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Publié le 17 Mai 2011

BD - Editions Quadrants - 143 pages - 17 €

 

 

Parution en 2008

 

 

L'histoire :

Le petit garçon que nous avons connu à 5 ans, abandonné, trouvé sur un marché de Séoul et adopté par une famille belge dans la banlieue de Bruxelles(dans le tome 1) a maintenant 14 ans.
Il va lui falloir grandir, passer ce cap difficile de l'adolescence où l'enfant en devenir d'adulte se construit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ce deuxième tome s'ouvre sur une belle métaphore, celle de l'arbre et de ses racines. En quelques planches, Jung resitue le sujet : le déracinement de l'adoption suite à un abandon sur un marché en Corée.

J'ai retrouvé avec un vif plaisir le recit et les dessins de Jung. L'enfant a maintenant grandi, il frôle l'adolescence et y entre de pleins pieds au fil des pages. Ce tome traite donc de l'adolescence, mais une adolescence exacerbée par les affres et les difficultés supplémentaires de statut d'enfant adopté. Il n'est déjà pas facile pour un ado dans son pays d'origine de savoir qu'il est et qui il veut être, alors pour un enfant du bout du monde, parachuté en Belgique...

Ce tome est, comme le premier, tout en franchise. De ce fait, des passages sont assez durs et donnent un ensemble plus grave que dans le premier tome. En effet, Jung peine ici à trouver sa place dans sa famille d'adoption, et recherche des signes d'affections qui ne viennent pas forcément. Il subit aussi le racisme des autres, de ses semblabes. D'ailleurs, lui même les fuit. Hors de question de sortir avec une coréenne par exemple ! Le regard que se portent les adolescents sont sans concession.

Jung découvre aussi sa passion du dessin, du Japon et commence ses premières planches de BD, sans savoir que cela deviendra son métier. Ce regard du professionnel sur ces premiers coups de crayons est touchant.

Yung aborde le sujet des motivations parfois contestables des adoptants et  le destin de certains de ses jeunes adoptés qui ne se trouveront jamais à leur place et préféreront mettre fin à leurs jours. Rien n'est contourné ni mis sous le tapis, comme l'envie de découvrir ses origines, la peur au moment de le faire, à moins que ce ne soit juste pas le bon moment. La mère biologique n'est finalement jamais très loin dans l'esprit de l'enfant....

Une très belle BD, très instructive. Le sujet est grave mais la lecture très agréable. Ces pages débordent effectivement d'humour, d'autodérision, de légèreté et il y souffle un sacré vent d'optimisme.Tout est en justesse.  J'attends avec impatience le tome 3 qui serait en cours et le film qui serait en préparation.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Mai 2011

BD - Editions l'Association - 152 pages -  23 €

 

 

Parution en novembre 2002

 

 

L'histoire : L'auteur Guy Delisle travaille dans l'animation (de dessin !). Sa société l'envoie en mission pour deux mois en Corée du Nord, dans les studios soustraitants. Monsieur Guy constate que la dictature s'immisce partout...

 

 

Tentatrice : A girl From Earth 

Fournisseur : La bib

 

 

J'ai lu cette BD pour faire plaisir à ma copine AGFE, qui me l'a presque mise de force dans les mains lors de sa visite à Rennes pour la Rue des livres et de notre virée à ma bibliothèque !!!. Oui, quand on peut, on visite les bib des blogueuses que l'on connait !!!

Et ce qu'il y a de bien, c'est que faire plaisir à quelqu'un n'empêche pas aussi de se faire plaisir soi même ! Ce qui fut largement le cas avec cette BD.

 

 

                                           Attention, incontournable...

 

 

Mon humble avis :Pyongyang comme vous ne la verrez jamais, à moins d'un miracle. Pyongyang capitale de la Corée du Nord, pays le plus totalitaire et fermé du monde. Pyongyang, ville que l'on ignore bien dans notre confort capitaliste, démocratique et occidental. Pyongyang de l'intérieur.

Ce roman graphique retrace le séjour de deux mois que l'auteur y fit au début des années 2000. malgré les précautions d'usage et les conseils qu'il a reçu avant son départ, c'est de plein fouet qu'il va se heurter à la rigidité et à la main mise du régime qui s'occupe de tout : de ce que vous avez le droit de voir, de dire, de faire, d'écouter, de manger, de fréquenter, de penser.... et surtout de ne pas penser. En Corée du Nord, tout n'est que propagande, tout provient du dirigeant et lui revient, un dirigeant mégalo à l'égo qui dépasse l'entendement. D'ailleurs tout dépasse l'entendement, on se croirait dans une expérience socialo-scientifique, dans un roman d'anticipation ( l'auteur site 1984 d'Orwell...) et pourtant non, on est dans une réalité tragique et pathétique. La notion vivre sous une dictature prend ici toute son ampleur, tout ce sens qui est bien inconnu par chez nous.

On sent vraiment la perplexité de l'auteur devant des situations qui pourraient être cocasses si elles n'étaient pas réelles. Notre âme d'Européen voit le grotesque de ses situtations qui saute aux yeux et qui, pourtant, semble invisible à ceux des Coréens. Le ridicule est tellement énorme pour l'esprit libre... Les Nord Coréens subissent un tel lavage de cerveaux que l'on se demande même s'ils sont conscients de leur soumission...

Les dessins sont assez simples, épurés, en noir et blanc. Ce n'est pas ce que j'ai préféré dans cette BD mais j'avoue qu'ils sont idéaux pour décrire l'austérité ambiante...

On entre dans le vif du sujet dès le début et j'avoue, je me suis demandée comment l'auteur s'y prendrait pour ne pas se répéter au cours des 152 pages.... Et bien il y parvient sans peine, tant le scénario est dynamique, sensé, soigné, percutant. Et le sujet hélas inépuisable en fait. Les mots sont terriblement justes. L'humour est là, mais pas l'humour potache bien sur qui ne se prèterait pas au sujet et serait indécent. Non, c'est plus du cynisme, de la dérision, du sarcasme, du 2ème degré. Bref, le ton qu'il faut pour captiver son lecteur, lui apprendre des choses qu'il retiendra et surtout l'atterrer. Car même si j'ai souri, presque ri à certains passages, cette BD m'a atterrée. Un bout du monde auquel je n'ai pas accès et que j'ignore royalement dans mon quotidien est entré chez moi.

Et si le vent démocratique qui bouleverse le Moyen Orient ces temps ci pouvait souffler jusqu'en Corée du Nord ?

En attendant, je vous conseille vraiment de lire cette BD. C'est un excellent témoignage d'expatrié sur une ville presque interdite. Mais aussi un véritable outil de "propagande et d'information antitotalitaire" ! Ça donne sacrément envie de voter, même si c'est pour les moins pires !

 

 

" A un certain niveau d'oppression, peu importe la forme que prend la vérité, car finalement plus le mensonge est énorme et plus le régime montre l'étendue de son pouvoir".

 

  "D'ailleurs, tu sais ce qu'on dit par chez nous sur la démocratie et la dictature ?

La dictature c'est ferme ta gueule et la démocratie c'est cause toujours"

 

"On en apprend plus sur le pays en étant à l'extérieur qu'à l'intérieur".

 

"Jusqu'à quel point peut-on manipuler le cerveau d'un individu ? On risque d'en apprendre un rayon sur le sujet quand le pays s'ouvrira ou s'effondrera".

 

 

L'avis de Joelle

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Avril 2011

BD - Editions Gallimard - 105 pages  - 17 €

 

 

 

Parution en novembre 2010

 

 

L'histoire :  A Yopougon, comme à Paris, les histoires se dénouent, les vérités éclatent et chacun va devoir faire face à son destin. A commencer par Aya, qui a toujours un compte à régler avec son prof de biologie, le harceleur. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et les histoires toutes réglées ?

 

Où la vie dans un quartier populaire d'Abidjan dans les année 80 autour de la belle Aya.

 

 

Textes : Maguerite Abouet

Dessins : Clément Oubrerie

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Enfin la suite de ce feuilleton à la sauce africaine et pimentée d'humour, de joie et de bonne humeur ! Snif snif, car ce tome semble sonner le glas de cette série, à moins que nous signions tous une pétitition pro Aya

A l'heure où les nouvelles d'Abidjan sont alarmantes dans les médias, quel plaisir de se replonger dans les histoires croisées, petites et grandes des habitants de Yopougon. Même si on frôle parfois le drame, le comique de la situation et les multiples ressources des personnages prennent toujours le dessus.

Les sujets traités sont néanmoins sérieux (l'homosexualité, le harcèlement, l'abus de pouvoir, la manipulation, l'éducation, l'adultère, la difficulté d'obtenir des papiers pour les sans papiers en france.... ) Mais ils sont là pour démontrer la valeur de l'amitié, du courage, du travail, de la confiance, de l'amour, de l'union qui fait la force...

Aucun personnage des tomes précedents n'est oublié ici et chacun a droit aux rebondissements et au coup de théâtre qu'il mérite.

Grégoire a d'abord ce qu'il mérite et... finalement, un sacré surprise l'attend.

L'inénarable Moussa en surprend plus d'un, jusqu'en plus haut lieu

Innocent se serait bien trouvé lui même à Paris

Gervais va-t-il choisir entre sa mère et sa chérie ?

Albert aimerait tant tout avouer et ne pas épouser Isidorine

Aya va-t-elle devoir épouser Albert ?

Se vengera-t-elle de son méchant prof de bio

Adjoua et Bintou ne sont jamais loin et ont leur avis sur tout!!!!

Je ne cite pas tout de monde... Je mets tout mon espoir sur Didier pour que la série se poursuive car c'est de son côté qu'il reste une porte ouverte !!!

Comme d'habitude, ce qui m'a le plus réjouie dans ma lecture, c'est la richesse des dialogues toujours aussi succulents et les expressions, devises et maximes, proverbes de là-bas  ! Quand sagesse et philosophie se mèlent à une bonne dose d'exotisme et d'humour  elles actionnent sacrément les zygomatiques !

Une fois de plus, que du bonheur. Lisez cette série, vous vous garantirez de belles heures ensoleillées !

 

 

"Aya, ce ne sont pas tous les fous qui se baladent nus"

"Certains actes sont dictés par la nécessité".... "Ce n'est pas pour ça qu'il faut utiliser les mauvais moyens"

"Éteins un peu ta colère"... "Je n'aurai pas assez d'eau Simone"

"La richesse ne fait pas le bonheur".... "A t'entendre, tu m'as épousé que pour le bonheur".

"J'espère que je ne vais pas rester longtemps dans mon célibétariat "!

"hé, train là va vite dêh ! Il est pressé pourquoi, même ?"

"Maman, il faut donner des conseils à celui qui est disposé à les entendre".

"Ma fille, avant de prendre un homme, il faut d'abord étudier sa mère"

"Maman, l'eau qui est versée là, on ne peut plus la ramasser, dêh !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Avril 2011

BD - Gallimard - 107 pages - 16.50

 

 

L'histoire : A Abidjan les problèmes s'accumulent pour Aya : Mamadou fait le "génito" pour la femme de son professeur de biologie, tandis que Félicité est séquestrée au village par son père. De son côté, Grégoire, le Parisien moisi, s'est fait recruter par un pasteur, fondateur de la très prospère "Eglise Réformée de Dieu Zéro Malade".

Pendant ce temps à Paris, Innocent, l'aventureux coiffeur, découvre que l'homosexualité n'est peut-être pas aussi bien acceptée en France qu'il l'espérait...

 

 

Dessins de Clément Oubrerie

Textes de Marguerite Abouet

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis :  J'ai moins aimé ce tome 5, même si j'en retiens tout de même de sacrés moments mémorables. J'ai l'impression qu'on survole plus les histoires des uns et des autres, à qui les auteurs consacrent des doubles pages, voire des quadruples, avant de passer aux mésaventures d'une autre protagoniste. Les personnages s'éloignent les uns des autres, "moralement" (Hervé semble mener sa vie...) comme physiquement et géographiquement : Moussa est toujours dans la brousse, on ne sait pas trop où, en tout cas, ses parents le suivent pas à pas. Felicité est retenue prisonnière au village et Inno affronte toujours les déconvenues de la vie Parisienne. Nous ne sommes plus dans la petite vie de quartier du début, c'est un peu dommage. On s'éparpille un peu et de ce fait, certaines intrigues sont presques passées inaperçue dans ce tome (comme l'histoire du méchant prof de fac par exemple).

Mais... Mais, les réparties, expressions et dictons locaux sont toujours aussi jubilatoires et l'attachement que l'on ressent pour les personnages et leur destin reste intact. Et toujours, le bonus ivorien en fin de volume. Cette fois ci, il porte sur le commerce de l'Eglise en Afrique.... et par chez nous.

J'espère bientôt pouvoir me procurer le nouveau tome, le tome 6, sorti fin 2010,  via ma bib' (hum hum, va en fait falloir encore attendre un peu, ma bib ne fait que 3 sessions d'achats BD par an) ... Bonne nouvelle, Aya et ses copines réinvestissent la couverture un peu malmenée depuis 2 tomes :

 

 

 

Mauvaise nouvelle : il s'agirait du dénouement final !

 

 

"On ne naît pas intelligent, on le devient si on sait écouter les conseils des autres."

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Février 2011

 

BD - Editions Dupuis - 46 pages

 

 

L'histoire : Surtout, ne dites pas à sa mère que Soda est flic. La chère femme le croit pasteur... Et David Elliot Hanneth Solomon (son véritable patronyme) ne tient pas à voir sa vieille maman morte d'inquiétude chaque fois qu'il part en mission. Les rues de New-York sont si peu sûres... Alors, pour ne pas l'effrayer, il change de tenue dans l'ascenseur, planque son flingue dans les toilettes et ses revues pas très catholiques sous son oreiller. Dur métier. Surtout quand un tueur à gages est prêt à tout pour récupérer un billet de cent dollars tombé par hasard entre les mains d'un sans-abri.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Textes : Philippe Tome

Dessins : Bruno Gazzotti

Couleurs : Stéphane De Becker 

 

 

Mon humble avis : Un tome pour rien, où l'on apprend rien de plus sur le mystère Soda et sa main gantée. Habituellement, je lis les Soda d'une traite. Vous me direz, que ce ne sont que des BD de 47 pages, nous sommes donc loin de l'exploit Himalayen. Oui, et bien cette fois ci, je l'ai ouvert et fermé à quatre reprises. Autant dire que je n'ai jamais été embarquée par cet opus. Ce Soda manque cruellement de pétillant et même de bulles. In en résulte un ensemble brouillon que l'on peine à suivre, des dessins pas toujours très clairs et surtout, rien de drôle dans cet épisode alors que les précédents avaient franchement provoqué mon hilarité... Même si une partie du dénouement relève un peu le niveau, il ne vous fait pas oublier votre ennui éprouvé au fil de ces pages. Peut-être qu'un break s'impose dans ma lecture de cette série. Si vous en êtes au tome 3, n'hésitez pas à faire l'impasse sur ce 4ème !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Décembre 2010

BD Album - Editions Dargaud - 64 pages - 19 €

 

Parution en novembre 2009

 

 

L'histoire : Capucine vient d'avoir 8 ans. C'est une petite fille comme les autres. A une seule toute petite différence près : Capucine est porteuse de trisomie 21. Le pire pour elle, c'est qu'elle n'en a que très peu les caractéristiques physiques : les braves gens ne comprennent donc pas pourquoi elle est " si bizarre ". Ce printemps est un tournant dans le vie de Capucine, car elle va voir fleurir soudainement de nombreux problèmes qui n'étaient alors que des germes. Entre une école de la République qui la pousse vers la sortie, une tante gravement malade, une famille inquiète et des parents sur le point de craquer, Capucine va devoir apprendre à " gérer " ses problèmes, mais aussi ceux des autres. Dans la tourmente, elle n'aura souvent que son amour à offrir, et sa façon " extra-ordinaire " de voir les choses.

 

Auteurs Jean David Morvan et Jiro Taniquchi

 

 

 

Tentateur : La blogosphère

Fournisseur : Midola, merci pour le (long) prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Aujourd'hui, c'est l'hiver. Quelle bonne raison de faire un bon dans le temps et de vous parler du printemps d'une petite fille, Capucine. De l'année de Capucine, seul le printemps est paru, nous attendons donc l'été, l'automne et l'hiver !

Même si physiquement rien ne semble l'indiquer, Capucine n'est pas une enfant comme les autres, elle est atteint de la trisomie 21. Cet album nous propose donc de voir le monde, la famille, l'école, l'amour, à travers les yeux de cette petite fille qui ne comprend pas pourquoi ses parents sont tristes, pourquoi ils s'évertuent à la stimuler, pourquoi ils se rouspettent, et souvent à son sujet. Nous sommes dans l'univers de Capucine.

Mais nous n'échappons pas à la vie quotidienne, aux préoccupations et aux inquiétudes de ses parents. Ils se sentent démunis devant l'état de leur fille, ne s'y résignent pas, souhaite pour elle le meilleur, un système scolaire normal... Ils la stimulent à toute occasion. Il faut absolument que Capucine progresse.... quitte à ce que cela devienne sujet de stress, de pleurs, d'angoisse, d'inquiétude pour la fillette.

Loin de moi l'idée de juger le comportement des parents avec le si peu d'informations en ma possession. Cet album aborde les tenants et les aboutissants de la trisomie 21. Et surtout, je pense qu'il a le mérite de nous interroger nous même : comment agirions nous, serions nous capable de mener ce combat incessant et éternel pour préparer notre enfant pas comme les autres à grandir dans ce monde. Capable ? Je ne sais pas ? Faire de son mieux, certainement et quand on fait de son mieux, on échappe pas aux erreurs et aux maladresses.

Cet album est très beau, les dessins délicats, détaillés et les couleurs sont douces. Un bémol, peut-être lié à ma "novicité" en matière de BD... La position des bulles par rapport aux dessins m'a parfois égarée... J'ai des fois eu du mal à distinguer le personnage émetteur de chaque bulle.  La petite Capucine est très mignonne et on l'aime tout de suite. Il se dégage de ces pages énormément d'émotions, de tendresse, d'interrogation et de détresse, celle des parents. Et quand ses parents sont tristes, alors c'est Capucine qui devient triste alors...

Un sujet sensible et grave qui me semble traité avec beaucoup de justesse. En tout cas, cet album m'a extrêmement touchée.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Décembre 2010

BD - Dupuis Editions -  47 pages

 

 

 

L'histoire : Soda, lieutenant de police, fait croire à sa mère grande cardiaque qu'il est un gentil pasteur. Le pot au rose marche plutôt bien depuis quelques années, mais voila que Mary sa mère invite son frère, véritable pasteur !! Ce chère pasteur du sud est de ce qu'on a de plus intégriste et pieux, et pour sa soeur il est venu dans la ville du diable 'New York'!! Hélas, il voudrait bien voir comment son neveu officie! Aïe pour Soda!!

Notre pasteur-flic va vite débusquer une veille chapelle et utilise des détenus comme faux paroissiens. Mais l'un des détenus va s'échapper, trouver une arme, libérer les autres prisonniers, et pour le pompon prendre l'oncle de Soda en otage!!

 

 

Scénario : Philippe Tome

Dessins : Bruno Gazzotti

Couleurs : Stéphane de Becker

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah ce Soda, c’est toujours une sympathique récréation entre deux livres !

Certes, la lecture de ce tome commence par un petit pincement au cœur : une vue général de New York, avec les tours jumelles toujours bien dressées vers le ciel. C’était donc avant…

Mais très vite, on s’inquiète pour Soda et son secret… Sa mère le croit pasteur,  il est flic. Et voilà que débarque chez eux un veille oncle d’Arizona, lui aussi pasteur. Et celui-ci se montre très désireux de visiter la paroisse de Soda.  Aie ! Vite, une mise en scène avec l’aide de ses collègues : on trouve une chapelle et on y met  10 paroissiens très spéciaux. Des repris de justices ! Forcément, tout va partir en vrille ! Vrai et faux pasteurs se retrouve donc dans une affaire policière mouvementée. Même les brigands deviennent perplexes ! Les quiproquos s’additionnent et les dialogues toujours savoureux, ne manquent pas de piquant, de jeux de mots et de clins d’œil qu’une lecture.  D’ailleurs, une lecture trop rapide risquerait de vous faire passer à côté de bien d’entre eux.  Le vrai prénom de Soda et David… Et sa mère a appelé son chat Goliath ! Là sur un blog, ça ne vous fait peut-être pas rire, mais dans la BD, avec image et texte, je vous jure que cela vous amène plus qu’un sourire aux lèvres.

« Débutante » en BD, j’apprends de plus en plus à lire entre les bulles, donc à détailler les dessins et à me régaler des allusions plus ou moins discrètes, semées ça et là. Des M d’un célèbre fast food sur des sacs en papier. Ou encore, lorsque le lieutenant Soda pénètre (pour les besoins de l’enquête) dans une boîte à tendance sadomaso, si on accole les mots qui figurent le fond musical sur plusieurs dessins,  on obtient : « Relax don’t do it, when you want….. » Mais si rappelez-vous, la célèbre chanson du groupe Franckie goes to Hollywood, dans les années 80 !

Enfin, on apprend ici l’origine du nom « Soda » (si, si, il fallait y penser !) et on se demande si, cette fois encore, ce brave lieutenant parviendra à épargner sa pauvre mère de la dure et dangereuse réalité !

La suite au prochain numéro !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Décembre 2010

 

BD - Editions Gallimard - 16.50 €

 

 

Résumé : La vie d'un  quartier d'Abidjan en Côte d'Ivoire, à la fin des années 70. Ses habitants et parmi eux, la sympatique AYA. La suite...

 

 

Textes : Marguerite ABOUET

Dessins : Clément OUBRERIE

 

 

 

Tentateur ; La blogosphère

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Changement de décors pour les premières pages. Nous voici à Paris, avec Innocent, le célèbre coiffeur de Yopougon.  Il se cherche et espère se trouver dans l’Elorado qu’est supposée être la France. Innocent porte alors mieux que jamais son prénom. Le choc des cultures est brutal pour lui. Pendant ce temps, à Abidjan, Moussa est toujours porté disparu, Mamadou n’est toujours pas à une ou deux « gos » près (nanas), et le brave Hervé en aimerait bien en avoir juste une. Felicité est devenue « célèbre », son vieux père qui soudain se souvient d’elle, louche sur son argent. Et Aya dans tout ça ? Pauvre Aya, qui subit les regards concupiscents de son prof de Bio. Il lui propose une MST : Moyenne Sexuellement Transmissible.

On se régale toujours de cette saga africa, de ce Dallas made in Abidjan. Le trombinoscope proposé au début s’étoffe de nouvelles têtes prêtes pour de nouvelles aventures.

Même si toute cette histoire se déroule à la fin des années 70, elle se révèle toujours bien d’actualité. Ici, on s’attarde sur le sort d’Innocent.  Il débarque à Paris plein de bonne volonté et d’espoir. Il découvre la « souffrance » (au sens propre comme au sens phonétique du terme) : les foyers, le chômage, les chambres de bonne pour un prix exorbitant, des jobs non déclarés car sans papiers….

 

 

« Innoncent, on est en France, quand y’a la foudre, là, chacun attrape sa tête »

« Si je savais, je n’allais jamais venir dans ce pays, c’est trop difficile »…  « Aaaahh ! Je ne sais pas qui blague vous là-bas. Vie de Paris, là, c’est dur comme caillou »

« Eh Dieu, je vois que près d’une chèvre méchante, il ne faut pas installer la sienne ».

« Tu ne sais faire que des enfants en escalier alors que tu n’as rien pour les nourrir ».

« Hervé, les histoires où yeux voient pas et bouche parle, faut pas croire »

« Regroupement familial là, c’est dur, ça fait trois ans que je fais va et vient à la préfecture cadeau, comme si on n’était pas homme pour avoir nos femmes. Ils font jusqu’à on va prendre autre femme, et après, ils disent que c’est  polygamie »

 

Bref, toujours aussi succulent. En plus, ce tome ci se termine vraiment comme un épisode de Soap opéra : Mamadou, ici ? Mais que fait-il là ?... !!

La suite bientôt, il me tarde. Ce sera le 5ème et dernier tome publié. Une longue attente s’annonce !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Décembre 2010

CHRONIQUE D'UN VOYAGEUR...

 

 

BD de Stéphane CEPPY

 

TOME 1 : LE GUEPIER

 

Présentation : Aventurier parfois malgré lui, Stéphane Clément explore le monde contemporain dans sa réalité géo-politique. Il croise le destin extraordinaire d'autres personnages romanesques. Turquie, Inde, Irlande, à travers des péripéties passionnantes, le genevois Daniel Ceppi ramène dans ses pages un peu du parfum vrai des pays qu'il a lui-même visités et dont il offre des vues inédites et personnelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Stéphane a des envies de voyage mais est sans le sous. Un braquage de bijouterie qui tourne mal. Stéphane est doublé par son acolyte  et se retrouve fugitif. Alors qu’il pense grimper dans un train pour le Havre (destination finale US…) Il ne va pas bien loin et se retrouve en Suisse. Des montagnards fermiers l’engagent. Le temps passe et son passé le rattrape. Il doit fuir à nouveau. Cette fois-ci, Alice, la fille des fermiers, l’accompagne.

Première surprise, je m’attendais à un super héros, un baroudeur, un voyageur au long court… Ce Stéphane est un fugitif. Il ne semble pas bien dégourdi cet homme là. Ou alors, malchanceux. Bref, il ne paraît pas taillé pour la route ni vraiment sympathique. Enfin, c’est un homme normal quoi !

Les dessins sont corrects, hélas, il pleut souvent. Des planches entières se retrouvent donc barrées de trais obliques. Les réactions des personnages sont parfois simplifiées au strict minimum et de se fait, pas toujours crédibles.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas été franchement convaincue par ce premier tome…. Mais sans doute celui-ci n’est qu’une mise en place de la série ?...

 

 

 

TOME 2 : A l'est de Karakulak

 

 

 

 

Mon humble avis : Heureusement, j’ai emprunté le deuxième tome en même temps. Et là, mon avis commence à changer !

Nos deux fugitifs, Alice et Stéphane, sont à Istambul, en Turquie et cela devient réellement intéressant et culturel. Nous sommes dans le vif du sujet, nous voyageons. Les rues, les ponts, l’atmosphère de la ville sont très bien restituées. A leur insu, ils se retrouvent embringués dans une aventure (espionnage ou autre) qui je pense s’étendra dans les autres épisodes. Mais dans celui-ci, nos deux jeunes gens, dans un village reculé de Turquie, vont aussi mettre à jour un secret bien gardé et sauver ce village d’un empoisonnement certain.

Côté dessins, cela reste inégal. Pourquoi Alice est une véritable bombe, mimi comme tout dans pour se retrouver vilaine comme tout en bas de page. Dommage.

On sent que Stéphane commence à s’affranchir, même si Alice reste bien plus téméraire que lui ! Nous voilà parti pour un tour du monde bien mouvementé  je pense ! Chouette. Il me semble que le prochain tome emmène notre couple de fugitif en Iran. J’y serai !

 

Mémo culture glané dans ce tome : de 1924 à 1934, Mustafa Kemal Atatürk s’efforça de faire naitre une nouvelle Turquie. Abolissant les ordres religieux, interdisant le port du voile pour les femmes et du fez pour les hommes, donnant le droit de vote aux femmes, l’usage du système métrique et de l’alphabet latin entre autres réformes…

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Novembre 2010

 

BD - Editions Quadrant - 143 pages - 17 €

 

Parution : Septembre 2007

 

 

 

Résumé : Jung a 5 ans et erre dans les rues de Seoul (Corée du Sud). C'est un enfant abandonné qui fait les poubelles pour survivre. Un policier le conduit dans un orphelinat. Quelque temps plus tard, Jung s'envole pour la Belgique et découvre sa nouvelle famille.

 

 

 

Tentatrice : Midola, ma bibliothécaire

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'étais récalcitrante, cette BD est en noire et blanc. A bon ? Cela n'a eu aucune importance tant j'étais captivée par cette histoire et ces dessins si parlants.

C'est une BD autobiographique. Jung est un BDtiste réputé. Il nous livre ici son histoire avec beaucoup d'humour, d'autodérision et d'émotion, mais jamais de pathos.

On aime tout de suite ce petit garçon. Et il nous fait comprendre bien des choses. Les thèmes de l'abandon, du déracinement, de l'acceptation de ses origines, et de l'adaptation dans un nouvel environnement sont traités ici par un homme qui sait vraiment de quoi il parle, puisqu'il l'a vécu. Enfin, l'adoption vue par l'enfant est assez rare dans les livres.

Cette BD nous emmène aussi en Corée du Sud, pays dont nous ignorons tout ou presque par chez nous. La guerre, la division de la Corée en deux, les conséquences... une leçon d'histoire ne fait pas de mal. Et surtout, on apprend que lorsque histoire et politique se mèlent, on aboutit à un phénomène d'adoption internationale jamais égalée dans son ampleur... Très intéressant de comprendre pourquoi. Vraiment un beau coup de coeur pour cette BD dont je ne tarderai pas à lire le 2ème et dernier tome.

Cette BD plaira à tout le monde (curieux un minimum avec envie de découvrir autre chose). Il intéressera particulièrement les familles s'apprêtant à accueillir un petit enfant du bout du monde, où l'ayant fait récemment. Elle peut être une très bonne introduction pour expliquer et faire comprendre à la famille déjà existante qu'un enfant qui vient de loin, il a déjà une vie, un passé, qu'il a particulièrement besoin d'amour et que toute sa vie, il gardera  des racines différentes.

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Rédigé par Géraldine

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