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Publié le 13 Décembre 2019

Roman - Editions Folio - 261 pages - 6.80 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2009

L'histoire : Pierre photographe portraitiste parisien, se retrouve au Kenya. Il doit procéder à l'enterrement de son père, qu'il n'a rencontré qu'une fois et qui fut choisi par sa mère comme géniteur. En feuilletant un guide touristique, Pierre apprend que le mot "Safari" signifie "Voyage". Le sien sera intense dans le Kenya d'hier et d'aujourd'hui, dans les traces de son père et au coeur de lui-même.

 

Tentation : Ma PAL + la destination

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Le roman s'ouvre sur de superbes images... Un guépard dans le Masaï Mara (mais cerné de jeeps et de touristes). Une belle entrée en matière pour s'enfouir ensuite dans le coeur du Kenya, depuis les temps immémoriaux et leurs traditions, jusqu'à l'ultra mondialisation destructrice qui se glisse jusqu'aux tréfonds de chaque espace libre. Et ce, peu importe les dégâts causés pourvu qu'il y ait emplois et nourriture.

La rédaction de cette histoire est très particulière et requiert un peu de temps pour s'y adapter. En effet, sans trop prévenir, le récit passe régulièrement du "il" (l'auteur qui évoque son personnage) au "nous"... Nous autres... qui se révèlent être les esprits des anciens qui gardent un oeil sur leur terre et se souviennent. Ils sont les gardiens des temps, avant les colons, puis lors de l'arrivée des colons (anglais notamment) et de la construction d'une voie de chemin de fer, qui ne sera jamais rentable mais qui tuera à la tâche des centaines d'hommes. Les décès d'Anglais, d'indiens, de Coolies et autres sont comptabilisés. Ceux des indigènes, de cette population si négligeable ne le seront jamais. La voie de chemin de fer restera sur les cartes kényanes "comme une longue cicatrice de la peine des hommes".

Nous autres est comme un roman initiatique, que ce soit pour Pierre comme pour le lecteur. Il nous emmène d'abord dans le Kenya le plus accessible... Le touristique. Puis celui des expatriés et ainsi de suite, en passant dans des villages isolés jusqu'aux rives d'un lac débordant de crocodiles où aura lieu un enterrement qui suit des coutumes ancestrales. Le tout, en marchant sur les pas de Michel, père de Pierre, et homme ô combien extraordinaire, au sens littéral du terme. Pour Pierre, ce sera une rencontre post mortem avec son père qui bouleversera sa vie.

Et malgré la narration particulière, j'ai aimé profondément chaque ligne lue et servie par une jolie écriture emprunte parfois d'une douce poésie. Que d'échos en moi ! Je suis partie là-bas, dans le Kenya d'hier et d'aujourd'hui, et dans celui qui n'est plus tout à fait d'hier mais pas encore d'aujourd'hui. Un voyage aussi puissant que réaliste et instructif,  aussi poétique qu'incisif au coeur d'un pays et dans les méandres de l'âme humaine. Un récit sans concessions, qui ne cache rien sous le tapis et qui sait aussi mettre en valeur ce qui doit l'être, quitte à dépoussiérer. Sublime et rare.

 

"Il se répète qu'il est en Afrique, il sait bien qu'il n'existe rien qui soit vraiment l'Afrique, il sait bien que l'Afrique n'existe pas, qu'il ne se dirait pas à Milan qu'il est en Europe".

"Il sait bien qu'au début, il ne sert à rien de se raidir, qu'il faut fatiguer en soi le touriste, que les véritables photos viendront après."

"Les Indiens construisent et les Africains portent, les Anglais commandent et calculent".

"En 1902, Nairobi est belle et bien devenue une ville, puisqu'on y tombe malade en masse".

"Les Blancs sont comme les gnous des êtres migrateurs. Ils se paient à Loki de grandes filles frêles qu'en Europe, ils ne touchent qu'en rêve".

 

L'avis d'Yv

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Décembre 2019

Roman - Editions Buchet Chastel - 265 pages - 18 €

Parution le 15 août 2019 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Celle d'une époque, le milieu des années 70 dans le groupe scolaire provincial Denis Diderot. Des instituteurs (trices), des parents, des élèves, des cours de récréation, des logements de fonction, des ragots...  C'est comme un petit village où tout le monde se connait et où le temps passe... Sauf que pour les adultes, c'est la fin d'une époque qui s'annonce et pour certains élèves, l'épilogue de l'enfance.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : La grande escapade : premier Blondel que je lis sans être réellement emportée. En fait, je ne me suis pas attachée aux personnages tant il m'a fallu du temps pour les distinguer, si jamais je l'ai vraiment parvenue. Entre les noms, les prénoms, les conjoints, les progénitures, les professions... Bref, difficile pour moi de réellement suivre leur histoire personnelle au milieu de celle collective. Aussi, j'ai ressenti des moments d'ennui et peu de frénésie à me replonger dans ma lecture dès que possible.

Néanmoins, ce roman a tout de même son intérêt et son originalité : l'époque sur laquelle il se penche et la manière subtile qu'il a de s'y atteler. Via les vies diverses qui tournent autour d'un groupe scolaire, situé en province... la province où la vie n'a pas encore vraiment changé malgré mai 68.

Les années 70 sont celles qui m'ont vu naître... Mais je ne les fais pas miennes, trop peu de souvenirs et de conscience de ce que je vivais et de ce qui se tramait... Comme un cyclone (mai 68), vient après sa queue, la pluie, les conséquences. Des changements de vie et de mentalité, qu'ils soient sociaux, scolaires, conjugaux. Par petites touches discrètes que les protagonistes ont du mal à accepter ou... à réaliser tout simplement. L'ère où habitudes, traditions et certitudes imposées sont reines s'achève. Les oeillères tombent, il existe d'autres façons de vivre et de penser que celles inculquées depuis des générations. Les femmes s'émancipent, chacune à leur manière. C'est aussi l'époque de la mixité scolaire, où le maître d'école sévère n'a plus sa place, où la musique anglo-saxonne envahit les ondes, où l'on se mêle des affaires des autres. Et là où il y avait de l'insouciance arrivent des normes... Les normes françaises, européennes. Finis les bacs à sable dans les écoles et les bancs de pierre, place aux bancs en bois, moins dangereux... Pendant que les parents constatent plus ou moins consciemment le nouveau chemin que la société toute entière emprunte, leurs enfants entrent plus ou moins brutalement dans l'adolescence.

Cette chronique sociale est, non sans humour, bien mise en scène par Jean-Philippe Blondel mais de façon plutôt longuette. La fin, qui prend des allures de littérature de l'étrange, m'a désarçonnée. Que vient-elle faire là ? Malheureusement, je n'ai pas été plus emballée que ça par mes moments de lecture. Un livre qui ne correspond sans doute pas à ce que je recherche dans la littérature. Et cette profusion de personnages, somme toute nécessaire, m'a vraiment égarée.

 

7/6

L'avis de Clara, de Sandrine, Alex

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Novembre 2019

Roman - Editions de minuit - 173 pages - 16 €

 

Parution le 5 septembre 2019 : Rentrée littéraire !

L'histoire : Eva et Charles, quinquagénaires, sont lassés de la promiscuité parisienne et du béton. Enfin, ils sautent le pas : accéder à la propriété privée... Dans une banlieue sur la ligne du R.E.R, où fleurissent les lotissements éco indépendants, peu énergivores et construits en matériaux durables. Et surtout, un jardin, de la verdure... Tout s'engage très bien, leurs premiers jours dans ce jardin d'Eden répondent à toutes leurs attentes.... jusqu'à ce qu'aménagent, dans la maison mitoyenne, Les Lecoq...

 

Tentation : Passage de l'auteure à LGL

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai littéralement dévoré ce court roman jusqu'à la fin... et c'est là que cela a coincé un peu pour moi. Une sensation de flou, de dernières pages un peu bâclées, comme s'il fallait trouver une issue autre pour ne pas être classé dans la catégorie thrillers psychologiques mais bien dans celle des romans. Quant à la fin décevante, est-ce bien grave, non pas forcément, car elle est en fait secondaire. Ce qui compte dans ces pages, c'est vraiment le déroulement et le message de l'histoire.

En effet, Propriété Privée use des nombreux codes de la littérature policière. Une tension qui monte, des suspects potentiels (mais suspects de quoi précisément ?)  des gens qui s'observent de loin ou de très près, mine de rien. En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui m'a rappelé celle de Wisteria Lane (Desperate Housewives) et qui donc m'a régalée. Y aurait-il un cadavre caché quelque part ?

En fait, Julia Deck observe aussi bien à la loupe (les individus) que depuis un satellite (l'aspect communautaire) de ce lotissement. Julia Deck voit tout, décortique et analyse parfaitement les comportements des uns et des autres. Et oui, tous ces habitants qui ont fui la promiscuité parisienne et l'indifférence, se retrouvent plus ou moins prisonniers, à leur insu, d'une autre promiscuité... Celle des espaces ouverts, celle de la collectivité et de la convivialité qu'il est de bon ton de vivre dans ce genre de résidence. Qui dit espaces ouverts, compost collectif, jardins, fenêtres entrouvertes, barbecues dans les jardins et la liberté des uns qui empiète de plus en plus sur celle des autres. Tout se sait, tout se voit, tout se raconte, tout se transforme. L'aspect "privé" diminue un peu plus chaque jour. Les "amis" des premiers jours deviennent très vite insupportables et si près, trop près... Et sitôt qu'un doute s'installe, la belle convivialité des débuts devient vite un climat de suspicion, d'hypocrisie et d'individualisme... Celui-ci menant jusqu'à la lâcheté... "Et oui, il faut penser à l'avenir, maintenant que l'on a un crédit sur le dos".

Alors oui cette observation et analyse sociétale m'a beaucoup plu, intéressée et amusée. Le style est en parfaite adéquation avec le sujet, mêlant cynisme délicieux, littérature, simplicité et subtilité.

Propriété privée est donc à mes yeux un très bon roman, si l'on oublie la fin dépitante, mais je le répète, secondaire. Oui, ce qui prime ici, c'est le sujet jubilatoire et cruel, mais si réaliste.

6/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Novembre 2019

Roman, livre audio, La révolte, Aliénor d'Aquitaine, Histoire

Roman - Editions Audiolib- 5h43 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine chez Stock en août 2018

 

L'histoire : Celle d'Aliénor d'Aquitaine, de ses 30 à 82 ans, qui fut reine de France puis d'Angleterre narrée par son fils, Richard Coeur de Lion, par sa voix et ses échanges épistolaires avec elle.

 

Tentation : La culture ne nuit jamais

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Avec ce roman, je suis très loin de mes terres et de mes époques de prédilection en lecture. Me voici dans un roman historique et en plein Moyen-Age ! Mais c'est ce genre de petit miracle que permet la littérature.

Et oui, quand un roman peut vous apprendre (ou réapprendre) l'Histoire, autant sauter sur l'occasion de joindre l'utile à l'agréable. D'autant que le style soigné de Clara Dupont-Monod, adapté au sujet et à l'époque reste fluide, doux ou cruel en fonction des événements, mais toujours facile à suivre.

D'Aliénor d'Aquitaine, je ne savais que le nom et une situation géographique évidemment, je connais mon pays. J'ignorais qu'elle avait été reine de France en épousant Louis VII qu'elle quitta, pour se marier à Henri II, roi d'Angleterre, surnommé le Plantagenet. De lui, elle aura 10 enfants qu'elle enterrera tous sauf le dernier, Jean Sans Terre. Une grande partie de cette fratrie se haïra, se fera la guerre. Mais à une époque, elle s'unira contre son père le Plantagenet, et ce sera La Révolte.

Ici, c'est Richard Coeur de Lion qui raconte la vie mouvementée de sa mère Aliénor, femme implacable autant que remarquable. C'est tantôt la voix de Richard qui parle, puis elle laisse à place à celle d'Aliénor ou du Plantagenet, via certains échanges épistolaires.

Ce roman est très dense. Dans la première partie, ce sont surtout des "affaires familiales et territoriales" dont il est question. En effet, à l'époque dans la vie d'Aliénor et de son entourage, il est très souvent question de stratèges géopolitiques et guerriers divers, notamment pour protéger et préserver l'indépendance de l'Aquitaine (entre autre). La deuxième partie fut plus complexe et perdit mon attention par moment. Nous sommes avec Richard dans les croisades, alors qu'il rencontre Saladin qui évoque déjà le jihad. Etonnamment, l'on apprend que ce terme existait déjà à l'époque, alors que celui des croisades n'était pas usité. Là, notre Richard au coeur de lion m'a un peu lassée avec ses tactiques purement militaires sur le terrain, avec quelques détails pas toujours délicats (les têtes coupées ou autres réjouissances de la barbarie et de la guerre).

Dans ce roman, Clara Dupont-Monod admet avoir pris quelques libertés avec l'Histoire, du genre, en plaçant un donjon là où il n'y en avait pas. Mais les faits et gestes des protagonistes et le déroulement de l'histoire est bien réel.

Une lecture enrichissante, qui m'a permis de (re) découvrir le décor et les us du Moyen-Age, et de resituer quelques personnages historiques dans leur généalogie et leur époque... En espérant que cette culture acquise ne me quitte pas trop vite ! Ah mémoire, quand tu nous fais défaut !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Octobre 2019

Roman - Editions de l'Olivier - 256 pages - 19 €

 

Parution le 14 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Près de Montréal, Paul Hansen, ancien super-intendant d'une résidence de luxe du centre ville, purge une peine de deux ans de prison. Il partage sa cellule avec le costaud Patrick Horton, un Hells Angel accusé de meurtre. Tout sépare ces deux hommes et pourtant, entre eux naît comme une amitié. Horton s'évade grâce aux magazines de moto qu'il décortique avec passion. Paul lui, n'a rien pour s'évader... Ce sont ses morts qui lui rendent visite (feu son père, sa femme, son chien)... Et l'histoire de sa vie, qui l'a mené entre ses quatre murs.

Tentation : La brouhaha autour de ce roman

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Les médias disent que c'est là le meilleur roman de l'auteur. Les listes de certains prix confirment cet enthousiasme et sur billet sur la blogo suivent le même ton le plus souvent. Je ne peux me prononcé, ayant si peu lu de Jean-Paul Dubois.

Paul Hansen est dans sa cellule, partagée avec un gros dur qui n'a pas inventé la poudre mais plus sensible qu'en apparence... Après, tout est dans la forme.

Paul alterne le récit de quelques moments de journées partagés avec Horton, pour le pire (le manque d'intimité dans les moments les plus intimes), comme pour le meilleur (des échanges bien plus profonds, touchants et révélateurs qu'il n'y parait). Horton est un personnage haut en couleur, truculent, pour qui le lecteur se surprend d'affection. Entre ces moments du quotidien immuables, il y a la vie de Paul, toute sa vie, depuis sa naissance en France d'un pasteur Danois et d'une propriétaire de cinéma (indépendant) française, en passant par son départ pour le Canada, pour y retrouver son père, puis les trente ans qu'il passe en qualité de super intendant d'une résidence de luxe montréalaise...  Les dernières années vont mener au drame qui s'annonce, mais qui ne se dévoilera que dans les dernières pages du roman. On craint le pire. Et pourtant...

Sans élever ce livre au rang de mes coups de coeur, j'avoue avoir apprécié vivement ma lecture, même si, de temps en temps, quelques longueurs me sont apparues. Le style de l'auteur est magnifique tout en étant fluide, et dans la façon qu'il a eu de construire tant son oeuvre que les personnages qui l'habitent, il y a comme quelque chose de littérature américaine. L'histoire n'est pas dense en événements (elle l'est cependant en sujets développés), mais les pages se tournent toutes seules.

Les portraits d'hommes et de femmes sont délicieusement et pudiquement brodés au fil des pages, dans leur antagonisme, leur secret, leur hypocrisie, leur force, leur idéalisme, leur révolte ou leur soumission, leur faiblesse. Dans leur passion aussi et s'il n'y a pas de passion, le plaisir, le bonheur d'une vie tranquille et sereine au service des autres, le plaisir du job bien fait et plus s'il le faut, parce que l'homme a besoin d'humanité, et Paul le sais très bien.

Et puis, un nouveau personnage débarque dans la galerie et l'on sent que l'orage arrive.

Ce roman montre comment une vie de bonté et d'effort peut être ruinée en très peu de temps, et à cause d'une seule personne qui, par un discours bien huilée et une présentation bien pompeuse, parvient à manipuler le reste de la troupe. Et c'est ce diable qui va provoquer l'orage, et faire sortir de l'homme sage la bête qu'il y a en chacun de nous.... Et oui, aussi bons que nous puissions être toute une vie durant, nous ne sommes jamais à l'abri de croiser un être maléfique qui nous fera sortir de nos gongs, un être qui nous fera devenir un autre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon a donc été une lecture très agréable et prenante pour moi, qui me suis régalée de la plume de l'auteur. Par contre, dire qu'elle m'a transportée d'émotion serait mentir. J'admire l'oeuvre d'art qu'est ce roman, mais je m'attendais à être complètement remuée de l'intérieur. Et non.

D'ailleurs, en relisant mon billet, je me dis qu'il n'est pas très inspirant. Il en sera ainsi !

 

5/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Octobre 2019

Roman - Editions Audiolib - 4h42 d'écoute - 19 €

Parution d'origine aux éditions Le Seuil en 2014

L'histoire : C'est celle d'Eddy Bellegueule, un enfant né dans un milieu très populaire en Picardie. Eddy n'aura de cesse de quitter ses parents, la pauvreté, sa classe sociale faite de racisme et de violence. Il s'insurge contre tout cela, mais surtout contre le monde qui s'est insurgé contre lui depuis toujours, le voyant comme une source de honte. Car Eddy est différent d'eux et pour eux, différent tout court.

 

 

Tentation : La blogo en son temps (et oui déjà 5 ans, je suis parfois longue à la détente !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Edouard Louis raconte son enfance. Il aurait pu, pour cela, choisir la forme d'un essai, d'une enquête ou d'un témoignage. Il a préféré donné un espace littéraire à la violence qu'il a subi, la littérature étant un travail de langage. Et il a ainsi eu plus de liberté pour montrer dans ce livre comment la violence est située dans un langage, et qu'elle s'exprime par des mots. La forme du roman lui a donc permis de restituer la violence d'un langage et des mots qui aurait eu un moins d'impact via un autre support d'écriture. Edouard Louis superpose donc deux langages qui s'entrechoquent : celui d'Eddy enfant et de son milieu, et le sien devenu adulte et romancier. C'est comme cela qu'il peut rendre cet aspect si réel et compréhensible.

Le travail de l'auteur est donc admirable et terriblement abouti. Ce livre, on ne le lâche pas. Alors pourquoi seulement trois pattes de chats ? Parce que ce roman n'en n'est pas un, mais une histoire vraie. Et ce genre d'histoire vraie me met très mal à l'aise, tant la violence réelle m'est insoutenable. Ce type de lecture n'est pas du tout confortable pour mon âme sensible et révoltée face aux injustices, face à l'acharnement envers les plus faibles (en apparence) et sans défense, surtout dans un milieu où plaidoyer restera toujours vain. Eddy est différent, efféminé, délicat, curieux de culture dans un monde de brutes enfermé dans des codes, qui n'a pas été ouvert à la culture et aux différences. Un monde où un garçon doit devenir un homme, un vrai, un dur. D'où un racisme très présent dans les propos de la famille d'Eddy... Bien que ce racisme primaire se trouve aussi couramment dans des CSP +++ hélas.

Edouard Louis décrit la violence verbale, les moqueries, l'humiliation, l'incompréhension subit par Eddy, que ce soit par les siens ou par l'extérieur (l'école ou autre), cette violence insidieuse qui est souvent invisible de l'extérieur du foyer familial et qui évolue dans l'indifférence générale.  Celle-ci m'a trop chamboulée pour que je puisse sauter d'enthousiasme envers cet ouvrage sur les dominés qui a pourtant tout de remarquable dans sa finesse, sa construction, son écriture, les émotions qu'il dégage et qui appelle à devenir autre chose que ce que notre condition a fait de nous.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2019

Roman - Editions Aux forges de Vulcain - 251 pages - 19 €

Parution le 23 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Tchernobyl, 1986. Léna et Yvan sont amis depuis toujours, et leur adolescence tend à transformer cette amitié en amour. Soudain, c'est le drame à la centrale. Très vite, la père de Léna emmène toute sa famille pour un périple jusqu'à la Normandie. Yvan et ses proches restent "sur place", mais déplacés.

Pour Léna, c'est donc le début d'une vie d'exil, un exil qu'elle n'acceptera jamais au plus profond d'elle-même. Pour Yvan, c'est l'attente fidèle puis désespérée. Est-ce qu'un jour ?

 

Tentation : Le nom de l'auteure

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : C'est le nom d'Alexandra Koszelyk qui m'a incitée à acheter ce livre. Pour l'instant, ce nom ne vous évoque peut-être personne... Puisque c'est un premier roman... Mais de pas n'importe qui dans le monde de la blogosphère... Dans notre univers, Alexandra est très connue en tant que blogueuse, celle du blog Bricabook. C'est donc curiosité et solidarité qui ont motivé mon achat.... et provoqué une certaine appréhension de lecture.... Bien vite levée !

Car quelques pages m'ont suffi pour deviner que j'entrais dans la coquille d'une huitre où se trouvait une perle d'une rare beauté, très fine, naturelle.

L'écrin de cette perle, c'est l'écriture, le style, les mots choisis, qui témoigne d'un sens et du talent et de l'amour d'Alexandra pour l'esthétisme de la langue française. (Dans la vie, Alexandra est prof de Français et de latin/grec). Il y a ce don mais aussi une culture littéraire et générale accomplie, placée en douceur et à propos, comme une source d'inspiration potentielle pour le lecteur. Sans faire de mauvais jeu de mot étant donné le sujet, la plume d'Alexandra irradie, pénètre par tous les pores de la peau, mais avec la douceur du calcium lacté.

Quant à l'histoire, qu'elle est belle, qu'elle est forte et puissante. Elle prend racine dans l'accident nucléaire de Tchernobyl, accident qui a déraciné toute une population. C'est donc un roman sur l'exil... L'exil peut être lointain, transfrontalier, transculturel, translinguistique comme pour Léna. Mais l'exil peut être que de quelques kilomètres, comme ce fut le cas pour Yvan et de centaines de  familles... Les habitants de la zone de Tchernobyl ayant été déplacés de force par l'Etat. Dans une belle palette d'émotions, de constatations, d'interrogations, Alexandra évoque avec justesse et délicatesse les conséquences individuelles et collectives de l'exil, et la façon très personnelle qu'a chacun de le vivre.... Même si l'on découvre vers la fin que parfois, ces réactions d'exilés sont presque inscrites dans les gènes.

A crier dans les ruines rend aussi un formidable hommage aux oubliés. Ces hommes, femmes et enfants qui quelque temps après l'émoi international provoqué par la catastrophe de Tchernobyl, sont entrés dans l'amnésie collective quand ils n'étaient pas considérés comme des pestiférés. 

Enfin, ce magnifique roman est une ode à la nature, et à ceux dont elle est les poumons et ne peuvent pas se passer d'elle. Cette nature qui reprend ses droits, qui survit, qui se transforme et qui revit.

Alors si vous ne connaissiez pas le nom d'Alexandra Koszelyk, maintenant, c'est chose faite. Et si vous lisez cette pépite littéraire, vous n'êtes pas prêts de l'oublier.... Et de toute façon, c'est un nom que l'on reverra certainement dans les vitrines et sur les étals des libraires. Tout ne fait que commencer !

 

4/6

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Octobre 2019

Récit - Editions Pocket - 416 pages - 8.30 €

 

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en 2008

Le sujet : L'Histoire de l'Afrique du Sud, depuis l'arrivée des premiers néerlandais, jusqu'à l'élection de Nelson Mandela à la présidence de la république d'une nation enfin arc en ciel. 

 

Tentation : Toujours dans ma découverte de l'Afrique du Sud via les livres

Fournisseur : Les étagères de Môman !

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est un pur récit historique, aucunement un roman, voilà pourquoi ma lecture fut assez longue et fastidieuse. Car j'étais tout à fait en dehors de ma zone de confort... Je ne lis presque que des romans et de ce fait, je fus bien incapable de lire 50 pages d'affilé. Et pourtant, ce récit de l'Histoire de l'Afrique du Sud est fascinant, captivant et, hélas et évidemment, bien souvent glaçant. Il est écrit de façon fort agréable à lire, comme une saga, avec des "petites" histoires qui se mêlent à la grande. Mais ces "petites histoires" sont aussi réelles que l'autre.

C'est avec cet ouvrage que j'achève mes lectures "sud-africaines" et je réalise ma bêtise. En effet, c'est l'aspect "récit" qui m'a fait le mettre au bas de ma petite pile de livres sur le sujet, alors que j'aurais dû commencer par celui-ci... Car ce récit de Dominique Lapierre aide à comprendre la nation sud-africaine, qu'elle soit passée ou présente, et donc à mieux saisir les sujets de sa littérature, et le fonctionnement de ses personnages. Donc, si jamais vous prenait comme moi la lubie de vous plonger dans la littérature de cette Afrique, je vous conseille de commencer par ce livre de Dominique Lapierre.

Evidemment, je ne vais pas vous détailler l'oeuvre, qui raconte plus de 350 années d'événements historiques mouvementés et parfois complexes... 

Mais saviez-vous par exemple que la colonisation de l'Afrique du Sud par les Européens est prend encore une fois racine dans la religion... En l'occurrence, ici, le Calvinisme. A l'origine, la colonisation n'était pas prévue.... La pointe du Cap devait juste servir de lieu de culture et donc de ravitaillement pour les navires néerlandais qui se rendaient vers les Indes. En fait, tout commence avec des salades... Puis arrivent les huguenots et d'autres européens et surtout, les Anglais avec des envies de pouvoir et d'annexions et les guerres qui suivront. Viendra alors l'époque du grand voyage en chariots, le grand trek, ces boers qui s'enfoncent dans le pays pour créer leur nation indépendante entre autre. Evidemment, il faut compter avec la présence d'ethnies diverses, dont les guerriers zoulous qui ne se laissent pas faire. Les années passent et les noirs ne sont plus que des fakirs sans aucun droit ni identité pour la plupart... Or et diamants sont découvert et donc une ruée s'en suit.  En 1912, se crée l'ANC (African National Congress) qui luttera pendant plus de 40 ans, pacifiquement, pour le droit des noirs.... avant de prendre les armes dans les années 60 avec Nelson Mandela à sa tête.... Mandela qui sera emprisonné à vie dans le bagne de Robben Island en 1964... D'où il ne ressortira libre que 27 ans plus tard en 1990, pour ensuite accéder au pouvoir 4 ans plus tard.

L'apartheid tient évidemment une large place dans ce récit, et mon dieu, comme c'est glaçant. Dans ma vie de cette époque, collégienne puis lycéenne que j'étais, pour moi, l'Apartheid, c'était "juste" (mais déjà inconcevable pour moi), des bancs, des restos, des hôpitaux, des bus pour les blancs et d'autres pour les noirs. C'était pour moi "la séparation" (Apartheid en Afrikaans) . C'est avec ce récit que j'ai pris conscience de l'horreur, de l'ignominie de cette période qui s'est étendue sur des décennies, dont les pratiques étaient largement inspirées du nazisme hitlérien (avec au centre la suprématie et la préservation de la race blanche.) Le gouvernement de Pretoria imposait une véritable dictature, laissant pour compte (au minima, je ne m'étendrai pas sur les tortures, les exécutions, les arrestations sommaires, les carnages et la déportation de millions de noirs etc...) les noirs et ce, malgré les pressions internationales. Après tout, la Bible, si chère aux calvinistes et aux afrikaners, qu'ils soient Boers ou non, ne leur a-t-elle pas dictée qu'ils étaient "le peuple élu pour élever cette terre". A savoir qu'à l'époque de l'Apartheid, les blancs étaient 4 millions et les noirs... 25 millions... bien souvent entassés dans les Township et vivant dans une extrême pauvreté.

Bref, cette lecture est vraiment enrichissante, fascinante. Mais surtout terrifiante de bêtise et de cruauté "humaines" édifiantes. . Même si un peu fastidieuse pour moi par sa densité, par son aspect historique (ben oui, on essaie de tout retenir, ce qui est impossible), et par certains événements qui se superposent plus ou moins dans le temps, et qui amènent parfois l'auteur à remonter dans le passé avec des bonds parfois difficiles à suivre. Mais bon, c'est assez anecdotique comme bémol.

Que vous vous prépariez ou non à un voyage en nation arc en ciel, je ne peux que vous conseiller cet excellent récit (non exhaustif, il est tout de même bon de le préciser) Vous ne pourrez qu'en sortir enrichis.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Octobre 2019

Roman - Editions Pocket - 184 pages - 6.40 €

Parution d'origine aux éditions First en mai 2018

L'histoire : Chloé est une journaliste de terrain et de fronts de guerre, qui ne vit que par et pour l'adrénaline du danger.... Au point d'en oublier d'être sympathique, accessible et quelque part, humaine... Ce qui conduit à une terrible altercation avec Alexandre, son boss. Celui-ci décide d'envoyer Chloé en mission reportage aux antipodes de ce qui semble être fait pour elle : au Danemark, dans le petit village de Gilleleje, qui vient d'être élu "village le plus heureux du monde". Elle va devoir donc faire un papier sur le Hygge, cet art de vivre Danois qui mène au bonheur. Va-t-elle droit vers le clash ?

 

 

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Ma CB cet été.

 

Mon humble avis : Je boude souvent la littérature dite "feel good", sous prétexte qu'elle ne m'enrichit pas culturellement. Et je réalise avec ce roman que j'ai vraiment tort... Puisque ce genre littéraire existe pour faire du bien.... Et c'est mission accomplie par cette mission Hygge ! Certes, je ne me mettrai pas à lire que ce style de livres mais je me pencherais peut-être sur eux avec moins d'à priori ou de "sévérité".

Car oui, je me suis sentie bien dans ces pages à l'écriture fluide, ces pages qui se laissent lire si facilement, ces pages qui m'ont emmenée dans un trou paumé du Danemark où la particularité des habitants est d'être heureux, de savoir l'être. Ainsi, l'on découvre la façon de vivre de ces Danois qui évoluent dans une certaine félicité, malgré les épreuves de la vie qui ne les épargnent pas pour autant.

Mission Hygge m'a offert comme une pause dans mes propres "courses" (je ne parle pas de celles à l'hypermarché), les courses, challenges ou défis personnels que je m'impose envers et contre tout. Quelques bonnes leçons à retenir au fil de cette histoire pour vivre autrement (on va essayer). Et notamment :" Ce n'est pas parce que tu es malheureux que tu dois être triste" (l'inverse fonctionne aussi).... et "Vivre comme s'il n'y avait plus de café demain".... Ces danois de ce coin du monde n'hésitent pas à célébrer le moindre événement qui paraît dérisoire (comme l'achat d'un nouveau vélo), et n'oublie pas le confort bien cosy. Mais surtout, ils vivent en petite communauté qui n'hésite pas à s'entraider. Je me suis sentie bien dans cette petite bourgade où nous partageons la vie d'une poignée de personnages.

Et bien sûr, notre Chloé en acier (certes un peu caricaturale et vraiment détestable et cynique au début) va rendre les armes et fendre l'armure, suivre une belle évolution, et réaliser que le bonheur, ou du moins le bien être n'est pas forcément là où l'on se persuade qu'il est.

Bref, une lecture bien agréable et dont les effets resteront en moi le plus longtemps possible, je l'espère.

 

Sur le même sujet (l'art du bonheur Danois) mais version essai (agréable et pas prise de tête), vous pouvez lire "Heureux comme un Danois", de Malène Rydhal

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Septembre 2019

Roman - Editions de L'aube - 176 pages - 20 €

Parution le 5 septembre 2019, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Elle vit avec lui et Petit Chose, le bébé... Et le 14 juillet, alors que claque le feu d'artifice, le couple éclate... Elle se retrouve seule avec Petit Chose, toute une vie à réorganiser, une parentalité à assumer seule. Elle va se réveiller, s'éveiller à elle-même, et réaliser qu'elle peut se réaliser.

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Etant donné le bandeau qui l'accompagne, je pensais me plonger dans un roman presque léger, facile à lire. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Il n'est ni plombant, ni drôle à mon sens, même si quelques réflexions bien lancées prêtes à sourire, "Les femmes sont débordées" dégage une puissante rare. Dans les propos bien sûr, dans l'analyse des situations.

Ce roman autant féminin que féministe, s'adresse à toutes et à tous, solo, couples, parents, célibataires, parents solo, dont il est particulièrement question ici.

Samira El Ayachi démontre admirablement bien que le combat des femmes ne s'est pas terminé avec le droit de vote, l'accession à la contraception et la possibilité d'avorter. Le monde évolue et la femme doit, en plus de ses "devoirs" séculaires, assumer la vie active, sociale, professionnelle, et ceci, de plus en plus seule, puisque le nombre de divorces n'est un secret pour personne. La femme d'aujourd'hui est donc occupée, assiégée par tout ce que la société, la famille et l'entourage attendent d'elle : Etre une performeuse sur tous les plans tout en restant dans le moule de la bonne mère.

Oui mais, lorsque le mâle qui partageait vie et tâches disparaît, lorsque l'épaule et l'équilibre s'évaporent, il faut tout reconstruire.... Couler d'abord, terrifiée devant l'immensité des responsabilités parentales solitaires (qui freinent la construction de l'être en tant qu'individu), la pitié inspirée, la désertion masculine, l'agenda quotidien tant professionnel que parental, et la société qui n'est pas du tout conçue pour les mères célibataires... Puis peu à peu, reprendre pied, et faire un pied de nez à la vie, au regard des autres. Osciller entre obstacles et petites victoires. Oui, on peut réussir seule, oui, on peut être heureux sans être deux, sans être sous la coupe d'un /des hommes. La femme peut être libre sans entrer dans le moule sociétal. Mais assez du prix de cette liberté, qui semble gratuite chez les hommes !

Dans ce roman, l'héroïne est elle, tu, donc chacune d'entre nous. Nous ne connaissons pas son prénom, ainsi, libre à chacun de se glisser dans le "tu" , ou de se sentir interpellé par la "voix" de la romancière. Samira El Ayachi dresse un portrait sociologique de la femme d'aujourd'hui, le roman étant bien ancré dans notre époque, puisqu'il y est question des mouvements "mee too" et "gilets jaunes".

La séparation sera en fait le début de la propre découverte de soi-même, de son évolution, de sa révolution et de son émancipation réussie. Vous l'aurez compris, ce roman est courageux, audacieux et puissant. Force est de constater que même si ce n'est pas reconnu, le poids et la rotation du monde repose sur les femmes. Un monde fait par les hommes et pour les hommes. Devenir une mère monoparentale semble encore être considéré comme une maladie. Mais la révolution se poursuit et les choses changent, petit à petit. Mon petit bémol personnel irait à au style, qui n'est pas de ceux que j'apprécie, un peu trop haché, phrases très courtes etc. Un peu trop "urgent". Mais ce n'est qu'une question de goût qui n'enlève rien à la grandeur de l'oeuvre.

 

« Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. »

"L'absent sera glorifié, sera le Héros. Les absents ne font jamais d'erreur".

 

3/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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