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Publié le 24 Mai 2013

 http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/sommeildeleo.jpg BD - Editions Futuropolis - 94 pages - 16 €

 

 

 

Parution en janvier 2007

 

 

L'histoire : Melvin Méricourt est le jeune patron dynamique d'une société de meubles en carton. Bien qu'il s'apprête à signer un gros contrat avec la Finlande, les déboires s'accumulent. Les finances sont dans le rouge et la banque menace de fermer le compte. S'il y a une chose que Melvin déteste, c'est de ne pas être maître de la situation... Un soir, il accepte d'accompagner Anita, sa charmante assistante, et sa copine Sophie au spectacle d'un hypnotiseur, le grand Jirinikof. Il emmène avec lui Léo, un vieux copain de lycée. Et voilà que le fameux Jirinikof choisit Léo pour une petite démonstration. Le mage de music-hall commence son hypnose. Mais il y a comme un problème... Léo, les yeux grands ouverts, reste en état de veille paradoxale !

 

 

 

Tentation : Pourquoi pas

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

étoile2.5

 Mon humble avis : Et bien voici une BD qui quelque part, ne m'a fait ni chaud ni froid. Je l'ai terminée parce que c'est une BD, donc vite lue par définition et que, comme de bien entendu, je voulais connaitre le dénouement. Distrayant donc, mais pas franchement intéressant. On ne sait si c'est du lard ou du cochon. De quoi ? Et bien du sommeil de Léo, qui ne se réveille pas après une séance d'hypnose collective et qui en vient à perturber la vie de quelques personnes prêtes à l'être, et d'autres, pas prêtes du tout. Et bien si cela est du lard, il eut été intéressant que l'auteur approfondisse cette histoire de veille paradoxale pour qu'il ressorte un quelconque apprentissage de cette lecture. Quelques personnages sont caricaturaux, le fameux patron fier imbuvable et plutôt égocentrique, tout comme sa transformation qui n'aide pas l'histoire à sortir des lieux communs. D'autres sont touchants. C'est gentil, c'est mignon, ça se lit, mais ça reste convenu.

Par contre, j'ai aimé les dessins, les couleurs chaudes et comme tamisées.

 

 

Sophie a aimé, Lasardine aussi

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Avril 2013

http://www.cubitusbd.com/images/obj/4475g.gifBD - Editions Casterman - 118 pages -  9 € d'occas

 

 

Parution le 6 mars 1996

 

 

 

L'histoire : Après avoir brutalement perdu sa femme qu'il adorait, Jean s'embarque pour les Antilles, en Guadeloupe plus précisément, espérant trouver un palliatif à son chagrin dans une série d'articles qu'il doit rédiger pour le journal qui l'emploie. Et surtout, il espère retrouver l'auteur de lettres enflammées qu'il a retrouvé dans les affaires de sa femme et qui provenaient d'outremer.

 

 

 

 

Tentation : Le pitch, le titre, la couv, les dessins !

Fournisseur : La bib !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 Mon humble avis :Ah le piège... Cette BD fait partie de la collection "à suivre" (comme indiqué sur le couv), et les autres titre cités  l'intérieur laissent coire justement à une série. Après une petite recherche, il semble que les scénari des tomes suivant n'aient rien à voir avec celui ci, que ce soit au niveau de l'intrigue et des personnages. C'est donc un album One Shot. Pourquoi pas, sauf que pour moi cette BD a un goût d'inachevé, d'inabouti. En introduction, j'aurais pu mettre 4 étoiles. Mais là, même les personnages ne me paraissent pas très creusés, l'histoire tourne court. On ignore si certains passages sont des rêves flash back ou la réalité. Cette BD nous mène aussi  Venise, où Jean retrouve une famille qui semble très très proche, mais on n'en sait guerre plus. Je reste sur ma faim et hélas, je ne crois pas qu'une suite sortira près de 20 après. Car oui, cette BD ne date pas d'hier, cela se ressent dans les dessins... surtout au niveau des voitures. C'est fou ce qu'elles ont changé en 20 ans ! Bref, une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, qui ouvre des promesses et les referme aussitôt.

Par contre, par contre, j'ai adoré les dessins et y ai retrouvé toute l'atmosphère de ma chère Guadeloupe. Ce qui me fait dire que cette BD est plus un prétexte des auteurs pour évoquer leur passion pour cette île. Les dessins sont très sympas, j'ai reconnu tant de lieux j'aurais pu même dire à quel endroit précis le dessinateur a posé son siège pour griffoner ses esquisses. Là, je me suis régalée, tout comme lorsque que l'on se retrouve dans une soirée créole, avec la cuisine créole, la nonchalance, le petit troquet du coin. Et puis la forêt tropicales aussi, bref, le paradis ! Même si... même si... les auteurs ne passent pas sous silence les rapports ambigus qu'entretiennent la Guadeloupe et la métropole, les Guadeloupéens et la France, et les Français avec la Guadeloupe... Une guadeloupe au passé afrocaribéen, dont on parle au présent au Français dans la BD et au futur comme terre d'Europe... Effectivement, on comprend bien là qu'il y a mauvaise donne et qu'un Guadeloupéen puisse avoir du mal à se sentir Européen. Lorsque j'ai vécu là-bas, j'ai constaté qu'il y a dix fois plus de différences ne serait-ce que culturelles entre un Guadeloupéen et un métro qu'entre un Américain et un Fançais, ou un Anglais et un français.  Enfin bref, Lettres d'outremer aborde délicatement ces éternels débats. Disons que l'album invite chacun à y réfléchir.

Une lecture en demi teinte pour moi. Je dirai que cette BD est à lire pour tous amoureux de la Guadeloupe ou pour tous les curieux des antilles. Les autres passeront leur chemin !

 

 

 

ILE-DESERTE2

 

 

 

 

  roseporcelaine1.JPG

 

                                Une rose de Porcelaine, sur Basse Terre

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Mars 2013

http://2.bp.blogspot.com/-4sZwQTKKM70/TaWszIOeLtI/AAAAAAAAAok/LzRNKZDvAVk/s1600/Journal%2Bd%2527une%2Bbipolaire.jpg  BD - Editions La boite à bulles - 110 pages - 14 €

 

 

Parution en octobre 2010. 24 mars 

 

 

 

L'histoire : En 2001, il y a le 11 septembre... Tous les vols transatlantiques se retrouvent annulés et contraignent Camille à prolonger ses vacances à Montréal... avec son boy friend québécois.

De retour en France, la séparation, la mélancolie transforment le comportement de cette jeune étudiante dynamique et prometteuse... Ce sont les premiers pas dans la dépression... et dans l'errance médicale, jusqu'à ce qu'un diagnostique soit enfin posé quelques années plus tard : Camille est bipolaire... Ce qui affecte sa vie, son entourage, son avenir, tout en fait.

Cette BD est son témoignage.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

Auteurs : Emilie (Camille) et Patrice (son père) Guillon

Dessins : Sébastien Samson 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Une BD d'utilité publique, familiale, personnelle, individuelle...

Bipolaire... Le nouveau terme pour qualifier les maniaco-dépressifs. La bipolarité est une maladie qui résulte de dysfonctionnements au niveau du système nerveux central. C'est un trouble de l'humeur, une maladie neuropsychologique, considérée comme l'une des 10 maladies les plus invalidantes sur terre... Pour le profane, cela peut-être curieux car physiquement le malade est globalement en pleine forme. C'est une maladie invisible, difficile à vivre car souvent oubliée voire ignorée par l'entourage plus ou moins proche...

Cette BD devrait être dans les mains de nombreuses personnes. Car qui, dans sa famille, dans ses amis, dans ses collègues, n'a pas un être considéré comme "en souffrance psychique".

Je fais partie de ces gens, aussi cette BD m'a beaucoup touchée, même si je suis moins atteinte que Camille. Moi, je patauge dans la dépression depuis 5 ans : état anxio-dépressif majeur suite à un stress post traumatique, mon AVC. Je n'ai pas été diagnostiquée bipolaire, peut-être par ignorance médicale, peut-être parce que je ne le suis pas tout à fait. Mais à la lecture de cette BD, je me suis dit que je n'en suis pas loin.

Et cette maladie qui me pourrit une bonne partie de ma vie, dieu sait comme je la rejette, comme je lui laisse le moins de place possible, c'est tout juste si j'accepte sa réalité.

Je pense que "Journal d'une bipolaire" va être un pas pour moi, celui d'accepter plus le fait d'être malade et non coupable de mon état. Bon assez parlé de moi, quid réellement de l'album ?

Il frôle la perfection sur le sujet. Mon seul bémol irait aux dessins plutôt enfantins, qui représente Camille plus comme une jeune adolescente que comme une jeune femme. Peut-être sa coupe de cheveux, très courte, n'aide pas non plus à lui donner son âge et son sexe. S'ils n'étaient quelques formes au thorax, on prendrait souvent Camille pour un garçon. De plus, la maladie ne semble pas affecter Camille dans son allure physique. Certes, ces maladies ne se voient pas, mais les neuroleptiques diverses et variés ont tendance à faire prendre du poids. D'ailleurs, Camille s'en plaint à un moment alors que sa silhouette reste la même du début à la fin.

Cette BD est écrite à 4 mains, Camille (Emilie dans la vraie vie) et son père, sous forme de flash back. Tout y est, depuis les premières fatigues, les premières crises d'angoisses, les moments d'euphorie et d'achats compulsifs, la peur de tout et de tout le monde, la mécompréhension de l'entourage, l'impact de cette maladie sur l'entourage (ce qui est souvent négligé par les équipes soignantes), les tentatives de suicides, la douleur morale si forte qu'elle devient physique, les hospitalisations d'un institut à l'autre, les foyers, les fugues,  l'errance médicale, les mauvais et les bons médecins, les petites victoires et les faux espoirs... et surtout, l'impuissance générale devant ce mal qui ronge Camille. De la bipolarité, on ne guérit pas, mais un équilibre médicamenteux peut permettre parfois de mener une vie plus normale.

Certains lecteurs n'ont pas trouvé Camille attachante et n'ont pas compris qu'elle puisse être épanouie en vacances et angoissée de plus belle à l'approche d'une entrée universitaire. J'envie ces lecteurs, qui n'ont sans doute jamais connus les affres des maladies neuropsychologiques.

Camille ne s'étend pas dans les explications de ses angoisses, ce qui peut paraître déstabilisant, voire incompréhensible. Il me semble que ce soit normal... Ces angoisses ne reposant souvent sur rien de tangible, sur aucune logique, leur raison échappe souvent aux malades eux mêmes.
Enfin, cette BD est posfacée par un éminent docteur spécialisée dans la bipolarité et la dépression : le Docteur Christian Gay. Il apporte une lumière adéquate sur cette maladie, avec des mots accessibles à tous.

Si vous lisez cette BD, vous ne pourrez plus dire : je ne savais pas. Et vous ferez un grand pas pour les personnes atteintes de cette maladie qui souffre elle même : la maladie du silence et de la honte dont on ne parle pas... et la maladie qui ne se voit pas.

 

 

 

 

 

 

L'avis de Théoma , de Canel , Joelle

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Mars 2013

http://phylacterium.files.wordpress.com/2010/03/etienne-davodeau-les-mauvaises-gens-2005.gif BD - Editions Delcourt - 183 pages - 14.30 €

 

 

 

Parution en août 2005

 

 

 

L'histoire : Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l'ouest français. Les années 50. Quittant l'école au seuil de l'adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l'usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l'église, elle semble être l'horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d'entre eux se lancent pourtant dans l'action militante. Pourquoi ? Comment ? De l'immédiat après-guerre à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d'émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs.

 

 

 

 

Tentation : Le "label" Davodeau

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : A lire !!! Pas un coup de coeur, car BD pas vraiment distrayante, mais ô combien instructive ! D'ailleurs, la lecture ne se fait pas en 3/4 d'heures, car les sujets et les références sont très denses, les bulles nombreuses et bien remplies. Ca, on n'est pas volé sur la quantité de texte ! Ni par les dessins d'ailleurs, en noir et blanc, agréables, j'ai même aimé les visages, ce qui n'est pas toujours le cas lorsque je me plonge dans du Davodeau.

Davodeau se met en scène ici, même si c'est en retrait. C'est l'expérience et la vie de ces propres parents qu'il raconte ici. Attention, rien de privé ni d'intime. Ce qui l'intéresse, c'est la vie qu'ont mené ses parents dans la France d'après guerre, l'école pas très longtemps, le travail très tôt, la religion, et puis les revendications qui feront naitre des syndicats dans cette de France Angevine, région catholique et conservatrice. Il interroge ses parents qui, dans un premier temps refusent d'apparaître dans ce projet et qui, finalement, se laissent bien séduire. Les dialogues entre les parents et le fils, la découverte que fait le fils du monde de ses parents sont touchants.

Et j'avoue qu'il est passionnant de suivre l'évolution de ses deux personnes et leur entourage, depuis leur enfance, jusqu'à leur mariage, les délégués, les syndicats, les grèves, les manifs, depuis la moitié des années 50 jusqu'au 10 mai 1981. Toute une époque que je n'ai pas connue. Enfin si, le 10 mai 81, je l'ai connu, j'avais 9 ans !

Tout au long de cette lecture, je me suis étonnée que cette histoire soit finalement contemporaine de celles de mes parents et pas si loin de la mienne. Et pourtant, malgré les repers plaisants disséminés de-ci delà dans la BD (comme le spoutnik, la séparation des Beatles, Mai 68, Vatican II, l'apparition de Mitterand et Georges Marchais...) je me suis rendue compte que tout ceci semblait comme une découverte pour moi, même si, hélas, les temps n'ont guerre changé en mieux malgré quelques droits acquis.

Pas d'amertume, pas de regret ni de dénigrement : juste un constatation  : "c'était pas moins dur avant". Et en toile de fond, l'évolution du chômage... Mi cinquante, le plein emploi, le boulot tombe du ciel, 10 ans plus tard, 500 000 chômeurs, la suite, on la connaît.

Les parents Davodeau sont donc des militants de premier ordre. Même pas majeure, Marie Jo se retrouve incluse dans un avorton de syndicat et déléguée du personnel dans une entreprise de fabrication de chaussures.

Où l'on découvre aussi l'avènement des JOC et des JOCF (les jeunesses ouvrières chrétiennes et les JOC Féminines, époque où certains curés n'hésitaient pas à relever les manches, aller dans les usines, manifester, être près du peuple et dans la vie du peuple. D'ailleurs, ces mauvaises gens qui sont ils ? Des catholiques ouvriers, plutôt privés d'éducation scolaire assez jeune, donc dénigrés par la bourgeoisie catholique. Des catho, socialistes et militants pour les causes justes comme la justice, la liberté, le droit du travail, notion pas partagée par les deux cotés catho : gauche et droite. Des "petites gens" qui font du militantisme leur quotidien et leur berceau familial, et ne rechignent  pas forcément à quelques contradictions.

Au passage, une petite leçon d'histoire sur le syndicalisme, mais légère, puisque l'on se cantonne à la période de la BD et l'on ne remonte pas à 1884, date à laquelle la loi Waldeck Rousseau autorise la création des syndicats ! Voilà, si vous traversez une rue portant ce nom, vous en connaîtrez au moins l'origine.

Vraiment, une BD bien ficelée, agréable et très instructive. Une BD qui ouvre les yeux, les oreilles sur avant et forcément, sur demain !

 

 

 

L'avis de Sandrine, Joëlle, Lasardine

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Mars 2013

http://bd.casterman.com/docs/Albums/39410/9782203026131.jpgBD - Editions Casterman - 210 pages - 18 €

 

 

 

Parution en Mars 2011

 

 

 

Le pitch : " Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante... "

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile2.5

 

 Mon humble avis : En me rendant sur Amazon pour y trouver la date de parution de cette BD, qu'elle ne fut pas ma surprise de lire, à côté du titre : Grand prix de la critique BD 2012 et du BD Awards 2012 du meilleur dessin ! Assez néophyte en BD, je ne connais pas ces prix mais je les imagine prestigieux...Et là, je suis consternée, surtout par celui du meilleur dessin.

Mais prenons les choses dans l'ordre, l'histoire. Nous suivons Polina, une jeune ballerine Russe, depuis ses premiers pas à l'Académie à 6 ans, puis au Théâtre et enfin dans des troupes de danse contemporaine, alors qu'elle est devenue adulte.

Cette BD montre parfaitement la difficulté de cette discipline qu'est la danse de haut niveau, l'enseignement qui y est souvent tyrannique, les doutes des jeunes femmes, voire les découragements et des passions qui s'éteignent sous le poids des contraintes. Tout cela est parfaitement rendu, et la jeune Polina est une héroïne très attachante, très combative malgré les compliments qui tardent à venir.... tout simplement parce que, selon ses profs, les compliments la pousseraient à s'endormir sur ses lauriers. J'ai aimé suivre Polina, dans ses doutes, ses choix, son respect des gens et sa quête dans la question majeur de cette BD : pourquoi danse-t-elle ? Sans bonne réponse, pas de bonne danseuse... J'ai aimé aussi les réflexions naissantes tant chez les personnages, que chez moi lectrice : ce que j'attends de l'art, comment il se ressent, se partage, se transmet, s'apprend, se montre...

Par contre, comme je le disais plus haut, les dessins ne m'ont globalement pas plu. Les scènes de danses sont gracieuses et l'on prend pleinement conscience de l'amplitude et de la beauté d'un corps lorsque l'art s'en mêle. Par contre, j'ai détesté les visages et bien souvent, il m'a semblé que les dessins étaient bâclés... D'une page à l'autre, Adrian n'a pas la même coiffure, ce qui le rend méconnaissable et un instant, je me suis demandé : mais qui est ce nouveau personnage ?

Beaucoup de gribouillis, pour simuler une barbe, un plis de vêtement. Certes, c'est un procédé courant. Mais pour moi, le bon gribouillis est celui qu'on ne remarque pas, qui se fond dans le dessin. Enfin, Polina, la pauvre fille... Affligé d'un nez noir qui, selon les angles, donne l'impression qu'elle a un sparadra noir anti acnée sur l'appendice, ou alors, qu'elle a le nez d'une tête de mort... c'est à dire, un trou à la place du nez ! Enfin, sur certaines pages, des personnages se retrouvent complètement privés d'yeux... A moins qu'il y ait un message caché dans cet acte volontaire, mon impression était vraiment que l'auteur ne prenait pas le temps de finir ses dessins... Un visage sans yeux manque franchement d'expression... 

Enfin, même si le scénario est intéressant, son découpage m'a plus d'une fois laissée sceptique et perdue géographiquement et temporellement. Des transitions sont brutales, inexpliquées et pas assez implicites. Où sommes nous ? Ah bon, donc elle a quitté tel endroit ?.... Jusqu'aux derniers instants, où Polina quitte momentanément Berlin pour fêter les 150 ans du théâtre qui l'a vue grandir en Russie... Là, elle invite une vieille connaissance chez elle... à Paris ? J'ai du loupé une étape !?

bref, une lecture en demi teinte et en contradiction avec les avis en ligne et les prix attribués. Hum hum... Et pourtant, le sujet est bon, à tendance initiaque, intéressant.

 

 

L'avis de Mango, de Lecturissime, de Noukette

 

 

  http://1.bp.blogspot.com/-M4fOQ7CDYcQ/TmddyES7qHI/AAAAAAAAAQM/hMaSM5SkkgQ/s1600/_1014018.jpg

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Février 2013

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/13/53/album-cover-large-13534.jpgComics Marvel(BD)- Editions PaniniComics - 400 pages -  16€30

 

 

 

Parution le 24 août 2011

 

 

 L'histoire : Les origines du plus célèbres des mutants des X.Mens, Logan, alias Wolverine, alias... à découvrir dans ces pages. Mais quelle surprise !

L'enfance du garçon jusqu'à ce que ses griffes sortes, et sa fuite dans l'ouest.

Puis une deuxième partie, qui se déroule très très longtemps après et commene au Japon, après que Logan ait recouvré la mémoire et donc, quelques envies de vengeance et d'explication

 

 

 

 

tentation :j'adore le personnage de Wolverine

Fournisseur : Ma CB au festival Quai des Bulles St Malo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Alors, comment dire... Je suis très mitigée par cette première incursion dans l'univers BD des Comics.

Les Comics ( des Studios Marvel entre autre), sont les super héros dont j'ai fait la connaissance via le cinéma de façon très profanes, ce qui ne m'a pas empêchée d'accrocher, voire de devenir fan, notamment pour les X.Mens et Spider Man. J'apprends à apprécier Iron Man, jai plus de mal avec Captain America. Mais il me reste des tas de héros à découvrir. Car entre temps, moi la profane, j'ai rencontré des itiniés en Comics qui m'ont expliqué que les Comics étaient de BD à épisodes à l'origine et depuis la nuit des temps, et qu'en quelques sortes, ils étaient liées entre eux. D'ailleurs, l'année dernière, Hollywood nous a offert un super cross over avec The Avengers.

Wolverine est une personnage complexe, très charismatique au cinéma (forcément, ave Hugh Jackman pour interprète) et il a déjà eu droit au ciné à son spin off : Wolverine the origine... Qui débutaient à la première sortie des griffes de l'adolescent.

Ici, l'histoire remonte encore plus loin dans le temps puisque la moitié du premier épisode se déroule avant la sortie des griffes, quand Wolverine s'appelle James et non Logan. Puis il y a l'accident, les griffes, la fuite avec Rose, sa jeune fille de compagnie, vers l'ouest canadien, et des années passées dans un camps de minerais. La révélation de la véritable identité est une surprise énorme, et l'origine du nom Wolverine s'explique. Mais de grosses zones d'ombres demeurent concernant sa mère, ou feu son frère... Bref, une première partie qui aurait mérité plus de pages et d'approfondissement pour éviter la suite... 

Car, et j'ignore pourquoi l'éditeur a jugé bon de passer directement à l'épisode 36, débutant au Japon, où les griffes devenues métalliques croisent le sabre du samouraî d'argent. Et là, j'avoue, je n'ai rien compris de qui était qui, des personnages apparaissent, Logan combat un autre personnage de son passé, sans que l'on comprenne vraiment le pourquoi et le comment. Il est même question de Captain America, on aperçoit Spider Man et Iron Man, mais pourquoi, la question reste ouverte ! 

Autant la première partie étaient intéressante et permettait vraiment d'approfondir la connaissance du personnage Wolverine, autant la deuxième partie m'a embrouillée, ennuyée et ne m'a rien apporté... sauf une vue sans horizon de mon ignorance dans le domaine des comics ! Il eut mieux valu diviser le tome et le prix par deux pour rester dans le sujet... Mais bon, on devrait en savoir plus bientôt car Wolverine revient sur les écrans en juillet 2013, avec : The Wolverine, le combat de l'immortel... Où il croisera, au Japon, entre autres samouraïs, celui d'argent.

Parlons un peu des dessins, des couleurs, des graphismes.... Très irréguliers tout cela.

Criardes ou sombres dans la deuxième partie, les couleurs sont très belles dans la première avec une apparence bien plus proche de l'aquarelle.

Le dessins... Décors et paysages, rien à redire... Mais les scènes de combats ne m'ont pas convaincues, comme si je doutais du réalisme de la position des protagonistes ou me demandais à qui appartenaient ce bras ou cette jambe.
Mais le pire sont les dessins de Wolverine, surtout dans la première partie. D'une planche à une autre, et même d'une case  une autre, il est méconnaissable, ce qui induit en erreur car on pourrait le confondre avec son copain le Cabot. Et même en vieillissant, il parait parfois très jeune et gringalet et la planche suivante nous le montre gonflé de muscles. Le personnage perd beaucoup de son charisme dans cet album. Cela me fait dire que celui ci est proche du ratage. Dommage. Je pense que mon incursion BD comics s'arrêtera là et que je me contenterai, pour mon plus grand plaisir et avec impatience, des prochains opus ciné, tous personnages confondus.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Janvier 2013

http://www.bedetheque.com/Couvertures/WarAndDreams1b_29032008_121624.jpg BD - Editions Casterman - 48 pages - 12.95 €

 

 De Maryse et Jean François Charles

 

 

Parution en mars 2008

 

 

L'histoire : Cap Griz-Nez, sur les côtes françaises, face à l’Angleterre. Accompagné de sa nièce, un homme d’âge mûr revient sur ce littoral qu’il a bien connu jadis. Il est allemand, et recherche une femme qu’il a rencontrée autrefois, une Française. En 1942, il tenait une batterie d’observation, elle ramassait des coquillages sur la plage. Ensemble, ils ont fait le serment de se retrouver plus tard, sur les lieux même de leur rencontre. L’amour plus fort que la guerre, encore et toujours.

 

 

Tentation : La couv, le pitch, les dessins

Fournisseur : Ma CB, achat au festival Quai des Bulles

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Le mauvais côté... C'est qu'il m'a fallut quelque temps pour saisir qu'il y avait 3 hommes différents qui revenaient sur le lieu de leurs combats en 39-45, et les différencier, et qu'au delà d'eux, se tient un narrateur dont l'histoire familiale à elle aussi rencontré la Grande Histoire.

Pour le reste, cette BD n'a été que du bonheur pour moi. Imaginez, elle se déroule là où j'ai passé mes petites vacances et mes Weekends prolongés durant les 30 premières années de ma vie. Un lieu qui m'est cher, entre le cap Griz Nez et le Cap Blanc Nez, Wissant, Ma plage de 12 km que j'ai arpenté de long en large et en travers des dizaines et des dizaines de fois. Pour vous montrer à quel point ce lieu est important dans mon histoire familiale... Mon père y est enterré.

Alors reconnaitre tous ces paysages, ces couleurs, ces lieux, ces églises, les endroits de prises de vue.... Pouvoir y ajouter les sons, les odeurs, le vent. Bref, y être. Plaisir tout à fait personnel mais que je partage avec joie.
Autre plaisir  que quiconque ressentira à la lecture de cette BD... La qualité des dessins. Superbe, à l'aquarelle le plus souvent. Des visages bien dessinés, agréables à regarder.

Et puis, l'aspect culturel bien sûr. Sans doute l'ai-je su à une époque mais je l'ai oublié... Je n'avais plus aucune idée de ce que cette plage de la côte d'Opale avait subi pendant la 2ème guerre Mondiale, juste face à l'Angleterre. Des villages envahis d'allemands qui pilonnaient les côtes anglaises, mais pas que... Des êtres humains, aussi, qui s'attachent. Ici l'un des personnages s'attachent à une jeune femme étrange... qui sans doute disparaîtra... Cette BD nous mène jusqu'en Libye, où un Anglais mène la guerre contre Rommel. Excellent rendu de la touffeur du désert et de l'asphyxie de la tempête de sable... Bref, toutes ses personnes vont se rencontrer dans cette histoire de destins croisés qui se déroule sur 4 tomes (les 3 derniers tomes aussitôt commandés à la fin de cette lecture).

Et, même dans les derniers pages, des lieux reconnus... Le restaurant "La sirène" au Cap Gris Nez, jusqu'au blockhaus d'où l'oncle Erwin surveillait les lignes ennemies; Blockhaus qu'avec des amies, lorsque j'avais 15 ans, nous avons désensablé en partie durant toutes les vacances de Pâques... Bien sûr, depuis, la nature a repris ses droits et même plus... Peut-être une vengeance contre ce mur de l'Atlantique, qui commence ici.

Une BD passionnante et magnifique, deux  bonnes raisons de faire un tour entre ces deux caps !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Décembre 2012

 BD - Editions Dargaud - 64 pages - 14.99 €

 

 

Parution en 2003

 

 

L'histoire : Un homme, dans un petit village, rêve à l’Afrique et aux palmiers. Quatre truands, qui doivent beaucoup à Audiard, vont essayer de le faire parler, mais de quoi ?
Eugène, la soixantaine, un peu minable, vit dans un petit village de la France profonde. Il est l’Africain, car il a vécu de nombreuses années là-bas et plante des palmiers dans son jardin. Il gêne aussi pas mal, car sa maison est située dans une zone où le maire veut construire une superbe usine.
Un soir il voit débarquer 4 malfrats en cagoule et M16 et pense que l’on veut le chasser de ses terres. Il découvre en fait que ce que les voyous cherchent, ce sont des renseignements sur un sac de diamants dont lui seul peut retrouver la trace.
L’aventure est lancée, elle se terminera, bien entendu, au Congo, mais comme souvent avec Benacquista, il ne se passera pas ce que l’on croit.

Tentation : La couv et la 4ème
Fournisseur : La Bib
étoile1etdemi

 

Mon humble avis : S'il n'était les couleurs chaudes de certaines planches, cette BD m'aurait laissée de glace. Une grande déception. La 4ème de couv (qui n'est pas reproduite ici), laisser penser à une BD orientée sur la passion et le rôle des palmiers....

En fait, on se retrouve mêlés aussi bien a des histoire de village de nos jours en France qu'à un coup d'Etat en Afrique par le passé.

Je suis passée à côté de cette BD que je n'ai trouvée ni drôle, ni prenante, sans personnage attachant et si ma mémoire est bonne, les situations ne m'étaient pas très claires et ne m'ont jamais embarquée dans l'aventure promise.
Heureusement, il y a quelques belles planches ou l'atmosphère Africaine est très bien rendue et les dessins de palmeraies splendides. Une BD sur laquelle l'on se penchera don plus pour la qualité graphique que scénaristique. En tout cas, ce n'est que mon humble ressenti noyés au milieu d'avis bien plus élogieux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 22 Novembre 2012

A la bibiothèque, dans un bac, une couverture de BD attire mon regard. Je lis le pitch, parcours quelques pages pour voir si dessins et couleurs me plaisent et je me dis : adjugé vendu pour les 2 premiers ! Dans le bac, 3 volumes. Impeccable, une petite série BD en 3 volumes, après les 12 de Soda, cela me convient parfaitement.

Sauf que, en rentrant chez moi, je réalise que chaque volume comprend en fait 3 tomes et que la série totalise 24 + 3 tomes... Bon, vous me direz, avec les deux premiers volumes, j'en suis déjà à presque 1/4 de la série.

Et puis peu importe. J'adore cette BD, donc je lirai la suite avec plaisir !

 

 

Jessica Blandy - Volume 1 - Editions Dupuis - 158 pages - 20.50 €

 

 

 

Auteur : Renaud

Dessinateur : Dufau

 

 

 

Ce volume comprend les tomes suivants

 

- Souviens toi d'Enola Gay

- La maison du Dr Zak

- Le diable à l'aube

 

 

 

Le pitch général: Journaliste reconvertie dans l'écriture de romans à succès, Jessica Blandy pourrait être une jolie blonde parmi d'autres sous le soleil californien. Mais la destinée en a décidé autrement et lui fait croiser la route de tous les tarés qui marquent d'un rouge sanglant l'histoire des Etats-Unis : politiciens véreux,sérial killer, adorateurs de Satan et d'autres démons de la société américaine. Entre un passé trop lourd à porter et présent tragique, Jessica Blandy croise le fer contre le Mal sous toutes ses formes.

 

 

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Mon humble avis sur ce premier volume :J'adore. En ouverture, une présentation de la genèse de l'héroine par Jacques Boudou, spécialiste du polar entre autre. Oui, car malgré les apparences, Jessica Blandy n'est plus toute jeune. Son apparition dans le paysage BD remonte aux années 80. D'ailleurs, ces fameux volumes de 3 tomes sont des rééditions avec un design de couv bien moins désuet que celui d'origine. J.Boudou replace le personnage de Jessica dans contexte et évoque la "révolution" qu'elle représentait à l'époque dans l'univers BD.

Nous sommes ici dans une BD très proche des films et des romans noirs, tant dans l'atmosphère que dans les intrigues. Inspecteur de police bourru, violent et plutôt ripoux, meurtres à la chaînes, bars glauques, the power of money... le tout, dans les environs de San Francisco. Et pourtant, malgré l'aspect roman noir, cet album est plein de couleurs vives comme je les aime, des ciels bleus comme sous le filtre d'un appareil photo etc... les dessins sont très réalistes, tant dans les paysages que pour les corps et visages des personnages : le dessin est signé, terminé, aucune impression d'approximation que l'on peut retrouver dans d'autres BD 

Jessica Blandy est une femme sculpturale, magnifique, à la silhouette parfaite,  aux cheveux courts. Forte de caractère et indépendante. Ces pères se seraient entre autre inspiré de Kim Bassinger et de Sharon Stone pour créer le personnage, c'est vous dire si cette femme peut développer le fantasme masculin et la jalousie féminine. D'ailleurs, Dufaux, au dessin, ne se gène pas pour la déshabiller régulièrement dans des scènes sensuelles.

Un seul petit bémol, après la lecture de 6 tomes, c'est qu'il n'a pour l'instant pas été question une seconde de la profession de Jessica.

Elle se retrouve mêlée à des histoires criminelles et sordides, mais ne reste pas assise dans son canapé en attendant que justice soit faite. Elle fonce vers le Mal et se défend plutôt bien en apparence... En effet, de meneuse, Jessica passe souvent au statut de victime. Car mine de rien, Jessica accuse le coup de ses différentes aventures qui la rende fragile, pas uniquement superwomen. Une héroïne que l'on a envie d'aimer et que l'on admire pour son courage. L'action est rythmée, le suspens garanti, la tension est à son maximum, aucun ennui, on lit cette BD comme un lit un thriller.

 

- Les tomes 1 et 2 vont de paires (- Souviens toi d'Enola Gay - La maison du Dr Zak)...  Dès les premières pages, l'amant de Jessica se fait assassiner... D'autres meurtres vont suivre. Dans la maison du Dr Zak, nous remontons à l'origine du drame, de la vengeance.... C'était pendant la guerre du Vietnam

 

- Le tome 3- Le diable à l'aube - m'a légèrement moins séduite mais il a son importance pour la suite car Jessica en gardera un vrai traumatisme. Elle se retrouve enlevée en même temps qu'un politicien qu'elle interviewé. Enlevée par 2 hommes tarés au possible (qui travaillent forcément pour plus intelligent qu'eux, quoique...) et enfermée dans une vieille bicoque au fin fond des Everglades, dans la moiteur des marais de Floride.

 

 

Ce billet est déjà assez long, aussi, je vous parlerai des 3 tomes suivant lors d'un prochain billet.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Novembre 2012

Scénario : Tonino BENACQUISTA  - dessin : Nicolas BARRAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BD  - Editions Dargaut - 64 pages / tome - 14.99 € / tome

 

 

Parurtion en 2007

 

Le pitch : Parfois, Dieu lui même est en proie au doute... Mais dans ces moments là, Il est bien entouré et Il sait à qui s'adresser...

 

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Mon humble avis : Comme je me suis régalée avec ces deux albums. Drôles, tendres, distrayantes, instructives, elles ne sont en rien blasphématoires pourvu que l'on ait un minimum d'humour.

Du haut de son bureau qui ressemble à celui d'une multinationale, Dieu regarde le monde et les hommes à travers l'immense baie vitrée et des écrans qui lui permettent de zoomer sur certaines personnes... en détresse. Dieu est parfois perplexe ou démuni pour aider ces braves gens. Alors, il consulte son immense fichier des habitants du Paradis et clique sur la personne idoine pour sortir de la panade ces êtres bien mal partis. Mais point de miracle donné gratuitement. C'est par leur savoir faire et leur conseils que les émissaires aideront leur protégé qui parviendront à leur but grâce à cette stimulation. Ces BD regorgent de belles leçons de courage et de persévérance, mais légères et pédagogiques, point de leçon de morale lourdingue ! Des personnages se retrouvent projetés du Paradis à la Terre, un peu à la méthode Joséphine ange gardien (mais la comparaison s'arrête là !), en passant par l'étape cabine d'essayage. Et c'est très drôles, car Dieu n'envoie pas n'importe qui... En effet, Freud doit aider un scientifique dépressif, Marylin Monroe un homme solitaire sujet à la moquerie, Homer se porte au secours d'un candidat à une élection. Louis XIV se prend un petit savon par Dieu ("vous avez eu une fâcheuse tendance à vous prendre pour moi, tout de même), avant d'atterir dans un camp de SDF qu'il prendra en main pour les mener sur la voie du soleil. Et ainsi de suite, les feux célébrités se suivent et ne se ressemblent pas : puisque Dieu fait autaut appel à Mozart qu'à Al Capone !

Et le tout est excellent. Car avant leur arrivée sur Terre, ces personnages historiques passent par le bureau de Dieu qui leur explique leur mission, tout en nous résumant leur biographie par le biais du grande bulle, biographie qui bien souvent, explique leur présence au Paradis et non en enfer (à une exception près). Cela donne des dialogues trucculents, sachant que le caractère et la réputation de ces personnages sont tout à fait respectés. Imaginez Homer qui débarque au 21ème siècle, avouez qu'il y a de quoi s'amuser.... et de constater que ses méthodes sont toujours valables... Je ne saurais dire quel personnage m'a fait le plus rire ! Cyrano de bergerac n'est pas mal, Agatha Christie est très exigente. La palme revient sans doute à Leonard de Vinci. Car, ce n'est pas tout, une fois leur mission terminée, nos héros repassent par le bureau divin... Dieu a promis a chacun de réaliser un voeux... Et je dirais que cette partie là est la cerise sur le gâteau... Surprise... Que demandera Michel Angelo, Ernest Hemingway, Marylin ?

Enfin, de retour au Paradis, chaque personnage raconte son voyage à un autre résident de l'au-delà.... je vous laisse imaginer ce que Homer dit à Ray Charles !!!

Vraiment, un énorme coup de coeur ! Des petites histoires SAVOUREUSES et qui plus est, une découverte de Benaquista, romancier que je me promets de lire depuis des années et que je rencontre de façon inattendue via la BD !

Je ne remercierais jamais assez les deux personnes qui m'ont initiée, de gré ou de force  à la BD !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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