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Publié le 2 Novembre 2012

 

BD - Editions Delcourt - 201 pages - 22.95 €

 

 

Parution en janvier 2012

 

 

L'histoire :



Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Etant amateur amatrice de BD depuis peu de temps, je ne connaissais le nom de Pénélope Bagieu que de réputation et ignorais tout de celui de Boulet... qui à en voir les commentaires sur certains sites marchands, est une véritable pointure de la BD française.

Une lecture bien agréable ma foi. Un dessin relativement simpliste, (qui est à priori la signature de l'auteure), mais les personnages, avec leurs grands yeux, leur grande bouche et leurs postures corporelles sont très expressifs. Nombre de dessins et de planches comportent à peine quelques bulles, voir juste une ou deux onomatopées. Aussi, les yeux glissent sur les planchesjusqu'à ce que les arrêtent un détail, une expression plus touchante qu'une autre. Par exemple, j'ai beaucoup aimé la façon qu'à Pénélope Bagieu de montrer à quel point quelques objets peuvent montrer ce que nous sommes, quand la pauvre Eloïse, subitement amnésique, rentre chez elle. L'adresse, c'est sur sa pièce d'identité qu'elle la trouve. Une fois dans son home sweet home soudainement inconnu, l'héroïne fait le tour des objets, tente d'analyser leur présence en ce lieu et ainsi, de découvrir qui elle peut bien être, quelle genre de fille peut bien se camouffler dans sa mémoire. On s'attache de plus en plus à Eloïse et l'on partage son désarroi, son incompréhension, sa solitude, sa peur d'être prise pour une folle. Le tout est scénarisé avec un beau bouquet de tendresse et de chouette tiges d'humour. Ah, je me suis bien amusée lorsque Eloise occupe comme elle peut son poste de libraire... Les auteurs nous font alors le cadeau d'une sacrée galerie de portraits de clients types ("Vous avez le dernier Levy, demandé autant par le "djeunes" que par la bourgeoise pas tout à fait fanée) que de clients uniques (faut que je lise "le rouge et le noir". Dites, si je prends que le rouge, je vais comprendre ?" On peut imaginer qu'il y a une dose de vécu là dedans !

Bref, cette quête identitaire oscille entre émotion et sourire. La fin est surprenante. Elle fonctionne très bien et donne ainsi à cette BD un aspect fable ou conte, mais elle tombe un peu comme un cheveux sur la soupe. J'aurais apprécié qu'elle soit amenée avec plus de détails dans l'évolution du personnage. Comment Eloïse tire cette conclusion, qui nous amène presque à penser que peut-être elle n'a fait que rêver, que peut-être son amnésie est juste un long dialogue avec elle même pour répondre à cette question à différents degrés : qui est elle ?

Ce qui est sûr, comme le prouve une nouvelle fois ce scénario, c'est qu'à trop vouloir ressembler aux autres, on risque de se perdre, même si notre mauvais inconscient (la société en fait), nous pousse à penser qu'il faut suivre un certain formatage pour devenir quelqu'un... Dans cette jungle, pas facile de savoir qui l'on est ni de devenir qui l'on souhaite être...

Le message n'est pas novateur, mais il est narré et dessiné de façon ludique, fraiche et subtile à la fois : un réel plaisir !

 

Les avis d'Antigone, de L'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Octobre 2012

B.D - Editions Futuropolis - 267 pages - 24.90 €

 

 

Parution en octobre 2011

 

 

L'histoire : Richard Leroy est vigneron en Anjou. Il n'a quasiment jamais lu de bande dessinée.

Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée. Il ne sait pas grand chose du monde viticole.

Chacun est l'ignorant de l'autre. Et durant une année chacun va être l'éclaireur de l'autre dans son domaine.

Les ignorants... Récit d'une initiation croisée

 

  

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis :Quel magnifique album ! Il devrait être mis dans toutes les mains des ignorants comme des initiés dans les deux domaines dont il est question ici : la BD et la viticulture. Pour apprécier cet album, il s'agit juste d'être curieux, d'aimer les jolies choses et d'être touché et fasciné par les hommes passionnés par leur métier. Plus encore, c'est de l'amour, de la dévotion pour ces activités qui, au delà d'être leur gagne pain, sont leur âme, le coeur, leur sang, leur tout. Qu'ils soient bédéistes ou vignerons, tout ce qui compte pour eux, c'est l'amour du travail bien fait, le détail et l'objectif... Faire un très bon vin qui plaira, dessiner une BD qui touchera pour x raisons. Ici, l'arme de nos deux personnages réels (Davodeau se met lui  même en scène), c'est la sincérité, l'authenticité. Parler à l'autre que ce soit par le goût d'un vin ou par une BD.

Richard Leroy est un vigneron que l'on pourrait qualifier d'artisan. Aucun pesticide, peu ou pas de machine. Des heures et des kilomètres à arpenter sa vigne, à la tailler, à la soigner, à lui parler. Grâce aux fabuleux dessins et les joyeuses bulles, Davodeau nous dresse le portrait de cet homme et nous décrit son métier sur toute une année. Il y exprime aussi ses propres surprises, étonnement ou réticences envers certains procédés. Le tout avec bon humeur et humour, les deux hommes s'entendant comme larrons en foire. Et ils nous emmènent en voyage dans quelques coins de France à la rencontre d'autres vignerons qui produisent des vins aux saveurs toujours différentes. Je ne sais pas combien de bouteilles on ouvre dans cet album, mais en tout cas, on déguste, et on regrette juste d'être dans son canapé et non au fond d'une cave ! Vraiment, c'est passionnant de vivre cette année auprès de ces hommes aussi attachés à leur terre, à leur vigne. Qu'est-ce qu'on apprend ! Très intéressant aussi de découvrir que nombre de ces hommes sont arrivés dans le métier sur le tard, au fil d'une reconversion guidée par la passion et le défi.

Etienne Davodeau entraîne également son ami dans le monde de la BD : imprimeurs, éditeurs, salons de la BD, dédicaces, rencontres avec d'autres auteurs. Les réactions de Richard Leroy sont souvent très drôle, car très directes et décidées. On en apprend moins sur la BD que sur le vin (enfin, pour ma part) car dans ces pages, ils est plus question de messages, d'objectifs ect que de techniques même de dessins, de mise en page, de scénarisation, d'inspiration.... Mais le plus important, c'est que les protagonistes de cet album, à chaque fois qu'ils se rencontrent, discutent, échangent leurs impressions, leurs rituels, leurs certitudes, leur savoir et leurs doutes et que chacun est prêt à recevoir et se retrouve enrichi d'un savoir inestimable. Il est question de débat sur le bio affiché ou juste respecté, sur l'importance d'un label tel AOC, de la biodynamie... Impossible de choisir ne serait-ce qu'un passage de cet album tant chaque page a sa richesse humaine et culturelle. Les ignorants vous emmènent au delà des préjugés, en haut d'un coteau ou au fond d'une cave, dans une imprimerie ou un atelier de dessin. Là, avant de conclure, un mot me vient à l'esprit : phénoménale. Un très beau cadeau à offrir à qui y sera sensible.  Y'a pas à dire, les passionnés sont passionnants ! Ils nous ouvrent les yeux et affinent notre goût.

 

"La proximité physique et mentale du vigneron avec son travail... pense à ça quand tu bois du vin".

 

 

Pour en savoir plus sur Richard Leroy : http://www.cave-spirituelle.com/cave-vin/loire/domaine-richard-leroy.html

Et pour info... Savez vous la différence entre un vigneron et un viticulteur.... Le vigneron fait son vin de A à Z et possède ses vignes alors que le viticulteur ne les possède pas.

 

 

Bon, c'est pas tout, mais on se l'ouvre cette bouteille ?!

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Septembre 2012

BD - Editions Delcourt - 64 pages - 13.95 €

 

 

Parution en 1998

 

L'histoire : Trémentines, petite ville de l'ouest de la France : sa gare menacée de fermeture, son SDF idéaliste vivant dans un hangar désaffecté, son usine en difficulté, et sa bande de petits voyous sans espoir. Alex, qui fait partie du groupe, a décidé de se sortir de cette situation minable en acceptant un gros contrat : exécuter un vieux monsieur inoffensif qui gêne les projets d'un gros industriel. Un coup facile qui devrait lui assurer de toucher un gros pactole.

  

 

Tentation : Juste envie de poursuivre la découverte de l'oeuvre de Davodeau

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5
Mon humble avis : Le Réflexe de survie fait partie des premières BD de Davodeau. Et bien je dirais peut mieux faire, un début prometteur, fera bien mieux et a bien fait de persévérer !!!

Bref, je ne suis pas super enthousiasmée par cette BD, présentée par l'éditeur dans la catégorie Thriller / polar. Ah bon, où ça ? Oui, il y a bien un contrat sur une tête mais bon, cet aspect de l'histoire est bien secondaire, et on aurait presque pu s'en passer, pour ce concentrer sur l'essentiel et l'agréable : un petite ville de province, et une gare menacée de fermeture, alors que son gardien approche la retraite.

Cet aspect là est intéressant : l'attachement d'un homme envers son travail devenu inutile pour cause d'évolution technologique, la petite communauté formée matin et soir par les utilisateurs DU train... Communauté qui surmontera ses rancoeurs et différences pour s'unir pour la bonne cause : la préservation de la gare. Ça, Davodeau sait bien faire : décrire le quotidien, et le dessiner à merveille. Par contre, les visages des personnages m'ont posé quelques problèmes par leur ressemblance ou leur dissemblance suivant l'axe du dessin. Alors, il m'a fallu parfois retourner à la page précédente pour savoir si j'avais affaire à la petite frappe ou au fils du gardien de la gare.

Enfin, pour moi, le véritable message de cette BD, c'est méfiez vous de l'eau qui dort. Les plus grands révolutionnaires ou résistants au système ne sont pas ceux qui le crient le plus fort. Pour cette conclusion, Davodeau a créé un personnage attachant, mystérieux et surprenant.
Bref, le seul sujet de la fermeture de la gare suffisait à faire une belle BD. Dommage qu'il y ait cette histoire de contrat et de petite frappe.


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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2012

BD - Editions les requins marteaux - 134 pages - 16 €

 

 

Parution en Novembre 2002.

 

 

 

4ème de couv : Il y a, au Mexique, un village dont le nom a été oublié par les cartes de voyage. Les paysans qui l'habitent disent qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix... et Zapata, en temps de guerre

 

 

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Moi, je dis qu'il y a tromperie sur marchandise ! Non que cette BD soit inintéressante, bien au contraire, mais la quatrième de couv n'annonce pas du tout le contenu.... Puisqu'au Mexique, nous n'y passons que quelques pages, à la toute fin de l'album.

D'ailleurs, si j'avais eu connaissance du sujet réel de cette oeuvre, je ne l'aurais pas choisi dans les rayonnages de la bibliotèque, et pis encore, pas à ce moment là....

Ce n'est pas une blague, j'ai commencé cet album la veille du débat présidentiel (Hollande/Sarkozi) pour le finir le lendemain.

Déjà saturée de discours politiques et économiques, je suis passée complètement à côté de cet album pourtant extrêment bien documenté, chiffres à l'appuis, même s'ils ne datent pas d'hier. En effet, les références sont données en Francs.... Et pourtant, le sujet reste d'actualité. Dommage qu'il soit traité avec autant de dispersion. Je n'ai pas suivi pourquoi on se retrouvait en Yougoslavie etc...

Garduno, en temps de paix est en fait le récit d'un jeune homme révolté par le système, la mondialisation, le lavage de cerveaux dont tout le monde est victime, l'ultralibéralisme et ses dégâts, les manipulations du milieu financier envers les Etats, la manipulation des médias, les dettes du Sud qui ne sont qu'une part infime de la dette mondiale, des pays africains qui concentrent leur énergie à rembourser les intérêts de leur dette alors que leurs enfants meurent de malnutrition et qu'en même temps, le peuple n'a jamais vu la couleur de l'argent prêté, directement planqué sur un compte en Suisse.... Toutes les informations et réflexions développées ici ont plus de dix ans mais restent, hélas, cruellement d'actualité je pense.

L'auteur est révolté, il le dit, le dessine et agit aussi au sain d'ONG par exemple.

 Ah, par contre, défaut objectif je pense : la police d'écriture. Pas judicieuse, fatiguante parfois à décriptée, trop petite, lettres trop fines et parfois, on se demande si c'est un S ou un 4.... C'est le sens de la phrase qui donne la forme aux chiffres et les lettres ! Alors vous comprendrez que cette BD est pleine de qualités qu'aprécieront des lecteurs avisés du réel sujet et intéressés par l'économie mondiale.  Mais pour moi, ce n'était pas ce que je voulais lire, et encore moins le moment !

J'ai emprunté en même temps le tome 2. Vais-je le lire ou le rendre tel quel à la bib ???

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Août 2012

Tome 11 : Prières et balistique

 

BD - Editions Dupuis - 46 pages - 11.40 €

 

 

Parution en novembre 2001

 

 

L'histoire : On retrouve Soda dans de sales draps, attachés à une chaise, quelques flingues braqués sur lui... Bien sûr, Tchaïkovski n'est pas loin et le sort de cette mauvaise passe... Il semble que Soda soit fatigué et semble presque prêt à passer de la lumière à l'ombre pour la modique somme de 10 millions de dollars. Ainsi, bye bye le double uniforme et vive la retraitre pour sa mère et lui. Sauf que Mary lui cache des choses.

 

 

 

 

Mon humble avis : je ne vais pas être originale en disant une fois de plus que la fin semble approcher à grand pas. Cet épisode est, pour le première fois je pense, la suite directe du tome précédent... qui m'avait paru bouche trou.

L'humour est toujours là... Las de ces mésaventures avec les animaux de compagnies, le captain a opté pour un tamagoshi. Mais tout de même, il lui manque l'affection. Soda va s'occuper ici d'un traffic de composant genre nucléaire. Il semble que Soda soit prêt à suivre la sirène de l'argent et d'une douce retraite au soleil en prenant part au traffic. C'est en tout cas ce que veulent nous faire croire les auteurs. Mais notre Soda, il ne nous ferait pas ça hein .? Il marche droit ! Plus droit en tout cas que cette intrique qui m'a égarée dans les détours ou des dessins pas forcément clairs et net. Bref, mes quelques neurones ne sont pas sûr d'avoir tout suivi.

Par contre, la filoute de Mary cache bien des choses à son fils et, on en vient sacrément à douter qu'elle soit vraiment cardiaque. Finira-t-on par le savoir ? Car, non seulement, elle sort de l'appartement en secret, mais se déplace en limousine avec son cher et tendre, un milliardaire Sicilien qui n'est pas étranger en traffic divers et variés ! Dans cet épisode, la boucle est bouclée et notre Soda a de plus un plus la gachette facile. On sent de plus en plus en lui le redoutable flic au coeur tendre, puisque sa liaison avec la caporal tchaikovski est révélée au grand jour des lecteurs uniquement  !

Un moment mémorable : la course poursuite entre la voiture de Police conduite par Soda et la fameuse limousine et qui se termine euh, très mal pour la voiture !!!

 

 

 

 

Tome 12 : Code Apocalypse"

 

BD - Editions Dupuis - 46 pages - 12 €

 

Parution en juin 2005

 

 

L'histoire : En plein service, Soda tue un jeune mineur, néamoins tueur professionnel... qui se révèle être un agent secret. Soda est blessé d'une balle dans l'abdomen et ne se remet pas d'avoir tué un enfant. Il a perdu la foi quand les services secrets l'obligent, par chantage, à terminer la mission du défunt, à savoir abattre un russe qui a travaillé dans les laboratoires biologiques américains et qui est devenu... génant...

 

 

Mon humble avis : Ah, de nouveau une intrigue qui tient sacrément bien la route. Le 11 septembre est passé par là, et le sujet principal de ce tome est le terrorrisme, ou la menace qu'il faut faire régner pour diriger "librement un pays"... J'ai l'impression que c'est la première fois que le scénario est autant emprunt d'actualité, à moins que les précédentes fois ne m'aient pas frappée. En tout cas, dans cet album, on sent que Soda en a ras le bol de la situation, du métier et de ce que cela l'oblige à faire, et de sa double vie. On s'imagine faire une grande révélation à Mary, ou quitter la police et épousailler la fliquette. On espère enfin que le mystère de ces deux doigts manquants s'éclaircisse... Et bien rien de tout cela. Un fin très suggérée, libre, qui me fait dire un peu "tout ça pour ça". Oui, parce que ce tome 12 est le dernier publié depuis 7 ans... Et voilà qu'en préparant ce billet, je tombe sur des liens internet qui m'annonce qu'un des auteurs prépare le 13ème tome !!!! Bon, pour l'instant, le dossier SODA est clos pour moi.

 

Impression générale sur cette série : Un bon, même excellent divertissement, malgré des épisodes inégaux en qualité. De l'humour, de bonnes trouvailles, des personnages attachants et une excellente description d'un certain New York, loin de tout glamour. Cependant, je n'ai jamais franchement accroché aux dessins, disons que je m'y suis habituées et j'ai pris plaisir à ces "RDV" espacés. A mon rythme, j'aurais mi presque deux ans à terminer cette série ! Et oui, le temps passe vite, n'est pas AGFE !

 

 

 

Pour l'instant !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juin 2012

BD - Editions Rivages/Casterman/Noir - 98 pages - 17 €

 

 

Parution en Aout 2010

 

 

L'histoire : Un flic de nuit, désabusé, hanté par le décès d'une petite fille dans le crash d'un train. Il n'enquête pas, son rôle à lui est juste de constater les décès suspects et d'en faire des rapports : prostituées, clandestins, sénateurs...

En parallèle, il semble qu'à l'Usine (au boulot) on ne lui veuille pas que du bien, au point de le muter, de lui faire péter les plombs jusqu'à ce qu'il sombre dans un enfer profond....

 

Auteurs : Mako, Daeninckx et Hugues Pagan

 

Tentation : La 4ème de couv... qui n'a rien à voir avec le pitch

Fournisseur  : La bib'

 

 

 

 

étoile1etdemi

 

 

Mon humble avis  : J'ai lu la 4ème de couv, qui évoquait le suicide d'un sénateur, de ses responsabilités dans plusieurs enquêtes parlementaires, d'une disquettte introuvable mais pleine d'infos.... et que l'OPJ qui a constaté la mort est soupçonné d'avoir volé cette disquette. Bref , je me suis dit : chouette, un polar en BD, de l'inédit pour moi, on va voir ce que cela donne.

Et bien mauvaise pioche, une BD qui ne m'a rien apporté et qui m'a même pris du temps pour rien. Cette BD est l'adaptation du roman éponyme de Hugue Pagan.... De ce fait, l'éditeur ne s'est pas foulé, il a repris la même 4ème de couv.... Sauf que la BD est bien différente. La mort du sénateur semble n'avoir pas plus d'importance que celle de la prostituée, il n'y est jamais question de disquette. On comprend bien que notre anti héros est mal vu par sa direction mais on ne comprend pas pourquoi. Il n'y a pas d'enquête, juste une descente au enfer d'un flic de nuit, mais une descente où il manque des étages...

Les décors sont bien dessinés, par contre , les visages masculins ont tendance à pas mal se ressembler, donc à se mélanger. Les personnages utilisent aussi pas mal de jargon maison, un petit lexique aurait été utile.

Bref, à part la qualité des dessins sur les décors, cette BD m'a complètement déplu. Pas besoin d'en dire plus.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Juin 2012

Tome 7 : LEVE TOI ET MEURS

 

BD, Editions Dupuis, 48 pages, 11.95 €

 

 

Parution en 1995

 

Fournisseur : La bib'

 

 

L'histoire : New York. Soda habite au 23ème étage d'un immeuble, avec Mary, sa mère au coeur fragile. Pour épargner cette dernière, il lui fait croire qu'il est pasteur.... C'est ainsi qu'il part déguisé tous les matins, avant d'enfiler sa vraie tenue dans l'ascenseur... En vérité, SODA est flic, l'un des meilleurs de la grosse pomme.

Et dans ce tome, il semble que la cible, et bien ce soit Soda lui même !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un SODA qui pétille bien, un bon cru. Même s'il est moins léger que les précédents. Point d'humour, si ce n'est dans le bureau du chef toujours en prise avec ses animaux "domestiques".En effet, la dure réalité rejoint le commissariat de Soda.... Mais je n'en dirais pas plus...

Quoiqu'il en soit, le narrateur de ce tome se définit lui même comme une ordure. Et l'on comprend vite que sa cible, c'est le lieutenant SODA. Pourquoi et commun, ça c'est la question ? Mais il est prêt à tout pour atteindre son but. D'ailleurs, le suspens est garanti car au cours de cet épisode, on en vient à se demander si cette ordure en est vraiment une et si son combat de serait pas grandement légitime. Bref, les auteurs ont glissé un réel doute sur l'un des principaux protagoniste, et c'est une nouveauté, je dirais. Par contre, on ignore toujours pourquoi il manque deux doigts à notre flic. Quant à son mensonge envers sa castratrice maman, et bien ça ne m'étonnerait pas qu'il prenne bientôt l'eau. En tous cas, quelqu'un est entré dans la maison....

Le scénario est vraiment bien construit, le sujet de la peine de mort est évoquéet manifestement, on aborde un nouveau tournant dans cette série qui devient plus grave. Enfin, c'est en tout cas ce que je suppute. La suite nous me donnera tort ou raison !!!

 

 

 

 

 TOME 8 : TUEZ EN PAIX

BD, Editions Dupuis, 46 pages, 11.95 €

 

Parution en novembre 1996

 

L'histoire : Quand on exerce le métier de flic, comme Soda, il est normal de se faire des ennemis. Mais lorsqu'il s'agit d'un des plus gros chefs de la mafia, le flic le plus vertueux de New York risque gros. Très gros. Aussi gros que la tête de sa mère. Car voilà que sur Internet, un contrat est lancé : tuer la douce maman de Soda. Une armada de tueurs à gages est lancée à ses trousses. Elle qui est cardiaque et qui ignore tout de la double vie de son fils risque bien de ne pas survivre à cet album.

 

 

 

Mon humble avis : Distraction, humour et suspens sont toujours au rendez vous de cet album. Le danger s'approche de plus en plus, puisque cette fois ci, c'est un contrat sur la mère de Soda qui est lancé par un très méchant monsieur !!!!

Notre Soda ne sait donc plus où donner de la tête, surtout que Mary c'est enfin décidé à sortir de l'appartement, au moment ou pour de vrai, il y a danger. Tout cela donne de nombreuses scènes où l'on se dit "Ouf".

Par contre... L'affluence de chasseurs de prime et leurs méthodes ne sont pas toujours bien nettes. Tout comme les dessins.... Dans les premières pages, la veille que je suis a eu un certain mal à comprendre le déroulement de l'action en l'absence de bulles. Bref, un peu de concentration est nécessaire et des yeux bien ouverts !

Mais le plaisir était bien sûr au rendez vous.

On sent que l'étau lié à son mensonge commence à bien se resserer autour de Soda. La fin approche.... Disons que l'on est plus proche de la fin que du début !

 

 

 

Tome 9 : Et délivre-nous du mal

BD - Editions Dupuis - 49 pages -  12 €

 

Parution en novembre 1997

 

 

L'histoire : David Salomon, notre pseudo pasteur est vrai flic, quitte New York avec Mary, sa mère. Direction : Providence, en Arizona, pour se recueillir sur la tombe de feu son père, 3 ans après sa mort... Un voyage qui ne sera pas de tout repos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Changement de décors ! Nous quittons les rues glauques de New York pour une traversée en bus des Etats-Unis. Dans les paysages, des stations essences désertes, des cactus et au loin, Monument Valley ! Soda espère bien pouvoir enfin trouver l'occasion de révéler sa véritable profession à sa vieille mère ! Qu'en sera -t-il ? Sur place, son arrivée ne passe pas inaperçu et Soda doit faire face à une bande de malfrats pensant que celui ci est venu venger la mort de son père...

Ce tome se lit très vite, l'enquête est plutôt secondaire. L'ensemble est plutôt prétexte à sortir Soda de New York, donc à donner un autre élan au récit. Et puis surtout, en en apprend beaucoup, beaucoup plus sur ce fameux père défunt... Il est question aussi d'une hospitalisation de Soda... pour sa main... Un tome qui se lit sans déplaisir et qui nous fait faire un pas de plus vers le dénouement qui approche !

 

 

 

Tome 10 : ET DIEU SEUL LE SAIT

BD - Editions Dupuis - 46 pages -  12 €

 

Parution en Février 1999

 

 

 

L'histoire : Avec la Caporal Tchaïkowski, Soda est chargé de transféré un dangereux criminel.... Mais sur leur trajet, ils sont attendus par un complice de ce dernier. Tout part en vrille...

 

 

Mon humble avis : Je n'irai pas par 4 chemins. Le tome précédent m'avait réjouie, on en apprenait plus sur Soda, son père. On se sentait approcher de la fin. Ici, c'est pour moi un épisode bouche trou, qui n'apporte rien, à part deux ou  sourires (pas si mal vous me direz). La seule originalité, c'est que dans ce tome, Soda devient amnésique et se prend vraiment pour un pasteur.

Mais l'ensemble des dessins m'est paru désordonné et des situations peu approfondies et franchement issue de trop grosses coincidences.

Bon, la suite s'il vous plait !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Mai 2012

BD, album - Editions Dupuis - 80 pages - 15.95 €

 

 

 

Paurtion en avril 2004

 

 

 

L'histoire : Avec son mari, ses enfants, son frère et un ami, Jeanne vient remettre en état la maison de sa mère pour en préparer la vente. La vieille dame, qui perd la mémoire, est hospitalisée. Mais les médecins ont accepté qu'elle revienne passer quelques jours en famille dans la maison. De l'autre côté de la rue, un maçon forme un apprenti sur un chantier. L'ambiance est rude. Fascinés par les rapports entre les deux hommes, les enfants vont, par accident, exacerber cette tension. C'est le moment que choisit la vieille dame pour disparaître. Elle demeure introuvable. C'est la panique. Mais heureusement, Toussaint est là. Toussaint est un ami, un pauvre type malchanceux que toute la famille aide depuis des années à ne pas sombrer dans la misère. Toussaint est quelqu'un d'étrange : rendre service le bouleverse, comme s'il cachait un secret dont ses amis ne sauront jamais rien.

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un album bien agréable à lire, et vite lu, car nombre de planches sont presque dénuées de dialogues. L'histoire : une famille hétéroclique se retrouve pour remettre en état la maison de la grand mère, avant de la vendre. IL y a le couple, ces 2 enfants, un cousin quelque peu insolent, le frère qui a toujours une blague à raconter... Arrive aussi la grand mère, atteinte manisfestement d'Alzeimer  et un ami "le pauvre de la famille" toujours près à rendre service. Et de l'autre côté de la rue, un maçon qui malmène son apprenti.

J'aime les couleurs et la luminosité  de cet album. Les dessins des décors m'ont vraiment plu, très réalistes et appaisants. Nous sommes dans un village en plein été, et l'atmoshère pénètre dans votre salon. Par contre, j'emettrais quelques réserves sur le faciès des personnages, des adultes notamment, que je trouve très marqués. On s'attache à cette tribus qui vit un moment difficile : la maladie de la grand mère et le fait de devoir se séparer de la maison de celle ci. Les personnages sont assez fouillés et pas si lisses que cela. Entre Simon qui frime, le maçon qui montre son humanité et Toussaint qui semble cacher un mystère... Cette cohabitation est intéressante et révèle pas mal de non dits familiaux. Le nombre de sujets abordés avec si peu de mots dans 80 pages est impressionnant.

Dommage que la révélation du secret viennent de façon si abrupte et ne soit pas plus exploitée. Dommage aussi qu'au coeur d'une même planche, sans que rien ne prévienne, nous passons à des situations et des époques différentes. En effet, vers la fin, on fait manifestement un bon de quelques semaines, voir de quelques mois sans bien comprendre.

Je voulais lire cet album depuis un moment, c'est fait. Je sais que de cet auteur, je préfère l'histoire de Lulu. Mais je suis bien décidé à lire d'autres de ces albums, histoire de faire le tour de son univers.

 

L'avis de Noukette, Mango

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Avril 2012

 

BD - Editions Delcourt - 334 pages - 25.50 €

 

 

Parution novembre 2011

 

L'histoire : 4ème tome des chroniques de Guy Delisle, tomes qui se lisent tous indépendamment. Cette fois ci, la compagne de l'auteur, coordinatrice por MSF est en mission pour un an à Jérusalem, véritable poudrière.

Toute la famille s'installe donc en Israël (oui, car les Delisle ont maintenant 2 enfants) et Guy parcourt la ville et les environs, croque tout ce qu'il peut et nous régale de ces BD, grandes témoins des inepties du monde.

 

 

 

Tentation : Les 3 premiers tomes, rendant incontournable la lecture du 4è.

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon  humble avis : 20/20 pour ce tome, qui voit déjà sa jeune carrière couronnée de prix prestigieux, dont le Fauve d'Or d'Angoulème, prix du meilleur album broché.

Cet album nous "concerne plus" directement car Jérusalem, la Palestine et Israël font depuis 50 ans la une régulière des journeaux, au contraire de la Birmanie et de la Corée du Nord plutôt ignorés des médias occidentaux quand il ne s'y passe "rien" de nouveau...

La siutation au Moyen Orient n'est pas simple, nos cours d'histoires sont loins alors on se contente de ce que nous donnent les médias, en comprenant un peu, en s'insurgeant beaucoup, en imaginant... rien....

Et grâce à Guy Delisle, je visualise beaucoup mieux ce que cela représente de vivre à Jéruselem, terre de conflits depuis plus de 4 000. Certaines données m'ont rendu la situation encore plus nébuleuse, puisque dans toutes les religions qui s'affrontent, il existe des sous groupes plus ou moins intégristes, extremistes. Et dans chacun de ces sous groupe, il y a aussi des gens de nationalitéset d'origines ethniques multiples. On pourrait dire un vrai casse tête chinois, mais c'est juste un casse tête juifs, chrétiens, arabes, musulmans, israéliens, palestiniens... Puisqu'il y a même des israéliens arabes non musulmans. Guy Delisle explique très bien tout cela, avec forcementsa touche d'humour non dénuée de dérision. A l'aide de petits croquis ou de cartes très simplifiées, il explique la complexité et la stupidité de la situation. En fait, avec ses Chroniques, on a presque l'impression que Delisle est en train de composer l'encyclopédie des aberrations humaines, aberrations qui, quand elles ne font pas sourire, font vraiment froid dans le dos.

J'ai eu la triste impression que Jérusalem pouvait se résumer par quelques mots : check points, Mur (que l'on oublie bien trop sous prétexte que le Mur de Berlin est tombé), lignes (réelle ou conceptuelle), un trottoir et un côté de la rue pour les Israéliens, un autre pour les Palestiniens (même si l'on est en Palestine...), militaires et armes. Dans certaines colonies, il y aurait quasiment un militaire par colon. Bref, à Jérusalem, on fait son jogging avec un fusil en bandoulière ! Tout cela me fait dire que je n'iraijamais visiter Israël, tant cette vie me semble stressante, la situation politique et sanitaire inadmissible pour les Palestiniens. Et puis passer son temps à traverser des check points ultra militarisés et armés pour aller visiter des lieux saints, cela me parait trop antinomique pour être envisageable.

Alors même si après la lecture de ces Chroniques de Jérusalem je serais toujours bien incapable de résumer clairement la situation "explosive" moyen orientale en prenant tout le monde en compte, ce qui est clair, c'est que je visualise bien mieux ce que je peux être la vie à Jérusalem, quelque soit le côté où l'on se trouve...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Avril 2012

BD - Editions Futuropolis - 78 pages - 16 €

 

 

Parution en novembre 2008

 

 

L'histoire : Lulu, mère de 3 enfants, n'a pas travaillé depuis des années pour les élever. Elle va d'entretien d'embauche en entretien. Le dernier ne se passe pas mieux que les autres. Elle décide de ne pas rentrer chez elle, pas tout de suite. Elle a besoin d'air, elle a besoin d'elle, et non du mari irrespectueux et irascible qui l'attend à la maison. Voici Lulu errant sur la côte. Quelques rencontres vont sans doute changer sa vie à jamais ou pour quelques jours.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib.

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La blogosphère est décidément de bons conseils, notamment en BD, domaine dans lequel je navigue à l'aveugle que depuis quelques mois.

Cette BD est magnifique. Mais quel dommage, je n'ai pas fait attention à la mention "premier livre"... Donc la fin me laisse sur ma faim et en ce dimanche, ma bib est fermé, impossible d'y courir pour y emprunter le deuxième et dernier tome. Je me rebranche en position "patience" !

Des amis sont un soir autour d'une table de jardin. Ils racontent ce qui est arrivé à l'ordinaire Lulu. Cette femme écrasée par la vie, tant physiquement que moralement. Les dessins sont très parlant. Lulu se tient courbé, on la sent brisé, usé, à bout de force et d'illusion. Elle a donné ses dernières années à l'éducation de ses enfants et vit avec un mari irascible et manifestement pas très mature. La famille n'a pas de gros moyens. Alors, après un énième entretien d'embauche, Lulu décide de prendre le chemin des écoliers. Elle largue son portable et prévient sa meilleure amie qu'elle ne rentre pas tout de suite.

C'est très émouvant de voir cette femme plus habituée à subir qu'à décider s'octroyer une parenthèse dans la vie, une parenthèse de liberté, de recul, de réflexion. Et de se découvrir. Lulu retrouve le rire, la complicité avec les gens qu'elle rencontre, qui l'accueillent. C'est un peu une métamorphose. Cette femme se redresse au fil des pages. Son entourage inquiet, se déplace et constate cette transformation et n'ose pas intervenir. Lulu sourit, elle est heureuse, de quel droit interrompre cela.

Cette BD donne a réfléchir sur le besoin de larguer les amarres que l'on peut tous ressentir à un moment ou à un autre de notre vie. Est-ce une fuite ou au contraire, un affrontement de notre réalité, un rendez vous avec soi même. Je sais que certaines blogueuses se sont interrogées sur la "moralité" de l'escapade de cette mère de famille, qui laisse donc ses 3 enfants aux bons soins de son mari, de ses amis. Et pourquoi pas ? Pourquoi le fait d'être parent ne donnerait pas le droit à quelques parenthèses individuelles pour revenir mieux. Maintenant, Lulu va-t-elle revenir, quelles seront les conséquences de sa désertion temporaire... Il faudra attendre le tome 2.

Petite précision, les dessins des décors et couleurs sont superbes, notamment les scènes de bords de mer, aux couleurs très chaudes. Les visages me paraissent plus approximatifs.

Manifestement, Etiennde Davodeau est l'auteur d'un paquet de BD que j'ai remarqué sur la blogo. Un auteur qui semble nous parler de nous, avec beaucoup d'âme et d'esprit.  Et me voilà à suivre aussi les auteurs de BD... Je suis mal partie !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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