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Publié le 9 Novembre 2020

Corinne Maier, No Kid, enfant

Essai - Editions J'ai Lu - 158 pages - 7.00 €

Parution d'origine chez Michalon en 2007

Le sujet : Enfin, quelqu'un ose écrire ce que la plupart des parents pensent tout bas... lorsque leur progéniture est enfin couchée ! Hilarant et politiquement incorrect, No Kid s'attaque à l'un des tabous les plus intouchables de notre société l'enfant.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Je n'ai pas d'enfant, et pourtant, j'ai été éduquée pour en avoir. Mais on va dire que l'occasion sérieuse ne s'est pas présentée, puis les soucis de santé notamment génétiques ont pris toute la place...et les décisions, confirmées par l'âge avançant. Et pour l'instant, je ne le regrette pas, à la vue de l'évolution de notre monde. Je changerai peut-être d'avis lorsque je serai vieille et pour le coup, vraiment isolée. Mais a-t-on des enfants pour nous tenir compagnie lors de nos vieux jours ? Quant au "travail" pour la France, je suis tranquille, mes frères et soeurs compensent pour moi : ma soeur avec 10 enfants, mon frère avec trois.

Cet essai est à lire au premier degré... et aussi au quatrième ! Parce qu'il est par moment documenté (de statistiques en autre), réaliste, direct, salé et parfois de mauvaise foi ! Là où le titre est trompeur, c'est que l'auteure est elle-même mère et qu'il est très peu question de ceux qui n'ont pas d'enfants, que ce soit par choix ou par impossibilité médicale. C'est clair, ces personnes là sont montrées du doigt, interrogées sur leurs motivations qui passe forcément pour un égoïsme viscéral. 

Quarante raisons de ne pas avoir d'enfants, donc quarante chapitres plus ou moins courts, intéressants, drôles ou tragiques, répétitifs ou inédits dans leurs propos. Dans ces raisons, citons en vrac : la perte de liberté, la grossesse qui vous transforme en baleine, le coup d'un enfant, on en prend pour plus de 20 ans, on se paye les grands-parents qui ont leurs conseils à donner à propos de tout ce qui concerne l'enfant, j'en passe et des meilleurs. Mais il y a aussi des raisons plus sérieuses, autant sociales que sociétales : l'inégalité homme/femme, l'interruption de la carrière et la difficulté de mener de front carrière et foyer, la surpopulation, l'avenir plombé de nos sociétés actuelles, la difficulté de la vie etc. 

Corinne Maier met l'accent sur les problématiques modernes... En effet, être mère de famille requiert désormais tant de compétences diverses et variées que cela devient un métier fort de sa polyvalence mais très peu reconnu sur le marché de l'emploi. De nos jours, l'enfantement et l'éducation deviennent une course à la perfection, pour rentrer dans le moule, pour répondre aux critères collectifs tout en restant dans le bien-être. D'ailleurs, l'enfance est de plus en plus gérée par moult professionnels, dès que bébé fait un pet de travers ou que le môme se montre un chouia trop actif. Avoir un enfant bien dans sa peau et en bonne santé ne suffit plus : il doit être un génie, un sportif, un musicien (etc) accompli. Bref, là est une des raisons du dysfonctionnement de plus en plus manifeste de notre société : la pression monstre qui pèse autant sur les parents que sur les enfants, et ceux, avant même que ces derniers soient homo erectus... (Ex, les bébés nageurs, l'hyper stimulation en tout du nourrisson etc).

L'écriture de Corinne Maier est efficace, éloquente, et cet essai se lit très facilement. On s'instruit un peu, on médite et on rigole. Dommage qu'il soit un peu désordonné et redondants.

No Kid n'est en fait à charge contre personne. Il se veut même, quelque part rassurant. Pour les "Childfree" (sans enfant) : voyez à quel enfer vous avez échappé ! Pour les parents : ne culpabilisez pas d'être imparfaits, et profitez de l'enfance de vos rejetons, parce que ça passe drôlement vite !

PS : Si vous êtes parents sans sens de l'humour, évitez cette lecture qui est tout de même, comme dit sur la 4ème de couv', très politiquement incorrecte !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 30 Septembre 2020

Essai - Editions Marabout - 240 pages - 17.90 €

Parution le 28 mars 2018

Le sujet :  « Les weirdos ne sont pas  ceux qu’on croit ! »
Dans une passionnante enquête, ce livre nous fait partager  la démarche d’une jeune universitaire qui part à la rencontre  de personnes autistes afin de leur donner la parole.
Loin des clichés ordinairement véhiculés, cet ouvrage retrace les parcours de vie et de résilience hors normes d’autistes  invisibles qui s’adaptent, se cachent, s’assument, se battent.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Après "L'asperger au féminin" de Rudy Simone, voici un autre ouvrage sur le sujet que j'ai lu depuis mon récent diagnostic TSA (Trouble du Spectre Autistique) type Asperger (même si le terme Asperger disparaît peu à peu de la littérature médicale). Julie Dachez est aussi l'auteur de la BD : La différence invisible.

Pour rappel, Julie Dachez a été diagnostiquée à l'âge de 28 ans (sujet de la BD citée ci-dessus). Depuis, elle a repris des études en sciences sociales et rédigé une thèse sur l'autisme (je résume). Ce livre oscille donc entre essai, témoignage, enquête, interviews et extraits de thèse. Il est extrêmement bien documenté et les sources bibliographiques sont regroupées en fin d'ouvrage.

Julie Dachez ne manque point d'humour ni de pêche, aussi, elle est très plaisante à lire. Sa plume peut être aussi douce que drôle ou qu'acérée et caustique. Comme on dit, Julie Dachez ni va pas par le dos de la cuillère pour pointer du doigt le retard français dans le domaine de l'autisme, la méconnaissance du sujet (idées reçues et clichés) tant par le grand public que par nombre de professionnels de médecine... Elle dénonce la normalisation imposée par la société, une société qui ne sait pas s'adapter à la différence souvent pointée du doigt... Et ce, même quand le diagnostic est posé et qu'il donne légalement droit à des aménagements lors que l'autiste se retrouve en situation de handicap. L'exemple de l'auteure elle-même, lorsqu'elle rédige sa thèse puis la soutient est ahurissant et révoltant.

Julie Dachez aborde de nombreux sujets et situations dont la confrontation pose soucis aux autistes, qu'ils soient asperger ou non. (depuis l'emploi, les études, les relations amoureuses, l'identité personnelle (binaire /non binaire) et amoureuse (homo/bisexualité/hétérosexualité). Il est aussi question de l'Histoire du Syndrome et de l'évolution de la "prise" en charge médicale de celui-ci.

Le tout est entrecoupé de rencontres/dialogues témoignages avec des autistes Asperger (THQI ou pas) que Julie Dachez a rencontrés lorsqu'elle écrivait sa thèse. Je regrette cependant que ces témoignages ne soient pas plus nombreux et plus approfondis, afin que le contenu du livre soit plus raccord avec son sous-titre (les autistes et non une autiste, Julie Dachez). Heureusement qu'il y a des données académiques liées à une enquête approfondie, sinon, ce livre pourrait s'intituler "une autiste prend la parole".

Un autre bémol également pour moi : Dans ta bulle est clairement vindicatif pour mettre en lumière, donner la parole, expliquer et défendre une minorité, jusque-là, tout va bien et reste logique. Le problème à mes yeux, c'est que son texte se penche parfois sur bon nombre d'autres minorités qui mènent un combat similaire, mais qui n'ont rien à voir avec le Trouble du Spectre Autistique... Certes, il y a discrimination, mais une discrimination raciale n'a rien à voir avec une discrimination pour cause de handicap et ne dit pas tout à fait la même chose d'une société. De même Julie Dachez déploie de grandes convictions féministes (avec lesquelles je suis parfaitement d'accord), mais qui une fois de plus, sortent du sujet le lecteur qui parfois peut se demander s'il lit un manifeste sur le féministe ou sur l'autisme.

Mais mes bémols ne doivent pas ensevelir le fait que Julie Dachez a écrit un livre indispensable sur le sujet, fort bien documenté, éclairant et très riche pour qui s'intéresse ou est touché par le sujet si vaste et si complexe qu'est l'autisme, et particulièrement ici le syndrome Asperger. Et rappel, plume joyeuse, cynique et efficace, donc très agréable. Et à travers son quotidien et ses expériences, Julie Dachez montre de façon très accessible et claire ce que peut être la vie d'une autiste asperger, d'autant plus s'il fait partie des asperger invisibles. Certains asperger sont visibles (comme Josef Schovanec), d'autres sont invisibles, comme Julie Dachez... ou moi.

Personnellement, depuis que j'ai été diagnostiquée SA, je trouve le sujet de plus en plus nébuleux. Etre diagnostiquée Aspie n'est absolument pas suffisant pour prétendre connaître parfaitement le syndrome, et encore moins pour faire de son expérience une vérité absolue et générale. Des recherches approfondies, académiques et de bonnes compétences intellectuelles sont nécessaires pour avoir une vue d'ensemble du syndrome. Je vous invite donc à vous méfier des différents témoignages que l'on peut trouver à droite ou à gauche sur le web, qui peuvent n'être que des expériences vécues de personnes qui ne sont parfois pas diagnostiquées par voie médicale officielle (mais qui se contentent d'un diagnostic via des tests proposés sur le net). Donc attention où vous mettez les pieds, et ne prenez pas tout pour argent comptant. Il y a autant d'autisme qu'il y a d'autistes. Les points communs des autistes sont leurs différences.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 1 Août 2020

les chats de hasard, Anny Duperey, récit, témoignage, littérature, adoption, avis, blog

Récit -Editions Points - 222 pages - 6.50

Parution d'origine aux éditions du Seuil en 1999

Le sujet : Anny Duperey révèle l'impact qu'ont eux certains chats sur sa vie... Et notamment des chats de hasard... Mais qu'est-ce donc que des chats de hasard ? Des chats qui s'installent dans votre vie comme s'ils vous étaient destinés, des chats que vous trouvez mal en point dans une haie en plaine nature et dont vous sauvez la vie. Des chats avec qui vous partagez une relation hors du commun.

 

Tentation : Le titre, évidemment

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Ma passion et mon dévouement pour les chats, mon amour sans borne pour mes 3 félins ne sont un secret pour personne. Ce livre m'était incontournable et une magnifique invitation une lecture paisible et douce comme... un chat !

J'ai rarement éprouvé une telle osmose avec les mots que je lisais. Je me diluais en eux, ils s'infiltraient en moi aussi délicieusement qu'un baume, si apaisants. Quelle harmonie entre l'écrivaine et moi, entre les personnages principaux (les félins) et moi ! Un pur délice, un temps hors du monde, mais dans le mien.

Le récit et le style sont à l'image d'Anny Duperey : délicate, vivante, souriante, pudique et franche, rassurante, investie, intelligente, subtile, révoltée et aimante.

L'actrice évoque sa vie et les épreuves qui l'ont jalonnée avec tact, joie, tristesse, mélancolie, peine, et enthousiasme. Jusqu'à 8 ans, enfant, elle vivait avec ses parents chez sa grand-mère, une femme qui vivait entourée n'animaux et notamment, de 13 chats. C'est à cette époque-là qu'Anny Duperey apprend à observer, à respecter et à  les aimer. Puis vient le drame, ces deux parents décèdent. La voici orpheline... Et son deuil, elle va l'enfouir pour ne l'entamer pleinement et douloureusement que vingt ans plus tard, lorsqu'elle accueillera son premier chat de hasard, Titi. Et oui, ce sont les chats et leur présence rassurante, harmonieuse, fusionnelle qui lui ont permis de grandir, de se transformer, de creuser en elle et de trouver la force de sortir ce qui la cloue en sol depuis si longtemps. En même temps, Anny Duperey évoque ses débuts en tant qu'actrice, elle qui était très belle, trop belle même et qui devait du coup travailler deux fois plus dur pour convaincre de son talent. Puis vient sa vie de couple, la naissance de ses enfants, l'arrivée d'autres chats de hasard... et les décès de certains d'entre eux. Et oui, les chats nous apprennent beaucoup de choses, sur la vie comme sur nous, et notamment sur notre appréhension de la mort... En effet, la longévité d'un animal de compagnie étant relativement courte, nous sommes ou serons tous un jour confrontés à leur départ. J'ai vivement apprécié la discrétion d'Anny Duperey quant à sa vie privée. Certes, il en est question, mais uniquement quand cela a un lien avec les chats. Même ses compagnons humains ne sont pas nommés, tout comme très peu d'acteurs ou réalisateurs. Ce récit est tout sauf celui d'une "people". J'ai aimé aussi le fait qu'Anny Duperey ne nous offre pas un défilé ou une collection de chats. Elle est une femme à chat mais dans la mesure, en fonction de sa vie et des tolérances animales. Dans ce témoignage, il n'est question que de 5 ou 6 chats sur plusieurs décennies.

L'écrivaine évoque bien sûr la responsabilité de l'humain envers son animal de compagnie, l'engagement que cela représente sur la durée, et sur la réflexion profonde que mérite tout acte d'adoption. Elle décrit avec profondeur le comportement et les besoins de nos petits félins, fruit d'une observation attentive, aimante et objective. Elle explique la magie d'une relation humain/chat et tout ce qu'elle apporte aux deux êtres quand celle-ci est bien vécue. Quand ils vous aiment, les chats le font de façon inconditionnelle, quelle que soit votre humeur, votre physique etc... Et surtout, ce qui m'a le plus marquée car cela m'aidera à l'avenir à m'exprimer quand j'en aurais besoin... Les chats ne sont pas juste des chats, ou juste des animaux. Anny Duperey utilise l'expression "personne animale" et je trouve cela juste parfait.

Si vous n'aimez pas les chats au point de leur faire du mal, vous n'êtes pas sur ce blog ou alors je vous demande de le quitter. Si vous n'êtes pas fan des chats ou que vous ne les comprenez pas, ce livre vous éclairera avec délicatesse et humour aussi sur cet étrange animal. Si vous vivez déjà une belle histoire avec votre (vos) compagnon(s) moustachus, cette lecture vous fera ronronner de plaisir et de bien-être !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 20 Mars 2020

Autisme, asperger, femme, asperger féminin, livre, savoir, connaitre

Essai - Editions Deboeck - 242 pages - 22 €

Parution en février 2015

 

Le sujet :  Rudy Simone évoque les différents aspects de la vie personnelle et professionnelle d'une Aspergirl, qu'il s'agisse des premiers reproches essuyés, du sentiment trop fréquent de culpabilité, des compétences particulières ou encore des relations amicales, des histoires d'amour et du mariage. L'emploi, la carrière, les rituels et routines sont autant de sujets abordés dans l'ouvrage, de même que la dépression, les effondrements émotionnels et le sentiment d'être incomprise des autres. Deux chapitres s'adressent aux parents afin de les aider à mieux comprendre les défis associés au SA et à y réagir d'une façon positive. Pour finir, le livre propose une liste des principaux traits des filles avec SA et les différences entre les femmes et les hommes Asperger.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : L'autisme, et notamment le syndrome d'Asperger, qui fait partie du T.S.A (Trouble du spectre autistique) n'est pas encore vraiment expliqué par la science, même si les recherches avancent. Il est aussi très méconnu du grand public à qui les médias ne montrent que des cas extrêmes, spectaculaires, voire fascinants. Et les autres sont passés sous silence, si bien que la majorité des porteurs d'Asperger subissent énormément les idées préconçues sur le syndrome, les préjugés, les clichés, la méconnaissance totale du commun des mortels... et de nombreux médecins. 

Les femmes asperger sont beaucoup moins diagnostiquées que les hommes, et si elles le sont c'est bien souvent à l'âge adulte, voire très adulte. Elles sont beaucoup plus nombreuses que le disent les statistiques car beaucoup d'entre elles ignorent qu'elle sont Asperger, faute d'information, d'écoute etc... Et aussi mais surtout, parce que les manifestations du syndrome d'Asperger sont différentes chez les hommes et chez les femmes... Les femmes étant de nature et de culture ancestrale plus douées pour la socialisation. Les femmes asperger sont d'ailleurs bien souvent appelées les femmes caméléons... Elles passent bien plus inaperçues que les homologues masculins et possèdent plus de " capacités d'adaptation".

L'asperger au féminin de Rudy Simone est un livre incontournable, que doivent vraiment lire les femmes porteuse du syndrome Asperger ou celles qui pensent l'être. Mais aussi et surtout par les proches des Aspergirls : parents, conjoints, amis, famille. Et ce, quel que soit l'âge de l'Aspergirl. Il n'est jamais trop tard pour mieux comprendre son enfant, même si celle-ci vole de ses propres ailes depuis belles lurettes. Et si votre Aspergirl est encore en maternelle, ce manuel vous sera aussi d'un grand secours, pourrait devenir l'un de vos livres de chevet. Comprendre son aspergirl, l'accepter telle qu'elle est, l'aider, aménager des situations qui lui sont difficiles, ne pas juger, et ne pas vous sentir coupable non plus.

Pour écrire ce livre, Rudy Simone (Américaine) s'appuie sur son expérience personnelle du TSA (bémol :  son diagnostic n'a jamais été validé médicalement, pour cause de désert médical, elle est devenue une spécialiste du sujet, il s'agit d'un autodiagnostic, ce qui n'enlève pas le mérite de ses recherches et de son savoir), sur ses recherches, mais aussi et surtout sur quantité de témoignages de personnes rencontrées : des aspergirls ou des parents d'aspergirls, ou encore, des aspergirls qui sont parents d'enfants aspies et/ou neurotypiques. Cette ouvrage est valable pour toute aspergirl, de la plus jeune à la retraitée, puisque des chapitres sont consacrés à toutes les grandes étapes de la vie ainsi qu'aux situations majeures que l'on rencontre au cours d'une vie (le lycée, la fac, le mariage ou non, l'enfantement, le travail, les amies, la séduction amoureuse etc.) Dans chaque chapitre, le texte de Rudy Simone est entrecoupé de courts et frappants témoignages de quelques phrases. Ensuite, en encadrés gris, figurent des conseils clairs et précis pour les Aspergirls, puis d'autres conseils pour parents ou proches.

Il est bon de rappeler qu'il y a autant de formes d'autismes asperger qu'il y a d'autistes Asperger. Selon les individus, certains symptômes peuvent être absents ou plus discrets. Donc ce n'est pas parce que votre fille ne fait pas ceci qu'elle n'est pas asperger, et ce n'est pas non plus parce qu'elle fait cela qu'elle est asperger. De plus, il est fort possible votre aspergirl ne vous dise pas tout, loin de là, de sa vie intérieure... Sachez également qu'il n'est nullement nécessaire d'être un génie pour être diagnostiquée asperger : à partir de 70 de Q.I, si une quantité nécessaire de symptômes sont là (dont des symptômes incontourables), c'est suffisant pour être diagnostiquée autiste asperger : c'est à dire autiste sans déficience intellectuelle. Même si ce livre peut amener à faire des démarches de diagnostic, il ne fait en aucun cas le diagnostic lui-même. Et si vous êtes déjà diagnostiquée officiellement, cet ouvrage vous aidera à mieux vous comprendre et peut-être à mieux vous préparer à certaines situations, à vous protéger, à vous écouter plus pour vivre mieux cette différence en vous préservant des situations qui déclenchent angoisses ou autres chez vous. Rien n'est compliqué à comprendre dans ce livre, les termes médicaux sont réduits au minimum, il est donc accessible à toutes et à tous sans être soporifique... Même si évidemment, ce n'est pas le genre de livre que l'on lit d'une traite.

Mais si vous êtes concerné(e)s de près par l'Autisme au féminin, ce livre est INDISPENSABLE et résolument positif, même si certains sujets auraient mérité plus amples développements. Et les relations avec votre aspergirl pourront rester ensoleillées ou le redevenir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 29 Février 2020

Quand les animaux s'en vont, Valérie Lebon, Communication Animale, Editions Favre, livre, témoignage, bien-être animal

Essai - Editions Favre -201 pages - 20 €

Parution le 6 février 2020

 

Le sujet :  Des histoires poignantes pour nous réconforter face à un deuil, nous aider à accompagner nos compagnons en fin de vie, et même apprendre à communiquer avec eux lorsqu'ils sont de l'autre côté.

Valérie Lebon, communicatrice animale professionnelle depuis dix ans, partage ici ce qu'elle a appris grâce à ses nombreux contacts télépathiques avec les animaux, vivants ou défunts, sur l'au-delà, leurs ressentis face à la mort et leurs messages pour les humains. 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Le sujet m'intriguant et pouvant me toucher, j'ai accepté la proposition de Gilles Paris : recevoir, lire et chroniquer librement ce livre. Et j'avoue, une fois celui-ci sur ma table de nuit, l'envie était moins là et ma lecture a commencé un peu à reculons.

Il faut dire que je suis athée, ou agnostique, puisque rien ne me confirme ou l'infirme l'existence d'un au-delà et encore moins d'un Dieu, et que je répugne assez à me questionner sur cela, par manque d'intérêt réel et aussi sans doute par refus du dogmatisme religieux que j'ai subi. Mais quelque part, je suis persuadée que les animaux ont une autre dimension que nous, d'autres sens, une part de "magie", et qu'ils n'apparaissent pas forcément par hasard dans une vie humaine (ils auraient une mission). Et bien évidemment, je suis convaincue que les animaux ont une âme, un esprit, une intelligence, des sentiments, comme tout être vivant !

Finalement, cette lecture m'a fait beaucoup de bien. J'y ai trouvé douceur, amour, bienveillance, même si ces pages abordent des moments difficiles : la fin de vie et le départ d'un animal. Pour l'instant, mes chats sont encore jeunes, donc je croise les doigts, mais je ne devrais pas être confrontée à leur départ avant un long moment.

Valérie Lebon fait de la communication animale, ce qui n'a rien à voir avec le comportementalisme animal. La communication animale, c'est entrer en contact avec l'âme de l'animal (qu'il soit chat, chien, cheval ou autre). La communicatrice peut comprendre les sentiments, ressentir les douleurs et les émotions des animaux. Avec quelques conseils ou de grandes formations, il semble que ce don soit accessible à tous à un niveau différent... ceux qui sont capables de se concentrer, de faire le vide total de leur propre esprit etc... Donc pas moi !

Valérie Lebon entre en contact avec des animaux vivants ou décédés, ceci, dans l'astral. Ici, le sujet est la fin de vie des animaux, ou l'au-delà de ceux-ci. Les animaux parviennent à lui faire comprendre par exemple s'ils sont prêts "à partir" (ce qui peut éviter des acharnements thérapeutiques), s'ils souhaitent de l'aide (euthanasie), de quoi ils souffrent éventuellement si le vétérinaire ne trouve pas la cause d'un délabrement de l'animal, s'ils ont un message pour leurs humains. En cas de décès brutal ou de cause inconnue, les animaux peuvent lui montrer ce qui a causé leur mort (comme un accident de voiture ou autre). Un animal vivant avec trouble du comportement (comme dépression ou autre) peut expliquer par exemple qu'il ne se remet pas du départ de son autre copain cheval ou chien...

Pour l'instant, mes chats vont bien et je n'ai pas besoin de ce type de communication. Mais je pense que lorsqu'ils parviendront à leur fin de vie, je me tournerai vers la communication animale pour prendre la bonne décision au bon moment, pour ne pas m'acharner et ne pas non plus trahir la confiance et l'amour que je partage avec mes chats.

Dans ce livre, il est évidemment question "d'autres dimensions", d'Astral, de réincarnation, de voyage de l'âme etc. En conclusion, l'auteure nous invite à ne "rien croire de tout ce que vous avez absorbé dans cet ouvrage, sans valider par le ressenti de l'expérience et/ou par le discernement de comment ça vibre en vous". En d'autres termes, chacun est libre d'en prendre et d'en laisser. J'avoue par moment c'est monté "un peu haut pour moi", ou ce fut parfois un peu "gnan-gnan" ou répétitif, mais j'en garde tout de même pas mal de choses, constatant dans la vie que je partage avec mes félins des réactions et des comportements intrigants,  de ce quelque chose d'impalpable et à priori d'inexplicable si l'on reste terre à terre. Et ces réactions et comportements "étranges", j'ai aussi pu les constater lors des nombreux sauvetages félins que j'ai pu réaliser ces dernières années. 

A noter, Valérie Lebon rappelle à plusieurs reprises que les communications avec un animal malade ou en fin de vie ne se font qu'après visite chez le vétérinaire, vétérinaire qui passera en revue les potentielles pathologies de l'animale. La communication animale ne remplace en rien le vétérinaire en cas de maladie physique.

Evidemment les personnes ultra sceptiques ou cartésiennes passeront leur chemin, tout comme celles et ceux pour qui les relations avec l'animal restent très basiques. Quant aux gens qui n'aiment pas les animaux, ils n'ont même pas dû lire le début de ce billet ! Pour ceux qui partagent une relation puissance et profonde avec leur animal, nul doute que cet ouvrage peut les aider à l'accompagner dans ces derniers instants de vie terrestre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 22 Janvier 2020

Témoignage - Editions J'ai Lu - 533 pages - 9 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2010

 

Le sujet : Le parcours personnel et professionnel de Philippe Leprêtre, plus connu sous le pseudonyme de Philippe Gildas, breton né en 1935 et décédé l'année dernière en octobre 2018. La carrière hors du commun de l'un de ceux qui ont révolutionné et  construit les médias tels que nous les avons connus et qui ont laissé plus que des traces. Bref, un pilier des médias et de l'info !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Je n'ai jamais été une afficionados de Canal +, pour cause de télé antédiluvienne chez mes parents, puis de longs séjours à l'étranger. Mais j'ai tout de même quelques bons souvenirs de cette grande époque, et de Gildas entre autre. Ce livre, je l'ai dans ma PAL depuis sa parution en poche. Et me voilà à m'y plonger alors que Gildas est décédé depuis plus d'un an. C'est fou le nombre de livres dans ma PAL que j'ai acheté du vivant des auteurs et qui sont désormais orphelins. Mise à part cela, quid de cette autobiographie, coécrite avec Gilles Verlant ?

Globalement, je dirais très intéressante. Avec des passages passionnants, d'autres instructifs et encore d'autres très longuets et répétitifs. Mais impossible de lire ces derniers en diagonale car parmi eux se cachent des incontournables. Ma lecture a donc surfé entre pur plaisir et moments laborieux.

Mine de rien, avec ce témoignage, nous parcourons plus de 50 ans de plein de choses... 50 ans de la vie du célèbre animateur journaliste : la Bretagne profonde à la fin des années 30, puis Bourges, Paris avec quelques incartades à droite et à gauche. 50 ans d'Histoire, avec la Guerre d'Algérie et la mobilisation étudiante, mai 68, diverses élections présidentielles et leurs répercussions sur les médias, des guerres, des lois, des événements proches ou lointains, des records de traversée de l'Atlantique en bateau etc...

C'est aussi 50 ans d'une carrière au service de l'info par passion. Carrière qui démarre après l'abandon des études de lettres à la Sorbonne, pour entrer dans une école de journalisme. Puis le journal Combat, de la radio (Radio Luxembourg/RTL, France Inter, Europe N°1 (avec des quelques allers/retours), de la Télé (la Une qui deviendra TF1), puis Canal + et l'époque aussi folle que bénie des dieux. Je n'imaginais pas que Gildas avait eu une carrière aussi riche et diversifiée, surtout qu'il faut y ajouter de la production de documentaires. 

C'est donc surtout 50 ans de médias, avec une évolution merveilleuse, pour laquelle Gildas a travaillé comme un forcené et a apporté beaucoup d'audace et de créativité. Au fil des pages, apparaissent de grands noms de la politique, du journalisme, du sport, de la chanson, du cinéma. Certains sont défunts d'autres font encore l'actualité. Mais tous ont laissé une trace ou des moments mémorables dans le P.A.F français (Coluche, Les Nuls, de Caunes, j'en passe et des meilleurs). Bref, avec Gildas, nous sommes dans les coulisses des médias (depuis la fabrication des programmes en passant par les financements, les "mercato", les négociations) et la naissance de grands noms, journalistes, artistes ou sportifs.

Au début du livre, il n'y a que 2 chaines de télé. A la fin, il y a déjà eu Canal Sat et le bouquet, le Cable, TPS, la TNT et, pour le meilleur et souvent pour le pire : internet, ou n'importe qui peut balancer de l'info sans en vérifier la source et l'exactitude n'importe quand. Côté radio, il y a bien sûr eu l'apparition des "radios libres"....

Pour toutes ces raisons, l'autobiographie de Gildas est très intéressante, racontée simplement avec enthousiasme, mais avec une modestie qui ne m'a pas semblé toujours honnête. Certains détails n'étaient pas nécessaires, quelques coupes auraient maintenu le rythme sans voir poindre une certaine lassitude du lecteur. Certaines années m'ont paru interminables ! Après, mais ceci n'est qu'une appréciation personnelle, je ne suis pas forcément admirative devant ces gens qui donnent tout à leur métier, au point d'en négliger leur famille et certains de leurs propres rêves, voire par moment, leur santé... et qui ne s'arrêtent jamais pour savourer. Même si je reconnais bien des mérites, des talents et des qualités à ce fameux Philippe Gildas.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Décembre 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 144 pages - 6.20 €

Parution aux Editions de l'Iconoclaste en septembre 2016

Le sujet : Après avoir conté sa vie dans l'autisme depuis la petite enfance jusqu'à l'adolescence avancée dans "L'empereur, c'est moi", Hugo Horiot se penche sur des bribes de sa vie d'adulte, devenu autiste Asperger "invisible"mais médiatisé, comédien, écrivain jusqu'à la paternité et ce qui s'en suit.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

Mon humble avis : On apprend dans ce livre que "L'empereur, c'est moi" a été écrit dans un sentiment et un moment d'urgence par Hugo Horiot. Déjà lors de ma lecture de celui-ci, j'avais admiré le style magnifique. Ici, ce qui saute aux yeux en premier lieu n'est pas le fond, mais la forme : quelle plume éblouissante ! C'est d'ailleurs cet aspect-là que je loue avant tout avec mes 4 pattes de chat ! Crue parfois, directe toujours, avec toujours une jolie poésie. Une plume qui ne permet plus de doute : Hugo Horiot est avant tout un écrivain avant d'être un autiste asperger. Car être le sujet d'un récit est une chose, mais transformer ce récit en une oeuvre indubitablement littéraire en est une autre ! C'est donc, à mes yeux, ce qui prévaut par rapport à l'aspect récit/témoignage dans ce bouquin, qui pourrait aisément passé pour un roman joliment littéraire.

C'est à force de travail sur lui-même, d'observations, de mimétisme, de passion pour le théâtre qu'Hugo Horiot est parvenue à rendre son autisme discret, voire invisible pour les profanes. En effet, il n'est plus du tout dans les clichés qui ont hélas la peau dure et qui semblent nécessaires aux yeux de la majorité neurotypique pour définir l'autisme... Non tous les autistes asperger ne sont pas renfermés sur eux, ne sont pas "coincés", ne savent pas s'exprimer, ne regardent pas dans les yeux, ne sont pas des génies avec un Q.I exceptionnels... Bien que je soupçonne que le Q.I d'Hugo Horiot de ne pas être sur le plancher des vaches !

Par courts chapitres, comme des extraits de carnets justement, Hugo Horiot développe ou s'attaque à différentes périodes ou situations précises qui vallonnent sa vie, pour le meilleur et pour le pire, pour le plus doux, le plus cruel ou le plus comique si l'on a le sens de l'humour. On ne compte pas le nombre de situations rocambolesques vécues par l'auteur. Ces contextes ubuesques sont toujours liées au choc des cultures entre celle d'Hugo Horiot et neurotypiques qu'il a l'occasion de fréquenter. Par exemple, suite au succès de "L'empereur c'est moi", des journalistes qui voulaient le recevoir sur un plateau télé lui ont soudain demandé : "Mais vous avez une preuve que vous êtes autistes car là, ça ne se voit pas"... Ca peut prêter à sourire, évidemment, mais c'est plutôt rangeant et démontre une fois de plus l'inadéquation et la méfiance de notre société envers tout ce qui touche aux handicaps invisibles et qui demande pourtant un effort parfois surhumain et quotidien à ceux qui les vivent.

Dans cet opus, l'autisme est clairement nommé (ce qui n'était pas le cas dans "L'empereur c'est moi" et assumé, au point qu'en quelques années, Hugo Horiot est devenu un militant très reconnu et médiatisé pour la cause autistique. Mais curieusement, ce récit garde le lecteur à une plus grande distance et pourrait passer pour un témoignage d'une personne lambda qui a des choses intéressantes à dire. Ce prouve qu'Hugo Horiot a presque parfaitement, en tout cas en façade, réussit son intégration... Sauf que l'on sent tout de même des traits du syndrome dans le texte... Comme par exemple le manque de maîtrise des codes sociaux. En effet, plus d'une fois, je me suis surprise à penser qu'Hugo Horiot oubliait un peu la modestie, ce qui rend son texte moins touchant que le premier.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 18 Octobre 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 164 pages - 6.20 €

Parution d'origine aux Editions L'Iconoclaste en 2013

Le sujet : Hugo Horiot est un autiste de haut niveau (Asperger), porte parole de la cause en France. Il raconte ici son enfance d'autiste non verbal jusqu'à ses six ans... Le jardin d'enfant, l'école primaire, le collège puis le lycée, la traversée d'un long enfer, jusqu'à la découverte du théâtre.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Récemment, un de mes proches a été diagnostiqué autiste asperger après une longue errance psycho-médicale. Et quand j'ai évoqué cela dans mon entourage, qu'elle ne fut pas ma surprise de constater le nombre de personne ignorant le terme "Asperger" et sa signification. Parfois, des images toutes faites, l'extrême : "Rain man". Soixante-dix mille Français sont diagnostiqués autistes de haut niveau, mais ils seraient en réalité près de sept cent mille

Aussi, me voici à me documenter sur le sujet pour en parler mieux et comprendre plus en profondeur et peut-être mieux appréhender cette personne qui m'est proche.

Et me voici plongée dans "L'empereur, c'est moi", de Hugo Horiot, qui se lit presque comme un roman rédigé dans un style très brillant et agréable... bref, littéraire. Rappelons qu'il y a autant d'autisme qu'il y a d'autistes, qu'on ne peut absolument pas prendre un exemple pour une généralité... Voilà pourquoi l'on parle de T.S.A (Trouble du Spectre Autistique)

Hugo Horiot nous livre tous ses souvenirs, depuis le premier jusqu'à son entrée dans une école de théâtre qui sera sa révélation et sa libération de son enfer.... Enfin, son enfer, c'est les autres... pour qui la différence est une cible tellement facile pour exprimer méchanceté, moquerie, brutalité... Ca, c'est pour ses "camarades scolaires". Pour les adultes, cette différence est encombrante et doit rentrer dans d'autres cases, des cases à part, au lieu de l'inclure et de profiter de sa richesse.

Hugo, l'enfant non verbal jusqu'à ses six ans, n'est pas sans apprendre, sans ressentir d'émotions (bien au contraire), sans angoisse, sans bonheur en milieu bienveillant. Sa mère, qui se battra pour qu'Hugo ne soit pas institutionnalisé, trouvera moult subterfuges et idées pour qu'un jour l'étincelle ait lieu, le déclic : Hugo parle (évidemment, il sait déjà lire et écrire)

Hugo Horiot, évoque très peu ses colères, ses tics et ses tocs, ce que représente la vie familiale avec un enfant autiste. Non, nous sommes vraiment dans sa tête, autant dans son cerveau qui pense et son âme qui ressent. Le terme "autisme" n'est pas cité non plus. Hugo préfère dire "intelligence atypique". De même, l'apposition du diagnostic et le marathon médical n'est pas décrit. Tout cela, je pense qu'on le trouve dans le roman écrit par sa mère, la romancière Françoise Lefèvre : Le petit prince cannibale (Prix Goncourt des lycéens 1990).

Par contre, Hugo ne cache son courroux contre la bêtise humaine et le nivellement par le bas de notre société et de l'Education Nationale. Un exemple parlant.... Il existe trois formes de langage : familier, courant, soutenu... Au collège, Hugo s'exprime en langage soutenu, alors que les ado ne sa classe se situent en dessous du langage familier... La mère d'Hugo est convoquée par la proviseure... Conclusion : il serait préférable qu'Hugo se mette au niveau de ses camarades de classe. Point. Point. Point.

La suite de ce récit existe déjà (et d'autres écrits aussi de l'auteur Hugo Horiot) : Carnet d'un imposteur... Où il est question de sa vie d'adulte, de comédien, de père de famille. Je vous en rendrai compte d'ici quelque temps.

En attendant, si vous voulez (mieux) connaître le syndrome Autiste (et Asperger), et comprendre, lancez-vous dans ce voyage livresque dans la tête d'un enfant à l'intelligence atypique... ou divergente.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 22 Février 2019

Essai - Editions Point - 240 pages - 4 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2001

 

Le sujet : Le célèbre psychanalyste revient sur sa vie, depuis son enfance où il détestait lire, jusqu'à l'époque où il arpente les plateaux télé, en passant par sa principale activité : la psychanalyse... Le tout en étant toujours perçu comme le contestataire et le controversé... de service ou presque.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : J'ai acheté ce livre chez un bouquiniste voici déjà quelques années, parce que le titre me plaisait et me faisait penser à une chanson du même titre de JJ. Goldman. (Il en faut peu parfois cheeky)

Gérard Miller, certains le connaissent comme psychanalyste, d'autres comme ancien maoïste, d'autres comme chroniqueur de presse écrite et d'autres, enfin, comme chroniqueur télé (notamment dans la bande de Ruquier) . C'est dans cette dernière catégorie que je figure et mes souvenirs me disaient que je pourrais m'amuser un peu dans ces pages, y trouver de l'humour, aussi cynique puisse-t-il être.

Cet ouvrage est sous-titré "Essai" mais il correspond plus à une biographie... Pour la bonne et simple raison que les sujets abordés sont variés (voire fourre-tout) et cités dans l'ordre chronologique de la vie de l'auteur.

Le début est prometteur, frais et effectivement amusant... Le très jeune Gérard Miller n'aime pas lire et se rebelle contre la soumission des personnages de romans à leur auteurs. Vient ensuite l'époque partisane active auprès de la gauche prolétarienne et chez les Maoïste. Nous sommes autour de mai 1968, une période toujours intéressante à recreuser via des témoignages de témoins et surtout d'acteurs. Et puis, notre époque fait un peu écho à celle-ci (Gilets jaunes etc...). Intéressante aussi la scission d'alors entre "communistes" maoïstes et "communistes" restant fidèles Moscou.

Après, Miller nous décrit de long en large ses débuts en psychanalyse, qui deviennent vite une réputation, via l'école de Lacan et les théories Freudiennes.  Mon intérêt s'est effiloché au fil de la complexité du sujet et de ce qui semble être ensuite une "guéguerre" de clochers et de paroisses... attisée par une certaine presse.

Puis, devenu très célèbre, Miller pige à droite à gauche dans la presse et devient chroniqueur télé dans moult émissions où l'on attend souvent de lui qu'il y fasse de la psychanalyse de trottoir... L'auteur s'en plaint, critique le système et l'hypocrisie télévisuels, les programmes décervelants, mais ne semble pas refuser les invitations à débattre ni les chèques qui les accompagnent sans doute. 

Miller clôture sur le sémitisme et forcément, sur l'antisémitisme ambiant dont il est parfois victime.

Bref, un beau programme pour ce livre mais trop de longueurs, trop de sujets (d'où cette impression de fourre-tout). J'ai eu l'impression que Miller avait envie de parler, de parler et de parler... sans être coupé comme à la télé ou sans être limité à une chronique... tout en choisissant le sujet : LUI. Donc paf, un bouquin... Qui m'a paru transpirer un peu trop d'égo centrisme et de fierté... Moi je, moi je, moi je... On me lit, on m'écoute, on me connait... Bref, une mise en avant personnelle qui a fini par m'agacer et me lasser. Le même livre mais bercé d'humilité aurait pu être passionnant, puisque témoin de certaines époques.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 2 Février 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 192 pages - 6.70 €.

 

Parution d'origine au Diable Vauvert en septembre 2015

Le sujet : Révolution, éruption volcanique, tremblement de terre, tsunami dans la vie de mon écrivain / journaliste / voyageur préféré ! Sa compagne (LA femme) est enceinte ! Que va-t-il se passer dans les 9 mois à venir ? Et même dans les 20 ans d'après ? Est-on prêt, après avoir visiter la planète dans toute sa rondeur, à patienter, à se préparer et à assumer ce qui se cache dans un petit ventre rond ?

 

Tentation : Mon écrivain voyageur préféré

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Qui me connait doit s’étonner que j’aille vers ce livre. Je n’ai pas été mère, ne le suis pas et par conséquent, ne le serai jamais. Aussi, les écrits (ou les conversations) qui tournent autour de la maternité me font fuir. Sauf quand c’est écrit et conté par mon écrivain voyageur chouchou et que l’on se penche plus sur la paternité (après tout, les hommes aussi attendent 9 mois pour savoir à quoi le rejeton va ressembler). Alors là, je fonce, j’ouvre le livre et tourne les pages de façon frénétique… Et mes abdos (où ce qui y ressemble) se contractent sous le rire.

Oui, déjà, parce que je sais qu’avec Julien Blanc-Gras, sans désacraliser le sujet ni renier son importance, on trouvera de l’humour à quasi toute les pages de ce journal de grossesse, du mois 1 au jour J !

Ensuite, je sais parfaitement que son bouquin ne va pas tourner qu’autour de son nombril, ni de celui LA femme. Par ce qu’il pense loin, et large mon Julien. Il réfléchit aux conséquences de ses actes autant dans sa petite vie, qui va s’en trouver bien chamboulée, qu’à l’échelle planétaire. Donner la vie… Quel acte essentiel qui engage pour plusieurs vies. La sienne, celle de la Femme, celle de l’enfant… Et celle de la planète. Un enfant à notre époque ? Oui ? Non ? Pourquoi pas ? Evidemment ! Même si l’enfant n’est pas encore né, il est déjà temps de réfléchir à son avenir et à l’éducation qu’on espère lui donner.

Enfin, même si les 9 mois de grossesse se déroulent à Paris, durant ces 9 mois, notre globe-trotter continue à trottiner, faute de galoper, à droite à gauche et se penche sur les façons dont sont vécues grossesses et paternités depuis le Japon jusqu’au Niger.

Loin du ton conventionnel, Julien Blanc-Gras rend le sujet tout aussi marquant et poignant et souvent drôle (faut bien camoufler les angoisses non, et quoi de mieux pour cela que la dérision et l’autodérision ?) et facétieux. Et surtout, profondément humaniste. Il s’adresse autant aux futurs papas paniqués, qu’aux futures mamans qui se demandent bien ce que pense l’Homme mais aussi à tout lecteur (parents ou pas) qui aiment passer un bon moment de lecture sans être lobotomisés ! Et le génie de cet homme et que lors qu’il regarde le nombril de sa femme, il parvient tout de même à nous faire voyager ! Génial non ?

 

« On reproche souvent aux écrivains français de se focaliser sur leur propre nombril. Je vais me concentrer sur celui de la Femme. »

« Le monde ne devient pas plus dangereux quand on devient père, mais notre rapport au danger se modifie. L'enfant ignore les menaces qui l'entourent. Il se jette sous les roues des voitures en buvant de l'ammoniaque avant d'aller accepter les bonbons du vieux monsieur bizarre avec son imperméable et son van. Je viens de comprendre pourquoi on tend à devenir conservateur en vieillissant ». 

"Cette année, la famille revient au centre des enjeux de société. Des hordes manifestent pendant des mois en répétant "un papa, une maman". Le France est déchirée entre ceux qui veulent accorder l'égalité aux homosexuels et les autoriser à adopter, et ceux qui, peu ou prou, considèrent les pédés et les gouines comme des sous-citoyens. C'est une bataille de l'enfant qui se joue dans les rues. 
Des marmots sont enrôlés par leur famille pour scander des slogans homophobes. Statistiquement, une partie d'entre eux se découvrira homosexuelle à l'adolescence. Ils se rendront alors compte qu'ils sont ce qu'on leur a appris à détester. Drôle de conception de la protection de l'enfance. Bonne chance, mes petits gars. "

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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