Résultat pour “Papa ou maman”

Publié le 24 Octobre 2020

roman Ciao Bella, Serena Giuliano, Italie, avis, chronique, critique

Roman - Editions Pocket - 271 pages - 6.95 €

Parution d'origine au Cherche-Midi en mars 2019

L'histoire : Anna est angoisée phobique... De tout, de l'autoroute jusqu'aux pommes de terre germées ! Elle doit affronté une deuxième grossesse alors que son premier accouchement fut une véritable épreuve qui aurait pu mal finir. Aussi, la voilà à pousser la porte d'une psy et à fouiller les origines de ses phobies dans son enfance italienne, son déracinement, l'abandon de son père, les violences de celui-ci envers sa mère. C'est donc à une reconstruction que nous assistons au fils des séances psy et des années, jusqu'à un bel épanouissement !

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Cette aussi belle qu'intrigante couverture irrigue la blogo et les étals de librairies depuis plus d'un an. Aussi quand l'occasion de plonger dans ces pages s'est présentée, je me suis dit "Banco".

Et aucun regret, ne boudons pas le plaisir de se faire plaisir dans une relative légèreté. Je dis relative, car ce roman est bien plus profond qu'il n'y paraît. C'est d'ailleurs ce que semble nous dire la couverture : ne pas se fier aux apparences, et regardez bien sous la surface, où se cache la vérité des êtres et leur histoire.

Oui, le style peut paraître assez simple, mais il est soigné, agréable et vraiment pétillant. Il laisse une place de choix à l'humour, la dérision et l'autodérision. Aussi, entre deux passages très émouvants et même assez difficiles psychologiquement parlant, et bien on ne se prive pas de rire et d'apprécier les bons mots, les bonnes expressions de la romancière et sa façon de montrer du doigt les incohérences de notre époque. 

Chaque séance de psy est l'occasion pour Anna de plonger dans son passé et d'analyser son présent pour grandir et vivre mieux. Pour Serena Giuliano, c'est l'occasion d'aborder des sujets sensibles et actuels tels que la violence conjugale, l'inégalité des femmes, notamment dans le domaine professionnel, l'exil et l'intégration, le racisme. Suite à la séparation de ses parents, Anna l'adolescente italienne s'est retrouvée à vivre dans l'Est de la France. Aussi, ses souvenirs nous emmènent souvent en Italie et l'on goûte avec plaisir aux saveurs, au soleil, aux us et coutumes de cette région méditerranéenne.

Il a manifestement beaucoup d'autofiction dans ce livre. Car comme son personnage Anna, Serena Giuliano s'est fait connaître d'abord sur les réseaux sociaux puis via un blog dédié aux "Mamans en déroute". Ciao Bella est son premier roman, et je mettrais ma main au feu que cela ne sera pas le dernier.

Ciao Bella est donc un roman finement et astucieusement ficelé, qui alterne émotions et fous rires et cela fait du bien. Des personnages qui se relèvent et trouvent leur voie, qui n'oublient pas d'où ils viennent et qui vont apprendre à pardonner en écoutant l'autre, et en s'écoutant soi-même. On le déguste autant qu'on le dévore, donc cela mérite un coup de coeur pour une chouette histoire "décomplexante" et de bons moments de lecture !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 2 Décembre 2009

Synopsis : Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils.



Comédie avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Nicolas Marié, Bernard Farcy.

















                                      
                                           


Mon humble avis : "Alors mon petit bonhomme, on a voulu tuer sa maman ?..."..."Et plus d'être méchant, t'es con" ! Imaginez ces phrases clamées par Catherine Frot, c'est rien que du bonheur ! Il y a du culte dans l'air, je vous le dis !
Comment décrire ce film.... "Le vilain" est bien sûr une comédie, délicieusement cynique, drôlement cruelle et cruellement drôle ! On y va pour cela d'ailleurs et l'on trouve dans ce film ce que l'on y cherchait : du repos de l'esprit, de la gymnastique des zygomatiques, de l'immoralité, de l'impertinence. On en est servi à souhait, à forte dose de dialogues sardoniques et de gags aussi irrévérentieux que burlesques. Le tout fait mouche et provoque les rires du public conquis qui remplissait toute la salle un lundi... c'est assez rare pour le souligner.
Bien entendu, les acteurs et notamment Catherine Frot, sont pour beaucoup dans cette réussite. Celle ci est parfaite un septuagénaire qui se révèle finalement aussi vicieuse, voire pire, que son vilain de fils. C'est un peu ici "l'arroseur arrosé" ou "tel est pris qui croyait prendre". Le fils découvre que sa mère peut être aussi luciférienne que lui, même si c'est pour la bonne cause (allez voir le film pour comprendre cette phrase !   )Il se déclare alors entre eux un véritable duel, ou chacun élève encore un peu plus le niveau de  férocité. Les enchères montent et c'est vraiment jouissif.
Je ne connais pas bien Dupontel mais mes compagnons m'ont assuré qu'il était fidèle à lui même, savoureusement sadique ! Triple mérite pour lui : il joue son rôle à merveille, il a écrit un scripte mémorable et a  trouvé la partenaire idéale pour lui donner la réplique et former ainsi un duo très fameux, qui devraient rester dans les annales du cinéma Français. Et puis, et puis, n'oublions pas de citer la tortue qui tombe toujours à point, "Pénélope la salope" (je sens que ces mots vont attirer beaucoup de monde sur mon blog et pas forcément pour les bonnes raisons !). En tous cas, des bonnes raisons d'aller voir Le vilain, cela ne manque pas : c'est cinglé, c'est déjanté mais qu'est-ce qu'on s'amuse. Et puis, je suis sûre que maintenant, vous voudrez connaître Pénélope, la... !!!



 







                                                                                        
                                                                              
          

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 28 Mai 2018

Film de Marie-Castille MENTION- SCHAAR

Avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte, Nicole Garcia

 

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir ... Fils ou fille, nous restons quoiqu'il arrive leur enfant avec l'envie qu'elles nous lâchent et la peur qu'elles nous quittent. Et puis nous devenons maman ... et ça va être notre fête !

 

 

Mon humble avis : Celles et ceux qui s'attendent à un film drôle, comme peut le laisser supposer la bande annonce seront déçus. Tout comme celles et ceux qui imaginent ici une véritable histoire.

Car La fête des mères est un film choral, qui met en scène une multitude de personnages qui se croisent et s'entrecroisent sans être conscients de leurs "X" degrés de séparation, finalement infimes, qui les séparent ou les rapproches. Toutes et tous sont reliés par un fil que seuls les spectateurs peuvent remarquer.

Ce film est un hymne aux mères qui assurent d'une façon ou d'une autre la transmission, mais aussi à toutes les femmes. Il décortique avec justesse, sensibilité et discrétion les rapports des mères avec leurs enfants, qu'ils soient encore enfants ou devenus adultes. Il se penche autant sur le ressenti des mères, que celui des enfants. Il y a le ressenti, les ressentiments, l'amour, l'admiration, la tendresse, l'incapacité à communiquer, l'absence d'instinct maternel devant une certaine pression sociale qui fait croire que celui-ci est naturel et spontané.

Toutes les mères sont réunies dans ce film. Les absentes, car décédées ou en rupture familiale, les vivantes mais jamais là, même quand elles sont là. Celles qui ont l'instinct maternel sur-dimensionné et d'autres qui ne l'ont pas (encore). Les vieillissantes, et celles qui perdent la tête pour cause d'Alzheimer, mais qui n'oublient pas les mots qui piquent. Celles qui attendent avec joie, celles qui viennent d'apprendre qu'elles attendent et qui en sont terrifiées. Celles qui ne le seront jamais biologiquement mais qui attendent aussi l'enfant qui viendra de loin. Celles qui aimeraient que leur adulte d'enfant leur lâche les baskets. Celles qui sont fières, celles qui doutent, celles pour qui la maternité est juste naturelle et un long fleuve pas forcément tranquille mais qui se calme avec le temps... Celles qui ne seront jamais grand-mère parce que le fils est homosexuel. Car au-delà des mères, c'est de la parentalité que traite ce film. De la parentalité classique, de la monoparentalité, de d'homoparentalité.

La fête des mères n'oublient pas les femmes qui ne seront jamais mère parce qu'elles ne le souhaitent pas et qui sont souvent montrées du doigts par la société.

Ce film à l'esthétique parfaite est donc une succession de saynètes, avec à chaque fois un personnage qui donne le relais à un autre pour la saynète suivante. Le tout est admirablement bien filmé, avec douceur et pudeur, délicatesse et force. Il se dégage de très fortes émotions et celles-ci seront différentes selon que vous soyez mère ou pas, selon les relations que vous entretenez avec vos parents... La fête des mères vous offre un autre regard sur l'autre justement, d'autres points de vue, d'autres témoignages, d'autres explications... Et qui que vous soyez, quoique vous viviez, quoique vous ressentiez, vous pourrez vous dire : "je ne suis pas la/le seul(e)"...

C'est vraiment un très beau film, porté admirablement par tous les comédiens et comédiennes.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 10 Avril 2018

Film de Keith SCHOLEY et Alaister FOTHERGILL

Avec les dauphins, les baleines, les orques, et mille et une autre créatures !

 

Synopsis :  Blue, le nouveau film Disneynature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux.
L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre  plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue.
Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos  guides pour partager cette grande histoire de l'Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous.

 

 

Mon humble avis : Allez, offrez-vous une belle plongée dans les eaux des récifs coralliens et le grand large. Pas besoin de bouteille d'oxygène, ni de niveau 4 en plongée pour partir à la rencontre de ce monde fabuleux, coloré, vivant, peuplé de créatures connues ou méconnues.

Ce que j'aime dans ces documentaires Nature Disney, c'est qu'ils montrent magnifiquement des environnements naturels qui nous sont le plus souvent inaccessibles - et heureusement d'ailleurs -. Ils montrent le mode de vie des êtres vivants qui les habitent. La beauté est toujours au rendez-vous. Même si, comme dans tout environnement, il y a les prédateurs et les proies, ces films ne font que suggérer ce rapport naturel et ne montrent pas de scènes qui vrillent les tripes, même si l'on imagine bien que bien souvent, les orques doivent être les vainqueurs et le baleineau la proie malgré elle.

Les images sont magnifiques et nous permettent d'admirer tous ces animaux qui vivent en communauté; avec pour la plupart, un rôle bien établi entre eux (comme certains poissons qui nettoient les carapaces des tortues, ou encore, d'autres qui sont les jardiniers des coraux), rôle qui permet le respect et la survie de leur environnement, tant que l'homme n'intervient pas. Bien sûr, suivant la taille de l'animal, certains dangers le guettent plus que d'autres. Mais c'est un univers où chacun a sa place et son rôle, dans l'équilibre des espèces, de la chaîne alimentaire que dans l'entretien de leur milieu naturel. Et curieusement, face au danger, on apprend que les rivaux de la veille  n'hésitent pas à apporter leur aide si un être de leur espèce se retrouve en danger le lendemain. Quoiqu'il en soit, la vie communautaire des dauphins, des baleines, des orques, des poissons, offrent de belles leçons aux humains que nous sommes. Et surtout, si un jour vous deviez vous retrouver comme Robinson sur une île déserte, la technique de chasse des dauphins, l'une des plus élaborées du monde animal, pourrait bien vous sauver la vie.

Bref, à voir... Une plongée dans un monde merveilleux, un hymne à la beauté des océans, quelques vues aériennes splendides d'îles tropicales isolée, le tout en compagnie de Blue, le jeune dauphin dont nous suivons les derniers moments d'éducations et d'instruction auprès de sa maman.

Une plongée dans un espace en danger, dont la survie dépend, quelque part, de chacun de nous.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 16 Février 2014

http://nsa28.casimages.com/img/2011/09/29//110929121205846834.jpgRoman - Editions Livres VDB - 7h30 - 15 € en occas

 

 

 

Parution d'origine en 2004

 

 

L'histoire : Ferdinand vit seul avec Clara, sa fille de 8 ans, autiste au plus haut degré. Cinq ans plus tôt, Lorna, la maman, ne supportant plus la maladie de sa fille et se sentant impuissante, les avait quitté subitement.

Ferdinand fait tout pour sa fille, suivie dans un centre de jour. Il espère sans plus trop y croire une toute petite amélioration, aussi infime soit elle...

Hors, un jour, sur le cahier de Clara, des phrases sont notées, et ce parfaitement. Il y est question d'Alaska. Le personnel médical mène l'enquête pour découvrir l'auteur de ces phrases. Jusqu'au jour où Ferdinand surprend sa fille Clara, pourtant incapable du moindre sourire ou de la moindre manifestation, écrire elle même quelques phrases, la suite, sous ses yeux...

 

 

Tentation : J'aime bien l'auteur + le pitch

Fournisseur : La bib'  

 

 

-toile2.jpg

 

 

 

 Mon humble avis : Mitigé l'avis, très mitigé. 7h50 d'écoute, honnêtement, j'ai cru qu'il en faisait une quinzaine tant cela n'en finissait pas. Qui plus est, les chapitres sont assez longs, donc pas évident d'en écouter plusieurs de suite et d'ainsi, bien rentrer dans l'histoire. L'interprétation est assez monotone et la voix pas franchement charmante et douce à l'oreille... Très académique quelque part. Vous me direz, devant tant de flèches vers le bas, pourquoi deux étoiles tout de même ? Parce que ce roman est intéressant sous deux aspects.

Clara est une enfant autiste à un degré très élevé. Pas une parole, pas une expression sur le visage, elle ne reconnait personne. Ne supportant pas son impuissance devant cela, sa mère, Lorna, a quitté le domicile familial 3 ans plus tôt. Ferdinant s'occupe donc seul de Clara, qui passe ses journées en centre spécialisé. Alors oui, ce livre éclaire beaucoup sur les conséquences de cette maladie tant sur les patients qui sur leur entourage. Questionnement, desespoire, espoire au moindre petit signe, résignation, révolte. En cela, le livre m'a plu.

Dans la vie, Ferdinant est producteur de cinéma. Cela amène un aspect plus distrayant au roman et moult informations et réflexions sur ce milieu et la production cinématographique, ce qui, comme vous pouvez vous en douter, n'est pas pour me déplaire.

Hélas, l'histoire traine en longueur et l'intrigue s'oriente vers des hypothèses et des explications paranormales, type réincarnation et autres, auxquelles je n'adhère pas et qui m'ont franchement laissée dubitative et sur ma faim. Dommage, j'ai toujours apprécié les écrits de Patrick Cauvain jusqu'à maintenant, mais je ne recommenderais pas celui ci, à moins d'être disposée à accepter de telles réponses, qui, qui plus est, ne relèvent pas d'une grande connaissance de cet environnement et n'apprennent rien là-dessus, tant cet aspect là est peu creusé.

 

 

 

 

 

free-road-trip-games-audio-book

                                                                                  Chez Val

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 15 Septembre 2011

BD - Editions Delcourt - 95 pages - 14.95 €

 

 

Parution en 2008

 

 

L'histoire :  Agathe est une petite fille française des années cinquante. Elle grandit entourée de ses deux frères, de son beau-père et d'une mère, aussi secrète qu'hostile, qui n'aime que ses fils. Quand enfin elle atteint l'âge de demander des comptes et de poser les questions qui la hantent, sa mère n'est plus là pour l'écouter. Agathe cherche alors des réponses et découvre à cette occasion quelques secrets de famille qui, même s'ils n'expliquent pas tout, redonnent un peu de chaleur et d'humanité à la figure maternelle... Il y a des lettres que l'on n'envoie jamais ou que l'on garde cachées. Et puis, il y a celles que l'on écrit alors que leur destinataire a disparu. Ainsi en est-il des lettres d'Agathe à sa mère. Un dialogue à une seule voix, pour enfin être entendue...

 

 

 

Tentation  : Pourquoi pas ?!

Fournisseur  : La bib'

 

 

« Ma petite maman chérie, je crois que tu ne m'as jamais aimée, n'est-ce pas ? », c'est ainsi que commence cet album.

 

 

Mon humble avis : Je le reconnais, la couverture de cet album n'est pas très engageante. C'est la quatrième de couv' qui m'a incitée à tenter ma chance. Et gagné ! Dommage que j'ai moins de chance au loto qu'avec les BD et albums que je choisis à la bibliothèque !

Rassurez vous, l'intérieur est bien plus coloré, même si les planches les plus graves approchent le monochrome, ou prennent un peu l'aspect d'un négatif d'une photo.

Mais les dessins sont assez doux, très évocateurs, et l'ensemble très agréable à regarder.

Agathe écrit des lettres à sa mère défunte, puisqu'il est trop tard pour en discuter de vive voix. Agathe a besoin de se faire entendre, de dire, de mettre des mots sur son ressenti sur  toutes ses années, et des conséquences sur sa vie d'adulte. Pourquoi Marie ne l'aimait elle pas, pourquoi n'ont- elles jamais su s'entendre, se sentir bien entre elles ? Agathe veut comprendre et cherche. Elle trouve une explication, qui n'excuse rien mais qui explique. Un secret de famille bien enfoui.

Le sujet, douloureux est très bien traité, avec justesse et pudeur, mais sans mélodrame accentué. Il ne s'agit pas du récit d'une enfant battue ou maltraité, mais d'une enfant désaimée par sa mère. C'est en tout cas ce qu'Agathe ressent tant le traitement qu'elle reçoit est différent de celui de ses frères. On suit Agathe dans l'enfance, puis l'adolescence. C'est seule mais avec un lourd fardeaux qu'elle fait l'apprentissage de sa vie de femme et d'adulte.  Aucune aide, aucun réconfort, juste des ordres et de l'humiliation. Les planches où Agathe découvre ses premières menstruations sont terribles, bouleversantes et révoltantes.

C'est vraiment une bel oeuvre sur les conséquences d'un déséquilibre dans l'affection parentale sur la vie d'adulte, l'adulte qui doit effectuer un travail pour comprendre, éventuellement pardonner, et grandir. S'épanouir. Etre soi et pas ce que les autres veulent que vous soyez.

Je recommande chaudement.

 

 

Qu'est-ce qu'on en a à foutre de l'amour ? Quand on ne le voit pas, quand on ne le sent pas, qu'il ne vous sert à rien ? Quand on en connait que la place vide ? Un appel d'air inutile. Là où vous auriez dû avoir un coeur gonflé.... ne balance qu'un organe, déshydraté, caché derrière les côtes et qui ne sert à rien.

  

 

L'avis d'Hélène

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 13 Mai 2012

Synopsis : 20 ans après son divorce,  une mère se fait quitter à nouveau par son jeune compagnon. Elle décide alors de rejoindre Paris ou se trouve ses deux filles, qu'elle n'a pas vu depuis 20 ans. Les retrouvailles ne sont pa forcément chaleureuses. Il faut dire que cette mère n'a jamais su aimer ses enfants. Il en résulte que Sandrine, 40 ans, ne sais pas aimer non plus et que la cadette, Alice, multiplie les avortements pour ne pas ressembler à sa mère.

 

Alors, les deux soeurs décident de kidnapper leur mère pour l'obliger à les aimer.

 

 

 

Avec Josianne Balasko, Mathilde Seigner et Marina Foïs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile3.jpg

 

 

 

Mon humble avis :Une bande annonce complètement trompeuse, qui fait croire à un film cynique tirant sur la comédie. Hors, on est loin de la comédie, mais on nage en plein drame, en pleine cruauté. Bien sûr, la présence de Mathilde Seigner assure une dose de cynisme avec des répliques tranchantes toujours bien balancées. Mais pour moi ce film est tout sauf drôle.

Je l'ai aimé tout de même, malgré l'atmosphère oppréssante qui s'installe lorsque le film se dirige vers le huit clos. On se demande jusqu'où les deux filles vont aller, qui va craquer en premier, qui va faire le premier pas, qui sera prêt à recevoir l'autre le cas échéant.

En tout cas, cela fait froid dans le dos, autant d'indifférence maternelle envers ses filles, voire une haine. Comment peut on en arriver là ? Et ce pourquoi est encore plus atterrant je crois que ce que l'on peut s'imaginer au fil du film.

Alors bien sûr, ce film traite des conséquences à l'âge adulte du manque d'amour maternelle, sur la capacité à aimer, sur l'envie d'enfanter, sur la confiance en soi, sur tout ce qu'on est prêt à faire pour obtenir une once d'amour ou de reconnaissance maternelle.

Le film est sobre, entre dans certaines langueurs, les silences nombreux et les dialogues subtiles même regorgent de violence psychologique.

J'aurais peut-être aimé que le "Pourquoi" soit un peu plus creusé, qu'il donne lieu à des échanges, une conversion approfondie entre les 3 femmes au lieu d'un espèce de "simple" constat" plutôt expéditif.

Les 3 actrices ne sont pas pour rien dans l'intérêt du film. Elle nous offre toutes les 3 une prestation remarquable et des moments très forts, très justes, terrifiants, ou le malheur conduirait presque à la démence. Balasko trouve là un rôle de marâtre à sa démesure. Superbement ignoble et quelque part, touchante.

Mon coup de coeur va à Marina Foïs, lors de la scène où elle tient sa mère en joug avec un fusils de chasse en hurlant "Une chanson douce". Moi, ça m'a retournée. Pour savoir si ce film vous retourne aussi, comment on peut ne pas aimer ses enfants à ce point... et bien vous savez ce qu'il vous reste à faire.

En tout cas, l'enfer est bien pavé de bonnes intentions et ses trottoirs sont fait d'ignorance. 

 

 

Du coup, ce n'est pas la bande annonce que je mets ici, mais un teaser, plus fidèle au film

 

 

 

moin

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 15 Août 2016

Roman - Editions Livre de Poche - 251 pages - 6.90 €

 

Parution en poche en janvier 2016

 

L'histoire : Kolia assiste à l'enterrement de sa grand-mère. C'est alors qu'il réalise que les générations passent et sont vite oubliées, qu'il ne sait rien de ses arrières grand-parents, de leur vie, de leur époque. Alors, il entreprend de rédiger une lettre pour Anna, qui sans doute, sera son arrière petite-fille dans quelques décennies. Il lui raconte qui il est par des bribes de souvenirs du plus futile au plus subtile, souvenirs tous témoins d'une époque.

 

tentation : Mon amie Marie Hélène 

Fournisseur : Kdo de mon amie Marie Hélène

 

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour ce roman ! Le genre de roman que j'aimerais écrire. Qui plus est, j'ai la matière (des souvenirs, une époque) mais pas le talent !

Ce livre est aussi doux que son titre, même si parfois, les souvenirs évoqués sont tristes évidemment. Comme lorsqu'il s'agit du décès d'un copain de lycée.

Ce qui a rendu particulièrement magique cette lecture, c'est que l'auteur et moi sommes de la même génération ! Nous avons grandi dans les années 80. Aussi, nous avons écouté les mêmes musiques, vus les mêmes films, avons été témoins des mêmes événements internationaux marquants Alors les souvenirs de Nicolas Delesalle sont très proches des miens, voire parfois identiques, même pour les plus intimes ou délicats. Comme par exemple, l'herbe coupée. Je garde mois même un souvenir très précis, la sensation et l'odeur délicieuse de l'herbe coupée au printemps, quand les fenêtres commencent à s'ouvrir etc. Il y a aussi les trajets en voiture familiale pour les départs en vacances. Comme chez moi, 3 enfants derrières + un chien + le père qui fume toute vitre fermée !

Nicolas Delesalle évoque encore bien d'autres réminiscences de son enfance, de sa jeunesse ! Les profs qui donnent envie d'apprendre, le premier choc littéraire, la révélation du clip Thriller, la première communion tant attendue et la déception devant le zéro effet du corps du Christ, les premières fusées artisanales fabriquées avec un copain, les premiers émois amoureux, le premier baiser... et quel baiser ! Jamais de ma vie je n'ai lu un aussi beau baiser, si bien détaillé et expliqué par mille et une métaphores toutes plus douces et délicates les unes que les autres ! Il y a bien sûr les soupes "passées" par Maman, la première rupture amoureuse, puis, plus tard, la naissance de 2 enfants. J'en passe et des plus inattendus, ou des plus communs où chacun se retrouve.

Tout cela est écrit avec un style magnifique, parsemé d'un délicieux humour et d'une poésie exquise. Ce roman est un bijou, qui se lit comme on suit le lit d'une rivière tranquille. Un énorme coup de coeur ! Je ne sais pas à quand remonte un tel enthousiasme de lecture chez moi, c'est peu dire ! Alors vous aussi, plonger vous dans ce Parfum d'herbe coupée !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 31 Août 2017

Film de Lu Chan

Avec la voix de Claire Keim

 

Synopsis :  Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance.
Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille  après la naissance de sa petite sœur
Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.

 

 

Mon humble avis : Encore un film qui démontre la prouesse cinématographique de notre siècle, qui permet d'observer les animaux dans leur milieu naturel, et ceci, au plus près, mais vraiment au plus plus plus près !

Les paysages des quatre différentes régions chinoises filmés sont somptueux et grandiose. Pas âme ni construction humaine à des dizaines de kilomètres alentour. Une immersion en pleine nature. Une nature autant verdoyante et généreuse aux belles saisons, qu'austère et hostile en hiver... même si, pour le spectateur que nous sommes devant un écran, elle reste magnifique. Pour les animaux, c'est une autre histoire, une histoire de survie. Car le film rappelle délicatement (oui, les films Disney Nature se veulent avant tout familiaux, que pour donner et maintenir la vie, il faut aussi la prendre.

Nous suivons quatre espèces animales rares et toutes aussi mimi les unes que les autres.

Bien sûr, par leur facéties, les singes roux sont très drôles, très attachants et amènent à des réflexions, des étonnements et des constatations très anthropomorphiques, qui échapperont sans doute aux enfants mais point aux adultes.

Idem chez les pandas géants. Les cris qui pousse le bébé panda ressemblent tant à ceux d'un nourrisson, tout comme les gestes de la mère panda envers sa petite ressemblent beaucoup à ceux des humains envers leur toute jeune progéniture.

Les premiers pas, trots et galops des chirus, sorte d'antilope, ne pourront que vous attendrir.

Puis vient la très rare Panthère des neiges et ses petits. Pour elle, carnivore la vie et la survie est plus difficile, liées à un territoire et à la chasse pas toujours heureuse. Oui, pour les carnivores, la vie ressemble vraiment à une survie. Pour les autres espèces du film, la vie est liée aux saisons sur une année de tournage, une année classique niveau météorologie, donc pas de sécheresse, pas de manque d'eau et nature généreuse.

Ce qui ressort de "Nés en chine", c'est la similitude justement des comportements animaliers et des nôtres. Protéger ses enfants, les nourrir, les éduquer, leur apprendre à devenir adultes et autonomes. La notion de clan, de famille, d'entre-aide et bien sûr aussi, de rivalité. Le cycle de la vie est partout, tant dans les saisons, que dans les dangers face aux prédateurs.

Animaux et humain, nous faisons tous partie de ce cycle, de cette planète qu'il faut absolument protéger. Les animaux ont des prédateurs, dont nous sommes. Les humains n'en n'ont pas... et ne trouvent pas meilleurs idées que de devenir leur propre prédateur (en détruisant mère nature) ou le prédateur de leurs propres congénères. 

Un film magnifique, à voir, même si trop court, même si les explications sur la vie de ses animaux auraient pu être plus complètes.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 27 Février 2017

Lion : Affiche

Film de Garth Davis

Avec Sunny Pawar, Dev Patel, Nicole Kidman, Rooney Mara

 

Synopsis : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

 

 

Mon humble avis : Quel film ! Effroyable dans un premier temps, magnifique dans un deuxième temps, puis très émouvant vers la fin.

Enfin un film qui mérite "le bruit" qui l'entoure ! 

Mon seul mini bémol serait que l'acteur Dev Patel (qui jouait également dans Slumdog Millionnaire, est bien plus pâle de peau que Sunny Pawar, qui joue le rôle de Saroo enfant. Comme s'il n'y avait pas, en Inde et dans le monde, un bon comédien qui ait le même teint de peau que Sunny Pawar. De ce fait, j'ai comme eu l'impression que le personnage adulte était un peu "hollywoodisé".

On ne peut "juger" l'histoire car celle-ci est vraie ! Si elle était sortie du cerveau d'un scénariste, on aurait sans doute pu dire "C'est un peu gros non ?" Et bien non ! Malgré les épreuves que la vie soumet à Saroo, elle lui apporte aussi un beau miracle ! Certes, le miracle ne tombe pas tout à fait du ciel non plus, car il fait suite à un sacré acharnement de la part de Saroo dans la recherche de sa famille d'origine. Mais tout de même, merci Google Earth ! Car même si ce logiciel est souvent décrié, il faut avouer que sans lui, pas de prodige dans cette histoire.

La première partie du film, qui montre comment Saroo s'est perdu et est devenu un enfant des rues, est très dure à supporter. De voir cet enfant, seul, pendant des semaines, faire preuve d'autant de courage, que de clairvoyance et de bravoure, nous arrache le coeur. Et dans notre culture occidentale bien confortable, on ne peut être que choqué par l'indifférence et la passivité des adultes devant ces enfants perdus, qui sont, chaque année, 80 000 en Inde. Et là, impossible de passer sous silence l'énorme talent du jeune Sunny Pawar qui est absolument bouleversant et criant de naturel.

Dans la deuxième partie, Saroo a été adopté par un couple australien. Nous suivons donc Saroo dans ces premières années en famille, alors qu'il est rejoint par un autre jeune indien, lui aussi adopté. Nous assistons donc à deux types d'adoption, une qui se passe dans le meilleur des mondes, et l'autre qui se révèle compliquée et le restera toujours. Puis nous retrouvons Saroo étudiant puis adulte... Des souvenirs de sa prime enfance lui reviennent en mémoire et il décide de se lancer dans une recherche insensée : celle de sa mère, dont il ne connait même pas le nom puisqu'il l'avait toujours appelée "Maman".

Je n'en dis pas plus, sauf que vous pouvez également compter sur des scènes indiennes magnifiques et les paysages splendides de la Tasmanie.

Un chef d'oeuvre pour moi, et une sacrée leçon de vie, d'amour, de partage et d'humilité !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0