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Publié le 21 Février 2014

http://img.bd-sanctuary.com/bds/big/ma-vie-d-adulte-bd-volume-1-simple-39108.jpgBD - Editions La boite à bulles - 79 pages - 15 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

L'histoire : Lisa a 30 ans. Elle multiplie les CDD, accumule les kilos, ne rechigne pas devant les illusions et voudrait tout, sauf rentrer dans "le moule". Mais faut il se perdre pour ne pas rentrer dans le moule ou entrer dans le moule pour ne pas se perdre soit même ?

 

 

Tentation : L'ensemble en fait !

Fournisseur : La bib'

 

 

Auteurs :

Couleurs : Virginie Blanchet

Scénario : Isabelle Bauthian

Graphisme : Michel Yves Schmitt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cette BD est bien sympathique à lire, et ultra contemporaine. Qui plus est, pour celles qui rechigne devant l'équation format BD / taille sac à main pour lire dans les transports... Soyez ravis, le format de celle ci est petit et la couverture très souple  (clin d'oeil personnel à peine déguisé !)

Revenons en à nos moutons...

Ma vie d'adulte est très actuelle à deux titres.... Cette BD n'aurait pas pu se dérouler dans les années 60 où l'on intégrait une entreprise pour la vie.

Ici, notre héroïne est une trentenaire qui enchaine les CDD, jusqu'à ne pas renouveler le dernier. Doté d'un grand idéal de vie, Lisa rêve d'un super boulot où elle s'éclaterait pour de vrai, qui correspondrait à ses études et où elle ne serait plus le larbin tout juste bonne à subir et à se la fermer. Pourtant, moi, je l'aurais bien enviée puisque son dernier CDD était d'être vendeuse en librairie ! J'en connais plus d'une (dont moi !) qui tuerait pour se poste ! C'est la seule différence entre cette Lisa et moi en fait. Car je me suis plutôt pas mal reconnue dans ce portrait, jusque dans les kilos en trop . Cette BD s'interresse aux trentenaires qui n'ont pas encore trouvé leur voie, qui n'ont pas suivi un chemin tracé d'avance, par curiosité, par rébellion ou simplement, parce qu'ils ont pris la vie comme elle se présentait, au fur et à mesure, sans faire de grand plan sur la comète pour leur 40 années à venir. Lisa fait partie de ceux qui sont persuadés que quelque chose de grand, d'extraodinaire les attend quelque part... Alors leur vie est comme une quête, qui hélas, mène parfois au point de départ, ou à accepté un constat refusé des années plus tôt. Alors on suit Lise dans ces périgrinations de chômeuse, et l'on reconnait le chemin que l'on a déjà emprunté de gré ou de force, un chemin parsemé d'abhérrations toutes plus abherrantes les unes que les autres ... Ne serait-ce que le chemin de croix pour parvenir à s'inscrire aux Assedic, car il manque toujours un papier qui remet en cause votre inscription, donc votre indemnisation. Puis, viennent les désillusions... Pourtant pleine d'enthousiasme, Lisa se cogne contre l'absence d'annonces, les "on vous rappellera" (jamais etc).... Puis, ô joie, elle décroche enfin le job de ses rêves ! D'ailleurs, à ce niveau là, on ne dit plus Job mais Travail !!! Et papatras... Elle s'y ennuie à mourir, même si elle aime ce qu'elle fait et peine à se faire comprendre de son équipe. Elle se retrouve à devoir faire semblant de travailler, trainer à la tâche qui n'est pas assez lourde pour l'occuper toute la journée. Elle passerait bien la moitié de ses 8 heures sur Facebook, mais Lisa s'étonne que cela ne soit pas apprécié par la hiérarchie ! En fait, Lisa se révolte devant les inepsies là où les autres s'inclinent parce que... c'est comme ça ! Pour Lisa, c'est ridicule d'arriver tous au travail à 9h, alors que les transports sont bondés, que les missions n'affluent pas..... Mais voilà, on est dans une époque où la conscience d'une logique pratique hors norme passe pour de la révolte ou de l'immaturité.

Car la grande question de cette BD est là.... Quand devient on adulte ? Quand acquerrons nous une la maturité nécessaire pour gagner le respect d'autuit et ne pas garder l'étiquette d'ado éternelle ? Pourquoi faudrait il forcément marcher dans les rails pour obtenir ce fameux label "maturité/respectable". Au nom de quoi chacun devrait trouver sa destination à peine entamé le chemin ? Pourquoi l'insouciance est elle synonyme d'immaturité banie dans notre système social ? Comment s'intégrer dans le monde sans perdre ses convictions et une relative indépendance ?D'intéressantes questions développées dans cette BD aux couleurs chattoyantes, au graphisme pour moi un peu trop irrégulier (notamment dans l'expression de visage). J'aurais aussi aimé qu'à la dérision, soit ajoutée une touche d'humour plus jovial ! Mais quoiqu'il en soit, c'est une lecture très agréable, quelque part initiatique, que je vous recommande chaudement !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Février 2014

http://www.lapasteque.com/Paul_a_Quebec_files/9782922585704.jpg BD - Editions de La Pastèque - 187 pages - 23 €

 

 

Parution le 25 mars 2010

 

 

L'histoire : L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, de découvrir sa famille à travers une histoire fort émouvante : ce sont les derniers mois de Roland, le père de Lucie et beau-père de Paul. Autour de Roland, rongé par le cancer, la famille se soude…

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai lu énormément d'avis élogieux à propos de cette BD il y a quelque temps, mais je ne savais plus trop à quoi m'attendre, vu qu'en plus, il n'y a pas de quatrième de couv pour annoncer la couleur !

Bon, les couleurs, c'est le noir et blanc et cet album s'inscrit dans une série dont on peut lire chaque tome individuellement. En cherchant, on peut trouver Paul à la pêche, Paul à la campagne....

La première partie pourrait passer pour une chronique familiale classique, si ce n'est que l'on se délecte des expressions utilisées pour décrire us, coutumes et personnages de cette famille... Québecoise, de Québec ! Ah, les week end où toute la famille au sens large se réunit chez les grand- parents ! Les petits bonheurs, les agacements, les partages, les retrouvailles, le rôle "social" de chacun dans cette micro société. Exotisme garanti, transportation directe au pays de la Poutine dès la première page ! Pour celle et ceux qui la connaissent, j'ai eu l'impression de passer la soirée avec Karine, la fameuse blogueuse Québécoise qui, sur son blog ou sur Facebook, nous régale des mille et une anecdocte de sa vie de plutôt gaffeuse dans une langue qui nous amuse tant et nous dépayse.

Puis Paul et son épouse achète une maison dans la banlieue de Montréal... Et là, chaque lecteur pourra retouver dans ces passages des souvenirs personnels quand on découvre tous les vices cachés et leurs conséquences. L'hilarité est là devant les mésaventure de Paul face aux nouvelles technologies informatiques. Passage d'anthologie et tellement vrai ! On s'amuse beaucoup et tant mieux. Car comme dans la vraie vie, la suite devient bien moins drôle. Roland, le beau-père de Paul, déclare un cancer fulgurant...

Des rires précédents on passe à l'émotion et au respect. Le rythme de l'histoire ralentit, l'auteur traite mois par mois, puis jour par jour l'agonie de Roland. C'est triste mais en même temps pas tragique, c'est juste la vie qui s'en va, même si cela peut paraître révoltant pour ce qui le vivent. L'épouse de Roland s'occupe de son mari du mieux qu'elle peut, même si le caractère de celui ci devient de moins en moins facile, logique, quand on se sent diminuer jour après jour. Arrive le jour ou Roland ne peut plus rester à la maison. La famille s'accorde pour le placer en soin palliatifs. On découvre cette unité de fin de vie mais également pleine d'amour et de dévouement de la part du personnel. Toute la famille se sert les coudes, se retrouve, se souvient jusqu'au dernier souffle. Le vrai sujet de cette BD est donc l'accompagnement d'un proche en fin de vie. Et c'est traité avec une justesse incroyable, sans pathos, sans voyeurisme, avec beaucoup d'humanité malgré l'inhumanité de la situation. Rien ne semble éluder, depuis la dégradation physique, à l'acceptation de la maladie, au questionnement des plus jeunes, les petits enfants. Encore une BD très intelligemment constuite !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Février 2014

http://www.bdouebe.net/img/lephotographe/lephotographe3couv.jpgBD - Editions Dupuis - 98 pages - 19 € avec le DVD

 

 

 

Parution en janvier 2006

 

 

L'histoire (vraie) :

   
     

Fin 1986. Après trois mois passés avec les MSF en Afghanistan, Didier Lefèvre, le Photographe, décide de rentrer seul en France. Juliette, la chef de mission, s'y oppose ; sans la protection de l'équipe, sans parler la langue, c'est trop dangereux. Didier insiste. Juliette, finalement, lui cède la responsabilité qu'elle exerce sur lui : " Tu es majeur et vacciné. Si tu veux partir, pars ". Et c'est le retour. Un retour riche en péripéties et en rencontres, léger et heureux dans les premiers jours, âpre et pénible à l'extrême les jours suivants. Ses photos et sont récit en témoignent. La mission et le chemin du retour marqueront sa vie à jamais. De la même façon que longtemps encore après avoir refermé ce livre poignant, merveilleusement écrit, photographié et dessiné, les lecteurs auront l'Afghanistan chevillé au coeur, et qu'ils n'oublieront jamais ces hommes et ces femmes qui " tentent de réparer ce que d'autres détruisent ".

    
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Mon humble avis : Comment ne pas mettre 4 étoiles à ce 3ème et dernier tome de la série, même s'il est un tout petit peu moins intéressant que les deux autres ?
Le 2ème tome terminait alors que Didier venait de décider de rentrer seul au Pakistant, puisque sa mission de photographe au sein de l'équipe d'MSF s'achevait. Ce tome ci est donc plus centré sur le personnage de Didier et son long, plus long que prévu chemin du retour, et bien sûr, sur l'Afganistan, pour le meilleur comme pour le pire, au niveau humain, puisque nous sommes toujours en période de guerre. Il y a des gens qui le raquette, d'autres qui le laisseraient pour mort en bord de chemin, d'autres qui le ramassent, et le sauvent.
Ce tome est "moins" dur à lire, puisque nous n'affrontons "que" les conséquences secondaires de la guerre sur le comportement humain. Mais la nature n'en n'est pas moins hostile et face à cela, même le plus grand homme peut y perdre la raison. C'est ce qui arrivera à notre photographe, pendant quelques heures. La peur, entre autre celle de mourir là alors qu'il voulait juste rentrer, l'amène a faire l'inimaginable. Impossible de juger bien sûr, mais au contraire, on ne peut que demeurer admirative devant la force de ces gens qui vont au fond d'eux même et du monde pour témoigner, sauver, réparer.
Histoire d'alléger un peu l'atmosphère, il y a des passages assez comique lors des rencontres de 2 cultures, avec 2 langues différentes qui ne se comprennent pas. Les Afgans que Didier croisera en chemin lui demanderont, en guise d'introduction, quelle est sa religion. Heureusement, il est chrétien et non juif... Car il est bien expliquer que nos occidentaux assistent alors à l'émergence de deux Islam..... L'Islam radicale et l'Islam nationaliste.... Car au fond de l'Afganistan, en ces temps de guerre, les seules écoles qui restent un tant soit peu ouvertes sont les mosquées. Et Juliette, la chef d'MSF afganistan, de s'interroger sur la possibiliter de reconstruction du pays un fois que la guerre sera terminée. Comment, des gosses qui auront grandi une kalashnikov à la main et des versés du Coran dans l'autre, pourront ils rebâtir un pays ?
Il faut tout de même savoir que Didier ne sortira pas indemne de ses quelques mois Afgans et de se retour très éprouvant. Entre fatigue extrème, effort, manque d'hygiène et sous-nutrition, il perdra par la suite 14 dents....
En post face de cet album, un portrait de chaque personne rencontrée au cours des 3 tomes, ce qu'ils étaient, ce qu'ils sont devenus... La bande d'MSF a depuis longtemps quitté l'association... Certains sont devenus vignerons dans le Sud Ouest.... Quoiqu'il en soit, c'est une équipe unie pour la vie, qui, loin des horreurs de la guerre, vivent de bons moments ensemble. Ces dernières pages sont une belle bouffée d'oxygène et un sacré gage sur la grandeur humaine.
Ces 3 tomes m'auront profondément marquée. Jamais je n'oublierai ces bénévoles, ces hommes et ces femmes que le mot "admirable" ne suffit pas à décrire.
 
LE DVD : Ce 3ème tome est accompagné du DVD des images filmées pendant cette mission MSF en Afganistan par Juliette Fournot. Il complète extrèmement bien les 3 BD. Déjà, on y voit le vrai visage de cette fameuse Juliette, et des quelques médecins qui l'accompagnent. Le DVD explique aussi parfaitement l'aspect logisqtique et la préparation d'une mission, (ces missions MSF sont clandestines) depuis l'achat de 120 chevaux et mulets jusqu'à l'empaquetage du matériel médical. Dans les 120 bêtes, il est prévu que 10% n'arrivent pas à destination... Une bête de perdue avec son chargement, c'est aussi 2 semaines de soins de moins sur place. Il y a la route aussi. 3 semaines à pieds dans la caillasse, de nuits, des cols dont certains à presque 600 mètres. Et puis il y a les Afgans, depuis les chefs de guerre, en passant par les bénévoles, les Moudjadins, les gamins armés, ceux qui ne le sont pas, les blessés, les morts.
Attention, ce DVD est très dur à regarder. Les images sont terribles, car nettes et réelles (là où les photos noir et blanc des BD ne montraient pas forcément le détail et la couleur.
C'est dur au niveau animal, on voit des ânes tomber dans des torrents et se noyer, ou des chevaus mourir d'épuisement.
C'est dur au niveau humain.... Cette jeune fille qui s'est pris des éclats d'obus dans les vertèbres et qui plus jamais ne rermarchera... Ce gamin dont le bras a été transpersé par une balle et qui ne pleure même pas lors de soin.
C'est dur au niveau médical.... On assiste à une partie de l'opération du jeune homme qui s'est fait arraché la machoire par des éclats d'obus... C'est dur mais mon dieu, comme c'est fort... L'on voit les deux médecins recoudre cette machoire à la lampe frontale, patiemment.... Et la photo du blessé, deux mois après : un bel homme, un miracle de ce que l'homme peut faire. Pas n'importe quel homme j'en conviens, un homme extraordinaire.
Alors malgré la violence morale  et visuelle de ces images, je pense qu'il faut savoir les regarder, pour ne pas oublier la chance que l'on a de ne pas avoir à les vivre et pour que, chacun de notre côté, nous fassions en sorte que "plus jamais cela", même si cela arrive encore bien trop souvent de part notre planète.
Ces BD et ce DVD sur les résultats de la guerre sont un formidable appel à la paix !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Janvier 2014

http://madmoizelle.com/carnets/bd/files/2012/03/pablo-1-225x300.jpgBD - Editions Dargaud - 88 pages - 16.95 €/tome

 

 

 

 

Parution du tome 1 en janvier 2012

 

 

 

L'histoire : Max Jacob est le 1er tome de Pablo, une série signée Birmant et Ourbrerie qui, en 4 épisodes, racontera le quotidien de Picasso jeune homme, à Montmartre, entre 1900 et 1912.

Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au coeur de leur existence, il y aura les grands poètes Max Jacob, le clown tragique amoureux fou de Picasso, et Apollinaire et puis Gertrude Stein, sa jumelle visionnaire, le peintre Georges Braque, copain de cordée avec lequel il inventera le cubisme, sans oublier, au-dessus de la mêlée, avec ses lunettes cerclées de fer, le seul grand rival : Henri Matisse.

 

 

 

 

 

Tentation : Un peu de culture ne nuit pas à la santé

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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 Mon humble avis : Une histoire qui se déroule sur 4 tomes, le quatrième étant, si j'ai bien compris, à paraître. Mais je ne l'attends pas, tout comme je n'ai pas l'intention de dégotter le troisième.

En effet, cette BD ne m'a pas convaincue, je n'y ai pas vraiment accroché. Et pourtant, le sujet est digne d'intérêt, et le contenu n'en manque pas, mais bien moins que je ne l'espérais !

La narratrice est Fernande Olivier, qui fut amante, compagne et modèle de Picasso. Elle nous raconte sa vie d'avant Picasso (mariée très jeune à un abruti qui la battait), autour de Picasso et avec Picasso.

Nous assistons donc aux premiers pas de Pablo Picasso, alors illustrement inconnu, à Paris, loin de sa patrie espagnole. Rencontres multiples avec poètes, sculpteurs, peintres confirmés ou en devenir. Vie de bohême, sans le sous, squatte chez l'un chez l'autre et les uns avec les autres et les unes avec les autres. Bref, beaucoup de monde. Au programme : Orgies, alcool, opium, déprime dans la crasse. L'artiste cherche désespérement à vendre ses toiles, à trouver un agent (officiel ou roublard), se trouve un moment un mécène en la personne de Max Jacob. L'artiste se cherche encore, l'invention du Cubisme viendra plus tard. Dans le tome 2, c'est son amitié avec Appolinaire qui tient un peu plus le devant de la scène. Picasso vend un peu, mais pas assez. Dans sa chambre, il gèle en hiver. Mais l'artiste peint sans s'arrêter, tentant de se faire un nom... qui commence à se murmurer dans le Paris du début 20ème.

Picasso, je n'en connais pas grand chose, à part des toiles vues dans quelques musées, une bio très résumée, une réputation et sa côte dans le marché de l'art actuel !!! Aussi, cette BD avait tout pour me captiver.

Et bien non. Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé l'ensemble très fouilli. Une multitude de personnages difficiles à reconnaitre d'une planche à l'autre. Les dessins de la ville, de Montmartre etc m'ont bien plus, mais ceux des personnages : non. Trop irréguliers, trop changeants. D'une page à l'autre, Fernande passe de rousse à châtain, Picasso de beau jeune homme à un homme on ne peut plus commun, voire pas gâté par la nature... Sans parler des fois où je ne l'ai pas reconnu ou quand j'hésitais sur son identité... Et pourtant, les dessins sont de Clément Oubrerie, que l'on connait bien sur la blogo pour s'être illustré dans la BD Aya de Yopoungo. D'ailleurs, certains visages de "Pablo" ne sont pas sans rappeler des personnages d'Aya !

Peut-être qu'une culture moins "légère" dans cette époque artistique m'aurait aidé à reconnaitre des personnages faisant leur apparition et installant ainsi toute l'époque et l'entourage de Piccasso.

On a l'impression que le tout Paris ou presque connait Picasso, quand celui ci vit dans la pauvreté. Donc je n'ai pas trop saisi. De même, on passe d'une scène à une autre sans en apprécier l'enjeu, voire l'utilité. "Fouilli" résume vraiment bien mon impression.

Pourtant, les couleurs sont agréables et l'atmosphère bohême de Montmartre et du Paris des années 1900 est bien rendue, tout comme les us et coutumes du milieu artistique, que ce soit du côté des artistes, ou de leurs modèles.

J'ai appris, un peu... Mais sans délectation.

 

 http://www.letelegramme.fr/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2012/09/02/1823836_12867566-0209pablo-20120831-j125e.jpg?article=20120902-1001823836&aaaammjj=20120902

 

 

 http://a3.mzstatic.com/us/r30/Publication4/v4/24/73/3a/24733a53-7610-ab9d-a8ab-554eb466ad32/IMG_2263.480x480-75.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Janvier 2014

 http://www.maxoe.com/img/uploads/2012/02/appel-1.jpgBD - Editions Vents d'Ouest - 57 pages - 13.90 €

 

 

Parution en février 2011

 

 

L'histoire :      

Harlem, les années 20. La jeune Anna travaille la journée dans le restaurant de son oncle et sa tante, et la nuit danse au rythme du jazz. Une vie qui pourrait être légère… Mais Anna est tourmentée par ses origines : elle est métisse, un statut difficile qui l’empêche de trouver sa place. Un jour, elle découvre l’existence de son père inconnu : un Blanc, mystérieusement disparu en Afrique.Elle ne pense plus qu’à le retrouver, et réussit à se joindre aux membres d’une expédition se rendant sur le continent noir à la recherche des origines de l’Homme. À chacun sa quête, à chacun ses origines : les voici partis ensemble à la poursuite de leurs chimères.Au croisement d’Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure tout en proposant un regard réaliste sur une époque et sur un phénomène que chacun ressent à un moment de sa vie : l’appel des origines.
tentation : Le pitch et les dessins
Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cette BD est tout simplement une merveille !  D'ailleurs, je remarque que ces temps ci, j'ai la main bien plus heureuse dans mes choix de BD que dans mes choix de romans.

Les auteurs sont : Callède, Séjourné et Verney.

Graphiques, dessins et couleurs sont magnifiques, les personnages bien campés et attachants, l'histoire intéressante et intriguante... Mais le super plus de cette BD, c'est les voyages qu'elle propose....

Voyage dans le temps, une époque.... les années 20, à New York pour le premier tome, au Kenya dans le deuxième.

Nous sommes à l'époque de la prohibition et de la ségrégation raciale aux Etats Unis... Les bars clandestins, les club de Jazz, le KKK dans le sud... Au Kenya, c'est l'époque des grands aventuriers, colonialistes pour la plus part, les expéditions à but scientifique etc.

Nous suivons Anna, la vingtaine, élevée par sa tante. Sa mère est morte peu de temps après sa naissance. Jusqu'alors, Anna en savait très peu à son sujet, et encore moins au sujet de son père... un blanc inconnu. Car Anna est métisse.... Mal blanchie pour les uns, trop noire pour les autres. Bref, sa situation n'est pas simple. Elle travaille dans le restaurant de son oncle, à Harlem. Et le soir, elle fait le mur pour rejoindre ses amis dans les clubs de Jazz. Jusqu'au jour où sa grand mère lui avoue qui est son père. Un blanc, récemment porté disparu dans une expédition africaine. Anna s'alliera au Museum d'Histoire Naturelle afin qu'une autre expédition puisse être montée et partir ainsi à la recherche de son père... Et nous voici tous parti en paquebot pour un long voyage jusqu'à Monbassa où Anna découvre une autre culture... et le monde. Par la même occasion, nous voici en immersion dans cette ville déjà bourdonnante, où riches blancs cottoient de loin les noirs, sauf s'ils sont à leur service, et encore. Puis, c'est le grand départ pour la brousse, et les dessins sont de plus en plus époustoufflants.

Dans ses aventures et mésaventures, Anna en croise du monde. Du beau monde d'ailleurs ! Jugez par vous même !

Duke Ellington, Sidney Bechet à New York... Karen Blixen, qui écrira plus tard La ferme Africaine (Out of Africa) et son compagnon d'alors, Denys Finch-Hattan, qui sera interpêté par Robert Redford en 1985.( Le tout, avec un lexique enrichissant en dernière page)

Mais me voilà bien triste.... ma bib ne possède pas le tome 3 !!!!

 

http://www.maxoe.com/img/uploads/2012/02/Appel-2.jpg

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Janvier 2014

http://www.lelombard.com/images/serie/dans-nuit-liberte-nous-ecoute-336-l325-h456-c.jpgBD - Editions Le Lombard - 185 pages - 25.50 €

 

 

 

 

Parution en septembre 2011

 

 

L'histoire : Celle biographique d'Albert Clavier... Jeune homme qui, après la deuxième Guerre Mondiale, s'engage dans l'armée pour s'éloigner de la misère familiale et "faire de beau voyage"... Il est alors envoyé en Indochine, où il découvre l'envers du décors.... et réalise qu'il est amené à se battre en opposition totale avec ses idéaux... Il rejoindra alors les rangs du Vietminh

 

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Et une BD très intéressante culturellement, et historiquement de plus. La nuit, la liberté nous écoute m'a permi de me pencher sur le destin d'homme à qui je n'avais jamais pensé, sans peut-être même me douter qu'il existait. Les militaires qui, quelque part, se retrouve "objecteurs de conscience" une fois sur le terrain. C''est la cas d'Albert Clavier... La bateau qui le mène en Indochine fait escale à Djibouti. Le jeune homme est estomacqué par la pauvreté "des indigènes" et l'opulence des colons. Il ira ainsi de surprises ou mauvaises surprises. Dans son unité, il sera le seul à s'interesser à la culture locale, à aller vers les habitants et à partager quelques pans de leur vie. C'est ainsi qu'il rencontrera un membre du Vietminh.... Au fil des mois et des années, pourtant condamné à mort par l'Armée Française, Albert deviendra un membre important de la résistance Viet et du parti communiste local... Avant de réaliser, à nouveau, certaines contradictions du système.

En fait, à l'époque, nombre de jeunes engagés partaient en Indochine pensant combattre pour la liberté et la sécurité du peuple Français. Ils ignoraient qu'en fait, le combat était contre un peuple qui souhaitait récupérer sa souveraineté. Ainsi, ils se trouvaient en porte à faut par rapport à leurs propres idées. De même, les bien faits de la colonisation ne leur sautait pas aux yeux une fois sur place. Ils réalisaient l'injustice, l'inégalité entre colons et locaux, mise à mort culturelle etc. Les absurdités ne manquaient pas.... les petits Vietnamiens apprenaient à l'école "nos ancêtres les Gaulois"...

Cette BD revient donc sur une époque douloureuse tant pour la France que pour le Vietnam, avec une vision jamais exposée dans les manuels scolaires ou les gouvernements successifs. Elle permet de s'interroger sur la "légitimité" du colonialisme et de l'impérialisme, mais aussi sur la fidélité à la patrie. Est-ce être traitre lorsqu'on quitte les rangs d'une armée qui renie elle même ses principes, qui se comporte de façon aussi barbare que l'ennemi des années précédentes, l'Allemagne. Non, c'est être fidèle à un pays qui ne l'est plus à lui même.

Multiples réflexions ici, tant sur les guerres d'indépendances que sur les gouvernements résultant de ces indépendances... Ici, le cas de l'Indochine, avec Ho Chi Minh, qui deviendra un tyran rouge aux yeux du monde, mais bien moins aux yeux de son peuple.

Mon bémol va, comme souvent, aux dessins. Bicolors blancs et verts, avec des traits de crayons noirs. Mais pas pas toujours très clairs, des personnages que l'on a parfois du mal à distinguer les uns des autres.

Un prologue explique la genèse de cet album, et une postface la conclue par une interview très intéressante  d'Alain Ruscio, sur "Les plaies impérialistes". Alain Ruscio est notamment spécialiste de l'Histoire Contemporaine du Vietnam et du Colonialisme. Je me demande si cette interview n'est pas un  peu orientée politiquement, mais, humainement, elle ne l'est pas. J'y ai appris moult choses.... reste à savoir ce que je retiendrai !!! Ah, je me désespère !

 

 

 

 

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Resize_of_Dans_la_nuit.jpg

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Décembre 2013

http://3.bp.blogspot.com/-MWsXuXaaSHM/UouzMX88ptI/AAAAAAAAlBQ/14MNENXGK4g/s1600/BD+La+gloire+d'Albert,+Etienne+Davodeau.jpgBD - Editions Delcourt - 48 pages - 13.95 €

 

 

 

Parution en 2004

 

 

L'histoire : Albert est un brave type. Travailleur et figurant bénévole dans un parc d'attractions culturelles depuis des années. Ce parc nommé "nos valeurs, notre terroire, est né de l'idée d'un homme, qui se prépare aussi pour les législatives : Bertrand Delorme. Quand Philippot, ami et bras droit de ce dernier meurt, Albert n'est pas très loin. Il en a vu beaucoup alors, par respect pour son patron, il va se mêler de près à cette histoire. Albert veut son heure de gloire... mais il va se jeter dans la gueule du loup. Mais Albert est un brave type... qui n'a jamais dit son dernier mot.

 

 

Tentation : Le label qualité "Davodeau" !

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Je le découvre en rédigeant ce billet, La gloire d'Albert fait partie d'une trilogie nommé "Un monde Tranquille". Les deux autres titres sont  "Ceux qui t'aiment" et Anticlyclone". Zut, ces deux albums ne figurent pas à ma bib'. En même temps, les histoires sont indépendantes, donc appréciables individuellement. C'est juste que mon intérêt est encore éveillé sans moyens directs de l'assouvir.

Dès les premières pages de "La gloire d'Albert", je me suis dit : tiens, le context me rappelle quelque chose. Pourtant, il me semblait avoir lu, en préambule, la fameuse phrase "toute ressemblance avec des personnes... blablabla" ! Je suis allée y rejeter un oeil et j'ai bien ri. Facétieux Davodeau ! Il la tourne ainsi :

"Trouver dans les pages qui suivent une ressemblance avec des personnes ou des faits existants ou ayant existé serait faire preuve de mauvais esprit. Et c'est très vilain."ED

Ahah !Il me semblait bien ! Que l'on était dans le grand ouest, en Vendée précisément et que Delorme pastichait un "fameux" Philippe D ... qui se fait quelque peu rhabiller de prétentions et d'hypocrisie politiques. Le quotidien pour ces gens là quoi !

Donc forcément, cet album n'est pas dénué d'ironie... dont on se délecte ! L'histoire est bien ficelée, et cet Albert qui veut faire justice, très attachant. Et puis, le quiproquos vont s'amonceler entre Albert et les méchants et les rebondissements ne cesseront qu'à la toute dernière bulle !

BD bien sympathique donc, et divertissante ! Pourquoi se priver ?!

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Novembre 2013

http://www.photosapiens.com/IMG/jpg/Lefevre-Couv-Tome-2.jpg BD - Dupuis Editions - 80 pages - 16.50 €

 

 

 

1ère parution en 2004

 

 

Le sujet :    

Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique : accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au coeur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.
Tentation : AGFE
Fournisseur : la bib'
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  Mon humble avis : Je sors de ce tome à nouveau bouleversée. 2ème tome sur 3 de cette série que m'a conseillée mon amie AGFE. Le photographe nous fait suivre une équipe de Médecins Sans Frontière au coeur de l'Afganistan, durant la guerre qui la confrontait à la Russie.
Lors du premier tome, nous suivions l'équipe dans les préparatifs de l'expédition humanitaire, puis sur le long chemin (plus d'un mois de marche) qui la menait au village prévu.
Ici, l'équipe médicale et le photographe sont arrivés dans ce village du bout du monde et se mettent à l'oeuvre avec des moyens dérisoires... Un batiment en ruine devient l'hôpital, la cours ombragée la salle de réanimation, la terrasse vue sur montagne la salle d'opération. Quand les blessés ne peuvent se déplacer, c'est l'équipe qui repart pour un jour de marche pour rejoindre le chevet des moribonds... Médecins et infirmières opèrent des journées et des nuits entières, le dos courbés, veillent leurs patients alors qu'au loin, retentit le bruit des bombes. De la bobologie aux blessures de guerre, tout y passe. Personne n'est épargné, ni même les enfants... qui ne pleurent même pas alors qu'une balle a transpersé leur bras ou qu'un éclat d'obus leur a arraché une partie de la mâchoire.
Et les médecins font tout, tout ce qu'ils peuvent pour rabibocher ces victimes de guerre. Le photographe a parfois du mal à photogaphier, mais ce sont alors les victimes qui lui demandent de le faire, afin de témoigner. Il faut que le monde sache ce qui se passe ici. 
C'est dur, c'est l'enfer pour tout le monde. Et pourtant, ces médecins y reviennent volontairement régulièrement. Pourquoi, parce qu'ils sont utiles, qu'ils pratiquent la vraie médecine, celle où il faut observer et déduire. Et surtout, parce que le peuple afgan leur rend au centuple, par un sourire, par une invitation à diner, en se privant de pain pour que l'équipe médicale n'en manque pas.
Dans cet enfer, nos hommes se soignent par le sens de l'humour, où comment disserter en pleine montagne sur un rocher qui devient un... rocher Suchar.
Et toujours cette alternance de dessins et de photos noir et blanc de l'expédition.
Cette BD est vraiment un magnifique et incontournable hommage sur ces héros de l'ombre. Les victimes de guerre qui survivent en se plaignant dix fois moins dans une vie que l'on peut, nous, ici, le faire en une journée. Mais aussi ces médecins du bout du monde, de l'ombre, loin des caméras de TV, qui exécutent des exploits tous jours avec... presque rien. Ces hommes et femmes qui vivent pour l'autre, qui se retrouve dans le renoncement d'eux mêmes.
 
http://www.images-booknode.com/book_cover/1574/full/le-photographe-tome-2-1574112.jpg
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Novembre 2013

http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/HappyLiving_13102007_190344.jpg BD - Editions Delcourt - 136 pages - 14.95 €

 

 

Parution en 2007

 

 

L'histoire : François Merlot, journaliste parisien, écrit son premier livre. Son sujet : l'histoire des chansons les plus célèbres du XXe siècle : My Way, Besame Mucho... et bien entendu Happy Living, un titre qui a fait le tour de la planète et que les plus grands artistes ont interprété.
C'est à cette œuvre mythique que le journaliste consacre sa première investigation. À New York, il parvient à rencontrer son auteur, le génial H. G. Slatters, pour le questionner sur la genèse de sa création. Les révélations seront bien au rendez-vous, mais d'une tout autre nature que celles attendues : "La vérité, lui confiera Slatters, c'est que je n'ai jamais écrit une seule note de Happy Living. "

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Cette BD m'a bien eue ! Je l'ai prise pour argent comptant, sûre que l'histoire était plus vraie que vraie !!! Je suis même allée en fin de lecture sur YouTub, afin de voir à quoi ressemblait cette fameuse chanson "Happy living".... Bien entendu, en entrant ces deux mots sur le fameux moteur.... je n'ai eu que des leçons de relaxation, mais point de tube historique

Ce que veut sans doute dire que cette BD est très bien faite, en fait  ! Oui, je confirme, j'ai passé un excellent moment dans ces pages de planches en noir et blanc. Je ne suis point pro pour décrire des dessins, mais ceux ci m'ont bien plu, comme faits au fusain ou au gros crayon, avec des touches de peinture. Pas de grande finesse de premier plan, mais une sensation d'aboutissement, et un visuel net et agréable. A noter, très jolie et élégante police de caractère.

Cette BD est très rythmée. Alors que Merlot, le journaliste français, est missionné pour retrouver un batteur dont personne n'a entendu parler depuis 50 ans, l'histoire prend l'aspect d'une enquête privée, à but journalistique... Et le tout devient presque un road moovie. On part de New York, on arrive en Californie L.A, puis on monte sur San Francisco. On accompagne Merlot dans sa quête passionnante qui nous emmène dans les circuits initiés du jazz. Des grands noms sont cités et sont sans doute responsable de ma méprise narrée ci dessus

J'ai adoré l'épopée de ce Merlot, qui est faite de rencontres multiples, touchantes, surprenantes, drôles au fil de son enquête. Depuis son amitié du petit dej avec la barmaid du bar faisant face à son motel tout droit sorti de l'univers d'Hitchcok, au vieux noir américain dans une station service reculée... Oui, des personnages hauts en couleurs (même si en noir et blanc , des gens qui ne sont pas ce qu'ils paraissent, des non-dits familiaux, des stars en devenir qui finissent jardiniers... Une belle porte sur le succès, l'accès à la gloire, les secrets, les rêves brisés, les têtes gardées hautes et redevenues froides.... Et surtout, un héritage de plusieurs millions de dollars...

Le tout mis en scène par un Jean-Claude Götting qui a eu l'intellingence de rester dans la simplicité et le mesure... Une bien chouette découverte ! 

 

 

 http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/page/large/43/album-page-large-4321.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Novembre 2013

http://a51.idata.over-blog.com/1/83/30/54/BD-3/Groenland-Manhattan-01.jpgBD - Editions Delcourt - 128 pages - 16.95 €

 

 

Parution en mars 2008

 

 

L'histoire : En 1897, l'explorateur américain Robert Peary n'a pas encore réussi à planter son drapeau au Pôle Nord malgré l'aide de ceux qu'on appelle encore les Esquimaux. Histoire de ne pas rentré bredouille au pays, il ramène une famille de "sauvages polaires, dont le jeune Minik. Une fois en Amérique, cette famille va être le sujet de toutes les "attentions".... Curiosité, science....

Une histoire vraie, qui a encore des répercussions à notre époque.

 

 

 

Tentation : Pitch

Fournisseur : la bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Encore une BD ô combien instructive et passionnante !

Groenland Manhattan retrace l'histoire vraie d'un petit garçon Inuit sur une vingtaine d'années, à compter de 1897. Cette BD est donc aussi une leçon de la grande Histoire. Minik est emmené avec sa famille à New York par Robert Peary, qui, année après année, a bien du mal à planté la drapeau américain sur le Pôle Nord. Inutile de dire que Peary et les siens considèrent les Esquimaux comme des sous hommes, des primitifs, des inférieurs, des sauvages. Arrivés à New York, Minik et sa famille deviendront donc objet de curiosité malsaine tant de la part des citoyens que de la part de scientifiques : moqueries, mesures du crane etc... Bien entendu, le climat et les microbes newyorkais vont mettre à mal la famille Inuit. Recueilli par la famille du directeur de Muséum, Minik n'aura de cesse que de rentrer, un jour chez lui.

Bien sûr, l'étonnement est réel devant le confort, les lumières et les habitudes des américains, ce qui donnent quelques scènes qui pourraient prêter à sourire si nous n'étions pas dans un drame historique et hélàs toujours présent.

Cette supériorité des occidentaux est on ne peut plus détestable et ridicule dans les faits. Les américains ne montrent aucun respect pour les coutumes Inuit. D'ailleurs, ils considèrent ce peuple comme inculte, sans culture, sans art etc... Mais ne tarde pas à emplir leur musée d'objets divers et variés venant du grand nord.... Ainsi que des squelettes Inuit, dont celui du père de Minik. Cette découverte rendra Minik fou de rage et de tristesse. Pour la petite histoire, sachez qu'après qu'un décret soit voté, ces squelettes ont été rendu à leur terre et leur peuple cent ans plus tard, et on pu ainsi bénéficier de tombes dignes de ce nom.

Groenland Manhattan est une BD sur le déracinement. Malgré les années passées à New York, Minik sera toujours "l'indien" ou "l'esquimaux" ou le sauvage. Et une fois rentré chez lui, il sera l'américain.... Donc toujours l'étranger, où qu'il aille. C'était vrai il y a 100 ans, et hélas, force est de constaté que pour les exilés, c'est trop souvent encore vrai.

Cette BD est tout simplement magnifique, et peut être lu par un public non adulte (bon, pas à 3 ans non plus), mais je pense que vers 10 ans, un enfant se trouvera enrichi de cette histoire et s'ouvrira à une prise de conscience qui sa vie ne lui donne peut-être pas.

Juste un petit bémol concernant les dessins. Même s'ils sont globalement splendides (paysages, rendu d'atmosphère et d'époque), il m'a fallu un certain temps pour situer des personnages ou les reconnaitre.

A noter, une post face très intéressante également avec des données historiques et des explications sur les enquêtes menées pour aboutir à cette BD.

 

 

 

 http://www.bdgest.com/prepub/Planches/GROENLANDMANHATTAN07.jpg

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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