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Publié le 1 Juin 2013

 http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/210/002/21000224_20130419194105111.jpg     Synopsis : Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

 

 

Avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa, Pauline Burlet

 

 

 

 

Prix d'interprétation féminine Cannes 2013 pour Bérénice Bejo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 Mon humble avis : Le passé me laisse indécise sur mon appréciation. La bande annonce, la réputation du film, sa sélection à Cannes et le prix d'interprétation ont fait que j'en attendais beaucoup, beaucoup. Et qu'après coup, j'en veux quelque part à ce film de ne pas être parfait alors qu'il tenait toutes les cartes en main...

L'histoire pourrait paraître simple de prime abord, elle ne l'est pas, tant mieux. Et pourtant, à la fin, petite déception... Ce passé dans lequel les personnages doivent accepter de remonter, je l'espérais plus lointain, plus mystérieux.

Les personnages sont bien fouillés et pas si lisses que ça non plus. C'est, je dirais, l'intérêt principal du film, ainsi que le jeu des comédiens. Les personnages ne sont pas forcément ceux qu'ils paraissent au premier abord. La relation entre Ahmad et Lucie est touchante et la sagesse d'Ahmad émouvante. Par contre, l'on croit peut à l'amour partagé par Marie et son nouveau compagnon...

La tension est palpable du début à la toute fin. On s'attend à ce que la situation explose à tout moment. Mais hélas, les longueurs font que cette tension devient pesante. De même, certains dialogues en persan que s'échangent des personnages iraniens ne sont pas sous-titrés. Dommage, ils excluent le spectateur qui en est réduit à imaginer ce qui se dit, même si l'on devine aisément qu'ils n'échangent pas sur le prochain album d'Adèle...

Des incohérences aussi, j'en ai noté.... De 4 jours, on passe à 2.... Si vous avez vus le films ou si vous le voyez, vous comprendrez. De même, si elle l'avait eu au téléphone, n'aurait elle pas reconnu sa voix en la revoyant si l'événement l'a tant traumatisée... Comme vous pouvez le voir, je ne désigne aucun protagoniste, donc aucun spoiler...

Enfin, la fin m'a semblé trop ouverte, trop d'éléments restent en suspens, pas très clairs, on se demande si oui ou si non, alors que... Et l'impression qui domine dans cette histoire, c'est quel gâchis, pour chacun des personnages. C'est l'histoire dramatique d'un gâchis familial très contemporain.

Dommage, cela reste un bon film pour son interprétation et la force et la tension qu'il dégage, la gravité de son sujet, mais peut mieux faire ! Le passé ne fera que passer dans mon esprit je pense.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Avril 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/medias/nmedia/18/91/23/82/20502346.jpgSynopsis : L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
 
 
Avec Audrey Tautou, Romain Duris, Omar Sy, Gad Elmaleh
 
-toile4.jpg  Mon humble avis : Comme beaucoup, j'ai lu le livre dans ma jeunesse. J'en gardais une souvenir type coup de coeur mais très flou : juste l'histoire du nénuphar qui grandit dans le poumon et les murs qui rétrécissent au fur et à mesure...
Récemment, j'ai voulu me le remettre en mémoire via sa version audio. J'en ai écouté un tiers, et n'ai pas eu le temps d'aller plus loin avant d'entrer dans la salle obscure.
Cette version de l'écume des jours est un véritable enchantement, du moins pour sa première moitié. L'esprit du livre est on ne peut plus respectée et même bien plus clair que dans les pages. Logique, nous avons ici un visuel qui nous est proposé et qui n'est pas à inventé. Les décors sont fabuleusement biens trouvés, mille et une idées originales fourmillent partout, tout le temps et sont si réjouissantes que l'on se croirait dans un Alice au pays des merveilles ou dans un magasin de jouet, avec l'âge qui va avec !  On aimerait même que le film nous soit projeté au ralenti pour profiter encore plus  de  ce ravissement, de cette magie !J'ai vraiment vécu cette partie du film réjouie. Les effets spéciaux ne sont pas numériques, mais mécaniques, donc un peu à l'ancienne et cela donne vraiment un charme désuet au film. De même, le réalisateur a fait appel à l'animation pour quelques scènes, notamment, celle de la danse avec les jambes qui s'allongent.
La force du film tient aussi dans son intemporalité apparente. Les décors laissent à penser aux années 70, un peu psyché, et certaines situations frôlent le loufoque. Mais les dialogues ramènent le film dans l'époque du roman, celle de St Germain des Près, de Jean Paul Sartre... Enfin, alors que Romain Duris porte un costume d'époque, les figurants ado qui l'entourent dégainent leurs jeans, baskets, et chemises débraillées.
Ensuite, l'enchantement disparaît peu à peu, alors que Chloé tombe malade, que les fenêtres s'obscurcissent et les murs rétrécissent. Au fil du temps, les images perdent de leur couleurs et on finit même dans du noir et blanc. Malgré quelques petites longueurs sur la fin, tout cela est admirablement mis en scène, avec une imagination hors du commun de la première à la dernière minute... Et des acteurs aussi lumineux, tous autant qu'ils sont !
Le film nous remet en mémoire les sujets principaux du roman, qui sont la rencontre de l'amour et la perte de quelqu'un, le passage à l'âge adulte face à l'adversité, l'ignominie et l'aspect ridicule du monde du travail, le besoin de travailler, mais surtout, celui d'aimer et d'être aimé.
Un film magnifique, pas tout à fait parfait mais tellement original et culturel à la fois, que je ne peux qu'en faire un coup de coeur. Pourquoi les coups de coeurs devraient ils être parfaits... L'essentiel est d'être émerveillée et ça, je l'ai bien été !
 
 
 
   
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Avril 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/96/59/06/20493769.jpgSynopsis : Une journée. Un train. Deux inconnus.
Des échanges de regards, le cœur qui bat.
Le regarder partir, le perdre à tout jamais ou s’offrir au temps de l’aventure ?
Et si la vie d’Alix basculait…
 
 
Comédie dramatique avec Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne et Gilles Privat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
étoile3etdemi
 
 Mon humble  avis : Voici un film rare qui ne joue sur aucun artifice : pas de décors grandiloquents, pas d'action, pas de dialogues particulièrement savoureux, pas d'éclats de rire. Un film au charme plutôt discret mais franchement réussi, surprenant car inhabituels dans les salles obscures. Une histoire passionnelle et fusionnelle qui se déroule (dans tous les sens du terme) sur une journée, de 6h30 du matin à 18h30. Une histoire portée par deux comédiens magistraux, aussi simples que sophistiqués, donc naturel non ? Tout est dans l'attente, les regards, les hésitations, le calme. Pas une voix qui se lève plus haute que l'autre (excepté lors d'une sacrée dispute entre deux soeurs, dispute aussi pathétique dans le fond que drôle dans la forme en fait). Deux âmes qui se reconnaissent, deux corps qui se rencontrent. De la sensualité, pas de vulgarité, même pas une ombre. Un belle histoire tout d'abord sur l'attirance implacable d'une femme pour un homme, une attirance qui la mène à se dépasser. Belle histoire aussi sur l'adultère, où les corps s'affolent et se surprennennt autant que les coeur. Et des personnages que l'on se garderait bien de juger tant on les comprend et tant l'ensemble parait évident. Malgré la lenteur avec la quelle les choses semblent de dérouler, et donc quelques petites longueurs ressenties, j'ai été épatée par tout ce que le personnage d'Alix a le temps de faire en une matinée, jusqu'à12h40, heure à laquelle elle appelle sa mère et décline un déjeuner. Voilà le seul reproche que j'adresserai à ce film. Le temps de l'aventure est vraiment porté par la grâce et la délicatesse. Quant à la fin ??? On ne saurait dire soit même celle que l'on souhaite. On laisse Jérôme Bonnell faire le choix pour nous. Un choix fermé... qui ne tarde pas à s'ouvrir à nouveau. Quoiqu'il en soit, la vie d'Alix ne sera plus jamais la même, à vous d'en découvrir les raisons en voyant ce film (si vous aimez le genre bien entendu, sinon, pas la peine). Un très beau film et subtile sur un coup de foudre que l'on aimerait vivre, hors du commun. Un coup de foudre qui est vécu et qui ne reste pas dans le placard des fantasmes.
 
 
 
 
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Avril 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/96/41/34/20465398.jpgAlors qu'un avion la ramène de New-York à Paris où elle s'apprête à se marier, la belle Julie se retrouve assise à côté d'Antoine, un séduisant débauché qu'elle a aimé 3 ans plus tôt. Elle va tout faire pour l’éviter alors qu'il compte sur ces 7 h de vol pour la reconquérir! L'occasion pour nous de voyager dans le passé et de revivre leur rencontre, leur amour, leur rupture, autant de scènes rocambolesques, romantiques et corrosives qui vont faire de ce voyage le plus bouleversant de leur vie.
 
 
Avec Nicolas Bedos, Ludivine Sagnier, Clémentine Célarié
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Une salle de cinéma pleine à craquer et à séparer les couples pour ce film un mardi soir !!!
Ceci dit, Amour et Turbulence se laisse bien regarder, est une comédie romantique mais plus touchante que franchement drôle. On ne peut pas dire que la salle ait explosé de rire toutes les 10 mn.
Ce film est moitié huit clos, dans un avion en classe business et moitié flash back, puisque les deux anciens amoureux se rappellent malgré eu et pour le plaisir de leur auditoire captivé (passagers, stewart), les hauts et les bas de leur ancienne relation et surtout, ce qui a mener à une rupture irrémédiable.... Dont chacun s'est consolé à sa façon... Julie, en rencontrant un homme parfait(ement rassurant et ennuyant) et Antoine, à reprendre son marathon de jupons. Les deux rôles sont extrêment bien distribués. Ludivine Sagnier est l'atout fraîcheur et ingéniosité du film, quant à Nicolas Bedos, il incarne à merveille le dandy flambeur, dragueur, sur de lui et  à priori imbuvable... A priori oui, car l'habit ne fait une fois pas le moine. Les scénarios sont bien écrit, le rythme soutient l'attention et l'intervention de Clémentine Célarié est jouissante, avec les réparties qui vont avec.... Regardez bien le cynisme du T.Shirt qu'elle porte sur la fin... Admirez le petit dessin en dessous du slogan "Happy Alone"...
Par moment, la mise en scène nous offre des effets très inventifs, voire inédit. Un bel effort à récompenser !
Par contre, et là, c'est ma déformation professionnelle qui va parler.... Le film est bourré d'incohérences aériennes.... Et je trouve dommage que les metteurs en scène ne fasse pas un peu plus attention à cela....
 
1/ Le fameux George qui cloture l'enregistrement de l'avion ne peut pas être stewart dans l'avion. Soit on est agent d'escale, soit on est PNC, personnel navigant commercial, à savoir Stewart ou hôtesse. Mais ce sont deux équipes et deux métiers bien différents....
 
2/ Les vols qui quittent New York pour Paris, la côte Est Américaine, le Mexique, la Caraïbe.... décollent tous en fin d'aprem et ou début de soirée et ainsi assurent un vol de nuit....
Ici, le vol décolle et l'on propose immédiatement le breakfast à Julie... Puis on ferme les hublots pour la nuit.... On les rouvre pour le diner, un beau soleil brille alors que le vol doit être de nuit.... Bref, dans la réalité ce n'est pas dans ce sens
 
3/ A l'atterissage, nos deux héros n'ont pas attaché leur ceinture... Business class or not, that' not the question !
 
Je sais, j'ai le sens de l'observation et du détail... Quel métier pourrais-je faire avec ces qualités qui sont aussi de gros défauts ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Mars 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/95/31/04/20425220.jpg Synopsis :  Quelque part dans les Ardennes, aujourd’hui…
C’est parce qu’ils adorent leur maman qui est en train de disparaitre, que les membres de cette famille décomposée décident de lui offrir le plus incroyable des cadeaux d'adieu: Dave, le chanteur, son idole, en personne !
Mais ce projet délirant est peut-être un peu trop ambitieux pour ces frères et soeurs qui croulent sous les non-dits et le silence depuis si longtemps.
Leur amour pour leur mère et la force des liens familiaux retrouvée va leur donner le courage et la folie nécessaire pour atteindre leur but. Au grand désespoir de Dave, leur victime d’un soir…
 
 
Avec Sylvie Testud, Dave, Patrick Timsit
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
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Mon humble avis : Carte Pass, fait moi voir ce que je ne verrais pas si je ne t'avais pas.... Merci ! Et pas de regret, j'ai passé un bon moment. Une chanson pour ma mère m'a surprise en bien, je m'attendais à plus... à moins.... bref, je m'attendais à bof. Bon, je ne dis pas que c'est le film du siècle, mais c'est pavé de bonnes intentions, comme l'enfer, sauf nous sommes loin d'y être ! Ce film fait de ses faiblesses (idée de départ loufoque, petit souffle au coeur, et un appel aux bons sentiments) presque des atouts en lui donnant un aspect un peu désuet et... artisanal... Le tout appuyé par des décors antédiluviens (une superbe ferme "fortifiée) mais avec des tapisseries et des meubles des années 70, un chanteur jamais vraiment parti mais dont on a l'impression qu'il est en constant "revival". Une famille très éparpillée dans les genres, entre le boulet et le moine qui a fait voeux de silence... Tellement éparpillée la famille que les différences l'ont plutôt fait exploser mais que la mort prochaine de la mère rafistole, même si l'implosion n'est jamais loin.... tout comme le film qui pourrait partir en vrille mais qui évite le KO de justesse. Il y a de sacrées réparties dans les dialogues qui nous font rire de bon coeur autant que nombre de situations comico/tragiques. Pour moi, voir Sylvie Testud à l'écran est toujours un bonheur, que ce soit en rendez vous en Terre inconnue ou ici, en mère de famille de classe populaire qui a le coeur sur la main.
Et bien sûr, mention particulière à Dave qui joue parfaitement de l'autodérision avec bonhomie, sans en abuser et c'est pour cela que ce film est à voir et vous promet un moment agréable, assez inédit au cinéma : un homme qui joue son propre rôle en se moquant gentiment de lui même... Et vous en conviendrez en sortant de la salle,  ce film dénonce avant tout les préjugés, que ce soit sur les fans d'un chanteur "has been" ou sur une mère qui causait peu mais aimait beaucoup, à sa façon.
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Mars 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/medias/nmedia/18/93/83/72/20452765.jpgSynopsis : Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.
 
 
Avec :  Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil, Lou de L'Aâge, Marie Bunel, Jacques Higelin
 
 
 
 
       
 
 
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 Mon humble avis : Wahou, quel film ! A mes yeux, rien à redire. Mais étais-je objetive moi qui, au collège tapissait les murs de ma chambre de posters de chevaux de toutes les tailles et qui ait pratiqué l'équitation 6 ans. J'ai eu la chance de grandir dans une ville dotée d'un énorme hippodrome et je m'en suis donnée à coeur joie en spectatrice de concours hippiques certains dimanches. Et bien oui, je suis objective car mes dix compagnons de séances, qui n'avaient pas d'accointances particulières avec l'hippisme, ont été tous conquis par ce film sans temps morts et plein d'émotion (dixit Manu !).
Déjà, pour le fun du ciné, c'est très amusant de débuter le film avec un Guillaume Canet lycéen et ado à la chevelure ébourriffée pour finir avec un Guillaume à la trentaine bien avancée et les cheveux gominés. Bon, ça, c'était pour la remarque complètement futile....
Même si l'on connait le début, le milieu et la fin, ( à moins de n'avoir aucun souvenir de l'actualité de la fin des années 80, de ne pas connaitre ce mythe et de ne pas lire le synoptis, ce film est captivant et à bien des égards, je l'ai même trouvé stressant. Je me mordais les doigts à chaque passages de concours hippiques, à chaque barre et obstacle sautés. Passera, passera pas. On sait qu'à un moment, ça ne passera pas et que ce sera la chute. Et puis l'histoire se finit en Or tout de même... Mais on garde le souffle coupé, de peur que notre propre respiration ne face bouger une barre...
Le film montre parfaitement les sacrifices nécessaires pour parvenir à un haut niveau, quelque soit le domaine... Et surtout, ce film pousse chacun à s'interroger sur les racines de la motivation et invite à ne pas être aveugle et à ne pas inverser les rôles dans cette motivation. Fait on quelque chose pour soi même ou pour faire plaisir à quelqu'un... ou juste pour ne pas décevoir. Le pêcher d'orgueil et la réaction face à l'humiliation sont très présent aussi. Enfin, Jappeloup prouve, qu'avec les hommes comme avec les animaux, on n'arrive à rien sans amour. Dresser un animal ne sert à rien si on ne l'apprivoise pas, si la notion de partage n'est  pas très forte. Et c'est encore plus flagrant dans l'équitation. Pour gagner, il faut être deux : un bon cheval et un bon cavalier. Pour ce dernier, la technique ne suffit pas...
Une mention particulière aussi pour Marie Bunel, qui joue le rôle de la mère, qui sans beaucoup de mots, fait passer de belles émotions.
Mais le + + + puissance 50 de ce film, c'est la beauté de ses images. Grandioses, magnifiques... Un fabuleux hommage à la soit disant plus grande conquête de l'homme... Même si l'on voit bien ici que le cheval doit être conquis par l'homme dans un autre sens du terme. Les scènes de concours hippiques sont grandioses, qu'elles soient en gros plans sur un muscle, sur un oeil, un plan entier où l'on voit l'animal s'envoler, ou en plan large où le paddock, tout de vert et parsemé des vives couleurs des barres, se fait le théâtre d'un spectacle époustoufflant. Et puis les belles images sont aussi loin "des caméras des JO"... dans un manège, ou un Jappeloud remue sa queue bien lissée avec une classe majestueuse et qu'un simple rayon de soleil la traverse de part en part.
Oui, même loin de l'excitation des grands concours, ce film donne aussi l'envie de retrouver l'atmosphère calme d'un club hippique, l'odeur du foin, la fumée qui s'échappe du dos d'un cheval qui vient de travailler, l'étrille et le cure pied... la chaleur du cheval qui acceptera, ou pas, une caresse... 
Un film d'une richesse intérieure et d'une beauté extérieure rares. A voir !!! 
     
 
 
  http://www.delhommealanimal.com/wp-content/uploads/2013/02/jappeloup-100213.jpg
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Mars 2013

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/95/36/54/20454038.jpg Synopsis :  Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.
 
 
 
Avec Jean Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Agathe Bontizer, Arthur Dupont, Benjamin Biolay
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Au bout du conte, il y a quoi ? Non, pas l'addition, car il faudrait que le conte soit compte ! Au bout du conte, il y a la vérité.
Jean Pierre Bacri et Agnès Jaoui reprennent leur bâton de pèlerins et s'en vont par les chemins comiques, cyniques et satiriques. Ils rudoient aussi gentiment que cruellement les travers de chacun et surtout, flanquent une sacrée volée à ces rêves chimériques que l'on nous plante dans la tête dès les premiers âges et qui font que, une fois, grands, nous nous écroulons devant une vérité aussi éloignée de ces promesses d'enfant... Oui, au diable les princes charmants, les princesses ! La vie n'est pas un conte et nos deux scénaristes nous le démontrent bien. On passe ici par des extraits qui font allusions à Cendrillon, à Blanche Neige, au Chaperon Rouge etc... Bref, toutes ces histoires que l'on entend extatique dans notre enfance et qui nous font attendre, éplorées, toute une vie pour réaliser qu'au bout du conte, il n'y a que ça, la vie et les gens qui sont devant nous. Et que nul n'y est parfait, que tout le monde se trompe et peut se tromper.
Dans le film, une jeune fille croit avoir rencontrer son prince charmant, une actrice espère toujours le grand rôle de sa vie, une femme libérée par le divorce tant souhaiter réalise que la vie qu'elle a voulue seule n'est pas si facile, une demoiselle se laisse séduire par la beauté sombre.
J'ai aimé la mise en scène et les effets qui nous font passer d'un conte à un autre... Une image comme tout droit sortie d'un conte se transforme petit à petit en réalité. Le plaisir du jeu d'acteur, la causticité des dialogues et des réparties toujours aussi soignées et drôles font que l'on rit beaucoup de nos malheurs à tous. Nous avons là du pur Jaoui Bacri, de la sensibilité sous toile de cruauté, oups, de vérités. On aime, ou on n'aime pas. Moi, j'aime toujours autant ces deux acteurs, réalisateurs et scénaristes. Alors, je ne sais pas si le film mérite vraiment 4 étoiles car j'ai eu une légère impression de fouillis, mais quand on aime, on ne compte pas, et c'est ça qui conte !!!! Ah ah ah !
 
 
 
 
 
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Mars 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/94/68/40/20446781.jpg Synopsis :  Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.
 
 
 
Espionnage avec Jean Dujardin, Cécile de France et Tim Roth
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Mon humble avis : J'ai parfois bien du mal à attribuer mes fameuses étoiles pour être juste. Car il y a quelques jours, je donnais 2.5 étoiles à une grosse machine américaine sans finesse.... Alors que je n'en accorde que 3 à Möbius qui est pourtant un film bien plus fin et subtile que le fameux Die Hard 5 ! Disons que les étoiles sont en fonction de mon attente et du plaisir.
Le problème unique de Möbius est que son scénarion est loin d'être simple et facile à suivre. Vous avez intérêt à être sacrément concentrés. Et même malgré cela, mon QI moyen a eu besoin d'un débriefing des autres Q.I qui m'ont accompagnés lors de cette séance. Comme le dit une copine "A plusieurs, on a tout compris".
Il n'empêche que le film reste diaboliquement efficace et la tension palpable à chaque instant. Même si on décroche un peu, comme ce fut mon cas. Mais je pense que ce cas est prévu... il y a une bouée de secours... J'ai lâché un peu le côté espion pour me raccrocher à l'histoire d'amour qui est toute aussi stressante que le reste, avec des sentiments en plus, et des acteurs qui se surpassent. Les scènes d'amour, ou de tendresse, sont filmées avec pudeur et magnificence. Elles ont eu un certain écho en moi.
Le choix de Jean Dujardin est téméraire, même si celui ci trouve bien sa place dans son rôle d'agent soviétique, qui devient agent double, voire triple, puisqu'il se met aussi au service de l'amour (même si le choix était
Quant à Cécile de France, elle est métamorphosée et splendide en femme fatale, génie de la finance, mais qui cache quelque faille. Une Cécile presque méconnaissable, si loin de la petite bouille mutine qu'elle portait encore dans les derniers films où j'ai pu la voir. Enfin, Tim Roth est toujours aussi... inquiétant !
Ah oui, préparez votre cerveau... Car même si le réalisateur est français, les séances sont annoncées en VO. Et oui, on passe du Français, à l'Anglais, au Russe en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Möbius bénéficie d'une réalisation maîtrisée, tant de le rythme, que les angles de vues ou les images. Dommage que demeure en moins cette impression de complexité, de ne plus trop savoir qui est qui et qui travaille pour qui. Enfin, j'imagine que cela se passe ainsi dans la vraie vie de ce monde secret... Où la même loi prédomine que dans notre petit quotidien sans danger : ne pas mélanger l'amour et le travail. Ce film en est encore la preuve !
Ah oui, j'ai oublié de vous dire.... j'ai beaucoup aimé la fin.... mais je ne vous la raconterai pas !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Février 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/93/38/48/20442455.jpgSynopsis : C’est l’histoire de quatre potes, quatre petits Français : le Grec (l’ostéopathe), Fifi (qui vit chez sa mère, concierge), Fortuné (l’Antillais qui travaille à la Cogex), et Freddy (le flambeur). Ils fréquentent assidument un PMU parisien, Le Balto. Fatigués de perdre le peu qu’ils ont, ils veulent arrêter de jouer au Turf… Oui mais, selon la devise bien connue des turfistes : Jour de perte, veille de gain, le destin frappe au carreau ! Un destin qui porte des costumes de grand faiseur, un joueur de légende, connu comme le loup blanc sur tous les hippodromes, de tous les turfistes et… de la Police des Jeux : Monsieur Paul. Ce "gentleman" de retour aux affaires leur propose d’acheter un crack, en réalité une vielle carne : Torpille. Ils sont quatre… et décident d’acheter chacun une patte du canasson ! La bande du Balto entre alors dans le monde des propriétaires, des combines et des milliardaires d’Auteuil à Monte-Carlo.
Vont-ils triompher ou tout perdre, même leur amitié ? Les chevaux sont sous les ordres !
 
 
 
Avec Edouard Baer, Alain Chabat, Lucien Jean Baptiste
 
 
 
 
 
 
   étoile1etdemi
 
     
  Mon humble avis : Vous me direz, c'était couru d'avance, oups, galopé d'avance si je suis l'humour du film. Certes, je ne m'attendais pas à voir le film du siècle, mais j'aime Edouard Baer,  Chabat et Lucien Jean Baptiste et je me disais que cela pouvait donner une sympatiqe comédie sans prétention.
Alors, si vous avez vu la bande annonce, vous avez presque tout vu. Il vous manque le gag qui ne devait pas en être un à l'origine, lors du tournage du film qui doit forcément remonter à environ 1 an.... Depardiouv (c'est le dernier film que je vois avec lui, mais j'avais prévu Turf avant son exil, si si, j'ai un programme ciné parfois sur plusieurs mois à l'avance...) y joue un gros truand escroc des courses qui, exilé au Qatar, revient en France en disant "La France me manquait déjà". Sur le tournage, ça ne devait faire rire personne, les quelques pékins de la salle ont ri à l'unisson. Oui, faut que je vous dise, peu de gens dans la salle, ce soir là, à mon Gaumont, tout le monde était à l'avant première de Mobius, 3 salles complètes, en présence de Monsieur Jean Dujardin himself .
Bon, moi, j'étais avec les bourrins. Heureusement qu'ils sont là les chevaux d'ailleurs ! J'ai aimé me retrouver de le milieu hippique, que ce soit sur un hippodrome ou dans un poney club. Cela me rappelle des bons souvenirs et me fait dire que j'aimerais bien remonter.
Bon enfin bref, le film. Sympatoche, sans plus, drôle un peu, long parfois, convenu souvent, improbable tout fait, bâclé, certainement, malgré quelques dialogues percutants. Une belle brochette d'acteurs qui, je pense, effaceront au plus vite ce film de leur filmographie car il ne rend pas hommage leur immense talent. Même Chabat semble plus proche du figurant que du rôle principal. Le seul qui tire vraiment son épingle du jeu et qui m'a émue, c'est Sergi Lopez, dans une rôle d'homme qui murmure aux oreilles des chevaux.
 
Bon, le choix de mon prochain film devrait être plus judicieux...Au bout du conte, en avant premiere, de et avec Jaoui et Bacri et en présence du couple himself ! Bon, en même temps, pas de regret, je me dis que voir des films pas terribles permet d'apprécier encore plus les excellents films ! c'est la pensée positive du jour  
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Février 2013

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/95/41/65/20402929.jpg  Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Un soir, une femme se rend dans un commissariat pour confesser le meurtre de son mari violent, commis il y a plusieurs années. Seulement plus la policière de permanence interroge cette femme, plus elle connait sa vie, moins elle a envie de l’arrêter. Pourquoi cette femme que personne ne soupçonnait veut-elle absolument être reconnue coupable ? Pourquoi cette policière ne veut-elle absolument pas l’arrêter ? L’une des deux gagnera. Mais que veut dire gagner dans ce genre de circonstances ?

 

 

Avec Sophie Marceau - Miou Miou - Marc Barbé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Arrêtez- moi est la libre adaptation des lois de la gravité de Jean Teulé... Et bien vive la liberté d'adaptation que prennent certains réalisateur ! Autant je m'étais ennuyée à mourir à la lecture des 123 pages du roman, autant j'ai été fascinée (d'effroi souvent) par le film. D'ailleurs, si vous lisez mon billet sur le roman, vous constaterez ue j'ai des dons de médium. Je disais qu'avec de bons dialogues, l'histoire était assez originale pour mener à un bon film, pourvu qu'il soit interprêté par Bacri et Jaoui. Bon, ok, j'ai tout faux avec le casting, mais j'ai des circonstances atténuantes... Jean Paul Lilienfield a remplacé le flic pour Une flic. Et j'avoue que le choix est très judicieux... Face au sujet des violences conjugales, ce huit clos  se passe sans supériorité masculine, sans de soumission ni peur de la "coupable" face à la policière.

Le film est un presque huit clos, une femme supplie une autre de l'arrêter pour le meurtre de son mari, survenu 10 ans plus tôt. C'est bluffant, parfois révoltant, souvent dérangeant,  effarant, toujours prenant et bouleversant, révoltant. On aime ses deux femmes blessées et leur face à face est d'une force inestimable, malgré le dénuement environnant. Décors simples, lumières blafardes, et les minutes passent presque en temps réel. Les arguments de l'une, contre ceux de l'autre. Un véritable combat psychologique qui finit dans une violence insoupçonnable en début de film. Deux personnages admirables dans leurs convictions et leurs motivations... Dont on découvre certaines à la dernière minute du film. Celle ci, bien sûr, je les tairai. Mais le film suscite pas mal de question : La vie peut-elle être une prison dont seule la prison délivrera. Pour une victime, être reconnue coupable est il la solution de faire reconnaître son statut de victime. Bref, un film qui inverse la logique des choses.

Et les actrices dans tout cas... Ah Sophie Marceau... La petite fiancée des français et le fantasme de nombre de mes concitoyens. J'ai l'impression que cela fait des années que je la vois superbe, fraîche et naturelle dans des comédie romantiques, qu'elle joue le rôle de gaffeuse ou de femme fatale, en robe rouge de grand couturier... Et bien voici une belle façon de casser réputation de glamour. Elle est ici défigurée par des cicatrices, par l'usure de la vie, par son combat, par les coups reçus par le passé, pas coiffée, vêtu d'un pull à col roulé. Le regard hagard, en femme perdue, souffrante mais déterminée. Pas un sourire pour convaincre le public. Elle est magistrale. Miou Miou l'est tout autant, dans cette femme flic qui laisse apparaître en plus de fêlure au fil de l'histoire, et qui croit son combat juste.... jusqu'au moment où... ?

Si mes dons de médiums perdurent, je leur promets à toutes les deux un césar à partager l'an prochain.

Enfin, un petit mot sur la réalisation... Le film est parsemé de quelques fash back, lorsque Sophie Marceau évoque la violence conjugale psychologique ou physique subis pendant des années... Réalisation très subtile des scènes... On n'y voit pas Sophie Marceau. Les insultes, les menaces, les coups sont adressés directement à la caméra et nous met directement à la place de cette femme battue. On ne prend plus d'un hupper cut, on a la gorge nouée et on ne bouge pas de son siège, empoigné que l'on est par ce film. Et l'on se dit : jamais ça.

Un film puissant, qui prend bien plus aux trippes que l'oeuvre original dont il est tiré... comme quoi...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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