Résultat pour “Papa ou maman”

Publié le 12 Avril 2012

Autofiction ? - Editions du Seuil - 140 pages - 15 €

 

 

 

Parution en janvier 2012

 

 

L'histoire : Point de départ... Une lectrice se suicide. Au téléphone, la mère de celle ci accuse Chloé Delaume d'être responsable de cette mort. "Pourquoi est elle morte et pas vous" ?

Parce qu'un auteure qui devient l'héroïne et la narratrice de ses livres serait un corps vide, avec personne dedans, une place à prendre.... Jusqu'où va l'identification, le danger de l'autofiction et la liberté de chacun de mener sa propre vie, voire de la choisir...

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

-toile2.jpg

 

Mon humble avis :Chloé Delaume est passée récemment à La Grande Librairie. Je ne la connaissais pas, même de nom. Et voilà que sa venue pour une conférence à Rennes est annoncée... Alors lisons !

Et bien voici un billet qui ne va pas être facile car je ne saurais dire si j'ai vraiment aimé ce livre, même si je l'ai lu d'une traite.

Disons que ce fut une lecture très expérimentale, déconcertante, déroutante...

Au premier abord, le style m'est apparu comme impénétrable. Syntaxe particulière, phrases très courtes, ponctuation plus que généreuse, rythme saccadé... Puis parfois, des envolées presque lyriques. Et là j'ai ouvert les vannes pour me laisser pénétrer par le texte et je me suis pris sa poésie en pleine figure. Ce texte est en fait hautement poétique, alors je pense que chacun peut par moments l'interpréter à sa façon, le survoler, le saisir dans le creux de ses mains, même si, comme du sable, il s'enfuit l'instant d'après et redevient insaisissable. J'ai trouvé des passages incompréhensibles pour l'instant d'après jubiler devant l'humour, l'ironie et le cynisme dont ne manque pas l'auteure.

Quand est il du sujet... Traité de façon... je dirais décousue dans l'ensemble. Le sujet qui ouvre le livre ne semble qu'être qu'un prétexte pour annoncer l'apocalypse personnelle de Chloé Delaume et donc, pour ne pas échapper au cliché de l'autofiction il en ressort plutôt un aspect nombriliste, que j'appelle "'automasturbation cérébrale". C'est souvent gloque, macabre, sanglant dans les métaphores et les obsessions morbides, inconvenant. Un livre pour répondre à une question : qui suis-je ? Chloé Delaume n'est manifestement pas en paix avec elle même ni avec son identité...Bref, nous partageons nombre de ses tourments. Voici une réponse à celle qui s'est tuée parce qu'elle voulait devenir " à son tour" Chloé Delaume.

Et puis surprise, l'auteure nous propose de répondre à un QCM de 12 questions sur la vie, son livre, notre lecture, elle, afin de choisir, en quelque sorte, la fin du livre selon le nombre de A, B ou C obtenus. Cela m'a franchement amusée car on ne peut plus indédit ! (pour info, j'ai eu autant de A que de B et peu de C)

J'ai tout de même mis quelques post it au fil des pages, car j'y ai retrouvé des affirmations, des ressentis qui font partie de ma vérité et me permettnt une certaine identification à l'auteure / héroïne/ narratrice. Car il y a en Chloé Delaume une lucidité certaine, notamment dans son rapport à l'écriture et le rôle de celle ci qui ne peut jamais être thérapeutique selon ses propres mots.

Ce n'est pas un livre que je conseillerai, à moins qu'être dérangé et remué dans votre confort de vie bien équilibrée d'où transpire le bonheur ne vous déplait pas. Si vous êtes une jeune maman épanouie, une grand mère heureuse de l'être, que pour vous le couple est la plus belle des réussites, que vous êtes sûre que jamais dans votre vie vous n'avalerez d'anxiolitiques, je ne penses pas que ce livre vous plaise un temps soit peu.

Pour ma part, j'ai été surprise, dérangée, je me serai passée de certains détails, mais j'ai retrouvé quelques parties de moi et surtout, malgré mes rétissences du début, j'ai apprécié la poésie de cette plume et me suis amusée du culot de Chloé Delaume. Lecture expérimentale donc, tortueuse à souhait, pas adoré, pas détesté, disons que je n'en ferais pas mon pain quotidien, ni même occasionnel.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 3 Mai 2020

Durant le circuit en Afrique du Sud, nous avons eu une petite matinée de libre... au coeur du lodge où nous logions pour trois nuits. Petite matinée car dejeuner prévu à 11h30 avant de partir en excursion. Quelle délicieuse matinée dans ce jardin d'Eden et dans cette atmosphère très "Out of Africa"... Ne manquait que Robery Redford.

Avec Muriel, l'amie qui m'accompagnait lors de ce voyage, nous avons pris le temps de déjeuner tranquillement avec vue sur la savane. Puis atelier écriture de cartes postales. Mais surtout, nous avons profiter de la quiétude et plénitude du lieu déserté (les autres groupes étant en safari). Le lodge quasi pour nous seules. Certains personnes de notre groupe étaient en colère de cette matinée "perdue", arguant qu'un voyage, c'est fait pour découvrir et visiter, et pas rester sur place. Ce à quoi j'ai répondu que rester sur place permet d'observer, de sentir, de ressentir... Et de se pauser aussi avec soi-même et la merveilleuse nature qui nous entoure. Ces merveilles, oiseaux et autres animaux, ont laissé de glace ces compagnons de voyages... Tant pis pour eux...

Muriel et moi nous sommes régaler à observer les tisserins construire leurs nids.

Un lodge dans le parc Kruger... C'est un hôtel dans le style africain (un peu colonial il faut le dire tout de même) mais en pleine nature. En fait, c'est l'humain qui est entre la triple clôture de protection, c'est l'humain qui est prisonnier. Les animaux, tout autour, sont en toute liberté de circulation. Ils vont et viennent à envi. Parfois ils sont là, parfois ils ne sont pas là... 

Le lodge est équipée d'une piscine (frisquette tout de même), mais nous avons préféré faire plusieurs fois le tour de notre enclos et profiter ainsi des surprises de la nature. Nous asseoir, observer ce qui était là où attendre ce qui viendrait.

Une matinée douce et délicieuse donc... Un lieu où l'on serait bien rester plus longtemps, juste pour être et ressentir sans forcément faire ou avoir.

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile  ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER

Une des jeunes filles de notre groupe fêtait son anniversaire durant le voyage. Il a été dignement fêté à la mode locale avec le personnel du lodge, personnel super sympa, souriant, accueillant !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 7 Août 2016

Il y a 2 semaines, sur ce blog, je lançais un S.O.S pour sauver des chatons errants à 1 km de chez moi sur le périmètre d'une clinique, avant le passage de la fourrière... Sachant que plus aucune association rennaise de sauvetage ne prend plus aucun nouveau pensionnaire (manque de place et de finances), je 

Je pensais qu'il y en avait 5 ou 6...

Le lundi (il y a 10 jours), équipée d'une cage de trappe prêtée par l'asso Félin Possible, je suis allée trapper avec ma collègue Valentine et son copain à 18h30. A 21h15, nous étions bredouilles et fatigués ! Alors que nous rangions le matos, il s'est mis à sortir des chatons de partout....Au moins 10 ou 11 chatons et je pense 3 mamans errantes.

A minuit, nous avions trappés 3 chatons, après moult péripéties...

Dans certains contes, des grenouilles se transforment en prince. Dans mon histoire, une tête de thon se transforme en 3 chatons !

 

UN DIMANCHE AVEC MES SAUVAGEONS !

3 chatons terrifiés et complètement sauvageons, je suis la première humaine qu'ils rencontrent.

Là, ils sont en quarantaine sanitaire dans une chambre que ma voisine me prête gentiment, pour ne pas les mélanger de suite avec mes chats. Ces 2 semaines laissent les temps aux chatons de développer les maladies contagieuses dont ils pourraient être porteurs.

Depuis 10 jours, je passe au moins 3 heures par jour avec eux pour les sociabiliser, car ce sont de vrais sauvageons. j'ai payé de ma personne, ou du moins de mes doigts.

Mais très vite, avec la culture acquise auprès de Félin Possible, les conseils sur les sites sérieux sur internet, les conseils de personnes expérimentés, de la patience, de la patience, de la douceur et peut-être une propention naturelle à cette activité, la socialisation avance !

 

Je vous présente les chatons !

Nous avons Praslin, le mâle noir et blanc. Très réceptif à la socialisation ! Il est déjà hyper câlin, pot de colle, ronronne à tout va !

Seychelles, femelle écaille diluée. Nous ne sommes plus dans le "sauvage" mais dans le très craintif. Mais on avance tout de même ! Hier, avec ma collègue, nous avons eu les premiers ronrons de Seychelles !

Mahé, la tricolore, est la plus récalcitrante ! Mais on avance tout de même !

Chaque jour est fait de petite(s) victoire(s) ! Ces chatons ne savaient pas jouer (c'est pas encore gagner pour tout le monde d'ailleurs). En fait, mon rôle est de leur rendre l'insouciante inhérente aux chatons. Si mes 3 bébés étaient nés de chatte domestique et vivant avec l'humain, ils n'auraient pas peur de l'humain et passeraient leur temps à jouer et dormir, n'ayant pas le soucis de chercher à manger et ne partageant pas le stress de la mère face à l'humain et les dangers inhérents à la vie en extérieur.

 

 

UN DIMANCHE AVEC MES SAUVAGEONS !

Dès le jeudi (trappe le lundi), les chatons étaient propres, tout dans la litière, sauf les accidents dus à une grosse diarrhée chronique.

Dès le vendredi  avec ma collègue, nous avons enfin pu leur badigeonner le corps d'antipuce/tique. Nous leur avons retirer une bonne quizaine de tiques/chaton, nous leur avons nettoyer les oreilles.

Le mardi, grâce aux dons sur collectée sur ma cagnotte internet figurant sur mon S.O.S, j'ai pu emmener les 3 chatons chez le vétérinaire.

Au programme, palpation, stétoscope, vermifuge et... tests au FIV (sida du chat) et FELV (Leucose du chat).. Et youyouyou !!! Les 3 sont négatifs ! Donc dès mardi, après la quarantaine, je pourrai les mélanger sans risque avec mes propres chats, toujours en attendant qu'une association puisse les prendre en charge et trouver des adoptants responsables, qui s'engageront à les vacciner chaque année, à les stériliser à 6 mois et à ne jamais les abandonner !

UN DIMANCHE AVEC MES SAUVAGEONS !

Donc So far, So good, mais rien n'est fait ! Les chatons ne sont pas à l'abri d'un problème de santé soudain avant leur prise en charge par une asso. Et ma situation financière ne me permet pas de subvenir aux soins véto de 3 chats supplémentaires !

Aussi, ma cagnotte est toujours ouverte, vous pouvez toujours y ajouter votre petite contribution ! en cliquant sur ce lien : https://www.leetchi.com/c/sauvetage-chatons-stgregoire

 

Mille mercis en tous cas à celles et ceux qui y ont déjà participer et qui me permette de sauver 3 petites vies dans les meilleures conditions possible.

 

Ah oui, j'ai oublié de préciser : depuis hier, Seychelles ronronne ! Et ce soir, j'ai appris à Praslin à jouer au fun ball !

UN DIMANCHE AVEC MES SAUVAGEONS !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Repost0

Publié le 23 Août 2009

Un peu d'ordre dans ma tête et dans ma PAL ne peut faire de mal. C'est ce que je me suis dit la semaine dernière... avant de réaliser, effarée, que ma PAL s'écroulait avec 86 livres en attente de lecture. Alors voilà, je publie ma PAL ici.
Certains blogueurs pourront ainsi satisfaire leur curiosité et sans doute augmenter leur LAL.
Si vous êtes un visiteur de passage, vous devez vous dire : mais qu'est-ce que PAL et LAL veulent dire ???!!

PAL signifie Pile A Lire, ce sont les livres qui sont déjà chez nous, dont la hauteur augmente constamment. Certains livres y sont depuis des années et prennent la poussière. D'autres ont à peine le temps d'intégrer la PAL qu'ils sont déjà dévorés.

La LAL est la Liste A Lire.... Celle ci augmentent aussi au rythme de nos visites chez les blogs voisins, des émissions littéraires etc... Bref, un titre nous attire, le résumé nous tente, l'avis du blogueur est enthousiaste... Le livre rejoint la liste des livres à acheter et à lire... un jour !!!


 
                                                                                              



Voici donc ma PAL :

A 8
Abécassis Eliette : Le tréso du temple
Abécassis Eliette : La dernière tribu
Adam Olivier : A l'abri de rien
A.D.G : Kangourou Movie
Alain Fournier : Le Grand Maulne
Apolinaire Guillaume : Les exploits d'un jeune don Juan
Armand Marie Paul : Un bouquet de dentelle
Austen Jane : lady Susan
B 10
Balasko Josiane : Cliente
Balzac Honoré (de) : L'auberge rouge  LU
Balzac Honoré (de) : Les dangers de l'inconduite
Balzac Honoré (de) : Le chef d'oeuvre inconnu
Barrière Michèle : Soupe mortelle aux étuves
Barley Nigel : Un anthropologue en déroute
Beigbeider Fréderic : 99 francs
Benameur Jeanne : Les Mains libres
Bensaid et Leloup : Qui aime quand j'aime ?
Bouvier Nicolas : L'usage du monde
C 8
Charles Roux Edmonde : Oublier Palerme
Christie Agatha : La mort dans les nuages
Coben Harlan : Dans le bois  LU
Coelho Paulo : Manuel du guerrier de la lumière
Collins Michael : La vie secrète de E. Robert Pendleton
Cortes et Flichy : Paris-Saigon
Cusset : La haine de la famille
Cusset Catherine : Un brillant avenir
D 6
Decoin Didier : Jésus, le dieu qui riait
Desai Kiran : La perte en héritage
Des Mazery Patrice et Bénédicte : L'Opus Dei
Dollinger Mary : Au secours Mrs Dalloway
Dubois Jean Paul : Vous aurez de mes nouvelles
Dubois Jean Paul : Vous plaisantez Monsieur tanner (trouvé chez Blabla bibli le 31/01)
E 2
Erdrich Louise : Dernier rapport sur les miracles de Little No Horse
Evenou Danièle : Rire pour ne pas pleurer
F 3
Faye Eric : Le syndicat des pauvres types
Fournier Jean Louis : Il n'a jamais tué personne, mon papa
Fournier Jean Louis : Satané dieu
G 4
Gide André : Paludes
Grisham John : The last juror
Groult Benoîte : Ainsi soit elle.
Gruen Sara : De l'eau pour les éléphants
J 3
Jacq Christian : L'affaire Toutankhamon
Jardin Alexandre : Chaque femme est un roman
Jardin Alexandre : le Zubial
K 6
Khadra Yasmina : L'attentat
Khadra Yasmina : L'écrivain
Kafka Franz : Le procès
Kafka Franz : La métamorphose
Kessel Joseph : L'équipage
Kennedy Douglas : La femme du Vème
L 4
Le Clézio JMG : L'africain
Lenoir & Cabesos : La promesse de l'Ange.
Loti Pierre : Aziyadé suivi de "Fantôme d'Orient
Ludlum Robert : Le secret Halidon
M 6
Maalouf Amin : Samarcande
Martinez Carole : Le coeur cousu
Maupassant : Notre coeur
Miller Henri : Lire aux cabinets
Moreau J.P : Histoires de Pirates
Mishima Yuko : Papillon
N 1
Néruda Pablo : La solitude lumineuse
P 2
Poussin Alexandre : On a roulé sur la Terre
Poussin Alexandre : Afrika Trek 2
R 5
Rambaud Patrick : Chronique du règne de Nicolas 1er (trouvé chez Tioufout le 29/01)
Rawicz Slavomir : A marche forcée
Ronay Tatiana (de) : Le coeur d'une autre
Rong Jiang : Le totem du loup
Roux Fréféric : l'hiver indien
S 4
Sade (Marquis de): Ernestine
Sagan Françoise : Un chateau en Suède
Sartre Jean Paul : Le Mur
Sa Sainteté le Dalai Lama : Samsara
T 2
Tourre Anne : Je ferai comme toi, je ne mourrai pas
Thu Huong : Itinéraire d'enfance
U 1
Upfield Arthur : La loi de la tribu
V 5
Van Couwelaert  Didier : Un aller simple
Van Couwelaert Didier ; Le père adopté  LU
Vatsyayana : Les kama Sutra
Vecchioni Roberto : Le libraire de Sélinonte
Voltaire : L'affaire du chevalier de La Barre
W 3
Werber Bernard : Le papillon des étoiles
Wiesel Elie : Le mendiant de Jérusalem
Wood Barbara : L'étoile de Babylone
Y 1
Yourcenar Marguerite : Le coup de Grâce
Z 2
Zorn Fritz : Mars
Zweig Stefan : Marie Stuart


Si certains titres vous inspirent ou vous rappellent de bons moments de lecture, n'hésitez pas à partager cela avec moi en commentaire, cela pourrait influencer la place de certains livres dans ma PAL.

Pour venir à bout de cette PAL, je viens de trouver sur la Blogosphère est défi qui tombe à pic et tout à fait à ma mesure. Il s'agit
d'Objectif PAL, créé par Antigone.
Bien sur que je vais y participer !

                                                                              

En voici le règlement, extrait de chez Antigone :


Etat d'esprit des vacances oblige, m'est venue l'idée de me lançer à moi-même un petit défi personnel qui correspond à une envie profonde...réduire enfin cette PAL (Pile A Lire) qui végète et m'empêche d'aller gaiement de l'avant vers de nouveaux livres et de nouveaux achats !

Je rajouterai ce petit logo en bas des lectures prochaines qui entrent dans cette catégorie, en gros celle des livres rangés dans une PAL oubliée depuis de nombreux mois (quelques vieilleries donc, un petit rangement physique s'étant avéré nécessaire pour cette opération de grande envergure, comme vous pouvez l'imaginer...je plaisante)
...hors prêts, emprunts de bibliothèques, nouveautés et livres-voyageurs, bien entendu.

Je ferai donc un décompte à chaque lecture (du style 1/50)...ainsi l'évolution du défi sera visible ;o) !! Les livres acquis entre temps ne seront pas pris en compte... Organisation organisation !!

Le principe étant, je pense, d'identifier une pile précise, à taille humaine, non modifiable, pour réellement se rendre compte de l'évolution des lectures...


J'assaisonne ce défi de lecture à ma sauce... Il est peu probable que je vienne à bout de ma PAL sur une année, sans compter qu'il y aura certainement quelques petits nouveaux dans l'année. Donc mon objectif perso est de diviser par deux ma PAL d'ici septembre 2010 !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

Repost0

Publié le 19 Mars 2009

Après les achats, vint le parcours sportif et minuté pour faire dédicacer mes achats, rencontrer, féliciter, remercier et négocier quelques adresses E.Mail et quelques futures interviews maison. Etant donné mes problèmes de santé actuels (je souffre de trouble d'un trouble du langage post traumatique), j'ai fait avec mes moyens du bords, visant avant tout mon plaisir et l'avenir de mon blog. Alors, il faut circuler, s'y retrouver dans les allées JKL et les contre-allées 33-44 etc.... Puis s'armer de patience aussi pour faire certaines queues de plus d'une heure.
Heureusement, je n'étais pas seule. Et ça, c'est le bon plan. Être accompagnée de personnes qui viennent pour te faire plaisir et qui sont donc dispo et de très bonne composition. Il faut aussi être équipé de téléphone portable... Ainsi, j'ai planté ma mère dans les queues pour Werber et Coben, plus d'une heure pour chaque. Pendant se temps, avec une copine, je faisais la queue ailleurs. Quand son (mon) tour approchait, ma mère me prévenait par téléphone. Et hop, j'arrivais juste à temps pour me glisser dans la queue, sans avoir doublé !!!
Ensuite, pendant que mère ou amie font la queue, j'ai pu me déplacer pour prendre les photos et ainsi, être plus rapide quand mon tour de rencontre arrivait et moins obsédée par "the photo". Dur dur tout de même... Les écrivains, ça bouge, ça lève et baisse la tête... Et les lecteurs ne sont pas immobiles non plus... On a vite un coude, une mèche de cheveux sur notre objectif à la place de l'écrivain que l'on admire !  Voici le résultat....



Yasmina Khadra, l'écrivain d'origine Algérienne qui monte qui monte qui monte ! Si ma mémoire est bonne il était sur la liste du Goncourt cette année. Je l'ai salué en Arabe. Nous avons un peu discuté de l'Algérie. Je tenais en main deux de ses livres. J'ai donc eu droit à une dédicace en Français, l'autre en Arabe.
Puis, je lui ai rapidement et efficacement (comme à chaque fois) de mon blog en lui glissant une petite carte de visite que j'ai fait faire à l'effigie de mon blog. Résultat, j'ai son adresse mail et un accord de principe pour une interview maison par mail !





A ses côtés, se tenait un Jean Teule très sollicité aussi. Et je me suis dit que des mains d'écrivain (même si je n'ai pas aimé Les lois de la Gravité) méritaient une photo !
















Danièle Evenou. J'ai acheté son livre "rire pour ne pas pleurer". Cette petite grande dame s'est révélée ADORABLE ! En effet, nous partageons la même maladie dont elle témoigne dans son livre (la spasmophilie). Très touchée par mon état, elle n'a pas lésiné dans l'effort pour m'écrire une ordonnance la plus naturelle possible, m'a donné les médicaments qu'elle avait sur elle. Je lui ai glissé la carte de visite de mon blog. Danièle Evenou est censée m'appeler pour me communiqué son adresse mail... dans le but d'une interview maison.

 

 



Benard Werber. Yes, après presque une heure et demie de queue faite par ma mère pendant que j'attendais devant Yasmina Khadra. Forcément, même si notre attente devrait être récompensée par une heure de face à face perso avec l'écrivain ! Mais comme il y a du monde derrière, on range notre égoïsme et on fait un peu vite. Mais idem, j'ai glissé ma carte de visite, obtenu l'adresse mail personnelle de l'auteur et un accord de principe pour une interview par mail ! yes !!








HARLAN COBEEEN !!! Une bonne heure de queue aussi, faite par ma mère... pendant que j'attendais auprès de Jean Louis Fournier.
Bon, je reviens à Coben. Adorable, souriant, patient. J'avais préparé une note écrite en Anglais pour lui demander son Email  "for a personal small email interview for my own web site".
Et bien devinez quoi ? J'ai eu une dédicace, une photo en compagnie d'Harlan et l'email personnelle du grand maître du thriller américain actuel ! Yeeeeeeeeeessssssssss!!!






Un Jean Louis Fournier sous fond d'Orchidée !
Un Jean Louis Fournier un peu dissipé qui m'a gentiement dédicacé "Satané Dieu" et "Il a jamais tué personne, mon Papa. Il m'a glissé que si je voulais lire toute son oeuvre, j'avais du travail puisque celle ci comporte plus de trente livres ! Mr Fournier n'ayant pas en tête son adresse mail, je lui ai donné la carte de visite de mon blog (qui contient bien sur mon email). J'attends donc que Jean Louis Fournier m'envoie par mail sa propre adresse, ayant obtenu aussi un accord de principe pour une de mes interviews personnalisée !



Charmant Jean Paul Dubois ! Il devrait faire du cinéma avec un tel charme... Oui, j'avoue...
Une dédicace de "Vous plaisantez monsieur Tanner". "Vous savez, j'en ai lu tellement de bien sur les blogs littéraires". A propos de blogs, blablabla... ma carte et...Yes, email obtenue et une nouvelle fois accord de principe pour quelques questions via messageries !







A côté de Jean Paul Dubois, Olivier Adam s'activait à dédicacer sans fatigue apparente !
Je ne connais cet auteur que de réputation. Aussi, quand je lirai mon exemplaire "A l'abri de rien", sur lequel Olivier Adam a laissé sa trace écrite, ce sera pour moi une entière découverte.
Avec Mr Adam... Gros point commun incontournable... Il habite St Malo à quelques kilomètres de la maison familiale et  de toute façon à 70 km de chez moi... Vous voyez où je veux en venir...
Je n'ai pas caché mon lieu de vie et ma proximité géographique, notée aussi sur ma carte de visite. Résultat... Une adresse mail, donc certainement une future interview et pourquoi pas, un café à St Malo lorsque je serai guérie !





Recontrer une telle Grande Dame que Madame Benoîte Groult ne laisse pas indifférent. Hélas, la communication est difficile. Je m'exprime mal et il y a beaucoup de bruit alentour. Je parviens tout de même à lui avoue mon engouement pour "La touche étoile" et l'effet captivant qu'elle avait sur moi à chacun de ses passages TV. Benoîte Groult est une dame passionnante à écouter, un peu comme Jean D'ormesson (en tout cas, selon mon goût). Cette fois ci, c'est "Ainsi soit elle" que je lirais, signé par cette auteure chevalier de la légion d'honneur !







Jeanne Benameur ! Un bel échange ou nous avons évoqué les personnages du roman "Les demeurées" pour lequel je n'ai pas caché mon enthousiasme. Moins de monde dans la queue, donc on ose prendre plus son temps et les auteurs sont aussi plus disponibles.
Jeanne Benameur m'a avoué avoir achevé dans un autre livre, à son insu durant l'écriture, ce qu'elle pensait avoir commencé avec "Les demeurées".
J'ai quitté son stand avec avec un exemplaire de "Les mains libres" dédicacé, une adresse mail, un accord pour une interview et délestée d'une de mes cartes de visite de blogueuse.

Dominique Lapierre... Je ne connais de lui que son nom et l'adaptation cinématographique de son best Seller, "La cité de la joie". Ma mère se laisse tenter par son dernier roman. J'en profite pour glisser une dernière carte et obtenir une ultime adresse mail et promesse d'interview !
Mon aventure au salon se terminait. Résultat : objectif atteint, comme une célèbre marque de cosmétique ! J'ai approché des auteurs très divers que j'apprécie ou découvrirai avec plaisir. J'ai obtenu des emails avec des accords de principes pour mes chères interviews. Maintenant, je ne me fais pas forcément d'illusion. Sur le nombre, peut être deux ou trois interviews aboutiront réellement. Car je me doute bien que tous ces auteurs sont ultra sollicités durant les quelques jours de salons et aussi, mine de rien, dans leur vie de tous les jours. Des "oui" se transformeront peut-être "je n'ai pas le temps, je suis débordée" ou "en longues plages de silence, dans cet autre Finistère "! Qui vivra verra !!

Les photos suivantes, je les ai prise au détour de mes passage près de certains stands, au détour d'une allée... Elles seront complétées plus tard, par celles qui se trouvent dans mon téléphone portable !

Françoise Hardy...



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et bien sûr, la Dame au chapeau, Amélie Nothomb !

Personnellement, je suis fan. Mais j'ai déjà un livre dédicacé et la queue ma dissuadée. Là, c'est donc une Amélie entre-aperçue, photographiée avec mon téléphone portable tant bien que mal !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

Repost0

Publié le 17 Décembre 2008

Vous ne connaissez pas encore Anna SAM ?!!!
Vous habitez donc une autre planète. Réveillez vous !
Anna SAM est l'heureuse auteure de "
Les Tribulations d'une caissière"(chroniqué sur ce blog), qui dépasse les 100 000 exemplaires vendus. Ce livre n'est pas encore dans votre bibliothèque ? Profitez de Noël pour faire plaisir ou vous faire plaisir ! Excellent moment de divertissement et de lecture assuré !

En apéritif, vous pouvez vous balader sur le blog
d'Anna Sam, qui dépasse lui le million de visiteurs et qui fut, quelque part, la genèse de son livre : http://caissierenofutur.over-blog.com/.


Cocorico Breton en passant, c'est au Leclerc de Cleunay à Rennes, qu'Anna a terminé sa carrière de caissière.


Et pour vous, chers lecteurs et chères lectrices Des coups de coeur de Géraldine, une interview exclusive d'Anna Sam, et comme à mon habitude, personnalisée, en rapport avec son livre.

Bonjour Anna,

Imaginons que tu es dans un hypermarché, que tu pousses devant toi ton caddie et que tu fais tes courses au fil des rayons. Au rayon encadrement, tu achètes un joli cadre. Dedans, tu y mets une photo de toi déguisée en caissière pour ne pas oublier d'où tu viens, un article de journal proclamant le 100 000ème exemplaire vendu ton livre, ou une photo de tes dernières vacances ?
AS : Pour la photo déguisée en caissière, on va éviter... j'ai endossé la tenue 8 ans et je ne suis pas près de l'oublier... Pour l'article de journal, en fait, j'ai mis toutes les coupures de presse que j'ai pu récupérer dans une grande boîte et je ne suis pas encore trop narcissique, je ne les affiche pas partout dans l'appartement. J'aime autant mettre une photo de mes dernières vacances ou un dessin tiré d'une bande dessinée (il existe de bien belles lithographies).

- Au rayon papeterie, tu achètes un immense agenda 2009 pour y noter tous tes rendez vous ou un paquet de Post It collés sur la porte du réfrigérateur suffit pour gérer ta vie ?
AS :Le Post-It, j'ai abandonné depuis plusieurs mois... j'en perdais la moitié et oubliais une trop grande partie de rendez-vous. J'ai fini par opter pour un agenda (pas immense ! Il faut qu'il tienne dans mon sac) afin d'y mettre un certain nombre de rendez-vous... plutôt nombreux d'ailleurs.


- Toujours dans le même rayon, as tu besoin d'un nouveau répertoire pour y noter tout tes nouveaux amis, notamment dans l'édition ?

AS : Non, pas du tout... Mon téléphone portable fait office de répertoire pour les téléphones, pour les adresses postales, elles se comptent sur les doigts d'une main. Quant à tous mes « nouveaux amis », comme nous avons une vie plutôt rangée, il n'y a pas une horde de gens qui débarquent chez nous.

Les vrais amis sont là depuis longtemps... Par contre, il y a des jolies rencontres qui se transforment en amitié.


- Au rayon fromagerie, tu croises ton ancien patron qui sait maintenant parfaitement qui tu es. Il baisse les yeux, il t'ignore, il te snobe, te fusille du regard ou vient chaleureusement te serrer la main ?

AS : Chaleureusement ? C'est peut-être un peu beaucoup, mais il vient systématiquement me dire bonjour et avec le sourire... Je ne fais plus partie de l'entreprise depuis presque un an.

- Au rayon librairie achètes tu quelques livres ou attends tu demain, d'être dans une véritable librairie pour acheter tes livres ? Quoiqu'il en soit, quels seraient les 3 livres que tu achèterais ?

AS : Ça m'arrive de temps à autre de prendre un livre en grande surface, si c'est une grosse sortie et que le livre est partout, pourquoi s'en priver ? Après tout, pouvoir avoir accès à la culture même dans un rayon de supermarché, c'est plutôt un bien !

Mais comme je suis une grosse consommatrice de livres (autant BD que livres « sans images »), je vais assez régulièrement dans des librairies (spécialisées ou non d'ailleurs), j'y flâne facilement un certain temps, voir un temps certain.

Choisir 3 ouvrages, c'est toujours très difficile. Tout dépend de l'humeur du moment, de l'envie qui pointe au détour d'un rayon. Si je regarde mes trois derniers achats, ce sont : "Où va-t-on papa ?" de Jean-Louis Fournier, "La mémoire fantôme" de Franck Thilliez et un manga : le tome 5 des "gouttes de Dieu" d'Agi et Akimoto.

S'il y a un livre que j'ai vraiment adoré par contre, c'est : La terre des origines d'Orson Scott Card.


- Au rayon prêt à porté, une lectrice des tribulations et de ton blog de reconnait. Si elle te demande quel est ton métier maintenant, que lui réponds tu ?

AS : Il y en a deux en parallèle aujourd'hui.

D'abord, je continue à écrire (enfin, quand j'ai le temps...) parce que j'ai encore beaucoup de choses à raconter (pas forcément sur les caisses...). Ensuite, je suis devenue un peu conférencière. À terme par contre, je souhaite proposer ma compétences à la grande distribution pour aider à construire un environnement de travail le meilleur possible.


- Tu as un bon kdo de 300 euros pour Noël. Dans quels rayons les dépenses tu ?

AS : Sans hésiter dans le rayon livres... et je ferai moitié romans, moitié BD...



- Tu passes dans le rayon pâtisserie les yeux fermés pour ne rien voir ou tu t'arrêtes, après tout, ce gâteau là...

AS : ça va dépendre des jours et de mes résolutions du moment, mais généralement, ça va être, allez, juste celui-là au chocolat... ;o)



- Au rayon alcool, tu fais le plein de champagne. Que fêtes tu ? Le 100 000ème exemplaire des tribulations, le millionième visiteur sur ton blog ou la parution prochaine d'un 2ème livre, où l'anniversaire de ta grand tante ? Si c'est du livre dont il s'agit, quel en est son sujet et son style ?

AS : Joker, je n'aime pas le champagne... mais si fête il y a, ce serait pour fêter les 100 000 exemplaires, parce que mine de rien, c'est une beau chiffre et que je l'ai fêté en famille.



- Au rayon jouet, il y a une grande urne destinée à recevoir les lettres pour le Père Noël. Dans ta lettre, la liste est encore longue ou finalement, todo va bene, tu es comblée ?

AS : Je me trouve plutôt satisfaite de ma vie actuelle et je n'ai pas de besoin urgent ou nécessaire...



- Enfin, il faut bien passer à la caisse. A la caisse avec une caissière humaine, quinze personnes font déjà la queue avec des caddies surchargés. Par contre, vingt caisses automatiques désertent te tendent les bras. Où passes tu ?

AS : Est-ce que j'ai un caddie plein ou seulement deux articles ? Est-ce que je suis pressée par le temps (un rendez-vous dans 5 minutes ou pas) ? Est-ce que je suis seule ou avec un petit qui hurle parce qu'il a faim ? Est-ce que je connais la caissière ou pas ? Bref... beaucoup d'inconnues pour pouvoir prendre une décision. Mais si jusqu'à il y a quelques mois, j'étais farouchement opposée aux caisses automatiques, aujourd'hui j'ai un peu changé mon regard sur le sujet. Cette alternative s'est généralisée car le client demandait une autre solution que de devoir obligatoirement faire la queue à la caisse. Les magasins lui proposent ce choix, libre à lui d'y aller ou pas, libre à lui d'avoir affaire à une machine plutôt qu'à une employée.

Et j'ai tendance à dire aux hôtesses de caisse, si vous travaillez dans un magasin où l'on installe ces caisses automatiques, formez vous dessus pour être compétitive avec les autres. Votre avenir est là, qu'on le veuille ou non...


- Dans la galerie marchande, plein de monde te reconnaît, te congratule, te demande un autographe. Ces mêmes personnes passaient à ta caisse il n'y a pas si longtemps sans te considérer et parfois sans même te voir ? Quel chemin parcouru non ?!!

AS : Oui, mais en vrai, je te rassure, on ne suit pas pour me demander un autographe... ;o)

Ceci dit, voir des gens faire la démarche de venir me voir et me dire bonjour me satisfait beaucoup car ça veut dire que mon message est plutôt bien passé et qu'au final, client ou caissière, on est tous humains... C'est bien là l'essentiel non ?

                                               

                                       
Et bonne chance pour la suite !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 3 Juin 2010

42823900_p.jpg

Sur la blogosphère, les challenges et défis de lecture fleurissent. Parmi eux, figure "Ojectif PAL", lancé fin août 2009 par Antigone.

 

Presque chaque blog s'est inscrit à ce défi tant celui ci semblait simple à atteindre et pas trop contraignant. Il suffisait en fait de prévoir baisser le nombre de livres figurant dans notre P.A.L (Pile A Lire), voire à venir à bout de celle-ci.... Pour moi, cela signifiait ne pas acheter un livre de l'année et refuser tout partenariat avec éditeurs, sites commerciaux ou non.... Bref, à ne pas recevoir un livre par la boîte aux lettres. Utopiste comme je suis, j'ai vraiment cru que j'y arriverais...

Mais il faut se rendre à l'évidence, je suis plus que jamais une acheteuse compulsive de livres. En même temps, ce sont des achat fort sains, une drogue pas dangereuse pour la santé... Qui plus est je ne fume plus... Donc il faut bien avoir un vice dans la vie !

 

Nous voici en juin, il est temps de faire un petit bilan de l'état de ma PAL et de mes lectures...

 

51 livres lus depuis fin août dont.... gif blog livre

 

- 14 livres reçus par éditeurs ou attachées de presse

- 5 livres voyageurs

- 3 reçus par auteurs

- 5 reçus par des sîtes (Alapage, Ulike.fr, Babelio...)

 

Ce qui fait 27 livres. C'est bien ce qui me semblait, la moitié de mes lectures me sont apportées par mon bien méritant facteur !

 

                                                               j'attend le facteur

 

Je suis partie fin août avec une PAL de 86 oeuvres.... Ajourd'hui, 95 livres attendent d'être lus sur mes étagères. Avec 27 livres lus dans cette liste depuis fin août, j'en conclus que j'ai intégré 38 livres cette année, dont 2 prêts. Donc un minimum de 36 achats, sachant que certains livres ne passent jamais par la case PAL, comme ceux reçus ou ceux commencés dès mon retour du magasins.  

 

Voici le contentu de cette fameuse PAL, que vous trouvez mise à jour régulièrement sur une page dédiée à droite. 

 

A 10
Abécassis Eliette : Le trésor du temple
Abécassis Eliette : La dernière tribu
Adam Olivier : A l'abri de rien LU
A.D.G : Kangouroad movie LU
Alain Fournier : Le Grand Maulne
Apolinaire Guillaume : Les exploits d'un jeune don Juan
Armand Marie Paule: Un bouquet de dentelle
Assadi Moussa : le bonheur d'être soi nouveauté
Austen Jane : lady Susan LU
Auster Paul : Dans le Scriptorium nouveauté
B 11
Balasko Josiane : Cliente
Balzac Honoré (de) : L'auberge rouge LU
Balzac Honoré (de) : Les dangers de l'inconduite
Balzac Honoré (de) : Le chef d'oeuvre inconnu
Barrière Michèle : Souper mortel aux étuves LU
Barley Nigel : Un anthropologue en déroute
Beigbeider Fréderic : 99 francs
Benameur Jeanne : Les Mains libres LU
Bensaid et Leloup : Qui aime quand j'aime ?
Bouvier Nicolas : L'usage du monde
Brown Dan : Forteresse digitale Nouveauté
C 12
Carpentier Alejo : Le partage des eaux
Charles Roux Edmonde : Oublier Palerme
Carrère Emmanuel : L'adversaire Nouveauté LU
Chattam Maxime : Les archanes du chaos Nouveauté LU

Christie Agatha : La mort dans les nuages
Coben Harlan : Dans le bois  LU
Coben Harlan : Sans un mot (nouveauté)

Coelho Paulo : Manuel du guerrier de la lumière
Collins Michael : La vie secrète de E. Robert Pendleton
Cortes et Flichy : Paris-Saigon
Cusset : La haine de la famille
Cusset Catherine : Un brillant avenir
D 12
Darrieussecq Marie : Truismes (nouveauté)
Decoin Didier : Jésus, le dieu qui riait
Deghelt Frédérique : La vie d'une autre (nouveauté)

Delany Samuel : L'intersection Einstein (nouveauté)

Des Mazery Patrice et Bénédicte : L'Opus Dei
De Vigan Delphine : Jours sans fin (nouveauté)

De Vigan Delphine : Les jolis garçons (nouveauté)

De Rosnay Tatiana : Moka (nouveauté)

Djian Philippe : Impureté nouveauté
Dollinger Mary : Au secours Mrs Dalloway
Dubois Jean Paul : Vous aurez de mes nouvelles LU
Dubois Jean Paul : Vous plaisantez Monsieur tanner  LU
E 3
Ellory R.J : Seul le silence (nouveauté)

Erdrich Louise : Dernier rapport sur les miracles de Little No Horse
Evenou Danièle : Rire pour ne pas pleurer
F 5
Faye Eric : Le syndicat des pauvres types LU
Fitzek Sebastian : Thérapie (nouveauté)  LU

Fournier Jean Louis : Il n'a jamais tué personne, mon papa
Fournier Jean Louis : Satané dieu

Francis Dick : La casaque noire (nouveauté)
G 7
Gallerme Gilbert : Au pays des ombres (nouveauté) LU
Galvada : l'échappée belle (nouveauté ) LU

Gide André : Paludes
Grimbert Philippe : Un secret (nouveauté)
Grisham John : The last juror
Groult Benoîte : Ainsi soit elle.
Gruen Sara : De l'eau pour les éléphants
H 1
Huxley : Le jeune Archimède (Nouveauté) LU

I 2
Indriadason Arnaldur : La cité des Jarres (Nouveauté) LU
Indridason : La femme en vert (nouveauté)

J 4
Jacq Christian : L'affaire Toutankhamon
Jardin Alexandre : Chaque femme est un roman
Jardin Alexandre : le Zubia

Jourde Pierre : Le Tibet sans peine (nouveauté)

K 6
Khadra Yasmina : L'attentat LU
Khadra Yasmina : L'écrivain
Kafka Franz : Le procès
Kafka Franz : La métamorphose
Kessel Joseph : L'équipage
Kennedy Douglas : La femme du Vème
L 8
Labro Philippe : Un début à Paris (nouveauté)

Lanzmann Jacques : La baleine blanche (nouveauté)

Le Clézio JMG : L'africain
Le Gall Marie : La peine du menuisier (nouveauté)

Lemaitre Pierre : Robe de marié (nouveauté)

Lenoir & Cabesos : La promesse de l'Ange.
Loti Pierre : Aziyadé suivi de "Fantôme d'Orient
Ludlum Robert : Le secret Halidon
M 8
Maalouf Amin : Samarcande
Martinez Carole : Le coeur cousu LU
Ménétrier Isabelle : le diable a osé (nouveauté)
Maupassant : Notre coeur
Melville James : Kimono pour un cadavre (nouveauté)

Miller Henri : Lire aux cabinets
Moreau J.P : Histoires de Pirates
Mishima Yuko : Papillon
N 2
Néruda Pablo : La solitude lumineuse
Nabati Moussa : Le bonheur d'être soi nouveauté
O 3
Ollivier Mikaël : Noces de glace (nouveauté)

Orsenna Erik : Deux étés (nouveauté)

O'Farrel Maggie : L'étrange disparition d'Esme Lennox (Nouveauté)
P 3
Poivre d'Arvor Patrick : Horizons lointains (nouveauté)
Poussin Alexandre : On a roulé sur la Terre
Poussin Alexandre : Afrika Trek 2
Q 1
Queneau Raymond : Zazie dans le métro (Nouveauté)
R 5

Ragon Michel : Ma soeur aux yeux d'Asie (nouveauté)
Rambaud Patrick : Chronique du règne de Nicolas 1er LU
Rawicz Slavomir : A marche forcée
Ronay Tatiana (de) : Le coeur d'une autre LU
Roux Fréféric : l'hiver indien
S 5
Sade (Marquis de): Ernestine
Sagan Françoise : Un chateau en Suède
Sartre Jean Paul : Le Mur
Sa Sainteté le Dalai Lama : Samsara
Sylvestre Françoise : Le parfum des îles (nouveauté)
T 2
Tourre Anne : Je ferai comme toi, je ne mourrai pas
Thu Huong Duong: Itinéraire d'enfance LU
U 1
Upfield Arthur : La loi de la tribu LU
V 5
Van Cauwelaert  Didier : Un aller simple
Van Couwelaert Didier ; Le père adopté  LU
Vatsyayana : Les kama Sutra
Vecchioni Roberto : Le libraire de Sélinonte
Voltaire : L'affaire du chevalier de La Barre LU
W 4
Watson Larry : Justice (Nouveauté)

Werber Bernard : Le papillon des étoiles
Wiesel Elie : Le mendiant de Jérusalem LU
Wood Barbara : L'étoile de Babylone
Y 1
Yourcenar Marguerite : Le coup de Grâce
Z 2
Zorn Fritz : Mars   LU
Zweig Stefan : Marie Stuart

 

 

                                                                 

Donc au total, malgré les bonnes résolutions de baisser ma PAL cette année, j'en suis à + 9 !!!

 

                                                                10178260.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

Repost0

Publié le 3 Février 2012

Synopsis : En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes. Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire. Bientôt, les eaux seront assez basses pour que les maîtres du nord tentent leur chance au sud… Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits. Au fil des saisons, tous ces destins vont se croiser à travers une histoire qui n’est ni inventée ni mise en scène, mais captée comme jamais auparavant, de sa bouleversante intimité à sa spectaculaire beauté.

 

 

Production Disneynature.

 

  

 

 

Avec : Maman guépard, lionceaux, hyènes, girafe, le roi lion, les lionnes, les hypo, la tortue, les antilopes, les crocos... bref, tout le monde est là !

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Magnifique, splendide, superbe, émouvant, stressant, dur, incontournable et prix défiant toute concurrence !!!

Pour le prix, je parle du safari.... Aucun voyagiste, même le plus cheap, ne vous proposera un tel safari, grandeur nature, pour maxi 9 € tarif plein. Car il s'agit vraiment de cela, même mieux. En effet, le safari vous garde dans son 4X4 bien protégé, là, ce film vous mène au coeur des troupes de lions, au coeur des troupeaux de gnous ou d'antilopes.... et vous suivez ce petit monde sur plusieurs saisons, et pas juste 10 mn le temps de faire ho et ha et de prendre 3 photos au téléobjectif. Là, on est vraiment au plus près, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, pour la grâce d'un guépard qui court après sa proie, tout son corps bouge, sa tête est immobile. Pour le joli minois de bébé guépard, les jeux mignons tout plein des lionceaux, les calins des lionnes avec leurs petits, c'est vraiment plein de tendresse. Le meilleur aussi pour les images superbes, d'une qualité exceptionnelle, qu'elles représentent un gros plan d'animal ou une vue global d'un félin se détachant sur la savane. Nous sommes au coeur de l'action aussi pour le pire.... et là, je peux vous dire que j'ai stressé au point de broyer le bras de ma voisine ou de sursauter. Car la vie dans la nature y est montrée dans son entièreté et finalement, je trouve que l'Homme n'a rien à envier à la condition animale, même si celui ci vit dans son élément naturel. Car être une mère célibataire guépard n'est pas de tout repos. Être une vieille lionne sur le déclin signifie l'abandon. Et puis, le danger est toujours là. Il faut toujours se défendre et être à l'affût. Ah, la traversée de la rivière infestée de crocodiles par les lions.... Jusqu'à maintenant, je me disais que l'animal chassait pour manger, et je trouvais cela louable, normal et logique. Mais en fait, l'animal se bat aussi bêtement que l'homme pour le pouvoir, pour du territoire, pour de l'influence. Maintenant, ils le font avec les moyens du bord et ne vont pas inventer des bombes A ou 1000 instruments de tortures. L'animal est sans doute moins vicieux, quoique (burk, les hyènes !).... Comme il y a la taquetaquetique du gendarme, il y a aussi la taquetaquetique de la lionne pour chasser ! Par contre, bon point pour le film, la caméra ne s'attarde jamais sur le déchiquetage des proies et les charniers. Globalement, les scènes de chasses s'arrêtent lorsque la proie est à terre.

J'aurais peut-être du commencer par là et préciser que félins est un documentaire scénarisé. On suit les mêmes animaux, prénommés, et il y a une petite histoire de lutte de clans... Cette histoire est secondaire et d'ailleurs, je ne sais pas si les images correspondent toutes chronologiquement à l'histoire qui nous est contée. Le texte est il tiré de la réalité ou scénarisé pour coller à l'histoire, ça je ne saurais vous dire.

Quoiqu'il en soit, pendant la projection, je me suis dit que l'avancée technologique a vraiment du bon lorsque l'on peut assister à tel spectacle dans un fauteuil, à 5 km de chez soi. Le film a été entièrement tourné en décors et en conditions naturels, dans la réserve du Masaï Mara. Il est conseillé à partir de 6 ans... Moi, je dirai 8, car je connais mes neveux qui auraient pleuré devant le danger couru par les jeunes guépards ou autres.

Cerise sur le gâteau, une BO superbe et, si vous avez la chance de ne pas avoir des gens stupides qui se lèvent juste à la fin du film et qui restent debout (grrrr), le générique de fin est mignon comme tout, drôle et instructif !

Voyager ne coûte pas forcément cher. Il suffit d'un peu de curiosité... Et ce film vous emmène au coeur de l'Afrique sauvage. A voir ! Ne manquait pour moi que les odeurs et la chaleur du soleil sur ma peau. Alors, un jour, j'irai là-bas pour le vivre, mais je suis sûre que je verrais de bien moins près tout ce que j'ai vu ce soir. C'est comme Roland Garos, c'est mieux à la TV, mais les tribunes sont toujours pleines. Donc destination Kenya pour mes 45 ans !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 18 Janvier 2018

 

Il y a 10 ans jour pour jour, ma vie basculait et j'avais 35 ans. Je faisais un AVC, par thrombose cérébrale (à savoir un caillot dans une veine du cerveau). C'est le scanner du C.H.U de Rennes et les médecins qui me l'ont dit car jusqu'à cet examen, je ne comprenais rien de ce qui m'arrivait.

Je savais juste que je souffrais de façon inhumaine et croissante depuis 3 jours. Mon médecin traitant m'avait dit que je faisais une grosse migraine (maux de tête et vomissement). Sauf que s'il avait bien regardé mon dossier médical, il aurait compris avant et m'aurait évité 24 heures de douleurs intolérables et des dégâts encore plus irréparables. Car je suis porteuse d'une maladie génétique, qu'on appelle "mutation du facteur 5" ou encore terme plus médical, le facteur de Leiden. A savoir que je suis prédisposée aux thromboses et qu'à l'âge de 18 ans, une thrombose de toute la jambe droite avait déjà bien chamboulé ma vie. Mais à l'époque, nièce d'un grand chirurgien de l'hôpital qui m'accueillit dans le Nord, j'avais bénéficié des meilleurs soins, de la meilleure attention et de la plus grande humanité du monde...

Mais quand le mal s'attaque au cerveau, c'est une tout autre chose, une toute autre perception pour la victime, et aussi de toutes autres conséquences. Dans l'ambulance qui finalement me conduisit au C.H.U de Rennes, je sentais juste que trop de souffrance, ça tue, et que j'étais en train de mourir... de souffrance. Ce qu'a confirmé le personnel médical. Il y a 10 ans, j'ignorais donc que je serais encore là pour en parler. Après de bonnes doses d'anticoagulants et une convalescence cocooning chez Maman, je parvenais enfin, accrochée à ses bras, à "faire la digue" aller/retour de Saint Lunaire, puis à reprendre le travail en mi-temps thérapeutique. Et je ne me doutais pas alors que de cet AVC, je parlerais encore 10 ans plus tard, et que c'est celui-ci qui commanderait globalement ma vie. Que plus grand chose ne serait plus jamais comme avant.

Certes, je vis toujours certains moments "comme avant", ces moments sympas de la vie, de petites et grandes joies, de partage, de rencontres, de voyages, de découvertes, de surprises et même d'insouciance etc...

Mais dans son intégralité, et ce, malgré les apparences, ma vie n'est plus comme avant et ne le sera plus jamais. Certes, je jouis librement de mes bras, de mes jambes, de la parole. Ma mobilité est donc, toujours en apparence, totale. Mais je subis désormais ce que l'on appelle "les handicaps invisibles"...

La fatigabilité, hors des moments d'excitations est l'un d'eux. Je passe quasiment mes après-midi à dormir. Je peux bien sûr "sauter" une sieste ou deux d'affiler, mais guère plus. Ce qui fait qu'un travail à temps complet est désormais inenvisageable. Maxi 15 heures par semaine, ce qui ne court pas les rues. Cette fatigabilité est souvent "critiquée" ou incomprise par "les autres", tant je fais preuve d'énergie en public.

Les difficultés d'attention et de mémorisation. Cela me frustre moi-même et agace "les autres", qui pensent que je me fous "de tout". Le ralentissement de mon cerveau, voire parfois son incapacité, pour comprendre des schémas, des techniques, des calculs, une certaine logique, bref, ce qui est nouveau et souvent professionnel. Car en plus, dans le professionnel, il y a l'urgence, l'obligation, la rentabilité, le "pas le droit à l'erreur"...

Le manque du mot... Alors que tout le monde me dit que cela arrive à tout le monde... Moi, je ne choisis pas toujours les mots qui sortent de ma bouche. Je peux dire "parasol" au lieu de "balais", "assiette" au lieu de "bol", "pyjama" au lieu de "blouson" et ceci, dans le meilleur des cas. Car le mot que j'utilise le plus depuis 10 ans il me semble est : "truc". Ou "la chose qui sert à". Parfois, je suis dans un moment important et le mot ne vient pas et cela m'énerve encore plus. L'autre jour, une inondation sur mon palier, je suis incapable de dire "aux autres" le mot "robinet". Certains n'imaginent même pas mon problème et d'autres trouvent aussi mes erreurs "amusantes" puisqu'ils oublient ou ignorent mon état général. Quant aux erreurs de prénoms où la difficulté à retenir ceux-ci, Dieu sait quelles foudres elles me valent "des autres", avec des réflexions comme :" pourquoi t'essaies de retenir le prénom de tes collègues puisque tu t'en fiches".

Le manque du mot peut aussi se détecter sur les chroniques de mon blog, mais en moindres proportions. Parce que sur mon ordi, Google est mon ami et que sur Google, on trouve le dictionnaire des synonymes en un clic. 

Le stress, petit ou grand, réel ou d'apparence futile, matériel ou humain, et bien je ne le gère plus du tout, donc il faut que j'organise ma vie de façon à l'éviter au maximum afin de la rendre un minimum vivable tant au quotidien que sur le long terme.

Car, suite à mon AVC, 6 mois plus tard, j'ai déclenché aussi un énorme E.S.P.T (Etat de Stress Post Traumatique), qui s'est éternisé pour finir par être diagnostiqué en bipolarité de type 2, autre handicap fichtrement invisible et pourtant ô combien présent.

Alors, force est de constater, même si c'est très difficile à accepter, avec des moments de révoltes, que depuis 10 ans, ma vie n'est plus comme avant et ne le sera plus jamais. 

Je n'ai jamais été carriériste, privilégiant ma façon de vivre à droite et à gauche, mais tout de même. J'étais une agent de voyages plutôt brillante. J'ai fini au Mc Do pour en démissionner 1 an et demi après, plus pour stress humain qu'autre chose. Et pour me résoudre à une autre tentative. Ne plus travailler et consacrer les heures "où je pourrais travailler" au bénévolat, là où le stress est globalement moindre, même si pas tout à fait absent. Je suis donc maintenant bénévole 2 matinées par semaines à la Banque Alimentaire, un après-midi à la SPA et quasi quotidiennement, auprès de Félin Possible. J'en tiens la page facebook et rends divers services à droite et à gauche. Tout cela, histoire de "mériter ma pitance", puisque je vis désormais des aides et de ma pension d'adulte handicapée, même si, d'apparence, je suis une personne comme les autres.

Mais finies les ambitions tant professionnelles que personnelles. Plus aucune confiance en mes compétences cérébrales, notamment la mémorisation. Et la peur de tout ou presque. De décevoir, de me décevoir moi-même, de ne pas retenir, d'oublier, de gaffer, de ne pas être à la hauteur, d'être fatiguée. Les idées sont là, parfois aussi les envies, mais l'énergie, l'organisation, et la foutue mémoire nécessaires font défaut. Terrifiée par mes défaillances possibles et aussi quotidiennes, de ne pas comprendre assez vite, de ne pas retenir... Du coup, sans doute plein de choses que je parviendrais à faire que je ne tente même pas. Ajoutez à cela l'irrégularité de l'état général d'une bipolaire... Aucun état, donc aucune capacité n'est prévisible sur le moyen ou le long terme. Et même parfois, d'un jour à l'autre, il reste imprévisible.

A l'époque où je vivais au gré de mes envies géographiques (Guadeloupe, Etats-Unis, Londres...), je pensais que j'avais toute la vie pour me créer un bon socle professionnel, une carrière évolutive et parvenir à un statut qui mettrait en valeur mes compétences, mon savoir être, et l'enrichissement de ma vie fantaisiste pour l'époque. Et bien non. Un caillou de quelques millimètres dans mon cerveau m'oblige à renoncer. J'aurais peut-être du y penser avant.

Car maintenant, il y a "un gap" (Céline, sort de ce corps"), entre les rêves ou aspirations professionnels (raisonnable hein, il ne s'agit pas de rêver de devenir astronaute à 45 ans !) et les capacités, l'énergie, la constance. Les idées et envies (passagères, récurrentes, mais toujours hyper enthousiasmantes) ne manquent pas. Mais ne peuvent rester qu'au stade de l'idée, puisque je serais incapables de les mettre en place, pour cause de fatigue et de variation d'humeur. Quel gâchis !

Bref, tout ça pour dire que voilà, ça fait 10 ans que ça dure. Il y a eu des bien plus bas que maintenant, il y a eu aussi des hyper plus haut que ces temps-ci. Et que être moi, avec un cerveau et un corps qui ne suivent pas l'esprit, avec la forme qui s'absente sans prévenir, avec les up et les down, avec le bon, le moyen et le mauvais et bien c'est fatiguant, frustrant, blessant, humiliant aussi parfois, agaçant, attristant. Bref, c'est exténuant.

Ceci n'est pas un billet pour me plaindre. Mais, une fois de plus, pour témoigner, pour vous aider peut-être à comprendre mieux l'un de vos proches qui serait un peu comme moi. Pour que les handicaps invisibles soient reconnus, (et pas que par la médecine et l'administration, et encore, quand elles les reconnaissent), respectés, expliqués au plus grand nombre. Et aussi, acceptés bien sûr, même s'ils ne sont pas palpables.

Pour les victimes d'AVC qui seraient déprimés ou découragés par mon billet, je précise que ceci est MON cas et que chaque cas, chaque guérison (etc) est différente suivant les personnes.

 

Plus d'info sur mon cursus, chemin de croix ou calvaire médical ICI, si vous voulez

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

Repost0

Publié le 22 Octobre 2009

A 16 ans, Yaël Konig recevait le prix de poésie de France. Depuis, elle a suivi un parcours ecclectique. Tour à tour Enseignante de littérature, puis proviseur de lycée, psychothérapeute, et dans le même temps écrivain, journaliste littéraire, directrice de collection, éditrice, productrice radio, elle est aussi éditrice aujourd'hui, chez les Editions Yago.
"
Les hommes mariés ne font pas les nuits douces" est son sizième roman.  Et à ce sujet, Yaël König a accepté de répondre à quelques questions que voici








Et si vous commenciez par vous présenter. Ainsi, nous saurions ce qui vous qualifie le plus dans votre parcours "multifonctions" !
YK : Allons-y!
J'ai appris à lire et à écrire à 4ans et demi (merci maman!) et aussitôt j'ai écrit sans discontinuer. Je peux encore montrer des textes écrits vers 8, 9 ans ! Je ne vivais déjà que pour écrire ! Je me souviens parfaitement bien de mon premier livre (Le Petit Larousse Illustré pour enfants), mais plus du tout de mon premier jouet...!
Joseph Delteil, académicien, qui est tombé par hasard sur mes poèmes lorsque j'avais 15 ans, m'a quasiment poussée à les présenter au concours de Poésie de France: je croyais ce monde merveilleux interdit pour la gamine que j'étais! Et c'est ainsi qu'à 16 ans j'ai eu le 1er prix de poésie de France. Les professionnels du livre m'ont incitée à quitter ma ville de province pour venir écrire et poursuivre mes études à Paris, mais mes parents ont refusé: Paris était pour eux une ville de perdition !
Dans le même temps j'ai fait des études, parcours obligatoire selon ma mère, qui m'ont amenée à des diplômes de Lettres, d'histoire, d'anglais, de psycho. J'ai enseigné la littérature, tout en étant journaliste littéraire presse écrite et radio. Je me suis régalée !
J'ai aussi passé le concours de proviseur et ai dirigé un lycée pendant 2 ans, tout en étant psychothérapeute, avant de décider de lâcher la proie (Education nationale!) pour l'ombre (écriture !)
Je ne l'ai jamais regretté: j'aime écrire et lire plus que je ne saurai jamais dire.
 
 
Comment est né l'idée de votre dernier roman "Les hommes mariés ne font pas les nuits douces" ? YK : Comme naissent tous mes romans: j'écoute autour de moi. Je suis une éponge, les gens se confient aisément, ils savent que je suis muette et discrète. J'ai eu des amies qui ont beaucoup souffert de ce genre de situation; des amies intelligentes, ouvertes, mais qui se sont laissé prendre par des espoirs fallacieux, et qui en "ont bavé"...
 
Quelle part de vous y a -t-il dans le personnage d'Alicia, femme passionnément amoureuse de Joris, un homme marié ?
YK : Notre différence, c'est que j'ai toujours refusé un amour adultère. Notre ressemblance, c'est la force de nos sentiments.
 
Joris promet beaucoup et agit peu voire pas du tout, bref, il s'avère bien décevant. Finalement, aimez vous ce personnage et lui trouvez vous des excuses à son comportement ?
YK : J'ai voulu présenter un homme "bien", qui tombe amoureux alors qu'il ne s'y attend pas. Je ne voulais pas d'une caricature falote. Joris aime Alicia de toute son âme, mais elle arrive dans une vie pleine, et il ne sait pas comment faire, il évite même de lui dire qu'il est marié, il ne veut pas perdre sa femme et encore moins perdre Alicia: vaste problème ! C'est pourquoi sa lâcheté le rend vite antipathique. Je ne l'aime ni ne le déteste: je l'observe vivre sa vie. Mais si je le rencontrais en réalité, je ne lui ferais aucunement confiance.
 
L'homme marié dit à sa maîtresse : "Tu as la meilleure part de moi". Selon vous, quelle est la meilleure part d'un homme ?
YK :Le contraire de ce qu'avance Joris: c'est à dire non pas des moments d'éblouissements passionnels, mais au contraire l'intimité chaleureuse et constante, la certitude, la confiance, l'échange transparent.
 
Etes vous d'accord avec moi lorsque je dis que votre roman chorégraphie la lâcheté des hommes et la bêtise des femmes ?
YK : Totalement.
Mais j'ajouterai que l'expérience des uns ne sert jamais aux autres: il faut comprendre (et accepter!) que l'être humain fonce tête baissée dans la souffrance en croyant qu'il (ou qu'elle!) fera mieux que ses voisins!
 
Même question à propos de mon dernier adage : "Mieux vaut avoir un amant qu'être la maîtresse" ?!!
YK : Un amant libre et une femme mariée? Ma foi, l'idée me plaît... Sauf que les douleurs viendront de toute façon, et que pour ma part, le moindre mensonge me collant de l'urticaire, il faut que je prenne soin de ma santé !!!
 
Si vous deviez réécrire ce livre en inversant les sexes des personnages principaux... Un homme qui devient l'amant du femme mariée... Est-ce que cela pourrait donner "Les femmes mariées ne font pas les nuits douces". Quelles seraient les principales différences entre les deux romans ?
YK : Le titre pourrait convenir : mais le roman ferait deux pages à peine, car la femme serait prompte à prendre une décision !
 
Vous êtes aussi éditrice... Quels conseils donneriez vous à un auteur inconnu qui souhaite se faire publier ?
YK : D'acheter une tonne de kleenex pour éponger les effets décevants des réponses négatives ! La France est un pays où tout le monde écrit, dès lors qu'il possède un clavier d'ordinateur. C'est dommageable pour les écrivains en herbe qui sont mis dans le même sac. Chez Yago, nous lisons tout, nous respectons les manuscrits qui nous parviennent, mais il faut honnêtement ajouter qu'au vu des tonnes qui nous parviennent, les bras nous en tombent parfois. Pour autant, nous lisons tout, absolument tout, et donnons toujours notre réponse le plus vite possible.
 
Quels sont vos critères de sélection pour éditer un livre ?
YK : L'intérêt du contenu, bien sûr, mais aussi, et surtout, la qualité d'écriture. Un livre mal écrit ne trouve aucune grâce à nos yeux.

Qu'est- ce qui est rédhibitoire et qu'est-ce qui, au contraire, vous enthousiasme ?
YK : Les gens qui nous envoient le résumé d'une histoire qu'ils n'ont pas écrite mais qu'ils écriront si on leur signe un contrat ne font pas affaire avec nous, de plus leur culot me sidère: il faut tellement être humble en littérature ! Editer un livre, c'est une rencontre profonde, humaine avant tout: nous ne sommes pas des fourbisseurs d'egos surdimentionnés ! Ce qui nous enthousiasme ? Un écrit en forme de perle, que nous allons nous attacher à faire étinceler et à faire connaître.

Recevez vous beaucoup de manuscrits par la poste ?
YK : Oui, et nous les prenons en considération de la même manière que ceux que nous remettent certains de nos auteurs, ou des amis d'amis, etc.

D'ailleurs, l'envoi postal est il encore, selon vous, une première étape incontournable pour se faire éditer ?
YK : J'aimerais que ce le soit, plutôt que le copinage et le piston !
 
Question récurrente à chacune de mes interviews : Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
YK : Je suis une lectrice assidue, je lis même en faisant la queue à la caisse du supermarché !
Mes trois derniers coups de coeurs?
  • Sotah, de Naomi Ragen, aux éditions Yodéa: un livre magnifique, pur et dur, une merveille!
  • Le bateau-usine, de Kobayashi. Un chef d'oeuvre, un événement littéraire!
  • Iles tragiques, chez Flammarion. Des histoires vraies, fascinantes, où l'âme humaine est mise en exergue par le monde clos des îles.
 
Voilà, chère Géraldine.
Encore merci de votre intérêt, de votre implication. Je vous envoie mes plus belles pensées dominicales.
Amicalement,
Yaël

                                                       Merci
                                                             

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0