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Publié le 23 Novembre 2020

Thriller, David Khara, Le projet Bleiberg, nazisme, manipulation génétique, Histoire, avis, chronique, critique

Thriller -  Editions 10/18 - 307 pages - 7.50 €

Parution d'origine aux Edition Critic en 2010

L'histoire : Jay Novacek est un trader newyorkais à la dérive. Un jour deux hommes en uniforme impeccable de l'Air Force est décédé... Alors que Jay ne l'a pas vu depuis plus de vingt ans. En héritage, Jay reçoit un drapeau américain et un médaillon... nazi. Puis c'est sa mère qui est assassinée alors que Jay échappe de justesse à une mort certaine, sauvé de justesse par une étrange personnage venu de nulle part. Aucun doute, voilà Jay en piste pour une véritable course contre la montre, qui le mènera jusqu'aux heures les plus sombres de l'Histoire.

                                        

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : David Khara nous offre ici un thriller très agréable à lire : l'intrigue est aisée à suivre, malgré les nombreux personnages, notamment historiques, et les allers et retours dans le temps (entre 1924 et 1946). Nul besoin de fouiller dans les pages précédentes pour s'y retrouver. Excellent point. Par une narration bien tonique, David Khara nous emmène vraiment dans une histoire de dingue, sans pour autant se montrer prétentieux... pas de prise de tête, un style très fluide et de ci delà quelques pincées d'humour bienvenues. Le tout avec une intrigue qui tient vraiment la route, et qui prend racine dans des faits historiques avérés.

Prenez un jeune trader qui depuis un tragique accident se noie dans l'alcool... Ajoutez un père qui refait surface en étant mort, une mère assassinée, des révélations familiales qui change le regard sur une vie et le monde, une petite nénette agente de la CIA, un monstrueux agent du Mossad, des courses poursuites, des mystères, des pièges, quelques embuscades et fusillades, quelques exécutions sommaires et efficace (pas d'hémoglobine dégoulinante ni de scènes de tortures insupportables) et vous avez là un très bon thriller qui, de New York, vous amène en Suisse, en Israël et en Belgique. On y rencontre Hitler, Himmler et un étrange et terrifiant docteur sévissant secrètement dans les camps de la mort, où il trouve là tous les cobayes nécessaires à ses "petites" expérience. Oui, David Khara base son histoire avec les manipulations génétiques sur les juifs internés... Donc évidemment, on replonge un peu dans l'horreur des camps, mais l'auteur n'insiste pas plus que nécessaire sur ceci. Mais quel rapport peut-il y avoir entre les exactions nazies des années 40 et le présent mouvementé que Jay subit ? Réponse dans le livre.

Les trois personnages principaux deviennent de plus en plus attachants et c'est tant mieux. Car leur humour, leurs erreurs, leur étonnement de novice pour l'un d'entre eux égayent une atmosphère bien tendue... Ce qui donne à ce thriller cet aspect si distrayant, malgré un sacré suspense. Bon la fin est n'est pas très originale (d'ailleurs, je l'avais en partie soupçonnée), mais elle n'enlève rien au plaisir de lecture. C'est vrai quoi, une fin, c'est 10 pages, et le roman 307 pages. Cela laisse pas mal de places aux surprises et rebondissements !

PS : Le projet Bleiberg est le premier tome d'une triologie, mais peut se lire en one shot !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 2 Septembre 2020

Thriller, L'oeil de Caine, Patrick Bauwen, téléréalité, avis, lecture, blog, littérature

Thriller - Editions Livre de Poche - 476 pages - 8.10 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2007

L'histoire : Ils sont dix candidats, d'origines diverses, a attendre de prendre le bus qui les mènera au Palace le Mirage de Las Vegas pour participer à "L'oeil de Caine", le reality show qui passionne l'Amérique. Lors de ce programme, chacun dévoilera son secret. 

Lors de trajet en bus... l'histoire vire au cauchemar. Un intrus violent, l'incendie d'une station service... Puis le trou noir... Le lendemain, nos dix candidats se réveillent hébétés, en plein déserts, dans un lieu sinistre... à mourir. Une ancienne mine abandonnée. Paula une candidate, est retrouvée morte, puis c'est autour de Nina... Manifestement un psychopathe rode... avec des plans machiavéliques en tête. 

 

Tentation : Ma PAL (depuis 7 ans !)

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : L'Oeil de Caine est le premier roman de Patrick Bauwen, qui depuis, est devenu bien prolifique et qui présente un nouveau titre en cette rentrée littéraire : "L'heure du diable". 

Revenons à nos moutons : L'Oeil de Caine se lit tout seul, de plus en plus frénétiquement, comme le veut le genre littéraire. Mission remplie donc et divertissement assuré. Même si, en cours de lecture, on tique un peu, on pense déceler des imperfections, peut-être des invraisemblances... Mais pas évidentes à distinguer quand il y a un taré fini dans l'histoire ! Et puis n'est-ce pas too much par moment ? Peut-être mais est-ce grave, puisque nous sommes dans un roman, dans de la littérature !  

Et puis, soudain, coup de théâtre ! Patrick Bauwen nous a complètement menés par le bout du nez, il nous a bien eu. Chapeau ! Tout s'explique. Son roman est une véritable oeuvre en trompe l'oeil... de Caine ! Et l'intrigue se révèle dans toute son ingéniosité diabolique, et finement ficelée. Un beau coup de bluff !

Il règne dans ce thriller une ambiance à la "dix petits nègres" oups, pardon, maintenant, il faut dire "ils étaient dix". Ici aussi ils sont dix au départ, combien en restera-t-il au final... Un cauchemar tant pour les personnages que le lecteur... Suspens... Surprise.

Evidemment dans cette troupe de dix candidats, enfin, très vite neuf... Tout le monde peut-être coupable aux yeux des autres, surtout que chacun a un secret qu'il ne souhaite peut-être pas voir dévoiler... Donc un climat suspicieux s'installe très vite. Et pourtant, nous lecteur, nous savons "qui" depuis le début. Le "comment" paraît bien mystérieux et le "pourquoi" encore plus, qui serait la clé de l'énigme.

Bien évidemment, ce livre est une critique à peine cachée de notre époque de communication, de la télé réalité qui ne connait plus de limite pour faire le buzz, et amasser les dollars. Au passage, l'auteur dénonce aussi la contrefaçon de médicaments et de vaccins, ceux-ci souvent destinés aux pays Africain, et les conséquences meurtrières.

L'Oeil de Caine finit tout de même sur une belle moralité, certes un peu simpliste, mais nous ne lisons pas un traité de philosophie. Nous ne sommes pas que nos erreurs, aussi graves soient-elles... Et tout le monde a droit à une seconde chance pour montrer son vrai visage, ce qu'il est vraiment.

Bref, un chouette thriller original et audacieux, que je verrais bien en film ! Et qui me fait dire que c'est avec plaisir que je lirai d'autres titres de Patrick Bauwen !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 16 Juin 2020

Puzzle, Franck Thilliez, thriller, folie, littérature, paranoïa, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 479 pages - 8.40 € 

Parution d'origine en 2013

L'histoire :  Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer au jeu ultime, celui dont on ne connaît que le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu.
Suivi, un peu plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voilà longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un "Thilliez", dont Puzzle est donc ma quatrième lecture (très peu pour un auteur aussi prolifique !). Une lecture qui cette fois-ci, me laisse un peu perplexe. Evidemment, le suspense est au rendez-vous et souvent à ce que l'on pense être son paroxysme, pour augmenter encore quelques chapitres plus tard. Tout est fait pour rendre l'atmosphère anxiogène au possible, depuis le décor, la météo, les personnages qui paraissent tous étranges avec sans doute des secrets par forcément avouables. Les pages se tournent donc toutes seules, et "Paranoïa" s'est même invité dans mes "rêves" nocturnes. Bref, il règne comme une ambiance à la "Shutter Islande" (donc pas forcément originale), mais efficace et troublante... où l'on doute de tout et de tout le monde. D'ailleurs, à mi roman, j'ai eu comme un tilt qui m'a fait voir l'invisible, sans que je puisse m'expliquer ce que je voyais vraiment... la fin m'a donné raison, mais impossible aussi de la relier à mon fameux tilt avec détails et précision.

Néanmoins, malgré l'aspect thriller indéniable, j'ai ressenti quelques longueurs et j'ai été agacée de certaines répétitions, tant dans les situations que dans le vocabulaire qui menaient à un style poussif et à certains poncifs. Il m'a aussi semblé buter contre quelques contradictions, mais nous sommes dans un roman où la frontière avec le réel et l'irréel est si tenue qu'on est parfois bien incapable d'expliquer en quoi tel passage nous paraît contradictoire... Mais il faut avouer que  la fin peut potentiellement expliquer ces maladresses de narration... ce qui ne n'efface pas pour autant ces quelques désagréments en cours de cette lecture qui est vraiment très très sombre et l'ambiance très glauque, malsaine.

A préciser que je ne suis pas du tout initiée  à ces fameuses chasses au trésor grandeur nature ni vraiment attirée, donc le la toile principale du roman ne m'a pas captivée plus que cela, d'autant qu'elle est exploitée de façon bien étrange, presque superficiellement... Même si la fin explique aussi cela. Mais pas tout non plus, elle aurait mérité plus de profondeur et de détails.

Bref, j'ai préféré mes autres lectures Thilliez qui mettaient en scène des policiers avec de véritables enquêtes. Il me reste 2 de ses romans dans ma PAL, donc à suivre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Avril 2020

thriller, polar, olivier Norek, bestseller, surface, blog, avis, chronique, livre audio

Polar - Editions Lizzie - 8h26 d'écoute - 19 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en avril 2019

L'histoire : Noémie Chastain est capitaine de police à Paris. Lors d'une intervention qui tourne mal, Noémie se retrouve défigurée à vie et brisée de l'intérieur. Lorsqu'elle pense être prête à reprendre le service, sa hiérarchie trouve un prétexte pour l'éloigner soit disant momentanément dans un lieu plus calme. Bref, on ne veut d'elle... Elle se retrouve donc en poste dans une petite commune rurale de l'Aveyron où sont arrivées et ses méthodes parisiennes dérangent. On ne veut pas d'elle. Noémie pense être recluse dans un mouroir d'ennui... Cette sensation ne va pas durer très longtemps... Car le corps d'un des trois enfants disparus depuis plus de 20 ans refait surface... à la surface d'un lac.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce polar a vraiment été bien visible sur la blogosphère depuis presque un an, et chaque avis que j'ai pu en lire était élogieux. Aussi, quand j'ai vu cet audiolivre disponible à la bibliothèque, je me suis ruée dessus... et bien m'en a pris.

Car Surface est vraiment un excellent polar, magistralement ficelé et narré. Tout y est à mes yeux (et mes oreilles vu mon format de lecture) pour en faire un coup de coeur, un roman parfait dans son genre.

Déjà, et pour cela particulièrement j'applaudis l'auteur, ce n'est pas un pavé. Aussi, Olivier Norek est dans une efficacité pure, le rythme n'est jamais interrompu, nous ne perdons pas de temps dans moult descriptions et digressions, au contraire de la plupart des polars/thriller actuels. Cela n'empêche pas l'auteur de bien poser son sujet, ses personnages, le lieu du déroulement de l'histoire, et même et surtout, l'atmosphère, typique d'une région reculée de province. Un village où tout se sait et tout se tait. Une commune où tout le monde connait tout le monde, ce qui modifie forcément les rapports entre les forces de l'ordre et la population.

Nous sommes ici dans une commune qui a été complètement déplacée en 1994, suite à la construction d'un barrage hydraulique qui a noyé l'ancien village. Et à cette même époque, deux garçons et une fillette de 10 ans ont disparu. L'enquête de l'époque n'a pas mené à grand-chose... Sauf à un potentiel enlèvement des enfants par "l'ogre" local... L'étrange, l'indésirable de la commune disparu en même temps. Et voici que dans un fût d'acier, resurgit le corps d'un de ces enfants, à la surface du lac.

Noémie va donc être confrontée à une enquête inédite dans un tel lieu. Elle va devoir composer avec les mentalités locales et en même temps, malgré sa froideur et sa raideur, se faire accepter par son équipe. L'évolution de son personnage est particulièrement bien soignée. D'antipathique dans les premiers temps, Noémie devient de plus en plus accessible, tant pour son équipe que pour le lecteur. Elle devient même attachante. A sa décharge, n'oublions pas qu'elle se remet difficilement d''une lourde opération, qu'elle est défigurée et qu'elle surmonte peu à peu un gros Stress Post Traumatique. D'ailleurs, c'est avec précisions qu'Olivier Norek décrit cet état : son pourquoi, son comment, son cheminement et son après.

L'enquête est on ne peut plus captivante, bien menée. L'auteur n'est pas avare de suspense, ni de rebondissements, ni de finesse psychologique et d'authenticité pour parvenir à un final que personne ne peut imaginer. Le tout dans une ambiance intimiste, tout en nous épargnant les détails difficilement supportables. Bref, beaucoup d'humanité malgré un contexte difficile.

Bref, je me suis régalée de cette lecture, et j'ai donc découvert un auteur de polar que je ne connaissais pas... Ce n'est donc qu'un début pour moi, mais un début très prometteur ! Une lecture sans fausse note, ni en surface, ni en profondeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 1 Février 2020

roman, la fille à ma place, catherine le goff, thriller, littérature, avis, chronique, blog

Roman - Editions Favre - 191 pages - 17 €

Parution le 23 janvier 2020 : Nouveauté !

 

L'histoire : La vie de Nin bascule en quelques instants... Lorsque, aveuglé par l'amour excessif qu'elle porte à son conjoint, elle tue la maîtresse de celui-ci. La voilà contrainte à la fuite, qui de France, la conduira en Italie et aux Etats-Unis. Mais surtout, celle-ci l'amènera à rencontrer son père biologique et surprise... sa soeur jumelle qu'il a élevée... Secret de famille, peur de l'abandon sont au coeur de ce roman qui commence donc par un meurtre...

 

 

Tentation : Le pitch de l'éditeur

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Le pitch de l'éditeur, annonçant un thriller sous tension était très alléchant. Mais mon engouement s'est délité au fil de ma lecture, même si je salue bien bas la belle pirouette finale,  vraie surprise, qui permet de refermer le livre en se disant : Ah, tout de même... malgré tout.

Le début est parfait, vraiment sur le rythme d'un thriller, avec cette cavalcade de Nin, qui la mène à droite et à gauche, que l'on sait poursuivie par des tueurs payés par le père de la victime. Les découvertes sont nombreuses et inattendues (comme le père biologique et la soeur jumelle, Anna. - On apprendra au fil des pages pourquoi elles ont été élevées séparément, sans connaître l'existence de l'autre). Bref, la lecture est alors prenante et agréable... Puis cela s'est gâté pour moi... 

L'aspect thriller a fondu au point de presque disparaître, et que je me dise que ce roman est mal estampillé et le pitch de l'éditeur "sur vendeur", ce qui amène des déceptions lorsque l'on semble nous promettre autre chose. Car l'aspect fuite et réel danger, donc tension pour le lecteur, ne dure pas très longtemps.

En fait, les sujets évoqués (à résonance psychologique/psychiatrique) par l'auteure m'ont paru survolés. Et c'est dommage, car en tant que psychologue de métier, Catherine Le Goff avait forcément matière et connaissances pour approfondir le tout et le rendre ainsi vraiment intéressant et enrichissant. Mais non. De même, le père biologique "solutionne" tous les problèmes de Nin, sans que l'on sache vraiment comment. L'histoire se déroule sur tellement d'années que l'on en ignore le nombre, et cela m'a un peu handicapée. D'autant que j'ai relevé un anachronisme qui m'a fait bondir.... L'un des personnages a perdu sa femme il y a des années lors des attentats de New York en septembre 2001... Donc clairement dans le passé, puisqu'il y a eu deuil, abandon d'une maison... et avant l'apparition de Nin dans sa vie etc... Bref, dans le texte, on sent vraiment que du temps a passé dans la vie du personnage... Hors, page 137, en entête d'un chapitre, on lit "Au matin du 28 octobre 2001", soit un mois et demi après les attentats.... Bref, j'ai vraiment trouvé que cela ne collait pas.

De plus, j'ai eu la sensation que l'histoire était un peu un prétexte "fourre-tout", pour y évoquer les centres d'intérêts ou les rêves de l'auteure... En effet, Nin devient chanteuse, publie un disque qui l'amène tout de même à être invitée dans une émission télé, mais tout cela n'est pas du tout développé. Pas même secondaire, mais tertiaire... Donc inutile dans l'histoire. Ebauché mais pas développé, ni exploité. Certes, les bagages socio-psychlogiques que l'on porte en soi et qui peuvent mener à passer à l'acte impensable sont bien montrés. Montrés oui, mais analysés en profondeur non.

Dommage, le point de départ était bon, les rebondissements intéressants. Mais pour une fois, je vais dire que ce roman aurait mérité à être plus long, avec une psychologie plus étudiée et approfondie pour me plaire. Et surtout, que le suspense et le rythme thriller soir présent du début à la fin. J'attendais bien plus de ce roman prometteur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 11 Décembre 2019

Polar - Editions Audiolib - 5h20 d'écoute - 19.50 €

Parution d'origine en 1994 chez Viviane Hamy

L'histoire : A Rome... Des dessins de Michel Ange sont volés à la bibliothèque du Vatican. Henri Vallubert, grand expert d'art parisien, meurt empoisonné en pleine fête devant le palais Farnèse. Son fils Claude et deux de ses amis avec qui il forment le groupe des empereurs (Claude, Néron et Tibère, comme ils se nomment entre eux), traînent leur résidence dans la ville entre nonchalance mais avis bien précis. Ajoutez à cela une veuve envoûtante, une bibliothécaire aussi rigide que dévouée, et un cardinal qui connaît tout le monde, il y a assez pour que l'inspecteur Valence, envoyé spécial du gouvernement français pour éclaircir, voire étouffer l'affaire si besoin, y perde son latin !

 

 

Mon humble avis : Ce roman est le troisième publié par Fred Vargas, même s'il a été rédigé bien des années avant sa parution. Aussi, celui-ci ne date pas d'hier !

Ceux qui vont mourir te saluent est donc un bon polar à l'ancienne... mais à la sauce Vargas, donc avec un petit plus et une signature que l'on retrouve avec plaisir. A savoir, des personnages hors du commun, haut en couleur, fantasques qui donnent à cette enquête relativement classique dans le fond une forme très fantaisiste et donc particulièrement divertissante, voire même parfois amusante. En effet, les trois protagonistes qui se font appeler par des noms d'empereurs ne sont pas sans surprises, depuis leur caractère, leur manière de déclamer des évidences avec un faste désuet ou encore, de voir monde et choses. Aussi, avec eux, certains dialogues valent leur pesant de caramels mous comme on dit !

Avec les personnages, nous déambulons avec ravissement dans les rues de Rome, dans l'enceinte du Vatican, et dans les entrailles de la Vaticane, la bibliothèque si riche et particulière de ce dernier. L'auteure laisse toute liberté à notre imagination pour habiller les lieux. Donc pas de descriptifs interminables. L'inspecteur Valence, dont le portrait n'a rien à envier célèbre Adamsberger, fait plus ou moins équipe avec la police italienne menée par Ruggeri. Les pistes, bonnes comme fausses, se multiplient, se divisent, forment parfois de sacrés carrefours avec moult directions possibles, voir des demi tours... et de ce fait, les rebondissements abondent et démontrent qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Aussi simple et limpide puisse paraître en enquête, celle-ci réserve toujours son lot de surprise et ici, jusqu'aux toutes dernières pages.

Bref, un polar bien agréable à lire ou à écouter, qui divertit et balade son lecteur sans stresse, ni litres d'hémoglobine !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 1 Septembre 2019

thriller, avis, chronique, Patricia Hespel, la fille derrière la porte, blog

Thriller - Editions Pocket - 339 pages - 7.20 €

Parution d'origine aux Editions "Les nouveaux auteurs" en avril 2017

L'histoire : Suite à l'adultère de son mari, Emmy, en grande dépression, a tout perdu : ses enfants, son boulot, sa vie de famille, bref, le bonheur, ou au moins un semblant de bonheur.

Alors qu'elle touche le fond, enfin une main se tend... Celle de sa voisine, qui entreprend de la remettre sur pied. Emmy accepte cette main, elle s'en mordra les doigts.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Ce thriller a reçu le Prix du Suspens Psychologique, prix ayant comme principal membre du jury Franck Thilliez himself. Autant dire que c'est une excellente référence pour choisir un bouquin frémissant, et que cette référence est largement méritée !

Je vous préviens tout de suite, mieux vaut prévoir une longue plage de temps libre pour vous plonger dans cette histoire, pour éviter de devoir interrompre votre lecture à de multiples reprises. Car les flash-back sont nombreux, dans différentes périodes pars forcément chronologiques et ce pour les deux principaux personnages. Aussi, pour garder tous détails et indices potentiels, je vous conseille de bien vous installer et de vous déconnecter du monde réel le temps qu'il faudra !

Que dire pour vanter un thriller sans spoiler et gâcher le plaisir des futurs lecteurs que vous pouvez être...  Oui, le suspense est implacable, et va en grandissant, juste qu'à devenir limite insupportable. Mais en même temps, l'auteure nous réserve tellement de surprises, de rebondissement, de faux semblants qu'on ne peut pas lâcher le bouquin. Pour une fois, car c'est rare, les deux personnages principaux de ce thriller sont des femmes... Que ce soit du côté de la gentille ou de la méchante, de la chanceuse ou de la malchanceuse. Ces personnages sont très fouillés, jusque dans leur lointain passé et, même si l'on ignore comment, tout finira par s'imbriquer et "s'expliquer". Je mets des guillemets car difficile d'expliquer quand la folie s'installe dans une âme. Et là, la vengeance va loin, très loin, le schéma du roman est extrêmement travaillé et tient du génie. Comment l'idée d'un tel roman peut sortir d'un cerveau ? Et surtout, pourquoi pas du mien ! Le dénouement est on ne peut plus imprévisible ! Le tout, avec un rythme crescendo, qui ne faiblit pas !

Le Plan de cette fille derrière la porte est vraiment diabolique, nous conduit dans le milieu S.M et nous dit haut et fort : méfiez-vous des mains tendues et toujours, oui, toujours, ne laissez jamais personne avoir une emprise psychologique sur vous, quel que soit votre état. Car au-dessous du trou où l'on peut être, il y a pire, il y a l'enfer !

Vous cherchez un bon thriller pour vous divertir ou vous changer d'autres lectures plus "conséquentes", vous avez donc ce qu'il vous faut : la fille derrière la porte.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mars 2019

Thriller, Suisse, Finlande
Horrora borealis, de Nicolas Feuz

Thriller - Editions Livre de poche - 283 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Slaktine & cie en 2016

L'histoire : Un festival musical sur le bord d'un lac suisse finit en bain de sang. Walker est là... entre le statut de victime et de coupable. Le flic Boileau arrive pour "négocier avec lui"... Mais pour démêler tout cela, il faudra pouvoir répondre à la question suivante : que s'est il passé en Laponie douze en plus tôt... Alors que la famille Walker, à priori sans histoire passait là-bas quelques vacances et qu'un seul des cinq membres en est revenu vivant...

 

Tentation : La Laponie

Fournisseur : Ma PAL

 

Un thriller qui vous emmène en Laponie Finlandaise.

 

Mon humble avis : Voici un chouette thriller, de très bonne facture, qui a la qualité principale d'être rondement mené et de ne pas s'éparpiller. Il va droit au but en 283 pages, à une époque où polars et thrillers deviennent systématiquement des pavés. Et oui, il est encore possible d'écrire une bonne histoire flippante (raisonnablement), efficace en moins de 300 pages sans fioriture et sans blablas de remplissage ! Rien que pour cela, bravo Nicolas Feuz !

A part ça... Des premières pages un peu difficiles à suivre, le temps que l'ensemble s'installe et que l'on comprenne la construction du roman.... Entre présent (la Suisse) et passé (La Laponie). Une fois ce rythme saisi et acquis, et bien les pages se tournent toutes seules et de plus en plus vite.

L'auteur suisse sait bien manipuler son lecteur... Si je relisais "Horrora Borealis", peut-être dénicherais-je quelques indices mettant la puce à l'oreille et annonçant les rebondissements, voire les coups de théâtre (oh oui, à ce niveau-là, ce n'est plus du rebondissement) on ne peut plus inattendus qui concluent cette histoire glaçante à plus d'un point (les températures polaires lapones, l'atmosphère, les événements étranges et évidemment les meurtres commis on ne peut plus de sang froid avec cette température ambiante). Certes, une fois la dernière page lue, mon cerveau a continué à réfléchir et à mettre en doute certaines révélations. "Oui mais si ceci et untel, est vraiment possible que ceci ou cela, c'est un peu gros non ?" Et puis, j'ai fait taire ma boite à penser, me disant qu'après tout, un lourd traumatisme peut aussi tout expliquer. Et surtout, pourquoi s'interroger quand on a vraiment pris son pied en lisant en livre, qu'on l'a dévoré ?

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 8 Février 2019

Thriller - Editions Pocket - 279 pages - 6.95 €

Parution d'origine chez Fleuve Noir en 2007

L'histoire : Benoit est flic... Au retour d'un stage à Dijon, il s'arrête sur la route pour secourir une femme en panne de voiture. Une très jolie femme... Ce qui n'est pas pour déplaire à Benoit, dont la réputation de Don Juan n'est plus un secret pour personne. Evidemment, il la reconduit chez elle et accepte un "dernier verre", qui lui sera peut-être fatal. En effet, le lendemain, il se réveille endolori enfermé dans une cage, dans une cave. Sa géôlière est prête à tout pour le faire avouer. Avouer quoi ? Benoit devine vite le moindre aveu signera son arrêt de mort. Avouer, nier ? Combien de temps résistera-t-il aux persécutions, sévices et

tortures de la belle rousse ?

Tentation : Envie d'un bon thriller

Fournisseur : Ma PAL !

Mon humble avis : Quatre pattes de chat et non cinq, juste parce que je n'ai pas aimé la fin... Ce qui est secondaire et très subjectif, en fonction des sensibilités personnelles.

Parfois, je me demande si je ne vis pas sur une autre planète. Ce thriller n'est pas récent, et n'est pas le premier de Karine Giebel... Certes, je sais depuis un moment que cette auteure existe, mais c'est la première fois que je me plonge  dans une de ces histoires. Erreur, j'aurais dû le faire depuis bien longtemps...Même si, j'avoue, je ne lirais pas Giebel tous les jours pour deux raisons : trop addictif (on ne veut rien faire d'autre temps que l'on n'est pas à la dernière page) et puis son terrain de prédilection malmène sacrément les âmes sensibles. Pour ce genre de littérature, ce roman est assez court, et c'est parfait pour moi : la psychologie des personnages est très bien travaillée et étant donné la nature des tortures infligées à Benoît, je n'aurais pas supporté des centaines de pages de plus qui n'aurait qu'ajouter de la longueur à un récit qui n'en n'a pas besoin. C'est concis, concentré et terriblement efficace ainsi !

Ce thriller est diabolique et son intrigue on ne peut plus machiavélique. Nous sommes presque dans un huit clos, dans cette cave, avec un Benoit de plus en plus mal en point (à tous les niveaux) et cette belle rousse de Lydia à l'imagination de plus en plus débordante et toujours plus décidée. De temps à autre, Karine Giebel nous sort de là, comme pour nous permettre de reprendre un peu notre respiration, pour nous laisser accompagner les copains flics de Benoit, qui évidemment, le recherchent. C'est un peu la différence avec Misery de King. Le lecteur sort de temps en temps de l'antre cauchemardesque.

Tout au long du roman, le lecteur se questionne : Coupable le Benoit ou innocent. Pourtant, dès le début, l'auteure donne un indice qui oriente bien vers une machination. Après, les indices ne mènent pas toujours dans la bonne direction et de toutes façon, Karine Gielbel maîtrise manifestement l'art de balader son lecteur, tout en le tenant prisonnier !

Karine Giebel nous montre ici qu'un bourreau peut facilement devenir victime et une victime devenir bourreau. Victime de quoi ? Coupable de quoi ?

Vous le découvrirez en lisant ce thriller, qui après un suspense insoutenable et tenace, offre un dénouement inimaginable et génialement imaginé !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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