Résultat pour “Papa ou maman”

Publié le 21 Décembre 2016

Papa ou maman 2 : Affiche

Film de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux, Sara Giraudeau

 

Synopsis : Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend et les enfants décident de réunir leurs parents !

 

 

Mon humble avis : Le jour où j'ai vu au ciné l'ennuyeux "Personal Shopper", j'ai aussi vu le truculent Papa ou Maman 2, et bien m'en a pris, ce deuxième film a sauvé mon après-midi !

Le premier Papa ou Maman date de 2 ans. J'en avais gardé un souvenir assez imprécis. Ce 2ème opus est beaucoup plus marquant, car bien plus réussi encore, sans fausse note, sans l'impression de "too much" du précédent.

Franchement, qu'est-ce que l'on rit avec ce film ! Les gags, les réparties, les situations sont tous excellents, aucun ne tombe à l'eau. Même si l'on est souvent dans le rocambolesque, celui-ci est bien mieux maîtrisé dans ce numéro 2. Tout parait plus fin, plus décalé, pas appuyé par nécessité ! Et pourtant, le film oscille entre le 1er degré et le 5ème degré !

La mécanique est bien huilée, les dialogues cuisinés aux petits oignons, aux piments, à l'ail et à la moutarde, le rythme soutenu, pas une seconde d'ennui. C'est simple, il semble que les comédiens s'amusent autant que les spectateurs et que leur plaisir est on ne peut plus contagieux ! Contagion aidée par la vivacité de la mise en scène.

Bref, une suite hilarante, qui donne envie de retrouver cette famille déjantée dans quelque temps pour un numéro 3 ! Car on sent que tous les personnages n'ont pas encore livré toutes les vacheries dont ils sont capables !

Même si ce n'est pas le film du siècle, Papa ou Maman 2 est une comédie parfaitement réussie, à voir sans hésiter !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Mars 2010

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/famille-au-petit-oignon.jpgRoman Junior - Gallimard Jeunesse- 330 pages - 12.83 €

 

 

Résumé : Quand on est une famille de six garçons, impossible de s'ennuyer un seul instant. Surtout avec Jean-A. qui veut toujours être le chef, le club des agents secrets de Jean-B., Jean-C. qui ne comprend jamais rien, Jean-D. alias Jean-Dégâts, les poissons rouges de Jean-E. et le bébé Jean-F. qui n'arrête pas de pleurer... sans parler du déménagement, des bagarres avec la bande des Castors et des cousins Fougasse aux oreilles décollées... Heureusement que papa est un as du bricolage et que maman est très organisée !
Prenez beaucoup d'humour et un peu d'autobiographie et vous obtiendrez les savoureuses aventures des Jean-Quelque-chose. Petite cerise sur le gâteau : une histoire inédite aussi amusante que les autres. À déguster avec délice et sans modération !




Pour la littérature jeunesse, je vous rappelle que ce sont mes nièces qui s'y collent ! Aujourd'hui, c'est Camélia... Un livre qui lui correspond à merveille, puisque celle-ci a aussi six frères et deux soeurs...



L'avis de Camélia, 13 ans :  Ce livre raconte l'histoire d'une famille de six garçons qui portent tous le prénom Jean suivi d'une lettre de l'alphabet : Jean A., Jean B., Jean C.,.....
L'arrivée d'un nouveau bébé, un déménagement, des vacances chez Papy Jean et Mamie Jeannette, une journée avec les cousins Fougasses aux oreilles décollés, ou même l'arrivée d'un cirque en ville, avec la famille Jean QUELQUECHOSE, tout prend une allure comique.
Mais le pire qui puisseleur arriver, c'est lorsque Papa rentre tôt du travail, avec une allure joviale.C'est qu'il a alors une surprise à leur annoncer : comme un séjour à la montagne, pour profiter de l'air vivifiant (air plutôt glacial) qui les entraîne tous au fond de leur lit avec 40 de fièvre, ou encore des vacances dans la villa Bretonne de Mr Archampault, villa... ? peut-être ruine... ? De quoi mettre Maman dans tout ses états...
Un livre a donner des fous-rire face à des  gags parfois quotidiens... mais que l'on a parfois plus de plaisir à lire qu'à vivre ! ...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Février 2015

Papa ou maman : Affiche

Comédie de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux

 

 

 

Synopsis : Florence et Vincent Leroy ont tout réussi. Leurs métiers, leur mariage, leurs enfants. Et aujourd’hui, c’est leur divorce qu’ils veulent réussir. Mais quand ils reçoivent simultanément la promotion dont ils ont toujours rêvée, leur vie de couple vire au cauchemar. Dès lors, plus de quartier, les ex-époux modèles se déclarent la guerre : et ils vont tout faire pour NE PAS avoir la garde des enfants

 

 

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Mon humble avis : En ce jour de la St Valentin, parlons d'un film sur le divorce. Soyons à contre courant, comme l'est Papa ou Maman. Le plus souvent, lors d'un divorce, les futurs ex époux se battent pour obtenir la garde des enfants. Ici, c'est le contraire. Alors tous les coups bas sont permis, et comme dans tout divorce, les enfants en sont les premières victimes. Bien sûr, comme c'est une comédie, tout est exagéré. Martin Bourboulon montre l'inverse pour démontrer la réalité.

Les réparties sont succulentes, les acteurs s'en donnent à coeur joie. De mon côté, j'adore Marina Foïs. Elle a pour moi une diction reconnaissable entre mille. Un peu comme Catherine Frot, il suffit qu'elle se mette à parler pour me faire rire, même si les propos ne sont pas forcément drôle. 

Ce film est franchement divertissent et résolument décomplexé et s'amuse à être bien politiquement incorrecte. Donc un film on ne peut plus inhabituel !

Mais je pensais rire un peu plus et sur la fin, j'ai eu une impression de too much là où un peu plus de finesse aurait pu rendre le film encore plus méchant !

Mais cette comédie reste de très bonne facture, et à ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2014

http://4.bp.blogspot.com/-eX2oOmqqD7o/UsirCcSFpGI/AAAAAAAAC7o/zvUewCW5BTo/s1600/l_t_des_lucioles.jpgRoman - Editions Héloïse d'Ormesson - 222 pages -17 €

 

 

Parution le 23 janvier 2014, nouveauté !

 

 

 

L'histoire : Victor à 9 ans, vit à Bourg en Bresse avec son ado de soeur Alicia et ses deux mamans.  Ces parents se sont séparés parce que son Papa n'avait jamais grandi et dur dur pour sa maman. Son Papa vit à Paris et, il y a des années, a hérité de sa soeur défunte un appartement sur la côte méditerrannéenne. Comme chaque année, tout le monde va y passer le mois d'août, sauf le Papa, qui refuse de mettre les pieds là-bas. Et bien cet été, Victor va découvrir pourquoi, avec l'aide de quelques amis.... étonnants !

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : L'éditeur

Fournisseur : L'éditeur, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Gilles Paris, la voix de l'enfance. Où aussi la voie de l'enfance pour regarder le monde, s'étonner et se questionner de son disfonctionnement, ses contradictions, ses injustices, ses secrets, mais aussi, ses petits plaisirs simples !

L'été des lucioles est donc une chronique estivale, les vacances d'un enfant au Cap Martin, pas très loin de la frontière Italienne. Dans la résidence où Victor et sa famille posent leurs valises, nous rencontrons plein de personnages hauts en couleur, parfois comme sortis d'une autre époque, touchants, mignons. Chacun d'entre eux fait face à ses propres difficultés et épreuves de la vie. Certaines sont ponctuelles, liées à l'âge, d'autre remontent à un certain temps et laisse des cicatrices qui sans doute ne s'effaceront jamais vraiment. Et puis il y a l'ombre de Félicité qui plane.... Félicité, la tante de Victor, qu'il n'a jamais connue et qui est plutôt sujet tabou dans la famille.

Victor, c'est le monde des adultes qu'il ne comprend pas toujours, et puis, ça y'est, son coeur bat pour Justine !

La Maman de Victor est... libraire ET blogeuse  Elle partage sa vie avec Pilar, mais aime toujours le père de Victor, avec qui la vie est impossible, tant celui ci est un éternel enfant.

Alicia fait face à l'adolescence, l'obsession de son apparence, les amours d'été, et l'absence de son père, qu'elle ne digère pas.  

Gaspard, meilleur copain de Victor, est le petit dernier de sa fratrie, faite de très grands frères qui lui en font voir de toutes les couleurs.

Justine, fille unique, subit l'autorité de sa nounou très stricte et la rigidité artistocratique de ses parents.

Il y a aussi la gardienne, la Baronne dont les enfants sont morts il y a des années dans un accident, et les deux jumeaux, décidément mystérieux, qui partagent leur grande culture sur l'histoire des belles villas de la côte, dans lesquelles ils entrainent leurs copains.

Tout ce petit monde forme une troupe sympathique, où chacun s'attache à prendre soin de l'autre, à le découvrir, à le comprendre.

Le narrateur, c'est Victor himself ! D'ailleurs, il écrit un roman de ses vacances ! Il nous fait voir le monde à travers ses yeux d'enfant ! C'est plein de fraicheur, de tendresse, de belle poésie, et de réflexions, légères ou profondes, mais toujours sensées et souvent amusantes ! Parce que tout le monde le sait, la vérité sort de la bouche des minos !

Mon petit bémol irait à la maturité, que ce soit dans le caractère ou dans l'écriture, que j'ai trouvé par moment trop irrégulière.

L'été des Lucioles est donc une lecture très agréables, qui nous réveille en nous l'enfant que nous sommes toujours quelque part, puisque, malgré les décennies qui nous séparent de Victor, et bien les questions, on se les pose toujours. La différence, c'est que l'on a peut-être perdu quelques illusions. Victor en a encore plein, et il a raison ! Car quand on affronte certaines choses, et bien elles trouvent leur raison et donc leur solution !

Une lecture doudou, qui donne le sourire et réchauffe ! Ben oui, qui ne voudrait pas, à l'heure actuelle, être en été sur la côte et parcourir en short le chemin des douaniers avec une superbe vue sur la Grande Bleue ?

 

 

 

 L'avis d'Alex

 

 

  challenge 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Mars 2012

Roman - Editions Don Quichotte - 248 pages - 18 €

 

 

Parution en janvier 2012 - Nouveauté !

 

 

L'histoire : Simon a 9 ans et habite le beau Paris. Il lui semble que sa maman ne l'aime pas très fort. En plus, pour son travail, elle est toujours en voyage au pays des Kangourous et son retour est sans cesse reporté. Heureusement, Simon a son papa. Sauf qu'un matin, il le trouve dans le lave vaisselle. Paul est tombé en pleine dépression... Arrive alors Lola, la grand mère fantasque, qui gère le tout, en avouant comme elle peutce qu'elle peut. Et puis, à l'hôpital, Simon rencontre Lily. Elle est mystérieuse, a des yeux violets et deviendra la confidente de confidente.

 

  

étoile3etdemiTentation : L'auteur, qui est aussi attaché de presse très connu sur ce blog !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour la dédicace !

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis :Gilles Paris réussit le difficile exercice de s'exprimer à travers le corps, l'esprit, les joies, les angoisses, l'imagination et les mots d'un petit garçon de 9 ans : Simon. Le livre bénéficie alors de la légèreté de l'enfance. Mais que l'on ne se leurre pas, l'histoire est tout de même tragique, même si quelques personnages hors du commun la colorent sacrément. Et puis un enfant, ça pose des questions tout le temps non ? Cela n'a pas échappé à Gilles Paris qui ainsi, dans le fond plus que dans la forme, n'hésite pas à questionner l'adulte que nous sommes sur mille et un sujets : des graves et des futiles, mais tout aussi mystérieux ou délicats. Toute réponse, toute vérité est elle bonne à dire, notamment à un enfant ? N'oublions pas que les enfants sont loins d'être idiots, qu'ils développent une certaine intuition même s'ils semblent ne pas vraiment saisir ce qui ce passe autour d'eux. Et surtout.... surtout... la vérité sort de la bouche des enfants. Alors "Au pays des kangourous" est empli de petites et de grandes vérités. On s'amuse des étonnements de Simon, on s'émeut lorsque celui ci se demande si sa Maman l'aime tout de même et on opine du chef lorsqu'il trouve les adultes vraiment trop bizarres. Et surtout, quand Simon ferme les yeux et part dans des rêveries sans limite, on s'envole avec lui. Car Simon se crée son monde intérieur en quelque sorte. En cela et pour bien d'autres choses aussi, Au Pays des Kangourous m'a fait penser à Oscar et la Dame Rose, d'E.E. Schmitt. La maladie, mais pas de pathos.

Car la maladie est bien présente dans ces pages. C'est en général une maladie dont on ne dit pas le nom. Ici, elle est nommée, mais pas tout de suite : la dépression. Cette maladie qui ronge de l'intérieur, qui apporte d'atroces souffrances qu'aucune échelle ne peut quantifier, cette maladie qui peut tuer, on en parle pas ou très peu... Et pourtant, un récente conférence m'a appris que les dépressifs sont  (logiquement) prédisposés au suicide, qu'il y a 180 000 tentatives de suicide par an en France et 12 000 morts par suicide, soit 3 fois plus que par accidents de la route. Et on en parle pas. Le budget du gouvernement pour lutter contre cela flirte avec le zéro.... Alors que la France a le sixième taux de suicide le plus elévé des 27 pays d'Europe...

Alors Au Pays des Kagourous est là pour en parler, de l'intérieur, de l'extérieur, à travers les yeux d'enfants, à travers les yeux de parents ou de grands parents. Ce livre montre que cette maladie n'est pas systématiquement une fatalité mais que chacun peut la cotoyer de près ou de loin. Elle me fréquente depuis 4 ans, avec des hauts et des bas, depuis mon AVC. Alors, je sais le mal que ça fait, même si je suis bien plus dans le stress et les angoisses que dans la déprime réelle. Gilles Paris crée alors le personnage de Lily, cette fillette aux yeux violets, que Simon rencontre à chaque fois qu'il rend visite à son père dans les cliniques et les hôpitaux psy. Lily connait bien les malades, elle même n'est pas comme les autres. Elle perçoit quand on ne la voit pas. Et avec ses mots, que l'on peut comprendre de 7 à 99 ans, elle explique la maladie à Simon, elle lui dit ce que vit son Papa, ce dont il a besoin pour guerir...

Gilles Paris a aussi eu l'intelligence d'écrire un livre qui s'adresse autant aux adultes qu'aux adolescents et qui, je trouve devrait être élevé au rang d'utilité publique. Que chacun n'hésite pas à s'en servir pour comprendre cette maladie, ou pour converser avec son entourage sur ce sujet trop souvent tabou : en famille, entre ami, à l'école, au collège, au lycée, au travail, ce livre a sa place.

Mon seul bémol se porte sur une question dont je n'ai pas trouvé la réponse, et cette réponse me manque... Pourquoi Carole a-t-elle cessé d'aimer son petit garçon "normalement, comme toutes les mamans"... Très indélicat de ma part de placer ce bémol en fin de billet, mais j'ai beau me relire, je ne lui vois pas d'autre place. Alors, je vous propose pour conclure de relire le paragraphe précédent, de vous procurer le livre, et d'en parler autour de vous !

 

 

-"Ton Papa souffre d'une maladie difficile à comprendre pour les grandes personnes"?

- " Pourquoi Lily ?"

- "Par ce que c'est un peu comme miroir devant lequel personne n'a envie de s'arrêter. Tous les gens ont leurs petites faiblesses, leurs moments de fatigue, de stress et n'importe qui pêut en arriver par là. Souvent, les gens pensent que quand que celle ou celui qui en vient à se rendre à l'hôpital pour se faire soigner à baisser les bras.Or c'est tout le contraire. Le malade qui se fait soigner sait au moins qu'il est malade".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Février 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 192 pages - 6.70 €.

 

Parution d'origine au Diable Vauvert en septembre 2015

Le sujet : Révolution, éruption volcanique, tremblement de terre, tsunami dans la vie de mon écrivain / journaliste / voyageur préféré ! Sa compagne (LA femme) est enceinte ! Que va-t-il se passer dans les 9 mois à venir ? Et même dans les 20 ans d'après ? Est-on prêt, après avoir visiter la planète dans toute sa rondeur, à patienter, à se préparer et à assumer ce qui se cache dans un petit ventre rond ?

 

Tentation : Mon écrivain voyageur préféré

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Qui me connait doit s’étonner que j’aille vers ce livre. Je n’ai pas été mère, ne le suis pas et par conséquent, ne le serai jamais. Aussi, les écrits (ou les conversations) qui tournent autour de la maternité me font fuir. Sauf quand c’est écrit et conté par mon écrivain voyageur chouchou et que l’on se penche plus sur la paternité (après tout, les hommes aussi attendent 9 mois pour savoir à quoi le rejeton va ressembler). Alors là, je fonce, j’ouvre le livre et tourne les pages de façon frénétique… Et mes abdos (où ce qui y ressemble) se contractent sous le rire.

Oui, déjà, parce que je sais qu’avec Julien Blanc-Gras, sans désacraliser le sujet ni renier son importance, on trouvera de l’humour à quasi toute les pages de ce journal de grossesse, du mois 1 au jour J !

Ensuite, je sais parfaitement que son bouquin ne va pas tourner qu’autour de son nombril, ni de celui LA femme. Par ce qu’il pense loin, et large mon Julien. Il réfléchit aux conséquences de ses actes autant dans sa petite vie, qui va s’en trouver bien chamboulée, qu’à l’échelle planétaire. Donner la vie… Quel acte essentiel qui engage pour plusieurs vies. La sienne, celle de la Femme, celle de l’enfant… Et celle de la planète. Un enfant à notre époque ? Oui ? Non ? Pourquoi pas ? Evidemment ! Même si l’enfant n’est pas encore né, il est déjà temps de réfléchir à son avenir et à l’éducation qu’on espère lui donner.

Enfin, même si les 9 mois de grossesse se déroulent à Paris, durant ces 9 mois, notre globe-trotter continue à trottiner, faute de galoper, à droite à gauche et se penche sur les façons dont sont vécues grossesses et paternités depuis le Japon jusqu’au Niger.

Loin du ton conventionnel, Julien Blanc-Gras rend le sujet tout aussi marquant et poignant et souvent drôle (faut bien camoufler les angoisses non, et quoi de mieux pour cela que la dérision et l’autodérision ?) et facétieux. Et surtout, profondément humaniste. Il s’adresse autant aux futurs papas paniqués, qu’aux futures mamans qui se demandent bien ce que pense l’Homme mais aussi à tout lecteur (parents ou pas) qui aiment passer un bon moment de lecture sans être lobotomisés ! Et le génie de cet homme et que lors qu’il regarde le nombril de sa femme, il parvient tout de même à nous faire voyager ! Génial non ?

 

« On reproche souvent aux écrivains français de se focaliser sur leur propre nombril. Je vais me concentrer sur celui de la Femme. »

« Le monde ne devient pas plus dangereux quand on devient père, mais notre rapport au danger se modifie. L'enfant ignore les menaces qui l'entourent. Il se jette sous les roues des voitures en buvant de l'ammoniaque avant d'aller accepter les bonbons du vieux monsieur bizarre avec son imperméable et son van. Je viens de comprendre pourquoi on tend à devenir conservateur en vieillissant ». 

"Cette année, la famille revient au centre des enjeux de société. Des hordes manifestent pendant des mois en répétant "un papa, une maman". Le France est déchirée entre ceux qui veulent accorder l'égalité aux homosexuels et les autoriser à adopter, et ceux qui, peu ou prou, considèrent les pédés et les gouines comme des sous-citoyens. C'est une bataille de l'enfant qui se joue dans les rues. 
Des marmots sont enrôlés par leur famille pour scander des slogans homophobes. Statistiquement, une partie d'entre eux se découvrira homosexuelle à l'adolescence. Ils se rendront alors compte qu'ils sont ce qu'on leur a appris à détester. Drôle de conception de la protection de l'enfance. Bonne chance, mes petits gars. "

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 9 Décembre 2019

Film de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Avec Fabrice Luchini, Patrick Bruel, Zineb Kitri, Pascale Arbillot

 

Synopsis :  Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu.

 

Mon humble avis : Aux deux réalisateurs, nous devons déjà, en autre, les films "Le prénom" et "Papa ou maman" 1&2. Aussi, un nouveau film de ce duo ne pouvait qu'être prometteur.

Le résultat est franchement bien satisfaisant et offre une magnifique histoire d'amitié improbable, tant les deux protagonistes sont l'opposé de l'autre. Ce qui est truculent ici, ce sont évidemment les dialogues aux petits oignons, qui se bonifient encore plus lorsqu'ils sont dits par un Fabrice Luchini délicieux et parfait. Le duo avec Patrick Bruel fonctionne plutôt bien, même si j'ai parfois soupçonné Bruel d'en faire un peu trop. On est donc dans une franche comédie... mais aussi très dramatique... Le sujet principal étant tout de même le cancer et les réactions de chacun lorsque celui-ci surgit. On oscille donc entre rires et émotions, mais sans excès.

Mais il y a tout de même quelques hics, même s'ils ne gâchent pas le plaisir... Pas mal de clichés sont utilisés sur le sujet "si je dois mourir demain"... Faut réparer les erreurs, dire les non-dits, se réconcilier... Bref, rien de bien nouveau là-dessus. Et une incohérence... Tout au long du film, Luchini tente de prendre Bruel entre 4 yeux pour lui dire la vérité, mais Bruel n'entend rien. Alors pourquoi cette brouille ? Pourquoi ces tentatives d'aveu ne sont pas exploitées ? Par facilité scénaristique ?

Le film reste néanmoins un divertissement très agréable et bien monté, sans vulgarité, et avec une sincérité visible et réelle. Et ce Luchini, quel acteur ! Bon Ok, je suis fan...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Juillet 2011

Thriller - Editions Pocket - 472 pages - 7.90 €

 

 

Parution en fomat poche en mars 2010

 

 

L'histoire : Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, ils se décident à installer un logiciel de contrôle.

Un jour, un mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot…

C'est alors que tout bascule

 

 

 

 

 

Tentation : Coben = Label de qualité

Fournisseur : Ma PAL !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Pas de doute, ce livre est un bon cru de l'auteur mais il ne reste pas très longtemps en bouche. Donc je n'en ferai pas un millesime.

"Sans un mot" est un roman "indépendant" dans l'oeuvre d'Harlan Coben. A savoir que l'on n'y retrouve pas Myron Bolitard, le héros récurrent de l'auteur. Ce qui est pour moi (et je ne suis pas la seule)  un critère de selection !

Une plongée dans un thriller de Coben vous garantit toujours la captivité volontaire d'une intrigue haletante, un livre scotché à la main, scotché au double face ! "Sans un mot" ne déroge pas à la règle, même si, sur mes étagères, reposent d'autres Coben bien plus paroxystiques.

Le sujet de fond de ce roman est très actuel, il aurait d'ailleurs été improbable il y a une quinzaine d'années. Jusqu'à quel point des parents doivent surveiller, voire espionner leurs enfants. Où s'arrêtent l'éducation et la sécurité et où commencent l'intimité et l'expérience d'un adolescent... Il est vrai que "de mon temps", les parents avaient aussi peu de moyenspour fliquer leur progéniture que celle-ci n'avait d'espace personnel insaisissable par ses aînés. Par d'internet, pas d'ordinateur dans chaque chambre, pas de facebook ni de twitter. Pas même de téléphone portable individuel, mais un vieux combiné au beau milieu du foyer familial... Alors oui, ce sujet donne d'intéressantes réflexions et une base d'intrigue plus qu'honorable. J'ai cependant regretté quelques redondances et des digressions trop nombreuses, qui ralentissent l'ensemble, cassent le rythme et ôtent un certain naturel. Comme souvent dans ce genre de livre, 50 pages de moins c'est une intensité "plus intensive" !!!

Autre point négatif... J'aurais préféré que l'histoire ne se déroule pas dans une Amérique si parfaite d'apparence : belle banlieue new yorkaise, maman avocate, papa forcément chirurgien très réputé.... Bref, pas nécessaire pour  passer le message : ce genre d'histoire arrive dans tous les milieux, méfiez vous de l'eau qui dort.

J'ai été admirative devant la maestria de l'auteur à construire son intrigue, à poser des personnages qui paraissent si éloignés. On se doute qu'il existe un lien entre tout ce petit monde, mais lequel ? Et franchement, c'est un pur plaisir d'assister à cet entrelacement qui devient un gros noeud qui sera dénoué patiemment fil après fil, avec des rebondissements et des fausses pistes qui ne font que resserrer un noeud tel qu'il ne tiendrait même pas dans un sac. Je suis admirative de ce professionnalisme, même si ce terme semble limiter aussi la spontanéité, c'est tout de même sacrément bien ficelé... Mais cela fonctionne bien, cela captive et distrait. Et puis imginez... j'ai voulu finir ce livre lors d'un trajet en train... A l'arrivée, il me restait 20 pages à lire... Comme j'étais attendue, j'ai du patienter jusqu'au milieu de la nuit pour finir ma lecture !!! Oui, des fois, on aimerait que le train prenne du retard !!! Même si j'ai connu bien plus thrillant chez Coben !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 15 Mai 2017

Roman - Editions Gallimard - 9h30 d'écoute - 24€90 (Existe aussi en format poche)

 

Parution en 2010

L'histoire : Le récit, à la première personne du singulier d'une enfance africaine, celle de Michel, 10 ans, qui vit à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Et l'on peut supposer que ce récit est fortement autobiographique.

 

 

Lu par Alain Mabanckou Himself !

Tentation : J'aime beaucoup l'homme Mabanckou

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Déjà, je peux dire que le fait que ce livre audio soit lu par Alain Mabanckou lui-même apporte une réelle plus-value à cette écoute. Qui mieux que lui pour donner voix à Michel, que je "soupçonne" être l'auteur dans son enfance, avec son petit accent africain qui apporte l'exotisme et les intonations nécessaires à cette histoire ? Sans doute, une lecture papier m'aurait moins convenue.

Nous sommes au Congo Brazzaville dans les années 70 et plus particulièrement à Pointe Noire. Le Congo est indépendant depuis une dizaine d'année et est devenue une république populaire communiste.

Et dans un quartier de Pointe Noire, il y a Michel, qui a environ 10 ans, il est à l'école primaire. Il nous raconte sa vie à cette époque-là, en attendant d'avoir 20 ans !

Le petit garçon narre tout cela un peu en suivant la technique de l'escargot... En élargissant de plus les champs de son récit. Il y a Michel dans sa famille, avec Maman Pauline, Papa Roger, Oncle René etc... Michel dans son quartier, avec ses copains, son amoureuse, les boutiquiers et les cancans. Michel dans la ville. Michel dans son pays, le Congo. Michel dans le monde, grâce à la littérature, la radio et ce que disent les adultes. Michel l'universel, car il nous parle d'Amour. Et Michel le céleste, car ses deux soeurs montées au ciel sont présente sdans ses pensées.

Michel s'interroge donc sur de multiples sujets et analyse ceux-ci du haut de ses dix ans. Il y a le communisme, le marxisme, l'ingérence européenne dans la politique africaine, l'IVG, le Shah d'Iran, Mère Theresa, de Gaulle, San Antonio, le scandale des diamants de Bokassa/Giscard, Mesrine, les dictateurs des pays africains. C'est donc aussi un état des lieux africain et international des années 70 que Michel partage avec nous et nous permet quelques révisions d'Histoire.

Dans ses pérégrinations, Michel rencontre Petit Piment, qui deviendra le héro d'un roman suivant d'Alain Mabanckou.

Michel découvre aussi Arthur Rimbaud, Le petit prince, le chanteur à moustaches (alias Brassens). J'ai été étonnée de constater que des gamins de cet âge et du bout du monde paraissent mieux connaitre la littérature française que nos propres enfants.

Demain j'aurais vingt ans est aussi une plongée dans la vie quotidienne africaine, avec sa culture, ses coutumes, ses croyances, ses légendes. 

Le tout est conté d'un ton assez enfantin et ingénue mais empreint d'un réel et surprenant pragmatisme de la part de l'enfant. Humour, tendresse et fraicheur rendent ce voyage au pays de l'enfance très vivant et très imagés.

Mais de mon côté, j'y ai trouvé certaines longueurs et répétitions. Et je réalise que les romans à la première personne du singulier quand il s'agit d'un enfant ne me fascinent plus comme avant.

Même si un retour en enfance ne peut faire que du bien. D'ailleurs, Demain j'aurais vingt ans est quelque part un feel good novel que vous apprécierez certainement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Mai 2017

Marie-Francine : Affiche

Film de Valérie Lemercier,

Avec Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Denis Podalydès

 

Synopsis : Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film en avant-première, il y a déjà une petite semaine, en présence de Valérie Lemercier, actrice et réalisatrice du film.

Marie-Francine est une chouette comédie, et une franche réussite. Ce n'est pas le genre de film aux 10 gags par minutes, non, c'est beaucoup plus fin et subtile. D'ailleurs, ce ne sont pas les deux personnages principaux (Timsit et Lemercier, alias Miguel et Marie-Francine) qui apportent le comique dans le film. Non, ce sont les personnages secondaires et les situations vécues par nos deux protagonistes qui se chargent de l'humour qui ne manque pas. Marie-Francine et Miguel apportent le réalisme de leur situation, la tendresse, l'amour...et les émois de "jeunes amoureux". C'est en même temps mimi tout plein !

Ce film se veut résolument contemporain. En effet, outre les "Tanguy" qui restent une éternité chez leurs parents le temps de finir leurs études, de trouver un emploi, une récente époque a vu les trentenaires en difficulté retourner chez leurs parents. Et bien en 2017, c'est au tour des quinquas, qui font tout aussi face aux licenciements et au divorce, qui se retrouvent forcés à un retour chez leurs parents qui eux, sont retraités depuis belles lurettes. C'est donc un choc des cultures, des modes de vie avec toujours ce lien filial qui s'installe.

Avec ce film, Valérie Lemercier voulait montrer les difficultés de ces quinquas en précarité matérielle qui revivent chez Papa/Maman, difficultés qui ressemblent par bien des points à celles que rencontrent les adolescents lorsqu'il s'agit d'avoir un coup de foudre, de tomber amoureux... le tout sans voir de vrai "chez soi" pour vivre cet amour naissant, et en subissant "l'espionnage" et les reproches parentaux, puisque ces parents reprennent leur rôle initial, tout en oubliant que le progéniture n'a plus quinze ans.

Bref, dans ce film, les quiproquos et les renversements de situations ne manquent pas, tout comme les dialogues tantôt bien épicés, tantôt bien sucrés, mais qui à chaque fois font bien prendre la sauce.

Tout est soigné dans ce film, depuis la réalisation, en passant par le scénario et les dialogues et bien, sûr, sans oublié la parfaite interprétation des acteurs. Valérie Lemercier et Patrick Timsit sont particulièrement savoureux et touchants, qui donnent envie de retomber amoureux, tout simplement.

Faites donc connaissance avec Marie-Francine, vous passerez un moment de ciné aussi amusant qu'émouvant, et non dénué d'une certaine réflexion et prise de conscience sur l'époque actuelle.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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