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Publié le 28 Septembre 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/139/21013965_2013091315071072.jpgCes enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.
Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…
Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies...
Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école...
C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps...
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Il n'y a pas d'acteur, car ici, chacun joue son propre rôle. D'ailleurs, ce n'est pas un film, mais un documentaire, qui passe au cinéma. Et quel documentaire ! Effectivement, grand écran impératif pour se rendre bien compte de l'immensité des paysages... et des distances parcourues.
Quelle claque, que d'émotions ! Chaque histoire (vraie) est bouleversante, saisissante ! J'encourage quiconque a aller voir ce documentaire. Allez y avec vos enfants !
Quand on voit qu'en France, les enfants rechignent souvent à aller à l'école, y vont en trainant les pieds, sèchent les cours, ne respectent pas les profs et ne saisissent (dans tous les sens du mot) pas leur chance d'avoir ainsi accès à l'instruction... Et qu'aux 4 coins du monde, d'autres gamins font un veritable parcours du combattant chaque jour pour assister au cours, ça remue, cela donne envie de se réveiller, de se dire "putain, je suis née au bon endroit, quel bol, tout ou presque nous est dû, on se relève et on marche !"
Sur les 4 histoires, deux m'ont particulèrement émue, noué la gorge même.
Jackson, au Kenya, avec sa petite soeur Salomé, traverse chaque jour 15 km de savane pour rejoindre l'école. 15 km qu'ils couvrent en 2h !!! Le plus souvent, ils courent et parfois, piquent un sprint pour fuire un éléphant qui charge... C'est ça le matin, et la même chose le soir. Trente bornes par jour pédibus pour s'instruire, car Jackson rêve de devenir pilote. Et dire qu'en France, on n'ose même plus laisser les enfants faire deux kilomètres à pieds pour aller à l'école ou acheter le pain. Ici, les cartables pèsent 3 tonnes, au Kenya, c'est son bidon d'eau que Jackson portent.... Les paysages sont splendides, les étendues magistrales... et deux bambins s'y dirigent avec un naturel déconcertant. Ils courent, mais ce n'est pas un jeu.
En Inde, dans le golf du Bengale... Samuel a 13 ans et est handicapé. Ses deux petits frères mettent une heure et demi chaque jour pour le conduire à l'école. Samuel est dans un fauteuil roulant, qui n'a rien d'un fauteuil, et pas grand chose de roulant. Une carcasse de chaise roulante rouillée à laquelle une chaise en plastique a été ajoutée. Un pneu crevé, des rayons tordus. Et les deux frangins tirent et poussent de toutes leur force pour passer partout, dans le sable, sur des chemins pierreux, dans des rivières où ils s'embourbent. Sans jamais se départir de leur courage, de leur humour, de leur immense amour pour leur aîné en difficulté, persuadé qu'il remarchera et qu'il sera médecin. Wow. Déjà adultes dans leur corps d'enfant, sérieux, naïfs et pleins d'espoir. Oui, saviez vous qu'en train, on va de l'Inde en Afrique en 5mn. C'est Gabriel qui le dit !
Ensuite, il y a Carlos, en Patagonie. C'est à cheval, avec sa petite soeur dans son dos, qu'il traverse la pampa deux fois par jours pour pouvoir étudier. Les images nous le montre fier, prudent et avisé sur sa monture. Autour de lui, rien à des kilomètres à la ronde... Et pourtant, quand il s'immobilise, 2 autres cavaliers ne tardent pas à arriver. Des copains qu'il attendait pour poursuivre la route. Comment est fixé le lieu de RDV quand tout paraît se ressembler. Un mystère qui leur appartient, qui nous dépasse, que nous ne partagerons jamais ! Nous sommes presque honteux de nous régaler autant de spendides paysages qui sont, sur place, autant de danger pour ces enfants...
Enfin, 3 fillettes effectuent 4h de trajet chaque lundi dans le Haut Atlas Marocain... Une poule dans un sac sera troquée à la ville contre un gros sac de biscuits. Des fillettes qui sont conscientes qu'elles ont une chance énorme, en tant que filles, d'avoir des parents qui accèptent et favorisent leur scolarité.
De tous ces gamins qui marchent des kilomètres sur des chemins escarpés ou dangereux, inutiles de dire qu'aucun d'entre eux n'est chaussé en conséquence, aucun d'entre eux ne s'est perdu dans les rayons de Décathlon pour choisir la chaussure ultra adéquate pour une activité très précise...
Sur le chemin de l'école, une formidable leçon de vie, de courage qui remet les pendules à l'heure.
Comme ils sont beaux ces mômes si forts, si volontaires, si courageux, si joyeux, petits et déjà grands, ou grands et encore petits... Avec rien qui leur tombe du ciel... Conscients de leur chance, qu'ils ne gâcheraient pour rien au monde. Chapeau ! Respect les enfants !
 
 
 
 
 PS : Essayez de voir ce documentaire en VOSTF, car j'émets un léger doute sur la qualité du doublage...
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/329/21032927_20130829103737803.jpgSynopsis : Bettie, la soixantaine, se voit soudain abandonnée par son amant et en péril financier avec le restaurant familial. Que faire de sa vie ? Elle prend sa voiture, croyant faire le tour du pâté de maison. Ce sera une échappée. Au fil de la route : des rencontres de hasard, un gala d’ex-miss France, le lien renoué avec sa fille, la découverte de son petit-fils, et peut-être l’amour au bout du voyage… Un horizon s’ouvre à elle.
 
 
Avec Catherine Deneuve, Nemo Schiffman, Gérard Garouste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce film ! Parce que l'on rit, parce que l'on sourit, parce que l'on est ému, parce que c'est dur et tellement tendre à la fois. Un road movie, voilà ce qu'est "Elle s'en va". "Elle", c'est Catherine Deneuve, époustouflante et resplendissante dans son rôle, son âge, ses doutes, ses faiblesses, ses certidudes pas toujours adéquates. Mais au fil du film, elle est prête à les remettre en question, à s'en débarasser même, pour s'ouvrir, accueillir, s'étonner... et finalement renaître. Son personnage Bettie quitte son restaurant, où rien ne va plus, juste pour prendre l'air. Et cette escapade va durer quelques jours, ponctués de rencontres diverses et variées, éphémères ou définitives, attendues ou surprenantes. Elle se frottera malgré elle au pire de l'humain, mais aussi à sa bonté gratuite, celle qui donne la banane. Des petits moments partagés, des confidences singulières dans des lieux insolites et à des heures indues. Le parcours de cette femme maladroite, naïve, brisée et sincère est bouleversant, et son trajet à travers la France d'Ouest en Est- Sud Est bien agréable, buccolique quelque part. Bettie va réapprendre à aimer, va baisser les barrières érigées près d'un demi siècle plus tôt, le film nous dira pourquoi. Cette petite brise d'amour qui pénètre sa vie va forcir tout au long du film pour devenir une tempête qui atteindra chaque membre de sa famille, et ça, ca fait franchement du bien.  Un vent d'amour et d'optmisme qui rend joyeux, serein.
Catherine Deneuve porte littéralement le film sur ses épaules, elle est magistrale et superbement filmée ! On dit que Bettie est l'un de ses plus grands rôles au ciné. Je ne les ai pas tous vus, mais je suis prête à le croire tant j'ai été séduite et charmée. Bien entendu, elle est très bien épaulée par des comédiens qui ne déméritent pas, bien au contraire. Sans aucun doute, mention spéciale pour le jeune Némo Schiffman, et félicitations du jury aux dialoguistes, qui nous ont concocté des répliques délicieuses. Si vous allez voir ce film, portez une attention particulière à la scène de "roulage de cigarette". Il se passe quelque chose. Ceux qui l'ignorent rient et c'est déplacé. Car en fait, c'est de l'improvisation. Le vieille homme n'est pas comédien et lors du tournage de cette scène, il ne connaissait même pas Catherine Deneuve avec qui le dialogue s'est doucement instauré alors que la caméra tournait, sans prévenir...
Elle s'en va, je suis partie avec elle, dans ce film rare à la générosité exceptionnelle. A voir absolument.
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Août 2013

 http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/059/21005923_2013051510325393.jpg Synopsis :     Interdit aux moins de 12 ans
 
Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.
 
C'est succint, alors à titre informatif, j'ajouterais que cette jeune fille de bonne famille qui étudie à Henri IV se prostitue... auprès d'une clientèle fortunée.
Et je dirais plutôt, déconseillé au moins de 15 ans....
 
 
Avec Marine Vacth, Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
étoile3etdemi
 
 Mon humble avis : Du François Ozon, qui ne met pas tout à fait à l'aise. Jeune et Jolie n'explique pas, mais pose des questions et surtout fait le constat d'une triste réalité : la prostitution des ados ou des jeunes adultes, étudiantes souvent. Ici, l'héroïne Isabelle n'est pas motivée pas l'argent puisqu'elle ne manque de rien dans sa famille. On a d'ailleurs du mal à déceler ce qui l'incite, tant cela nous dépasse je pense. Ce personnage m'a fait penser, dans certaines limites, à Mersault, le narrateur de l'Etranger de Camus que je viens de lire. Elle semble ne rien ressentir, ne posséder aucun état d'âme ou presque, une inconscience totale des conséquences et du sens de sa conduite. Etrangère elle aussi Le plaisir n'est même pas franchement visible... Un mystère, dont on aurait aimé qu'Ozon nous donne un peu plus de clés...
Les images comme les propos, qui peuvent paraître choquants, ne sont en rien provoquants. Pas de gratuité ou de voyeurisme exacerbé, même si ce film est réservé à un public averti.
François Ozon distille beaucoup de pudeur, de douceur et de brutalité dans la froideur de son héroine. Mais l'ensemble sonne très juste même si tout à fait déconcertant. Il a au moins le mérite de dénoncer et de d'inciter les discution entre amis à la sortie du cinéma. Ce film ne laisse vraiment pas de glace devant cette adolescente qui découvre la sexualité par le sexe et non l'amour, qui passe de l'ado insouciante à l'adulte inconsciente... Ado et adulte dans un même corps, un même esprit.
Marine Vacth, jeune actrice repérée par Ozon en couverture d'un magazine, est on ne peut plus rayonnante et sublime. Fascinante aussi. Elle émet un magnétisme qui explique parfaitement son succès auprès des clients. Douce, froide, provocante, manipulatrice ? Elle a des airs de Laetitia Casta, c'est dire. Même si on l'a déjà vu dans quelques films (La part du gâteau, Ce que le jour doit à la nuit), j'espère que Marine Vatch, qui irradie ici l'écran, ne se laissera pas piégée dans ce type de rôle qui, on l'a déjà vu, peuvent coller à la peau. (Je pense notamment à Jane March, qui, en 1992, explosait dans l'Amant de Jean Jacques Annaud, pour bien vite disparaitre ensuite...)
Un film beau, dérangeant, qui ne juge pas, mais ne répond pas non plus aux questions.
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Août 2013

Synopsis :  http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/103/21010350_20130704111259174.jpg Années 20, dans les Landes. Liéna, 35 ans, hérite à la mort de son mari de ses vastes propriétés au cœur d’une forêt industrielle et de son drôle de rêve : l’électricité partout sur ses terres. Elle veut à tout prix faire de ce rêve électrique une réalité. Sauf que personne n’en veut, ni son milieu, ni les syndicats.
Alors elle se bat, s’entête… mais comprend qu’il existe d’autres batailles à livrer... Quand le destin d’une femme libre rencontre le destin d’un pays...
 
 
Avec Marie Gillain, Miou Miou, et Jalil Lespert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
étoile2.5
 
 
 Mon humble avis : Mes compagnons de séance n'ont pas du tout apprécié ce film. Je suis la seule à être moins catégorique, certains aspects du film m'ayant plu (d'autres non, évidemment) et méritent une virée au cinéma. Mais pour cela, il faut aimer les films lents, très lents et sobres. Car l'histoire et le véritable sujet de Landes mettent un certain temps à ce mettre en place. Qui plus est, le début est pour le moins déroutant, voire incompréhsensible... On se demande où l'on est, ce qui se passe, qui est cette folle qui... le lien ne se fera pas de lui même quand elle réapparaitra plus tard dans le film. La réalisation manque de rigueur, de rythme, de profondeur, de suivi quelque part. Oui, plus de suivi dans les scènes aurait sans doute moins perdu de spectateurs. Enfin, c'est ce qu'on appelle une fin en eau de boudins Esthétiquement jolie, mais qui ne ressemble pas du tout à ce que l'on attend du film, sans que ce soit une bonne surprise. Une fin décevante, où ce qui aurait dû se passé est oublié , parce qu'aussi, il n'a sans doute pas eu lieu dans la réalité. M'enfin, j'aurais préféré que le film ne s'achève pas sur un "3 mois plus tard.... et 15 ans plus tard..." mais qu'il nous mène jusqu'à l'issue de ces 3 mois. Raccourcir le début et allonger la fin, voilà qui eut sans doute été judicieux.
Il n'en reste pas moins que le film peut se targuer de bons arguments. Les comédiens, avec Marie Gillain en tête. Toujours aussi convaincante, que ce soit en femme veuve ou en femme d'affaires décidée. Rayonnante !
De très belles images aussi ponctuent ce film, que ce soit des personnages ou des paysages, comme la dune du Pilat par exemple. L'intérêt culturel de ce film est indégniable. Landes nous ramène au 20ème siècle, il y a 107 ans. L'époque des fermages et des métairies. L'époque des campagnes non électrifiées, il n'y a pas si lontemps encore si l'on compare ce petit siècle à toute notre Histoire. Et dire qu'à l'époque, l'électricité paraissait secondaire pour une certaine catégorie de la population. Une guerre Mondiale plus tard et quelques révolutions notamment technologiques, l'électricité est devenue un dieu incontournable dans nos foyers ! Plus d'électricité signifie plus de chauffage, parfois plus d'eau chaude, plus de frigo, des congels qui dégèlent, plus de réveils matin, plus d'ordinateur, plus de jus pour recharger portables diverses, plus de TV ! Bref, la fin du monde !
Enfin, la plus grande qualité de ce film reste le magnifique portrait de femme qu'il nous présente. Une femme en avance sur son temps, émancipée et qui , malgré le monde qui s'est dressé devant elle, a changé son époque !
Dommage qu'il y ait lenteurs et maladresses.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Juillet 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/064/21006442_20130516121958057.jpgSynopsis : Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?
 
 
Avec les voix de  Aïssa Maïga, Tella Kpomahou, Jacky Ido
étoile2.5
  Mon humble avis : Dieu sait comme je m'étais délectée des 6 épisodes de cette BD, qui célébraient en même temps mon entrée dans l'univers des bulles ! J'attendais donc énormément de ce film d'animation, peut-être trop d'ailleurs, car j'en sors en peu déçue, même si ce film semble fidèle à la BD d'origine.
Côté décors, c'est parfait. Les dessins sont magnifiques, jusque dans les détails et les couleurs. Ils nous emmènent vraiment ailleurs, enfin, en Afrique. La bande annonce n'est pas étrangère non plus à cette sensation de voyage : pêchue, rythmée, tropicale, africaine. On retrouve avec joie les bonnes bouilles ou jolis visages des personnages. Tout est en dessins animés, sauf... la télévision ! Quand Aya et sa famille la regarde, c'est une vraie publicité pour un savon ou une banque Ivoirienne qui y passe. C'est étrange, mais cette incrustation de vraies images et donc d'Hommes est audacieuse et surprenante.
Le reste m'a déçue. Certes, le film ne couvre je crois que les 2 premiers tomes, mais il me semble que nombre de personnages et de sujets sont passés à la trappe. Innocent n'apparait qu'un quart de seconde, le frère d'Aya n'est pas là. Et curieusement, le mouvement de l'animation, qui aurait du apporté du rythme, m'a semblé par moment longuet ! Je m'étais bien plus amusée à lire la BD de façon frénétique et passionnée. La voix d'Aya n'est pour moi pas bien choisi, qui parait celle d'une femme mature alors qu'Aya est à peine majeure.
La salle n'était pas bien pleine mais pour une fois, les spectateurs d'origine africaines étaient presque majoritaires. Et ce sont surtout ces spectateurs qui ont ri aux éclats, sans doute par ce qu'ils comprenaient tout, là où les ti blancs se concentraient pour saisir le sens de chaque phrase. L'accent africain de certains personnages est très marqué et les mots comme "maquis" ou "la go" ne sont ni expliqués, ni sous-titrés ni explicites comme dans la BD. La lecture laisse le temps de s'habituer à des termes, de s'arrêter pour les disséquer et les digérer, ce qui n'est pas le cas avec un dessin animé. Dommage, il m'a manqué aussi bon nombre d'expressions locales et hilarantes qui ponctuent les tomes. Et puis, il me semblait que la bonne humeur transpirait de la BD, ce qui n'est pas le cas ici. Mais, pour moi, Aya reste un personnage culte. Je ne regrette pas d'avoir vu le film car je m'en serais certainement voulu pendant des siècles de l'avoir manqué. Si vous êtes d'origines africaines, vous vous régalerez. Sinon, à vous de voir ?!
  
 
 
 
 
 
 

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Publié le 28 Juin 2013

 http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/026/21002612_20130502103303943.jpg     Synopsis : Joséphine, 29 ans trois-quart, obnubilée par la taille de ses fesses, source de tous ses problèmes, n’a toujours pas trouvé l’homme de ses rêves non-fumeur-bon-cuisinier-qui-aime-les-chats-et-qui-veut-plein-d’enfants. Sa seule consolation, c’est qu’elle vit avec Brad Pitt… consolation de courte durée puisque c’est son chat. Quand sa soeur lui annonce son mariage, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la tasse à café. Elle s’invente alors une histoire d’amour avec un riche chirurgien brésilien qui lui a demandé sa main et l’emmène vivre au bout du monde. Facile à dire… Ce (petit) mensonge va l’entraîner dans un tourbillon d’aventures.
 
 
Avec Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Bérengère Krief
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Pour commencer, je précise que je n'ai pas lu la BD éponyme qui a inspiré ce film. Je suis donc bien incapable de me prononcer sur ce dilème : le film est il fidèle à la BD ?
Je ne "juge" donc ce film que par rapport à mon plaisir de spectatrice. Certes, Agnès Obadia maîtrise son personnage et son environnement qui lui colle à la peau. Le rythme est assez pêchu, en tout cas dans la première partie, et les répliques bien assaisonnées fusent comme du vinaigre.... Bien que je ne sache pas si le vinaigre peut fuser ! En tout cas, on voit bien que pour la pauvre Joséphine, la sauce tourne vinaigre bien souvent. Pauvre Joséphine ? Pas tant que cela. Je ne l'ai pas trouvé si attachante que ça, menteuse et jalouse comme une peste. Et pourtant, sa vie m'a fait parfois pensée à la mienne, sauf que je ne suis ni menteuse (sauf par extrême nécessité... pour ne pas blesser), ni jalouse et que je n'ai pas de chat . Comme elle, j'ai eu (j'ai toujours hein, rassurez vous) une soeur parfaite à qui tout réussissait et moi, derrière, j'étais le vilain petit canard. Et bien moi, je dis heureusement qu'il y a le bonheur des autres pour se réjouir et se nourrir ! Oui, je suis une vampire, je me nourris des bonheurs des autres . Bon, j'arrête là, je vais paraître trop parfaite, hors, pour en être où j'en suis, il y a forcément plus d'un vice caché
Revenons en à Joséphine... oui, elle m'a fait rire et sourire, puis m'a lassée car les situations me semblaient soit répétitives, soit tirées en longueurs, soit attendues. Bref, tout ça pour savoir ce que l'on sait déjà : que le bonheur n'est pas loin, qu'il suffit d'ouvrir les yeux, blabla, nianian, mon oeil oui  ! Si le bonheur personnalisé et potentiel reste aveugle, je ne vois pas ce qu'on peut faire  ! A moins que je sois moi même transparente !
Mais non, je ne suis pas comme Joséphine, je suis pas aigrie  !
Ce film est donc distrayant, pas désagréable mais il ne révolutionnera pas le cinéma malgré sa force comique ! Et même si Marilou Berry crève l'écran dans un rôle qui lui va comme un gant, dommage, elle n'y peut rien, mais j'ai l'impression de voir et d'entendre sa mère : Josiane Balasko.
 
 
 
 
 
 
 
 

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Publié le 25 Juin 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/077/21007796_20130523110959763.jpgSynopsis :  Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France...
 
 
 
Avec : Jamel Debbouze, Tewfik Jallab, Malik Bentalha
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
       étoile3etdemi
 
 Mon humble avis : Né quelque part... Un film qui vient en écho à une chanson bien connu de Leforestier "Etre né quelque part, c'est toujours un hasard...."
Ce film est vraiment intelligent et raffiné, il se permet même un humour délicat et par moment, nous atteignons des états de grâce. Certains paysages sont à couper le souffle, on se régale de l'ambiance village autour du café et l'on (re)découvre les traditions et la fraternité qui règnent encore dans ces pays et ces cultures là. 
Nous voici tour à tour dans la peau de l'immigré, de l'émigrant, du clandestin, de l'étranger dans ses origines et de l'étranger dans les structures de son propre pays juste par ce que le mot Français n'est pas écrit sur son front de fils d'émigrés. On constate vraiment avec force l'incongruité de certaines situations... C'est tout de même fou, que les aléas de la vie fassent que dans une même famille, on soit de nationalités et de cultures différentes. Tout cela parce que dans les années 60, c'est l'aîné qui a été envoyé en France par la famille pour gagner de l'argent, et pas le cadet. Les regrets et la jalousie se répercutent sur la génération suivante. Et c'est ainsi que 40 ans plus tard, Jamel se retrouve à piquer les papiers de son cousin français venu sauver la maison de familiale au bled.
Ce film a un aspect initiatique... C'est avec émotion que l'on suit Farid dans sa découverte de son pays d'origine et de quelques secrets de famille. A 26 ans, il n'avait jamais mis les pieds en Algérie.
C'est avec dégoût que l'on surveille Jamel dans son mauvais coup, Jamel en gars du bled ô combien insupportable, quoique... En même temps, à la table du café avec ses amis, les discussions sont intéressantes : pourquoi vouloir partir en France, pourquoi rester. Né quelque part, par quelques scènes bien senties et sans tralala, nous montre bien le dilemme que représente le fait de quitter son pays, que la décision n'est jamais facile car, quand elle se fait sans visa ni autorisation, elle est sans retour. Et son pays, même s'il est fait de beaucoup de poussière, en général, on l'aime.
Enfin, c'est la révolte qui nous anime sur la fin, lorsque nous accompagnons les migrants clandestins dans leur enfer bien huilé par des passeurs sans aucun scrupules.
Un film à voir, qui fait se poser les bonnes questions, ou des questions que notre confort de vie ne nous conduit pas à nous poser.
Et puis une mention particulière pour Tewfik Jallab qui joue le rôle principal de Farid : Eblouissant, dans tous les sens tu termes. Un comédien que j'espère revoir bientôt et souvent sur mon cher grand écran !
 
   
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Juin 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/023/21002373_20130430122051035.jpgSynopsis :    François est un passionné du Tour de France.
Licencié par son patron et quitté par sa femme, il part faire la Grande Boucle avec un jour d’avance sur les pros. D’abord seul, il est vite rejoint par d’autres, inspirés par son défi. Les obstacles sont nombreux mais la rumeur de son exploit se répand. Les médias s’enflamment, les passants l’acclament, le Maillot Jaune du Tour enrage. François doit être stoppé !   
 
 
 
Avec : Clovis Cornillac, Bouli Lanners, Ary Abittan, Elodie Bouchez, Nelson Monfort
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Mon humble avis : Allez, 4 étoiles ! Je ne sais pas si cinématographiquement parlant, la Grande Boucle les mérite, mais en tous cas, humainement OUI, cent fois oui, et c'est ce qui compte pour moi.
Franchement, je n'attendais rien d'exceptionnel de ce film, j'y suis allée dans l'idée de faire un beau tour de France en une heure trente huit, sans effort ! Alors oui, on voit de superbes paysages pyrénéens entre autre... Et justement, un coin de France qui m'est cher, le Cran D'Escales, au pied du Cap Blanc Nez, avec Le Cap Gris Nez en face, à Wissant, dans le NPC (Nord Pas de Calais !). Les performances d'acteur et de sportif de Clovis Cornillac sont à saluer avec un énorme respect. Le comédien s'est tout de même entraîné sur 5000 km à deux roues pour être crédible dans le rôle du coureur cycliste amateur, qui devient amateur + + + au fil des étapes. On rit parfois, on sourit beaucoup, on est aussi ému. Oui, à un moment, ma petite gorge s'est nouée. On s'amuse notamment de l'auto dérision dont fait preuve Nelson Monfort qui joue ici sont propre rôle. Et surprise, des anciens du tour reprennent le guidon !
Après, je ne pense pas que ce film rentrera dans le panthéon du cinéma, car quelques situations sont un peu attendues ou improbables (mais là, c'est la magie du cinéma qui rend tout possible !). Mais quel plaisir ! Et c'est ce qui compte quand on entre dans une salle obscure. Ce film donne la banane ! La Grande Boucle est un superbe hommage à tous ces sportifs amateurs qui se lancent des défis juste pour se dépasser, se relever, se retrouver, être, et vivre leur passion. Quand en plus elle est partagée et que, quand d'autres se mettent à croire en vous, vous êtes portés lorsque vous vous sentez à terre, cela donne envie d'y croire ! Il faut vivre nos vieux rêves quand ils se présentent ! Alors rien que pour cela, pour cette aventure humaine individuelle qui devient collective, pour les envies, même passagères, qu'il fait émerger de vous, ce film est à voir !
En rentrant chez moi, durant mon trajet en voiture, je me disais que je ferais bien le chemin de St Jacques de Compostelle. Comme quoi, oui, ce film a des effets très euphorisants, optimistes  et inattendus !
La Grande Boucle donne envie de croire, en ce que vous pouvez, en ce que vous voulez ! Dépassez vous, pédalez jusqu'à l'Arc de Triomphe !
 
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juin 2013

Synopsis :     http://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/97/21/64/20530466.jpg
 Alors que le Commandant de Police Richard Kemp enquête sur un meurtre, d'étranges similitudes lui rappellent le Perce-Oreille, un tueur en série qu'il a traqué en vain au début de sa carrière. Son seul témoin est Hélène Batistelli. Mais un événement mystérieux renvoie Kemp vingt ans en arrière, en mai 1989, à la veille du premier meurtre commis par le Perce-Oreille. Kemp tente à nouveau d’empêcher les meurtres d'avoir lieu, mais un jeune flic lui complique la tâche : cet inspecteur ambitieux n'est autre que lui-même, vingt ans plus tôt...
Hélène, qui ignore encore tout de lui, va alors croiser son chemin…
 
 
 
 
Thriller avec  Jean-Hugues Anglade, Mélanie Thierry, Philippe Berodot
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  Mon humble avis : De bonnes idées au départ, un scénario relativement original, mais une réalisation qui ne suit pas et qui m'a franchement gênée. Et pourtant, on est tout de même pris par l'intrigue, même si celle ci met un temps certain à s'installer. Mais au début du film, qui se déroule en 2010, on apprend que le personnage de Mélanie Thierry est né en 1968, elle a donc 42 ans.... et ne les fait pas. Elle n'est pas crédible dans cet âge malgré les quelques rides qui lui sont ajoutées et son personnage minaude beaucoup trop pour que le naturel fonctionne. Puis le scénario nous ramène en 1989, où l'on retrouve une Mélanie Thierry qui a donc 21 ans et qui exerce avec une grande maturité le métier de psychologue.... Que l'on m'explique comment l'on peut être psychologue à 21 ans, même en étant un génie.... Elle croit trop facilement à l'histoire d'Anglade, se met très facilement au tactile quand elle découvre ce qu'est un téléphone portable etc... Bref, invraisemblances et improbabilités se multiplient, jusqu'à retrouver des voitures avec des plaques d'immatriculation de 3 départements différents dans une petite rue de province, sur 50 mètres. Concentration improbable, en dehors d'une station de ski en haute saison ! Et puis les violons et le romantisme à 3 francs débarquent bien trop vite, trop vite pour que l'on y croit et que l'on ne soupire pas. Dommage, car vraiment l'intrigue, non dénuée d'intérêt et de suspens, tenait la route. Le milieu du film parvient à peu près à faire oublier tous ces menus défauts. Sauf que la fin est grotesque, surtout dans les comportements de personnages on ne peut plus invraisemblables. Et quand on l'en vient à rire dans un thriller, c'est qu'il y a un problème quelque part. Bref, ce film ne m'a pas convaincue, malgré le plaisir non feint de voir 2 Jean Hugues Anglade pour le prix d'un : un jeune et un plus mature. C'est bien entendu le 2ème qui remporte ma préférence !
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Juin 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/009/21000901_2013042317444331.jpg Synopsis : Chaque été, depuis leur adolescence, les Dead MaKabés se paient ce qu’ils appellent prétentieusement une "tournée d’été" - quelques concerts dans des festivals du fin fond de l’Europe.
Mais, pour ces quatre copains, la crise de la trentaine couve et cette semaine de récréation risque bien d’être la dernière.
Difficile de rester fidèle à ses idéaux quand on est membre d’un groupe de black metal…
 
 
 
 
Comédie avec : Julien Doré, Grégory Gadebois, Jonathan Cohen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Hilarant, voilà le premier mot qui me vient à l'esprit. Je ne sais pas depuis quand je n'ai autant ri dans une salle de ciné, mais il me semble que cela date d'un temps antédilivien . Un savoureux mélange d'absurde et de finesse, tant les répliques comiques, sans prévenir, tombent à pique. Le film se veut potache et sans prétention, nous suivons les tribulations d'un groupe de black métal lors de leur tournée d'été.... de 2 dates. Pérégrinations où se multiplient gaffes, malentendus, catastrophes, mises au point, manque de bol et révélations, bref, les galères d'un groupe de musicos ! Ce qui donne un ensemble jubilatoire pour le public, au point que l'on en oublie de se demander si les acteurs jouent bien ou pas. On embarque dans ce road moovie et on en débarque avec regret un heure trente plus tard. Alors que le film démarre sur une ambiance black métal dont il se moque gentiment a force de clichés drolatiques,il évolue doucement pour nous amener dans un univers presque psyché, seventies et déjanté. Parce que... parce que, les clins d'oeil aux Beatles ne sont jamais loin et savoureux, notamment avec cette parodie de la fameuse pochette de disque du groupe mythique : abbey road. Pop redemption est avant tout un film de pote et l'occasion d'une franche déconnade !
Pop redemption n'a d'autre prétention que de faire rire et de vous mettre d'excellente humeur. Mais cette prétention est, à mon humble avis, largement atteinte. Alors même si l'on est loin des Oscar où des César, sur mon petit blog, vu le plaisir et la détente qu'il m'a procuré, Pop Redemption mérite bien quatre étoiles !
Un conseil, n'hésitez pas ! Pour une fois qu'une bande annonce ne donne tout pas le meilleur !!!
 
 
  
   
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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