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Publié le 25 Août 2020

Roman - Editions Audiolib - 5h58 d'écoute - 19.35€

Parution d'origine chez Grasset en 2014

L'histoire :  En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, vingt et un ans, rencontre Oona O'Neill, quinze ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l'été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n'eurent aucun enfant.

 

 

Tentation : "Salinger"

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Commençons par la cerise sur le gâteau, est pas des moindres, ce texte est interprété par Edouard Baer... Sans commentaire, on savoure !

Poursuivons par le début, il y a plusieurs décennies... Lycéenne... je me suis réfugiée (comme presque tout le monde) dans "L'attrape coeur" de Salinger, ce mystérieux écrivain retranché dans sa cabane, qui n'a pas accordé une interview depuis une éternité. Je l'ai relu il y a quelques années, la magie a moins opérée. Et si je le relisais, éclairée par le texte de Beigbeder, je pense que mon approche serait différente, plus avertie, à l'affût de détails qui disent tant sur l'auteur.

Soyons honnête, il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans "Oona et Salinger"... La première partie, qui évoque la rencontre puis la relation capricieuse entre Oona et J.D Salinger ne m'a pas passionnée. Cependant, elle est intéressante pour son arrière-plan : l'époque et le lieu. 1940, les Etats-Unis ne sont pas encore en guerre, et à New York, c'est la belle vie pour une certaine jeunesse plus ou moins dorée dans les club à la mode... On y croise, des auteurs en herbe, d'autres confirmés, ou il est question d'eux... Truman Capote, Scott Fitzgerald, Eugène O'Neill etc...

Puis Salinger s'engage dans l'armée (dans la branche des renseignements) et se retrouvera sur le front quelque temps plus tard, toujours envoûté par Oona, lui envoyant des lettres... Pendant ce temps, Oona rencontre Charlie Chaplin, qu'elle épouse malgré (ou à cause de) leur 38 ans d'écart. Ils auront ensemble huit enfants. A partir de là, le roman de Beigbeder est passionnant et surtout, très enrichissant culturellement. C'est clair, Beigbeder est très bien documenté et n'est pas avare d'anecdotes majeures ou mineures. Il s'appuie sur des faits historiques, et quand l'Histoire est silencieuse, il imagine... Ce qui est le cas pour les échanges épistolaires entre Oona et Salinger, qui sont propriété de la famille Chaplin et que celle-ci ne souhaite pas publier... Et il le fait bien. J'ai énormément appris sur Chaplin, et sur Hemingway, que Salinger rencontre à Paris... Il est évidemment souvent question de littérature, de ce qu'elle devrait être et à quoi elle devrait servir, et de la légitimité des propos des auteurs.

Mais en fait, l'histoire entre Oona et Salinger est presque un prétexte car avant tout ce texte est un roman sur la Guerre 39-45. Celle-ci prend beaucoup de place et donne les plus belles pages de l'oeuvre, des pages bouleversantes. Le cauchemar vécu sur le front par Salinger alors qu'en Californie, Oona et son entourage coulent une vie douce. Salinger qui sera marqué à jamais par les horreurs qu'il a vues et vécues, qui reviendra du front en état de stress post-traumatique... Ce qui signera le début de sa solitude et de réclusion.

Tout cela fait que cette audiolecture est vraiment positive. Je constate une fois de plus que lorsqu'elle sert des propos constructifs qui ne dégénèrent pas dans l'alcool et vacuité vulgaire de certains des personnages de l'oeuvre de Beigbeder, sa plume est vraiment délicieuse, faussement légère, vivante et extrêmement lucide. L'analyse des faits et de l'époque est finement rendue.

Et puis, maintenant, j'ai la réponse à la fameuse question : "Mais où vont donc les canards de Central Park en hiver, lorsque le lac est gelé" !

 

PS Post it pour moi :  Beigbeder dit un truc du genre : "le temps et l'âge rétrécissent le passé"... Et c'est vrai, plus on veillit, plus on regarde le monde autrement, plus on lit, plus on s'informe... et la 2ème Guerre Mondiale nous paraît beaucoup moins lointaine que lorsque l'on a 15 ans et qu'elle n'était terminé que depuis à peine 30 ans et qu'elle était hier en fait.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Août 2020

roman les victorieuses, Laetitia Colombani, avis, Chronique blog, précarité féminine, Armée du Salut

Roman - Editions Livre de Poche - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Grasset en mai 2019

L'histoire : De nos jours, à Paris. Solène, quarante ans et avocate, assiste impuissante au suicide d'un de ces clients. S'en suit pour elle un terrible burn out. Pour relever la tête, son psychiatre lui conseille du bénévolat. Solène deviendra, non sans mal, écrivain public au Palais Des Femmes de Paris (L'armée du salut pour les femmes).

Paris 1925 : Blanche et Albin Peyron, mariés depuis quarante ans, sont tous deux haut placés à l'Armée du Salut qu'ils servent depuis des décennies. L'hiver est terrible et les Sans Domicile Fixe meurent dans Paris. Blanche a toujours la révolte en elle. Incapable de se résigner, elle se lance corps et âme dans un projet dantesque...

Tentation : Pourquoi pas !

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

Mon humble avis : Comme tout le monde ou presque, j'ai lu "La tresse" de Laetitia Colombani. Alors, pourquoi pas "Les victorieuses" puisque l'occasion s'est présentée !?

Cette histoire-ci me divise... En fait, j'ai apprécié le fond, beaucoup moins la forme. Commençons donc par celle-ci : Encore une énième oeuvre avec un roman dans le roman... A savoir que l'on découvre (sans vraiment spoiler), que la soi-disant romancière n'est autre que l'héroïne... Ce fait commence à me lasser, j'ai comme la sensation que cela devient indispensable pour plaire, comme s'il fallait faire croire à une pseudo autobiographie déguisée pour séduire.  Ce procédé narratif deviendrait-il marketing ? Une histoire ne peut-elle plus être contée "anonymement" par un romancier ? M'ont dérangée aussi les nombreuses répétitions dans les pensées intérieures des personnages, tout comme dans le vocabulaire. Enfin, j'ai trouvé que certains personnages cumulaient les poncifs. Mais en même temps, je suppose que cela permet à l'écrivaine d'évoquer la précarité féminine et d'être accessible à tous et toutes, le tout en distrayant avec la forme romanesque.

Malgré ces défauts qui ne sont que MON ressenti, ce roman est à lire car il est intéressant. Je ne connaissais rien de l'Histoire, des origines et du fonctionnement de L'Armée du Salut. Bien documentée, Laetita Colombani me permet de combler mes lacunes. Elle a d'ailleurs l'excellente idée de sortir de l'oubli Blanche Peyron et son mari Albin. Ils ont vraiment existé, même si leur nom ne dit en général rien à personne. Dans les années 1920, ils dirigeaient l'antenne française de l'Armée du Salut. C'est Blanche qui a eu l'idée de créer Le Palais des Femmes à Paris, le plus grand centre d'accueil d'Europe pour femmes en difficultés, quelles que soient leurs origines, leurs langues, leurs traditions, leurs provenances. Blanche Peyron s'est battue bec et ongles pour que ce projet aboutisse. Ce roman lui rend donc un bel hommage... A Blanche, ainsi qu'à toutes ses femmes qui se tombent, se battent, qui se redressent, ou qui aident les autres à le faire.

Ah oui, au fait, j'oubliais Solène... je ne m'étendrai pas sur elle. Trop passive, trop pleurnicheuse, je ne me suis pas attachée à elle.

"Les victorieuses" est une histoire qui dit que "l'argent ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue", qui démontre qu'il n'y a pas de petit geste quand il s'agit d'aider une personne ou des centaines, qu'il faut y croire, que si tout le monde s'y mettait à son niveau et en fonction de ses possibilités, la précarité ne serait pas une fatalité. Qu'en donnant, on reçoit. Bref, une histoire qui prônent l'ouverture d'esprit et l'entraide...c'est toujours utile, même si ce roman m'a paru un peu trop formaté... pour faire du bien aux lecteurs. De bonnes intentions mais trop de bons sentiments pour moi... Cette remarque est toujours en fonction de mon humeur évidemment. Moins original et moins abouti que la Tresse, ce roman est un peu trop "fourre-tout" à mon goût (comme s'il fallait tout dire, n'oublier aucun type de cas, cocher nombre de cases éditoriales, et à vouloir développer trop de sujets, on finit par survoler et ne rien approfondir). Mais ce roman ne fait pas de mal et rien que pour l'historique romancé  (donc accessible et résumé) de l'Armée du Salut, cette lecture vaut la peine. C'est sans doute pour cela que Laetitia Colombani l'a écrit !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Août 2020

roman Fleur de Tonnerre, Jean Teulé, Hélène Jégado, histoire bretonne, bretagne, meutrière, empoisonneuse, avis lecture, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 6h30 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine aux Editions Julliard en 2013

L'histoire : Celle d'Hélène Jégado, dans la première moitié du 19ème siècle. Celle qui se faisait appeler Fleur de Tonnerre était cuisinière dans le Morbihan puis sur Rennes. Au fil des foyers ou des cures où elle officia depuis son plus jeune âge, ce sont plus de 37 cadavres (connus qu'elle laissa derrière elle), de femmes, d'enfants, de nourrissons, de vieillards etc. Fleur de Tonnerre, fut la plus terrifiante empoisonneuse de tous les temps.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Une audiolecture intéressante mais que j'ai écouté avec une forme de distance. Distance due à la forme narrative très factuelle choisie par Jean Teulé dans ce roman biographique romancé. Donc à part l'effroi devant les actes d'Hélène Jégado, point d'émotion. En même temps, c'est assez logique puisque cette Fleur de Tonnerre en semble complètement démunie... Donc de l'effroi distancié, c'est déjà pas mal comme sentiment ! La Jégado finira par expliquer "sa folie" qu'elle ne reconnait pas comme telle bien sûr, par sa peur de la peur inculquée par ses parents. Aussi, est-elle devenue la peur pour ne pas la subir, et elle s'est transformée en l'être maléfique des croyances bretonnes : elle est devenue l'Ankou et semait la mort partout où elle passait. A part cela, la psychologie de Fleur de Tonnerre n'est pas du tout abordée, et cela est à mes yeux un peu dommage. Mais peut-être les archives ne l'ont pas permis.

Jean Teulé nous offre une plongée profonde dans une autre époque : la première moitié du 19ème siècle, dans une basse Bretagne. Cette fresque historique montre la pauvreté d'alors, l'ignorance, l'influence de traditions ancestrales qui aboutissent ici à une incroyable crédulité des habitants, crédulité aveuglante, d'autant qu'à l'époque, la médecine n'était pas non plus celle d'aujourd'hui. Voilà pourquoi la Jégado a pu mener son oeuvre quarante années durant sans être inquiétée.  C'est cet aspect-là qui m'a intéressée. Pour le reste, au fil des quelques heures, je me suis un peu lassée de la répétition des situations et des mots similaires usités par l'auteur pour les décrire. J'ai eu comme l'impression que j'écoutais un listing de meurtres, en sachant d'avance comment ceux-ci adviendraient, donc peu de surprise... Même si, l'on est d'accord, les tueurs en série suivent souvent le même procédé. Il n'empêche, j'ai trouvé cela un peu lassant.

Mais je suis contente de connaître désormais l'histoire d'Hélène Jégado, qui fait partie de celle de ma Bretagne d'adoption !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Juillet 2020

Eric-Emmanuel Schmitt, Journal d'un amour perdu, avis, littérature, deuil, blog

Journal - Editions Albin Michel - 256 pages - 19.90 €

 

Parution le 4 septembre 2019

Le sujet : Un 28 mars, jour de son anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt perd sa mère. Celle-ci est décédée subitement à 87 ans. Schmitt est dorénavant orphelin, et n'est plus le fils de personne. Dans ces pages écrites comme un journal, le romancier observe et décrit son deuil qui le fera osciller en affres, révélations, chagrin et travail. Il lui faudra deux ans pour se consoler et comprendre que le vie continue.

 

Tentation : Schmitt est l'un de mes auteurs chouchous

Fournisseur : la table de de chevet de "môman"

 

Mon humble avis : Un Schmitt que je n'ai pas lu chez Môman ! Logique qu'il arrive chez moi !

Comme d'habitude avec cet auteur que je chéris tant, j'ai dévoré cet ouvrage. Déjà, parce que les paragraphes du journal sont très espacés et pour certains très courts, et d'autre part, parce que la plume de Schmitt glisse toute seule. J'ai donc eu plaisir à retrouver sa simplicité raffinée, son humble élégance, sa douceur, et son authenticité, son invitation à la réflexion et l'introspection.

De même que je me suis très souvent délectée des propos de Schmitt, ou du moins, de sa façon de les envelopper et de les présenter. Il y a toujours un peu de philosophie accessible à tous, ou en tout cas, à qui aime se poser, se questionner, approfondir son intérieur, ses émotions et réactions physiques ou sentimentales. Même si le sujet ici est particulièrement lourd : le deuil suite au décès d'un parent. Voici un sujet aussi universel qu'intime. Tout le monde le vivra, mais chacun le fera à sa façon.

 Schmitt se livre donc sans fard, avec une sincérité qui se fait même déconcertante par moment. Et ceci, tout en restant très pudique sur sa vie privée. Néanmoins, entrer dans cette intimité de mon cher auteur m'a mise mal à l'aise. Je me suis sentie comme un intrus, limite voyeuse. L'auteur ne cache pas ses nombreux pleurs, ses doutes et déprimes. Et, parce que je suis qui je suis, cela m'a un peu dérangée. En fait, j'aurais préféré que le romancier aborde ce sujet via la forme du roman, en usant d'un personnage imaginaire... même si chaque personnage imaginaire cache souvent une bonne part de son créateur. Et l'aspect "célébrité" qui raconte son deuil aurait été bien plus discret, voire invisible.

Il n'empêche, "Journal d'un amour perdu" est un texte magnifique et puissant sur le deuil, la relation filiale, la maternité, l'héritage, la transmission, la création artistique, la vie, la mort. L'après pour ceux qui restent. Il a le mérite de mettre des mots sur ce qui est souvent et pour beaucoup indicible. A ce titre, il peut aussi être un compagnon solide pour ces moments douloureux et solitaires que la vie, dans son cycle, nous impose. Journal d'un amour perdu est aussi un bel hommage à la mère du romancier, mais surtout, à toutes les mères.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Juillet 2020

roman "Au petit bonheur la chance' Aurélie Valognes, Littérature, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 7h40 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Fayard/Mazarine en mars 2019.

L'histoire : Eté 1968, à Grandville. Marie confie son fils Jean à sa mère "Mémé Lucette", pour quelques semaines, le temps de trouver un appartement parisien pour eux deux. Les semaines vont devenir mois puis années. Il semble que Marie ait oublié Jean. Mémé Lucette et Jean s'apprivoise dans une société en plein bouleversement.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : bib N°3

 

Mon humble avis : Depuis quelques années que les couvertures colorées des romans d'Aurélie Valognes fleurissent sur les étals des libraires sans que le succès ne se démente. Alors, je me suis dit : "voyons de quoi il retourne !"

L'histoire en elle-même est mignonne (trop ?), les bons sentiments sont là (trop ?), la voix du lecteur est mielleuse (trop ?), les dialogues sont parfois caricaturaux et trop gnangnans pour moi. Certes, on s'attache aux personnages, le scénario tient la route, mais tout cela ne suffit pas à me rassasier. En même temps, Aurélie Valognes souhaite écrire des romans qui détendent et qui soient accessibles à tous, sans prétention. Je ne lui reproche pas, bien au contraire, je suis "pour" la pluralité et la diversité littéraire (n'en déplaise à certains). Mais il semble que je sois "tombée" sur son roman le plus sombre, donc l'aspect "feel good" ne m'a pas sauté aux yeux, enfin aux oreilles.

Pour écrire la vie de Jean, la romancière s'est inspirée de celle de son père. Et ce que j'ai vraiment apprécié dans cette lecture, c'est la reconstitution de la fin des années 60 et le début des années 70, celles qui m'ont vue naître... Et donc les changements décisifs ne m'ont pas frappée, puisque je suis née juste après, et que j'ai toujours tenue certaines choses comme ayant toujours existé, puisque toujours connus de moi... Comme les progrès ménagers (le luxe du frigidaire, du vide ordure dans un appartement (!!!)) mais aussi sociales, comme la mixité scolaire. A l'école, les gauchers étaient encore contrariés et considérés comme anormaux. Quant à l'éducation et la protection/considération des enfants, elles n'étaient pas celles d'aujourd'hui. C'est surtout une société en pleine mutation que décrit Aurélie Valognes, en se penchant particulièrement sur la condition féminine : le droit à l'avortement n'est pas encore voté, aussi les femmes n'ont d'autres choix que d'être "des poules pondeuses" ou des "poules" tout court. Avec l'émancipation vient la double charge : être mère et travailler, voire dans bien des cas, subvenir seules aux besoins de leur progéniture... Ce qui n'était guère facile à l'époque, et qui ne l'est d'ailleurs toujours pas. Et c'est ainsi qu'alors, de nombreuses grand-mères devaient élever certains de leurs petits-enfants, après avoir été elles-mêmes mères de famille nombreuse. Point de répits, pas de gros moyens, mais des valeurs et de l'amour. Aurélie Valognes rend ainsi un bel hommage aux femmes dans un roman au contexte historico-sociétal intéressant, dans un texte vraiment accessible à tous. Mais pour ce qui est de l'histoire a l'état pure, celle-ci ne m'a vraiment pas rassasiée et l'écriture frôlant parfois la mièvrerie (comme c'est parfois le cas dans des histoires relationnelles avec de jeunes enfants m'a agacée par moment.

Je tenterai un autre roman de la romancière (que j'ai en réserve) pour lire d'elle un livre moins sombre et voir si oui ou non son objectif "feel good" fonctionne sur moi ou pas !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Juillet 2020

Littérature, humour, fabrice caro, Fabcaro, mariage, Le discours, avis, chronique, blog, rupture amoureuse

Roman - Editions Folio - 210 pages  7.49 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2018

L'histoire : Depuis 38 jours, Adrien est en pleine rupture amoureuse... Et pour couronner le tout, lors d'un dîner familial aux traditions séculaires (gratins Dauphinois, Gâteau au Yaourt...) Ludo, son futur beau-frère, lui demande de rédiger un discours pour son mariage : "cela fera très plaisir à Sophie, ta soeur". Non mais quel idée !

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Ma CB déconfinée

 

 

 

Mon humble avis : Le roman du siècle ou de l'année ? Peut-être pas tout de même. Mais certainement le roman qui m'a fait rire le plus, et franchement, depuis longtemps ! Ca mérite un coup de coeur, surtout quand ce n'est pas que drôle... Derrière l'humour se cachent des réflexions assez profondes, qu'elles soient personnelles ou sociétales, et surtout, c'est extrêmement bien fait, écrit, rédigé, rythmé etc.

Bref, outre la musculation de mes nerfs oculaires, de mes doigts (pour tourner les pages), de mes poignets (pour tenir les livres), avec de fameux discours, je me suis bien musclé les abdominaux et les zygomatiques !

Premier roman que je lis de cet auteur (qui en même temps n'en n'a écrit que 2), mais pas sa première oeuvre. En effet, Fabrice Caro est celui qui se "cache" derrière l'auteur d'excellentes (et tout aussi hilarantes) BD signées Fabcaro.

Dans Le discours, Fabrice Caro autopsie une rupture amoureuse et ses conséquences. Evidemment, c'est avec un humour (parfois cruel), une ironie, une dérision générale et auto qu'il s'y emploie... mais attention, les protagonistes ne sont pas encore tout à fait morts, sait-on jamais ce qui peut arriver.... Un SMS, une réponse à un SMS, une émoticône heureuse ou malheureuse et tout pourrait basculer dans un formidable retour à la vie ou au contraire, confirmer l'acte de décès ! Bien sûr, on est en empathie totale avec Adrien dans son monologue intérieur qui compose ce roman : qui n'a pas vécu une rupture amoureuse et les envahissantes questions qui la suivent : pourquoi ? Que faire ? Un texto ? Un ? Un ! ou ... tout est une question de ponctuation dans la vie !

Et notre empathie ne se dirige pas uniquement vers la situation amoureuse d'Adrien. Car bien sûr, il y a la famille, les repas de famille inchangés depuis des siècles, avec les mêmes réactions de la mère (prend un jus d'orange tout ira mieux), les blagues pas drôles du père, l'effacement de la soeur, et last but not the least, la culture du beau-frère qui s'étale encore mieux que la confiture sur des sujets minutieux et des longueurs indéterminées. Et évidemment, qui n'a pas été, plus ou moins longtemps et ou pour toujours, le ou la célibataire à cause de qui on n'est jamais un nombre pair à table !

Et pendant tout ce repas, Adrien élabore des introductions plus ou moins inspirées pour ce fameux discours de mariage. Pour celles et ceux qui connaissent Fabcaro, je vous laisse imaginer la teneur du discours et du roman et donc vous diriger de vous-même vers celui-ci. Pour les autres, si vous voulez une chouette lecture qui vous fasse bien rire (tout en méditant un peu sur votre vie et celle et votre entourage), je vous en conjure, lisez ce livre ! Bref, une lecture jubilatoire pour moi ! Ah, que ça fait du bien !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Juillet 2020

roman, Eric Vuillard, littérature, 14 juillet 1789, révolution, prise de la Bastille, avis, blog, chronique de lecture

Roman - Editions Le livre qui parle - 4h23 d'écoute -14.95 €

Parution d'origine chez Acte Sud en 2016

L'histoire :  23 Avril 1789 : Une phrase de Jean Baptiste Réveillon propriétaire de la Manufacture Royale de papiers peints va mettre le feu aux poudre : « Les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. » Le feu est mis au poudre, suit une insurrection qui fera 300 morts...et qui, trois mois plus tard, mènera à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. La Révolution Française !

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Un titre de livre qui tombe à point nommé pour aujourd'hui, jour de fête nationale française. Dans son roman, Eric Vuillard nous conte ce qui a conduit à cette prise de la Bastille. On pense connaître l'histoire et l'Histoire. Oui, celle que les livres scolaires et les cours nous ont inculqués, et que pour beaucoup, nous avons oublié au fils dans années et des décennies qui passent. 

C'est donc une autre version que nous propose l'auteur... La révolution vue par le peuple, vécue par le peuple, au coeur du peuple et de l'action. Vuillard plonge la main dans le bac des inconnus, des sans nom, des petits métiers, des petites gens, des parisiens qui subissent la famine quand on se roule dans l'or à Versailles, et même des étrangers qui parlent d'étranges dialectes, comme le bourguignon etc, mais qui se joignent au mouvement. Eric Vuillard évoquent ceux qui ont fait la prise de la Bastille, qui ont par une action qui ne dure parfois que quelques secondes, ont changé le cours de l'Histoire... Mais qui ensuite se sont enfuis pour éviter la corde, ce qui les a en même temps privés de la postérité dans les livres d'Histoire. 

Bref, Eric Vuillard nous emmène au coeur de la foule en colère, et loin, très loin de touts ces "grands hommes connus" dans cette époque révolutionnaire. Point question ici de Robespierre ou autre. Ce récit est passionnant qui débute par le premier événement qui mit le feu aux poudres jusqu'à la prise de la Bastille... Un grand industriel propose de travailler autant pour gagner moins... Une bonne partie du roman se déroule donc sur la journée du 14 juillet 1789. Certes, il y a quelques longueurs narrative dans la description des actes des uns et des autres, ou la liste des patronymes de ces "inconnus" mais si peu, comparé à l'importance du jour et le fait que le livre est bien court. Et ce roman nous propose une remémoration inédite de notre Histoire vraiment passionnante... Une fois de plus, on ne peut que constater que l'Histoire est un éternel recommencement.... Certes, les formes changent, les lois s'améliorent, la liberté et la démocratie semblent acquises (pourvu que cela dure, nul n'est à l'abri de rien) mais le fond reste le même : les pauvres, le peuple, contre les riches et le pouvoir, les inégalités etc. Et déjà, la mondialisation sévissait et ruinait certains commerces français...

Ce roman historique très bien documenté est donc passionnant, dommage qu'il soit interprété par une voix aussi morne. L'audiolecture aurait gagné en dynamisme avec une interprétation plus vivante, qui ressemble moins à un commentaire d'un reportage télévisé.

 

Les avis de Gambadou, Luocine et de Keisha qui sont bien complémentaires !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Juillet 2020

Roman , Rose, littérature, tatiana de rosnay, Napoléon III, Haussmann, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 4h55 d'écoute - 21.90 €

Parution d'origine aux éditions Héloise d'Ormesson en 2011

L'histoire : Rose Bazelet, 59 ans, veuve, mène une vie paisible dans sa maison parisienne de la rue Childebert... Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre qui a l'effet d'un couperet.... Sa maison, sa rue et bien d'autres vont être démolies au profit des grands boulevard Haussmaniens. Mais Rose n'a pas l'intention de se laisser faire.... Elle écrit alors de longue lettres à son défunt époux où elle lui narre son combat, et d'autres choses aussi... jusqu'aux secrets jamais avoués.

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman (il y a donc 9 ans !)

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je n'ai absolument rien à reprocher à ce roman. S'il ne m'a pas transportée, c'est juste parce que ce genre d'histoire n'a pas ma préférence.

Il s'agit d'un roman épistolaire. C'est Rose qui s'exprime le plus, mais l'on n'y trouve aussi des lettres de sa fille, de certaines de ses relations, et même un pli que son mari lui avait décrit dans leur jeunesse. Le style de Tatiana de Rosnay est très soigné, précis, agréable et correspond bien aux us et coutumes linguistiques d'alors.

Cette audiolecture fut tout de même agréable et intéressante... En effet, je savais bien qu'à une époque, Paris avait été transformée, modernisée pour ressembler au Paris que nous connaissons... Ceci, sous les ordres de l'empereur Napoléon III et du préfet de l'époque, le Baron Haussmann... D'où l'appellation "grands boulevards Haussmanniens". Mais je n'avais jamais approfondit le sujet. Dans mon esprit, Paris était passé de l'ile de Cité représentée dans Les misérables ou Notre Dame de Paris de Victor Hugo, bref, le Paris Médiéval, au Paris moderne comme par un claquement de doigt. Ce fut en fait plus de quinze année de travaux et des milliers de personnes dépossédées de leur bien, leur maison, leur histoire, leurs racines. Bref, je n'avais jamais réfléchi à toutes ces expropriations et leurs conséquences. Tatiana de Rosnay m'en a joliment donné l'occasion ici, en enrubannant la grande Histoire dans une très belle histoire d'amour, celle de Rose et de son mari, amour qui se prolonge post mortem.

Rose raconte donc la vie des petits contre les grands, de la vie face aux inéluctables évolutions et les dégâts intimes et personnels qu'ils provoquent. Une fois de plus, la littérature prouve qu'elle est atemporelle, car ce sujet est encore bien souvent d'actualité. Et je me dis alors que finalement, le Monde change peut-être dans la forme, mais dans le fond, les faits se répètent... Un roman que je vous conseille car intéressant, au delà de mes propres préférences.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Juillet 2020

Olivier Liron, Roman, Austisme Asperger, Questions pour un champion, littérature, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 188 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine chez Alma Editeur en septembre 2018

L'histoire :  Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 pour Questions pour un champion. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner : s'il emporte ce match contre ses 3 adversaires, il affrontera alors Michel le super champion dans une finale mémorable où tous les coups sont permis ! Olivier Liron est autiste Asperger ! Ce n'est pas une maladie, juste une différence qui parfois, fait toute la différence !

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB déconfinée

Mon humble avis : Einstein, le sexe et moi est roman basé sur des faits réels, puisqu'Olivier Liron nous narre ici une journée d'enregistrement passée sur le plateau de Question pour un champion.... Pour la finale Super Champion ! Et moi, je dis que ce roman est le super champion de l'originalité !

Olivier Liron nous donne ici un roman rondement mené, mêle tous les styles, de nombreux sujets et qui donc provoque toutes sortes d'émotion. On rit beaucoup ! C'est sûr, Olivier Liron maîtrise à merveille l'art de l'humour, tout en finesse. Il brille aussi dans l'art du suspense ! Par moment, le rythme devient celui d'un thriller : trouvera ou pas la bonne réponse, appuiera assez vite ou non sur le buzzer, prendra ou ne prendra pas la main.... Le tout, sous la célèbre cadence de Julien Lepers : "Top, je suis... et je suis... et et et ?!!! On tremble autant que les candidats. Olivier Liron dissèque magnifiquement, tout en une amusante et bienveillante subtilité, le comportement et les réactions tant des candidats que du maître de cérémonie. Mine de rien, cette journée de tournage et cette émission est un concentré sociétal : tout est stratégie, et il faut être le meilleur, quels que soient les moyens. Olivier la veut cette victoire ! Elle sera sa revanche sur le passé et les brimades.

Et puis l'on est agacé, en tout cas je le fus, par les simagrées de Julien Lepers, comme je l'étais lorsqu'il m'arrivait de tomber sur l'émission télé ! Comme Olivier Liron décrit l'animateur et ses gestes dans tous les détails, on a envie de dire : oui, on passe ! Ou alors, accélère, on n'en peut plus d'attendre.

Mais les spotlights de la télévision ne sont que décors et prétextes à aborder le vrai sujet du roman... En effet, certaines questions évoquent des souvenirs au narrateur, qui se met alors à les développer dans des chapitres différents. Nous ne sommes plus dans le divertissement mais dans la sincérité, le témoignage. Ce sont les épreuves de sa vie d'autiste (Asperger), depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte. Mise à jour qui me laisse perplexe ; Les médias présente Olivier Liron comme autiste asperger, mais quand je discute avec lui sur FB, il ne se dit pas autiste asperger, notamment pour ne pas être catégorisé. Donc pour les lecteurs qui voudraient lire spécifiquement un témoignage d'Autiste Asperger, je ne "garantis" rien, à prendre avec discernement.

Je pense qu'il y a un parallèle entre les étapes du jeu et celle de la vie d'Olivier Liron. C'est dans ces moments-là que l'auteur nous prend le coeur et la gorge, et nous emplit d'émotion et de colère. En effet, il raconte les violences scolaires qu'il a subies (passages vraiment très durs), sous le regard passif de l'institution. Son refuge dans la littérature, la poésie et l'écriture. La dictature de la normalité. Les difficultés à saisir l'implicite et les codes sociaux, ce qui s'avère encore plus difficile lorsque l'Amour pointe le bout de son nez. La cruauté des gens et de la vie. Les intérêts spécifiques autistiques. La difficulté à gérer émotions. Les pensées très sombres ou totalement fantaisistes. Bref, ce sont des tranches de vie dans la différence (pour le meilleur mais souvent pour le pire) que nous confie ici Olivier Liron, sans jamais tomber dans l'apitoiement. Pour cela, il peut compter sur son humour efficace et son sens indubitable de la formule.

Ce roman tout à fait OVNI dans le paysage littéraire est avant tout là pour dénoncer le dictat de la norme dans une société exclusive et destructrice qui exclut les différences, quelles qu'elles soient... Autistiques, pondérales, physiques, sexuelles. Une société qui discrimine au lieu de s'enrichir. Un livre à lire absolument, notamment pour toute personne qui s'interroge sur ce que peut être l'autisme parce que je réalise que mon billet est bien terne par rapport à l'excellence du texte lui-même. Et pour moi, un auteur à suivre, chouette, comme si j'en manquais !

"J'aurais voulu lui dire que je ne m'accordais pas le droit d'être moi-même, qu'on ne m'avait jamais accordé le droit d'être moi-même, et que j'avais l'impression d'être mon propre tyran en permanence, mon propre monstre. J'ai un monstre en moi"

"Pour moi, il était normal d'avoir honte comme ça de son corps, la honte était pour moi normal comme le vent, normale comme les nuages noirs en hiver...Personne n'était là pour me dire que ce n'était pas normal."

"Quand on ne peut pas parler, on construit des forteresses. Ma forteresse à moi est faite de solitude et de colère. Ma forteresse à moi est faite de poésie et de silence. Ma forteresse à moi est faite d'un long hurlement. Ma forteresse à moi est imprenable. Et j'en suis prisonnier."

 

L'avis de Theautistreading

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 30 Juin 2020

Roman - Editions Livre de Poche - 336 pages - 7.90 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2019.

L'histoire :  Romane, trente-neuf ans, est médecin ET hypocondriaque. Sa vie monotone bascule le jour où l’une de ses patientes lui dit l’avoir vue sortir en larmes du bureau d’un pneumologue à Marseille. Pourtant Romane est en pleine forme, et n’a jamais mis les pieds dans cette ville.
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre qui lui ressemble tant.
Son enquête la guide vers Juliette, libraire à Avignon. Lorsque les deux femmes se rencontrent, l’évidence s’impose : elles sont jumelles

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

 

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais eu un gros coup de coeur pour "La chambre des merveilles" de Julien Sandrel. Donc comme l'occasion s'est présentée de lire son deuxième roman, il n'y a pas eu d'hésitation.

Julien Sandrel écrit des livres qui font du bien, tout en étant loins du "feel good". En effet, le fond reste tragique, ses personnages sont confrontés à des difficultés de vie bien plus grave qu'un ongle ou un talon cassé. Les émotions sont donc fortes, mais sans abus, et le ton de l'écriture donne à ses histoires un ton agréable à lire, qui reste divertissant sans oublier d'interpellé le lecteur sur nombre de sujet.

La vie qui m'attendait est pour moi un chouïa en dessous de son prédécesseur. Mon impression est sans doute lié au postulat de départ qui n'est pas forcément original (à 40 ans, de femmes qui habitent à 800 km l'une de l'autre découvrent qu'elles sont jumelles) et aux questionnement de Romane qui sont peut-être un peu redondants.

Il n'empêche, Julien Sandrel déroule cette histoire avec grande maestria, et ne laisse ni repos ni répit aux lecteurs : cette plongée dans des secrets de familles enfouis sous des tonnes de mensonges ne cesse de surprendre par ses nouvelles découvertes, ses révélations, ses directions, qui sont toutes inattendues, jusqu'aux toutes dernières. Et malgré certains drames, le sourire reste là et la dynamique du récit est assurée.

Dans ce roman, Julien Sandrel évoque avec délicatesse et bienveillance les sujets de la gémellité, de la maladie, du don d'organe,( spoiler de l'abandon d'enfant,), d'amour évident, d'amour étouffant, de vérité qui délivre de l'invisible et ouvre la vraie voie.

Si vous cherchez un auteur qui révolutionnera la littérature et restera dans l'histoire, passez votre chemin. Si vous aimez les auteurs qui écrivent avant tout pour le plaisir de leur lectorat et non pour se psychanalyser eux-mêmes, vous avez là un auteur et de romans qui répondront à votre attente et vous donneront un réel plaisir de lecture. A n'en point douter, Julien Sandrel sait embarquer ses lecteurs, et les garder... Un 3ème roman vient de paraître, un jour, il en sera question ici !

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Rédigé par Géraldine

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