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Publié le 5 Juin 2019

BD - Bamboo éditions - 56 pages - 14.90 €

 

Parution en octobre 2017

L'histoire :  Le crime est une affaire de professionnelles.
Londres 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes... Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d'efficacité. Lorsqu'arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l'organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d'éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

Tentation : conseillé par ma bibliothécaire

Fournisseur : Bib N°

 

 

Mon humble avis : Premier tome d'une série, dont j'ignore combien il y aura de tomes. En tous cas, les deux suivants sont déjà sortis. Mais il peut aussi se lire comme un "one shot".

J'ignore également si cette histoire est inspirée de faits réels. Mais peu importe. Le contexte historique est bien réel lui. Londres des années 1920... Rien que pour les dessins qui représentent cette capitale il y a un siècle cet album est à lire, et bien sûr, à regarder. Magnifique !

La Grande Guerre a modifié la donne. Les hommes partis sur le front, les femmes se sont émancipées, ont pris le relais dans les usines et ont créé leur gang pour que "l'ordre" règne dans les quartiers. C'est donc à une guerre des gangs que nous assistons ici... le gang des hommes (qui aimeraient entre autre que les femmes retournent derrière leurs fourneaux) et le gang féminin des 40 éléphants. Et au milieu, il y a évidemment la police, qui tente de démanteler un trafic d'enlèvements et de ventes de nouveaux nés... Pour cela, il y a une taupe qui infiltre le gang, avec ses propres motivations très personnelles : c'est Florrie doigts de fée, l'héroïne de cet album.

Cette série s'annonce vivante, pleine de rebondissement, entre étude de moeurs et polar. Avec des personnages, qui même s'ils ne sont pas franchement sympathiques dans la forme, attisent notre curiosité... et même notre attachement... Puisque l'on devine que chacun a son histoire. Et qui sait, dans les tomes suivants, les auteurs nous réservent-ils quelques surprises sur ces 40 femmes étonnantes ?

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Mai 2019

BD - Editions 21 g - 144 pages - 22 €

 

Parution en janvier 2018

L'histoire :  Philip K. Dick (1928-1982) est un des auteurs de science-fiction les plus novateurs et influents du XXe siècle. Depuis les années 1980, son oeuvre, qui questionne la réalité et le principe d'humanité, a été adaptée maintes fois au cinéma et à la télévision et est enseignée dans les plus grandes universités du monde. Blade Runner, Total Recall, Ubik, Minority Report, A Scanner Darkly et les séries The Man in the High Castle ou Electric Dreams... sont quelques-uns des univers sortis de son esprit fertile. Philip K. Dick n'a pourtant vraiment connu le succès qu'après sa mort et son existence a plutôt rimé avec galères, dépressions, divorces en série et expériences mystiques...

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : De Philip K.Dick... je ne connais pas grand- chose. Deux ou trois nouvelles lues dans ma jeunesse (et oubliées)... Et puis la réputation via l'adaptation made in Hollywood célèbre de certaines de ses nouvelles, vues ou pas au ciné... Comme Blade Runner ou Minority Report. Mais mine de rien, K.Dick fait figure de classique dans la littérature de la SF américaine. Aussi, connaitre sa vie, et donc son inspiration dans la création ne peut être qu'enrichissant.  Et cette BD biographique l'est indéniablement.

Nous suivons donc Philippe K.Dick depuis sa naissance (1928), jusqu'à son décès (1982). Un homme différent dès sa prime jeunesse, même lors de son enfance. Un homme à femmes (jeunes - multiples divorces). Un homme a excès (colères, alcool, médicaments et quelques drogues). Un homme pas forcément aimable au sens littéral du terme. Un homme à névroses. Un homme dont la paranoïa ira grandissante.... Tout ce qui inspirera son oeuvre... Un homme qui travaille et écrit frénétiquement, qui développe des théories, et qui sera peu reconnu de son vivant... Et de fait, il vivra dans une relative pauvreté. Un homme qui évoluera de plus vers le mysticisme et l'étude de la métaphysique. L'auteur sera le seul à écrire son exégèse (Analyse interprétative d'un texte de la pensée d'un auteur)

Cette BD a pu être possible grâce à une longue enquête sur le personnage, sur des écrits, sur des témoignages de ses proches. Mais les auteurs suivent l'idéologie de K.Dick, qui veut que "tout est affaire de point de vue. Chacun de nous est unique et voit le monde à sa façon". Aussi, cet album est leur vision singulière de K. Dick, incomplète mais fidèle à la conviction qu'ils ont du personnage. Les dessins sont agréables et très évocateurs des époques traversées et des milieux fréquentés par K.Dick. Aussi cette BD est très agréable et facile à lire.

En tout cas, cela m'a donné envie d'approfondir et de lire du K.Dick ! 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Mai 2019

Japon BD, Album , culture japonaise

BD - Editions Issekinicho - 128 pages - 18.90 €

Parution en octobre 2016

L'histoire :  Cachés au bord d un sentier de campagne ou à l'ombre d un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes. Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

 

Tentation : Le mot "Japon" sur la couv'

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Pas très bonne pioche concernant mes goûts ! Mais cet album peut séduire un grand nombre de lecteurs. Si vous voulez savoir ce qu'est un Onibi, votre ami Wikipédia vous dit tout ou presque

Je l'ai emprunté à la bib', juste par rapport à la couverture et le titre... Carnets... Japon invisible... J'ai cru m'embarquer pour un voyage au Japon hors des sentiers battus. C'est effectivement bien le cas, mais pas le genre de sentiers que j'affectionne, même si cette histoire nous entraîne bien dans des coins paumés du Japon et distille quelques traditions japonaises de-ci-delà.

Mais cette histoire de "chasse aux Yokaï" et d'Onibi m'a un peu laissée de marbre... Sans doute parce qu'elliptique, sans doute parce que les chapitres s'achèvent là où mon intérêt s'éveillait, parce que je n'ai pas toujours su distinguer le lard du cochon dans ce que je lisais. Une enquête, plus classique sur le sujet, m'aurait peut-être plus captivée. Evidemment, je ne rejette pas l'idée que je sois passée à côté de l'oeuvre, d'autant qu'un dernier mystère non élucidé (au sujet d'une pellicule photo) m'a laissé coi.

Certaines de mes blogo copines sont captivées par la culture nippone. J'avoue qu'en ce domaine, je nage dans la béance de mon ignorance. Alors, je me suis dit que cet album pouvait être un premier pas pour moi, toujours avide de découvertes et de voyages (réels ou livresques).  Bon, on essayera avec d'autres BD !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Mai 2019

Zep , Bande dessinée, avis lecture, album

BD - Editions Rue de Sèvres - 92 pages -19 €

 

Parution en avril 2018

L'histoire :  Dans le cadre d'un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés. Serait-ce une nouvelle chance pour l'espèce humaine ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui nous dit que le pouvoir de la Nature est bien plus grand que celui de l'Homme

 

Mon humble avis : Dévoré cet album ! Bon, ok, je n'ai pas beaucoup de mérite. Celui-ci laisse une large place aux dessins et les bulles ne sont pas en surabondances et jamais interminable.

Il n'empêche, j'ai été captivée par cette histoire, qui tient un peu de l'anticipation, du thriller, du manifeste écologique, du conte et bien sûr, du divertissement. Il y a comme une ambiance "L'armée des 12 singes" ici, puisque qu'au fil des pages, nous aboutissons dans une ère post apocalyptique... 

Dans cet album, Zep s'approche de l'écologie et l'intelligence végétale, et des dégâts à grande échelle provoqués par l'humain... L'humain qui se croit roi sur terre, alors qu'il n'est qu'un hôte de passage.

Il y a des millions d'années, les dinosaures auraient disparus, non à cause de d'une météorite ou autre, mais par choix de dame nature qui trouvait que ces dernier n'apportaient rien à l'équilibre planétaire. Que va-t-il advenir de l'homme, qui non seulement n'apporte rien, mais qui participe activement au déséquilibre, voire même à la destruction. L'homme pense pouvoir réguler la nature ? Si les rôles s'inversaient... Que la nature décidait elle-même de réguler l'humain ? D'ailleurs, c'est ce qui ce passe tout de même lors des catastrophes climatiques actuelles...

J'ai particulièrement aimé le fait que, les animaux sentant que les hommes ne seraient plus très longtemps un danger pour eux, changent de comportement. 

Des dessins agréables, des pages monochromes mais de couleurs à chaque fois différentes, un récit très fluide et captivant, un album à lire et à offrir à ceux qui doutent, qui ont encore besoin d'une bonne dose de sensibilisation envers Dame Nature ou tout simplement à ceux qui veulent passer un bon moment de divertissement. Si c'est ce dernier qui est recherché, je pense que personne ne pourra rester de marbre face au message de cet album...

 

L'avis de Noukette

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Avril 2019

BD - Album graphique - Corée - manhwa

BD -  Editions Ca et Là - 167 pages - 18 €

 

Parution en Septembre 2018

L'histoire :  Tout sépare Hong-yeon et Gongju, deux jeunes femmes coréennes : leur caractère, leur rapport aux hommes, leur milieu familial... Gongju, plutôt réservée, originaire de la ville de Daegu, dans le sud du pays, veut à tout prix travailler dans le secteur de la presse. Hong-yeon, dessinatrice à Séoul, est insouciante et extravertie. Et pourtant, les deux femmes sont amies et se confient régulièrement l'une à l'autre, dans les moments heureux comme lors des périodes difficiles, pour se soulager du poids que leurs familles respectives font peser sur elles ou quand des choix de vie doivent être faits. A travers les histoires délicatement intriquées de Hong-yeon et Congju, Song Aram chronique cette amitié mouvementée entre deux femmes qui se débrouillent tant bien que mal dans une société qui leur est souvent hostile.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui Coréenne qui nous emmène dans le quotidien Coréen

 

Mon humble avis : Deux femmes est un Manhwa, terme qui désigne la bande-dessinée en Corée. Et c'est en cherchant ce que signifiait Manhwa par rapport à Manga et autres termes et genres que je ne maîtrise pas, que j'ai appris que la Corée du Sud est actuellement l'un des premiers pays producteur de bande-dessinées au monde. Pour tout savoir (ou presque) que les Manhwa, et bien Wikipédia vous dit tout !

J'attendais un peu plus de ce roman graphique, qui reste cependant très intéressant et agréable à lire. Disons que j'espérais une plongée plus profonde dans la société et les cultures Coréennes... Mais en fait, celles-ci ne sont peut-être pas si éloignées les unes des autres d'où cette sensation de légère déception...

Bien sûr, il est question dans ces pages du poids des us et coutumes Coréennes, surtout au niveau familial... La pression du mariage, l'obéissance de la bru auprès de la belle-mère, le relatif machisme etc.

Pour le reste, il me semble que les thèmes soient en fait assez universels... Deux jeunes femmes qui ont des rêves et qui tentent de se faire une place dans une société peu conciliante et broyeuse d'âme et de corps... La difficulté de se loger à Séoul, les petits boulots, les stages non rémunérés qui durent des mois avec une embauche potentielle en guise de carotte (l'esclavage des temps modernes), le rêve et les déceptions des capitales, le harcèlement sexuel et/ou au travail et "la femme" qui est bien trop sentimentale pour bien travailler...

Bref, il semble que quelque-soit la longitude, les préoccupations de la jeunesse qui arrive sur le marché de l'emploi  se ressemblent.

Il n'empêche que ces deux femmes bien différentes, et qui vont changer au fil de ces années plutôt amères (finie l'insouciance, bonjour le mariage, le mari, l'enfant), sont attachantes et cette période de leurs vies n'est pas dénuée d'intérêt.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Avril 2019

BD - Editions Dargaud - 88 pages - 21.90 €

Parution en septembre 2018

 

L'histoire :  L'Israël dessinée dans les médias, trop souvent réduite au conflit israélo-palestinien qui exacerbe le monde entier ne correspond pas toujours à l'Israël de Michel Kichka dont il connaît le peuple, Falafel sauce piquante est le récit autobiographique romancé de son rapport à ce pays. Quarante et une années de vie adulte à Jérusalem racontées à travers ses rencontres, ses souvenirs, les événements politiques, une vie dans une Terre de conflits, mais aussi Terre de miracles.

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Encore (un encore qui ne signifie point une quelconque lassitude hein !) une très bonne BD, dans la veine des Guy Delisle et autres confrères de bulles !

Une autobiographie d'un jeune belge juif d'origine polonaise... qui fait très jeune son alyah en terre promise. Récit sur 40 ans... Donc une période bien plus longue que celle que les albums graphiques offrent habituellement, qui permet vraiment d'approfondir le sujet et de suivre l'Histoire du pays, Histoire toujours un peu compliquée à comprendre lorsqu'il s'agit du Moyen Orient et donc d'Israël entre autre. Michel Kichka nous offre donc 40 ans de vie personnelle et de citoyen d'Israël de l'intérieur, le tout avec toujours deux cultures : celle de naissance et celle d'adoption, le tout avec une certaine neutralité et un appel à la paix. L'art, le dessin, la BD étant une arme pacifique pour prôner la paix, le vivre ensemble et lutter contre les guerres et leurs dégâts... dans une région en conflit quasi permanent.

Avant son installation en Israël, Michel Kichka connaissait déjà Israël, suite à plusieurs séjours estivaux là-bas, notamment dans des kibboutz où il rejoignait sa soeur ayant déjà fait son aliah. Aussi, se pense-t-il prêt pour traverser la Méditerranée. Mais sur place, c'est tout de même le choc des cultures, l'apprentissage de l'hébreu, des us et coutumes, ce qui donne bien sûr lieu à de savoureuses situations très comiques et pour nous lecteurs, l'occasion d'appréhender un peu mieux ce qu'est la vie en Israël... Une mentalité assez zen mais le stress d'une guerre toujours imminente... et qui arrive. Lorsque c'est le cas, notre auteur a bien vieilli puisque ce sont ses fils qui partent au front.

Bref, on suit toute cette vie intéressante et chaleureuse, grave mais choisie jusqu'à aborder la célébrité mondiale de l'auteur en tant que Bédétiste et surtout, dessinateur de presse, qui parcourt salons et conférences de par la planète avec des messages de tolérance et des espoirs de paix, notamment via l'association "Cartooning for peace" avec Plantu.

Le tout est servi par des dessins très agréables, colorés. Bref, une BD qui instruit avec plaisir, mais qui mérite tout de même une certaine concentration pour bien saisir et replacer le contexte géopolitique qui veille dans notre mémoire abreuvée d'images et d'articles médiatiques qui font que "j'y pense et puis j'oublie"...

A lire évidemment, pour ceux qui ont la curiosité de l'ailleurs et de l'autrement !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Mars 2019

BD, bande dessinée, autobiographie, Bipolarité, cyclothymie
Goupil ou Face, BD de Lou Lubie

BD - Warum Editions - 164 pages - 15 €

 

Parution en octobre 2016

Le sujet :  Lou est une jeune fille bien sous tout rapport. Jeune, jolie, elle conçoit des jeux vidéos, a un amoureux, des amis, une famille aimante… Bref, tout pour ne pas sombrer dans la déprime la plus noire.Sauf que voilà, de temps en temps, entre des périodes d’intense activité, sans raison, elle tombe dans le pot au noir, et un animal insatiable la dévore… un petit renard ! Soit son tempérament cyclothymique, sous la forme d’un petit renard capricieux.Car Lou est cyclothymique et, avec elle, le lecteur va découvrir le monde haut en contraste des maladies bipolaires.Hyper documenté, cartoonesque et ludique, ce roman graphique emmènera le lecteur découvrir ce qui se passe quand on a la tête envahie par ce petit renard hyperactif et boulimique, sur les traces autobiographiques de la jeune illustratrice. GOUPIL OU FACE permet de découvrir une pathologie sans sombrer dans le pathos.

 

Tentation : Le billet de Gambadou

Fournisseur : Ma CB

 

Une bande dessinée qui vous fera vraiment comprendre les maladies bipolaires.

Mon  humble avis : La quatrième de couv' dit déjà beaucoup sur cet album et le dit très bien.

Je suis directement concernée et bien placée pour apprécier et "vendre" Goupil ou Face... En tout cas, le conseiller vivement, voire l'imposer. En effet, après une longue errance psycho-médicale, j'ai été diagnostiquée Bipolaire de Type 2 à forte tendance cyclothymique lors de l'hiver 2013... Soit à 41 ans. Sur le coup, un soulagement... Car curieusement, je me suis dit "je ne suis pas folle" il y a vraiment un truc qui déconne chez moi, un truc qui me dépasse et contre lequel je ne peux rien. Mais très vite aussi, l'angoisse...Car je n'y peux rien et ça ne se guérit pas. Mais tout de même des mots sont mis sur mes mal-être, un diagnostic est fait, un handicap reconnu... La (les) bipolarité(s) sont inclues parmi les 10 maladies les plus handicapantes par l'O.M.S.

Ce truc qui me dépasse, j'ai vite mis une image dessus... Un alien... Qui sort sans prévenir, avec des super-pouvoirs, pour le pire (dans les périodes down) comme pour le meilleur (dans les périodes up).

La difficulté supplémentaire dans mon propre cas, c'est que les symptômes de cette maladie se cumulent avec les séquelles neuropsychologiques de mon AVC qui date de janvier 2008... (La fatigue, la lenteur, les troubles de la mémoire, de la concentration et aussi et surtout, ce foutu manque du mot).

Donc mon alien... Et bien Lou considère le sien comme un renard... réputé pour être futé et fourbe. Le renard, c'est bien plus "glamour" esthétiquement, graphiquement, et dans les bonnes périodes, ce fameux renard peut être une bonne compagnie, attachante. Dans les up, son renard est roux. Dans les down, il devient noir et prend des allures très agressives.

Cet album décrit à la perfection la vie, les ultra souffrances, les hyper joies d'une bipolaire (cyclothymique certes, mais les 3 types de bipolarité ont des racines et un tronc communs, ce sont les branches qui diffèrent. Depuis les premières manifestations de la bête jusqu'au diagnostic et même après, dans le quotidien, malgré un traitement qui étête les hauts et la bas pour les rendre moins tranchants et fulgurants. Il explique très bien le regard que l'on a de soi, le combat pour faire admettre aux autres le diagnostiques (ben enfin, c'est pas possible, t'es mignonne, t'es intelligente, t'as tout pour être heureuse) et ne pas le faire oublier (un type 2 ou une cyclothymique en up sont justes des personnes qui semblent déborder d'énergie, de joie de vivre).... Mais ça ne dure pas, les angoisses sont toujours là, parfois pour des petits rien, et souvent pour la peur de la rechute dans le down. Il démontre la différence entre les bipo et les autres... qui ne cessent de dire "allez, remue toi... Ou tu sais, on est tous un peu bipolaires... moi aussi ça m'arrive de m'énerver...." Les phrases qui donnent aux bipo des envies meurtrières.

Bref, cet album est un outil INDISPENSABLE pour comprendre les maladies bipolaires de façon "ludique et distrayante", en tout cas, de manière ultra simple, sans les langages inaccessibles de certains livres indigestes sur la matière, avec des images (dessins) aussi marquantes que parlantes. D'autant que Lou Lubie, dans la construction de son ouvrage, a été épaulée par une psychologue clinicienne. C'est donc très documenté (mais présenté) de façon amusante, prudent, et juste médicalement parlant. L'auteur ne prétend pas diagnostiquer les bipolaires à elle toute seule... Cet album peut aider, mais en aucun cas remplacer à avis médical avisé (qui est certes long et difficile à trouver)

Vous êtes bipolaire, lisez ce livre... Moi même, il m'a aidé à comprendre certains aspects de mon comportement et de ma pathologie... Et puis, il est si bon de se sentir compris... si simplement. Si simplement qui si vous ne parvenez pas à vous faire comprendre par votre entourage, cet ouvrage vous sera d'une grande aide... rien qu'en le posant dans les mains qui vous sont proches. Si celles-ci acceptent évidemment de se pencher un peu sur la question.

Si vous connaissez ou côtoyez une personne bipolaire, que vous avez du mal à la suivre, à réagir, à entourer, à soutenir ou à saisir la complexité de sa maladie, ruez-vous dans une librairie et achetez ce livre. En une bonne heure de lecture, il lèvera le voile sur ce qui est pour vous soit inconnu, soit incompréhensible, soit irréel et pure imagination du bipo. Bref, Lou Lubie peut ramener un peut se sérénité, via la compréhension,  dans les foyers.

Goupil ou face est pour moi un ouvrage d'utilité publique, au même titre qu'une autre BD : Journal d'une bipolaire

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Mars 2019

BD, Bande dessinée, Islande, Angoulême
La saga de Grimr

BD - Editions Delcourt - 232 pages - 25.50 €

 

Parution en septembre 2018

L'histoire :  1783. LIslande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l'homme se définit d'abord par son lignage. Doté dune force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s'il n'est le fils de personne. Il ne lui manque que l'opportunité de prouver sa valeur

Tentation : Pitch

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une bande dessinée qui vous emmène en terre d'Islande

Mon humble avis : Cet album a reçu le prix du meilleur album au festival d'Angoulême 2018... C'est peu dire...  Et même si La Saga de Grimr n'est pas à proprement parlé un coup de coeur pour moi, je suis assez d'accord avec ce couronnement.

Jérémie Moreau nous offre un voyage autant temporel que géographique. L'Islande en 1783. "Maudite Islande", "Sublime Islande", telles sont les paroles d'un des protagonistes et cette histoire et notamment ses graphismes et dessins le prouvent magistralement. C'est avec grand talent que l'auteur représente l'atmosphère, la majestuosité, la rudesse des paysages de cette île à l'époque très isolée. Des paysages fascinants autant qu'inquiétants, qui rendent la vie difficile... et qui se modifient sans prévenir, tant cette île a le feu au ventre, ce feu évacué lors des irruptions volcaniques. C'est une terre qui tremble, une terre violente, comme certains dessins...  Par contre, le graphisme des personnages m'a moins convaincu.

Nous suivons le destin de Grimr, qui perd ses parents lors d'une éruption volcanique. Il est si jeune alors que pour lui, son père s'appelle juste "Papa". Plus de nom de famille... Il devient donc le fils de personne... ce qui est dramatique en Islande. Sans arbre généalogique et sans terre, vous n'êtes rien. Mais le feu de la terre, Grimr le porte en lui et possède une force herculéenne qui lui donne un rapport très particulier à cette terre. A lui seul, il pourrait représenter cette terre nordique. Un vieil homme un peu arnaqueur sur les bords le prend sous son aile et devient son maître jusqu'à ce que... tout bascule et le triste destin de Grimr le rejoint... Même si celui-ci continue à lutter pour devenir ce qu'il doit devenir et savoir qui il est, et se faire une bonne réputation. Car là-bas, la réputation est tout ce qui compte, puisqu'elle est la seule chose qui vous survit.

Un écrivain poète en peine de d'inspiration croisera aussi la route de Grimr et lui fera don de ses terres... Ainsi, avec des racines terriennes Grimr pourrait devenir le héros de la Saga qu'il rêve d'écrire, l'Islande étant terre de sagas. Ce poète surgit toujours dans cette histoire de façon assez inexpliquée et je l'ai regretté. 

Beaucoup de mystères dans cet album (pas toujours élucidés, dommage je trouve) qui fait appel aux légendes de l'île et, via des dialogues réduits au minimum, va droit à l'essentiel : ce qu'il restera de chacun de nous, de ce que nous avons fait de nous.

Une chouette découverte donc, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour que mon enthousiasme se transforme éruption volcanique !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mars 2019

BD, Bande dessinée, Etats-Unis, seconde Guerre Mondiale
Michigan, route d'une world bride

BD - Editions Dargaud - 148 pages - 19.99 €

Parution en avril 2017

 

L'histoire :  Lorsque Julien débarque dans le Michigan pour y rencontrer la famille américaine de sa femme, il découvre l'Amérique du Midwest marquée par la crise des subprimes et des cousins pas ordinaires. Mais surtout, il rencontre Odette, la grand-tante française au caractère bien trempé. Cette parisienne qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, s'est mariée avec un soldat américain. Comme elle, 200 000 européennes ont quitté leur famille et leur pays par amour pour un GI. 200 000 femmes qu'on appelle des « War Brides ».

 

 Mon humble avis : L'auteur se prénomme Julien... tout comme le personnage principale. Cette histoire a donc tout du vécu !

Michigan.... est un album très agréable et intéressant à lire. Des dessins simples mais pas trop non plus, attrayants et tout à fait adaptés au sujet. Des dessins qui différencient les deux époques auxquelles cette BD se réfèrent et fait se relayer par le biais de flash-back dans le passé... Celui des années 1944-1945... La guerre, puis la fin de la guerre. Les mariages entre les G.I et les françaises dont ils sont tombés amoureux ces dernières années... Et ces femmes, les USA leur ont donné une appellation officielle : les war brides. Cette appellation leur donne droit à l'immigration et à la nationalité américaine directement (après néanmoins une ribambelle de tests et de leçons de culture générale, de langue et de cuisine (ah oui, on ne pénètre pas en territoire US sans savoir cuisiner les fameux cookies !). Sur le lot de ces war brides, certaines divorceront et/ou reviendront en Europe. Mais pour Odette non ! 

On suit donc la rencontre d'Odette et de John, la réticence des parents d'Odette à ce mariage puis à ce départ qui s'annonce. Enfin, pour Odette, c'est la grande traversée qui dure 10 jours, en compagnie d'autres War Brides européennes. Son arrivée aux USA amène son lot de surprises...

Tout comme celle de Julien qui rencontre la famille US de sa femme lors de vacances à l'époque actuelle. Même si cette famille est donc franco-américaine, Julien est ébahi devant les différences culturelles... Le port et la possession d'armes à feu, les jeux des enfants, la précarité de la classe moyenne, les distractions, tout lui semble si différent. Cette BD m'a d'ailleurs appris que lors de la crise des subprimes, des américains endettés préféraient brûler leur maison (et toucher ainsi l'assurance), plutôt que de se la voir retirée par l'Etat et la banque.

Bref, un album vraiment sympa et qui montre que, malgré les différences culturelles, nous avons tous un point commun : le lien de la famille et le plaisir des moments partagés !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Février 2019

BD - Editions Dupuis - 99 pages - 20.99 €

 

Parution en octobre 2018

L'histoire :  La petite Alice n'a que faire des imprécations religieuses des membres de sa famille, de leurs ambitions sociales et de leur quotidien triste à mourir. Ses frères sont des bêtas et ses parents, aveugles à ce qu'elle souhaite par-dessus tout : vivre dans la vallée aux Loups. Depuis l'enfance, elle est bercée par les contes de son grand-père et les légendes autour de la déesse Cybèle, qui s'éprit un jour d'un humble berger... Une histoire à l'issue tragique qui scellera le destin de la fillette : là où la forêt côtoie les rêves, là où la magie rassemble les êtres, Alice sera reine. Loin des règlements domestiques, dans le chalet de son aïeul, la jeune fille grandira au coeur d'une nature sauvage et enchanteresse, parmi les animaux et les créatures sylvestres. Jusqu'à rencontrer à son tour un garçon égaré dans les bois, un garçon sans nom piégé depuis mille ans dans un corps qui ne vieillit pas. Aurait-il été victime d'un sortilège ? À moins que son existence ne soit elle aussi liée au chêne majestueux qui trône au milieu de la vallée ?

 

Tentation : Couv, dessins

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Qu'il fait bon lire "Le chalet bleu". D'ailleurs, cela donne même envie d'y habiter (avec quelques livres et mes chats)... Pleine nature, avec l'essentiel.

Les dessins de cette album sont magnifiques, vraiment. Qu'ils soient animaliers, humains ou représentant la nature dans toutes ses dimensions, c'est extraordinaire. On entend le silence, le froissement des feuilles des arbres, le piaillement d'un oiseau. Cet album exalte tous nos sens, les met en éveil, tout en nous apportant un repos corporel et une ouverture de l'âme bienvenus.

Cet album est comme un conte... D'ailleurs, l'héroïne se prénomme Alice... On est dans un Alice au pays des merveilles.... Avec des légendes, des esprits, de la magie... mais que dans la nature... qui requiert une certaine pureté pour vous accepter. Le cycle de la vie, l'Amour, mais pas seulement humain, la liberté de penser, de vivre, le temps qui passe, les saisons et les joies de chaque âge traversé, le bonheur qui est si près quand on le croit loin... même s'il est important de faire le voyage au loin pour s'en rendre compte.

Cet album est une véritable ode à la nature si bien illustrée et à l'imaginaire ! A lire évidemment.

Pour ma part, je ne connaissais pas du tout Jean-Claude Servais, qui si j'en crois ma petite recherche web, est un auteur de BD assez prolifique... Donc du plaisir à venir c'est sûr, car je n'ai qu'une envie, me plonger dans un autre de ces albums.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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