Articles avec #cinema francais tag

Publié le 5 Décembre 2019

Film de Michel Denisot

Avec Franck Dubosc, Jérôme Commandeur, Sylvie Testud, Denis Podalydès

 

Synopsis :  Depuis son arrivée fracassante à la tête du 20 Heures, Cédric Saint Guérande, dit « CSG » est LE présentateur préféré des français. Ses audiences insolentes attisent les jalousies même au sein de La Grande Chaîne dont il est la star incontestée. Sa soif de pouvoir est sans limites, ce qui déplait au nouveau président de la chaîne. La guerre est déclarée entre les deux hommes pour le plus grand plaisir de CSG. Jeux de pouvoir, réseautage, manipulations et coups bas : la lutte sera sans merci, et l’issue forcément spectaculaire. Bienvenue dans les jeux du cirque médiatique !

 

 

Mon humble avis : Les critiques envers ce film feraient couler une flotte entière. Et pourtant, j'ai bien aimé "toute ressemblance" et le moment passé dans la salle fut agréable, et franchement drôle. Même si, je concède que le film est inégal sur la longueur, avec des passages plutôt lourds et un ensemble qui parait partir en vrille. Si Denisot avait gardé le même ton (drôle-cynique-sarcastique-et sans doute très réaliste), son film aurait gagné en réussite : en restant une comédie cynique qui ne glisse vers le drame et non vers le burlesque.

Il n'empêche, cette plongée dans l'envers du décor et les coulisses du petit écran, et notamment du J.T du 20h00 (le graal pour tout journaliste) est intéressante. Entre le poids des actionnaires, les égos surdimensionnés des uns, la discrétion de ceux qui sont dans l'ombre du roi, les coups bas, voire très bas,  les directeurs de chaînes, la manipulation tant des gens que de l'information, oui on en voit et on en découvre des choses, plus ou moins avouables. Il faut savoir que Denisot a 50 ans de carrière télé et que ce qu'il raconte dans "Toute ressemblance" est un meltig pot de ce qu'il a pu observer et remarquer autour de lui lors de ce demi-siècle.

Amusant et sympa aussi, la foule de guest stars du PAF (acteurs, journalistes, sportifs...) qui jouent leur propre rôle lors d'apparitions très rapide, comme des clins d'oeil.

Franck Dubosc est parfait en présentateur de J.T, et il n'est pas nécessaire de chercher bien loin de qui il s'est inspiré physiquement.... Laurent D.

Le film est rythmé et ne laisse pas de place à l'ennui. Même s'il n'est pas parfait, je ne comprends pas trop pourquoi les critiques le descendent à ce point. Mais bon, chacun son goût après tout ! En tout cas, je me suis bien marrée et suis sortie détendue de ma séance !

 

bon ben suite à un bug sur Overblog, pas de bande annoncefrown

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 29 Novembre 2019

Film de Robert Guédiguian

Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin, Anaïs Demoustier, Robinson Stévenin

 

Synopsis :  Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria.
Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie… 
En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclat ce fragile équilibre, Daniel, qui n’a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.

 

 

Mon humble avis : Ariane Ascaride a reçu le prix d'interprétation au Festival de Venise pour ce film. Alors je me suis dit : "Pourquoi pas" ?!

Et bien je n'aurais pas dû aller voir Gloria Mundi, ce film n'est pas du tout pour moi. Lent, déprimant à souhait, il m'a du coup même mise de mauvaise humeur. Du début à la fin, chaque événement tire vers le fond et montre l'horreur de notre époque : la précarité sociale et économique, la violence, le désarroi voire le désespoir, l'exploitation humaine qui relève de l'esclavage du XXIème siècle. Bref, tout ce que je vois déjà aux informations télé ou dans certains reportages... Et qu'en fait, je n'ai pas du tout envie de voir au ciné. J'aime quand le septième art me distrait, m'amuse, m'évade ou m'instruit. Gloria Mundi m'a enfoncé, presque enterrée. Bref, c'est très très sombre.

Certes, la réalisation est bien maîtrisée, les jeux d'acteurs correctes (dont celui d'Ariane Ascaride, effectivement) et le film ne manque pas de justesse. Il décrit avec pertinence la dureté de la vie et les affres de notre époque ultralibérale, notre époque de merde. A moins que ce ne soit caricatural ? C'est terrible et affreusement noir, limite no future ! Tout cela m'a dérangée et mise vraiment mal à l'aise. Donc pas pour moi.

Néanmoins, à titre d'information, sachez que la presse ne tarit pas d'éloge envers ce film. A vous de voir donc !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 23 Novembre 2019

Film de Fabrice Bracq

Avec Michèle Laroque, Thierry Lhermitte, Nicole Ferroni, Judith Magre

 

Synopsis :  L’heure de la retraite est enfin arrivée pour Philippe et Marilou ! Ils s’apprêtent à réaliser leur rêve : partir vivre sous le soleil du Portugal. Au revoir le travail, au revoir la famille, au revoir les emmerdes ! Ils pensaient enfin être tranquilles… mais leur famille a d’autres projets pour eux !

 

Mon humble avis : Je pensais aller voir une petite comédie sympatoche et distrayante et à un moment (avant la séance), j'ai presque regretté ce projet à la vue des autres sorties majeures ciné de cette semaine.

Et bien finalement, aucun remord, je me suis régalée, et à entendre les éclats de rire nombreux dans la salle, je n'étais pas la seule à me délecter à ce point de ces réparties toujours bien trouvées, hilarantes, cinglantes parfois, distinguées, classes. Ce n'est pas une comédie à gags mais à situations et à personnages drôles à leur insu. Nombre de répliques mériteraient de devenir culte. Oh mais comme j'ai ri, et mes compagnons de séances aussi ! Et ceci, même si le sujet (la famille) n'a rien de vraiment original, il est juste très bien exploité !

La retraite devient vraiment ici une aventure comique, pour le pire comme pour le meilleur, avec en toile de fond, des sujets transgénérationnels. Les parents jouissent enfin de leur liberté mais... oui mais... Il reste tout de même les enfants et les petits-enfants et au milieu de tout cela, la grand-arrière-mère.

Un mélange de "bon enfant" et de sacrée impertinence savoureux, servi par des comédiens en forme et au diapason qui donne la banane et qui fait vraiment rire de bon coeur. Une excellente surprise dans le genre comédie, même si ce n'est pas le film du siècle, cela pourrait au moins être à mes yeux la comédie de l'année ! Efficace ! Et c'est déjà pas mal !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 19 Novembre 2019

Film de Roman Polanski

Avec Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Melvil Poupaud

 

Synopsis :  Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

 

 

Mon humble avis : De l'affaire Dreyfus, je ne connaissais pas grand-chose : une accusation à tort d'un juif pour traîtrise et le fameux "J'accuse" de Zola, dont je ne savais que l'existence mais ignorais globalement son contenu.

Voici mon ignorance historique réparée grâce à ce film, qui nous offre la vision du Colonel Picquart sur cette affaire... Ce Colonel, antisémite plus par tradition que par conviction, qui par droiture et respect de la justice a mené une enquête profonde et s'est battu pour que justice soit faite. Ceci, quelles que soient les menaces et les dangers à son égard.

Ce film est passionnant, très instructif et parfaitement réalisé. Le suspense est on ne peut plus maîtrisé. On comprend l'énormité de l'affaire et le contexte géopolitique et sociale de l'époque. Le film développe à rebours, au fur et à mesure des découvertes et des suspicions de Picquart comment cette erreur judiciaire fut montée puis enfouie avec force, par tous les moyens que possède la silencieuse armée. Certes, la multitude de personnages complique un peu le suivi, car pas évident de retenir qui est qui, qui est le plus gradé etc, surtout quand on ne maîtrise pas forcément l'usage des grades militaires. Mais l'ensemble reste tout de même assez limpide et très instructif.

Chaque comédien joue son rôle à merveille, Jean Dujardin en tête, saisissant de sobriété. Par contre, Emmanuelle Seigner alias Mme Polanski semble lisse, trop lisse à tout point de vue.

La reconstitution de l'époque fin XIXème est très réussie, tant pour ce qui est de l'atmosphère que des décors... Même si j'ai trouvé parfois que certains éléments de décors faisaient un peu trop rajout... Comme le 2ème procès Dreyfus s'est déroulé à Rennes, nous voyons la rue du Chapitre, le Canal d'Ille et Rance entre Betton et Chevaigné (où il m'arrive d'aller marcher... donc désormais sur les pas de Dujardin !).

A la fin du film, juste avant le générique, certaines phrases expliquent ce qu'il est advenu des personnages principaux. J'aurais aimé que Polanski y ajoute les conséquences du texte "J'accuse" sur la vie de Zola.

Je vous conseille vraiment d'aller voir ce film, qui réhabilite sacrément bien Alfred Dreyfus aux yeux du grand public et évite que ce fait historique ne tombe peu à peu dans l'oubli pour que : "plus jamais ça" dans notre pays qui souffre encore tant de racisme et d'antisémitisme. Une belle et bonne leçon d'Histoire.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 15 Novembre 2019

Film de Nicolas Bedos

Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier

 

Synopsis :  Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon humble avis : L'idée du scénario est vraiment excellente et fait preuve d'une belle inventivité. Evidemment, avec Nicolas Bedos aux manettes et aux dialogues, cela ne peut qu'être percutant. Oui, mais il y a aussi beaucoup de tendresse et de belles réflexions sur la nostalgie, sur ce que l'on a fait de sa vie, et ce que l'on peut toujours en faire, malgré l'usure du temps, et l'amour fané, faute d'eau fraîche dans le vase. La belle époque aborde donc avec subtilité et humour plein de petits moments plein de magie.

Ce film est aussi un bel hommage au cinéma et au théâtre, qui emmènent ailleurs, qui ramènent là où l'on veut, ou les décors et le jeu n'empêche pas l'émotion et le reflet de leurs effets sur chacun. Ce retour en décors de théâtre dans les années 70 donne un charme réel à cette histoire. Retourner dans le passé peut parfois être un point de départ pour se réinviter soit même. Donc des éloges oui, mais pas que...

Et pour une fois, à mon humble avis... Le bât blesse au niveau de Guillaume Canet, ou en tout cas, dans son personnage, agaçant au possible, imbuvable et donc les caprices et colères gâche l'atmosphère délicate et surannée qui s'installe. En fait, ses interventions sabotent l'émotion qui s'installe. Son "histoire d'amour" avec sa comédienne est de trop, elle envahit ce qui n'avait pas besoin de l'être. Et le résultat est un aspect un peu brouillon, où chaque départ de feu serait éteint comme si le personnage de Guillaume Canet voulait absolument nous priver de nos émotions et de notre propre questionnement. 

Car évidemment, à la sortie de ce film, on se demande... Et si je pouvais revivre une période personnelle ou historique, laquelle choisirais-je ? Bonne question ! Un medley des meilleurs moments vécus en Guadeloupe entre 1999 et 2001 peut-être pour le perso. Et pour l'historique ? Avoir 20 ans dans les années 70 et être à Woodstock !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 5 Novembre 2019

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Eric Ruf, Ben Attal

 

Synopsis :  Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

 

 

Mon humble avis : Autant le dire de suite, mes "coséanceurs" étaient bien plus mitigés que moi quant à ce film... que j'ai adoré ! Oui, vraiment, je me suis éclatée tout au long de l'histoire.

Yvan Attal réussit brillamment le mélange de deux genres : la comédie hilarante et le drame. En tant que spectatrice, j'ai beaucoup ri de bon coeur jusqu'à ce que certains passages m'émeuvent et méritent silence et réflexion intérieure. On peut dire que cette famille est gratinée et aucun de ses membres n'échappent n'échappe à ce qualificatif, quelles que soient les différences de chacun.

Mon chien stupide est l'adaptation (modernisée et épurée de certains passages) du roman éponyme de John Fante, paru en 1985... que je n'ai pas lu encore mais, suite à ce film, ça pourrait s'envisager ! C'est donc un film sur un livre qui est lui-même sur un autre livre ! 3 couches donc !

Cette histoire est très politiquement incorrecte ! En effet, Henri, en pleine crise de la cinquantaine, met la somme de ses échecs (dont surtout son manque d'inspiration d'auteur) sur le dos de ces enfants, et ce pas toujours avec bonne foi. Il ne rêve que du départ de ses enfants, il veut sans débarrasser. Et l'arrivée de Stupide le chien dans la famille va servir de détonateur à une situation déjà explosive. Ajoutez à cela le temps qui passe, la fatigue, la lassitude, les regards dans le rétroviseur, les rêves jamais réalisés, l'usure du couple, le machisme, les différents caractères forts qui composent une famille censée être un nid douillet, vous avez là les principaux ingrédients de ce film bien piquant et épicé, et bien sûr, sans temps mort ni baisse de régime !

De ce fait, nous avons des situations et des dialogues DELICIEUX, drôlissimes, cyniques à souhait. Ce film est loin d'être lisse, il est drôle, féroce et très touchant et, à mes yeux, parfaitement interprété. A voir évidemment !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 28 Octobre 2019

Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes".

 

 

Mon humble avis : Un film bouleversant et d'une absolue nécessité. Un film d'utilité publique, sociale, médicale et humaine. Un film qui prouve l'urgence de la situation et cette urgence est particulièrement ressentie et "accentuée" par un tournage à caméra à l'épaule. On suit Vincent Cassel et Reda Kateb H24, dans toutes les situations qu'ils rencontrent, et ce, toujours sur le fil... Hors normes n'est pas précisément un film sur l'autisme, mais une dénonciation grand public du manque de moyens d'encadrement et de prises en charge de ces personnes en grand handicap en France.

Hors normes est tiré d'histoires vraies, et inspiré d'associations et de personnes réelles. Les autistes sont joués par des autistes... Aussi, on peut imaginer le travail d'immersion et d'adaptation que ce film a du représenter tant en préparation qu'en tournage, tant par les réalisateurs que pour les comédiens. Chapeau archi bas pour Vincent Cassel et Reda Kateb et tous les autres d'ailleurs, car on sent un travail d'équipe en bienveillance magistral. Nakache et Toledano l'ont déjà prouvé, ils ont le sens des dialogues percutants, une fois de plus. Et cela fait du bien, apportant de temps en temps un léger humour ou une dose de causticité bien placés et qui font mouche et disent les choses comme elles doivent être dites !

Dans ce film, tout est hors normes... Les enfants et adolescents autistes dont personnes ne veut, à qui la société n'offre aucun cadre humain et approprié à leur pathologie. Les associations qui font un travail de dingue et obtiennent des résultats, mais le tout sans autorisations officiels, sous le mode de la "débrouille", sans le sous, dans des conditions hors normes etc.... Des institutions et des milieux hospitaliers, débordés et non armés pour ces pathologies, font eux même appels à ses associations... C'est le serpent qui se mord la queue, dans cette France qui ne prend pas ses responsabilités et préfère s'embourber dans la lenteur administrative, la suspicion et les normes officielles, avant de se rendre compte qu'elle n'a rien de mieux à proposer... Sont hors normes également ces jeunes de banlieue désocialisés et sans place dans la société, qui parviennent, par un encadrement adéquat et une formation sur le terrain, à trouver leur place et une raison d'être en devenant référent d'un enfant autiste. La preuve qu'avec patience et logique, tout le monde peut trouver sa place et jouer un rôle dans la société. Il suffit de trouver le meilleur chez chacun et le laisser s'exprimer. Il y a d'ailleurs un parallèle entre ces jeunes de banlieue et les autistes... "On" les croit vides, alors qu'ils sont pleins de ressources.

Enfin, sont hors normes ces deux hommes que vouent toute leur vie à leurs associations et aux jeunes autistes, en en oubliant leur vie personnelle, en se battant contre vents et marées, en y croyant dure comme fer, parce que parfois, un petit miracle, un petit progrès chez un de leurs jeunes leur prouve qu'ils ont raison de persévérer dans leur combat. Et puis, sans eux, où iraient la quarantaine d'autistes dont ils se chargent ? Nulle part, car en France, ils n'ont nul part où aller... Et oui, ces associations hors normes sont indispensables.

Un film sur l'appel à l'espérance et à l'ouverture et à la tolérance, notamment dans le milieu de l'entreprise. Un film à voir, qui remue évidemment, qui émeut. Un film dont il faut parler pour que personne n'ignore cette réalité et qu'enfin, les pouvoirs politiques et sociaux mettent en place des structures adaptées... Ah oui, mais c'est vrai, ça coûte de l'argent et il paraît qu'en France, il n'y en n'a plus... Par pour cela en tout cas...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 14 Octobre 2019

Film de Nicolas Vanier

Avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vasquez

 

Synopsis :  Christian, scientifique visionnaire, étudie les oies sauvages. Pour son fils, ado obnubilé par les jeux vidéos, l’idée de passer des vacances avec son père en pleine nature est un cauchemar. Pourtant, père et fils vont se rapprocher autour d’un projet fou : sauver une espèce en voie de disparition.

 

 

Mon humble avis : Ce film est un bijou, une rivière de diamants ! Magnifique à tous points de vue ! C'est un film qui, évidemment, s'adresse à toute la famille !

Les visuels sont simplement époustouflants de beauté : que ce soit au niveau des paysages ou des volatiles, les prises de vue sont exceptionnelles et offrent un sacré bon bol d'air.

L'histoire, inspirée en partie d'une histoire vraie, est très touchante et pédagogique. Elle montre l'importance de préserver la biodiversité... quelques soient les moyens ! Le tout est de s'investir, de s'engager, de connaître, d'avoir des idées et d'y croire, aussi incongrues que ces idées puissent être. Et oui, qui ne tente rien n'a rien. Mais, il faudrait surtout que la lourdeur administrative française s'allège un peu...

Les relations humaines sont très importantes dans le film. On voit un gamin geek se transformer au contact de son père fantasque, qui parvient à l'intéresser à sa passion et à lui transmettre. Le rapprochement père fils qui s'opère devant nos yeux fait vraiment du bien, autant qu'aux personnages qui rayonnent de plus en plus au fil de la croissance des oies et de l'avancée du projet fou et titanesque. Donne-moi des ailes montre donc aussi une belle reconstruction familiale. Une fois de plus, Jean-Paul Rouve m'a bouleversée. Il est si juste dans ce genre de rôle. Les autres comédiens sont bien sûr tout aussi excellents, et menton spéciale au jeune Louis Vasquez. Mais ce Jean-Paul Rouve en sauveur d'oie du fin fond de sa Camargue et qui devient enfin père, c'est juste magistral !

Donne-moi des ailes, film sur l'environnement et la transmission émerveille, émeut et fait rire, car certaines situations sont bien cocasses mais on reste toujours dans le "mignon", le frais, le naturel. Bref, Donne-moi des ailes nous donne des ailes pendant presque deux heures, nous permet d'y croire encore, et fait de nous des oiseaux. Oui, on vole.... avec les oiseaux au dessus de la moitié de l'Europe.

A voir absolument, à revoir même... A montrer au grand d'aujourd'hui et de demain (donc les petits actuels !).... pour que notre planète reste toujours aussi belle et peuplée d'une belle diversité animale !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 10 Octobre 2019

Film de Géraldine Nakache

Avec Géraldine Nakache, Leïla Bekhti, Patrick Timsit

 

Synopsis :  Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père finit par trouver l’occasion rêvée pour peut-être les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener.

 

Mon humble avis : Un coup de coeur pour moi ! Cela ne veut pas forcément dire que c'est le film du siècle, mais juste qu'il m'a beaucoup "parlé" et touchée.

Une comédie... où l'on rit... dramatique... qui nous émeut, sans doute en fonction de la sensibilité propre à chacun, de l'histoire personnelle aussi.

Que les allergiques à Céline Dion (et oui, il en existe), se rassurent ou ne  se ferment pas une belle porte, "J'irai où tu iras" n'est pas un film sur la vedette et sa musique (celle du titre) n'est entendue qu'une fois ou deux.

En fait, le film porte sur l'intime, sur le fonctionnement familial après un deuil, celui d'un des deux parents... Et la difficile communication entre tous en fonction de personnalité de chacun, de sa façon de vivre le deuil, de l'exprimer. Et de s'en relever, d'une façon ou d'une autre.

J'irai où tu iras montre magnifiquement les voies et voix que les uns et les autres peuvent choisir, parfois inconsciemment. Il y a celle qui ne vit que par et pour son travail très altruiste, celle qui a retrouvé la voix et une certaine forme de bonheur et de vie grâce à la chanson. Et enfin le père qui ne pense qu'à alléger ses filles par ses blagues, son excentricité et ses petites habitudes (tocs ?) qui créent un lien de reconnaissance familiale et affectueuse. L'humour comme bouclier, avec des moments mémorables !

Et dans tout cela, la personne qui semble la plus "handicapée" des sentiments ou de la vie n'est pas forcément celle que l'on pense. Encore que ? Et de toute façon qui sommes- nous pour juger la façon dont chacun exprime ses sentiments, qu'ils soient enthousiastes et mélancoliques ? Pour mépriser la façon que chacun à de se relever, quelque soit la béquille utilisée ? Plutôt que de juger, mieux vaut sans doute faire un pas vers l'autre et commencer à comprendre, prendre conscience de cette différence de fonctionnement intime.

Tout ceci est parfaitement mis en scène par Géraldine Nakache, dans un film rythmé et piquant, drôle et émouvant, mais sans pathos. Le tout en misant sur sa complice de toujours pour interpréter sa soeur : Leila Behkti. Elles sont toutes les deux au diapason dans leur antipode. Et, et, Patrick Timsit succulent dans ses bizarreries et son coeur qui déborde pour ses filles.

Vraiment j'ai adoré ce film aussi bien senti que mené.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 8 Octobre 2019

Film de Nicolas Pariser

Avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi

 

Synopsis :  Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

 

 

Mon humble avis : Ce film est résolument brillant... Même parfois un peu trop, je plaisante. Mais en fait, il est tellement dense en pensées et dialogues à la lisière de la philosophie que l'on aimerait parfois pouvoir appuyer sur le bouton "pause" pour assimiler vraiment ce qui y est dit, et pouvoir méditer sur notre propre avis sur les questions et sujets qui y sont débattus.

Dans ce film, le rôle de Fabrice Lucchini lui impose d'être relativement abattu, donc point ou peu d'envolée "Lucchinienne"... Mais au contact d'Alice, l'étincelle revient dans les yeux de ce maire déprimé et alors là, c'est délicieux, toute l'évolution se fait par petites étincelles discrètes et délicates.

Les grands débats de ce film portent sur les "Idées", l'action et la réalité du terrain. Les grands intellectuels et/ou politiques qui planent à cent lieues au-dessus de la mer sans être conscient qu'ils parlent chinois au peuple dont ils se disent très près et préoccupés.

Il est évidemment question de vanité et de modestie, assez rare dans le milieu politique, fût-il qu'"au niveau" d'une grande cité comme Lyon. D'ailleurs, ce fameux milieux (et toute sa cour) et gentiment égratigné et moqué par Nicolas Pariser, le réalisateur, qui donne ici un film qui devient de plus en plus une valse à mille temps, mais compté en minutes. Du genre : "dans 3 mn, le maire vous reçoit 2 mn". Pour la simple citoyenne que je suis, tout ce ballet de couloir, d'escalier, d'entre-porte et de convoi humain parait tellement ridicule, risible et disproportionné... Bref, il flotte comme une marée de sérieux avec des vagues de vanité... C'est comique... Et encore, nous ne sommes pas à l'Elysée ! Ce film offre un beau face à face entre l'ancien monde de la culture, de la philosophie et de la littérature comme mode de pensée au nouveau, formé par les technocrates et les communiquants.

Bref, Nicolas Pariser montre de l'intérieur ce milieu politique auquel plus grand monde ne croit. Et dans cette ruche, il y a une magie qui s'installe, avec l'arrivée d'Alice, dont le rôle est de donner conseils et idées au maire. La présentation de son poste est hilarante ! Le duo que forment Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier est aussi subtil que délicieux !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0