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Publié le 4 Avril 2014

http://cineday.orange.fr/images/film/617x_/7c0/cd4/c7f88d220cd43ae4a524943b5b/affiche-francaise-de-toutes-nos-forces_7c0cd4c7f88d220cd43ae4a524943b5b.jpgSynopsis :Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon « Ironman » de Nice: une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit. Autour d’eux, c’est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d’aller au bout de cet incroyable exploit.
 
 
Avec : Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Mon humble avis : Il y avait bien longtemps que je n'avais pas été aussi émue au cinéma, au point d'en avoir la gorge nouée et quelques larmes au coin des yeux. Et pourtant, ne vous y trompez pas, ce n'est pas un film triste, c'est un très beau film, un film magnifique, qui se regarde avec le sourire aux lèvres et l'émotion en plein ventre.
 De toutes nos forces n'est pas un film qui joue sur la corde sensible du sujet. On ne nous prend pas en otage avec de bons sentiments et des pleurs à toutes les dix minutes ! Il n'y a pas de pathos ici, mais les regards des acteurs qui s'illuminent au fil du temps, et les nôtres, tantôt choqués (par le comportement du père envers son fil), attendris, touchés et surtout, admiratifs.
L'histoire nous emmène au coeur d'une famille plutôt déséquilibrée par le handicape de leur fils. La mère gère tout et couve son "poussin" à l'excès, le père n'est jamais là, travaillant par au 4 coins du monde. Et quand il rejoint le domicile familial, il n'a aucun geste, aucune parole, aucune attention pour son fils qui a tant besoin d'un père. Niels Tavernier nous laisse entrevoir les difficultés d'une telle situation avec délicatesse et justesse. Et puis il y a la solarité de Julien. Cloué dans son fauteuil, c'est pourtant lui qui va redonner vie à sa famille en exigeant de vivre sa propre vie. Il y inclut de "force" son père. Et la relation qui va enfin se nouer entre le père et le fils est superbement filmée. Pas d'effusion, par d'hilarité soudaine. Quelques regards, puis des mots, puis des contatcs physiques, et enfin, un véritable échange d'homme à homme quelque part, de coequipiers dans une épreuve sportive de pure folie (à mon humble avis ! Comment peut-on s'infliger de telles souffrances, qui à ce point là, ne doivent plus être très bénéfiques pour le corps). La complicité qui unit les deux être est tout simplement sublime car non feinte et ça se voit. Là où il y avait fuite de l'un, il y a ensuite simple bonheur d'être ensemble ! 
On suit avec attention l'entrainement de ce binome. Avec admiration pour le père, avec émotion pour le fils, qui apprend à basculer son corps de gauche à droite dans sa baignoire.
Durant tout le film, on ne sait jamais si nos deux héros vont terminer cette course... ou pas. Mais peu importe pour nous. Julien a quoiqu'il en soit gagné ! Il a réalisé un rêve et à enfin rencontré son père. Admiration pour ce jeune Julien, doté d'une force de vie... et de persuasion extraodinaires. Et finalement, on apprend à aimer ce père que nous détestions en début de séance, ce père qui fait tout pour mener son fils au bout de ses rêves. Ce père, c'est l'extraordinaire (une fois de plus), Jacques Gamblin. La mère, c'est une Alexandra Lamy surprenante. Il fait bon la voir dans autre chose qu'une petite comédie sans grande prétention. J'espère que ce film lui permettra de prétendre à des rôles plus riches, comme celui ci. Enfin, Julien, c'est Fabien Héraut, qui est aussi quadraplégique dans la réalité. Et que ce soit dans le rôle de Julien ou dans la peau de Fabien, ce garçon nous donne une formidable leçon de vie et de courage. Chapeau jeune homme ! Et merci pour l'émotion, le sourire, et la pêche que nous donne cette histoire, à voir, comme de bien entendu. Manquer ce film serait une grave erreur, car il redistille en nous humanité et optimisme ! De toutes nos forces est un bijoux, un miracle du cinéma ! Essentiel ! 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mars 2014

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/14/02/04/12/26/509803.jpgSynopsis :  À trente ans, Ben est sur le point d'épouser Juliette. Sa petite vie tranquille et sans danger va basculer lorsqu'il retombe sur la personne qu'il a secrètement le plus envie de revoir : Vanessa, la bombe du lycée qui ne l'avait jamais regardé. Elle est de retour à Paris et ne connaît, aujourd'hui, que lui…
 
 
Comédie avec Manu Payet, Emmanuelle Chriqui, Anaïs Démoutier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Et bien je suis déçue. Franchement. Et encore, heureusement que je suis sensible à la bonne bouille et au capital sympathie de Manu Payet, sinon, je pense que j'aurais été plus sévère.
Le film part bien, accompagné de nos rires, qui pour moi, ce sont vite estompés pour finir par briller par leur absence. Mais les clichés se multiplient, le fameux fantasme minode au plus haut point et manque de naturel. J'ai trouvé que plusieurs scènes duraient deux fois trop longtemps, pour parfois devenir grotesques (notamment celles concerant le beau père !!!). Les répliques  sont parfois percutentes tout de même et il y a de bonnes trouvailles, à remarquer. J'ai notamment adoré l'aquarium que l'on voit plusieurs fois en fond de décors.... et transformé en premier plan en fin de film qui rend bien compte de la transformation du personnage de Ben.
Et puis l'utilisation d'une chanson de Goldman, dans ces situations précises, est sympathique.
Mes compagnons de ciné y ont vu une belle histoire d'amitié et d'amour aussi forcément. Mouais, c'est gentil, ça manque de piquant et de réelle originalité. Ce qui fait qu'au fil du film, je me suis retrouvée de plus en plus affalée dans mon fauteuil rouge, presque en attendant que cela se passe. Je n'étais point clouée au velours.
Bref, j'attendais plus et mieux d'un comédien de talent et manifestement plein de bonnes intentions... insuffisantes. Dommage car le sujet peut tous nous concerner : et si nous retrouvions notre amour platonique unilatéral du collège, que ce passerait-il ?. Reste que cela peut distraire dans une période morose puisque cela ne mord pas !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Mars 2014

http://fr.web.img6.acsta.net/pictures/13/12/17/15/19/401815.jpgSynopsis : Depuis qu’il a 7 ans, Alex n’a qu’une obsession : séduire Sandra Valenti, la plus jolie fille d’Aix en Provence et, à ses yeux, la plus jolie fille du monde. Aujourd’hui, il lui faut un plan infaillible pour pouvoir enfin l’aborder. Il décide de s'adjoindre les services d'Antoine Chamoine qui presque 20 ans auparavant, a séduit Monica, la mère de Sandra.
 
 
Avec Kev Adams, Franck Dubosc, Valérie Benguigui, Héléna Noguerra
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Fiston est un film surprenant, car pas vraiment drôle, même si quelques moments prêtent à rire ou à sourire. Ce n'est pas non plus une histoire franchement grave, même si elle met en scène le mal être d'un adolescent qui devient peu à peu adulte.... Mais Alex est un jeune qui se trouve laid, qui est mal vêtu, qui n'a pas d'amis et qui "bave" depuis 15 ans pour la même gamine devenue une superbe étudiante. Un film faussement léger ou faussement grave, comme vous le voulez. Il se regarde avec agrément, même s'il ne restera pas gravé une éternité dans nos mémoires. Disons que c'est un film gentillet, sans que cela soit péjoratif.
Pourtant, l'idée de départ est plutôt incongrue, voire même pas croyable au sens littéral du terme. Mais elle est prétexte à suivre des personnages attachants qui évolueront au contact les uns des autres dans de belles relations, touchantes même si parfois un peu caricaturales.
Il est bien sûr question du fantasme que l'on se fait des autres, qui ne restent délicieux tant que l'on n'y a pas accès. L'image que l'on se fait des autres, même si la réalité peut-être encore plus formidable....
Oui mais, je vous entends déjà grincer des dents devant le casting.... Franck Dubosc.... Je ne suis pas fan de l'humoriste, mais j'apprécie l'acteur, qui est capable de belles nuances. Et il le prouve encore une fois ici dans ce personnage de vieux beau devenu un ours reclus dans sa ferme. A deux ou trois moment, on craint qu'il ne glisse dans la "dubosquerie", mais non, il reste bien dans le personnage d'Antoine.
La pré-fin est inattendue, en ce sens qu'elle justifie les étrangetés demandé par Antoine à Alex se trouvent expliquée et c'est mignon. Ah, que n'est-on pas prêt à faire pour séduire !?
A noter que Fiston est le dernier film de la superbe actrice Valérie Benguigui, décédée en septembre dernier. Elle était déjà malade durant le tournage. Alors, rien que pour le plaisir de la revoir une dernière fois, ce film vaut le détour ! 
 
 
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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Mars 2014

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/14/01/24/16/11/590379.jpg  Synopsis : La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.
 
 
Avec André Dussolier et Niels Arestrup
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Ce film est l'adaptation d'une pièce de théâtre, elle même adaptation de la Grande Histoire. Car ce qui se déroule en une nuit dans le film, s'est en fait étendu sur 3 semaines en 1944. Les rencontres entre Nording le suédois et  le Général Von Scholtitz ont vraiment eu lieu, mais personne ne sait exactement ce que se sont dit les deux hommes.  Pièce et film sont donc dans la spéculation mais on peut les imaginer très proche de la réalité.
Ce presque huit clos est tout simplement fascinant, captivant ! Même si on connait la fin, puisque Paris est fort heureusement toujours debout, le suspens est palpable et s'intensifie au fil du temps. On se demande quel argument va bien pouvoir utiliser Nording pour faire plier le Général allemand. C'est vraiment un bras de fer en gants de velours ! Courtoisie et diplomatie... mais c'est tout de même la guerre. Même le spectateur se fait prendre dans le coup de bluff ! Bien sûr, le scénario permet de s'interroger sur l'obéissance suprême.... Jusqu'à quand l'obéissance est elle un devoir devant un ordre qui n'a pas de sens ? De même, qu'est on prêt à faire pour préserver ceux que l'on aime ? Car l'on apprend ici que la famille de certains généraux allemands étaient tenue en "otage" par Hitler, comme monnaie d'échange pour garantir l'obéissance... Se pose aussi la question du nationalisme... et de la propriété d'une ville ou d'un pays envahi. A qui appartient il ? Aux habitants qui y sont nés... Ou à l'envahisseur ? Bien sûr, pour nous personnes sensées et non belliqueuses, la question ne ne pose pas.... Mais elle est on ne peut plus d'actualité lorsque l'on voit ce qui se passe en Ukraine actuellement. Hélas, l'Histoire semble n'être qu'un éternel recommencement.
La mise en scène est on ne peut plus maitrisée. J'ai juste regretté les quelques sorties de ce huit clos et l'intervention de personnages "extérieurs", liés à la stratégie militaire pure, car cela m'a un peu égarée. Mais il n'empêche, c'est un film à voir absolumement, ne serait ce que pour rappeler, en notre époque où tout tremble un peu partout, d'où revient Paris, quelle perte cela aurait été pour le patrimoine français et mondial...
Quant à André Dussolier et Niel Arestrup.... Que dire ? Pfiou.... Ils sont tout simplement magistraux ! Ils portent le film ! Et vraiment, en France, on peut être fier d'avoir d'aussi grands acteurs, discrêts dans la vie, mais qui crêvent l'écran. Qui font leur métier avec un talent exceptionnel... Et qui font aussi partie de notre patrimoine. Bravo Messieurs !
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Mars 2014

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/575/21057533_20131113175943179.jpgSynopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement 
 
 
Avec Dany Boon, Alice Pol, Kad Merad
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
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 Mon humble avis : Ah, quel bonheur de retrouver mon cher Dany Boon au sommet de sa forme et de son humour. Voilà longtemps que je n'avais pas ri autant et de bon coeur, à la bonne franquette quelque part, au ciné ! Mon dernier coup de coeur comédie était "9 mois ferme" de Dupontel. Bien sûr, avec Supercondriaque, il s'agit d'un humour moins cynique, plus tendre quelque part envers les personnages, plus dans le sympatoche que dans le supervache ! Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, en choeur avec la salle entière.
Il faut savoir que dans ce film, Dany Boon se moque de lui même, puisqu'il a une fâcheuse tendance à l'hypercrondrie ! Bien sûr, pour nouer avec le genre comédie, le tout est poussé à l'extrême, mais c'est franchement bien trouvé et le scénario ne s'enfonce pas dans le seul sujet du malade imaginaire. Même si l'hypercrondrie, encouragée par l'automédication via internet est un sujet tout à fait sociétal, Dany Boon s'interresse aussi au sort des réfugiés sans papier de pays en guerre civile et pousse son personnage à confronter ses petits malheurs inexistants mais sa maladie psy réelle au sort plus qu'alarmant de ces réfugiés. Comme le dit l'acteur réalisateur,  l'hypercondrie est un phénomène très bourgeois, en ce sens qu’il faut avoir le temps et l’argent d’en souffrir !"
Kad Merad, médecin méritant et presque stoïque de Dany Boon, va, donc confronter son patient à la solution radicale qui effectivement, le transformera ! Le duo formé par les deux comédiens est toujours aussi réjouissant et bénéficie dorénavant d'une complicité qui n'est plus un secret pour personne.
Le rythme comique est soutenu et ne manque pas de rebondissements, de malentendus etc. Je pense, enfin, j'espère, que certaines scènes deviendront anthologiques (comme celle du métro ou encore celle de l'interrogatoire qui n'est pas sans rappeler un certain "Juste Leblanc c'est juste ?!"
Ah oui, il est bon de préciser que la bande annonce ne livre pas tous les gags à l'avance, ni les meilleurs !
Si vous n'avez pas d'hyperdondrie à soigner, cette franche comédie populaire vous aidera sans aucun doute à soigner la sinistrose ambiante. Car j'ai eu la banane tout le long du film et même bien après encore !
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/26/10/26/068920.jpgSynopsis : Ils sont trois,
Ils sont frères,
Ils sont de retour.
15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis... par leur mère...
Cette fois sera peut-être la bonne.
 
 
De et avec Pascal Légitimus, Didier Bourdon et Bernard Campan
 
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   Mon humble avis : Le film le plus attendu de l'année (dixit les médias et j'étais assez d'accord), risque bien d'être aussi le flop de l'année. Même si nous ne sommes qu'en février, je doute que le 7ème art puisse nous offrir un fim pire que celui ci dans les 10 prochains mois.
Quelle déception ! Quelle tristesse même ! Car j'attendais tant de ce film, nostalgique que je suis de la grande époque des Inconnus qui détonnaient sacrément. Oui, c'est de la tristesse que je ressens en voyant la pauvreté de ce qu'ils nous ont livré ici. On peine même à croire qu'ils soient auteurs, à 3 du scénario. Rien pour rattraper rien. Les quelques passages qui prêtent à sourire, voir à rire parce qu'on se dit qu'on a payé pour rire, sont complètement engloutis par la bêtise du reste. Tout n'est que clichés, la critique cynique de la société a bien disparu du programme, pour laisser place à des personnages nostalgiques d'eux mêmes et qui s'embourbent dans leur propre parodie. Les extraits et bande annonce que l'on avait pu voir paraissaient prometteurs et amusants, et bien même ceux là ne le sont pas dans le contexte du scénario.
Seul Légitimus semble tirer son épingle du "jeu", et c'est rien de le dire. La jeune comédienne qui incarne la fille de Bernard Campan a un jeu qui ne vole pas plus haut que dans une sitcom, sauf qu'avec elle, la vulgarité atteint des sommets désagréables et lassant.
Bref, en résumé : navrant, affligeant, pitoyable. Et pourtant, je suis bonne publique et étais acquise d'avance, c'est vous dire si la déception est grande !
 
 
   
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/03/10/19/524458.jpgSynopsis : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie.
 
 
 
Avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade.
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  Mon humble avis : Une merveille que ce film d'animation ! Une pépite, un voyage dans un monde imaginaire, plein de surprises, de trouvailles plus mimi les unes que les autres, drôles ou touchantes. Quelle créativité, de quelle imagination a fait preuve toute l'équipe du film, c'est inoui ! Ca met du baume au coeur, ça attendrit, et je remprends encore la même racine linguistique, ça émerveille ! Nos yeux s'écarquillent devant tant de beauté, notre sourire s'étend sur toute la largeur de notre visage devant tant de tendresse, de douceur, d'ingénuosité, de naïveté, de beauté. Les images numériques sont absolument splendides, rayonnantes, lumineuses. Les personnages sont assez ressemblant avec les personnes qui leur prêtent leur voix : Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Jean Rochefort, Grand Corps Malade entre autre. Par moment l'ensemble prend des allures de comédie musicale, des passages étant chantés par les chanteurs que son Mathias Malzieu (Groupe Dyonisos) et Olivia Ruiz. Certaines chansons sont issues de leurs répertoires personnels, d'autres m'ont tout l'air d'être des inédits. Pour celles ou ceux qui ne le connaissent pas, Mathias Malzieu  (l'un des réalisateurs), est aussi, en plus d'être musicien chanteur réputé, écrivain. Jack et la mécanique du coeur est en fait l'un de ses romans dont il cosigne ici l'adaption ciné. Je n'ai pas lu ce livre, mais un autre de Malzieu. Aussi, je m'attendais à un univers d'adulte enfant, un monde intérieur, une atmosphère on ne peut plus onirique. J'ai eu ce que j'espérais, mais en puissance 10 !!!
Ce film s'adresse à touts publics, puisque là mention "dès 6 ans' est stipulée. Je ne suis pas sûre que les minots de cet âge saisiront les subtilités des dessins, des trouvailles, et la symbolique très forte du domaine amoureux. Par exemple, Miss Accacia se recouvre partiellement d'épine lorsqu'elle se sent en danger, pas sûre que les enfants le remarquent.. Mais ils verront une belle histoire à travers les yeux d'un adulte qui se souvient tant de son enfance, et le monde n'y est pas enjolivé. Et oui, le monde peut-être cruel, comme il l'est avec ce petit Jack si différent des autres, ce Jack qui à une petite horloge à la place du coeur. Et cette horloge, elle a une clé, car il faut la remonter régulièrement.... Alors, cette superbe et adorabe histoire, c'est sur la clé de notre coeur, et ce que nous en faisons.
A voir, à revoir (au cas où des petites merveilles de trouvailles nous aurait échappé), à avoir chez soi. Une perle dans un écrin ! Un énorme coup de coeur !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Février 2014

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/13/12/18/12/43/406041.jpgSynopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 
Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.
 
 
Thriller avec Gilles Lellouche, Vincent Lindon, Nadine Labaki
 
 
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  Mon humble avis : Quel film ! J'ai l'impression que cela fait une éternité qu'un film ne m'avait pas autant scotchée à mon siège ! Une fois l'action en route, plus moyen de l'arrêter, pas un temps mort !  Pourtant, la fameuse scène qui déclenche l'ensemble tarde un peu à venir. Le premier quart du film sert donc à installer les personnages, leurs failures, leur passé. Ce n'est pas sans intérêt, loin de là, et déjà, on apprécie le jeu formidable, même si ce n'est pas une réelle surprise, des acteurs : Gilles Lellouche, Nadine Labaki, Vincent Lindon (qui ose un timide sourire à la fin ) et enfin, l'adorable jeunot de la bande : Max Baissette de Malglaive, qui du haut de ses 13 ans, se hisse largement sur la même marche du podium que ces collègues adultes et confirmés. Ce gamin, on l'a vu il y a quelques mois, déjà brillant, dans le film "Une place sur terre", avec Poelvoorde. Ici, il est tout aussi brillant et craquant, sauf que... j'ai trouvé que le gamin, sensé avoir 9 ans dans le film, agissait avec une maturité parfois peu crédible pour son âge. Les scénaristes auraient mieux fait de lui laisser son âge véritable.
Le film devient stressant à souhait, et même assez violent physiquement comme moralement. Moralement, parce que la cible est un enfant, et il est donc tout à fait répugnant que la mafia s'en prenne à un enfant témoin... Physiquement, car il y a pas mal de combats corps à corps, ça flingue sans hésiter, ça fait tout pour survivre dans les pires situations. Et puis les méchants ont vraiments des gueules de très méchants qui sont, qui plus est, du genre increvables !
Mise à part l'action, l'autre grand intérêt de ce film est la profonde amitié, même si devenue taciturne, entre deux hommes (Lellouche et Lindon), qui formèrent un tandem de choc dans la police toulonnaise avant qu'un terrible accident de voiture conduise l'un d'eux à la perte de tout (boulot, famille, mariage....) L'un soutient l'autre envers et contre tout, quitte à se remettre hors la loi. Ces deux personnages sont touchants et intéressants. J'imagine que Lellouche et Lindon n'ont pas du être difficiles à convaincre pour endosser de tels rôles.
Le titre ? Et bien il prend tout son sens dans les dernières minutes du film. Quelle révélation ! Inattendue ! Elle donne le vertige, et vous amène à voir le film, les personnages et même l'humain d'un oeil encore différent. Où se situe l'inhumanité, et jusqu'où l'amitié peut elle aller ?
Un chouette film, vraiment, si on lui pardonne d'avance ses quelques contradictions ou improbabilités.
 
 
      
 
 
 

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Publié le 24 Janvier 2014

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/13/12/04/16/53/529485.jpgSynopsis :À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même
 
Avec Karine Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac
 
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  Mon humble avis : Ce film est l'adaption ciné de la célèbre bande dessinée Lulu femme nue, du non moins fameux Etienne Davodeau, qu'il est impossible d'ignorer si l'on se promène un peu sur la blogo.
Les adaptations sont toujours plus ou moins périlleuses car les lecteurs comparent souvent avec l'histoire du média d'origine.
Et bien j'ai trouvé le film très fidèle à la BD. Pas forcément à 100% dans le scénario, mais dans l'atmosphère, dans le message, ça oui, à 200%.
Le système narratif de la BD a disparu (la bande d'amis/famille sur la terrasse en été qui raconte l'aventure de Lulu, si je me souviens bien). Personne ne raconte. Nous suivons Lulu dans son éveil, son réveil à la vie, à son identitée de femme aimable au sens littéral du terme. Lulu était devenue transparente aux yeux du monde, et pire encore, même aux siens. Elle retrouve de la couleur, de l'épaisseur, de la beauté au fil de ce parcours initiatique qu'elle s'offre. Lulu redécouvre sa propre valeur à travers celle des autres qui la regardent pour de vrai, pas comme si elle était un meuble immuable. J'aime terriblement cette histoire de femme qui prend le large quelques jours suite à quelques désillusions. Lulu met au placard ces responsabilités des mères de famille pour se retrouver elle. Et c'est beau qu'une femme réalise qu'elle n'est pas que mère de famille, même si elle adore ses enfants, ni que la potiche de son ignoble mari.
La réalisation semble simple. Authentique je dirais, comme le sont les sentiments déployés dans ce film. Pas d'effets grandiloquents. Un film au plus proche de la vie, la vraie. Celle où l'on se cherche, se bat, s'aime, se découvre, se défend.
Le message est simple aussi : respect des autres, de la différence, l'amour, le partage, la solidarité. Mais le tout est traité avec une telle finesse que tout en devient grand, magique. On croirait presque à un conte de fée, même s'il n'y a pas de longues robes, de princesse et que le prince charmant n'est pas là où on l'attend !
Les relations entre les personnages, et les personnages eux mêmes d'ailleurs, sont touchants, drôles aussi dans leurs réparties ou leur naturel. Ils nous donnent envie de sourire, et aussi, de temps en temps, de rire. Pas d'hilarité non, un rire de bien être que nous provoquent les gens qui sont drôles juste en étant eux mêmes, sans artifices ni efforts.
J'aimerais bien que Karine Viard ait un César pour le rôle de Lulu. Car elle y est splendide, rayonnante, bouleversante. J'ai beau y réfléchir, je ne vois pas qu'elle autre actrice française aurait pu interprêter ce rôle aussi bien qu'elle. Karine Viard donne vie à Lulu, chair et os, regard, fragilité, force. Elle l'a fait exister pour de vraie cette Lulu qui n'était jusqu'à maintenant que quelques traits de crayons dans une BD. Et surtout, elle la respecte entièrement et lui rend justice ! Quand à Bouli Lanners dans le rôle de Charles... Très touchant, doux et mystérieux à la fois. Juste parfaitement juste !
Un film magnifique sur une femme qui semble banale à mourir, mais qui a bonté et beauté au fond d'elle même. Joli message. Quand on sait creuser là où il faut, on trouve toujours son or !
PS : Regardez bien.... Dans l'une des scènes du café, le client qui commande un café sans croissant n'est autre qu'Etienne Davodeau himself !
    
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Janvier 2014

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/13/12/03/12/25/245119.jpgSynopsis : (Biopic) Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.
 
 
Avec Pierre Niney, Guillaume Gallienne, Charlotte Le Bon, Laura Smet 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Pas particulièrement motivée pour aller voir ce film, j'avais surtout une farouche envie d'aller au ciné dimanche matin ! Les autres films ? Déjà vus ou pas du tout tentée !
Alors, quid de YSL ? Ce qui est incontestable, c'est que l'interprétation de Pierre Niney, dans la peau du grand couturier, est époustoufflante ! Même si je ne connais pas grandement l'original, on retrouve dans Pierre Niney tellement de mimiques et de retenue d'YSL qu'on en reste bouche bée. Guillaume Gallienne brille aussi dans le rôle de Pierre Bergé, et je l'ai préféré ici que dans son rôle autobiographique dans Guillaume et les Garçons à table.
J'ai suivi avec intérêt les débuts de carrière d'Yves Saint Laurent (dans le film hein ! Sinon, j'étais pas née ) , comme la retranscription d'une époque que je n'ai pas plus vécue.... Les années 60 (avec la Guerre d'Algérie dans les conversations et les préoccupations de quelques protagonistes du film) et l'aube des années 70. Et l'évolution de la mode, avec YSL en fer de lance, c'est assez fascinant, amusant, et très agréable pour les yeux. Les jupes se raccourcissent, les styles se lâchent, l'élégance est le maitre mot ! A l'époque, les vêtements de haute couture semblaient bien plus "portables" que maintenant, alors que les podiums de défilé étaient bien plus courts !
Mais pour être honnête, j'aurais préféré voir plus de robes, de petites mains travaillant méticuleusement des étoffes, me balader un peu plus dans les maisons de haute couture, assister bien plus à la création de robes merveilleuses ou étonnantes.... que d'être spectatrice plus ou moins volontaire de cette déchéance. Drogue, alcool, excès en tout genre, vie dissolue, nuits dans les clubs gays. Bref, YSL, d'une timidité maladive, se détruit à petit, voire grand feu, alors que son mécène et compagnon officiel- Pierre Bergé- fait tout pour le maintenir à flot. Oui, on sent parfaitement le mal être et le talent artistique d'Yves Saint Laurent (l'un n'allant souvent pas sans l'autre)... Mais j'ai l'impression d'avoir assisté à une intimité "déplacée", "inutile", qui m'a mise mal à l'aise, que j'aurais préféré ne pas voir, au profit des belles créations de l'homme. Et je m'interroge sur les biopics que j'ai pu voir ces dernières années. C'est curieux, ils mettent rarement leurs personnages / sujets à leur avantage, et je me demande bien pourquoi... Car quelque part, je trouve que ça nuit plus à l'image que ça ne la dore. Certes, le côté public et paillettes, c'est en général ce que l'on connait des personnes à qui le cinéma dédie un biopic... Alors peut-être est-ce pour montrer l'inconnu ? Pourquoi pas lorsqu'il s'agit d'Informations historiques... Mais ici, j'ai des doutes. Franchement, la carrière de l'homme, son talent, ses tourments créatifs et quelques unes de ses obsessions maladives,  conduisant à son auto-sabotage m'auraient suffit, et non cet étalage impudique.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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