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Publié le 13 Septembre 2019

Film de Cédric Klapisch

Avec François Civil, Ana Girardot, François Berléand, Camille Cottin

 

Synopsis :  Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

 

 

Mon humble avis : Deux moi est un très joli film, entre ombre et lumière, ou plutôt de l'ombre vers la lumière. Un film doux sur les duretés de la vie et le chemin pour les surmonter. Un film sur le deuil, sur les deuils, puisque la vie nous en impose de nombreux, depuis la perte d'un être cher, jusqu'aux changements qui paraissent anodins, en passant par les séparations. Ces événements qui vécus différemment par chacun, à son rythme, mais parfois ne peuvent être digérés à cause du comportement de l'entourage. Et tout cela peut exploser et mener à la dépression....

Dans ce film, le chemin vers la lumière passe par la psychothérapie. Et ainsi, Cédric Klapisch tord judicieusement et subtilement le bras de ceux qui pensent que les psychothérapeutes sont des charlatans, ou que seuls les timbrés du ciboulot sont concernés par les "psy". Klapisch prouve que l'image encore trop bien ancrée dans la pensée collective est erronée.

Le film est donc un chemin vers la rencontre de soi-même, qui va permettre la rencontre de l'autre, la VRAIE rencontre, qui ne sera basée sur aucun mensonge, par action ou par omission. Car il faut d'abord être deux vrais "moi" pour pouvoir être nous. Evidemment l'on devine bien que nos deux héros qui ne font que se croiser, se suivre sans se voir ni se rejoindre, comme deux parallèles dans leur quotidien sont destinés l'un à l'autre pour l'infini. Mais quand ? Des petits signes, mignons, montre que leurs chemins se rapprochent (telle une fumée de cigarette, une musique entendue, un chat qui entre dans leur vie), mais il faut que ce soit le bon moment...

Deux moi est magnifiquement réalisé et interprété (par Ana Girardot et François Civil, qui ont déjà tourné avec Cédric Klaspisch dans "Ce qui nous lie", superbe film également). Mon petit bémol est que j'y ai trouvé quelques petites longueurs... Mais en même temps, Rome ne s'est pas faite en un jour, donc ses petites longueurs sont en adéquation avec le scénario et l'objectif du film. Un bel objectif, maîtrisé et parfaitement atteint.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Septembre 2019

Film de Julien Rappeneau

Avec François Damiens, André Dussolier, Maleaune Paquin

 

Synopsis : Le jeune Théo, surnommé « Fourmi », aimerait redonner de l’espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L’occasion se présente quand Théo est sur le point d’être recruté par un grand club de foot anglais.

 

 

Mon humble avis : Ah ! Enfin une pépite ! Enfin un film qui fait du bien, dont on sort avec la banane et le coeur apaisé. Un film où l'espoir renaît, grâce à un petit garçon tout mignon et bon joueur (en tant qu'acteur, en tant que footballeur, et dans la vie) soit dit en passant.

Certes ce film est peut-être plein de bons sentiments mais rien n'est gratuit et surtout, il n'écarte pas les grosses difficultés, celles des parents qui se répercutent sur les enfants. Ce film peut sans problème être vu en famille.

François Damien livre une excellente prestation de père alcoolique qui va enfin se ressaisir et grandir grâce à son fils qui lui donne un but dans la vie.

Le petit Théo invente un mensonge qui paraît gros comme un nuage, mais ce mensonge emmène toute la commune sur ce nuage. Les gens se reparlent, sont de nouveaux joyeux et fiers de leur commune. Un jeune garçon agoraphobe et geek, qui vit enfermé, va même remettre le nez dehors. Tout le monde s'unit derrière le petit Théo et les conséquences de ce mensonge dépassent Théo. Oui, mais celui-ci est découvert...  Et bien l'on se dit que le bien qu'il a provoqué n'est pas vain, loin de là. Et puis, sait-on jamais ? A force de mettre toute sa force, son imagination pour faire croire à ce mensonge, la vie pourrait peut-être apporter quelque surprise non ?

Et Fourmi, pourquoi un tel titre ? C'est le surnom que la meilleure amie de Théo lui donne. Mais les fourmis sont aussi l'espèce animale où il y a le plus d'entraide communautaire.

Même si ce film ne révolutionne pas le cinéma, Fourmi est une tendre et émouvante comédie familiale qui fait du bien, qui fait du bien, qui fait du bien ! Alors, pourquoi s'en priver ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Août 2019

Film de Ira SACHS

Avec Isabelle Hupper, Brendan Gleeson, Marisa Tomeï

 

Synopsis :  Frankie, célèbre actrice française, se sait gravement malade. Elle décide de passer ses dernières vacances entourée de ses proches, à Sintra au Portugal.

 

 

Mon humble avis : Comme je me suis.... ennuyée ! Mes "coséanseurs" ont un peu plus apprécié que moi, mais aucun enthousiasme débordant dans notre équipe.

Il faut beaucoup de temps pour comprendre le lien réel entre les personnages, à savoir leur degré de familiarité entre eux et avec Frankie. Du coup, impossible dans les premiers temps de saisir l'éventuelle subtilité de leurs rapports.

Les personnages ne font que se croiser et s'éparpiller, donc le film est comme une succession de saynètes dont le puzzle tarde à se former, et lorsqu'il est achevé, on se demande vraiment dans quel sens il faut le regarder.

On passe beaucoup de temps à voir les acteurs arriver sur un lieu, puis à les voir repartir du lieu. Et dans les dialogues souvent courts, voire inachevé, les personnages sont si distants entre eux qu'ils peinent vraiment à faire passer des émotions alors que le synopsis laisser penser que le film pourrait être vraiment émouvant.

Il semble que toute l'action se déroule sur une journée... Etonnant tout ce que les gens ont le temps de faire dans une journée, tout en ne faisant rien... Impression d'errements ne menant à pas grand-chose.

Et puis, comme je m'ennuyais, j'ai noté des fautes de raccord, des manques de crédibilité...  J'ai vu le film en VO, sachant que les personnages s'expriment tantôt en Anglais, tantôt en français, suivant leur nationalité et leur lieu de vie. Et comme par hasard, le peu de Portugais rencontrés au cours du film parle un Anglais très fluide, sans aucune hésitation de vocabulaire etc... Même un ado qui n'a pas eu le temps de vivre 10 vies s'exprime parfaitement dans la langue de Shakespeare !

Cette chronique d'un deuil annoncé est donc très déroutante, et si qualités il y a, elles doivent être discrètes... Donc si vous aimez les films discrets et mornes, allez-y. Mais de mon côté, je n'ai vraiment pas aimé et je me languis de voir un film qui me réjouisse pleinement, il me semble que ces derniers temps, le cinéma ne m'a pas emportée plus que ça. Mais de très bons films sont annoncés dans les semaines à venir, donc ça ne saurait tarder ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Août 2019

cinéma, je promets d'être sage, film, avis, chronique, Léa drucker, Pio Marmaï

Film de Ronan Le Page

Avec Pio Marmaï, Léa Drucker, Mélodie Richard, Gilles Privat

 

Synopsis :  Après des années de galère dans le théâtre, à bout de nerfs, Franck plaque tout !  Il aspire à une vie qui se tienne enfin et accepte un poste de gardien de musée loin de Paris, au calme. C’était sans compter sur Sibylle, une agent de surveillance caractérielle qui va lui mener la vie dure et tout faire pour le décourager. Ils vont pourtant être amenés à s’allier pour monter une petite escroquerie. Une chance peut-être de reprendre leurs vies en main… 

Mon humble avis : Et bien c'est la loi des séries... Il y a deux jours, je publiais mon billet sur Envoyée Spéciale de Jean Echenoz, roman auquel je n'attribuais qu'une papatte de chat. Idem aujourd'hui avec ce film...

Je me demande ce qui conduit des acteurs reconnus et non disparus de la circulation à s'aventurer dans de un tel film ! Ont-ils tant d'impôts à payer où ne reçoivent-ils des scénarii encore pire que celui-ci ? Bref, c'est intriguant cela.

Je me suis effectivement ennuyée royalement durant la projection de "Je promets d'être sage", malgré une bande annonce alléchante et une affiche qui l'est aussi. Et je réalise que les affiches sont aussi de plus en plus mensongères. Il n'est pas rare de ne jamais retrouver dans un film la photo/le moment qui illustre l'affiche... Mais ici, que vient faire cette batte de base ball qui promet pas mal de choses qui ne viennent pas. Ennui donc pour mes 7 "coséanceurs" et moi. Le film n'est ni drôle, ni dramatique, ni émouvant. Un film sans insipide, sans odeur et sans saveur à mes yeux. La presse évoque des fulgurances comiques. Tenez-vous prêts pour ne pas les manquer car celles-ci sont vraiment fulgurantes  et disparaissent aussitôt lancées.

L'ensemble semble même plutôt confus et même le duo de supers acteurs Léa Drucker /Pio Marmaï ne nous sauve pas de cet ennui qui m'aurait bien fait quitter la salle si j'avais été seule, devinant déjà qu'aucun rebondissement ne viendrait relancer l'ensemble.

A éviter donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Juillet 2019

Anna, luc besson, cinéma, chronique, avis

Film de Luc Besson

Avec Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment ANNA et qui est “échec et mat”.
 

Mon humble avis : Voilà 30 ans que je cours au cinéma à chaque sortie d'un "Luc Besson". Quel que soit le style cinématographique du film, jamais je n'ai été déçue, jusqu'à Anna. Oh cet opus possède moult arguments pour rester un film sympa, distrayant et dynamique, au scénario plutôt bien ficelé... Avec comme d'habitude, une superbe femme dans le rôle principale, femme qui ne démérite pas et qui a dû bien transpirer pour assumer ce thriller d'espionnage.

Alors pourquoi ce sentiment de déception. Anna est un film à tiroirs, qui ouvrent sur d'autres tiroirs et ainsi de suite... Un peu aussi comme les poupées russes. A l'écran, cela se transforme par énormément de flash-back avec sur l'écran, les mots suivant qui s'inscrivent : 5 ans plus tôt, 3 ans plus tôt, 6  mois plus tôt, 3 mois plus tôt, puis de nouveau 6 mois plus tôt... Même si ces flash-back éclairent l'action présente, il n'empêche qu'on s'y mêle les pinceaux, que cela ralentit le rythme du film et qu'à un moment, je me suis dit : "mais ça ne finira jamais"... Comme si je commençais à trouver le temps longs.

Et puis Luc Besson abuse un peu des poncifs frôlent avec l'incrédibilité, même si, au cinoch, on devrait se foutre un peu de cette fameuse crédibilité... Mais les russes ont tous des bonnes tronches de russes... Et Anna dégomme vraiment tout le monde comme avec une facilité déconcertante. Une scène interminable m'a d'ailleurs agacée. La jeune espionne du KGB est envoyer dans un resto, avec une cible à éliminer. Elle ignore le nombre de gardes du corps de la dite cible et tout ne se déroule pas comme prévu... Eh bien voilà, dans une chorégraphie de combat tip top mais franchement longuettes et ultra violente, elle met à plat au moins une trentaine de gars, à croire que tous les gens attablés étaient des gardes du corps. On est loin de l'attachante Nikita que Besson semble vouloir ici remettre au goût du jour.

Bon je suis un peu dur, mais c'est mon ressenti. La réalisation du film, les images etc sont évidemment parfaitement maîtrisés et spectaculaires et le scénario ne déçoit pas, il garde des surprises régulières jusqu'à la dernière minute. Quant à cette Anna diablement efficace avec sa petite gueule d'ange, perso, je préfère ne jamais croiser sa route !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Juin 2019

Film d'Ivan CALBERAC

Avec Valérie Bonneton, Benoît Poelvoorde, Hélie Thonnat, Eugène Marcuse

 

Synopsis :  La famille Chamodot est fantasque et inclassable. Bernard, le père, un peu doux-dingue, fait vivre tout le monde dans une caravane, et la mère, Annie teint les cheveux de son fils Émile en blond, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça !!! Quand Pauline, la fille du lycée dont Émile est amoureux, l’invite à Venise pour les vacances, l’adolescent est fou de joie. Seul problème, et de taille, les parents décident de l’accompagner avec leur caravane, pour un voyage aussi rocambolesque qu’initiatique.

 

 

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation d'un roman éponyme paru en 2015, et dont l'auteur n'est autre que le réalisateur ! Et l'histoire est en partie autobiographique. 

C'est une comédie qui oscille entre burlesque et récit initiatique, où c'est toute une famille qui évolue, et chacun des protagonistes qui fait pas vers l'autre. C'est aussi l'écart des générations et des façons de penser, de vivre qui sont mis en scène. Le thème central en est évidemment "on ne choisit pas sa famille"... mais voir ce qui se passe ailleurs permet parfois de relativiser.

Venise n'est pas en Italie respire les vacances et le soleil, en road-movie, avec, vu le style du film, quelques imprévus bien drôles pour les spectateurs un peu moins pour les personnages. Mais il ressort de tout cela beaucoup de tendresse, de bonté et de sacrifices. Il prouve que rien n'est impossible quand on s'en donne les moyens, même si on en possède très peu.

On passe donc un bon moment dans la salle obscure, une déconnexion qui fait du bien, même si le film n'est pas inoubliable en lui-même. Sympatoche quoi ! Qui donne tout de même envie d'aller à Venise !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2019

Film , Sibyl, avis, Virginie Efira

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse…
 

 

Mon humble avis : J'ai détesté ce film, je m'y suis ennuyée, je l'ai trouvé tellement malsain. Et pourtant, j'avais une envie dingue de le voir, quitte à déplacer plusieurs fois ma séance dans mon agenda. Parce que j'aime beaucoup l'actrice Virginie Efira.

Celle-ci crève toujours l'écran ici mais je ne sais pas, les émotions ne sont pas passées, ne m'ont pas envahie. Tout ou presque m'est passé au-dessus de la tête et bien loin du coeur. Quelle déception ! Même les histoires de manipulation psychologique sont bien faibles et peu réalistes.

Et pourtant, le scénario était autant alléchant que la distribution. Mais il est beaucoup trop sinueux, tant dans les névroses de chaque personnage que dans le temps, entre passé, présent, imagination... D'ailleurs, il y a même des personnages dont on peine à dire quels liens réels les unissent à cette Sibyl. Les invraisemblances ne manquent pas et les scènes de sexe, qui reviennent à un rythme régulier comme s'il fallait réveiller l'intérêt du spectateur, mettent très mal à l'aise. Quant à Adèle Exarchopoulos, il n'y a quasiment pas de scène où elle n'est pas larmoyante. Bref, j'ai eu envie de baffer un peu tout le monde dans ce film, qui ressemble plus à une "masturbation psychique et névrotique collective" qu'au film annoncé comme frôlant le génie et une actrice au sommet de son art. D'ailleurs, puisqu'il est question de sexe... il y a vraiment un truc qui m'énerve. Pourquoi, dans les scènes de C... se sont toujours les femmes qui se touchent ou qui se font toucher les parties intimes et jamais les hommes ? Sans doute parce que l'aspect extérieur masculin ferait basculer le film dans la catégorie X.  Pas très féministe tout cela... La femme doit tout montrer et l'homme rien. Où est l'égalité là-dedans ?

Le film s'achève en eau de boudin et la conclusion ou la leçon du film, "Ma vie est une fiction, j'en fais ce que je veux"...ne colle pas du tout avec l'atmosphère du film. Non mais, du gnangnan comme ça après ce défilé de névroses, de qui se moque-t-on ?

A moins, à moins que... Tout soit imaginé par la romancière Sibyl, que rien ne soit réel, que Sibyl ne s'inspire pas de son quotidien pour écrire son roman ? Là, ce serait une autre vision du film passablement intéressante, mais je ne pense pas être sur le bon chemin...

Bref, à éviter.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Mai 2019

cinéma, claude Lelouch, avis, blog

Film de Claude Lelouch

Avec Jean-Louis Trintignant, Anoul Aimée, Marianne Denicourt, Monica Bellucci

 

Synopsis :  Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour.
Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée…

 

 

Mon humble avis : Les plus belles années d'une vie est un beau film, mais un Lelouch, donc comme souvent, lorsque les lumières se rallument, on est un peu dérouté, hésitant. A-t-on aimé ou pas ? 

Tous les ingrédients sont là pour aimer en tout cas... La mélancolie, la nostalgie, l'amour. La mémoire et les souvenirs qui sont là, parfois, peut-être, on ne sait pas. Ils viennent et repartent, magnifiés, imaginés, rêvés, ou bien réels. Réels, ils le sont bien pour elle, Anouk Aimé. Pour Jean-Louis Trintignant, on ne sait pas. Personne ne sait et même Claude Lelouch laisse un flou là-dessus... A chacun d'interpréter le film.

Quoiqu'il en soit, c'est avec justesse, finesse, délicatesse que Lelouch film ses acteurs et ce qu'ils ont à se dire, à se faire comprendre, à se rappeler cinquante ans après leur rencontre. Il y a vraiment beaucoup d'émotion, dans des non-dits, dans des regards perdus ou au contraire bien fixes, un sourire soudain qui vient de si loin dans le temps. Beaucoup d'instant de grâce tant les deux acteurs sont merveilleux. Et comme Lelouch insère des passages d'origine "d'un homme une femme", il est forcément émouvant de constater le vieillissement et ses effets, inégal suivant les êtres. Alors évidemment, c'est aussi un film sur la vieillesse et la mémoire qui s'effrite. Mais ce que ce film dit c'est que dans la vie, il ne faut pas hésiter à vivre des moments forts, car ce sont ces moment là qui résistent à l'usure de la mémoire et au temps.

L'interprétation magistrale mérite à elle seule cette séance de ciné, malgré quelques longueurs et le style Lelouchien parfois difficile à saisir, à cerner. Mais je pense que Jean-Louis Trintignant mériterait moult récompenses officielles, tant on croit en son personnage. On a vraiment l'impression d'être face à une personne atteint d'Alzheimer et c'est bouleversant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Mai 2019

Film de Guillaume Canet

Avec Marion Cotillard, François Cluzet, Gilles Lellouche, Laurent Laffite...

 

Synopsis :  Préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins... 
Max s’enfonce alors dans une comédie du bonheur qui sonne faux, et qui mettra le groupe dans des situations pour le moins inattendues.
Les enfants ont grandi,  d’autres sont nés, les parents n’ont plus les mêmes priorités...  Les séparations, les accidents de la vie... Quand tous décident de ne plus mettre de petits mouchoirs sur les gros bobards, que reste-t-il de l’amitié ?

 

 

Mon humble avis : Bon, la presse égratigne pas mal, moi, j'encense, même les arguments évidents me manquent pour le faire. C'est vraiment du ressenti personnel. 

J'aime retrouver ces personnages, cette bande de potes dont je pourrais être, ou dont l'un des protagonistes me ressemble tant qu'il pourrait être moi. Bon certes, dans ce groupe d'ami, y'a du pognon, quoique... Mais sinon....

Huit ans se sont écoulés depuis Les petits Mouchoirs. Huit ans pour nous, spectateurs, mais aussi pour les personnages... Donc, on a tous évolué, qu'on le veuille ou non. On apprend juste au début qu'il y a eu une dispute 3 ans plus tôt avec Max et que personne ne l'a revu depuis... Au fil du film, Guillaume Canet donne des indices pour emplir ses neufs années de vie de Marie et les autres, dont nous ignorons tout, au début. Et tout est fait avec délicatesse, juste quelques phrases à droite à gauche.

Guillaume Canet a toujours l'art de nous faire passer du rire aux larmes, de l'extrême légèreté aux situations dramatiques et bouleversantes, mais sans en faire des tonnes. Avec lui, c'est comme dans la vraie vie... Avec des acteurs qui m'époustouflent toujours, Marion Cotillard en tête... et un cadre naturel toujours aussi idyllique !

Ces retrouvailles de potes sont vraiment touchantes, avec les uns qui ont mûrit, les autres qui découvre la galère et, finalement, l'amitié plus forte que tout et l'humanité.  C'est "mes amis, mes amours, mes emmerdes", avec une bande originale qui donne une patate d'enfer ! Pour moi, cette suite est une parfaite et réussite, toute en justesse ! Simple et vraie. Bon, Guillaume, tu nous réunit de nouveau ta bande de potes dans 8 ans ? Perso, j'aimerais vraiment bien et ce serait forcément intéressant, humainement parlant, de tous les retrouver avec 8 ans de plus dans les pattes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Mai 2019

Mais vous êtes fous, cinéma, affiche, Pio Marmaï

Film d'Audrey Diwan

Avec Pio Marmai, Céline Sallette, Carole Franck

 

Synopsis :  Roman aime Camille, autant qu'il aime ses deux filles. Mais il cache à tous un grave problème d'addiction, qui pourrait mettre en péril ce qu'il a de plus cher. L'amour a-t-il une chance quand la confiance est rompue?

 

 

Mon humble avis : Mais vous êtes fous est vraiment un film coup de poing, qui pourrait vous laisser K.O s'il n'était pas aussi un film démontrant la bienveillance dont l'humain est aussi parfois capable.

La bande annonce le dit... et dès le début, on est mis dans le bain... Roman est addicte à la cocaïne en secret de tous, sauf de son dealer évidemment... Un soir, Bianca, la fille du couple, fait une crise de convulsion... Les analyses médicales le prouvent... C'est une overdose de cocaïne.

Dès lors, deux questions se posent, pour la police et pour l'avocate de Roman... Comment la petite fille a-t-elle était empoisonnée par la drogue ? Et était-ce un acte volontaire ? Les réponses viendront et seront étonnantes. Elles prouvent à elles seules que les conséquences d'une telle addiction sont bien méconnues et du grand public, et des drogués eux-mêmes.... Ce film démontre vraiment et à la perfection les dégâts inimaginables provoqués par des stupéfiants, ici, la coke. Sur le consommateur lui-même (ça, on le sait en général), mais aussi sur l'entourage.... Et ce, aussi au niveau médical.

Après, il y a aussi évidemment le sujet de la trahison, de la confiance trahie. Et l'Amour dans tout cela ? Mais vous êtes fous, qui est inspiré d'une histoire vécu, montre un aspect assez inédit pour moi de l'amour dans un couple... Il peut y a voir amour plus fort que tout.... et même si la confiance est rompue à jamais malgré les efforts pour la retrouver ou la mériter de nouveau, celle-ci ne revient jamais. Mais une autre forme d'amour apparaît et ici, les adultes parviennent avec intelligence à vivre autrement... par amour justement d'eux-mêmes et surtout de leurs enfants.

Ce film est magnifiquement interprété et prend aux tripes, avec des passages durs bien sûrs, des moments de suspens qui arrêtent le temps (mais nous ne sommes pas dans un thriller, "juste" dans une vie de famille en crise). Mais il donne une belle note d'espoir.... Avec du courage et un bon entourage, tout le monde peut se sortir de cette merde, même si certaines cicatrices ne se referment jamais tout à fait. Evidemment, la leçon première de "Et vous êtes fous" est de ne jamais commencé à consommer toutes ces merdes que l'on peut vous proposer à droite à gauche et qui semblent dans un premier temps solutionner quelques problèmes. Non ce sont des vraies merdes... Et même si vous ne vous aimez pas mais que vous aimez vos proches, alors jamais, n'y touchez jamais. Car, en vous mettant en danger, vous en faites sans le savoir courir un danger potentiellement mortel pour ceux qui vous sont essentiels.

A voir, évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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