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Publié le 24 Août 2018

Thriller - Editions Audible - 13h52 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez X.O en 2016, existe aussi en pocket

 

L'histoire : Oslo, hôpital psychiatrique de Gaustad. Un patient est trouvé étranglé dans sa cellule. Sur son front, gravé les chiffres 488. Le patient 488 était dans cet hôpital depuis 30 ans, sans que personne ne sache vraiment qui il était, ni la raison réelle de sa présence. L'autopsie est sans équivoque. Cet homme est mort de peur... Pour l'inspectrice Sarah Geringuën, c'est une longue, haletante et dangereuse enquête qui commence. Celle-ci la mènera à Paris, sur une lointaine et méconnue île au fin fond de l'Atlantique et aux Etats-Unis, le tout en compagnie de Christopher, un journaliste Français, qui se bat pour la vie d'un enfant.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Lors de mes récentes vacances dans le Cantal, il me fallait un livre audio assez long pour mon aller/retour en voiture, et une histoire assez captivante pour éviter ennui et endormissement ! Le cri a donc rempli mes objectifs !

L'intrigue est effectivement passionnante, bien qu'effroyable, dans le sens où elle se base sur des faits et des recherches scientifiques réels. Faits qui nous font dire que l'Homme est vraiment taré, que ce n'est pas nouveau. Mais rassurez-vous si vous êtes une âme sensible, ce roman ne comporte pas de scène physiquement insoutenable. Par contre, psychologiquement, c'est autre chose. En effet, Le cri nous dévoile les recherches faites "sous le manteau" par et pour la CIA (au début en tout cas), dans la période juste après-guerre (la 2ème GM)... Ceci, pour trouver étudier la peur originelle, commune à tous et exploiter ces connaissances pour plus ou moins programmer les soldats et les espions de l'époque. Certaines explications sont restées assez vagues pour moi et à la fin de ma lecture, il me restait pas mal de zones d'ombre, malgré les recherches très approfondies de l'auteur sur son sujet. Mais cela ne m'a pas empêchée du tout d'être scotchée par cette audio lecture au fil des kilomètres avalés, tout en restant vigilante sur ma route.

Ce n'est pas vraiment spoiler que de dire qu'il est question aussi de la vie après la mort, et des conséquences sur les diverses religions qu'auraient certaines découvertes ou révélations.

L'histoire est franchement bien construite, fascinante, et ne laisse pas de place aux temps morts, tant elle est bien menée et que les rebondissements arrivent toujours à l'heure. Le suspense est  prodigieux et met nos nerfs à rude épreuve.

Bon, j'ai tout de même tiqué quelques fois, notamment sur les "comme par hasard". Comme par hasard, nos deux héros sont toujours joignables sur leur GSM, même sur une île perdue dans l'océan Atlantique et dix pieds sous terre, le tout, sans jamais tomber en panne de batterie (j'aimerais bien connaitre leur secret !). Comme par hasard aussi, lorsque Sarah et Christopher découvre du matériel scientifique datant des années 60 et enfermé depuis plus d'un demi-siècle, et bien tout fonctionne à merveille ! De ce côté, Le cri manque un peu de crédibilité.

Mais peu importe, Le cri reste un très bon thriller, sur un sujet original, qui vous emmène dans les profondeurs de l'âme humaine, tout en vous divertissant. A ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Juillet 2018

Polar - Editions Pocket - 427 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine au Cherche Midi en 2009

 

L'histoire : A San Francisco, il y a Bill, un flic à la retraite penchant bien sur le Whisky. A Paris, il y a Anne, animatrice d'émissions culinaires à la télé. Depuis 25 ans, Anne attend que Daniel, son amour fulgurant de jeunesse vienne de Californie la rechercher, comme promis... Elle se décide alors à traverser l'Atlantique pour comprendre pourquoi Daniel n'est jamais revenu... Elle découvre là-bas que Daniel a été assassiné. Sa route traversera celle de Bill, qui accepte pour elle de rouvrir le dossier "Daniel Harling", sur lequel il a vaguement travaillé à l'époque.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Mon enthousiasme sans limite pour "L'enfant aux cailloux" (enthousiasme quasi général d'ailleurs) de Sophie Loubière m'a naturellement menée sur cet autre roman de l'auteure : "Dans l'oeil noir du corbeau". D'autant plus que celui-ci est estampillé de la mention "Thriller"... Autre motivation pour en faire une lecture estivale qui m'emmènerait à San Francisco.

C'est maintenant que cela se gâte et je rappelle que mon billet est un ressenti de lecture en fonction de mes goûts et qui n'engage que moi...

Déception totale. La cata... Lecture subie... Ennui...Jamais dans ma vie de lectrice je n'ai lu autant de pages en diagonale histoire de finir par en voir le bout... donc l'issue.

Thriller ? Pas du tout. Polar ? A peine, peut-être pour l'ambiance terne et le flic alcoolo. Drame personnel/passionnel certainement, mais intérêt romanesque très limité. A mes yeux en tout cas, ce livre déçoit à cause d'une mauvaise orientation éditoriale. Quand on attend un thriller, les frissons et les nuits raccourcies qui vont avec et qu'on ne trouve rien de cela au fil des pages, ben forcément, cela énerve et déçoit.

Je n'ai éprouvé aucune empathie pour Bill et Anne, les deux principaux protagonistes de cette histoire. Pire même, ils m'ont agacée, malgré leurs problématiques personnelles. D'enquête il n'est quasiment pas question, mise à part une relecture du dossier de l'époque.

Par contre, que de détails inintéressants, qu'ils soient architecturaux, vestimentaires, gestuels. Que de répétitions dans les vagues à l'âme et les pensées intimes des deux personnages !

En fait, toutes les cinquante pages, j'ai eu l'impression que l'intrigue allait enfin commencer, pour repartir pour cinquante pages de blablas.

A mes yeux, ce "thriller" se rapproche beaucoup plus d'un guide touristique des bonnes adresses culinaires de San Francisco que d'un polar. Les pages sont truffées de références musicales et/ou vaguement historiques qui donnent un aspect étalage de confiture sur une tartine... Quand le sujet est faible, on l'étale pour qu'il prenne de la place, en l'occurrence ici 427 pages.

Amateurs de thrillers/polars, je vous conseille de passer votre chemin. Par contre, les fins gourmets et les cordons bleus se régaleront sans aucun doute, la romancière ayant voulu écrire un polar (raté pour moi) culinaire (sans doute réussi) : descriptions de plats, de recettes conçues par des chefs, listes de courses et d'ingrédient tous plus fin les uns que les autres prennent une large place dans ces pages... Trop large pour moi, qui suis tout sauf fin-gourmet ! Donc pour l'aspect culinaire, ce roman peut trouver son lectorat !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 30 Juin 2018

Thriller - Editions Livre de Poche - 316 pages - 6.10 €

 

Parution d'origine en 2001 chez Albin Michel

 

L'histoire : New York, fin des années 90 début 2000... C'est d'abord Gloria, une fillette qui disparaît. Son tueur envoie plus tard une lettre à sa mère, lettre détaillant l'immonde fin Gloria... Puis un prostitué est retrouvé atrocement mutilé, avant qu'un jeune handicapé mentale disparaisse d'un parc...

Les flics du 21ème district sont sur les dents, avec Stan Levine à leur tête... Stan qui va un peu trop provoquer ce serial killer et qui le paiera très cher...

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Et bien... Dans ma vie de lectrice, j'en ai "rencontré" des serial killers complètement tarés, mais ce Nichols tient le haut du podium et de loin ! Au point qu'au cours de ma lecture, j'en venais à me dire que des auteurs tels que Maxime Chattam et Jean-Christophe Grangé pouvaient aller "se rhabiller".

Le cinquième jour va vraiment très loin dans l'horreur, le sadomasochisme, la perversion sexuelle et le détraquement mental. Ce n'est pas vraiment spoiler que de dire que cela va jusqu'au cannibalisme cuisiné (on l'apprend dans les premiers chapitre), quel que soit l'âge et le sexe de la victime, et le crucifixion. Aussi, on ne mettra pas ce thriller dans toutes les mains. Ames sensibles, même un minima, s'abstenir... Ce cinquième jour met vraiment mal à l'aise...

Et pourtant, c'est tout de même un bouquin et une enquête rudement bien menée et diablement efficace.

En fait, on connait le coupable dès le début, puisque les chapitres alternent entre les actes et la vie d'Egard Nichols et l'enquête policière, menée par THE super flic de New York. Donc la question n'est pas qui... Mais quand la police va serrer ce cinglé et surtout, arrivera-t-elle avant qu'il ne soit trop tard... Puisqu'à mi roman, Nichols donne un ultimatum de cinq jours avant d'achever sa dernière victime en date...

Il faut savoir que pour construire le personnage de Nichols, Maud Tabachnik s'est inspirée d'un des pires sérial killers de l'Histoire des Etats-Unis, qui, dans les années 30, fut soupçonné de plus de 200 meurtres avant de passer sur la chaise électrique.

L'atmosphère du New York de l'époque, avec ses bas-fonds est parfaitement rendue, tout comme l'aspect mouvant de la grosse pomme. Quand j'ai acheté ce livre, je n'avais pas vu qu'il était si ancien. Cela se sent un peu dans les méthodes policières, le matériel utilisé (très peu de téléphone portable etc), et les Twin Towers dominent toujours la ville.

Le cinquième jour est donc un très bon thriller pour ceux qui ne craignent pas le gore (il est aussi question ici, même si de loin, de Snuff Movies pédophiles...)... Je le répète, à ne pas mettre dans les mains de n'importe qui, et encore moins dans celle d'un ado...Car ce roman, qui casse certains codes du schéma thriller (je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler) est vraiment dérangeant, même si captivant parce que super thrillant ! J'avoue que pour moi, c'était too much, mais j'ai été tenue prisonnière de l'intrigue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 18 Mai 2018

Polar - Editions J'ai Lu - 475 pages - 8.20 €

 

Parution d'origine en mars 2015 chez Flammarion

 

L'histoire : Un trio de suicides qui n'en sont sans doute pas, puisque tous accompagnés d'un étrange symbôle qu'Adamsberg finit par identifier comme étant une guillotine ! Et voilà toute la brigade sur la piste d'un tueur inconnu, voire invisible ! Cette enquête emmène toute l'équipe autant sur la glaciale Islande que dans une société secrète, qui ne fait que rejouer la Révolution et la Terreur, avec comme personnage centrale : Un Robespierre plus vrai que nature !

 

Tentation : envie d'un polar !

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

Mon humble avis : Je me suis R-E-G-A-L-E-E de ces temps glaciaires. Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de Vargas ! A tort bien sûr, surtout que ce roman a bénéficié de bonnes critiques et chroniques lors de sa sortie.

Je pense que ça y'est, j'adhère tout à fait au style Vargas, à ses personnages, ses dialogues et ses situations décalées, qui amènent une dose, sacrée et bienvenue, d'humour. Car le premier roman que j'avais lu de cette auteure prolifique m'avait à l'époque menée à un tel désappointement que je n'avais guère apprécié "Debout les morts".

Ici, Vargas nous fait voyager tant géographiquement que dans le temps ! De Paris, nous voici dans les Yvelines dans un coin tellement paumé qu'il se nomme "le creux", et ensuite, direction une île toute aussi isolée à quelques encablures de l'Islande. Cette île serait habitée par un esprit malin dont par fainéantise, je n'écrirai pas le nom ici (Ben oui, les patronymes islandais, on se donne rarement la peine de les recopier !). En tout cas, nous voici bien plongés les mystères et légendes de cette île polaire

Voyage dans le temps aussi, puisque les meurtres actuels semblent être liés à une sombre histoire qui remonte à une dizaine d'année. Liés, oui, non, oui, non, peut-être, nullement, impossible, fausse piste donnée par le tueur, oui, non, pourquoi pas... Mais Adamsberg, contre l'avis de son équipe que se trouve divisée, y crois toujours. Et même plus qu'y croire, il le sent !

Voyage dans le temps aussi quand le passé et l'Histoire s'invitent dans le présent. Car il semble que ces trois faux suicidés participaient occasionnellement à des réunions un peu spéciales et secrètes. Des fanas de l'Histoire, des Robespierristes ou des antirobespierristes se regroupent régulièrement pour reconstituer les grands moments de l'Histoire et de la Terreur. Chacun joue un rôle précis dans ces mises en scènes, déguisements et jeux d'acteurs à l'appui, le tout dans un anonymat garanti.

Pour nous lecteurs, c'est l'occasion de bonnes révisions d'histoire, de rencontres avec Robespierre, Danton, Sanson le bourreau et bien d'autres personnages plus ou moins illustres du XVIIIème siècle. En tous cas, via son personnage "puits de savoir" Danglard, Fred Vargas, revient à force d'érudition et d'anecdotes sur cette période de historique des années 90 (euh, de 1700 hein !) que les non-initiés n'ont plus trop en tête. C'est bien fait, accessible et réellement intéressant.

L'enquête, quant à elle, même si elle s'englue dans une boule d'algues (dixit Adamsberg) est captivante, bien ficelée et ne manque pas de rebondissements en tous genres !

Temps glaciaires est pour moi une très chouette lecture, aussi divertissante qu'instructive, à la sauce fantastique et suspense polar ! Du vraiment bon Vargas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Août 2017

Thriller - Edition J'ai Lu - 377 pages - 7.80 €

 

Parution en octobre 2016

 

L'histoire :  Aéroport de Fort Worth, Dallas. Deux voyageurs essoufflés viennent de rater leur vol pour Paris et se le reprochent mutuellement : Enzo Meazza, un criminel en col blanc tout juste sorti de prison, et Janet Livingston-Pierce, ingénieur en déplacement professionnel. L'avion explose quelques secondes après son décollage... A peine remis du choc, ils sont pris pour cible par des hommes armés. Pourquoi en ont-ils après eux ? Leur commanditaire serait-il le mystérieux Griffon traqué par le FBI depuis des années ? Une seule certitude : Janet et Enzo n'auraient jamais dû se rencontrer...

 

 

Tentation : Pitch et auteur

Fournisseur : Ma CB lors du salon de Rennes

 

 

Mon humble avis : David Khara... Un auteur Rennais que je vois chaque année au salon du livre de Rennes depuis que nous y allons entre blogueurs de l'Ouest... Autant dire, 7 ou 8 ans... Et que je n'avais jamais lu...  Et cette année, David Khara m'a convaincue d'emporter ce livre inédit paru directement en format poche chez J'ai Lu. 

Rien de tel qu'un bon thriller en été, surtout quand on peine sur un autre ouvrage ! Comme ça m'a fait du bien de dévorer un livre, de ressentir l'impatience d'y retourner et de tourner les pages.

Et Atomes Crochus diffère franchement des thrillers que l'on s'habitue à bouquiner depuis quelques années et qui développent souvent une surenchère de l'horreur criminel... Rien de tout cela dans Atomes Crochus, pas de scène gore insupportable ni de surplus d'hémoglobine qui inquiète XXL sur la "nature" humaine. Ici, on est plus dans l'action et les courses poursuites. Et puis, ce n'est pas spoiler de dire que cela finit bien, puisque l'auteur lui-même déclare haut et fort lors de conférences qu'il aime écrire des histoires qui finissent bien.

En effet, alors qu'Enzo et Janet ont échappé miraculeusement à l'explosion criminelle d'un avion (puisqu'ils n'étaient pas dedans hein, pas non plus de raison tirée par les cheveux !), ils sont poursuivis par deux impitoyables tueurs qui travaillent à la solde de... vous verrez bien. Et puis il y a aussi le FBI qui ne traîne pas loin, persuadé qu'Enzo cache encore quelque secret.

Bref pas d'ennui dans ce roman entraînant, distrayant, purement agréable à lire. Bien sûr, après cette lecture, on ne se fait pas plus d'illusion au niveau de la probité de certains hommes politiques ou de dirigeants de multinationales. Nous plongeons aussi dans les actions de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, dont le siège se situe à Vienne, et les conséquences qu'elles peuvent provoquer ou éviter. J'y ai appris aussi avec étonnement que la City de Londres est une ville et un comté à l'intérieur de la capitale britannique, administrée par la Corporation de la City de Londres, sous l'autorité du Lord-Maire. Les rois et reines ne peuvent y pénétrer sans son autorisation ni sans se débarrasser symboliquement de leurs attributs royaux. Etonnant non ? Intéressant en tout cas !

Bref, nous avons là un très bon polar, rythmé, qui mêle un peu d'humour et de romance, qui n'oublie pas les fameux rebondissements qui déroutent le lecteur et renouvellent son intérêt. Le tout dans un style fluide et agréable. Donc aucune raison de passer à côté d'Atomes Crochus. Bonne lecture les amis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 5 Février 2017

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 515 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2002

 

L'histoire : Leland Beaumont est mort il y a un an. L'inspecteur Joshua Brolin est bien placé pour le savoir, puisque c'est lui qui lui a tiré une balle dans la tête alors que le boureau de Portland s'apprêtait à faire de Juliette son énième victime.

Et pourtant, à Portland, on retrouve un corps puis un 2ème atrocement mutilé avec la signature propre à Beaumont, signature connue de lui seul et de la police.

Un serial killer peut il revenir d'outre-tombe ? Non... Mais c'est une terrible enquête pour Joshua, qui se frottera à l'âme du mal.

 

 

 

Tentation : Envie d'un bon thriller !

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Eté 2006... Je me souviens encore... l'été où je découvris Maxime Chattam et où je passais quelques nuits presque blanches tant j'étais happée par "In Tenebris", puis "Maléfices" acheté sitôt le premier achevé. J'ignorais alors que ces titres appartenaient à une trilogie, dont le premier tome est "L'âme du mal". Titre qui dors dans ma PAL depuis que j'ai ouvert ce blog, blog qui a élargi ma curiosité littéraire et m'a éloignée de certains de mes auteurs que je considérais comme fétiches et valeurs sûres.

Et comme j'ai décidé en 2017 de vraiment m'atteler à piocher dans les centaines de livres qui patientent chez moi.... me voilà à me plonger dans "L'âme du mal", toute excitée à l'avance.

Et là, patatras ! Déception, agacement quasiment à chaque page. Que se passe-t-il ? Soit je suis devenue plus avisée et plus difficile dans l'appréciation de mes lectures en 11 ans. Soit, il y a un réel "problème" dans ce thriller. Un peu des deux sans doute.

L'âme du mal est le premier roman publié de Maxime Chattam, et en fait, je pense que c'est là que le bât blesse. On sent énormément le côté débutant et la jeunesse de l'auteur, âgé alors de 25 ans. Bon, je reconnais qu'écrire une telle histoire, qui tient relativement la route, à cet âge-là est une belle promesse pour l'avenir. Mais quand on lit "L'âme du mal" on a envie d'annoter la copie par un "peu vraiment mieux faire".

515 pages.... Si l'on ôtait les constatations climatiques, météorologiques, culinaires, vestimentaires, morphologique, capillaires, routières, automobiles sans importance, et bien le roman ne contiendrait plus que 350 pages. Oh, ce serait merveilleux, car alors, on serait vraiment dans un thriller rythmé, qui tient vraiment en haleine et qui fait froid dans le dos. Mais non, toutes ses descriptions cassent le rythme, sont très répétitives et surtout, écrites dans un style proche de la mièvrerie (Ex : Le soleil tombait tranquillement au loin, tirant le voile du jour à sa suite jusqu'à ce que des étoiles se mettent à briller dans le froid limpide des cieux" !!!)

Ensuite, on ressent vraiment l'impression que l'âme du mal est le prétexte pour étaler toutes les connaissances acquises (pour la bonne cause) par Maxime Chattam en : criminologie, balistique, médecine légale, profilage, police scientifique etc. C'est presque un mode d'emploi de la police moderne de A à Z pour tout apprenti auteur qui n'aurait alors plus à se coltiner des heures de recherche, tout y est. Du coup, c'est long et inutile. Franchement, peu m'importe le fonctionnement de telle lampe ou tel logiciel etc, pourvu que la lampe éclaire et que le logiciel délivre ses réponses, et surtout, que l'enquête avance. Donc, l'on pourrait aboutir à un roman de 300 pages.

Enfin, il y a la romance entre Juliette et Joshua. Pourquoi pas ? Mais les réflexions intimes et incessantes de Juliette (suis-je amoureuse ? qu'est-ce que l'amour ? m'aime-t-il ? que suis-je pour lui ? Notre relation est-elle fondée sur une bonne base ? etc) n'ont pour moi rien à faire dans un thriller de cette trempe, puisque nous ne sommes pas dans un thriller psychologique à ambiance, mais bien dans un bouquin où les corps mutilés s'additionnent.

Tout cela, c'est sans compter les "comme par hasard" ou le comportement très improbable de certains protagonistes.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas apprécié ma lecture de "L'âme du mal", même s'il y a de l'idée dans cette histoire et qu'évidemment, une fois qu'on l'a commencée, on veut connaître la fin.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Novembre 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 448 pages - 8 €

 

Parution en Pocket en mars 2015

 

L'histoire : New York, Central Park, 8 heures du matin. Alice, fic parisienne et Gabriel, célèbre pianiste de Jazz américain, se réveillent...menottés l'un à l'autre. Hors, la veille au soir, Alice écumaient les bars des Champs Elysée et Gabriel se trouvait à Dublin... Pour tout les deux, voici un énorme mystère à éclaircir et une journée trépidante à venir...

 

Tentation : Envie de lecture facile + pitch

Fournisseur : Ma CB lors de mon départ en vacances...

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Besoin d'une lecture facile et agréable, quoi de mieux qu'un Musso ou Levy ? Cette fois-ci, c'est Guillaume Musso qui a gagné le duel auprès de moi !

J'ai trouvé dans cette lecture ce que j'attendais : une bonne intrigue, pleine de mystères, un suspens qui ne faiblit pas, un côté fleur bleue qui effleure parfois, des rebondissements etc.

Les personnages sont bien croqués et creusé.

Je n'avais pas lu de roman de Guillaume Musso depuis quelques années... mais il me semble que Central Park est plus grave que les précédents. En effet, Musso n'épargne pas le personnage d'Alice qui a un vécu très chargé et très douloureux, ce qui touche profondément.

Bon, bien sûr on passe beaucoup de temps à lire des descriptions inutiles et les itinéraires des deux protagonistes au coeur de la Grosse Pomme. Ces passages, j'ai parfois tendance à les lire en diagonales. Parce qu'ils m'agacent un peu, qu'ils éloignent du sujet... et donc du dénouement qu'il me tarde de connaitre.

En parlant du dénouement... Celui-ci est particulier. Quelque part très bien trouvé pour expliquer la situation d'Alice et Gabriel le matin même, mais quelque part aussi un peu tiré par les cheveux pour avoir été inventée en quelques minutes par l'un des protagonistes. Néanmoins, la fin de l'histoire touche en plein coeur, après cette lecture d'un thriller tout à fait en trompe l'oeil.

Un bon moment de lecture, un bon divertissement.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Novembre 2016

Afficher l'image d'originePolicier - Editions Albin Michel - 358 pages - 20.90 €

 

Parution le 1er septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Septuagénaire Marthe Bothorel est passionnée d'histoire de l'art et de dessin. Hors, lors d'un concours de peintres amateurs sur la ville de Provins, elle fait une macabre découverte dans les souterrains de la ville : une jeune fille peinte assassinée et posée dans une posture qui n'est pas sans rappeler un célèbre tableau. Et ce n'est que le premier corps... Avec ses amies Jacote et Nastia, elles se retrouvent dans des mésaventures dont elles se seraient bien passées...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

Mon humble avis : Voici un roman policier que je dirais comme... "A l'ancienne". Il dégage un petit air désuet. Sans doute à travers ses 3 héroïnes qui totalisent au moins 210 ans à elles trois, à travers le commissaire Cointreau qui n'a rien du super flic mais ferait plutôt penser à un certain Maigret.

Les crimes sont très originaux... même si on ne peut plus odieux. Par contre, chance pour nous, les pages de ce roman ne débordent pas d'horribles descriptions qui font remonter le coeur ou fermer les yeux.

Et oui, on l'apprend dès le premier crime, le tueur, enfin, (le psychopathe !) reproduit dans la mise en scène de ses meurtres des célèbres peintures du début XXième. Quant au pourquoi du comment, je ne vous en dirai pas plus, il vous faudra faire connaissance avec Portrait de groupe avec parapluie.

L'intérêt premier de ce polar est en fait... culturel. Oui, cette histoire est vraiment très instruite et ce, de façon très accessible. Rien d'élitiste. Violette Cabesos nous offre une plongée documentée dans le monde de l'art au début du vingtième siècle (avant-guerre / pendant-guerre / après-guerre) de Paris. Et plus particulièrement de Montmartre et de Montparnasse. Et oui, c'est l'époque du Bateau-Lavoir, du Lapin Agile et de La Ruche où vivent et survivent les rapins de l'époque. Certains sont restés rapins, d'autres sont devenus rupins. De qui s'agit-il ? De Modigliani, de Picasso, de Soutine, de Derain, d'Utrillo, de Matisse etc... Mais y habitaient aussi (et sont bien présent dans le roman), Guillaume Apollinaire, de Max Jacob et bien d'autres littéraires. Les passages qui décrivent la vie et l'oeuvre de tous ces artistes sont vraiment intéressants, même si l'on apprend (pour moi en tout cas, que nombre de ces personnages ne débordaient pas de sympathie.

La présence de tous ces hommes illustres dans ces pages est l'une des raisons de ma lenteur de lecture (outre ma vie fourmillante !) . Car oui, si vous lisez ce roman, gardez à proximité de vous votre ordinateur ou une tablette... Car la curiosité (saine) nous pousse souvent à allumer l'un ou l'autre pour rendre visite à notre ami Google qui, en 2 clics, nous délivre tous les tableaux dont il est question ici. Bref, l'intérêt culturel de ce roman est indéniable.

Le fond du roman est également bien construit, l'auteure ayant eu la bonne idée d'intégrer aux célèbres peintres un artiste sorti de son imagination, qui fait le lien entre les années 1900 et le présent où se déroule l'intrigue.

J'ai plus de réserves concernant la forme que prend ce livre. En effet, même si l'on fait "connaissance" rapidement avec le futur criminel, en n'en sachant que très peu sur son identité, l'histoire tarde un peu à commencer. Le criminel s'exprime beaucoup à la première personne du singulier (un chapitre sur deux globalement) mais ne fait pas vraiment peur, même si son histoire personnelle est bien développée. Les passages où l'on retrouve nos 3 septuagénaires sont longuets, car pleins de dialogues inintéressants, qui remplissent certes, mais n'apportent rien à l'histoire, sauf à lui ralentir le rythme.

Mais mon plus gros bémol concerne la manière dont s'exprime Jacotte, l'une des 3 héroïnes retraitées. Certes, celle-ci était tenancière de bar dans un quartier très ouvrier de Paris. Du coup, elle s'exprime de façon très populaire, quasiment qu'en argot et pour moi, là, on est à la limite de la caricature de la caricature. Bref, c'est too much, désagréable à lire et surtout, cela coupe la fluidité de l'écriture.

Mon avis est donc en demie teinte, mais une lecture vraiment intéressante culturellement parlant, même si ce n'est pas ce qu'on recherche en premier dans un roman policier.

 

4ème

6ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 28 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineThriller - Editions J'ai Lu - 414 pages - 8.00 €

 

Parution inédite J'ai Lu en juin 2015

 

L'histoire : Pacific View, station balnéaire californienne.

Le corps d'un jeune homme est retrouvé atrocement mutilé dans sa baignoire.

Une journaliste disparaît et un tueur à gage erre en ville. Sa cible ne nous est pas étrangère.

Le lieutenant Davis, tout juste installé dans la petite ville, mène l'enquête avec le sergent Bloom

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Silvana des Editions J'ai Lu

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Quand on sort de 2 lectures éprouvantes ou décevantes, rien de tel qu'un bon thriller pour remettre le pied à l'étrier ! Mission grandement remplie par "Ne crains pas la faucheuse" !

Bienvenue à Pacific View, California, station balnéaire où il ne se passe jamais rien : les touristes se prélassent au soleil, les résidents sont fiers de montrer leurs plus belles voitures et les journalistes se contentent de donner des bonnes adresses de resto ! C'est dans cette atmosphère que le lieutenant Gregrory Davis s'installe à Pacific View avec ses deux enfants. L'héritage d'un superbe manoir l'a incité à quitter la trépidante San Francisco. Davis pensait donc vivre dorénavant une petite vie tranquille de flic de province... C'est raté car le jour de sa prise de poste, un cadavre mutilé est découvert dans une baignoire !

Rassurez-vous si vous avez le coeur sensible, les descriptions sanguinolentes sont réduites au minimum syndical, ce qui est appréciable ! Pas de haut le coeur en pleine lecture !

Pas de temps mort dans ce thriller que j'ai vivement apprécié. Car en fait, il y a 3 intrigues différentes mais qui concernent les protagonistes de l'enquête principale menée par Davis, qui n'a alors aucune connaissance des 2 autres intrigues. Seule Faye, une journaliste locale, est sur les 3 affaires : le meurtre, la disparition de sa collègue et la présence étrange d'un tueur à gage particulier. Celui-ci se dit justicier et sa cible est Davis lui-même. De ce fait, le lecteur se demande tout au long du roman si Davis est un bon ou un méchant, malgré les apparences qui peuvent être trompeuses.

Chaque affaire possède son propre dénouement, celui-ci succédant plus ou moins le précédent ! Je donne 20/20 au dénouement de l'enquête sur le corps mutilé ! Génial est captivant. Je donne 10/20 à l'épilogue concernant le tueur à gage, j'ai trouvé celui-ci un peu bâclé, simpliste et qu'il m'a laissé sur ma faim.

Quand à cette chère Rosie, la journaliste disparue... Et bien impossible de noter sa conclusion, celle-ci étant une ouverture totale sur la suite de ce roman qui, je l'espère, ne tardera pas trop à paraître. Puisqu'il s'agit ici d'une trilogie.

Quelques remarques sur des détails : Je me suis bien amusée du clin d'oeil de l'auteur envers ma série ciné préférée des années 90 : L'arme Fatale ! Une journaliste qui vit dans une caravane sur la plage et dont le chien s'appelle Riggs !!!

Dommage, des défauts d'impressions ou de relecture : par 2 fois, il y a interversion dans les noms des personnages. Enfin, la fin de la 4ème  de couv' est quelque peu trompeuse.

Mais ces quelques bémols ne sont rien face au pied que j'ai pris à tourner les pages de ce bon thriller français à la sauce américaine !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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