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Publié le 4 Mars 2012

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.

 

 

Réalisateurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouches, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Alexandre Courtès, Eric Lartigau

 

 

Acteurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouches, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : Ces derniers temps, Jean Dujardin nous a habitué au charme désuet du noir et blanc et au glamour des multiples tapis rouges.... Alors là, autant vous dire tout de suite, la chute est violente. On est les deux pieds dans notre époque, dans un film de mecs plutôt lourding qui se moquent d'eux même avec un talent insconstant.

La bande annonce donne le meilleur du film et bien entendu tait les quelques longueurs ressenties. L'idée est originale, un film fait de plus ou moins longs sketchs filmés par des réalisateurs différents. Dommage qu'en début de sketch, le réalisateur et le titre du skech ne soient pas mentionnés. Car je ne suis pas assez cinéfile pour distinguer là dedans la patte d'un réalisateur au profit d'un autre. Et cela aurait été intéressant comme exercice justement.

Bon revenons en au film. Bien sûr, c'est bien joué, décousu et déconcertant. On rit parfois de bon coeur mais plus souvent par offuscation. Car bien sûr l'ensemble est plutôt complètement irrévérencieux, tendance graveleuse franchement exagérée (quoique, j'espère !), un peu plus de finesse aurait été appréciée. Mais en même temps, bon nombre de réparties font mouches et des passages méritent le statut d'anthologique, notamment ceux où figurent Sandrine Kiberlain, celui où le chien est jeté par la fenêtre... Les Infidèles, un film qui va du grinçant au drame en passant par le potache plutôt lourd, qui n'oublie surtout pas d'être impertinent et outrageant et qui et finalement très moral. Car dans tous ces infidèles, pas l'ombre d'une personne heureuse. Ce film ne fait donc pas l'apologie de l'adultère, loin de là, il le tourne en ridicule. Par contre, mon cinéma Gaumont a eu la délicatesse, avant le film, de diffuser une publicité pour un site internet spécialisé dans les relations extraconjugales... Hum hum.

Si on passe sous silence la fin grotesque où seul les acteurs ont du s'amuser, ce film peut donc plaire ou déplaire....  A vous de voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Février 2012

Synopsis :

 

Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l’homme de sa vie.

 

 

 

Avec Juliette Binoche, Matthieu Kassovitz, Aure Atika.

 

 

 

Libre adaptation du roman éponyme de Frédérique Deghelt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Aucun doute, on se régale dans ce film, mais... pas encore un coup de coeur.

J'ai lu le livre il y a un peu plus d'un an, il m'avait plutôt déçue et mon souvenir était vague avant d'entrer en salle. Mais entre curiosité, des copines qui me disent "Binoche est sublime"  et ma chère Sylvie Testud derrière la caméra... Tout de même, un petit tour en salle obscure s'impose malgré un temps superbe dehors.

Dès les premières minutes, j'ai su que j'allais adorer ce film. Car effectivement, Juliette Binoche est magnifique, elle éblouit l'écran et joue à merveille + + +. Radieuse, même dans la détresse !Elle m'a émue plus d'une fois et m'a fait aimé un personnage qui m'avait souvent énervée dans le livre. On le savait déjà, Juliette est une grande actrice quand elle joue... Et je ne sais pas, mais j'ai l'impression qu'on ne la voit pas si souvent que cela au cinéma. Bien sûr, le film n'évite pas les défauts, incohérences et improbabilités qui avaient en parti "gâché" ma lecture. Genre, après 15 ans, Marie traverse tout Paris pour aller à son travail sans se perdre une fois malgré les itinéraires et moult sens interdit qui ont du fleurir en 15 ans. Bref, ces exemples sont multiples, mais on a moins le temps de les analyser au cinéma. Et puis on pardonne plus au ciné, parce que c'est du ciné par-dit ! Et  Juliette Binoche est plus que convaincante dans le rôle de la femme perdue "dans le temps". Vraiment c'est bluffant. Bien que la sensibilité et la caméra de Sylvie Testud ne sont pas étrangers à la beauté, l'espèce de vérité et l'effroi qui se dégagent du film, malgré quelques moments de rire. Sylvie Testud sait utiliser une caméra, sublimer ses comédiens, les caresser, les effleurer, les observer. Chapeau ! Ce film passe pour une comédie, j'y vois plus un drame avec quelques cocasseries.

Sylvie Testud a pris beaucoup de libertés dans cette adaptation. ( A la sortie de la séance, une copine, qui a lu aussi le livre, m'a bien rafraichi la mémoire). Sylvie Testud a même sacrément épuré l'histoire, en coupant des pans entiers, sans doute pour se concentrer sur son essentiel : la reconquêtes des repères, de soi même et d'un homme. Cela n'enlève rien à la légitimité de ce film et à sa réussite. Sauf qu'il manque tout de même un peu plus d'explications dans le "pourquoi, comment". On reste sur une petite faim malgré un dialogue final, plutôt monologue d'ailleurs, qui vous noue le ventre. Et puis en tant que gente féminine, il y en a un qui m'a bien ouvert l'appétit. Je reprendrais bien une petite part de notre délicieux Matthieu Kassovitz, qui ne semble pas prendre une ride au fil des ans et garde son atout charme intact. Pêut-être parce qu'il le préserve en se "montrant" discret. Matthieu, un peu plus de films avec vous dedans ne nuirait pas à ma santé !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2012

Synopsis :   Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers… Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois courageux et dynamiques…
La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des affaires.
Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane. Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.
Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement la cohésion du groupe.
Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

 

Avec Bruno Solo, Vincent Elbaz, José Garcia, Richard Anconina, Gilbert Melki.

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Sur la vie de mon blog, eh, tu me connais, je dis toujours la vérité eh ! Et ben la vérité, c'est qu'au début, j'ai trouvé ça un peu lent. Fini le Sentier, boujour Aubervilliers. Mais mon frère, l'ennemi à changé, maintenant, ce sont les chinois, c'est du moins ce que croient nos fameux compères. Ils ont tous pris quelques années dans la vue, des enfants, des femmes, pas trop de rides et puis ils sont restés fidèles à eux mêmes sur la tête de mon hamster ! Y'a toujours le dragueur, le glandeur, le gaffeur, le richissime... Mais la vérité, j'ai cru que c'était l'arnaque, que j'avais tout vu dans la bande annonce, sauf une répartie qui arrive à la fin !

Mais bon, la vérité, d'un seul coup, hop, c'est parti. Bon je n'ai pas forcément ri à gorge déployée mais tout de même, y' a des sacrées réparties made in Yallah et ça fonctionne bien. Ca donne la banane. Ca mets de bonne humeur !  Et puis, tu les connais ces gars là, faut pas se fier aux apparences... L'entour-loupe qu'ilsréservent à leur pire ennemi qui finalement leur ressemble pas mal est juste génialissime. La vérité, rien vu venir ! Et puis, la vérité, on est bien avec cette équipe. On aurait tort de se priver de bons moments comme ça.  Dans la série "3", on a vu nettement pire (genre les bronzés) et, la vérité, c'est peut-être parce qu'on en attend trop depuis hyper longtemps que la vérité, on est un peu déçu au début. Mais la vérité, si La Vérité 3 était la Vérité 1, on dirait que c'est la comédie de l'année. Sauf que là, y plus l'effet nouveauté ! Mais là vérité, mon frère, tu peux me croire, c'est tout même un bien bon film, avec des scènes anthologiques ! Et puis le générique de fin donne toujours autant envie de danser !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Janvier 2012

Synopsis :

 

Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va renverser toutes ses certitudes.

 

 

 

Avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Joe Starr, Nicolas Bedos, Bernard Menez, Valérie Lemercier, Anny Duperey

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis ;Une toute petite pointe de déception chez moi. Il faut dire que j'attendais énormément de ce film, j'étais bien décidée à faire de "L'amour dure 3 ans" un de mes coups de coeur de l'année, tant j'avais aimé le livre et tant je m'éclate dans l'univers de Beigbeder, son humour, son acidité et sa sensibilité à peine cachée ! Le film est excellent, mais pas de coup de coeur pour autant. Il manque un petit truc pour moi, sans doute un peu plus de rythme. Allez, je lâche le morceau, j'ai trouvé quelques longueurs.

Et pourtant, j'ai  adoré la réalisation et le montage. Le mini film qui ouvre les "hostilités" et résume le premier mariage du personnage de Marc est très drôle. Génial quand Marc s'adresse en chuchottant à la caméra. Hilarante les passages où Marc ouvre sa boite aux lettres pour y découvrir les nombreux refus des éditeurs jusqu'à cette rencontre délicieuse avec Valérie Lemercier. De belles pépites, avec jamais très loin, l'auto-dérision de l'auteur réalisateur. Autres points notables et franchement non négligeables : les chouettes paysages du pays basque et les décors intérieurs, notamment l'appartement de Marc, dans ses moments "propres" : remplis de bouquins, empilés mais suivant une certaines méthodes... Bref, un lieu où l'on a envie de s'enfermer avec une couette, un pot de glace Ben and Jerry géant pour lire tout ce qui recouvre les murs, le sol, qui pourrait presque servir de table basse....

Le film est original, les réparties sont là, le ton décalé, l'humour, le cynisme et quelque part, le romantisme. D'ailleurs, durant le film, je me suis dit que l'on s'approchait aussi probablement de l'univers de David Foenkinos. Après, qui s'inspire de, qui est le maître ? Je ne sais pas, si ça se trouve, chacun fait son business de son côté sans remarquer le frôlement ...

Le film fourmille de petits détails et de clins d'oeil que l'on remarque suivant son âge, sa culture et son attention. Par exemple, j'ai cru apercevoir Frédéric Beigbeder dans le rôle d'un soldat, dans un vieux film en noir et blanc.... Une de mes amies m'a dit  : Ah bon ? Peut être Beigbeder s'amuse(ra)-t-il, comme certains auteurs et / réalisateur, à apparaître furtivement dans l'adaptation ciné de leur oeuvre (Hitchcok, Coben and co)

Personne ne tarit d'éloge envers les comédiens, alors, je me range dans les rangs Non, franchement, tous bien, même s'il y en a deux que je n'ai pas reconnus et un que je ne supporte toujours pas, même s'il était culotté de lui donner CE rôle là justement ! Gaspard Proust est excellent (je vais étudier son cas de plus près !) mais ma 1/2 étoile de mer de réserve viendrait peut-être de son personnage que j'ai trouvé par moment trop nonchalant quelque part...

Enfin, j'ai lu le livre et j'ai vu le film, et alors ?

J'ai lu le livre en 2007, sur mes heures de travail en Guadeloupe.... je m'ennuyais tellement à mon poste et le bouquin me passionnait tant que les quelques clients qui auraient pu justifier mon maigre salaire étaient vite expédiés (je précise que je n'étais pas sur un trottoir, mais derrière un comptoir de loueur de voiture (voiture sans S, sinon, je n'aurais pas eu le temps de lire !!!).

Comme ma mémoire est une passoire, je me souviens juste avoir adoré le livre, avoir ri, avoir dit mille fois : mais c'est trop vrai ce qu'il dit !!!... (Avoir vécu une véritable révélation).

Et je ne me le suis pas dit autant pendant le film. Parce que le film, il y a des images.... sans images, toujours possible, plus ou moins, de m'identifier aux personnages. Là, m'identifier à Louise Bourgoin, pas facile.... je n'ai pas les attributs ni les mensurations pour...

Quoiqu'il en soit, un très bon film adapté très librement par l'auteur de l'excellent roman !

  

 

 

 

  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Janvier 2012

Synopsis : À 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieillefille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s'approcher d'elle, incognito....

 

 

Avec Karine Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Sublissime Karine Viard, mais ce n'est pas une première, qui porte ce film de la première à la dernière minute. Drôle à ses dépends, parce qu'on aime rire du malheur des autres pour oublier qu'il est aussi le nôtre, très touchante, voire bouleversante quand elle hurle tout son intérieur. Animatrice radio, elle écoute et conseille les autres dans leur intimité. Mais qui l'écoute elle ? Et se laisse-t-elle seulement approcher ? Elégante aussi, classe, parfaite pour nous dresser le portrait du femme qui semble avoir réussi dans la vie. Mélina est une célébrité anonyme qui vit dans un superbe appartements dans les très beaux quartiers parisien. Mais elle vit seule, sans fantaisie, avec son chien, ses tics, ses tocs et ses phobies....  Tout cela parce qu'elle recherche l'amour d'une mère qui l'a abandonnée lorsqu'elle avait 4 ans. Le sujet du film (comment se construire après un abandon et la recherche des "coupables" pour comprendre) n'est pas d'une originalité débordante mais il est traité avec justesse, délicatesse et subtilité. En cela, le film est réussi, indubitablement... Alors, pourquoi pas 4 étoiles ?

Parce que plusieurs bâts blessent... ceux qui ont vu ou qui iront voir le film seront ou pas d'accord avec moi... Je ne peux développer plus que ci dessous, sous peine de spoiler...

Cette apparition soudaine des paparazzi tombe comme un cheveux sur la soupe et ne semble être là que pour passer à l'étape suivante du film. Un alibi, rien d'autre...

Nicolas Devauchelle.... Oh oui, je le trouve charismatique, séduisant, mimi, mystérieux.... Mais comme je vais beaucoup au cinéma, je le vois souvent.... et comme il a une élocution très particulière, brutale, bien à lui et bien j'ai l'impression qu'il joue toujours le même rôle déplacé de film en film... J'aimerai, maintenant qu'il est "installé", qu'il me surprenne un peu.

J'aurais aimé une rencontre / une confrontation plus construtive. Celle choisie par le réalisateur est certes très cruelle et inattendue, mais elle m'a quelque part laissée sur ma faim, même si elle m'a bouleversée.

Enfin, les derniers moments sont très beaux, mais franchement, la leçon de morale ou le conseil d'humanisme de base était inutile et pour moi, comme inapproprié.

Je conclus tout de même en reprenant mes premiers mots... Sublissime Karine Viard qui mérite à elle seule le déplacement, sans compter que le film est tout de même bon et prenant.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2012

Synopsis : Marc Bajau sillonne le pays pour le compte d’une marque de vêtements. Il aime cette vie sur la route, libérée de toute contrainte et faite de rencontres d’un soir. Mais alors qu’il démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière conquête s'en va en lui laissant son fils, Lucas, un petit métis de six ans…
Commence alors une traversée de la France pas comme les autres, où Marc et Lucas vont croiser la route de Pierre, un retraité fantasque et envahissant, et celle de Julie, une jeune femme en errance.
Au cours de cette odyssée, flanqué de son trio improbable, Marc Bajau va connaître "10 jours en or" qui vont changer sa vie...

 

 

 

Avec Franck Dubosc, Claude Rich, Pathis Touré, Marie Kremer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un film sympathique, mignon, qui vous fait passer un agréable moment. Et pourtant, le sujet du film est plutôt dramatique puisqu'il exploite l'actualité bien trop présente des expulsions des sans papiers et de leur conséquences. De même, le personnage de Franck Dubosc a un côté un peu pathétique, en commercial pour un marque de chaussettes avec sa petite vie bien réglée mais sans fantaisie non plus. Et pourtant, on rit avec plaisir (oh le pléonasme absurde !). Non, je devrais dire plutôt... De bon coeur. Ce n'est pas Dubosc qui est comique, mais les situations que son personnage rencontre et accumule. Marc est plutôt un homme banal, voire invisible,  neutre, bref, et son interprète ne fait pas "du Dubosc". Même sa couleur de cheveux n'est pas naturelle et lui donne étrangement un air plus grave. C'est un personnage qui transpire la solitude mais l'envie de bien faire, la gentillesse et le coeur sur la main... Mais faut pas pousser non plus ! Et voici qu'il se retrouve avec un gamin sur les bras, de façon tragique. Sa mère, menacée d'expulsion, lui confie d'une originale façon, espérant ainsi que son fils pourra échapper au destin qui semble tristement tracé. Dubosc va assumer tant bien que mal. Mais franchement, ses rapports avec l'enfant ,qui est une véritable intrusion dans sa vie "paisible" sont intéressants et délicatement mis en scène, comme la gène physique qui ressort des moments intimes ou une certaine affection parental hésite à s'installer.  Ne me méprenez pas. Mais quand Dubosc met l'enfant au lit, on voit bien qu'il ne sait pas trop y faire, qu'il ne lui fait pas le petit bisou de la nuit, qu'il n'ose pas le prendre dans ses bras...

Et puis, sur leur chemin, Dubosc et l'enfant vont croiser un vieil homme faussement suicidaire qui à juste besoin de compagnie et une fausse routarde qui ne fuit rien d'autre que l'échec et, elle aussi, la solitude... bref, la voiture de notre commercial va devenir un véritable arche de Noé.

De belles scènes, deux ou trois longueurs, une fin improbable, assez téléphonée et improbable. Mais l'ensemble fonctionne très bien, distraie et vous amène malgré tout le  et plus si affinité ! Une bonne adresse donc pour passer une soirée sympa, en famille, entre amis ou en amoureux ! Bref, film tout public !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2012

Synopsis :

 

Yann et Nadia, amoureux, se lancent dans un projet de restaurant au bord d'un lac. Leur rêve d'entrepreneur se brise rapidement. Nadia, contrainte d'accepter un travail à l'étranger, confie provisoirement son fils à Yann. Elle disparaît...

 

 

Avec Guillaume Canet, Leila Nekhti, Slimane Khettabi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : C'est l'histoire d'un rêve qui devient vite une descente aux enfer jusqu'au 6ème étage d'un squatt insalubre. Yann et Nadia sont jeunes, tombent amoureux et très vite (trop vite à mon goût, à moins que le temps qui passe ait été raccourci par le réalisateur), trouve le lieu idéal pour ouvrir leur propre restaurant : une forêt, un lac à un heure de Paris. Leur apport financier n'est pas suffisant et les portes de la banque se referment. Alors, Yann et Nadia multiplient les crédits à la consommation pour combler le trou. La suite, pas besoin de vous la raconter, d'ailleurs, c'est le sujet du film, donc vous irez voir par vous même.

Tout va très vite, le cercle infernal. Les dettes, le remboursement de 6000 € par mois quand chacun gagne un smic... La déchéance. Ces deux jeunes, on a envie de leur donner une bonne paire de claque, surtout à Yann, qui a les yeux bien moins ouvert que sa compagne. Ils n'écoutent aucun conseil de personnes avisées (professionnelles ou associations d'aide au sur-endetté) et préfère suivre celui de vague collègues.... Bref, yann reste tête baisser dans son rêve, au point d'emmener les siens dans la galère totale. Du coup, j'ai ressenti très peu d'empathie pour lui, le jugeant relativement responsable de sa catastrophe annoncée. Nadia est plus touchante. Mais l'émotion, la révolte et la colère nous vient du personnage de Slimane, ce gamin d'une dizaine d'année entraîner dans cet enfer, alors qu'il n'est responsable de rien, l'innocence personnalisée, évidemment. D'ailleurs, le jeune acteur qui l'interprète, qui se prénomme aussi Slimane, mérite vraiment les honneurs : Bonne bouille sympatique et excellent jeu.

La relation entre Yann et Slimane est intéressante. En l'absence de Nadia, ils doivent s'accepter, se comprendre, se respecter, s'habituer l'un à l'autre, se contenter l'un de l'autre, avant de finir par.... Mais suivre Yann qui devient père par la force des choses apporte de l'humanité à ce film qui en manque cruellement.... Puisque nous vivons dans un monde cruel. Le film est réalisé de façon assez factuelle, et ne cherche pas à venir grappiller vos bons sentiments toutes les 3 minutes. L'émotion, la vraie, la forte, celle qui ne nécessite aucun mot, ne vous saisit que dans les dernières minutes du film. Mais attention, vous saisit très fort.

C'est donc, après "toutes nos envies", un autre film sur le sur-endettement et la responsabilité de toutes ces sociétés de crédits à la consommation, qui vous prêtent contre une signature 3000 € comme cela, avec des intérêt effarants, sans même vérifier si vous êtes solvables.... A l'heure de la surconsommation et à l'époque où mille tentations arrivent chaque jour juste sur votre PC, via Spam et autre, vous faisant miroiter une vie meilleure.... J'espère que ce film aura un rôle d'utilité publique, à titre de prévention. Mieux vaut prévenir que...Parce qu'après, on devient ce que l'on a pas forcément voulu être.

Heureusement, ce film très brutal (sur le sujet) en tout cas, finit par une touche d'optimisme, avec une fin ouverte... Enfin, j'ai choisi d'y mettre de l'optimisme, en espérant que nos jeunes auront compris la leçon et ne retombent pas à nouveau dans le piège.

Un film intelligent, à la réalisation efficace et servit par un trio d'acteurs à leur sommet !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Janvier 2012

Synopsis :

 

Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès.
Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

 

 

Comédie avec Florence Foresti, Jamel Debbouze, Nikki Deloach

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Quand on adore les deux comédiens de cette affiche et que l'on veut se payer une tranche de franche rigolade... et bien on va à Hollywoo. On n'attend pas la comédie du siècle, on ne l'a pas d'ailleurs, mais on rit avec plaisir des mésaventures de notre Florence Foresti outre atlantique. Les répliques font mouches, les situations comiques ne manquent pas. Il y a aussi du soleil, des palmiers, des stars, des belles robes, des villas à Malibu, du silicone, des soirées de galas, des scènes de tournages, des agents hystériques, des actrices capricieuses, des acteurs  volages avec un poids chiche dans le cerveau... Bref, il y a Hollywood !

Et puis, derrière tout cela, il y a aussi Jamel Debbouze, un peu transparent dans ce rôle qui n'apporte pas grand chose au film d'ailleurs. Le personnage de Florence Foresti suffisait à garantir la réussite de ce film sympatique. Bref, Jamel Debouzze presque réduit à de la figuration à l'ombre de la pétillante, énergique et facécieuse Florence Foresti.

J'ai eu ce que je voulais, quand j'en avais besoin !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Décembre 2011

Synopsis : Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

 

 

Avec Audrey Tautou, François Damien, Pio Marmai, Joséphine de Meaux.

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Quel bonheur quand un film est le plus fidèle possible au livre dont il est l'adaption ! En même temps, les risques de trahison littéraire étaient réduits au minimum, le film étant réalisé en partie par l'auteur lui même !  Je suis sortie de la salle obscure comme en appesanteur, le sourire aux lèvres, attendrie. Et pourtant, j'ai bien ri aussi. On retrouve parfaitement l'univers de David Foenkinos : Un côté lunaire, un ton décalé et un humour bien plus subtil qu'il n'y parait, un humour délicat en fait, déposé là comme si de rien.... Et pourtant, cet ensemble m'avait franchement déconcertée lors de ma lecture du livre, car je ne m'attendais pas à cela. Mais, maintenant que je découvre l'auteur au fur et à mesure de mes lectures et rencontres, je dois dire que c'était pour moi jubilatoire de retrouver cette atmosphère faussement décalée qui sonne si juste.... et qui me convient tant (j'en profite pour faire ici la pub du dernier roman de l'auteur : les souvenirs !)

Quel talent dans ce film ! Un ami à moi pourrait dire à propos de La délicatesse : "L'extraordinaire talent des Foenkinos consiste à semer tant de fraîcheur, de finesse et de sobriété dans ses observations faussement futiles que le lecteur (spectateur) en sort ébloui et guilleret". Cet "ami" (au moins sur Facebook !), s'appelle Beigbeder et dit cela à propos du livre "Bonjour Minuit" de Jean Rhys (p247, Premier bilan après l'apocalypse). Ce passage, je l'ai lu en rentrant de ma séance de ciné et je me suis dit qu'il s'adaptait parfaitement à La délicatesse.

J'ai horreur des films qui ne savent pas choisir entre drame et comédie et qui finalement ne sont .... rien. Et bien la Délicatesse réussit le challenge d'être les deux. Chaque partie est un chocolat fourré.... Le début commence par le drame, mais avec pas mal de pointes d'humour, notamment dans les dialogues. La deuxième partie est une belle comédie romantique, mais qui ne doit pas faire oublier la douleur intérieure, la vérité des personnages. L'émotion est là mais comme le rire n'est jamais loin, on ne plonge pas dans le pathos ni dans la mièvrerie. Oui, encore une fois, beaucoup de délicatesse dans le dosage des ingrédients...J'ai beaucoup aimé la façon dont les réalisateurs ont mis en scènes les années qui passent, les changements de lieu, par une porte de restaurant qui s'ouvre le soir pour mener les personnages à sortir de l'ascenseur au travail le lendemain, comme cette main ouverte de François Damien qui conduit Audrey Tautou dans un autre lieu, un autre moment. 

Parlons des acteurs... Audrey Tautou qui peut paraître paysanne un instant, et femme fatale ou délicate l'instant d'après. Superbe de justesse. Malgré la relative rudesse de son parlé, un sourire, un regard, un mouvement et nous revoici dans... la délicatesse. Par contre la maigreur de notre belle actrice devient aussi effrayante que celle décriée des Top Models. François Damien est parfaitement désopilant en homme "invisible" qui prouve que l'amour rend beau !!!

Par contre, j'emets une petite réserve par rapport au site Allociné qui dit " Les réalisateurs voulaient construire leur histoire dans une entreprise chaleureuse, avec boiseries, dorures, marbres".... Hum hum... Les décors font très suédois des années antérieures, les poignées de portes en forme de croix m'ont paru mortuaires.... enfin, les tenues d'Audrey Tautou ajoutent encore au côté décalé et atemportel !

Quoiqu'il en soit, j'espère que les frères Foenkinos renouvelleront l'expérience cinéma car j'ai vraiment trouvé dans ce film un univers qui pourrait leur être propre, une atmosphère signée qui m'a fait pensé aux films de Jean Pierre Jeunet (vous me direz, avec Audrey Tautou dedans, cela facilite), mais non, ce n'est pas que ça...

Finissons par un aphorisme maison.... Comme l'année qui s'annonce semble à peu près aussi brute dans ce bas monde que celle qui s'achève, n'hésitez pas, à vous offrir un joli, doux et drôle moment de délicasse !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Décembre 2011

Synopsis : La vie n’est pas rose tous les jours pour Solweig, caissière dans un supermarché. Mais elle garde le sourire, malgré les remarques souvent déplaisantes des clients et un chef teigneux. Peut-être grâce au blog qu’elle tient en secret, où elle s’épanche avec humour sur son quotidien difficile…
Un soir, sous la neige, son destin croise celui de Charles. Le jeune homme tombe aussitôt amoureux d’elle, sans se douter qu’ils ne sont pas du même monde.
Mais si un simple blog peut changer le sort de milliers de caissières, n’est-il pas permis de croire aux contes de fées ?

 

 

Avec Déborah François, Elsa Zylberstein, Firmine Richard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je suis passablement déçue. Je ne m'attendais pas à une telle adaptation du livre jubilatoire d'Anna Sam. Certes, qui dit adaptation ne dit pas copie. Il eut peut-être été difficile de toute façon de faire un film avec "juste" des anecdotes autour de caisses d'hyper marché et sur les observations fines et réalistes d'une caissière. Mais de là à aboutir à un résultat aussi consensuel, cela est presque navrant. Je ne repproche pas le fait que le réalisateur ait brodé une vie personnelle à notre caissière. Mais le problème est que cette vie personnelle devient plus importante que le sujet lui même : le rapport entre clients et hôtesses de caisses "invisibles" qui voient passer devant elles chaque jour tous les pannels de la population française, avec leurs bons et leurs mauvais côtés.  Oui le sujet devient secondaire, au point que l'on y reconnait à peine le livre d'origine, dont la lecture m'avait fait rire de toutes les couleurs (jaunes aussi, bien sûr), mais rire. Dans le film, on rit bien a deux ou trois répliques, on se révolte des conditions de travail des hôtesses de caisses mais bon... Bref, le film ne sait pas choisir entre comédie et drame social...

J'ai lu sur Allociné que le réalisateur ne voulait froisser personne.... c'est peut-être la meilleur façon pour laisser tout le monde de glace. On va au cinéma pour être remuée, ressentir des émotions ou rire, même si c'est rire à nos dépants, et pas pour que l'on nous arrange la réalité qui est le sujet principal du film. Le pompom vient avec la romance ajoutée dans le film, une romance cliché à souhait à laquelle on ne croit pas du tout. C'est mettre de la mièvrerie là où il n'y en avait pas. Un prince charmant et un conte de fée en plein Leclerc... Non, pour moi, le conte de fée existe, mais il est dans ce que vit la vrai Anna Sam depuis le succès de son livre. De caissière aux tapis rouges des avant premières, ça c'est un conte de fée mérité et nul besoin de prince charmant pour cela. Les contes de fée qui nous font vibrer maintenant, parce qu'ils existent, sont les réussites inattendues et qui semblent sans limite, de Madame Toulemonde.

Il y avait vraiment matière à faire une excellente comédie (format magique pour faire passer un message !) et nous sommes loin du compte.

Heureusement, il y a les actrices qui relèvent le tout et nous donnent du plaisir. Car on s'attache sacrément à ces 4 femmes, toutes différentes et qui font le même métier.  Et personnellement, je respire le soleil des antilles dès que j'entends l'accent de Firmine Richard dans des rôles toujours fort en caractère. Ca j'ai aimé.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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