Résultat pour “Papa ou maman”

Publié le 12 Décembre 2018

Film de Jeanne Herry

Avec Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain,Olivia Côte, Miou-Miou, Stefi Celma

 

Synopsis :  Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

 

 

Mon humble avis : Quel film, mais quel film ! Et pourtant, tout en pudeur, en sobriété (pas de musique par exemple), et d'une telle justesse, comme le confirme l'une de mes "coséanseuses" qui a adopté deux enfants. C'est un film que l'on regarde en apnée, entre tristesse et bonheur devant toute la bienveillance qui entoure cet enfant

Nous suivons le parcours de Théo (et parallèlement celui de sa future maman), depuis le moment où il est remis à l'adoption et celui où il arrive enfin chez sa mère adoptive (la formidable Elodie Bouchez, qui semble bien de retour sur grand écran !

J'ai apprécié que ce film casse un peu les codes ou les préjugés... L'assistant familial (autrement dit la famille d'accueil) est un homme, Gilles Lellouche. C'est donc un homme qui pouponne, qui change les couches, qui fait le peau à peau, qui s'inquiète du développement du nourrisson. Et cet homme a lui-même une famille, il est déjà père et tout va bien dans sa vie. Ensuite, c'est à une mère monoparental que les services sociaux accordent l'adoption. Elodie Bouchez, qui en début de processus d'adoption est en couple. Mais ce processus est tellement long que lorsque "l'enfant paraît", elle est mère célibataire et cependant ultra prête, tant son cheminement et les années l'ont fait grandir, mûrir etc.

On sort admiratifs de ce film, admiratifs notamment envers ces services sociaux souvent décriés... Car l'on apprend ici l'énorme travail qui est fait, le nombre de personnes qui s'investissent pour le bien être de l'enfant avant tout.

J'ai été bouleversée d'apprendre et de constater tout ce qu'un tout petit bébé peut comprendre et garder comme cicatrice de l'abandon... Au point d'en faire une dépression. Je n'imaginais pas qu'un être âgé de quelques heures puisse autant ressentir cette notion d'abandon. 

Même si ce film pourrait presque être un documentaire, il est bouleversant et doit beaucoup à un scénario et des dialogues ciselés, jamais encombrants... A tel point que l'on oublie qu'il y a justement un scénario. Tout est "juste ce qu'il faut". Tout comme les comédiens qui apportent une aura supplémentaire, tant ils semblent tous en état de grâce. Ce film ne vient pas vous chercher, il vous prend, il vous saisit. L'émotion vient d'elle-même, naturellement, juste parce qu'un petit être vient de naître et non parce que la prodigieuse réalisatrice Jeanne Herry en aurait décidé ainsi. Tout est naturel dans ce film, rien ne parait fabriqué, comme la vie en fait ! Allez, on file au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Août 2015

Je vous propose un dimanche tout doux, un dimanche qui chatonne ! En compagnie de certains chatons que j'ai pu rencontrer et photographier ces dernières semaines. Tous ces chatons ont été recueillis par l'association à laquelle j'appartiens : Félin Possible

Tous ont été remis sur pied, et nombre d'entre eux ont été biberonnés par des bénévoles. En effet, il n'est pas rare de trouver des chatons abondonnés à l'âge de quelques jours/semaines, complètement incapables de subvenir à leurs besoins, donc promis à une mort certaine.

Une fois biberonnés, en bonne santé, vaccinés au premier kilo atteint, ils sont proposés à l'adoption... qui ne sera effective qu'aux 3 mois du chaton. En effet, avant 3 mois, un chaton n'est pas fini ! Si le sevrage alimentaire se fait vers 2 mois, le sevrage affectif et éducatif se fait à 3 mois. En effet, si des chatons ont la chance d'avoir leur maman, celle ci les éduque jusqu'à leur 3 mois avant de s'en désintéresser. Si les chatons sont séparés de leur mère avant ces 3 mois, il y a de forte chance pour qu'ils développent par la suite un comportement anormal d'agressivité, de non différenciation entre le jeu et la vrai bagarre, de désobéissance, de pipis à droite à gauche.

C'est pour cela que les chatons recueillis par l'assocation, une fois leur quarantaine de précaution de 2 semaines achevée, sont automatiquement pris en charge par des familles d'accueil qui possèdent des chats adultes. Ainsi, les chats "maison" éduquent les chatons qui ainsi toutes les chances de développer un comportement équilibré.

Cela, je l'ai aussi constaté l'an dernier alors que j'étais famille d'accueil. J'ai vu de mes yeux vu ma grande Aya éduquer fermement les chatons qui m'ont été confiés.

 

Allez, place aux photos ! Et bonne nouvelle, depuis que j'ai pris ces photos, tous ces chatons ont eu la chance d'être adoptés par une famille pour la vie !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

I'm a small, small girl in a big big world...

I'm a small, small girl in a big big world...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 30 Décembre 2009

Malgré mes bonnes résolutions de septembre eu égard à ma PAL, voici ce que j'ai trouvé sous le sapin en cette matinée du 25 décembre. J'avoue, honte sur moi, que je ne suis pas du tout étrangère à cela puisque chez moi, il est courant que chacun s'achète ses cadeaux que les "offrants" offrent... histoire d'être sûr de tomber dans le mille ! Vous le remarquerez, je suis un peu en manque de thrillers...

                                          
                                                 


  Les arcanes du chaos    Thérapie     Au pays des ombres      Forteresse digitale   Dans le scriptorium

                                                      
Le bonheur d'être soi



Ce qui donne maintenant l'aspect suivant à ma PAL, avec 2 petits achats hors raisons notables :
Pal de septembre remise à jour : départ 86

A 10
Abécassis Eliette : Le trésor du temple
Abécassis Eliette : La dernière tribu
Adam Olivier : A l'abri de rien
A.D.G : Kangouroad movie LU
Alain Fournier : Le Grand Maulne
Apolinaire Guillaume : Les exploits d'un jeune don Juan
Armand Marie Paul : Un bouquet de dentelle
Assadi Moussa : le bonheur d'être soi nouveauté
Austen Jane : lady Susan
Auster Paul : Dans le Scriptorium nouveauté
B 11
Balasko Josiane : Cliente
Balzac Honoré (de) : L'auberge rouge LU
Balzac Honoré (de) : Les dangers de l'inconduite
Balzac Honoré (de) : Le chef d'oeuvre inconnu
Barrière Michèle : Souper mortel aux étuves LU
Barley Nigel : Un anthropologue en déroute
Beigbeider Fréderic : 99 francs
Benameur Jeanne : Les Mains libres
Bensaid et Leloup : Qui aime quand j'aime ?
Bouvier Nicolas : L'usage du monde
Brown Dan : Forteresse digitale Nouveauté
C 10
Carpentier Alejo : Le partage des eaux
Charles Roux Edmonde : Oublier Palerme
Chattam Maxime : Les archanes du chaos Nouveauté
Christie Agatha : La mort dans les nuages
Coben Harlan : Dans le bois  LU
Coelho Paulo : Manuel du guerrier de la lumière
Collins Michael : La vie secrète de E. Robert Pendleton
Cortes et Flichy : Paris-Saigon
Cusset : La haine de la famille
Cusset Catherine : Un brillant avenir
D 7
Darrieussecq Marie : Truismes
Decoin Didier : Jésus, le dieu qui riait
Des Mazery Patrice et Bénédicte : L'Opus Dei
Djian Philippe : Impureté nouveauté
Dollinger Mary : Au secours Mrs Dalloway
Dubois Jean Paul : Vous aurez de mes nouvelles LU
Dubois Jean Paul : Vous plaisantez Monsieur tanner  LU
E 2
Erdrich Louise : Dernier rapport sur les miracles de Little No Horse
Evenou Danièle : Rire pour ne pas pleurer
F 4
Faye Eric : Le syndicat des pauvres types
Fitzek Sebastian : Thérapie Nouveauté
Fournier Jean Louis : Il n'a jamais tué personne, mon papa
Fournier Jean Louis : Satané dieu
G 6
Gallerme Gilbert : Au pays des ombres nouveauté
Galvada : l'échappée belle nouveauté
Gide André : Paludes
Grisham John : The last juror
Groult Benoîte : Ainsi soit elle.
Gruen Sara : De l'eau pour les éléphants
J 3
Jacq Christian : L'affaire Toutankhamon
Jardin Alexandre : Chaque femme est un roman
Jardin Alexandre : le Zubial
K 6
Khadra Yasmina : L'attentat
Khadra Yasmina : L'écrivain
Kafka Franz : Le procès
Kafka Franz : La métamorphose
Kessel Joseph : L'équipage
Kennedy Douglas : La femme du Vème
L 4
Le Clézio JMG : L'africain
Lenoir & Cabesos : La promesse de l'Ange.
Loti Pierre : Aziyadé suivi de "Fantôme d'Orient
Ludlum Robert : Le secret Halidon
M 6
Maalouf Amin : Samarcande
Martinez Carole : Le coeur cousu LU
Maupassant : Notre coeur
Miller Henri : Lire aux cabinets
Moreau J.P : Histoires de Pirates
Mishima Yuko : Papillon
N 1
Néruda Pablo : La solitude lumineuse
Nabati Moussa : Le bonheur d'être soi nouveauté
P 2
Poussin Alexandre : On a roulé sur la Terre
Poussin Alexandre : Afrika Trek 2
R 4
Rambaud Patrick : Chronique du règne de Nicolas 1er (trouvé chez Tioufout le 29/01)
Rawicz Slavomir : A marche forcée
Ronay Tatiana (de) : Le coeur d'une autre LU
Roux Fréféric : l'hiver indien
S 4
Sade (Marquis de): Ernestine
Sagan Françoise : Un chateau en Suède
Sartre Jean Paul : Le Mur
Sa Sainteté le Dalai Lama : Samsara
T 2
Tourre Anne : Je ferai comme toi, je ne mourrai pas
Thu Huong : Itinéraire d'enfance
U 1
Upfield Arthur : La loi de la tribu
V 5
Van Couwelaert  Didier : Un aller simple
Van Couwelaert Didier ; Le père adopté  LU
Vatsyayana : Les kama Sutra
Vecchioni Roberto : Le libraire de Sélinonte
Voltaire : L'affaire du chevalier de La Barre
W 3
Werber Bernard : Le papillon des étoiles
Wiesel Elie : Le mendiant de Jérusalem LU
Wood Barbara : L'étoile de Babylone
Y 1
Yourcenar Marguerite : Le coup de Grâce
Z 2
Zorn Fritz : Mars   LU
Zweig Stefan : Marie Stuart


NOUS SOMMES DONC A 94 LIVRES MAIS 11 LIVRES DE MA PAL LUS DEPUIS SEPTEMBRE. DONC 94 - 11 = 83 !!! PAL en baisse de 3 livres ! En progrès mais peu mieux faire !!!

Et 65 livres lus dans l'année... Dont quelques coups de coeur :
- Toute passion abolie de Vita Sackville West
- La condition de Jennifer Haigh
- L'église des pas perdus de Rosamund Haden
- Mort aux cons de Carl Aderhold
- Je le ferai pour toi de Thierry Cohen
- Les vivants et les ombres de Diane Meur
- No et moi de Delphine de Vigan
- Mange, prie, aime d'Elisabeth Gilbert
- Dans les bois d'Harlan Coben
- De pierre et de cendre de Linda Newberry
- Le père adopté de Didier Van Cauwelaert
- Le coeur d'une autre de Tatiana De Rosnay
- Le coeur Cousu de Carole Martinez
- Porteurs d'âme de Pierre Bordage
- Les heures souterraines de Delphine de Vigan
- Les lettres que je n'ai pas envoyés de Françoise Dorin
- Larguer les amarres de Clément Bosson
- Vous plaisantez Monsieur Tanner de Jean Paul Dubois.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 26 Octobre 2013

SAM_3955.JPG En octobre, la romancière Claudie Gallay a répondu présente à l'invitation de la librairie Lefailler... Dans une médiathèque Rennaise, elle a donc présenté son dernier ouvrage, intitulé Une part de Ciel.

Bien sûr, j'ai assisté à cet événement et j'ai pris quelques notes, dont voici des extraits !

 

 

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2013/07/16/part-ciel-1370525-616x0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'histoire de Carole, qui retourne dans sa famille au coeur de la Vanoise. Elle y a rendez-vous avec son père, l'absent.. rendez vous fixé via une boule de neige...

 

 

 

 

 

SAM_3964.JPG   CG : La première idée et image de ce livre, ce fut le lieu. Tous mes romans partent d'un lieu. Je voulais aussi traiter de la fratrie. J'aime les lieux géographiques forts, rudes. Je suis native du Dauphiné, donc je connais ces montagnes. Et puis il y a eu le personnage de Gaby, un peu rustre, qui n'a jamais quitté ce lieu. C'est donc l'histoire d'un lieu et de quelqu'un.

 

 

 Arnaud, l'interviewer : Pourquoi Carole veut voir son père, qu'elle n'appelle même pas Papa ?

CG : Oui, c'est un père un peu absent, qui partait mais qui revenait toujours. La mère aimait ses retours, elle s'apprêtait.... On ne sait pas trop où ce père habite... Et puis, il convoque ses enfants et ses 3 enfants vont se retrouver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3957.JPG Arnaud : Pourquoi vouloir rassembler 3 solitudes au même endroit ?

CG : Il fallait qu'ils soient seuls tous les 3, à un moment où ils sont sans conjoint, pour pouvoir se retrouver. Avec un frère ou une soeur, si les conjoints sont là, on ne dit pas les mêmes choses. Le cocon, ce sont les souvenirs car la maison n'est plus là, elle a brûlé. Ils vont devoir retrouver ensemble ces souvenirs et se réconcilier autour de ça.

 

 

 

Arnaud : Celui qui s'en va est il le plus fort ou le plus faible ?

CG : Carole n'est pas très à l'aise dans ce lieu C'est difficile de revenir, on est toujours étrangère... elle se laisse donc doucement réapprivoiser.

 

Ecrire l'attente et l'absence n'est pas compliqué mais il fallait oser la lenteur, admettre la lenteur des détails. Je ne pouvais pas faire un livre de 200 pages. Une fois ce fait accepté, je me suis dit que ce livre ne pouvait pas être écrit autrement...

 

 

 

CG : Au début, pour moi, c'était Gaby qui était faible, fragile. Elle est au quotidien, c'est la débrouille sans son mari. Finalement, celle qui est la plus fragile, c'est Carole, celle qui revient

SAM_3968.JPG et a besoin de Gaby. J'aime ce lien indestructible entre les deux soeurs. Gaby a beaucoup changé depuis ma première version du roman.

 

 

Arnaud : La mère a-t-elle aimé à égalité ses enfants et en fonction de l'ordre dans lequel elle les a évacué lors de l'incendie ?

CG : C'est une question terrible que peuvent se poser des frères et soeurs. Ai-je été aimé, mieux, pareille, moins ? C'est une question essentielle par rapport aux parents. C'est le noeud du livre. La première scène que j'ai écrite, c'est la fin du livre. Je savais que je voulais aller là-bas, sans savoir par où l'allais passer.

 

 

Arnaud : Il y a une forte dimension visuelle dans ce livre....

CG : C'est important pour Carole, alors ça le devient pour moi. Au départ, ce sont des taiseux qui disent beaucoup de choses par des gestes, des regards... C'est un livre à lire lentement car beaucoup de choses sont dites autrement que par le verbe. Il y a des silences qui cachent des choses et d'autres qui en révèlent. Il y a des choses qu'il faut deviner et qui ainsi prennent un poids de vérité car elles sont découvertes.

 

 

 

 Arnaud :  Comment avez vous inventé ce village ? Comme le bout du monde ou comme le lieu le plus beau du monde ?

CG : Difficile à dire. Ce sont des villages où personne ne s'arrête alors que si on s'y arrêtait, on y trouverait de la vie. C'est aussi le bout du monde... car il faut marcher sur les chemins pour les garder vivants.

 

 

Arnaud : Pourquoi en faire un village à l'avenir précaire ?

CG : C'est porreux avec ma propre histoire. Ca me touche beaucoup ces villages qui évoluent avec le progrès. J'ignore si c'est une bonne chose ou pas, cette modernisation. Je ne suis pas paséiste, mais j'ai toujours mal aux paysages qui disparaissent. Quand j'aime un paysage, je voudrais qu'on y touche jamais.

 

 

Arnaud : Vous évoquer la lenteur pour ce roman et pourtant, vos phrases sont courtes. Comment avez vous décidé cela ?

CG : Je ne décide pas et c'est dommage car cela irait bien plus vite si je décidais. C'est un texte que j'ai écrit plusieurs fois. J'ai commencé en septembre. Donc, quand je suis arrivée au corps du livre, c'était l'hiver. Par contre la relecture s'est faite au printemps, donc c'était moins facile de se croire en plein hiver.

 

 

Ma question : A quoi ressemble une journée de Claudie Gallay, l'écrivaine ?

CG : Je suis au bureau à 5h du matin. C'est l'heure où on ose le plus en écriture... jusqu'à 8 ou 9h, tous les jours. Le soir, je relis. Et l'après midi, je vis ! Ce que je préfère dans le travail de l'écriture, c'est le choix du mot juste, précis. Ne pas trahir la langue, la façon de parler du personnage. C'est compliqué de savoir quand s'arrêter, au moment juste. Je prends beaucoup de notes, j'ai toujours des carnets avec moi.

 

CG : Aucun des personnages de vient d'une seule personne existente. Ils sont vraiment inventés, contrairement aux paysages qui existent.

 

Ma 2ème question : En cas d'incendie, lequel de vos livres sauveriez vous en premier ?

CG : Je sauverais mes notes du prochain livre !

 

 

 

  Passons aux photos qui complètent ma collection d'effets de mains d'auteurs !

 

 

 

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PEINTURE 3543 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 2 Avril 2019

Roman - Editions J.C Lattès - 192 pages - 17 €

Parution le 6 mars 2019

 

L'histoire : Les gratitudes, ce sont les vrais mercis, ceux qui dépassent les mercis de courtoisie, de politesse, d'habitude. Ce sont ces mercis que l'on devrait dire à celles et ceux qui, par leur rencontre et leur action, au delà du "petit" service, ont vraiment changé notre vie. Ces mercis que l'on tait parfois par gêne, où que l'on aimerait dire alors qu'il est trop tard.

Michka vient de décéder en EPADH. Marie, sa jeune voisine, raconte Michka, leur relation, sa vieillesse avec les mots qui disparaissent, la perte de repaires, et la gratitude urgente qui ronge Michka.

 

Tentation : Ben, un de Vigan, c'est incontournable !

Fournisseur : Kdo de ma Maman.

 

 

Que reste-t-il lorsque les mots s'envolent ?

Mon humble avis : Une fois de plus, Delphine de Vigan m'a touchée en plein coeur, avec simplicité, justesse, pudeur, finesse et beaucoup de tendresse sur un sujet douloureux, qui nous a tous concerné (via la perte d'un être cher) ou nous concernera tous un jour où l'autre, lorsque viendra notre tour... Celui de la fin de vie... Mais avant cette fin redoutée puis salvatrice, il y a l'amoindrissement des capacités, la vieillesse, le cerveau qui fonctionne moins vite ou plus très bien, la dépendance et ici, le sujet central... Les mots qui s'envolent, qui disparaissent, qui se confondent... Ce que l'on nomme l'aphasie. Que reste-t-il sans les mots ? Comment échanger, comment se faire comprendre, comment communiquer ? La mise en mots de cette disparation est magistralement décrite par Delphine de Vigan à travers le personnage si attachant de Michka.... mais aussi à travers celui de Jérôme, son orthophoniste et de Marie, jeune voisine de Michka qui vient souvent lui rendre visite. Dans Marie, on peut aisément retrouver des pans de vie de l'auteure elle-même. Aussi, peut-être Michka a-t-elle réellement existé, et ce roman, l'expression d'une réelle gratitude que la fuite du temps n'a pas rendu possible au bon moment. Ce sont Marie et Jérôme qui racontent chacun leur tour Michka, la Michka qu'ils connaissent.

Mais cette fin de vie n'est point l'unique sujet de ce roman magnifique... Il y a évidemment ces gratitudes que l'on manifeste, et celle qui sont restées enfouies et tues, avec l'urgence de les partager...

Michka est hantée par une gratitude qu'elle n'a pas pu exprimer. Enfant juive, durant la deuxième Guerre Mondiale, elle a été cachée par deux paysans durant plusieurs années. D'eux, elle n'a que deux prénoms, deux prénoms qui lui ont sauvé la vie et qu'elle n'a jamais pu remercier.

Marie éprouve tendresse et gratitude envers Michka qui a agrémenté et allégé son enfance lorsque sa propre mère se faisait défaillante.

Et puis il y a Jérôme, l'orthophoniste, qui travaille avec les mots et les silences, et qui se prend réellement d'affection pour Michka.

Ces trois personnages ont un point commun... une blessure de l'enfance. De celles qui marquent à jamais...

Bon, je réalise en relisant mes mots que je patauge pour exprimer à quel point j'ai aimé ce roman qui est tout en dignité, émotion, poésie mais sans pathos. Et, surtout, en toute simplicité, ce qui pour moi est un point positif par rapport aux deux ouvrages précédents de l'auteure... Simplicité et humanité, voilà ce qui définit ce court roman.

Quant à nos propres gratitudes... Forcément, on y réfléchit au cours de notre lecture... Je pense, j'espère avoir exprimé les miennes au bon moment... Ces bras et mains ouvertes qui changent votre vie, ou qui permettent de la maintenir telle qu'elle était malgré les accidents... Je pense souvent à Ludo et Laurence, mes chefs chez Nouvelles Frontières, qui ont tout fait pour que je garde mon poste après mon AVC... Jusqu'à me dire, à certains moments : "si tu ne te sens pas venir travailler, tu ne viens pas mais tu nous préviens pour qu'on ne s'inquiète pas de ton absence". Vous en connaissez beaucoup vous, des chefs comme ça ?

Je pense aussi à Magali, qui sans me connaitre, a proposé de m'accueillir chez elle en Guadeloupe pour que je puisse chercher du travail sur place.

Je pense aussi à Hannelore et José, mes amis de Guadeloupe aussi, qui m'ont invité à squatter chez eux 3 mois, le temps que je m'organise etc...

Je pense à l'équipe médicale de St Philibert à Lille qui m'a sauvé la vie

Je pense aux personnes qui spontanément, m'ont aidé à retrouver mon Praslin il y a quelques années.

La liste est longue en fait... Mais honnêtement, je pense être en paix avec moi-même car ces gratitudes, je n'ai jamais eu la pudeur de les taire. Au contraire... Et souvent à l'étonnement des bénéficiaires, qui ne comprennent pas toujours ces reconnaissances de gratitudes, tant ce qu'ils ont fait pour moi leur semble normal.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Juillet 2010

Roman - Editions J.C Lattès - 363 pages - 18 €

  

 

Sortie fin août 2010

 

RENTREE LITTERAIRE SEPTEMBRE 2010

 

 

Résumé : 1998. Paris. Il fait 37 °. LesBleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père, Jacques. Sauvée de la solitude par un job d’été dans un bistrot où les hurluberlus imbibés se succèdent plus vite que les petits ballons de rouge, la jeune fille gère avec les moyens du bord le chagrin de Mira, sa mère, et sa propre colère. Contraintes d’emménager dans l’« immeuble-mutant », reflet architectural de leurs vies décrochées, les deux femmes espèrent se reconstruire. Mais, à peine un pied posé dans le nouvel appartement, Mira présente d’étranges symptômes.

 

 

  

  

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Mon humble avis :  J'ignore si ce livre est arrivé au bon moment dans ma boîte aux lettres, mais cette histoire m'a émue, même bouleversée. Alors certes, la vie ne m'a épargnée d'aucun (ou presque) des sujets développés dans ces pages:  Le deuil d'un parent parti trop jeune. Qui est trop jeune ? Tout le monde, le défunt comme ceux qui restent. Les enfants qui deviennent quelques temps  la mère de leur mère veuve, parce qu'il faut tenir, pour ne pas la perdre elle aussi... quitte à emballer leurs propres douleurs dans un coeur en carton, carton qui finit toujours par ramollir. La dépression, l'hyperacousie, les acouphènes, la fuite, la survie, la reconstruction. Alors oui, ce livre, je le connaissais par coeur avant de le lire et pourtant... Je l'ai dévoré. L'écriture est fluide, jeune mais pas dépravée, imagée et soignée sans être assommante. Pas de pathétisme entretenu, cultivé, ou arrosé. De la vérité, des émotions, une analyse clairvoyante des épreuves difficiles, le tout porté par la jeunesse de l'héroïne Nola, qui ne baisse pas les bras, même si le décès violent de son père dans une fusillade en pleine rue la transpose sans palier de l'adolescence inscouciante à l'âge adulte.

Et puis, on pourrait croire l'histoire de "l'effet Larsen" assez linéaire. Point n'en est. L'auteure la dynamise avec respect, malgré la gravité de sa matière. Elle surprend également dans le dénouement, auquel on ne s'attend pas du tout.  Celui -ci donne une part des "pourquoi". Mais il n'a pas répondu à la question que je me posais depuis mes premiers instants de lecture : ce récit est- il autobiographique ? Qu'est-ce qui justifie une telle question : la justesse des mots. Ces mots que je n'ai jamais su dire, que peu de personnes concernées parviennent à prononcer, ni même à exhumer des cendres de leur âmes. Faut il avoir vécu tout cela pour le décrire avec autant de puissance, je ne sais pas. Peut-être, sans doute. A moins que là soit le talent d'un écrivain : imaginer les situations et les mots qui les suivent, ces mots que certains cherchent en vain, mais trouvent enfin dans un livre... Qui a dit que l'art était inutile ???!!!

 

 

" Réclamer de l'amour à une âme si cassée, c'est comme faire l'aumône auprès d'un sans-abri."

 

"La maladie de Maman était un non-sens et les non-sens, rien à faire, on ne sait jamais par quel bout les prendre".

 

" Il n'y a pas de nuances de noir. Le noir, c'est noir, c'est tout. Personne ne peut affirmer que ta souffrance est plus noire que la mienne."

 

"Seulement voilà : il avait bien fallu que je me ressuscite. ... Le coeur redémarra comme il le fait toujours - qu'on soit d'accord où non."

 

" ... Et je me demandais soudain si j'aurais, moi, un jour, des enfants, s'il n'y avait pas dans la reproduction de soi une responsabilité incompatible avec ma propre histoire."

 

"J'ai l'impression d'être assise au bord d'un trottoir à regarder passer ma vie en même temps que les bagnoles...."

 

 

Ce livre est une pépite, ma première lecture de cette rentrée littéraire. Un bon présage. Lisez ce livre... en librairie fin août. Vous êtes blogueuses, ce livre part en voyage aux conditions habituelles. Il va d'abord partir chez Keisha, qui accepte de le faire voyager pour moi qui risque de devoir me mettre en retrait dans quelques temps. VOus pouvez vous inscrire ici, je transmettrais à Keisha...

Quant à moi, je remercie Maud Letthielleux de me l'avoir envoyé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Mai 2020

Durant le circuit en Afrique du Sud, nous avons eu une petite matinée de libre... au coeur du lodge où nous logions pour trois nuits. Petite matinée car dejeuner prévu à 11h30 avant de partir en excursion. Quelle délicieuse matinée dans ce jardin d'Eden et dans cette atmosphère très "Out of Africa"... Ne manquait que Robery Redford.

Avec Muriel, l'amie qui m'accompagnait lors de ce voyage, nous avons pris le temps de déjeuner tranquillement avec vue sur la savane. Puis atelier écriture de cartes postales. Mais surtout, nous avons profiter de la quiétude et plénitude du lieu déserté (les autres groupes étant en safari). Le lodge quasi pour nous seules. Certains personnes de notre groupe étaient en colère de cette matinée "perdue", arguant qu'un voyage, c'est fait pour découvrir et visiter, et pas rester sur place. Ce à quoi j'ai répondu que rester sur place permet d'observer, de sentir, de ressentir... Et de se pauser aussi avec soi-même et la merveilleuse nature qui nous entoure. Ces merveilles, oiseaux et autres animaux, ont laissé de glace ces compagnons de voyages... Tant pis pour eux...

Muriel et moi nous sommes régaler à observer les tisserins construire leurs nids.

Un lodge dans le parc Kruger... C'est un hôtel dans le style africain (un peu colonial il faut le dire tout de même) mais en pleine nature. En fait, c'est l'humain qui est entre la triple clôture de protection, c'est l'humain qui est prisonnier. Les animaux, tout autour, sont en toute liberté de circulation. Ils vont et viennent à envi. Parfois ils sont là, parfois ils ne sont pas là... 

Le lodge est équipée d'une piscine (frisquette tout de même), mais nous avons préféré faire plusieurs fois le tour de notre enclos et profiter ainsi des surprises de la nature. Nous asseoir, observer ce qui était là où attendre ce qui viendrait.

Une matinée douce et délicieuse donc... Un lieu où l'on serait bien rester plus longtemps, juste pour être et ressentir sans forcément faire ou avoir.

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile  ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER

Une des jeunes filles de notre groupe fêtait son anniversaire durant le voyage. Il a été dignement fêté à la mode locale avec le personnel du lodge, personnel super sympa, souriant, accueillant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 14 Décembre 2013

Lettre - Editions Nil - 107 pages - 8.50 € http://www.babelio.com/couv/CVT_Instinct-primaire_1660.jpeg    

 

 

 

Parution le 3 octobre 2013, rentrée littéraire

 

 

 

L'histoire : La narratrice, (l'auteure), rédige une lettre pour expliquer à l'homme qu'elle aimera toujours pourquoi, en dépit de ses sentiments, elle s'est enfuie de l'Eglise, quelques minutes avant que les voeux soient prononcés, la mariant à jamais.

 

 

 

 

Tentatrice : L'irrégulière

Fournisseur : Ma CB, achat compulsif au Furêt du Nord en présence de Liliba qui n'a rien fait pour m'arrêter !!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Depuis maintenant quelques années, la collection "les affranchis" demande à des écrivains d'écrire la lettre qu'ils n'ont jamais écrite. La narratrice vivait une relation amoureuse avec un homme marié. Celui ci s'est séparé de sa femme pour l'épouser et lui demandait même un enfant. Ce n'est  pas ce qu'elle souhaitait, alors, elle s'est enfuie, ne regrettant que l'amour total qu'elle vouait, et voue toujours à cet homme.

J'ignore si j'ai adoré cette lecture au point de lui attribuer 4 étoiles, mais je sais que c'est un livre incontournable, nécessaire, une "utilité publique" (comme me l'a "vendu" mon amie l'Irrégulière).

Parce que Pia Petersen s'adresse à toutes et à tous. Femmes célibataires, mariées, séparées, mères ou non mères. De même pour les hommes. Elle remet les pendules à l'heure et les choses à plat. Au diable l'hypocrisie d'un modèle social archaïque qui régit toujours une société en pleine mutation, un modèle imposé à tous quelques soient les envies, besoins (....) de chacun. On peut juste avoir besoin d'amour ou aimer avec passion sans forcément signer de contrat, ce fameux contrat de mariage qui est soit disant signé pour la vie et devant Dieu et qui se réduit en cendre à la moindre occasion, parce que justement, maintenant, les mariages se font par amour et non par raison ou pour celler une quelque alliance entre deux familles, deux pays.... On peut ne pas souhaiter d'enfant, ne pas pouvoir en avoir, ne pas s'en sentir capable, trouver le monde trop dur pour l'imposer à un enfant. Oui, intérieurement, on peut. Mais socialement, on devrait pouvoir.... Car une femme qui n'a pas d'enfant passe au yeux des autres pour une égoïste, une incapable, une éternelle adolescente... qui de toutes façons ne peut pas comprendre.... puisqu'elle n'a pas d'enfant. Mais non ! Et ce sont les femmes elles mêmes qui vont porter le jugement le plus dur envers leurs semblables.

Pia Petersen rappelle que dorénavant, la femme n'est pas obligée d'enfanter pour être une femme, pour s'épanouir, pour exister, pour être heureuse, pour mériter le respect et non un regard écarquillé ou une expression de pitié.

Je n'ai pas d'enfant et n'en n'aurais pas. Des problèmes de santé et l'âge qui ne recule pas... Et puis pas d'amour partagé. L'année dernière, un de mes neveux m'a dit "tu n'es pas une femme, tu n'as pas d'enfant". Il parait que je dois mettre cette remarque sur sa jeunesse (6 ans l'an dernier), mais il n'empêche que cela traduit bien l'image qu'on lui a appris : femme = maman et rien d'autre. Des collègues m'ont aussi dit " t'as de la chance d'être célibataire car " :

-1ère collègue : je peux faire du shopping quand je veux

- 2ème collègue : je ne suis pas obligée de faire à manger tous les soirs

- 3ème collègue : j'ai une vie excitante (parce que je vais souvent au ciné !!!)

Bref, il faudrait vraiment que tout le monde s'attable, échange sur le sujet, et surtout écoute ce que l'autre dit... ou ne dit pas. Que chacun cesse d'aligner ses besoins et sa logique sur les siens propres. Ce n'est pas parce qu'une femme est sensée se marier que toutes ont envie de le faire, que le bonheur passe forcément par le mariage.

Avant d'être une femme socialement parlant, la femme est avant tout un individu et un être humain. Il ne faut pas l'oublier, ni en Europe, ni au Moyen Orient...

Pia Petersen argumente tout cela avec beaucoup d'intelligence et à force d'analyses sociétales. Même si je ne suis pas forcément d'accord avec tous ses propos, il faut reconnaitre que ce petit livre est un formidable appel à la tolérance, au respect des différences. Regardons et observons l'autre pour le comprendre, pas pour le juger.

En traitant des sujets comme l'adultère, le mariage, le désir ou le non désir de maternité, l'épanouissement par d'autres biais que ceux dictés par la société, Pia Petersen revendique sa liberté de femme, sa liberté d'Etre loin de toute idée "bien-pensante". 

 

 

Les avis d'Asphodèle, de Cynthia et de L'Irrégulière

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Mars 2013

  Synopsis :   http://fr.web.img1.acsta.net/medias/nmedia/18/96/20/50/20452784.jpg  Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
Mike Banning, ancien garde du corps du président des États-Unis, s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsqu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure
 
 
 
 
Action / Thriller avec  Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Et oui, je collectionne un peu ce genre de film en ce moment, c'est ce dont j'ai besoin. Quel genre ? Distrayant, efficace, où il ne faut pas trop réfléchir. Je suis donc allée voir "La chute de la Maison Blanche" et j'ai vu plus que ça puisqu'à la fin, il ne reste plus grand chose de la maison au bureau ovale. Limite si elle n'est pas rayée de la carte !
Bon trêve de plaisanterie : il faut sauver le président des USA, donc par extension la grande nation Américaine et donc, par extension toujours... Le MONDE ! Et devinez qui s'y colle ?..... Perdu, ce n'est pas Bruce Willis qui avait presque le monopole de cette mission depuis 20 ans ! Non Hollywood mise sur le renouveau avec Gerard Butler et ce fameux renouveau ne démérite pas, bien au contraire ! Le film vous scotche à votre siège de la première à l'avant dernière minute (oui, la toute dernière étant la dégoulinante morale américaine dont les grosses productions d'outre-atlantique ne peuvent se passer). Aucun temps morts dans ce jeu de chat et de la souris dans les couloirs officiels ou secrets de la demeure présidentielle, le tout est vraiment bien ficelé malgré certains éléments de l'attaque qui dépasse le "too much", comme l'obélisque de Washington qui s'écroule... rappelant deux autres tours...
Vous m'excuserez, mais je n'ai pas eu le temps de compter le nombre de morts, ni combien de cervelles finissaient par éclabousser les murs immaculés. Ca remue, ça explose, ça tue à l'artillerie lourde, à l'arme de point, à l'arme blanche ou à mains nues (oui, ce petit craquement quand entre vos mains, le cou de votre ennemi fait un quart de tour en un nano seconde. )Voyez comme je m'y connais dans le domaine. Bref, âmes un tout petit peu sensibles s'abstenir, même si le ciné nous a livré bien pire dans le genre.
Le scénario : Limpide en fait. Relativement fouillé mais en tout cas, compréhensible facilement, car bien souvent, ce type de film, vous savez qui est mort ou vivant, mais plus trop pourquoi ni comment. Bref, ici, ça tient la route.
D'ailleurs, ce film se révèle très "d'actualité" puisque l'ennemi des Etats Unis y est... La Corée du Nord (bon, je résume et ne spoilie pas grand chose à vrai dire.
Et puis, pour être honnête, ce film m'a amenée à réfléchir... Si si... Bon, bien sûr que je sais que ce n'est que du cinéma....
Mais un président qui se retrouve otage avec une poignée de son staff... Comment réagirait il ? J'imagine bien Barak rester digne, virile et intelligent.... Par contre, entre notre ancien et notre nouveau président... J'imagine que l'un demanderait à voir sa maman et que l'autre, tellement arrogant et sûr de lui, se prendrait une balle dans la tête directement par un preneur d'otage qui ne le supporterait pas 5 mn, aussi importants les secrets détenus soient ils !
En tout cas, j'ai bien aimé ce film, en le prenant pour ce qu'il est.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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