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Publié le 19 Juin 2012

Synopsis :  

À l'occasion d'un voyage, Mathias, 40 ans, croise par hasard un enfant qui lui fait étrangement penser à lui au même âge. Profondément troublé, il se lance dans une quête insensée sur les traces du petit garçon qui risque bien de bouleverser son existence et son équilibre familial …
Et si l'on pouvait revivre son enfance, pourrait-on alors changer le cours des événements ?

 

 

Avec Jean Paul Rouve, Miou Miou, Benoit Poelvoorde, Arly Jover, Miljan Chatelain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble  avis : J'aime beaucoup Jean Paul Rouve. C'est un acteur qui m'émeut presque à chaque fois, si le rôle est conçu pour cela. Une impression d'être à l'ouest mais bien là, à crever l'écran. Et dire qu'il a fait ses débuts en qualité de planton décérébré dans la série Julie Lescaut. Tout ça pour dire que son nom sur une affiche de ciné me suffit pour entrer dans la salle obscure. Et quand son nom apparaît deux fois, en tant qu'acteur et réalisateur.... et bien le film en devient incontournable.

Nous sommes ici dans un conte philosophique, presque initiatique, ancré dans la réalité. Ce postulat déconcerte au premier abord et une fois accepté, il nous embarque tout au long de l'histoire. Il y a un côté merveilleux lorsque Jean Paul Rouve retrouve le monde de son enfance, juste réactualisé bien sûr. Les principales questions que pose l'acteur dans ce film sont au nombre de 3 : que dirait l'adulte que nous sommes si nous pouvions rencontrer en temps réel l'enfant que nous étions.... Que penserait l'enfant que nous étions s'il rencontrait, toujours en temps réel, l'adulte que nous sommes devenus... Et enfin, que changerions nous de notre enfance, si nous pouvions...

Le film est extrêmement touchant, mignon, délicat et pudique à la fois. Les dialogues sont parfois bien épurés pour privilégier les silences et les regards. Il est aussi très prenant car bien sûr, dès le début, on se demande comment peut bien finir une telle histoire. J'ai eu plaisir à y revoir mes grandes plages de ch'nord, puisque le film se déroule en grande partie dans les environs de Dunkerque.

Je suis un peu passée à côté de la rencontre entre Jean Paul Rouve filiale entre Jean Paul Rouve et "son père" Poelvoorde pour me concentrer sur celle de Jean Paul Rouve et son double enfant, même si les rapports qui s'instaurent entre les deux acteurs adultes sont très humains et... beaux. Simple comme mot mais je n'en trouve pas d'autre.

Quelques longueurs ou plutôt lenteurs sont à déplorer et la fin se serait passé de quelques gramme de pathos. Mais ces petits défauts sont largement compensés par une interprétation impeccable de la part de chacun, du plus jeune au plus âgé. Jean Paul Rouve a réuni un bon casting pour servir son improbable histoire et nous emporter avec lui, à nous poser les mêmes questions, et à nous émerveiller de l'enfant que nous étions... et que nous sommes toujours... parfois !

PS : En fait à la réflexion, je trouve Jean Paul Rouve assez aérien. Et en cela, j'aimerai le voir rencontrer l'univers de Foenkinos, je pense que cela donnerait quelque chose d'intéressant. Je dis ça, je ne dis rien.... Etant donné le nombre de célébrité qui passe sur ce blog !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mai 2012

Synopsis :   Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse.  oTout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

 

 

 

Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Celine Salette

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Un film qui me laisse avec une impression de coup de poing dans l'estomac, un peu comme Polisse, même si ces deux films sont diamétralement opposés dans leur sujet comme dans leur vue d'ensemble. De rouille et d'os se veut optimiste. Tout cela pour dire qu'il m'a sacrément remuée ce film... Et depuis je m'interroge beaucoup sur toute cette violence effrayante dont certains semblent avoir besoin pour vivre, voire qui devient le sens de leur vie.

Ce film est l'adaptation d'un recueil de nouvelles éponyme de Craig Davidson. Adaptation à priori très libre puisque les deux personnages centraux du film (Stéphanie et Ali), n'existe pas dans le livre d'origine que ma curiosité cherchera sans doute à lire, histoire de comprendre comment l'on peut adapter tout en ajoutant ce qui devient l'essentiel pour le spectateur.

Mais ne nous éloignons pas du sujet principal qui est toute de même le retour à la vie de Stéphanie (Marion Cotillard), après sa ressente amputation des deux jambes. Formidable leçon de vie qui nous est donnée par notre oscarette dans un jeu splendide, d'une justesse bouleversante et lumineuse. Pour moi, plus Marion Cotillard est sans fard, nature, dans son environnement français, plus elle rayonne de talent. Alors que dans ses films américains, j'ai l'impression que sans trois couches de rouge à lèvre, les ricains ne sauraient pas quoi faire d'elle. Ici, elle trouve un rôle à sa démesure; Réussir à ce point à jouer une amputée sans l'être.... (pour ceux qui se pose la question, il y a tout de même quelques effets spéciaux, notamment des prothèses et des chaussettes vertes camouflées au montage), mais cela n'enlève en rien au talent de l'actrice. Et le personnage de Stéphanie sonne on ne peut plus juste. C'est Ali, le comédien Belge Matthias Schoenaerts qui va l'aider à se redresser dans tous les sens du terme. L'acteur Belge, retenez son nom, car il risque de devenir récurrent au cinéma. C'est je pense la véritable révélation du film. Et pourtant, j'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage bien plus complexe qu'il n'en n' a l'air, à moins qu'au contraire, il soit d'une simplicité déconcertante. Avec cette simplicité, il se fout de tout, trouve tout naturel et normal, que ce soit le mal qu'il fait à l'autre comme l'aide qu'il apporte à l'insu de son plein gré, presque juste parce qu'il est là. Il peut être aussi monstrueux que quelque part adorable, car pour lui tout est normal. C'est cet aspect là du personnage qui va permettre à Stéphanie de se relever de son amputation, car Ali la voit, la considère, lui parle comme à une personne normale.

J'ai aimé que les dialogues entre ces deux personnes soit plutôt bruts de pomme et que l'essentiel se passe dans les silences, les regards, les non-dits.

Tout ceci dans des images superbes, très parlantes et pudiques à la fois. Jaques Audiard maitrise son film à merveille et, outre une émotion intense mais qui ne verse pas dans le pathos, nous laisse des images très fortes dans la tête.

Pour moi, ce sera les moments où Stéphanie découvre son amputation, celle où Ali la sort de la mer la première fois (si symbolique dans l'emboitement corporel et psychologique des deux personnages, celle ou Stéphanie, qui reprend goût à la vie, se déchaîne et danse sur une musique de ouf chez elle, seule, sur son fauteuil.

Un film qui mérite quelques palmes cannoises je pense !

Un magnifique mélange de violence, de douleur, de douceur et de grâce. Assez étrange, plutôt inédit ! 

 

  

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mai 2012

Synopsis : 20 ans après son divorce,  une mère se fait quitter à nouveau par son jeune compagnon. Elle décide alors de rejoindre Paris ou se trouve ses deux filles, qu'elle n'a pas vu depuis 20 ans. Les retrouvailles ne sont pa forcément chaleureuses. Il faut dire que cette mère n'a jamais su aimer ses enfants. Il en résulte que Sandrine, 40 ans, ne sais pas aimer non plus et que la cadette, Alice, multiplie les avortements pour ne pas ressembler à sa mère.

 

Alors, les deux soeurs décident de kidnapper leur mère pour l'obliger à les aimer.

 

 

 

Avec Josianne Balasko, Mathilde Seigner et Marina Foïs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Une bande annonce complètement trompeuse, qui fait croire à un film cynique tirant sur la comédie. Hors, on est loin de la comédie, mais on nage en plein drame, en pleine cruauté. Bien sûr, la présence de Mathilde Seigner assure une dose de cynisme avec des répliques tranchantes toujours bien balancées. Mais pour moi ce film est tout sauf drôle.

Je l'ai aimé tout de même, malgré l'atmosphère oppréssante qui s'installe lorsque le film se dirige vers le huit clos. On se demande jusqu'où les deux filles vont aller, qui va craquer en premier, qui va faire le premier pas, qui sera prêt à recevoir l'autre le cas échéant.

En tout cas, cela fait froid dans le dos, autant d'indifférence maternelle envers ses filles, voire une haine. Comment peut on en arriver là ? Et ce pourquoi est encore plus atterrant je crois que ce que l'on peut s'imaginer au fil du film.

Alors bien sûr, ce film traite des conséquences à l'âge adulte du manque d'amour maternelle, sur la capacité à aimer, sur l'envie d'enfanter, sur la confiance en soi, sur tout ce qu'on est prêt à faire pour obtenir une once d'amour ou de reconnaissance maternelle.

Le film est sobre, entre dans certaines langueurs, les silences nombreux et les dialogues subtiles même regorgent de violence psychologique.

J'aurais peut-être aimé que le "Pourquoi" soit un peu plus creusé, qu'il donne lieu à des échanges, une conversion approfondie entre les 3 femmes au lieu d'un espèce de "simple" constat" plutôt expéditif.

Les 3 actrices ne sont pas pour rien dans l'intérêt du film. Elle nous offre toutes les 3 une prestation remarquable et des moments très forts, très justes, terrifiants, ou le malheur conduirait presque à la démence. Balasko trouve là un rôle de marâtre à sa démesure. Superbement ignoble et quelque part, touchante.

Mon coup de coeur va à Marina Foïs, lors de la scène où elle tient sa mère en joug avec un fusils de chasse en hurlant "Une chanson douce". Moi, ça m'a retournée. Pour savoir si ce film vous retourne aussi, comment on peut ne pas aimer ses enfants à ce point... et bien vous savez ce qu'il vous reste à faire.

En tout cas, l'enfer est bien pavé de bonnes intentions et ses trottoirs sont fait d'ignorance. 

 

 

Du coup, ce n'est pas la bande annonce que je mets ici, mais un teaser, plus fidèle au film

 

 

 

moin

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Mai 2012

Synopsis :

 

Amanda souffre d’androphobie, une véritable peur des hommes, qui la pousse à détruire systématiquement toute histoire d’amour destinée à devenir sérieuse.
Florence, sa meilleure amie, rêve de la voir s’engager dans une relation sentimentale stable et harmonieuse.
Elle insiste pour qu’Amanda ne reste pas seule chez elle le soir du nouvel an, et n’obtient gain de cause qu’après lui avoir juré que tous les autres invités seront en couple, à l’exception de Maxime, un collègue homosexuel. Mais Maxime part à la dernière minute rejoindre son amant à Amsterdam, et Antoine, fraîchement séparé de sa femme, débarque seul à la soirée…

 

 

Avec Laura Morante, Isabelle Carré, Pascal Elbé

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le film est agréable à regarder, touchant et sous couvert d'une comédie, plutôt triste en fait. Les acteurs sont bien en place mais ils n'évitent pas l'eccueil de quelques longueurs. Le malentendu est un peu trop exploité à mon goût. Pour le reste, est bien je n'ai pas envie d'en parler alors pour une fois, je vous laisse avec les avis de :

 

Ouest France 3*/5 : Rien à dire sur [le] générique, si ce n'est beaucoup de bien. Ils ont le charme, la fragilité, la grâce qui conviennent aux rôles. Ils s'y donnent avec retenue dans des prestations pleines de délicatesse. Ils sont comme la cerise sur le gâteau, sauf qu'il manque à cette comédie sentimentale la consistance d'un gâteau.

 

le point 4*/5 : Pour son premier film derrière la caméra, Laura Morante, l'impeccable comédienne signe une comédie romantique qui prend plaisir à détourner les lois du genre. Pourquoi Amanda préfère-t-elle croire qu'Antoine est homosexuel ? Pourquoi Antoine ne fait-il rien pour dissiper le malentendu ? Comment s'y prend-on pour tricher avec ses sentiments et désirs ? Avec ses personnages encombrés par eux-mêmes, ses bonnes idées scénaristiques et ses amusants aphorismes lacaniens, La cerise sur le gâteau entraîne dans son humour inquiet et sa douce amertume. Au final, malgré un début poussif, une comédie singulière et intelligente qui bénéficie de la conviction de ses excellents acteurs : Isabelle Carré, Pascal Elbé et... Laura Morante. À découvrir

 

Première : 2*/5 ; Mise en scène atone, scénario laborieux (...), direction artistique limitée (...). Le duo [que Laura Morante] forme avec Pascal Elbé provoque néanmoins un ou deux moments d'émotion

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Avril 2012

Synopsis :

 

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

 

 

 

Avec Patrick Bruel, Valérie benguigui, Charles Berling....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Quand le théâtre s'invite au cinéma.... Cela avait déjà donné l'inénarrable "Dîner de cons" et bien dans la même lignée, je vous propose Le prénom !

Claude et Vincent (bruel)sont déjà arrivés chez Babou et Pierre. Même s'il manque Anna, que le bal commence ! En fait, de bal, c'est bien vite le début des hostilités, qui transforme cette soirée en joute verbale de haut niveau, en révélations inattendues puis en règlements de compte venant parfois de la petite enfance. C'est un véritable combat d'épées auquel se provoquent tous ces personnages et on ne sait jamais qui a encore de la réserve, qui sortira la plus belle botte, qui frappera avec une arme acérée ou au contraire, une épée en peluche... C'est hilarant, drôlatique, cynique à souhait, cruel souvent, émouvant parfois et le tout porté par des acteurs formidables. Enfin une salle de ciné qui rit aux éclats et au complet, enfin des vannes qui volent sans cesse, pire qu'un match de ping pong mais le tout avec un texte au petits oignons (enfin, au petits raisins !), un texte maîtrisé, qui joue sur les jeux de mots, cache parfois des paroles de chansons célèbres, un texte magistralement travaillé qui fait mouche à chaque fois. Aucune fausse note, aucun mauvais goût. Un rythme qui ne vous laisse aucun répit...Bravo aux plumes.

Sinon, quand on est spectateur cela donne : rhoo, tout de même, hahah, il exagère, il blague là ou pas, y va pas oser, hihihi, le pauvre, oh le con, l'enfoiré, là il a pas tort, rhoo non, pas ça, c'est pas possible, hahaha, jusqu'où vont ils aller aie aie, ça fait mal, houlàlà, hihi, trop drôle, j'ai mal au ventre, j'ai mal aux abdos, trop drôle ! Trop bien ce film ! Restera pour moi aussi anthologique que le dîner de con. Les dîner des cons, ça existe toujours, les dîners prénoms, si vous voulez de l'ambiance, c'est pas mal aussi !

Tout ça pour un prénom, vous ne choisirez plus le prénom de votre futur bambin de la même façon !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Avril 2012

Synopsis :

 

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l’audience du breakfast est en chute libre. C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.

 

Avec Clovis Cornillac, Manu Payet, Douglas Attal, Come Levin.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Parfois, il faudrait écrire sa chronique en live, pendant le film. Qu'aurais-je dis alors, en direct, de Radiostars qui fait déjà un buzz médiatique.... Voici donc un avis chronologique...

Au début, j'ai été amusée de me retrouver dans ses studios radios, me rappelant toutes proportions gardées, mes propres expériences régionales. Je fus, dans ma jeunesse, secrétaire , standardiste et responsable des avant première ciné pour NRJ Chérie FM Lille... Donc là, fun pour moi.

Mais néanmoins, j'ai attendu que le film commence vraiment à la fin de son premier tiers. Des jeux d'acteurs inégaux, des rôles inexistants, on ne sait vraiment trop pourquoi, pour ajouter de la verve aux vannes. Dommage, il eut mieux fallut peut-être moins de personnages, mais que chacun soit plus creusé et étoffé et dépasse l'anecdotique. En fait tous ces gars sont pour certains sympathiques, d'autres caractériels mais globalement, ils sont tous plutôt pathétiques. Réalistes ou caricaturaux ? Je me suis parfois lassée de leurs engueulades respectives et outrée de leur course à la vulgarité gratuite pas très fine. Certes, l'un des personnages pointe du doigt leur défaut et celui de tout groupe social éventuel ; "c'est toujours la course à la vanne, à celui qui sortira la meilleure. Mais dès qu'on parle de quelque chose de sérieux, il n'y a plus personne". Ensuite, j'ai failli écraser un paquet de clope dans la "gueule" de Cornillac. Excusez ma vulgarité mais oui, ça m'énerve, un personnage qui à une clope au bec dans chaque scène, que l'on soit dans un bus, une boite, un mac do, un studio radio, une chambre d'hôtel... Bref, partout, malgré une certaine loi. On sait tous très bien pourquoi on commence à fumer... Pour se donner une contenance...  A croire que Romain Levy trouvait le rôle de Cornillac bien vide pour l'affubler d'une cigarette systématique... Je joue peut-être la veille étriquée. Mais non, 4 ans après, j'ai toujours envie et en voir sur grand écran pendant deux heures, ça me tue.... Et ça va complètement à l'envers de campagne de sensibilisation.... Bon, je critique, je critique mais j'appose 3 étoiles. Je me justifie....

Le duo formé par Douglas Attal et Manu Payet (le discret timide qui écrit et le désinibé qui en jette sur scène) m'a touchée et bien plu. On fait un chouette voyage en bus en France, si ce n'était avec cette équipe de plus ou moins bras cassés, on pourrait se croire en tournée avec un chanteur émergeant qui sillonne la France. Bien sûr, il y a quelques réparties et dialogues délicieux et grincents, accompagnés de situations presque anthologiques. Et puis la fin, même si elle fait appel aux bons sentiments de chacun, prouve que là dedans, tout ce monde n'est pas si mauvais, qu'il n'y a pas que l'égo qui compte. Les médias disent que c'est un film qui met debonne humeur.... Il ne plombe pas le moral certes, mais je pense qu'il sera vite oublié pour moi. Certes, j'ai passé un moment plutôt bon, j'ai ri quelques fois. En fait, pour tout vous avouer, mon plaisir fut la prestation de Manu Payet. Aurais-je un petit faible ? A suivre ?!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Avril 2012

Synopsis :

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

 

Avec Alain Chabat, Jamel Debouze, Patrick Timsit, Lambert Wilson et le Marsupilami himself !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Quel chouette moment de franche rigolade !

Même si j'ai trouvé le début un peu diesel, je dois dire qu'une fois embarquée dans l'histoire, je n'ai débarquée qu'à la toute fin du générique !

Déjà l'environnement, les paysages : plein de couleurs, de belles (vraies ?) forêts ? Bref, une ambiance d'Amérique latine, bien exotique, bien sympathique. Une aventure là dedans, qui part un peu dans tout les sens et qui aboutira bien quelque part !

Je n'ai jamais lu la BD d'origine donc ne saurais dire si le film lui est fidèle ou pas. Ce qui est sûr, c'est qu'on y retrouve 100% de la pate d'Alain Chabat et des Nuls. Les nostalgiques de cette époque télévisuelle courront donc au ciné. Les gags se suivent, tantôt potaches, tantôt bien plus fins, tantôt bien "Nuls", souvent décalés et bien sûr caricaturaux à l'extrême. Mais tout fonctionne dans une ambiance farfelue et donne lieu a des scènes anthologiques, notamment lorsque Lambert Wilson, en robe d'or, se met à chanter et à chorégraphier Celine Dion. Un bonne séance de burlesque, ça fait du bien, avec un duo d'acteurs qui fonctionne à merveille : le nonchalant Chabat et l'excité Debouze, excité mais aussi très émouvant dans son ardeur à prouver qu'il n'est pas un menteur, que le Marsupilami existe bien. J'ai beaucoup aimé son regard d'enfant tout ému lorsqu'il rencontre à nouveau un Marsipulami en forêt. Autant d'émotions et de rire en une seul personne : chapeau !

Plein de petits détails à voir aussi,  notamment dans le faux costume Paga de Debouze d'ou débasse le bec d'une bouteille Canard WC !!! Bref, c'est déjanté de partout et c'est bon !

Parfois aussi, le mélange du français, de l'espagnol et de l'anglais donnent naissance à des expressions maisons bien drôles qui parsèment les répliques toujours hilarantes. Dommage qu'il y ait une scène qui ne soit pas décalée mais déplacée et que personnellement, j'aurais du mal à expliquer à mon gamin de 6 ans si j'en avais un (celle du petit chien....).

Et puis il y a le Marsupilami himself, so cute comme on dirait outre atlantique, si mimi, trognon, (bravo aux créateurs d'images de synthèse), qu'on a envie d'y croire, oui il existe. Au moins en peluche et on voudrait bien s'en acheter un pour rêver un peu encore. Mais il y a des âges où des choses ne se font plus. Sauf rire au ciné, c'est permis à tout âge !

 

Allez houba, houba !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Avril 2012

Synopsis :

 

Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

 

 

 

Avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi...

 

 

 

 

 

 

 

     

 

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Mon humble avis :Ah ! Enfin un coup de coeur, un vrai, sans aucune retenue ! (Mon 3ème de l'année avec Félins et Extrêmement fort et incroyablement prêt).

Le sujet de l'échange d'enfant par mégarde à la maternité a déjà été filmé, sous forme de comédie, par Chatillez dans le fameux La vie est un long fleuve tranquille. On imagine déjà la douleur qui peut s'infiltrer dans les familles et les enfants victimes de ses échanges quand la réalité éclate au détour d'une banale prise de sang par exemple. Qui est l'enfant ? Qui sont les parents ? Ceux qui partagent le même sang où ceux qui ont élevé avec amour cet enfant.

Et bien dans ce film, l'horreur de la situation et des questionnements des personnages est multiplié par 10, car tout cela se situe dans le conflit Israélo palestinien. Où se trouve notre moi, notre identité. Dans notre ADN ? Dans la vie que l'on mène entourée de notre famille. D'où vient notre caractère, l'héritage est il génétique ou éducatif ???

Joseph était israélien d'origine française et juif pratiquant, sa religion avait un sens pour lui. Sachant que la religion juive est transmise par la mère... Sa mère biologique est finalement palestinienne et musulmane, comme toute la famille d'ailleurs.

Yacine le palestinien devient Israélien de sang. En fait, chacun se retrouve avec l'identité de son pire ennemi historique, se pose la question de la nationalité et de la religion. Le frère de Yacine voit soudain en lui un ennemi, un fils de l'occupant... Pas à pas, chacun ira l'un vers l'autre et sera forcé de constater que ces certitudes ne sont pas forcément vérités. Que rien n'est aussi simple, aussi noir et blanc quelque part. Chacun va dépasser l'Histoire pour ouvrir son coeur et aller à la rencontre de l'autre.

Bref, le film est très fort, subtile, toute en finesse, ne verse pas dans le pathos. Il y a de très belles scènes ainsi que des photos de visages ou de paysages magnifiques. Lorraine Levy a su placer sa caméra ! Les dialogues sont justes et sur certaines scènes, le silence en dit plus encore. Curieux aussi de constater que dans cette histoire, les mères réagissent de façon bien plus ouverte, raisonnable, chaleureuse que les hommes qui restent braqués sur leur position. La situation est bouleversante et l'histoire vous happe, servie qu'elle est par des acteurs qui se valent tous. Pour ma part, j'ai eu plaisir à revoir Emmanuelle Devos et trouve que le petit Jules Sitruck n'est plus si petit que ça !

Une scène m'a particulièrement révoltée, qui prouve l'hypocrisie de certaines religions. Le jeune Joseph va voir le rabbin qui lui annonce que du fait de cette nouvelle maternité, il n'est plus juif, qu'il va devoir se reconvertir.... alors qu'il pratique sa religion avec conviction depuis 18 ans.

Ce film a été tourné en 4 langues (Français, Anglais, Hébreux, Arabes) et certaines scènes très fortes se déroule au pied du mur que les Israéliens ont dressé.... Entre le mur et les check point, on voit là un résumé de l'inhumanité qui règne dans cette région du monde.

Je sais que c'est utopique, mais si ces deux familles pouvaient être un point de départ, un modèle de réconciliation. En tout cas, même si l'on sort de se film remué, on est aussi apaisé quelque part. Oui, si... J'en ai trop dit, puisque c'est un film qu'il faut voir et ressentir, en silence, le souffle coupé. Un film d'une intelligence rare avec une bande originale magnifique, qui donne la chaire de poule.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Mars 2012

Synopsis :  

En Nouvelle-Zélande, un richissime homme d’affaires d’origine française, Charles Doumeng, voit basculer sa vie en apprenant qu’il est atteint d’une maladie incurable. Sexagénaire, sans famille ni héritier et n’ayant plus que quelques semaines à vivre, éprouvant un soudain regain d’affection, il se met à la recherche de sa sœur, qu’il n’a pas revue depuis cinquante ans, dans l’ouest de la France.
A Mauprivez, petit village de la région nantaise, Corinne, trente-cinq ans, clerc de notaire, gros besoin d’argent, tombe sur l’annonce que Charles a écrite pour retrouver sa sœur, et dont la récompense est énorme. Elle part à la recherche de cette inconnue, sans succès, et décide, avec l’aide de son entourage, de lui former une famille sur mesure…
La supercherie marche du tonnerre. A l’autre bout du monde, Charles est aux anges, heureux d’avoir enfin trouvé des héritiers. Mais la vie réserve des surprises et les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules… Charles a été victime d’une erreur de diagnostic, il n’a jamais été malade !
Fou de joie, il décide de venir en France pour rencontrer sa nouvelle famille.
Les emmerdes commencent…

 

 

 

 

 

Comédie avec Alexandra Lamy, Eddy Mitchell, Valérie Bonneton

 

 

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Mon humble avis : Du film culte (avec La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danièle, Le bonheur est dans le pré ou encore le fameux Tanguy), Etienne Chatillez passe au film qui se regarde, qui peine a démarrer et qui s'essoufle assez vite. Les personnages, comme les situations, sont poussés à l'extrème, donc ne font plus rire et restent néanmoins assez prévisibles. Le scénario est léger, tout semble partir un peu en vrille. Le jeu des acteurs est inégal. Valérie Bonneton se régale et s'amuse elle même et Eddy Mitchell est bien meilleur chanteur qu'acteur. Surtout que son personnage est très caricatural qu'il ne reste plus grand chose de naturel et croyable... Alexandra Lamy s'en sort plutôt bien, mais on est tout de même loin des tapis rouges. Son personnage est le plus réaliste de la bande, donc sans doute le plus touchant. Le dénouement laisse sceptique : ni crédible, ni moral, ni même un minimum logique...

Mais, mais, quand on a choisi un film détente qui change les idées, et bien on se laisse prendre sans déplaisir dans cette histoire avec cerise sur le gâteau, de superbes vues de Nouvelles Zélandes. Et puis quelques bonnes scènes assez jubilatoires, notamment celles du couvent. "Ah va savoir" ! En fait, c'est surtout lorsque l'on rentre chez soi que l'on se dit que l'on a rien vu d'extraordinaire. So far, l'année 2012 reste assez pauvre et peu surprenante au niveau ciné ! (Ok, mai choix ne sont pas forcément judicieux, mais l'année dernière, j'avais commencé l'année par une comédie et hop un coup de coeur)....

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Mars 2012

Synopsis : Patrick est un homme rigoureux et borné. Elève brillant aux Antilles, sa mère l'a envoyé à l'âge de dix ans pour faire ses études en "France". 30 ans plus tard, il est devenu un historien réputé et fier. Coupé de sa famille et de ses traditions, il s'est intégré au point d'en avoir oublié ses racines... Un noir devenu "blanc à l'intérieur"... Apprenant que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la Martinique, avec sa fille unique, et y débarque en plein carnaval. Durant trois jours, accompagné de son ami d'enfance, l'irrésistible Zamba, il va être emporté dans un tourbillon de folie, d'émotion, d'humour et de situations rocambolesques.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.

 

 

Avec Lucien Jean Baptiste, Edouard Moutoute, Loreyna Colombo

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Il y a quelques mois, je regardais avec mes neveux et nièces le film "La première étoile. J'étais sceptique, mais ce film convenait aux plus jeunes et aux plus grands de la tribu alors ! Et excellente surprise !

Aussi, à la sortie de 30° Couleur, avec Lucien Jean Baptiste comme vecteur commun, je n'ai pas hésité. Et encore un bon moment, non négligeable dans cette période morose. Et puis, quand le cinéma m'offre un voyage au bout du monde en 10mn de voiture de chez moi, j'y cours !

Dans 1ère étoile, Lucien Jean Baptiste jouait le looser. Ici, il joue tout le contraire, l'homme qui a réussi au plus haut point... Un savoureux mélange de Lilian Thuram avec le métier de Stéphane Bern. Et moi, le genre Thuram, ça me laisse pas indifférente. Comme quoi, l'habit, l'allure fait bien le moine.

Avec 30° Couleur, c'est direction la Martinique. Certes, ce n'est pas ma chère Guadeloupe mais sa soeur Antillaise, c'est déjà pas mal ! Car j'y ai retrouvé tout ce que j'aime, ce qui m'a ramenée 1h30 durant sur l'une de mes terres de coeur : l'accent créole, les expressions, les doudous qui cuisine le fri à pin, le CRS, les accras de morue qui baignent dans l'huile, les cases en bois, les rythmes endiablés du carnaval, Val Val, les bals de zouk, le bruit des minuscules grenouilles dès le crépuscule et le fameux" mchxi" en fin de phrase qui montre l'agacement ou le désintérêt, bref ce petit son qui clot le sujet. Bref, j'étais sous les tropiques pendant 1h30.

Bon et l'histoire... Bien plus sensée que ne le laisse supposer une affiche pas forcément de très bon goût. Le négropolitain qui, après 30 ans d'exil, retrouve terre et famille à l'occasion de circonstances difficiles et qui fait face à un écart de culture..., culture qu'il va redécouvrir. Voici un sujet bien traité, avec subtilité et émotions, notamment lors de l'échange violent entre la soeur (qui n'a jamais eu son billet pour la métropole) et le frère qui a eu ce billet mais l'a très mal vécu. C'est très bien montrer la complexité et la l'incompréhension qui peut régner dans une même famille, suivant le lieu de vie de chacun. La couleur de peau est elle dans le sang ou dans la culture, ou toujours dans l'âme. Et puis il y a Alice, la fille de Patrick, qui découvre ses racines pour la première fois de sa jeune vie et qui semble, peu à peu, renaître à la vie.

Mon bémol irait au rôle un peu "Too much" d'Edouard Moutoute qui donne un aspect exhubérant à un film qui ne l'est pas. On est très loin de la comédie loufoque, d'ailleurs, je n'ai pas ri à gorge déployé. J'étais juste bien, il ne me manquait qu'un Punch Coco et le souffle des alizés.

30°Couleur est un film qui mérite une autre carrière que celle qu'il a, ou a eu suivant les villes. Chez moi, à Rennes, j'ai eu la dernière séance !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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