect de ses proches, malgré l'amour indeffectible, même si vampirique, de sa soeur Iris. Ce sujet est vraiment bien traité, avec délicatesse.
La force de cette histoire, c'est l'intérêt innévitable et grandissant que nous portons aux personnages, intérêt que devient veritable affection pour certains, notamment pour ceux joués par un subtil Patrick Brel et une sublime Julie Depardieu. Je ne connais pas bien la filmographie de cette dernière, mais je pense pouvoir affirmer qu'elle a trouvé en Joséphine un rôle magistral où exprimer pleinement son talent. Emmanuelle Beart est fidèle à elle même, parfaite pour se rôle de femme narcissique tant à la recherche de reconnaissance alors qu'elle vit dans l'oisiveté. Je ne vais pas me plier au rang des Voici et Gala, mais l'on regrette encore une fois les méfaits de la chirurgie esthétique. Cette femme était si belle au naturel... Maintenant, on décroche difficilement le regard de sa bouche mal refaite.
Quoiqu'il en soit, c'est vraiment un casting cinq étoiles qui sert magnifiquement cette histoire dont on ne peut qu'attendre la suite avec impatience !
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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