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Publié le 30 Novembre 2011

Synopsis : Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...

 

 

 

Avec Mélanie Laurent, Clémentine Célarié, Denis Ménochet,Marie Denarnaud

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :Pour un premier film, "Les adoptés" est franchement bluffant de maîtrise, de maturité. On peut dire que tout réussit à Mélanie Laurent, à moins que ce soit elle qui réussisse tout : actrice, chanteuse, réalisatrice, réputation grandissante et gage de qualité.

Ce film commence avec une certaine légèreté sur un sujet qui peut être grave, tout dépend de la façon dont on l'observe : La peur d'aimer, de laisser de la place à l'autre dans sa vie, la peur de l'échec amoureux qui paralyse et par dessus tout, des relations familiales fusionnelles et donc très encombrantes. Ici, c'est Lisa (mélanie Laurent) qui voit d'un très mauvais oeil l'amour naissant entre sa soeur Marine et Alex. Lisa craint le changement, ne veut pas perdre sa confidente, sa meilleure amie, son autre, tout ce qu'elle a mis en une seule personne : sa soeur. Ce n'est pas de la jalousie, c'est au delà.... On est dans la relation exclusive, qui empêche l'un des êtres de s'épanouir et de prendre son envol. Et puis c'est aussi un film sur ce que l'on voulait devenir et que l'on n'est pas devenu, même si l'on s'en sort pas trop mal, en apparence. Ca, ça me rentre droit dans le coeur.

Mélanie Laurent a su filmer cela avec intelligence et un immense talent. J'ai vraiment aimé le regard de sa caméra, soit dans les ralentis, dans les flous, ainsi que les sons qui signifient l'overdose et l'isolement. Beaucoup d'humour dans la première partie du film qui pourtant nous montre l'intime amoureux ou douloureux, l'euphorie comme le désarroi.

Et puis le film bascule avec un drame. Chaque personnage doit alors se reconstruire, se réorienter, s'accepter, se reconnaître, s'adopter soit même, adopter l'autre. S'ouvrir à une vie différente que celle entrevue quelque temps avant et surtout s'unir. Alors les barricades vont se baisser. Et "Les adoptés" devient très émouvant, lacrymal ou bouleversant suivant votre caractère. Mais le cri et la détresse de Mélanie Laurent lorsque le chariot s'en va me restera longtemps en mémoire, tout comme la douleur plus silencieuse de Denis Ménochet. Curieux, cet acteur, je l'avais trouvé assez répugnant il y a quelques semaines dans le film Le Skylab. Et là, il m'est apparu touchant et beau, j'avais envie de le prendre dans mes bras, et qu'il me prenne dans les siens. C'est étrange d'inspirer autant de sensations contradictoires. C'est sans doute à cela que l'on peut reconnaître un excellent acteur.

D'ailleurs, chaque comédien participe à la réussite de ce film, et j'ai été ravie de revoir Clémentine Célarié, malgré sa chevelure blond platine ! Clémentine est toujours à vif, ces larmes coulent tellement vrai, comme ces coups de gueule sur les plateaux télé viennent du fond du coeur !

Le scénario est bien plus subtile que le synopsis peut le laisser présager et la fin n'est pas forcément celle qu'on prévoit. Mais elle est si pleine de symboles que l'on en est tout retourné. Mélanie Laurent nous offre ici un film intelligent, original, créatif. Entre fraicheur, douceur et brutalité de la vie. Le genre de film qui laisse une emprunte indélébile** avec des personnages que l'on ne peut qu'adopter !

** C'est mon avis au moment où j'écris cette chronique, 24h après avoir vu le film. Pour vérifier l'appropriation du terme "indélébile", réinterrogez moi sur mon ressenti dans un an !

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Novembre 2011

Synopsis :

  Elle habite avec son fils et son mari en face du Luxembourg... Il habite seul avec son fils à l’arrière d’une camionnette.
Elle dirige une prestigieuse fondation d’art contemporain... Il vit de petits boulots et d’allocations.
Elle a bac + 7... Il a failli faire 7 ans de prison.
Elle tutoie le ministre de la culture... Il tutoie toutes les bouteilles d’alcool qu’il rencontre.
Elle aime le débat d’idées... Il aime le sexe avec des inconnues à forte poitrine.
Ils ne se ressemblent pas du tout... et se supportent encore moins.
D’ailleurs, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais leurs enfants, eux, sont inséparables... Ils finiront par comprendre pourquoi...

 

 

Comédie avec André Dussolier, Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde et Virginie Efira

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Le film commence fort, sur des chapeaux de roue. On rit bien, les réparties succulentes et/ou graveleuses fusent et font mouche. Et chacun est dans son rôle, à merveille, jusqu'à Virginie Efira toujours aussi lumineuse et pétillante. Alors, le moment est bon.... Sauf que le sujet s'essouffle et semble ne jamais vouloir finir. Et en fait, il me semble finit sans être terminé.

Le fond du film n'a rien d'original, deux personnes opposées qui sont plus ou moins obligées de se supporter et qui comme deux pôles d'un aimant, vont se rapprocher. Les duos improbables fonctionnent toujours (ou souvent au cinéma). C'est assez bien ficelé dans les premiers temps et puis, au fur et à mesure que la pingouingivrée (alias Isabelle Huppert) se détend, et bien j'ai eu l'impression que pas mal de choses partaient en vrille pour arriver à une scène qui m'a déçue. Elle a peut-être amusé les acteurs mais moi, voir la classe d'Isabelle Huppert réduite à faire "la brouette" et le cheval... Ben, je ne sais pas, mais ce n'est dans de telles positions que j'ai envie de voir une actrice d'une telle envergure, et un peu de retenue aurait rendu l'ensemble un peu plus crédible. Enfin, chose rare devant une comédie, j'ai ressenti des longueurs... Bref, je ne suis pas motivante ni très inspirée par ce film. Alors je conclus : Mon pire cauchemar est un divertissement qui se regarde, il y a pire, mais il y a bien mieux dans le genre en ce moment, dont le fameux Intouchables qui casse la baraque !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Novembre 2011

Synopsis :  

Claire, Jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu'elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l'urgence de les vivre.

 

 

 

 

Avec Marie Gillain, Vincent Lindon, Amandine Dewasmes

 

 

 

 

Librement inspiré du livre " D'autres vies que la mienne", d'Emmanuel Carrère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je n'aime pas le synopsis. Il donne une très mauvaise idée, voire une fausse image de film, annonçant presque une romance déguisée.

Il oublie de préciser que Claire (Marie Gillain) s'investit dans la défense de Céline, mère sur endettée, et qu'elle se prend d'amitié pour elle. Il oublie aussi, (et je ne spoilie pas, c'est dans la bande annonce) que devant une IRM de son cerveau, un médecin lui montre une tâche, une sale tâche contre laquelle on ne peut rien faire, prolonger un peu, c'est tout. Quelques mois. Et pour Claire, tant de chose à réaliser encore que ce combat contre le sur-endettement et celui de Céline devient sa cause, sa raison survivre, de tenir. C'est son ultime réalisation.

Et c'est une très belle relation qui se crée avec son collègue Vincent Lindon, emprunte de respect, d'amitié, d'admiration, d'union dans le combat et de protection.

Ce film est magnifique, en même temps, venant d'un tel réalisateur qui retrouve qui plus est un de ses acteurs... fétiches, il ne pourrait en être autrement; Je vous rappelle que l'on doit à cette paire d'hommes le bouleversant film Welcome, sur les clandestins de Sangattes. Lioret est donc le cinéaste des grandes causes et ici, il montre du doigt et même plus toutes ces sociétés de crédit à la consommation. Celles ci enfoncent les personnes modestes déjà aux abois, qui signent des contrats aveuglement, des contrats qui leur mettront la tête sous l'eau pour la vie, par des taux d'intérêt exhorbitants notés en 15ème page en caractère 5 ! Ces sociétés qui mènent leurs clients mauvais payeurs autribunal, tout en  continuant à leur accorder de nouveaux prêts...

Bref, encore un domaine où l'on se dit que l'on vit dans un monde de fou, un monde hypocrite, qui se situe presque au dessus des lois... Alors certes, certaines stratégies ou expressions judiciaires me sont un peu passées au dessus de la tête, mais là n'est pas l'important. L'essentiel, c'est qu'il se passe quelque chose, que les choses pourraient changer. Et puis il y a ce qui se passe, au sens propre comme au sens figuré, dans la tête de Claire. Marie Gillain est époustouflante de lumière, de grâce, d'émotions contenues et de pudeur. J'ai été très contente de la revoir dans un grand rôle au cinéma. Vincent Lindon est poignant dans l'écorché qui trouve plus fragile que lui, quelqu'un dont il prendra soin et pour qui il se battra, à sa façon, avec les honneurs de la discrétion. Enfin, mention spéciale pour Amandine Deswames qui incarne avec humilité et finesse le drame du sur-endettement, mais une femme qui relève la tête devant l'humiliation. Un rôle très fort aussi.

Tout est justement rendu dans ce film, depuis la cruauté sociale jusqu'à la maladie et la résistance que chacun a au fond de lui. Et l'amour d'une mère et d'une femme pour les siens à un point que l'on imagine même pas. Mais le pathos n'est pas là. On ne verse pas dans l'apitoiement. On ressent comme une paix intérieure en sortant de Toutes nos envies. On ne peut que saluer la grandeur d'âme d'un personnage tel que Claire. Bravo, encore un film dont on peut être fières.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Novembre 2011

Synopsis :  A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

 

 

 

Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ah ! Comme j'aime le cinéma. Autant d'émotions, de rires et de bonne humeur en deux heures de temps, il n'y a que dans les salles obscures que l'on trouve cela. C'est vrai que la vie ne donne hélas pas tant d'occasions d'éclater de rire que ça, même si elle n'est pas forcément dramatique à souhait. Alors que le cinéma, d'un fond dramatique pire que ce que la plupart d'entre nous pourrait imaginer supporter vivre,  fait une leçon d'humour, un concentré de rire. Cette comédie qui n'oublie pas cependant de faire passer quelques messages,  ne passe pas sur la grave, le montre d'un autre angle qui fait que l'on en oublie de fermer les yeux sur une réalité qui pourrait déranger.

Intouchables est l'adaption d'une histoire vraie. D'un homme richissime et tétraplégique, et d'un jeune bipède qui tient bien debout, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui ne voit jamais où est le problème. Et là, c'est la rencontre de ses deux hommes, chacun apportant à l'autre ce qu'il n'a pas. Au fil du temps, il va se créer plus qu'une complicité, plus encore que de l'affection, une véritable amitié où l'on s'écoute et où l'on s'amuse.
Ce film est drôlissime, et c'est voulu par l'homme qui l'inspire. Le duo improbable est génialement interprété. Omar Sy éparpille sa bonne humeur dans chaque réplique ou presque et décoince tout un petit monde aristocrate. François Cluzet, cloué dans son fauteuil, ne joue qu'avec son visage et le son de sa voix. Et s'est bluffant. Encore un rôle qui mériterait un César. Les dialogues sont aux petits oignons,hilarants mais émincés. Comme un oignon, ils peuvent vous amener quelques larmes mais aussi le remède à ces larmes : le rire. Et ce film rit de tout ou presque, sans que ce soit jamais vulgaire, sans que cela soit graveleux, lourds ou déplacés. De la finesse. Pas d'apitoiement. D'ailleurs, c'est ce qui fait que Philippe embauche Driss : il n'a pas pitié de lui, il le regarde comme un homme normal et oublie même son handicap. Même s'il y a de vrais violons dans la film, les gros violons ne sont jamais de sortie. Non, ce film est touchant et très drôle. Il fait un bien énorme et sa bande originale donne bien souvent l'envie de se lever, de danser et de frapper dans les mains ! C'est un film parfait qui s'est achevé sous les applaudissements de la salle ! Si je n'avais eu une semaine aussi chargée, je serais bien retourner le voir immédiatement.

Alors Intouchables rime incontournable !

Intouchables rime aussi avec impardonnables, ce que vous serez si vous n'allez pas voir ce film.

Et si vous ne voyez pas intouchables, vous serez aussi inconsolables !

Mémorable, sera le moment que vous passerez !

Bon, ça y'est, convaincus, je peux m'arrêter là ?!!!

 

 

Voici la bande annonce... Attention, elle annonce une comédie bien sympa or ce film est bien plus que cela... Peut-être bien la comédie de l'année !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Octobre 2011

Synopsis : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ?

 

 

Drame avec Karine Viard, Marina Foïs, Joey Starr, Maïwenn, Nicolas Duchauvel, Naidra Ayadi, Sandrine Kimberlain,

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

 

 

 

 Prix du jury au Festival de Cannes

 

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Mon humble avis : Il est des films dont on aimerait qu'ils n'existent pas, tant ils semblent impensables même dans nos pires cauchemars. Et souvent, ces films sont aussi nécessaires et ont un extrême mérite d'exister. Polisse est de ceux là. Vous ne pouvez imaginer comme je suis contente d'avoir ri au éclats 3 jours plus tôt devant le film "Bienvenue à bord". Car avec Polisse, c'est un tout autre voyage, un voyage dans le pire de l'Homme, dans sa perversion consciente ou non, dans les bas fonds de notre monde (quel que soit le milieu socioculturel) et les victimes sont âgées de 0 à 18 ans. Je pense avoir rarement vu un film à la violence psychologique aussi forte, parce que quelque part, il ne s'agit presque pas d'un film, mais limite d'un documentaire, donc de l'effroyable réalité. Peu ou pas de sang, pas de flingues dégainés à tout va. Non, nous suivons le quotidien d'une dizaine de flics, tous membres de la Brigade de Protection des Mineurs. Et franchement, on se demande comment ces hommes et ces femmes font pour ne pas pêter les plombs après ce qu'ils entendent ou voient à longueur de journée. On sent ses flics passionnés par leur métier, investis plus qu'ils ne le faudrait parfois, isolés par le métier et souvent "sur le fil". Car évidemment, lorsqu'on est de la BPM, le soir, on ne raconte pas vraiment sa journée à sa femme et ses enfants.... Alors nos flics deviennent une famille et s'offrent des moments de décompression. Et ces moments nous font du bien à nous aussi, car l'atmosphère est très lourde. L'ambiance dans la salle est étrange. On passe du silence de plomb où chacun se prend de plein fouet la violence des propos (violence réelle ou suggérée, tant dans le sens que dans les mots usités, les images qui se créent dans notre esprit...) à l'éclat de rire devant des échanges complices entre flics. Oui, heureusement que nous avons ces sas de décompressions, même si le cynisme et le drame n'est jamais loin. Et puis, on participe un peu à la vie personnelle des flics, on assiste à la naissance d'une romance... On est tout de même au cinéma.

Entre les moyens dont manque la police et les divers services sociaux, les valeurs qui ne sont plus les mêmes, l'évolution humaine qui se constate dès la cours du collège.... bref, notre monde  prend l'eau, Polisse n'est pas optimiste et met souvent mal à l'aise. C'est un film qui interloque, qui laisse sans voix, qui coupe le souffle comme un coup de point dans le ventre. Mais c'est un témoignage et un outil de prévention à montrer à n'importe quel parent.... Parents, ouvrez les yeux, regardez autour de vous, observer, prévenez, informez, expliquez à vos enfants le vrai et le mal, l'Amour.... Ça parait dérisoire de dire cela et peut-être malvenu de la part d'une célibataire sans enfant....  Mais après quelques exemples, vous ne me trouverez peut-être pas si effrontée.... Une jeune fille de quatorze ans, qui s'est fait voler son portable au collège, a accepté le chantage de sa "copine"... On lui rend son portable si elle fait une fe***tion à ses 4 copains... Autre exemple : Karine Viard pête les plombs car sa collègue lui reproche de surfer sur le net pendant le boulot... : "Et bien figure toi que ce matin, j'ai bu mon thé devant une fillette de 11 mois qui avait le va*in défoncé par son père depuis plusieurs mois alors merde, j'ai bien le droit de penser un peu à autre chose."

Bref, ce film est très dur mais remarquable, tout comme la brochette d'acteurs. Mon seul bémol irait à la présence de Joey Starrs, qui a ici le bon rôle, ce qui détonne avec ses frasques reconnues et récurrentes.....Ca fait un peu "repenti".

 J'espère vraiment que c'est un film qui pourra faire bouger les choses et entre autre, apporter à la police le respect qu'elle mérite. Un film qui nous fait avoir honte de l'ampleur que prennent nos petits tracas perso ou pro lorsque l'on voit ce que ces flics vivent à longueur d'année. Deux mots résument mon ressenti : Effroi et RESPECT. Oui, IMMENSE RESPECT pour ce film qui laisse abasourdi.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Octobre 2011

Synopsis : Isabelle, DRH d’une grande compagnie maritime, a commis l'erreur de choisir pour amant son patron. Avant d'embarquer pour la croisière inaugurale du fleuron de la flotte, il décide de la débarquer de sa vie et de son boulot ! Certaines femmes se vengent par le poison, l'arme à feu, ou la calomnie. Elle, elle choisit Rémy, chômeur flamboyant qui a tout raté sur terre et qui se dit qu'après tout sur mer.... Isabelle le recrute comme animateur. Il va d'abord se révéler être le pire cauchemar du PDG et du Directeur de Croisière, puis, peu à peu sur ce palais des mers, Rémy va trouver sa voie, l'amour et le succès. Il changera sa vie et celle de tous ceux qui croiseront sa route à bord...

 

 

 

Comédie avec Gérard Darmon, Valérie Lemercier, Franck Dubosc

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Et oui, vous devez me trouver bien ecclectique dans mes goûts... Il y a quelques jours, j'octroyais mes 4 étoiles au film The Artist, plutôt art et essai, en noir et blanc et muet.

Et ce soir, je rentre de croisière dans la caraïbe sous un ciel bleu délicieux et un film merveilleusement léger et hop, 4 étoiles aussi. Tout simplement parce que ce film a rempli entièrement son contrat, j'ai eu ce que je voulais voir, même mieux car je m'attendais à du lourd parfois et finalement... Dans sa catégorie de bonne comédie pétillante, ce film excelle. Je ne vois rien à y redire. J'ai ri de bon coeur, j'admire vraiment les dialoguistes car plus d'une répartie dans ce film mérite le panthéon du cynique drôlissime. Bref, ce film met de bonne humeur, certains paysages font rêver et les gags s'enchainent mais avec un naturel remarquable. Franchement, je me demande où les scénartistes trouvent toutes ces idées. Les acteurs, on les connait bien pour la plupart. Mais je vous entends déjà rugir... Oui, mais il y a Dubosc que je ne supporte pas. Argument réfuté car il faut reconnaître qu'il excelle vraiment dans ces rôles d'abrutis touchants, drôles qui, à l'insu de leur plein gré, arrangent souvent bien les choses. Ok, Dubosc ne se renouvelle pas dans ses rôles au  cinéma. Mais il fait ce qu'il sait faire et le fait bien.

Dire qu'à l'origine, je m'étais inventé un prétexte remarquable pour justifier mon envie de voir ce film... qui se déroule sur le Costa Atlantica, fleuron du célèbre croisièriste italien Costa. Et oui, en tant qu'agent de voyage, ma conscience professionnelle me soufflait qu'il serait bien utile de connaître un de ces bateaux de l'intérieur ! Oui, je sais, je n'assume pas mes goûts. Mais en tout cas, j'ai bien fait d'écouter ma conscience professionnelle. Est-ce que cela m'a donné envie de faire une croisière Costa... Mes moyens me l'interdisent et j'ai d'autres priorités. Mais si Mr Costa me proposait un petit éductour, je ne refuserai pas.

Franchement, Bienvenue à Bord m'a fait passer un chouette dimanche aprem, avant d'entamer une nouvelle semaine ou plus simplement encore, d'allumer ma télé et de tomber sur les infos... terribles innondations en Thaïlande. J'ai bien fait de rire pendant le film ! Et j'espère que demain, au travail, les clients m'interrogeront plus sur les croisières que sur les inondations en Thaïlande. Bienvenue à bord, un film qui fait oublier le reste !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2011

Synopsis :  Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

 

Film avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman et Uggy le chien !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Il n'est pas aisé d'évoquer un film si inhabituel dans ma "filmographie". Je suis allée voir The Artist par curiosité, considérant cette séance comme une expérience de cinéphile, et surtout, un sacré voyage dans le temps. En effet, au cas où vous ne le sauriez pas, ce film rend hommage aux débutsd'Hollywood et du cinéma : il est en noir et blanc et muet complètement ou presque...

Ce n'est pas par le scénario que ce film brille, car celui ci est somme toute assez banal mais par le culot qu'il représente : remettre l'ancien au goût du jour et de ce fait à l'appréciation de chacun. Et franchement, je me suis régalée, envahie par une certaine nostalgie, et émue de réaliser ce qu'étaient réellement les prémices de ce 7ème art que l'on regarde maintenant dans des mégacomplexes UGC, CGR, Gaumont.... Et touchée que notre époque ultra modernisée sache encore rendre compte de ce passé, comme si l'on y était...

Car en 1927, les films muets étaient diffusés dans des théâtres et dans la fosse, c'est un orchestre qui, en direct, jouait ce que l'on appelle aujourd'hui la Bande Originale.

The Artist est en noir et blanc. Et pourtant, comme ce film est lumineux, les jeux de lumières se remarquent beaucoup plus que dans les films actuels. Mêmes les comédiens retrouvent une grâce et une classe magnifique, même si un peu désuètes.

Le film est muet.... De temps en temps, une phrase en sous titre vous permet de comprendre le sujet global d'un dialogue... Mais l'on se rend vite compte que l'on peut comprendre énormément sans mots, tant les expressions des comédiens et les situations mises en place sont parlantes. Et pourtant, je n'ai pas eu la sensation d'un sur jeux de la part des acteurs. Tout m'a semblé naturel en fait.... Et lors d'une scène (un cauchemar de Jean Dujardin), on constate avec presque effroi tous les bruits que nous apporte le cinéma parlant et on réalise alors, incrédule, que depuis le début du film, il n'y a eu aucun bruit de pas, de voiture, de claquement de porte.... Et que tout cela ne nous a pas manqué !

L'histoire commence en 1927, très vite arrive 1929 et la grande dépression américaine... Intérêt supplémentaire en passant.

Et les artistes ? Bravo les artistes. Jean Dujardin mérite amplement son prix d'interprétation au festival de Cannes. Et l'on se dit que nous avons un acteur Français qui sait tout jouer, même du muet made in Hollywood. Cocorico ! Bérénice Béjo est radieuse, charmante et très juste. Un atout charme indéniable dans ce film. Enfin, comment ne pas citer l'atout humour et attendrissement : Uggy le chien. Excellent, il apporte un peu de légèreté aux moments plus graves. En tout cas, bravo à son dresseur !

Par contre, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'obstination de Jean Dujardin dans son refus du cinéma parlant... Et puis l'on se dit, quelle aventure le cinéma... Et à chaque époque, les professionnels de la profession ont du s'adapter. ll y a eu le muet, le parlant, puis la couleur, les images de synthèses qui remplacent 1000 figurants par 10 figurants en copier/coller) et maintenant, la 3 D. Jusqu'où ira le cinéma ?

En attendant l'avenir, un voyage dans le passé ne fait pas de mal. Vous voulez un grand moment de cinéma... En 2011, The artist en est un, assurémenUn enchantement qui s'achève en apothéose : un numéro de claquettes où nos deux acteurs sont plus que sublimes !  Quel magnifique hommage au 7ème art ... et surtout aux artistes !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Octobre 2011

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Synopsis : Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé. Qui plus est, la chute d'un satellite est annoncée.... Certains disent en Bretagne.

 

 

 

Comédie avec Julie Delpy, Lou Alvarez, Laure Atika, Bernadette Lafont, Denis Ménochet.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

Mon humble avis : L'atout principal de ce film est sans contest la reconstitution parfaite de la fin des années 70, tant dans les décors, les allures des personnages, leurs tenues vestimentaires, leurs préoccupations. C'est ce qui amène des rires francs et mérités de la part des spectateurs qui se souviennent de cette époque et de certains aspects disons euh... ridicules ! La distribution est réussie et le jeu de acteurs parfait, avec une mention particulière pour la jeune Lou Alvarez que j'ai trouvée très à l'aise, naturelle.

Pour le reste, je suis mitigée. Le scénario n'a rien d'exceptionnel même si certaines scènes sont jubilatoires. Mais le début et la fin du film m'ont parus inutiles, des passages semblent interminables (notamment celui sur l'histoire de la sirène dans la voiture).  Au fil du film, la plupart des composants de cette famille paraissent abrutis, voire pathétiques dans leur vision xénophobe et machiste de base du monde. Les autres semblent transparants, inexistants. Bref, leur rôle se limite à de la figuration qui complique juste un peu les choses devant le trop grand nombre de personnages. Au point qu'il faut un sacré bout de temps pour distinguer les couples et leurs enfants..... Certains me semblaient encore orphelins à la fin du film ! Parlons de l'humour,  puisque ce film est classé parmi les comédies.... je dirais comédie de moeurs plutôt cynique. Même si certaines répliques sont hilarantes, on est trop souvent proche du borderline et même complètement dans le too much pour moi. On de dépasse rarement le niveau de la ceinture. Il me semble improbable que des parents puissent tenir de tels propos aussi vulgaires en présence de leur progéniture, des blagues bien salaces qui ne font rire qu'eux mêmes. Bref, un peu de mesure ou de finesse ne m'aurait pas déplue. Je sais, pas évident de doser correctement les ingrédients quand les 3 quarts des personnages ne volent pas très haut. C'est un peu casse figure en fait comme sujet...

Deux scènes m'ont partculièrement émue... Celle où l'oncle Hubert, qui n'a pas toute sa tête et ce qui lui en reste est bourrée de divers neuroleptiques, se met à chanter La balade des gens heureux. Enfin, lorsqu'Albertine éprouve son premier chagrin d'amour.... On a envie de lui dire "courage ma fille, ce n'est que le début", puisqu'effectivement, force est de constater que 30 ans plus tard, dans le fond, les choses n'ont pas beaucoup changé.

Même si ce film en est aux antipodes, j'ai pensé à Mélancholia.... On attend qu'une chose percute la terre. Sauf qu'ici, il n'y pas la même subtilité !!!!

Conclusion : A  voir ou pas ? Oui, pour la reconstitution d'une époque. Sinon, pas d'urgence, pas de chute de Skylab annoncée, ni en Bretagne ni ailleurs !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Octobre 2011

Synopsis : Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

Avec Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Jean Texier, Clément Godefroy.

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : A l'origine, La guerre des boutons est un roman de Louis Pergaud, publié en 1912 et que je n'ai pas lu. Ensuite, il y eut en 1962 l'adaptation cinématographique d'Yves Robert, que j'ai vue... Et je me souviens de la fameuse réplique : "si j'aurais su, j'serais pas venu". Rien de plus. D'ailleurs, il parait que cette réplique ne figure pas dans le roman !

Et cette année, nos réalisateurs français nous offrent, comme par hasard et sans le faire exprès, deux nouvelles versions de ce mythe, deux versions qui sortent plus ou moins en même temps. Pour le générique et le nom des acteurs figurants sur l'affiche, j'ai choisi "La nouvelle guerre des boutons", de Christophe Barratier.

Christohe Barratier a situé sa guerre des boutons en 1944, pendant la guerre, manisfestement dans la zone à peu près libre mais où pas mal d'hommes sont partis aux combats.

Des gamins se battent pour une histoire de territoire, avec des armes en bois et comme trophées de guerre, des boutons. Jusqu' à ce que les choses dégénèrent et que les enfants reproduisent, à leur dimension, les horreurs des adultes.

J'ai aimé l'évolution des relations du jeune Lebrac avec  ses parents, ainsi que l'approche de la résistance discrète mais active qui est faite dans ce film, et l'image  différente que cette résistance donne des gens. Les répliques du Petit Gibus m'ont amusée un temps. J'ai souri, puis j'ai regardé. Je ne me suis pas ennuyée, mais l'extase et l'enthousiasme ne m'ont pas trop approchée.  C'est curieux, je n'ai rien de spécifique à reprocher à ce film bien réalisé, bien joué, avec de belles scènes et des paysages rafraîchissants. Mais je n'ai rien non plus pour l'encenser. J'ai eu la sensation de la présence de quelques poncifs. Et puis je n'ai pas été émue et je n'ai pas ri. Un film pas mauvais, mais qu'apporte -t-il de plus ??? je n'ai pas la réponse. Si, un aspect "remastérisé", terme très à la mode, et des couleurs sur la péloche !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Septembre 2011

RECHERCHE DANS L'INTERET DES FAMILLES

 

 

Synopsis : Sur la route des vacances, la femme de Stéphane Monnereau, capitaine de police à la P.J. parisienne, disparaît. Les indices semblent indiquer qu’il n’est peut-être pas étranger à cette disparition. Pour éviter d’être placé en garde-à-vue, Stéphane prend la fuite avec son fils. Désormais il devra assumer seul sa double mission : se disculper aux yeux des enquêteurs et savoir ce qui est vraiment arrivé à sa femme.

 

 

Polar avec Yvan Attal, Pascal Elbé, Armelle Deutsch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Et bien figurez vous que j'ai sans doute un bel avenir de scénariste à Hollywood. Et en même temps je me découvre totalement démoniaque ! Car en regardant ce film, j'ai imaginé un scénario bien plus machiavélique encore, même si j'ai fait choux blanc à la fin !

Bon, reprenons depuis le début. Je vous l'accorde, à la lecture du synopsis, on se dit " rien de bien nouveau sous le soleil". Effectivement, ce film ne se démarque pas par son originalité. Par moment, l'uniforme de la gendarmerie et quelques dialogues m'ont même fait penser à la défunte série "Une femme d'honneur".  Il n'empêche que R.I.F fonctionne bien, captive ses spectateurs, tient en haleine et laisse même échapper quelques rires lors de quelques répliques bien gratinées, chose rare pour ce genre cinématographique. Ce film est assez sombre et comme sorti d'un autre temps. Il faut dire que le centre de l'action est une veille station service de route nationale à l'ancienne, loin des enseignes multiservices qui feront bientôt par d'attraction, villages vacances.... J'ai oublié de préciser... Nous sommes en Lozère à la Toussaint... Même les images semblent parfois délavées, comme si le réalisateur avait apposé quelques calques sur sa caméra.

En tout cas, le suspens fonctionne dès le début, avant même la disparition, puisqu'à chaque instant, on se dit "c'est maintenant". Et bien non, ce sera pour plus tard jusqu'au moment où... Et là, aucune explication logique n'apparaît, c'est le doute qui s'installe et plane sur notre flic désespéré et prêt à tout. Sommes nous face à une machination, un enlèvement longuement préparé, une vengeance,une fuite volontaire, un malheureux hasard... Pour savoir, entraînez vous un peu au sprint et allez courir avec le charismatique Yvan Attal. A moins que vous ne préfériez la force tranquille d'un parfait Pascal Elbe. Je m'inquiète tout de même pour Yvan Attal. A chaque film, je le trouve de plus en plus pâlichon. Il devrait prendre des vacances bien méritées au soleil. J'aurais dû l'inviter à m'accompagner en croisière en Turquie. Un peu de soleil lui ferait du bien et sa compagnie ne m'aurait pas déplue !

Bon, je m'égare et conclue donc : film de très bonne facture ! Pas une minute d'ennui à l'horizon, même si le film n'est pas particulièrement nerveux. La tension est dans les personnages, dans la situation.

A noter que ce film rend quelque part hommage, par une note après la dernière image, aux milliers de personnes (plus ou moins médiatisées)qui disparaissent en France chaque année. Qui sont retrouvées, ou pas.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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